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	<title>Archives des Femme - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Femme - Journal Zebuline</title>
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		<title>Entre deux pôles</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Nov 2025 06:28:21 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Baie de Baffin.Groendland. Une femme, seule sur l’étendue de glace,  avance contre le vent polaire, dans une lumière rasante et installe un bivouac. Tout à coup un ours et un combat, à mains nues, dans ce froid extrême. Cette femme, c’est Coline Morel jouée par Blanche Gardin dans le nouveau film de Sébastien Betbeder , [&#8230;]</p>
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<p>Baie de Baffin.Groendland. Une femme, seule sur l’étendue de glace,  avance contre le vent polaire, dans une lumière rasante et installe un bivouac. Tout à coup un ours et un combat, à mains nues, dans ce froid extrême. Cette femme, c’est Coline Morel jouée par <strong>Blanche Gardin</strong> dans le nouveau film de <strong>Sébastien Betbeder </strong>, <em>L’Incroyable femme des neiges</em> . On  retrouve Coline,  en France, dans un hôpital  du Jura, où  un diagnostic lui est donné . <em>« J’ai 46 ans et je vais bientôt mourir »</em> nous apprend –elle.  Elle vient de se faire licencier de son emploi de chercheuse, spécialiste des pôles, et revient dans la maison familiale où vit son frère  Basile (<strong>Philippe Katerine),</strong> surpris et gêné : elle n’a plus donné de nouvelles depuis des années. Un retour qui commence par un coup de poêle sur la tête et ce ne sera pas le seul couac de ce séjour. Elle apprend que son compagnon, Sacha la quitte après 18 ans de vie, presque commune : Coline était souvent en expédition sur les traces du qivittoq, un  être surnaturel errant et mystérieux, issue de la mythologie inuit. « <em>Je t’ai quittée parce que tu me faisais peur, </em>lui dit –il par téléphone. Effectivement, Coline semble incontrôlable et dans le village , elle <em>« sème la terreur »</em> si bien que le frère cadet, Lolo (<strong>Bastien Bouillon</strong>) est appelé en renfort. Quand Coline croise Christophe, son premier amour, marié et instituteur, elle s’invite dans sa classe de maternelle pour venir raconter ses aventures polaires devant sa classe de maternelle. Une séquence hilarante ; un vocabulaire de spécialiste puis une démonstration, couteau à la main d’un  avec l’ours. Des enfants terrifiés et un prof  affolé chez qui elle va débarquer un soir. Elle agresse sa femme  l’accusant de lui avoir « volé » Christophe, jusqu’à ce qu’elle soit interpellé. Malgré l’aide apportée par ses frères à qui elle n’a toujours pas révélé sa maladie incurable, elle n’arrive pas à vivre là et….disparait. Tous la croient morte  et on laisse aux spectateurs découvrir la nouvelle vie ,  le choix de cette femme, borderline, qui vient de vivre une expérience ; se confronter à sa propre famille pour vraiment être sûre de sa place dans le monde. Une femme libre de choisir <em>« un bon jour pour mourir </em>» comme Dustin Hoffman dans <em>Little Big Man</em> qu’on entrevoit sur un écran.</p>



<p>Un film au sujet grave, un personnage confronté à la mort, mais que <strong>Sébastien Betbeder</strong> traite avec humour comme une comédie : <em>« J’assume totalement le film comme une comédie, même si j’aime beaucoup le terme de « dramedy ».</em>Et c’est vrai qu’on rit dans ce film, souvent surpris par ce personnage de femme exploratrice, solitaire, qui a toujours cherché un sens à sa vie, dont <strong>Blanche Gardin </strong>&nbsp;a su exprimer toutes les facettes. Quant aux deux frères, l’interprétation de <strong>Philippe Katerine</strong> et <strong>Bastien Bouillon</strong> est parfaite.&nbsp; Un beau travail aussi du directeur de la photo, <strong>Pierre-Hubert Martin,</strong> aussi bien pour les plans larges aux couleurs froides du Groenland&nbsp; que pour les intérieurs aux tons chauds,&nbsp; jaunes ocres.&nbsp; Un film à découvrir</p>



<p>Annie Gava</p>



<p><strong><em>L’incroyable femme des neiges</em></strong><strong> en salles le 12 &nbsp;novembre</strong></p>
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		<title>[ Cine Horizontes] Sorda :  sourde angoisse</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Oct 2025 08:43:24 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>On se souvient du documentaire Le Pays des sourds (1992) que Nicolas Philibert avait consacré à ceux et celles qui, sourds profonds depuis leur naissance ou les premiers mois de leur vie, rêvent, pensent, communiquent en signes et voient le monde différemment. En 2021, Eva Libertad co- réalise avec Nuria Muñoz un court métrage, Sorda, [&#8230;]</p>
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<p>On se souvient du documentaire <em>Le Pays des sourds</em> (1992) que <strong>Nicolas Philibert</strong> avait consacré à ceux et celles qui, sourds profonds depuis leur naissance ou les premiers mois de leur vie, rêvent, pensent, communiquent en signes et voient le monde différemment. En 2021, <strong>Eva Libertad</strong> co- réalise avec <strong>Nuria Muñoz</strong> un court métrage, <em>Sorda,</em> nominé aux Goya  2023 où elle  campe un couple heureux : Angela sourde et Dario entendant. Angéla, c’est <strong>Miriam Garlo,</strong> sa sœur, atteinte de surdité. Elle reprend titre et personnages dans son premier long métrage, Prix du Public dans la section Panorama de la Berlinale et Biznaga d’Or au Festival de Malaga</p>



