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	<title>Archives des Evénement - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Evénement - Journal Zebuline</title>
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		<title>Oona Doherty : « La danse nous permet d’abattre les frontières »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Nov 2024 15:35:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Vous êtes cette saison artiste associée au Centre chorégraphique. Pouvez-nous vous parler de votre relation avec ce lieu, et avec la France en général ? Oona Doherty. La première fois que je suis venue au Pavillon Noir, nous y avions amené mon spectacle Hope Hunt, et Lazarus … Ensuite, j’ai amené mon spectacle Lady Magma [&#8230;]</p>
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<p><strong><em>Zébuline.</em></strong> <strong>Vous êtes cette saison artiste associée au Centre chorégraphique. Pouvez-nous vous parler de votre relation avec ce lieu, et avec la France en général ?</strong></p>



<p><strong>Oona Doherty.</strong> La première fois que je suis venue au Pavillon Noir, nous y avions amené mon spectacle <em>Hope Hunt</em>, et <em>Lazarus </em>… Ensuite, j’ai amené mon spectacle <em>Lady Magma</em> et nous l’avons joué  en haut, dans le studio ici, le soir où le confinement a commencé. Donc, oui, j’ai présenté trois spectacles différents ici jusqu’à présent,  avec une immense joie. <em>Hard to Be Soft</em>, le spectacle que j’ai créé en 2017, sera joué ici le 1<sup>er</sup> mars 2025, et ensuite je créerai un nouveau spectacle avec le Ballet Junior, une nouvelle variation d’une chorégraphie créée avec la <strong><em><a href="https://nydc.org.uk">National Youth Dance Company</a></em></strong>,  intitulée <em>The Wall. </em>Il y a beaucoup de chutes dedans, et la  bande sonore est une interview des danseurs et de leurs familles sur la nationalité et l’identité. </p>



<p>Nous avions demandé à ces danseurs de 16 ans&nbsp;: « Qu’est-ce que cela fait d’être britannique ? Qu’est-ce qui est génial ou terrible en Grande-Bretagne ? ». Ils étaient si jeunes, et j’étais tellement contrariée par la Grande-Bretagne pour le Brexit … Et puis ils ont interviewé leurs grands-mères et leurs parents, et c’est ce qui a fait la bande sonore. Donc, je vais leur apprendre les mouvements, au Ballet Junior, mais je vais aussi leur demander ce que ça fait d’être français ou d’être en France, et nous allons faire la bande sonore à partir de leurs réponses. L’idée est de détruire les frontières dans notre tête, parce que… nous devenons juste chaque jour de plus en plus racistes et de plus en plus divisés. Donc, c’est une tentative de parler de ça.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="684" height="1024" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/11/tempImagexCy20a.jpg?resize=684%2C1024&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-126108" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/11/tempImagexCy20a.jpg?resize=684%2C1024&amp;ssl=1 684w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/11/tempImagexCy20a.jpg?resize=200%2C300&amp;ssl=1 200w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/11/tempImagexCy20a.jpg?resize=768%2C1151&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/11/tempImagexCy20a.jpg?resize=150%2C225&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/11/tempImagexCy20a.jpg?resize=300%2C449&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/11/tempImagexCy20a.jpg?resize=696%2C1043&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/11/tempImagexCy20a.jpg?resize=280%2C420&amp;ssl=1 280w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/11/tempImagexCy20a.jpg?w=801&amp;ssl=1 801w" sizes="(max-width: 684px) 100vw, 684px" /><figcaption class="wp-element-caption">Oona Doherty © Luca Truffarelli</figcaption></figure>
</div>


<p><strong>Est-ce une question qui vous préoccupe particulièrement&nbsp;: le poids de l’identité et des origines&nbsp;?</strong></p>



<p>Je veux dire, surtout maintenant que j’ai déménagé à Marseille, je me sens vraiment irlandaise (rires). J’ai passé les premières années de ma vie en Angleterre, avant de revenir en Irlande&nbsp;: j’avais un accent londonien, ce qui n’était pas du tout apprécié par mes compatriotes&nbsp;! Mais je me rends compte que j’ai la chance d’être avant tout une danseuse, et de côtoyer des gens de tous pays et tous horizons, tout en parlant avec eux le même langage, celui de la danse. Je pense que cet art a le pouvoir, plus que tout autre, d’abattre les frontières qui nous enferment.</p>



<p><strong>Il est question, dans <em>Specky Clark</em>, votre dernière création, de folklore irlandais, et aussi de votre héritage familial …</strong></p>



<p>Il est question de mon arrière-arrière-père, mais aussi de légendes puisées dans la base de données dédiée au folklore irlandais, The Dúchas, d’Orwell et de <em>La ferme des animaux</em> … et même de Billy Elliott&nbsp;! La peinture, et même la narration, le texte, le <em>spoken word</em>, sont toujours présents dans mon travail. J’aime le nourrir d’influences diverses, venues de tous les horizons.</p>



<p>SUZANNE CANESSA<br></p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Specky Clark</em> </strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">22 et 23 novembre</mark><br><a href="https://preljocaj.org/pavillon-noir/">Pavillon Noir,</a> Aix-en-Provence</pre>



<p>Retrouvez nos articles <em><a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/">Scènes</a></em> ici </p>



