<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Domaine d’O - Journal Zebuline</title>
	<atom:link href="https://journalzebuline.fr/tag/domaine-do-2/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://journalzebuline.fr/tag/domaine-do-2/</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Fri, 07 Nov 2025 11:06:17 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.4</generator>

<image>
	<url>https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/cropped-LOGO512SITE-4-e1659637379402.png?fit=32%2C32&#038;ssl=1</url>
	<title>Archives des Domaine d’O - Journal Zebuline</title>
	<link>https://journalzebuline.fr/tag/domaine-do-2/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
<site xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">209690185</site>	<item>
		<title>Sète : Biennale des Arts de la scène en Méditerranée</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/sete-biennale-des-arts-de-la-scene-en-mediterranee/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=sete-biennale-des-arts-de-la-scene-en-mediterranee</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/sete-biennale-des-arts-de-la-scene-en-mediterranee/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Nov 2025 11:06:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Domaine d’O]]></category>
		<category><![CDATA[Festival]]></category>
		<category><![CDATA[Hérault]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Montpellier]]></category>
		<category><![CDATA[Occitanie]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Sète]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre de la Vignette]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre des 13 Vents]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre Molière]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre municipal Jérôme Savary]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=132867</guid>

					<description><![CDATA[<p>A Place of Safety  En juillet 2024, les metteurs en scène, auteurs et acteurs italiens Enrico Baraldi et Nicola Borghesi, fondateurs de la compagnie Kepler-452, ont embarqué sur le navire Sea-Watch 5 afin de documenter de l’intérieur les missions de sauvetage en Méditerranée centrale. Leur immersion auprès des « humanitaires », des « migrant·es » secouru·es et des équipes [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/sete-biennale-des-arts-de-la-scene-en-mediterranee/">Sète : Biennale des Arts de la scène en Méditerranée</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><strong>A Place of Safety</strong> </h2>



<p>En juillet 2024, les metteurs en scène, auteurs et acteurs italiens Enrico Baraldi et Nicola Borghesi, fondateurs de la compagnie Kepler-452, ont embarqué sur le navire Sea-Watch 5 afin de documenter de l’intérieur les missions de sauvetage en Méditerranée centrale. Leur immersion auprès des « humanitaires », des « migrant·es » secouru·es et des équipes d’intervention marque le point de départ de <em>A Place of Safety</em> &#8211; Voyage en Méditerranée centrale dans lequel les expériences vécues à bord, entre urgence, impuissance, solidarité et bureaucratie, servent de matériau brut.<br>Un spectacle créé au Teatro Arena del Sole de Bologne en février dernier, présenté pour la première fois en France ces 13 et 14 novembre au Théâtre des 13 vents dans le cadre de la Biennale des Arts de la Scène en Méditerranée.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un théâtre documentaire engagé</mark></strong><br>A Place of Safety se présente comme une « pièce documentaire », interprétée sur le plateau par Nicola Borghesi et par les membres de la mission eux-mêmes, refusant la posture victimaire simplificatrice, préférant mettre l’accent sur la complexité du contexte : des vies en suspens, des frontières fermées, des choix difficiles.<br>Le spectacle pose la mer comme frontière mobile, entre vie et mort, entre exil et refuge, entre engagement et impuissance. Transformant le plateau en un lieu de témoignage direct, grâce à un dispositif scénique qui mêle voix, fragments documentaires, langues multiples, le public est invité à ressentir la fragilité des trajectoires humaines, la tension entre l’attente et l’intervention, et l’énigme d’une mer à la fois usage, enjeu et témoin.<br>Un spectacle en italien, anglais, portugais surtitré en français, dont la représentation le jeudi 13 sera suivie d’une rencontre avec l’équipe artistique.</p>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">13 et 14 novembre</mark><br><a href="https://www.13vents.fr">Théâtre des 13 vents</a>, Montpellier</pre>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Boujloud (L’homme aux peaux)</strong></h2>



<p>Menant une enquête sur le consentement au Maroc pour créer un spectacle documentaire, Kenza Berrada rencontre Houria, femme marquée par une agression sexuelle subie dans l’enfance, concluant son récit par un violent et fatal : « C’était comme ça à l’époque ». Une question s’impose alors à l’artiste : mais quand finit cette époque ? <br>Pour dire l’indicible, l’artiste convoque Boujloud, figure rituelle du Rif et du Haut-Atlas occidental. Couvert de peaux, moitié homme moitié bête, Boujloud surgit chaque année après l’Aïd pour incarner la force vitale du passage, de la mue. Dans son spectacle, cette figure devient le véhicule d’une mémoire enfouie : elle porte les voix tues, les blessures transmises, les colères rentrées, transmises de génération en génération.</p>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">7 et 8 novembre</mark><br><a href="https://www.domainedo.fr">Domaine d’O,</a> Montpellier</pre>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="447" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/boujloud3-1000x1000chelene-harder.jpeg?resize=696%2C447&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-132869" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/boujloud3-1000x1000chelene-harder.jpeg?w=1000&amp;ssl=1 1000w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/boujloud3-1000x1000chelene-harder.jpeg?resize=300%2C193&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/boujloud3-1000x1000chelene-harder.jpeg?resize=768%2C493&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/boujloud3-1000x1000chelene-harder.jpeg?resize=150%2C96&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/boujloud3-1000x1000chelene-harder.jpeg?resize=696%2C447&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/boujloud3-1000x1000chelene-harder.jpeg?resize=654%2C420&amp;ssl=1 654w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Boujloud © Hélène Harder</figcaption></figure>
</div>


<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Et tout est rentré dans le désordre</strong></h2>