<p>Angéla et Hector (<strong>Álvaro Cervantes</strong>), attendent leur premier enfant. L’accouchement est difficile, pour elle et pour les spectateurs : la directrice de la photo, <strong>Gina Ferrer García</strong> suit Angela de près, caméra à l’épaule, nous montrant sa détresse quand elle arrache, pour lire sur les lèvres, le masque chirurgical que porte la gynécologue pas consciente de la surdité de sa patiente. Leur fille, Ona, est là : « <em>Félicitations ! Votre fille est entendante</em> ! » leur annonce le médecin  après plusieurs  tests. Qu’aurait- il dit si elle avait été sourde !</p>



<p>On le sait,  l’arrivée d’un bébé fait souvent l&rsquo;effet d&rsquo;une bombe dans un couple. Pour Angéla, c’est très compliqué : des doutes  s&rsquo;insinuent dans son esprit quant à sa capacité à établir un lien avec son enfant et le monde qui l’entoure. Jusque là, Angela et Hector, avaient construit une bulle pour résoudre leurs problèmes de communication, mais à l&rsquo;arrivée d&rsquo;une troisième personne, ils sont obligés  de rencontrer des gens, à la crèche, au parc, de voir plus souvent  leurs familles, dont la mère d&rsquo;Angela, qui lui demande régulièrement de porter des aides auditives.  Le couple bat de l’aile ; survivra-t-il à ce bouleversement ?</p>



<p>« <em>Sorda est né de mon désir d’enquêter sur le lien entre le monde entendant et celui des sourds, sur la complexité de ce lien, avec ses difficultés, ses lumières et ses ombres</em>.» confie la réalisatrice. Dans ce film délicat, sensible, qui nous immerge, par un travail du son particulièrement efficace, dans le monde des non-entendants,  elle a réussi à nous faire partager ses découvertes, ses émotions grâce au jeu juste et intense des ses interprètes en particulier de Miriam Garlo, nous proposant un beau portrait de femme.</p>



<p>Annie Gava</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong><em>Sorda</em> sortira en salles le 1<sup>er</sup> avril 2026</strong></mark></p>



<p></p>
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		<title>Une Aïcha bien vivante</title>
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		<pubDate>Wed, 19 Mar 2025 07:16:57 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Tout comme pour son premier long métrage, Le Fils, le scenario d’Aicha s’inspire d’un fait réel survenu en 2019&#160;: une jeune femme après un accident de voiture avait eu l’idée de se faire passer pour morte, pour tester l&#8217;amour des siens. Aya, vit dans le sud de la Tunisie, à Tozeur, avec ses parents qui [&#8230;]</p>
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<p>Tout comme pour son premier long métrage<em>, Le Fils</em>, le scenario d’<em>Aicha </em>s’inspire d’un fait réel survenu en 2019&nbsp;: une jeune femme après un accident de voiture avait eu l’idée de se faire passer pour morte, pour tester l&rsquo;amour des siens.</p>



<p>Aya, vit dans le sud de la Tunisie, à Tozeur, avec ses parents qui voudraient la marier avec un homme plus âgé et plus fortuné, ce qui aiderait la famille, pauvre. Aya travaille dans un hôtel&nbsp; et a depuis quatre ans une relation clandestine avec le directeur, Youssef, un homme marié qui lui promet sans cesse de divorcer. Sur une route de montagne, le grand taxi qui transporte les employés et une passagère embarquée en chemin tombe dans un ravin et prend feu. Sept corps, sept victimes dont la liste est envoyée par la direction de l’hôtel. Mais la seule survivante, Aya, décide de ne rien dire. Elle est déclarée morte et assiste, entièrement voilée, à sa propre inhumation.</p>



<p>Désormais, elle s’appelle Amira, part à Tunis et va partager un appartement avec Lobna (<strong>Yasmine Dimassi</strong>), qui se dit doctorante en sciences humaines. Lobna va l’entrainer dans les folles nuits ou l’on boit, où l’on danse, où l’on drague, jusqu’au soir où un drame se produit dans la boite de nuit. Amira, impliquée, est interrogée par la police, confrontée à son mensonge et à ceux des autres. C’est ainsi que sa route croise celle de Farès, chef adjoint de la police qu’interprète <strong>Nidhal Saadi </strong>(une star en Tunisie).</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">En quête de liberté</mark></strong></p>