<p></p>
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		<title>Massilia Sound System : À 40 ans, il met encore le oaï partout  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Santucci]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Jun 2024 12:50:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
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		<category><![CDATA[Massilia Sound System]]></category>
		<category><![CDATA[Moussu T.]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Comment on se sent à quelques jours de la tournée&#160;?&#160; Moussu T. Comme à la veille de partir en colonie de vacances&#160;! Et quand au bout de 40 ans de carrière on fait une tournée de 25 dates, c’est vraiment pas mal… Ca veut dire qu’il y a encore des gens qui nous attendent. [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Zébuline. Comment on se sent à quelques jours de la tournée&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p><strong>Moussu T.</strong> Comme à la veille de partir en colonie de vacances&nbsp;! Et quand au bout de 40 ans de carrière on fait une tournée de 25 dates, c’est vraiment pas mal… Ca veut dire qu’il y a encore des gens qui nous attendent.</p>



<p><strong>Comment on explique ce succès qui dure&nbsp;?</strong></p>



<p>On n’a jamais écouté les sirènes qui nous disaient de suivre la mode. On a choisi l’indépendance et de ne pas écouter les conseils en marketing, ou de je-ne-sais quel spécialiste. On est aussi groupe de proximité, proche des gens, qui crée du lien entre les générations. C’est ce que l’on a toujours vu dans nos concerts&nbsp;: il y a des jeunes de 15 ans, d’autres sont là depuis 1984.&nbsp;</p>



<p><strong>1984 est la date de votre premier concert, un 20 mai, pouvez-vous nous le raconter&nbsp;?</strong></p>



<p>Il y avait une fête au cours Julien – des antiquaires je crois – et comme un de nos quartiers généraux était le restaurant des 200 lunes tenu par le regretté Dr Fanafood [<em>une figure du reggae à Marseille, décédé le 2 juin 2023, ndlr</em>], on avait tiré l’électricité et on s’était installés. Il y avait du monde et c’était bon enfant. Mais au bout de 20 minutes la police est intervenue parce qu’on faisait trop de bruit, et les gens qui étaient présents se sont cotisés pour payer l’amende… Un beau baptême&nbsp;!</p>



<p><strong>Des souvenirs particuliers de ces 40 ans de carrière ?&nbsp;</strong></p>



<p>J’en ai un tas, et je suis incapable de les classer. Mais je pense au moment où l’on a acheté ce camion, un Renaud Trafic que l’on appelait le «&nbsp;Ragga Mobile&nbsp;». Il n’était pas du tout équipé pour transporter des gens… mais des chevaux&nbsp;! On avait dû inventer des sièges en l’aménageant, et à chaque fois qu’on intervenait dessus, il en sortait de la paille&nbsp;! Avec lui, on est partis sur la route pour la première fois, jouer du côté de Toulouse. On y était entassés et ça nous faisait penser à cette vie de tournée, rock’n’roll, qui nous faisait rêver.&nbsp;</p>



<p><strong>Vous jouez le 19 juillet au Vieux-Port de Marseille, c’est un moment important pour vous&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p>On est très contents de faire ce concert au Vieux-Port, mais on ne le prend pas comme quelque chose d’«&nbsp;immense&nbsp;». On essaie de rester avec notre ADN de «&nbsp;groupe de proximité&nbsp;». Et c’est toujours un challenge particulier de jouer à Marseille. Il y aura la famille, les amis… c’est un peu comme des sportifs qui jouent à domicile. Il faut qu’on essaie dans les jours qui précèdent d’échapper à tous les questionnements… d’ailleurs souvent, on coupe les téléphones.</p>



<p>ENTRETIEN RÉALISÉ PAR NICOLAS SANTUCCI</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>À venir<br></strong>Le disque anniversaire des 40 ans :<br><em>Anniversari</em>, Manivette Records<br>Sortie le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">14 juin</mark><br>Pré-sortie le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">13 juin</mark> chez le disquaire Galette Records (Marseille)</pre>



<pre class="wp-block-verse"><em><br></em><strong>Quelques dates dans la région :</strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">22 juin</mark> – La Fête Effrontée – Lézan (30)<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">29 juin</mark> – Festival Couleurs Urbaines – La Seyne-sur-Mer (83)<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">13 juillet</mark> – Trad’In Festival – Embrun (05)<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">19 juillet</mark> – Vieux Port – Marseille (13)<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">21 juillet </mark>– Les Escales du Cargo – Arles (13)<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">26 juillet</mark> – Théâtre de la Mer – Sète (34)</pre>
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		<title>L’Algérie à l’honneur au Cratère </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Renaud Guissani]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 May 2024 13:06:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Idées et rencontres]]></category>
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<p>Porté par le chorégraphe <strong>David Djilali Wampach</strong> et son association Achles, le projet rime avec pluridisciplinarité et inventivité. Le lancement de la semaine se fera avec l’inauguration du «&nbsp;salon algérien&nbsp;», mis en place par l’association musicale Melting Pop et destiné à l’accueil convivial des visiteurs du Cratère. Les deux premiers jours du temps fort seront exclusivement dédiés à la danse, en solo d’abord dans <em>Juste au-dessus du silence</em>, où l’interprète <strong>Yasmine Youcef</strong> délivrera une chorégraphie intimiste. Puis en duo dans <em>Algeria Alegria</em>, où David Wampach et sa comparse <strong>Dalia Khatir</strong> danseront la joie algérienne, teintée de la mystériosité propre aux rituels dansés du pays.&nbsp;Les concerts ont aussi leur place dans la programmation, qu’il s’agisse d’un orchestre traditionnel à cheval entre musiques d’Andalousie et d’Algérie (le 15 mai), ou d’un groupe de rock aux influences jazz-funk et blues du désert (le 18). Et pour celleux qui voudraient goûter à tous les genres, deux soirées cabaret déjantées sont prévues, tant traditionnelles que modernes, avec danse, chant et performances (les 16 et 17). Les deux repas de couscous qui se tiendront au Cratère et à la Berline (les 16 et 17) témoignent aussi de l’importance de la cuisine dans la représentation de la culture algérienne.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Focale sur le film documentaire </mark></strong></p>