<p>Avec Et tout est rentré dans le désordre, Julie Benegmos et Marion Coutarel, de la Compagnie Libre Cours, proposent une traversée poétique et politique des pratiques funéraires d’aujourd’hui. Leur point de départ : une enquête menée auprès de celles et ceux qui cherchent à réinventer les rites de la mort, à redonner sens et humanité à ces passages souvent confisqués par le rationalisme ou le marché.<br>Le spectacle oscille entre théâtre expérimental, documentaire et fiction, explorant le potentiel transformateur des rituels. Sur scène, un rituel se compose, à la fois grave et joyeux, entre documentaire et célébration symbolique. Les spectatrices et spectateurs deviennent témoins d’une tentative de réconciliation avec la mort, d’un partage sensible où le désordre devient lieu de transformation.</p>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">7 novembre</mark><br><a href="https://www.theatrejeromesavary.fr">Théâtre municipal Jérôme Savary,</a> Villeneuve-lès-Maguelone<br><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">13 novembre</mark><br><a href="https://tmsete.com">Théâtre Molière</a>, Sète</pre>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="392" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/p21-et-tout-est-rentre-dans-le-desordrealban-le-goff-4.jpeg?resize=696%2C392&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-132870" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/p21-et-tout-est-rentre-dans-le-desordrealban-le-goff-4.jpeg?resize=1024%2C576&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/p21-et-tout-est-rentre-dans-le-desordrealban-le-goff-4.jpeg?resize=300%2C169&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/p21-et-tout-est-rentre-dans-le-desordrealban-le-goff-4.jpeg?resize=768%2C432&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/p21-et-tout-est-rentre-dans-le-desordrealban-le-goff-4.jpeg?resize=150%2C84&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/p21-et-tout-est-rentre-dans-le-desordrealban-le-goff-4.jpeg?resize=696%2C392&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/p21-et-tout-est-rentre-dans-le-desordrealban-le-goff-4.jpeg?resize=1068%2C601&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/p21-et-tout-est-rentre-dans-le-desordrealban-le-goff-4.jpeg?resize=747%2C420&amp;ssl=1 747w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/p21-et-tout-est-rentre-dans-le-desordrealban-le-goff-4.jpeg?w=1200&amp;ssl=1 1200w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Et tout est rentré dans le désordre © Alban le Goff</figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading"><strong>Necropolis</strong></h2>



<p>Le danseur, chorégraphe et artiste visuel Arkadi Zaides se penche sur les milliers de migrants disparaissant depuis une trentaine d’années aux frontières de l’Europe. Seul en scène, s’appuyant sur la liste minutieusement tenue depuis 1993 par l’organisation United, il se tient face à un ordinateur et à la projection d’une carte du continent, en faisant émerger une cartographie des vies perdues dans les flots, les déserts, les zones d’attente et les marges administratives.<br>Un geste, un clic, un nom : chaque point lumineux correspond à une mort. Au fil de cette conférence performée, associant investigation du territoire et enquête médico-légale, l’artiste transforme la donnée brute en un rituel d’attention, cherchant à incarner les noms de celles et ceux à qui l’on a refusé toute identification, après la mort. </p>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">12 au 14 novembre</mark><br><a href="https://theatre.univ-montp3.fr">Théâtre de La Vignette</a>, Montpellier</pre>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="464" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/NECROPOLIS-%C2%A9-Eike-Walkenhorst-10.jpg?resize=696%2C464&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-132871" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/NECROPOLIS-%C2%A9-Eike-Walkenhorst-10.jpg?w=802&amp;ssl=1 802w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/NECROPOLIS-%C2%A9-Eike-Walkenhorst-10.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/NECROPOLIS-%C2%A9-Eike-Walkenhorst-10.jpg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/NECROPOLIS-%C2%A9-Eike-Walkenhorst-10.jpg?resize=150%2C100&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/NECROPOLIS-%C2%A9-Eike-Walkenhorst-10.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/NECROPOLIS-%C2%A9-Eike-Walkenhorst-10.jpg?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">NECROPOLIS © Eike Walkenhorst</figcaption></figure>
</div>


<p>La <em><a href="https://www.13vents.fr/biennale-des-arts-de-la-scene-en-mediterranee-2025/">Biennale des Arts de la Scène en Méditerranée </a></em>est initiée par le Théâtre des 13 vents – CDN Montpellier et un vaste réseau de partenaires</p>



<p>MARC VOIRY</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/"><em>Scènes</em> ici </a></p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/sete-biennale-des-arts-de-la-scene-en-mediterranee/">Sète : Biennale des Arts de la scène en Méditerranée</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/sete-biennale-des-arts-de-la-scene-en-mediterranee/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">132867</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Fascisme et rigolade au Domaine d’O</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/fascisme-et-rigolade-au-domaine-do/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=fascisme-et-rigolade-au-domaine-do</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/fascisme-et-rigolade-au-domaine-do/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chloé Macaire]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Dec 2024 14:39:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[Domaine d’O]]></category>
		<category><![CDATA[Hérault]]></category>
		<category><![CDATA[Montpellier]]></category>
		<category><![CDATA[Occitanie]]></category>
		<category><![CDATA[Sylvain Creuzevault]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=126281</guid>

					<description><![CDATA[<p>Il faut du culot pour aborder frontalement le sujet de la Collaboration française au théâtre, encore plus pour en faire une comédie qui prend ses membres éminents comme protagonistes. Et il faut du génie pour créer un spectacle qui mobilise théâtre, vidéo, musique live, humour guignolesque et éléments documentaires, dans lequel les acteur·ice·s endossent chacun·e [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/fascisme-et-rigolade-au-domaine-do/">Fascisme et rigolade au Domaine d’O</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Il faut du culot pour aborder frontalement le sujet de la Collaboration française au théâtre, encore plus pour en faire une comédie qui prend ses membres éminents comme protagonistes. Et il faut du génie pour créer un spectacle qui mobilise théâtre, vidéo, musique live, humour guignolesque et éléments documentaires, dans lequel les acteur·ice·s endossent chacun·e plusieurs personnages, et ne jamais perdre son public.&nbsp;</p>



<p>Ce culot et ce génie, ce sont ceux de <strong>Sylvain Creuzevault</strong>. Avec <em>Edelweiss [France Fascisme] </em>le metteur en scène propose une fresque satirique, féroce et efficace, qui dissèque les mécanismes idéologiques des milieux collaborationnistes, avec un humour tranchant, tout en mobilisant des références pointues relatives aux milieux collaborationnistes, sans se priver d’anachronismes évidents.</p>