<p>La journée du 18 marque la fin du temps fort qui se conclut par la projection de deux films au Cinéplanet d’Alès. Le premier, <em>Nnuba, </em>est un moyen-métrage de la réalisatrice et photographe <strong>Sonia At Qasi-Kessi</strong> qui vit et travaille en Haute-Kabylie. Ce film est né d’un atelier de création du film documentaire organisé par le Collectif Cinéma et Mémoire et Kaïna Cinéma, sous la direction de la militante algérienne pour les droits des femmes <strong>Habiba Djahinne</strong>. <em>Nnuba</em> transmet donc la mémoire d’une ancienne organisation sociale d’entraide féminine dont le rôle est de s’occuper du bétail du village. Quant au deuxième film, il s’agit d’un documentaire long-métrage du réalisateur algérien <strong>Hassen Ferhani</strong>. <em>143 rue du désert (la tôlière du désert)</em> raconte l’histoire d’une femme qui accueille en plein désert, en échange d’un simple café, différentes personnes dans le besoin. Une ode à l’entraide et à la fraternité, comme l’ensemble de ce temps fort Algérie.&nbsp;</p>



<p>RENAUD GUISSANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Temps fort Algérie, <br></em></strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">du 13 au 18 mai</mark> <br><strong>Le Cratère</strong>, Alès</pre>
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		<title>Danse d’équipe </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chloé Macaire]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 May 2024 09:19:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Idées et rencontres]]></category>
		<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
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		<category><![CDATA[stade Pierre Delort]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans le cadre de l’Olympiade culturelle, destinée à soutenir des créations travaillant les liens entre les arts et la pratique sportive, le chorégraphe Pierre Rigal a développé son projet de Ballet Jogging, qui sera présenté ce vendredi 10 mai par le ZEF au stade Pierre Delort à Marseille. Près de 200 amateur.ices de course à [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/danse-dequipe/">Danse d’équipe </a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Dans le cadre de l’Olympiade culturelle, destinée à soutenir des créations travaillant les liens entre les arts et la pratique sportive, le chorégraphe <strong>Pierre Rigal</strong> a développé son projet de <em>Ballet Jogging</em>, qui sera présenté ce vendredi 10 mai par le ZEF au stade Pierre Delort à Marseille. Près de 200 amateur.ices de course à pied, accompagné.e.s de quelques professionnel.les, courent de concert dans une chorégraphie inspirée par les murmurations des oiseaux. Un projet qui semble bien mieux incarner les valeurs d’inclusivité et de concorde qu’entendent promouvoir les J.O., que les J.O. eux-mêmes.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Sport co(régraphique) </mark></strong></p>



<p>L’envergure impressionnante du <em>Ballet Jogging</em> a attisé la curiosité de nombre de marseillais.es qui se sont porté.es volontaires. «&nbsp;<em>Ça m’intriguait qu’on puisse créer une performance sportive avec autant de monde</em>&nbsp;» explique l’une d’entre elle, Nathalie, passionnée de course et de trail et très amatrice de danse «&nbsp;<em>c’était le combo parfait pour moi, je n’en revenais pas que ça puisse exister</em>&nbsp;».&nbsp;</p>



<p>Si toutes les participantes interrogées disent leur affection pour la course et la danse, elles mettent surtout en avant l’aspect collectif de ce projet qui a été «&nbsp;<em>déterminant</em>&nbsp;» dans leur choix d’y prendre part, notamment pour certain.es participant.es récemment arrivé.es à Marseille. «&nbsp;<em>Tout a été fait pour qu’on aille les uns vers les autres dès le début</em>&nbsp;» décrit Isabelle. Toutes mettent en avant l’écoute et l’attention du chorégraphe, des professionnel.les qui l’accompagnent et des équipes du Zef. « <em>C’est beau de rencontrer des gens autour d’un enthousiasme partagé et de participer à un évènement culturel</em>&nbsp;» s’enthousiasme Léa, trentenaire fraîchement débarquée dans la cité phocéenne, «<em>&nbsp;on vit des moments forts tous ensemble</em>&nbsp;».</p>



<p>La force de ce collectif est aussi sa mixité à la fois de genre, d’âge et de niveau sportif. «&nbsp;<em>Il y a des gens comme moi qui courent un dimanche sur huit et des personnes beaucoup plus sportives, et tout le monde a sa place</em>&nbsp;» se réjouit Léa. Si les participant.es ne sont pas «&nbsp;<em>force de décision&nbsp;</em>», Pierre Rigal est cependant «<em>&nbsp;très attentif au ressenti des coureurs</em>&nbsp;» et s’y adapte, selon Isabelle. La chorégraphie a donc évolué au fur et à mesure des week-end d’entraînements.</p>



<p>Une expérience si enrichissante que nos trois participantes en oublieraient presque la représentation de vendredi&nbsp;: pour Léa, «&nbsp;<em>ce sera une fois de plus où on le fait tous ensemble&nbsp;</em>». Nathalie ajoute «&nbsp;<em>cela m’impressionne un peu, mais je sais qu’on pourra compter les uns sur les autres&nbsp;</em>».</p>



<p>CHLOE MACAIRE&nbsp;</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Ballet Jogging </em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">10 mai</mark><br><strong>Stade Pierre Delort</strong>, Marseille <br>Programmé par le <strong>Zef</strong>, scène nationale, dans le cadre de l’Olympiade culturelle</pre>
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		<title>Au cœur de L’ImpruDanse</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Mar 2024 09:35:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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<p>Conventionné scène art et création, Le Théâtre de l’Esplanade est porté par un axe historique de travail autour de la danse contemporaine, renforcé depuis huit ans par la création du festival <em>L’ImpruDanse</em>&nbsp;: toute une semaine de programmation de danse contemporaine, au début de chaque printemps. Un festival qui rencontre un tel intérêt du public que, à partir de cette édition 2024, <strong>Maria Claverie-Richard</strong>, la directrice du théâtre, a pris la décision de le faire passer à trois semaines&nbsp;! Au programme, une grosse journée d’ouverture (23 mars&nbsp;: de 10h à 1h du matin), des expositions, un cabinet de projection, des rencontres avec les artistes, des brunchs dansants et musicaux, des workshops, un concours de jeu vidéo, des docus danse au Musée des Beaux-Arts. Et au cœur de cette nouvelle éditions, quatorze spectacles, signés notamment <strong>Angelin Preljocaj</strong>, <strong>Carolyn Carlson</strong>, <strong>Jean-Claude</strong> <strong>Gallotta</strong>, <strong>Marion Motin</strong>, <strong>Ousmane Sy</strong>&#8230;&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="464" data-id="123213" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/240330-imprud-LE-POIDS-DES-NUAGES-%C2%A9DR.jpg?resize=696%2C464&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-123213" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/240330-imprud-LE-POIDS-DES-NUAGES-%C2%A9DR.jpg?resize=1024%2C682&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/240330-imprud-LE-POIDS-DES-NUAGES-%C2%A9DR.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/240330-imprud-LE-POIDS-DES-NUAGES-%C2%A9DR.jpg?resize=768%2C511&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/240330-imprud-LE-POIDS-DES-NUAGES-%C2%A9DR.jpg?resize=1536%2C1023&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/240330-imprud-LE-POIDS-DES-NUAGES-%C2%A9DR.jpg?resize=2048%2C1364&amp;ssl=1 2048w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/240330-imprud-LE-POIDS-DES-NUAGES-%C2%A9DR.jpg?resize=150%2C100&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/240330-imprud-LE-POIDS-DES-NUAGES-%C2%A9DR.jpg?resize=696%2C463&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/240330-imprud-LE-POIDS-DES-NUAGES-%C2%A9DR.jpg?resize=1068%2C711&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/240330-imprud-LE-POIDS-DES-NUAGES-%C2%A9DR.jpg?resize=1920%2C1278&amp;ssl=1 1920w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/240330-imprud-LE-POIDS-DES-NUAGES-%C2%A9DR.jpg?resize=631%2C420&amp;ssl=1 631w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/240330-imprud-LE-POIDS-DES-NUAGES-%C2%A9DR.jpg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le Poids des nuages ©DR</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="464" data-id="123214" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/240406-LGRAND-SOT%C2%A9christophe-raynaud-de-lage-3.jpg?resize=696%2C464&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-123214" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/240406-LGRAND-SOT%C2%A9christophe-raynaud-de-lage-3-scaled.jpg?resize=1024%2C683&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/240406-LGRAND-SOT%C2%A9christophe-raynaud-de-lage-3-scaled.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/240406-LGRAND-SOT%C2%A9christophe-raynaud-de-lage-3-scaled.jpg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/240406-LGRAND-SOT%C2%A9christophe-raynaud-de-lage-3-scaled.jpg?resize=1536%2C1024&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/240406-LGRAND-SOT%C2%A9christophe-raynaud-de-lage-3-scaled.jpg?resize=2048%2C1365&amp;ssl=1 2048w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/240406-LGRAND-SOT%C2%A9christophe-raynaud-de-lage-3-scaled.jpg?resize=150%2C100&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/240406-LGRAND-SOT%C2%A9christophe-raynaud-de-lage-3-scaled.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/240406-LGRAND-SOT%C2%A9christophe-raynaud-de-lage-3-scaled.jpg?resize=1068%2C712&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/240406-LGRAND-SOT%C2%A9christophe-raynaud-de-lage-3-scaled.jpg?resize=1920%2C1280&amp;ssl=1 1920w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/240406-LGRAND-SOT%C2%A9christophe-raynaud-de-lage-3-scaled.jpg?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/240406-LGRAND-SOT%C2%A9christophe-raynaud-de-lage-3-scaled.jpg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le Grand Sot © Christophe Raynaud de Lage</figcaption></figure>
</figure>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Femmes et artistes associé·e·s</mark></strong></p>



<p>Trois artistes associé·e·s à Théâtres en Dracénie sont programmé·e·s&nbsp;: l’artiste circassien <strong>Damien Droin</strong> avec <em>Le poids des nuages</em>, inspiré du mythe d’Icare, échelle (démesurée) et trampoline pour explorer la relation de deux hommes suspendus entre ciel et terre. Le chorégraphe <strong>Nacim Battou</strong>, qui crée <em>Notre dernière nuit</em>, un «&nbsp;voyage initiatique entre la folie, la grâce et le désespoir supposé d’un dernier instant de vie&nbsp;». Une dernière nuit du monde en trois épisodes (<em>L’Effondrement</em>, <em>L’espoir</em>, <em>Voir pour la première fois</em>) proposés dans trois lieux différents, à trois dates différentes, accompagnée d’une exposition numérique et immersive conçue par le chorégraphe<em>.</em>&nbsp;</p>