<p>La pièce s’ouvre sur le procès pour «&nbsp;intelligence avec l’ennemi&nbsp;» de Robert Brasillach (<strong>Charlotte Issaly</strong>), rédacteur en chef du journal collaborationniste <em>Je suis partout</em>. Celui-ci, loin de s’excuser, encaisse sa condamnation à mort en entonnant une <em>Strasbourgeoise</em> véhémente. Le ton est donné.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Délires et nuances </mark></strong></p>



<p>La suite de la pièce consiste en un long flashback, parsemé de vidéos stroboscopiques et de scènes délirantes, qui débute le 22 novembre 1941, un an après l’armistice. Deux heures durant, on suit le parcours des journalistes de <em>Je suis partout </em>et d’hommes politiques tels que Marcel Déat, Jacques Doriot et Pierre Laval, tous trois plus ou moins notoirement venus de la gauche. On croise avec eux des travailleurs, des ambassadeurs, quelques opposants politiques ou encore Jeanne Rebatet, mère de l’auteur Lucien Rebatet. La relation de cette dernière, maurassienne germanophobe, avec son fils pro-nazi, illustre subtilement les divergences profondes de l’extrême droite de l’époque.&nbsp;</p>



<p>La mise en scène, pourtant tape-à-l’œil et imprévisible, n’aliène presque jamais le sens de la pièce, ni son objectif de mise en garde contre les dérives fascistes. De manière générale, la pièce nuance l’homogénéité idéologique de l’époque de façon à illustrer la citation de Bertold Brecht «&nbsp;<em>Le fascisme n’est pas le contraire de la démocratie, mais son évolution en temps de crise&nbsp;</em>», cité par Creuzevault lui-même comme référence.&nbsp;</p>



<p>CHLOÉ MACAIRE&nbsp;</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Edelweiss [France Fascisme] </em>a été joué du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">13 au 15 novembre</mark> au <a href="https://www.domainedo.fr">Domaine d’O</a>, Montpellier</pre>



<p>Retrouvez nos articles <em><a href="https://journalzebuline.fr/category/critiques/">Scènes</a></em> ici </p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/fascisme-et-rigolade-au-domaine-do/">Fascisme et rigolade au Domaine d’O</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/fascisme-et-rigolade-au-domaine-do/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">126281</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Revoir l’Avare</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/revoir-lavare-2/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=revoir-lavare-2</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/revoir-lavare-2/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Mar 2024 11:03:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[Aurore Lévy]]></category>
		<category><![CDATA[Bénédicte Choisnet]]></category>
		<category><![CDATA[Domaine d’O]]></category>
		<category><![CDATA[Fred Epaud]]></category>
		<category><![CDATA[Geert Van Herwijnen]]></category>
		<category><![CDATA[Hérault]]></category>
		<category><![CDATA[Jérôme Deschamps]]></category>
		<category><![CDATA[L’Avare]]></category>
		<category><![CDATA[Lorella Cravotta]]></category>
		<category><![CDATA[Macha Makeïeff]]></category>
		<category><![CDATA[Molière]]></category>
		<category><![CDATA[Montpellier]]></category>
		<category><![CDATA[Occitanie]]></category>
		<category><![CDATA[Opéra Comédie]]></category>
		<category><![CDATA[Stanislas Roquette]]></category>
		<category><![CDATA[Vincent Debost]]></category>
		<category><![CDATA[Yves Robin]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=123056</guid>

					<description><![CDATA[<p>En juin 2019, le public de l’Opéra de Montpellier découvrait, lors du Printemps des comédiens, un Bourgeois Gentilhomme onirique et opulent créé à l’Opéra Comédie. Revenu sur ce plateau pour y camper un autre archétype made in Molière, Jérôme Deschamps valivrer cependant une lecture bien moins lumineuse de L’Avare. On retrouve certes les motifs et [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/revoir-lavare-2/">Revoir l’Avare</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>En juin 2019, le public de l’Opéra de Montpellier découvrait, lors du Printemps des comédiens, un<em> Bourgeois Gentilhomme </em>onirique et opulent créé à l’Opéra Comédie. Revenu sur ce plateau pour y camper un autre archétype <em>made in</em> Molière, <strong>Jérôme Deschamps </strong>valivrer cependant une lecture bien moins lumineuse de <em>L’Avare</em>. On retrouve certes les motifs et obsessions chères au metteur en scène : les rôles travestis ou très bouffes d’<strong>Yves Robin</strong>, ou encore improvisations joliment boulevardières de <strong>Lorella Cravotta </strong>en Frosine ou de <strong>Bénédicte Choisnet</strong>, fringante Élise ; la bonhommie de <strong>Vincent Debost </strong>en Maître Jacques ou de <strong>Fred Epaud </strong>dans les rôles d’Anselme et de Brindavoine. Le goût pour le mélange des tons est à nouveau ce qui fonctionne le mieux dans cette distribution unissant le tragique excessif, et donc hilarant, d’<strong>Aurore Lévy </strong>dans le rôle de Marianne ou même de l’outré Cléante de <strong>Stanislas Roquette</strong>.<br>Sans oublier la méchanceté et la folie qui semblent guetter Valère, qui devient, sous les traits de l’impressionnant <strong>Geert Van Herwijnen</strong>, l’un des personnages les plus fascinants de la pièce, là où tant d’autres l’auront simplement dépeint comme un pleutre, ou un arriviste. </p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Désamour familial<br></mark></strong>Ce joyeux mélange de tons laisse tout le loisir à Jérôme Deschamps camper, sur un mode de jeu qui ne semble appartenir qu’à lui, cet Harpagon plus décalé que réellement cruel. Pourtant Harpagon n’a ici plus rien de l’émerveillé Monsieur Jourdain ; les costumes de <strong>Macha Makeïeff </strong>sont élégamment outrés et colorés, mais le décor demeure vide, au grand dam de comédiens heureusement aptes à faire entendre leur voix sur les larges plateaux d’opéra. Un certain malaise s’installe dans cette chronique de désamour et de petites trahisons familiales, que la gaieté de la scène finale ne balayera jamais complètement. L’austérité demeure, sous les oripeaux de la comédie, un bien triste programme, et Harpagon un bien triste sire.</p>