<p>Il y a aussi <strong>Émilie Lalande</strong> avec <em>Petrouchka ou le choix d’Holubichka</em>, proposition jeune public (à partir de 7 ans), revisite du conte <em>Petrouchka</em> de Stravinsky. Mais Émilie Lalande n’est pas la seule artiste femme de cette édition, loin de là, et heureusement.&nbsp;Ainsi <strong>Carolyn Carlson</strong>, figure historique de la danse contemporaine, sera présente avec <em>The Tree</em>, sa dernière pièce, ode à la nature, <strong>Joanne Leighton</strong> avec les interprètes de la formation Coline, pour <em>Traces</em>, <strong>Marion Motin</strong> avec <em>Le Grand Sot</em>, «&nbsp;pièce tonitruante pour huit danseurs exaltés&nbsp;», et <strong>Anne Nguyen</strong>, figure de la danse issue du hip- hop au féminin, avec l’urbain et explosif <em>Underdogs</em>.</p>



<p>MARC VOIRY</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>L’ImpruDanse</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">23 mars au 13 avril<br></mark>Théâtres en Dracénie, Draguignan</pre>
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		<title>Le Printemps des poètes en terre occitane </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Renaud Guissani]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 09 Mar 2024 07:59:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
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		<category><![CDATA[Anne Slacik]]></category>
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<p>Après « L’Ephémère » et « Frontières » le festival de poésie fondé par Jack Lang a choisi, pour sa 25<sup>e</sup> édition, le thème de « La Grâce ». La manifestation nationale du Printemps des Poètes, soutenue par le ministère de la Culture, se décline régionalement, et Montpellier est le chef-lieu de cette édition, où la Maison de la Poésie Jean Joubert organise de nombreux événements du 9 au 25 mars. Le 9 mars, lors de l’inauguration, l’artiste-peintre <strong>Anne Slacik</strong> ainsi que les poètes <strong>James Sacré</strong> et <strong>Michaël Glück</strong> liront des textes de poétesses avec qui l’artiste a collaboré. Une belle mise en bouche, avant le reste des réjouissances poétiques. </p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La poésie est une langue universelle</mark></strong></p>



<p>Quelle que soit la langue d’origine dans laquelle elle s’exprime, toute poésie renvoie à une expérience sensible qui ne se préoccupe pas de frontières. La Maison de la Poésie de Montpellier l’a bien compris et propose un large horizon d’intervenant·e·s et d’actions, tout en se basant sur le réseau local de ses partenaires et de la Région Occitanie. La présentation des poèmes aux racines bretonnes d<strong>’Yvon Le Menn</strong> (le 20) ainsi que la lecture poétique en occitan par des étudiants (le 22 ) trouvent une place de pareille importance dans la programmation. Le Printemps montpelliérain vogue même au-delà des frontières de l’Hexagone, outre-rhin, en traduisant la langue de Goethe. Dans le cadre d’un partenariat entre la Maison de Heidelberg – centre culturel allemand à Montpellier – et la Maison Jean Joubert, le projet « Expédition Poésie » s’attache à proposer des traductions alternées des poèmes du montpelliérain Joubert et de l’allemande Domin. Le 23 mars, poètes et traducteurs se réuniront pour évoquer les enjeux liés à la traduction, ô combien essentielle pour une transmission internationale. Le Printemps des poètes s’annonce donc riche, malgré les polémiques qui l’entourent. </p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un Printemps défaillant ? </mark></strong></p>



<p>Le problème le plus évident, c’est Sylvain Tesson, parrain de l’édition 2024. Cette nomination du Président du Printemps des poètes, proche des milieux d’extrême droite, a suscité l’indignation légitime de 1200 acteur·ice·s du monde de la culture. En dehors de cette problématique déjà suffisante pour s’insurger, il y a d’autres raisons qui poussent à interroger cette manifestation poétique. La poétesse marseillaise <strong>Luz Volckmann</strong> voit les cercles de poésie classiques auxquels s’apparente le Printemps des poètes comme «&nbsp;des cercles bourgeois, blancs, hétérosexuels » qui ne représenteraient donc pas l’ensemble du spectre des versificateurs. Une autre critique d’ordre plus formel concerne le choix d’une thématique. Ce faisant le Printemps des poètes tombe dans l’écueil de la mièvrerie et promeut une&nbsp;vision simplifiée. Quoi qu’il en soit, ce festival est une sensibilisation bienvenue – y compris en milieu scolaire – à la poésie, bien qu’incomplète et critiquable. Pour le reste, le milieu ne manque pas de ressources et ne se résume ni au printemps, ni aux festivals&nbsp;!&nbsp;</p>



<p>RENAUD GUISSANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Printemps des poètes<br></em></strong>Maison de la Poésie Jean Joubert, Montpellier </pre>
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		<title>Toutes de queer vêtues</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chloé Macaire]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 Mar 2024 08:08:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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		<category><![CDATA[Maison pour la danse]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est Marion Sage qui ouvrira le bal avec sa conférence-performance Jum’s, développée à partir du numéro de cabaret Le cheval de Fiacre de la danseuse Julia Marcus. Marion Sage a consacré sa thèse à son travail, un numéro créé en France en 1939, alors qu’elle était exilée communiste du IIIe Reich. La performance de Marion [&#8230;]</p>
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<p>C’est <strong>Marion Sage</strong> qui ouvrira le bal avec sa conférence-performance <em>Jum’s</em>, développée à partir du numéro de cabaret <em>Le cheval de Fiacre</em> de la danseuse Julia Marcus. Marion Sage a consacré sa thèse à son travail, un numéro créé en France en 1939, alors qu’elle était exilée communiste du III<sup>e</sup> Reich. La performance de Marion Sage a aussi été inspirée par ses expériences en Galicie, où les chevaux vivent à l’état sauvage. Jouant avec l’art du montage, combinant bruits de sabot et archives de l’histoire de la danse, l’artiste fait émerger la figure du cheval – ou plutôt de la jument – et s’interroge sur notre relation à cet animal, d’un point de vue mythologique comme social et politique.&nbsp;</p>



<p>Accompagnée de trois musiciennes, <strong>Maud Pizon</strong> investira ensuite la scène avec sa création <em>Cover</em>, un spectacle qui interroge sur le principe de reprise en danse. Pourquoi devrait-on suivre à la lettre les volontés du chorégraphe original, au lieu de prendre des libertés, comme le font les musicien·ne·s quand iels reprennent des morceaux&nbsp;? Partant d’un corpus de soli dansés, elle expérimente ces possibilités&#8230; Un concert du groupe <em>My Imaginary Love</em> viendra finalement clore la soirée, prouvant que les femmes aussi savent jouer du rock indé.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Place au +</mark></strong></p>



<p>À partir du 14 mars la programmation reste tout aussi féministe, mais s’affirme plus queer, tendance trans. Dans <em>Circé,</em> <strong>Mathieu Hocquemiller</strong> met en scène quatre corps aux prises avec la déesse de la transformation et de l’hybridation. Il accompagne aussi <strong>Violette Guillarme </strong>dans son <em>Abîme</em>, une autobiographie féministe où il est question de violence et de réparation.</p>



<p>Le 16 mars la compagnie <strong>Essevesse </strong>fait danser les <em>Trans </em>et <strong>Max Fossati</strong> s’interroge sur la filiation masculine. Puis les huit interprètes de <strong>Volmir Cordeiro</strong> feront exploser leur diversité&nbsp; au son d’un soubassophone tout à fait brésilien, à la recherche d’un <em>Abri </em>joyeux pour leurs corps exclus des normes patriarcales.</p>



<p>Le 19 mars <strong>Baptiste Cazaux </strong>cherchera un <em>Break</em> dans la scansion électro tandis que <strong>Melissa Guex</strong> fera exploser Raiponce, cette princesse enfermée qui attend un charmant pour sa délivrance. Et si elle avait attendu jusqu’à ce qu’elle soit rance et chauve, cette <em>Rapunzel</em>&nbsp;?&nbsp;</p>



<p><strong><em>+ de genre</em></strong> se poursuivra avec <em>Amour .h</em> (le 22 mars) quatuor masculin qui explore la relation amoureuse gay de <strong>Gaël Rougegray</strong>, puis un duo de <strong>Sylvain Riéjou</strong>, <em>Je badine avec l’amour</em>, où comment un homme gay perçoit les sempiternelles représentations hétéro du couple amoureux.</p>



<p>Enfin <em>I’ll lick the fog of your skin</em>, installation interactive d’<strong>Emmanuel Guillaud</strong>, invitera à se perdre dans une forêt de désirs interdits (le 26 mars) tandis que la soirée de clôture (le 29 mars) proposera deux événements&nbsp;: la relecture féministe, queer et racisée de l’histoire de la révolution par <strong>Hortense Belhôte </strong>; puis celle de<strong> Johanne</strong>, plongée vibrante dans l’intimité des corps non binaires enfin libres de leur sensualité&nbsp;: <em>Appetite for the depths</em>, c’est dans les profondeurs des voyages intime que se révèle, souvent, la justesse du sentiment esthétique.&nbsp;</p>



<p>CHLOÉ MACAIRE ET AGNÈS FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>+ de genres<br></em></strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 8 au 29 mars<br></mark>Klap, Maison pour la danse, Marseille<br><a href="http://kelemenis.fr">kelemenis.fr</a></pre>
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		<title>OCCITANIE : Hémorragie interne </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Feb 2024 09:54:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Bérénice]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«&#160;Ce qui m’intéresse dans Racine, c’est son inactualité&#160;». En soulignant d’entrée ce paradoxe, le metteur en scène italien, plutôt habitué du théâtre de la cruauté d’Artaud que de la retenue bienséante de Racine, débusque en Bérénice les oppositions qui en font la force spécifique. Bérénice, tragédie sans mort et sans action, met en jeu la [&#8230;]</p>
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<p>«&nbsp;<em>Ce qui m’intéresse dans Racine, c’est son inactualité</em>&nbsp;». En soulignant d’entrée ce paradoxe, le metteur en scène italien, plutôt habitué du théâtre de la cruauté d’Artaud que de la retenue bienséante de Racine, débusque en <em>Bérénice</em> les oppositions qui en font la force spécifique.</p>



<p><em>Bérénice</em>, tragédie sans mort et sans action, met en jeu la fin d’une histoire d’amour, pour les trois protagonistes principaux. Un amour au schéma tragique classique &#8211; Antiochus qui aime Bérénice qui aime Titus qui aime… Rome- sauf que personne ici, ne laisse la passion amoureuse dévorer l’intérêt supposé de la cité. Argument peu tragique&#8230;</p>



<p><em>Bérénice</em>, pièce classique, ne repose sur aucun mythe, aucune tragédie grecque. Son personnage titre, <em>Bere-nike</em>, celle qui porte la victoire, est étrangère. Grecque justement, ou macédonienne, Reine de Palestine. Jean Racine s’approprie l’histoire romaine pour l’opposer à la sphère grecque, qui a inventé la Tragédie. Il invente ainsi, en France la tragédie de la Raison d’État, qui repousse l’étrangère, comme Louis XIV avait renoncé à Marie Mancini pour épouser l’Infante d’Espagne. Rendant la tragédie raisonnable, le contemporain de Descartes l’inscrit, dans <em>Bérénice</em>, très loin de ses fureurs fondamentales.</p>