<p>SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>L’Avare</em><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 14 au 16 mars</mark> <br><strong>Opéra Comédie</strong>, Montpellier, <br>dans le cadre de la saison du <strong>Domaine d’O</strong></pre>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/revoir-lavare-2/">Revoir l’Avare</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/revoir-lavare-2/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">123056</post-id>	</item>
		<item>
		<title>OCCITANIE : À défaut de prendre Racine</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/occitanie-a-defaut-de-prendre-racine/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=occitanie-a-defaut-de-prendre-racine</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/occitanie-a-defaut-de-prendre-racine/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alice Rolland]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 Mar 2024 07:55:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Bérénice]]></category>
		<category><![CDATA[Cité européenne du théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Domaine d’O]]></category>
		<category><![CDATA[Hérault]]></category>
		<category><![CDATA[Isabelle Huppert]]></category>
		<category><![CDATA[Montpellier]]></category>
		<category><![CDATA[Occitanie]]></category>
		<category><![CDATA[Romeo Castellucci]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre de la Ville de Paris]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=123016</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’affiche est alléchante : les mots de Racine incarnés par Isabelle Huppert. Un dramaturge classique de référence et une comédienne iconique à l’élégance doucement raffinée. On connaît la tragédie de Racine dans laquelle Bérénice, reine de Judée, se trouve répudiée par son amoureux, Titus, une fois que ce dernier a été sacré empereur romain. Comme [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/occitanie-a-defaut-de-prendre-racine/">OCCITANIE : À défaut de prendre Racine</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>L’affiche est alléchante : les mots de Racine incarnés par Isabelle Huppert. Un dramaturge classique de référence et une comédienne iconique à l’élégance doucement raffinée. On connaît la tragédie de Racine dans laquelle Bérénice, reine de Judée, se trouve répudiée par son amoureux, Titus, une fois que ce dernier a été sacré empereur romain. Comme toujours, les histoires d’amour finissent mal, surtout quand la question du pouvoir s’en mêle.</p>



<p>Tout serait donc sans surprise ? Au contraire. Il faut compter sur Roméo Castellucci, son art théâtral, total et sans compromis, qui le fait parcourir le monde, chambouler son public, marquer les esprits. Pour ceux qui voulaient du Racine au mot près, c’est perdu d’avance. Puristes, passez votre chemin.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Œuvre monstrueuse</mark></strong></p>



<p>C’est la Bérénice de Castelluci «&nbsp;d’après Racine&nbsp;» que l’on découvre sur scène dans un décor aussi sombre que minimaliste. Bérénice, ou plutôt Isabelle Huppert, apparition en somptueuse robe Iris Van Herpen au plissé antique fantasmé, un diadème posé sur sa chevelure feu, à la fois actrice et reine, comédienne et personnage.&nbsp;</p>



<p>Sa voix n’est pas celle que l’on attend. Elle est froide, mécanique, pleine d’écho, tunée comme celle d’un mauvais rappeur, temporairement désagréable. Les mots du poème tragique de Racine, oeuvre monstrueuse de 1506 alexandrins, ont été réduits aux répliques de Bérénice, et quelques phrases qui s’affichent en arrière-plan, dont on ne nous dit pas exactement à qui les attribuer, sans doute Titus, peut-être un autre. Peu importe. Ce que dit cette femme sur le point d’être abandonnée n’est pas ce qu’ils ressassent en boucle. Elle dit plus, bien plus. Quand le coeur est traumatisé, les mots prennent corps à défaut de prendre Racine, deviennent vibrations, tremblements d’âme.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Dans les abysses du malheur</mark></strong></p>



<p>Entourée de personnages masculins fantasmagoriques et silencieux, cette femme dont on ne sait plus si elle est Bérénice ou Isabelle, use d’une langue abstraite pour tenter de parler d’amour contrarié, de fatalité incohérente, de ce que nous faisons et de ce que nous laissons faire. La tragédie devient hérétique et le langage se met à nu. Sommes-nous face à une femme blessée, dans son corps, dans sa tête ?&nbsp;</p>



<p>Musical, sonore, déroutant, le son de Scott Gibbons entraîne dans les abysses du malheur, entre révolte, colère et chagrin. Tentée par le désespoir à n’en pas trouver les mots, Isabelle Huppert ressurgit avec rage, secoue le spectateur jusqu’à lui donner la chair de poule….</p>



<p>Reste cette émotion intense, ce frisson dramatique incontrôlable et cathartique que le metteur en scène italien a manigancé pour nous dès le début, usant d’inconfort visuel et auditif pour nous ensevelir sous les couches multiples d’un théâtre plastique et sonore. Les applaudissements sont timides, ceux qui sont venus voir Racine sont déçus et le font entendre, ceux qui sont venus voir Castelluci et Huppert sont ravis. Isabelle, elle, est majestueuse, belle comme une déesse des profondeurs.&nbsp;</p>



<p>ALICE ROLLAND</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Bérénice</em> a été créé au Domaine d’O, Montpellier, du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">23 au 25 février</mark>
Une production de la Cité européenne du théâtre, du Domaine d’O et de la Societas Romeo Castellucci&nbsp;</pre>