<p><em>Bérénice</em>, tragédie de la langue, des mots qui se disent et blessent, de la séparation acceptée et du deuil de l’amour, cherche le naturel, l’éprouvé, loin des fureurs et des violences, loin des actions, jusqu’au départ. Nécessitant un grand naturel et une grande simplicité, la tragédie est pourtant écrite dans cet alexandrin qui sublime et contraint le jeu, le rythme, l’expression même des idées et des sentiments, recherchant un naturel profondément artificiel.</p>



<p>Enfin <em>Bérénice</em>, tragédie janséniste, repose sur une injustice inacceptable pour un chrétien, puisque Bérénice est privée de la Grâce qu’elle mérite, et Titus, rare personnage de Racine sans faute et sans faille, empêché de vivre son amour pur et sincère. Le Ciel serait-il vide&nbsp;?</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Transcender les oxymores</mark></strong></p>



<p>C’est fort de ces paradoxes que <strong>Roméo Castellucci</strong> propose son <em>Bérénice</em>. Il s’attache à cette cruauté de la raison, la concentrant autour de douze performeurs représentant la foule, et deux comédiens (<strong>Cheikh Kébé</strong> et <strong>Giovanni Manzo</strong>) qui tournent autour du mythe vivant qu’est aujourd’hui <strong>Isabelle Huppert.</strong> «&nbsp;<em>L’actrice définitive</em>&nbsp;», dit le metteur en scène.&nbsp;</p>



<p>La musique aussi, composée par <strong>Scott Gibbons</strong>, sample ses mots, ses soupirs, ses colères. Les confidents disparaissent, les dialogues deviennent monologues, isolant encore le trio au cœur d’un monde bruissant de voix intérieures.&nbsp;</p>



<p><em>Bérénice</em> est une «<em>&nbsp;hémorragie interne&nbsp;</em>», pas une goutte de sang n’est versée, mais c’est tout un monde, d’accueil de l’étranger, de primauté de l’amour sur la raison, qui s’écroule avec leur renoncement intime. Inactuel&nbsp;?&nbsp;</p>



<p>AGNÈS FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Bérénice</em><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 23 au 25 février<br></mark>Domaine d’O, Montpellier</pre>
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		<title>Manouchian, l’honneur de la France </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Renaud Guissani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Feb 2024 09:17:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Idées et rencontres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 7 février, les associations Promemo et Coudes à Coudes s’associent pour organiser une après-midi autour de la thématique&#160;: «&#160;Les étrangers dans la résistance ; et la figure de Missak Manouchian ». Un événement qui s’inscrit dans le cadre de la panthéonisation prochaine du poète arménien et de sa compagne, tous deux résistants, le 21 [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le 7 février, les associations Promemo et Coudes à Coudes s’associent pour organiser une après-midi autour de la thématique&nbsp;: «&nbsp;<em>Les étrangers dans la résistance ; et la figure de Missak Manouchian </em>». Un événement qui s’inscrit dans le cadre de la panthéonisation prochaine du poète arménien et de sa compagne, tous deux résistants, le 21 février. Le coordinateur local de Coudes à Coudes en charge d’animer ces rencontres, <strong>Michel Potoudis</strong>, n’a d’ailleurs pas manqué de souligner le caractère paradoxal de l’actualité politique. «&nbsp;<em>On honore un étranger qui est mort pour la France et dans le même temps on restreint les droits des sans-papiers&nbsp;!</em>&nbsp;», s’offusque-t-il.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Transmettre à la jeunesse </mark></strong></p>



<p>Selon Michel Potoudis, l’intervention de l’historien <strong>Jean-Marie Guillon</strong> constitue «&nbsp;<em>le noyau intellectuel de la demi-journée</em>&nbsp;». L’enseignant à Aix-Marseille Université parlera du rôle des étrangers dans la Résistance à partir de 15h45. Plus tôt, à 14 h, l’archiviste au musée de la Résistance nationale <strong>Xavier Aumage</strong> projettera des archives du groupe Manouchian. Ces horaires ne conviennent pas à tous les publics, mais il s’agit d’un choix délibéré de la programmation qui a décidé de se tourner vers les jeunes. «&nbsp;<em>Il y aura une centaine d’élèves qui viennent du lycée Victor Hugo, Simone Veil et Marie Curie</em>&nbsp;», indique Michel Potoudis. Une démarche salutaire dans le contexte actuel de montée de l’extrême droite.&nbsp;</p>



<p>RENAUD GUISSANI&nbsp;</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Les étrangers dans la résistance</strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">7 février<br></mark>Bibliothèque de l’Alcazar, Marseille</pre>
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		<title>Pas d’effacement pour Charles Berling</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Jan 2024 10:48:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Idées et rencontres]]></category>
		<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Tribune]]></category>
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		<category><![CDATA[monde du cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Signataire de la tribune du Figaro qui défend une France où il faudrait se taire face aux exactions des grands hommes, il a très vite exprimé de vifs regrets et s’est excusé auprès des victimes. «&#160;J’ai fait une énorme erreur, que je m’explique mal d’ailleurs. J’ai donné mon accord, sans savoir que cela allait être [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Signataire de la tribune du <em>Figaro</em> qui défend une France où il faudrait se taire face aux exactions des grands hommes, il a très vite exprimé de vifs regrets et s’est excusé auprès des victimes. «<em>&nbsp;J’ai fait une énorme erreur, que je m’explique mal d’ailleurs. J’ai donné mon accord, sans savoir que cela allait être publié le lendemain, sans m’être renseigné sur l’auteur, sans avoir lu le texte attentivement. Je suis très souvent sollicité pour des textes communs, des signatures. Ce soir-là j’étais fatigué par une longue journée d’une longue semaine, j’ai vraiment eu tort, mais je ne pensais pas que cela paraîtrait dès le lendemain sans que je puisse le relire, l’amender, y réfléchir. Oui, j’ai le sentiment d’avoir été manipulé</em>.&nbsp;»</p>