<pre class="wp-block-verse"><strong>À venir</strong>
Théâtre de la Ville de Paris
<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">du 5 au 28 mars</mark></pre>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/occitanie-a-defaut-de-prendre-racine/">OCCITANIE : À défaut de prendre Racine</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/occitanie-a-defaut-de-prendre-racine/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">123016</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Sexualité de classe</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/sexualite-de-classe/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=sexualite-de-classe</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/sexualite-de-classe/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chloé Macaire]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 24 Feb 2024 09:03:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[Domaine d’O]]></category>
		<category><![CDATA[Feydeau]]></category>
		<category><![CDATA[Hérault]]></category>
		<category><![CDATA[La Puce à l’oreille]]></category>
		<category><![CDATA[Lilo Baur]]></category>
		<category><![CDATA[Montpellier]]></category>
		<category><![CDATA[Occitanie]]></category>
		<category><![CDATA[Opéra Comédie]]></category>
		<category><![CDATA[Troupe de la Comédie Française]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=122873</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les applaudissements du public conquis retentissent alors que les comédiens-français reviennent pour saluer sur la scène de l’Opéra Comédie de Montpellier. Viennent de se dérouler deux heures de quiproquo hilarants à la résolution interminable, deux heures de situations rocambolesques et de critique bourgeoise de la bourgeoisie, deux heures de Feydeau.&#160;Pour cette version de La Puce [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/sexualite-de-classe/">Sexualité de classe</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Les applaudissements du public conquis retentissent alors que les comédiens-français reviennent pour saluer sur la scène de l’Opéra Comédie de Montpellier. Viennent de se dérouler deux heures de quiproquo hilarants à la résolution interminable, deux heures de situations rocambolesques et de critique bourgeoise de la bourgeoisie, deux heures de Feydeau.&nbsp;<br>Pour cette version de <strong><em>La Puce à l’oreille</em></strong>, créée en 2019 à la Comédie-Française, la metteuse en scène <strong>Lilo Baur</strong> a décidé de substituer aux intérieurs parisiens du début du siècle dernier, un chalet de montagne dans les années 1960. On ne peut que saluer l’extrême cohérence de la mise en scène et des ajustements dans le texte, qui permettent de créer un univers complètement consistant et ajoutent une réelle plus-value au comique de ce classique du théâtre de boulevard. Le jeu des acteurs, inspiré à la fois des grands du burlesque et de feuilletons des sixties, est particulièrement impressionnant et confine parfois à l’acrobatie, notamment au cours du deuxième acte, lorsque le rythme s’emporte et que chacun tente de sauver sa peau.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Méta-bourgeois</mark></strong></p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><br></mark></strong>Seulement, le même problème se pose toujours lorsque l’on cherche à revisiter des pièces comme celles de Feydeau sans trop en altérer le texte : aucune modernisation de la mise en scène, si brillante soit elle, ne saurait gommer les traces de l’époque et de la classe sociale de l’auteur dans le texte. Feydeau est bien loin d’être le plus misogyne de ses confrères, et on pourrait même qualifier certains personnages de la pièce – Lucienne et Raymonde – de femmes fortes. Elles cherchent tant bien que mal à faire respecter leur volonté dans leur vie amoureuse et sexuelle et, bien que pleines de contradictions, ne sont pas potiches. Mais nous sommes bien obligés de constater que ce traitement n’est accordé qu’aux personnages de bourgeoises. Les femmes qui travaillent, les domestiques et la tenancière de l’hôtel du Minet Galant, sont bien plus creuses. Leur vie sexuelle, débridée et dénuée de toute réflexion, les rend risiblement esclave de leur désir et de celui des hommes. Et ce n’est pas un détail, considérant que la majeure partie de l’intrigue est relative aux activités sexuelles des uns et des autres. Évidemment, il n’est pas possible, en étant de bonne foi, de reprocher à Feydeau sa notion très floue du consentement, mais nous pouvons tout de même nous interroger : est-ce pertinent de rire des bourgeois en adoptant leur point de vue ?</p>



<p>CHLOÉ MACAIRE</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>La Puce à l’oreille</em> par la Troupe de la Comédie Française a été présenté du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">15 au 17 février</mark> à L’Opéra Comédie, une programmation du Domaine d’O, Montpellier</pre>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/sexualite-de-classe/">Sexualité de classe</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/sexualite-de-classe/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">122873</post-id>	</item>
		<item>
		<title>OCCITANIE : Hémorragie interne </title>
		<link>https://journalzebuline.fr/occitanie-hemorragie-interne/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=occitanie-hemorragie-interne</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/occitanie-hemorragie-interne/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Feb 2024 09:54:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Bérénice]]></category>
		<category><![CDATA[Cheikh Kébé]]></category>
		<category><![CDATA[Domaine d’O]]></category>
		<category><![CDATA[Evénement]]></category>
		<category><![CDATA[Événements]]></category>
		<category><![CDATA[Giovanni Manzo]]></category>
		<category><![CDATA[Hérault]]></category>
		<category><![CDATA[Isabelle Huppert]]></category>
		<category><![CDATA[Montpellier]]></category>
		<category><![CDATA[Occitanie]]></category>
		<category><![CDATA[Roméo Castellucci]]></category>
		<category><![CDATA[Scott Gibbons]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=122895</guid>

					<description><![CDATA[<p>«&#160;Ce qui m’intéresse dans Racine, c’est son inactualité&#160;». En soulignant d’entrée ce paradoxe, le metteur en scène italien, plutôt habitué du théâtre de la cruauté d’Artaud que de la retenue bienséante de Racine, débusque en Bérénice les oppositions qui en font la force spécifique. Bérénice, tragédie sans mort et sans action, met en jeu la [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/occitanie-hemorragie-interne/">OCCITANIE : Hémorragie interne </a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>«&nbsp;<em>Ce qui m’intéresse dans Racine, c’est son inactualité</em>&nbsp;». En soulignant d’entrée ce paradoxe, le metteur en scène italien, plutôt habitué du théâtre de la cruauté d’Artaud que de la retenue bienséante de Racine, débusque en <em>Bérénice</em> les oppositions qui en font la force spécifique.</p>



<p><em>Bérénice</em>, tragédie sans mort et sans action, met en jeu la fin d’une histoire d’amour, pour les trois protagonistes principaux. Un amour au schéma tragique classique &#8211; Antiochus qui aime Bérénice qui aime Titus qui aime… Rome- sauf que personne ici, ne laisse la passion amoureuse dévorer l’intérêt supposé de la cité. Argument peu tragique&#8230;</p>



<p><em>Bérénice</em>, pièce classique, ne repose sur aucun mythe, aucune tragédie grecque. Son personnage titre, <em>Bere-nike</em>, celle qui porte la victoire, est étrangère. Grecque justement, ou macédonienne, Reine de Palestine. Jean Racine s’approprie l’histoire romaine pour l’opposer à la sphère grecque, qui a inventé la Tragédie. Il invente ainsi, en France la tragédie de la Raison d’État, qui repousse l’étrangère, comme Louis XIV avait renoncé à Marie Mancini pour épouser l’Infante d’Espagne. Rendant la tragédie raisonnable, le contemporain de Descartes l’inscrit, dans <em>Bérénice</em>, très loin de ses fureurs fondamentales.</p>



<p><em>Bérénice</em>, tragédie de la langue, des mots qui se disent et blessent, de la séparation acceptée et du deuil de l’amour, cherche le naturel, l’éprouvé, loin des fureurs et des violences, loin des actions, jusqu’au départ. Nécessitant un grand naturel et une grande simplicité, la tragédie est pourtant écrite dans cet alexandrin qui sublime et contraint le jeu, le rythme, l’expression même des idées et des sentiments, recherchant un naturel profondément artificiel.</p>



<p>Enfin <em>Bérénice</em>, tragédie janséniste, repose sur une injustice inacceptable pour un chrétien, puisque Bérénice est privée de la Grâce qu’elle mérite, et Titus, rare personnage de Racine sans faute et sans faille, empêché de vivre son amour pur et sincère. Le Ciel serait-il vide&nbsp;?</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Transcender les oxymores</mark></strong></p>



<p>C’est fort de ces paradoxes que <strong>Roméo Castellucci</strong> propose son <em>Bérénice</em>. Il s’attache à cette cruauté de la raison, la concentrant autour de douze performeurs représentant la foule, et deux comédiens (<strong>Cheikh Kébé</strong> et <strong>Giovanni Manzo</strong>) qui tournent autour du mythe vivant qu’est aujourd’hui <strong>Isabelle Huppert.</strong> «&nbsp;<em>L’actrice définitive</em>&nbsp;», dit le metteur en scène.&nbsp;</p>



<p>La musique aussi, composée par <strong>Scott Gibbons</strong>, sample ses mots, ses soupirs, ses colères. Les confidents disparaissent, les dialogues deviennent monologues, isolant encore le trio au cœur d’un monde bruissant de voix intérieures.&nbsp;</p>



<p><em>Bérénice</em> est une «<em>&nbsp;hémorragie interne&nbsp;</em>», pas une goutte de sang n’est versée, mais c’est tout un monde, d’accueil de l’étranger, de primauté de l’amour sur la raison, qui s’écroule avec leur renoncement intime. Inactuel&nbsp;?&nbsp;</p>



<p>AGNÈS FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Bérénice</em><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 23 au 25 février<br></mark>Domaine d’O, Montpellier</pre>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/occitanie-hemorragie-interne/">OCCITANIE : Hémorragie interne </a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/occitanie-hemorragie-interne/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">122895</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Johann Le Guillerm : la poésie des machines</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/johann-le-guillerm-la-poesie-des-machines/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=johann-le-guillerm-la-poesie-des-machines</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/johann-le-guillerm-la-poesie-des-machines/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alice Rolland]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Oct 2023 08:30:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cirque]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[cirque]]></category>
		<category><![CDATA[Domaine d’O]]></category>
		<category><![CDATA[Ekilibr]]></category>
		<category><![CDATA[Hérault]]></category>
		<category><![CDATA[Johann Le Guillerm]]></category>
		<category><![CDATA[Montpellier]]></category>
		<category><![CDATA[Occitanie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=121209</guid>

					<description><![CDATA[<p>Pendant deux semaines, un chapiteau vert foncé s’est fait une place dans la pinède du Domaine d’O. C’était celui de Johann Le Guillerm et de sa compagnie Cirque ici. Rapidement, le mot est passé parmi les amateurs d’arts du cirque : Terces, le nouveau spectacle de Johann Le Guillerm, invité du festival de cirque Ekilibr, [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/johann-le-guillerm-la-poesie-des-machines/">Johann Le Guillerm : la poésie des machines</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Pendant deux semaines, un chapiteau vert foncé s’est fait une place dans la pinède du Domaine d’O. C’était celui de <strong>Johann Le Guillerm</strong> et de sa compagnie Cirque ici. Rapidement, le mot est passé parmi les amateurs d’arts du cirque : <em>Terces</em>, le nouveau spectacle de Johann Le Guillerm, invité du festival de cirque <strong><em>Ekilibr</em></strong>, était à découvrir à tout prix. Certains connaissaient déjà l’univers de cet artiste inclassable qui depuis 2001 tente des expériences circassiennes à la fois plastiques et corporelles avec son projet-manifeste au long cours nommé <em>Attraction</em>. <em>Terces</em> en est la troisième phase, après <em>Secret (temps 1)</em> et <em>Secret (temp 2)</em>. Malgré tout, il n’est en rien nécessaire d’avoir vu les deux précédents opus pour comprendre que dans le monde de Johann Le Guillerm l’incertitude est reine, l’expérimentation essentielle, l’équilibre incertain. De grande stature, l’homme possède un charisme scénique hors normes avec son corps émacié aux muscles saillants et son regard azur sévère. Son long manteau lui donne même des faux-airs d’enchanteur venu d’un autre monde. À moins qu’il ne soit un maître alchimiste, détenteur des secrets d’une poésie du geste oubliée.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Laboratoire de création circassienne</mark></strong></p>



<p>Le spectacle commence par la chute délicate d’une plume, la suite s’enchaîne comme une série de tentatives virtuoses menées par cet équilibriste-plasticien, créateur de structures monumentales aussi complexes que minimalistes. Aidé par de discrets assistants, Johann Le Guillerm se transforme en dompteur d’imaginaire face à des machines hybrides à la mécanique mystérieuse capables de fascinantes métamorphoses. Ces dernières sont confrontées aux lois de la physique de manière surprenante. Comme son propre corps.</p>



<p>Le tout se déroule au centre d’une piste, ou plutôt d’un laboratoire de création circassienne. Le temps semble distendu, parfois long, parfois court. Johann Le Guillerm prend son temps, laissant les spectateurs devenir acteurs du spectacle par la force de leur regard, contribuant à créer un monde éphémère chaque soir renouvelé. Ce spectacle, dont l’ingéniosité d’une précision infaillible est une source inépuisable d’inspiration pour les plus jeunes spectateurs, met en branle notre imaginaire d’une manière rare et fondamentalement poétique.</p>