<p>Ce revirement après l’aveuglement est emblématique du séisme qui saisit le monde du cinéma, et avec lui la société qui se construit par ses images. Comment un homme qui, dans le théâtre qu’il dirige, lutte contre toutes les discriminations, en particulier la transphobie, l’homophobie, les racismes, qui programme des artistes exilés, des mémoires plurielles, dans une ville marquée par le FN, comment Charles Berling a-t-il pu signer une tribune pareille qui fait fi du droit des victimes de s’exprimer, du droit des médias de relayer les informations, du droit des spectateurs d’admirer ou de prendre des distances&nbsp;?&nbsp;</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>«<em>&nbsp;J’ai le sentiment d’avoir été manipulé&nbsp;</em>»</p>
</blockquote>



<p>«&nbsp;<em>Il est évident que je n’ai pas bien lu. La raison, qui ne justifie en rien ma signature, est que je suis contre la cancel culture, l’idée de l’effacement du passé, que je la trouve dangereuse, parce qu’elle peut précéder une réécriture totalitaire de l’histoire. Je crois que toute personne qui est entrée au Théâtre Liberté sait que les couleurs LGBT animent notre hall, que l’égalité homme femme s’affiche sur nos murs, que notre programmation reflète le combat de tous les opprimés, les discriminés, les violentés, et notre volonté de les rendre visibles et dignes. C’est ce théâtre et mon équipe qui peuvent souffrir des annulations annoncées, le travail que nous y menons pour faire avancer ces causes, qui risque de pâtir de cette signature idiote qu’on m’a soustrait à la va-vite, parce qu’on sait que je n’aime pas l’effacement.&nbsp;</em>»</p>



<p>Laurène Marx et Fanny Sintès ont effectivement annulé leur venue à Châteauvallon, dans des termes violents, sur Intagram, juste avant que Charles Berling ne se rétracte publiquement&nbsp;: «<em>&nbsp;nous n’irons pas dans le théâtre de Charles Berling, signataire de cette immonde tribune</em>&nbsp;[…]&nbsp;<em>Sachez simplement que nous viendrons vous chercher et qu’on n’a qu’une hâte, c’est que vous disparaissiez et soyez oubliés.&nbsp;</em>[…]<em>&nbsp;Nous serons là pour applaudir au moment de votre chute. A très vite.&nbsp;</em>» &nbsp;</p>



<p>Une violence que Charles Berling comprend, «<em>&nbsp;parce qu’elle est celle des victimes&nbsp;</em>»mais dont il souffre visiblement, d’autant qu’il est tout autant attaqué, et moqué, depuis qu’il s’est rétracté. «<em>&nbsp;Je suis classé soudainement dans le camp des réactionnaires, on veut ma chute, celle de mon théâtre. Je demande simplement qu’on m’accorde un droit à l’erreur&#8230;</em>&nbsp;» Le comédien, la voix tremblante, explique sa position.<em> «&nbsp;Oui je pense qu’il faut conserver la culture, même coloniale, même phallocrate, en la contextualisant, en la critiquant, en favorisant la naissance et la reconnaissance des autres histoires. Une œuvre théâtrale, un spectacle, un film, n’existe que dans un contexte, </em>Madame Butterfly<em> n’est pas que l’histoire du capitalisme et de la prostitution au Japon. Nous devons continuer à montrer en contextualisant. Sans guerre entre nous, sans reniement de ce que nous avons aimé. Attention, cela n’excuse en rien ma signature, mais cela explique sans doute pourquoi je me suis laissé avoir</em>&nbsp;».</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>«<em> Je demande simplement qu’on m’accorde un droit à l’erreur »</em></p>
</blockquote>



<p>Effectivement que faire de notre culture, traversée par des images de domination masculine et de culture du viol&nbsp;? Le dernier rôle de Charles Berling dans<em> Après la répétition,</em> (mise en scène d’Ivo van Hove d’un film d’Ingmar Bergman) repose sur les relations problématiques d’un metteur en scène avec ses comédiennes, liant intimement théâtre, séduction et domination.&nbsp; «&nbsp;<em>Je pense que ce film de 1984&nbsp; fait partie de l’histoire. Ce qui intéressait Van Hove et l’a poussé à l’adapter à la scène, c’était les possibles qui étaient évoqués dans ce film, et qui n’advenaient pas. Le film s’inscrit dans une époque révolue mais le personnage que je joue renonce à sa relation avec une toute jeune actrice. Il sait qu’il faut changer les choses, c’est ce renoncement qui m’intéresse. L’acteur suédois le jouait en force, je ne le voyais pas comme ça. Son questionnement intérieur l’ouvre à de nouveaux possibles pour les relations entre les hommes et les femmes, en particulier dans le milieu du théâtre</em>.&nbsp;»</p>



<p>Un sujet qui est au cœur de la programmation de la scène nationale pour les prochains mois, qui questionne le couple&nbsp;: «&nbsp; <em>Je crois fondamentalement au couple, mais je sais aussi que c’est un travail de construire un couple sans domination. Je crois aussi qu’il n’existe pas sans amour, c’est l’amour qui le fait et le défait, un couple n’est pas forcément durable, le mariage n’est qu’un contrat, il ne fait pas les couples. Il y a mille façons de parler du couple, et j’aime particulièrement les photos d’Arianne Clément, le regard qu’elle pose sur des couples aux corps imparfaits, vieillissants, marqués par les épreuves. Comment ils sont beaux, parce qu’ils s’aiment, et que cela se voit.</em>&nbsp;»</p>



<p>AGNÈS FRESCHEL</p>
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