<p>ALICE ROLLAND</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Terces</em> de Johann Le Guillerm a été donné dans le cadre du festival <em>Ekilibr</em>, du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">10 au 22 octobre</mark> au Domaine d’O, Montpellier. </pre>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/johann-le-guillerm-la-poesie-des-machines/">Johann Le Guillerm : la poésie des machines</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/johann-le-guillerm-la-poesie-des-machines/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">121209</post-id>	</item>
		<item>
		<title>DOMAINE D&#8217;O : Le théâtre dans la cité</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/domaine-do-le-theatre-dans-la-cite/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=domaine-do-le-theatre-dans-la-cite</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/domaine-do-le-theatre-dans-la-cite/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alice Rolland]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 30 Sep 2023 09:29:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Domaine d’O]]></category>
		<category><![CDATA[Isabelle Huppert]]></category>
		<category><![CDATA[Jean Varela]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-François Sivadier]]></category>
		<category><![CDATA[Lena Paugam]]></category>
		<category><![CDATA[Montpellier]]></category>
		<category><![CDATA[Occitanie]]></category>
		<category><![CDATA[programmation]]></category>
		<category><![CDATA[Romeo Castellucci]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=120732</guid>

					<description><![CDATA[<p>En fin de saison dernière, la programmation culturelle du Domaine d’O (dans sa partie Nord gérée par Montpellier Méditerranée Métropole depuis 2018) et le festival Le Printemps des Comédiens fusionnaient sous la direction artistique de Jean Varela avec pour ambition de devenir une grande «&#160;Cité européenne du théâtre&#160;». Une annonce qui tombait à pic alors [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/domaine-do-le-theatre-dans-la-cite/">DOMAINE D&rsquo;O : Le théâtre dans la cité</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>En fin de saison dernière, la programmation culturelle du Domaine d’O (dans sa partie Nord gérée par Montpellier Méditerranée Métropole depuis 2018) et le festival <em>Le Printemps des Comédiens</em> fusionnaient sous la direction artistique de Jean Varela avec pour ambition de devenir une grande «&nbsp;<em>Cité européenne du théâtre</em>&nbsp;». Une annonce qui tombait à pic alors que Montpellier et Sète peaufinaient (et peaufinent encore jusqu’en décembre) leur candidature conjointe en tant que capitale européenne de la culture 2028. Présentée lors de l’édition 2023 du festival <em>Le Printemps des Comédiens</em>, la création d’Ivo van Hove <em>Après la répétition / Persona</em> inaugurait officiellement la création d’une cellule de production PCM/Domaine d’O.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Sur tout le territoire</mark></strong></p>



<p>De fait, cette saison 2023-24 est une étape nouvelle. Pour l’occasion, le somptueux Opéra Comédie de Montpellier est investi à plusieurs reprises tout au long de cette saison, à commencer par <em>Othello</em> de William Shakespeare revisité par l’incontournable <strong>Jean-François Sivadier</strong> (du 4 au 6 octobre). Si tous les arts du spectacle vivement sont présents dans cette programmation 2023-24, notons côté théâtre une très belle pièce <em>Gisèle Halimi, une farouche liberté</em> de <strong>Lena Paugam</strong> (27 et 28 novembre), ou encore la création sous forme de libre adaptation par <strong>Nicolas Oton</strong> de <em>L’éternel mari</em> de <strong>Fiodor Dostoïevski</strong> (2 au 4 novembre). Il faudra attendre février pour voir la nouvelle création du pôle de création PCM, ou quand <strong>Romeo Castellucci</strong> s’empare du destin tragique de la <em>Bérénice</em> de Racine incarnée par <strong>Isabelle Huppert</strong>. Mais pour bien commencer l’année théâtre, l’important est de ne surtout pas rater le <em>Warmup#9</em>, un temps fort dédié à « <em>la création théâtrale au travail</em> » locale, les 22 et 23 septembre au Domaine d’O, mais aussi au Théâtre Jean Vilar, au Hangar théâtre, à l’Ensad ou au théâtre Jacques Coeur à Lattes.</p>



<p>ALICE ROLLAND</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Domaine d’O</strong><br>Montpellier<br><a href="http://domainedo.fr">domainedo.fr</a></pre>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/domaine-do-le-theatre-dans-la-cite/">DOMAINE D&rsquo;O : Le théâtre dans la cité</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/domaine-do-le-theatre-dans-la-cite/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">120732</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Magistral Trio Joubran</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/magistral-trio-joubran/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=magistral-trio-joubran</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/magistral-trio-joubran/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alice Rolland]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Sep 2023 08:57:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Musiques]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[concert]]></category>
		<category><![CDATA[Domaine d’O]]></category>
		<category><![CDATA[festival Arabesques]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Meftah]]></category>
		<category><![CDATA[Hérault]]></category>
		<category><![CDATA[Mahmoud Darwic]]></category>
		<category><![CDATA[Montpellier]]></category>
		<category><![CDATA[Occitanie]]></category>
		<category><![CDATA[Trio Joubran]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=120785</guid>

					<description><![CDATA[<p>Ce dimanche 17 septembre, c’est devant un amphithéâtre du Domaine d’O plein à craquer que le Trio Joubran clôture l’édition 2023 du festival Arabesques. Magistral, ce concert se révèle à l&#8217;image des trois frères palestiniens qui composent le prestigieux trio : déterminé et engagé comme Samir (l’aîné), virtuose et délicat comme Wissam, fougueux et créatif [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/magistral-trio-joubran/">Magistral Trio Joubran</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Ce dimanche 17 septembre, c’est devant un amphithéâtre du Domaine d’O plein à craquer que le <strong>Trio Joubran</strong> clôture l’édition 2023 du festival <strong><em>Arabesques</em></strong>. Magistral, ce concert se révèle à l&rsquo;image des trois frères palestiniens qui composent le prestigieux trio : déterminé et engagé comme <strong>Samir</strong> (l’aîné), virtuose et délicat comme <strong>Wissam</strong>, fougueux et créatif comme <strong>Adnan</strong> (le plus jeune). Dans la lignée d’une famille d’oudistes sur quatre générations, ils sont depuis vingt ans les ambassadeurs musicaux de la Palestine libre à travers le monde. En faisant référence aux difficultés tragiques qui ont récemment touchées le Maroc et la Libye, Samir déclare sur scène : « <em>Un artiste fait partie intégrante de l&rsquo;univers qui l&rsquo;entoure. Si nous voulons rester fidèles à nous-mêmes, nous ne pouvons pas venir sur scène et prétendre que tout va bien alors que le monde va mal</em>« .&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Palestine au cœur</mark></strong></p>



<p>Le Trio Joubran s’est forgé une réputation à travers le monde grâce à l’intelligence avec laquelle les trois frères se sont approprié la musique traditionnelle classique arabe pour en redéfinir les codes grâce à leur maîtrise du oud. Ce luth oriental devient alors un instrument capable d’explorer des champs musicaux bien plus vastes, évoquant des territoires se rapprochant du jazz comme de la musique flamenco, en laissant une grande place à l’improvisation et à la rythmique. Des mots résonnent, que l&rsquo;on devine être ceux du grand poète de la liberté, <strong>Mahmoud Darwich</strong>. À défaut de les comprendre, l&rsquo;émotion intensément poétique et politique qu&rsquo;ils portent nous atteint sans requérir une traduction. «&nbsp;<em>Nous avons grand espoir qu&rsquo;un jour nous pourrons rentrer chez nous</em>« , lâche Samir dans un souffle. Avant que les oud reprennent leur course folle, se répondent avec malice, caracolent entre les rythmiques endiablées, accompagnés par deux percussionnistes (dont l’incroyable percussionniste-chanteur iranien <strong>Habib Meftah</strong>) et un violoncelliste librement… inspirés.</p>



<p>ALICE ROLAND</p>



<pre class="wp-block-verse">Le Trio Joubran était en concert le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">17 septembre</mark> au Domaine d’O, Montpellier</pre>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/magistral-trio-joubran/">Magistral Trio Joubran</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/magistral-trio-joubran/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">120785</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Der Wij : au nom de la guerre</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/der-wij-au-nom-de-la-guerre/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=der-wij-au-nom-de-la-guerre</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/der-wij-au-nom-de-la-guerre/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alice Rolland]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Jun 2023 08:40:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[Domaine d’O]]></category>
		<category><![CDATA[Kirill Serebrennikov]]></category>
		<category><![CDATA[Montpellier]]></category>
		<category><![CDATA[Occitanie]]></category>
		<category><![CDATA[Printemps des Comédiens]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=119696</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’obscurité est habitée de sanglots et de plaintes. Les lampes électriques de trois hommes nous font découvrir une cave de béton dans laquelle est allongé un homme dont on ne voit pas le visage. Très vite, on comprend que ce dernier est prisonnier, sans rien savoir de lui, ni son nom, ni sa nationalité, ni [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/der-wij-au-nom-de-la-guerre/">Der Wij : au nom de la guerre</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>L’obscurité est habitée de sanglots et de plaintes. Les lampes électriques de trois hommes nous font découvrir une cave de béton dans laquelle est allongé un homme dont on ne voit pas le visage. Très vite, on comprend que ce dernier est prisonnier, sans rien savoir de lui, ni son nom, ni sa nationalité, ni même son histoire. Et pourtant les trois frères sont unanimes : il n’est pas le bienvenu. Ils sont en désaccord sur quoi faire de lui : le tuer, le laisser partir ou le faire souffrir une dernière fois. Mais, pourquoi le supplicier ? Pourquoi est-il venu ? Pourquoi ou «&nbsp;<em>warum</em>&nbsp;» en allemand : un adverbe qui revient tout au long d’un spectacle dans lequel on entend aussi&nbsp; du russe, de l’ukrainien, de l’anglais… Le langage est au cœur de la pièce, les livres aussi, comme une mise en abîme. Et leur incapacité, parfois, à dire ce qui est. Comment raconter la guerre ? C’est un peu comme tenter de narrer une pièce de Shakespeare à une morte, semble nous répondre le metteur en scène russe. Sans compromis, mais en maniant avec force les subtilités de la métaphore théâtrale, <strong>Kirill Serebrennikov</strong> nous plonge dans un monde où les vieux enterrent les jeunes, les épouses touchent de l’argent quand les maris meurent, les soldats sont assassinés pour avoir refusé de tuer l’ennemi… Est-ce de la folie ? Plutôt l’expression de l’inqualifiable.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un démon en lunettes de soleil</mark></strong></p>



<p>Portés par la peur, la rage, le manque, les personnages ne savent même plus à quoi ressemble le monde d’avant la guerre. Avant l’arrivée des «&nbsp;libérateurs&nbsp;», comme cet homme désormais à leur merci. Le grand-père le martèle : il n’y a rien à dire, rien à comprendre. On finit par s’habituer aux infamies. S’inspirant librement d’une nouvelle de Nikolaï Gogol, cette pièce sonne comme un écho troublant à la guerre qui se déroule en Ukraine, aux douleurs qui tiraillent des innocents de chaque côté de la frontière comme au désir de fermer les yeux sur l’horreur. La légende dit que regarder le Wij ouvrir les yeux, c’est prendre le risque d’être foudroyé par la peur. Sur scène, le Wij, démon de la guerre en lunettes de soleil, fait le show l’air de rien, impose son rire cynique aux spectateurs avec une autorité sans alternative, sorte de version expresse de l’expérience de Milgram. Le rire sauve. Mais les vivants seulement. Pour les morts, c’est une autre histoire. Sur scène, ne restent que des morts, longtemps morts-vivants, leur récits, enfin libérés nous le confirment. La conscience humaine s’est évaporée dans l’enfer de la guerre depuis longtemps, le Wij peut ouvrir ses yeux sans danger. Nous ne saurons pas le nom du prisonnier, un bourreau qui a obéi aux ordres lui aussi, se laissant aveugler comme tant d’autres. Il se contente de citer Shakespeare : «&nbsp;Mon nom m’est odieux&nbsp;». Malgré sa brutalité, <em>Der Wij </em>est un formidable acte de résistance politique par le metteur en scène et cinéaste russe, exilé à Berlin depuis un an. Et démontre qu’en temps de guerre, l’humanité toute entière est prisonnière de ses contradictions et exilée de sa propre vie.&nbsp;</p>



<p>ALICE ROLLAND</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Der Wij</em> a été donné les <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">16 et 17 juin</mark> dans le cadre du <em>Printemps des Comédiens</em>, au Domaine d’O, Montpellier.</pre>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/der-wij-au-nom-de-la-guerre/">Der Wij : au nom de la guerre</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/der-wij-au-nom-de-la-guerre/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">119696</post-id>	</item>
	</channel>
</rss>