<p>Portrait d’une femme en quête de liberté, <em>Aicha </em>est aussi la radioscopie d’un pays où règnent la corruption et l’oppression de la police, l’injustice sociale, où les femmes sont soumises aux pressions de la famille et du patriarcat. Le voyage initiatique d’Aya-Amira est filmé par la caméra portée d’<strong>Antoine Héberlé</strong>, le directeur de la photo, qui avait déjà travaillé sur&nbsp; <em>Un Fils. </em>Il ne la lâche pas&nbsp;: gros plans de face à Tozeur, aux couleurs aussi ternes que son quotidien, la ville qu’elle veut quitter. À Tunis, la caméra la suit, nous permettant de découvrir la capitale avec ses yeux. Une ville qui la fascine, pleine de couleurs d’énergie et de mystère. <strong>Fatma Sfar</strong> qui interprète cette femme en changement, est excellente, montrant avec subtilité, toutes ses facettes.</p>



<p>Questions de société, d&rsquo;intimité, de politique, de police, de suspense s’entremêlent dans ce film superbement mis en scène. La musique d’<strong>Amine Bouhafa</strong>, narrative, y contribue largement. «&nbsp;<em> Tozeur n’est pas filmé comme Tunis. Aya n&rsquo;est pas filmée comme Amira qui n&rsquo;est pas filmée comme Aïcha. </em>[…]<em> Je devais être constamment vigilant pour m&rsquo;assurer la cohérence de l’histoire et l’évolution du personnage</em>&nbsp;», précise <strong>Mehdi M. Barsaoui</strong>. C’est réussi&nbsp;! Il a su à travers son histoire et ses personnages contrastés montrer la complexité des rapports humains. : Aïcha, qui en arabe littéral, signifie «&nbsp;vivant&nbsp;» a donné son titre au film. Il suffit de le voir pour comprendre pourquoi.</p>



<p>Annie Gava</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>En salles le 19 mars</strong></mark></p>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/">Cinéma ici </a></p>
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		<title>« Anna », l’indomptée</title>
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		<pubDate>Wed, 05 Mar 2025 07:42:17 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est un fait divers qui a retenu l’attention de Marco Amenta, ancien photojournaliste : un petit paysan de Sardaigne s’est battu jusqu’au bout pour garder sa terre et il a réussi dans une région où, en général, ce sont les forts qui gagnent. Le réalisateur, qui venait de faire un documentaire sur une bergère décide [&#8230;]</p>
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<p>C’est un fait divers qui a retenu l’attention de <a href="https://www.instagram.com/marco.amenta/">Marco Amenta,</a> ancien photojournaliste : un petit paysan de Sardaigne s’est battu jusqu’au bout pour garder sa terre et il a réussi dans une région où, en général, ce sont les forts qui gagnent. Le réalisateur, qui venait de faire un documentaire sur une bergère décide d’écrire une fiction, Anna, qu’il tourne en langue sarde. Le portrait  d’une femme, sauvage, viscéralement attachée à sa terre qui s’engage dans une lutte totale.</p>



<p><strong>David contre Goliath</strong></p>



<p>Anna (<strong><em><a href="https://www.instagram.com/rose_aste/">Rose Aste</a></em>)</strong> vit seule dans une petite ferme, avec ses chèvres auxquelles elle est très attachée, sur sol âpre qui l’a vue naître. Elle vend ses fromages sur les marchés. De temps à  autre, elle va danser, boit et a des aventures qui ne durent pas. Une vie solitaire qu’elle s’est choisie pour échapper à une situation qui la faisait souffrir. Quand un hélicoptère survole ses enclos pour y déposer la statue de la Vierge qui va protéger le futur chantier, rien ne sera plus pareil. Les monstres mécaniques vont violer la terre où elle vit. La mairie a accordé le permis de construire un énorme complexe hôtelier, ce qui réjouit les villageois : promesses d’emplois et de profit. Anna n’a pas de titre de propriété : autrefois les contrats se concluaient oralement. La lutte ne sera pas facile. Isolée, boycottée par tous y compris celles qui lui achetaient ses fromages, Anna ne baisse pas les bras bien que l’avocat, qu’on lui a attribué, lui assure qu’elle ne pourra pas gagner. Même si cette situation éveille en elle des souvenirs très douloureux, rebelle jusqu’au bout, tenace, indomptable, la belle Anna se bat pour sa terre, pour la Terre qu’elle ne veut pas voir dévorée par le béton. Elle ne se laisse pas acheter malgré les 600 000 euros que lui proposent les promoteurs. Un combat de David contre Goliath haletant…</p>



<p>Tourné souvent en longs plans séquences, joué par des comédiens et des non professionnels, Anna est un film éminemment politique, sans didactisme ; il soulève des questions de société : respect de la terre et profit, droit de vivre libre, violences faites aux femmes. La comédienne qui incarne Anna,<strong> Rose Aste,</strong> par son jeu viscéral, animal, est époustouflante et tout au long du film, on aurait envie d’être aux côtés de cette indomptée pour la soutenir.</p>



<p>ANNIE GAVA</p>



<p><em>Anna</em> de Marco Amenta © MACT Productions</p>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/">cinéma ici </a></p>



<p></p>
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		<title>La télé et la réalité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Nov 2024 13:10:35 +0000</pubDate>
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<p>La nuit. Un parking désert, une silhouette s’entraine à la barre&nbsp;dans une séance de pole dance. C’est une jeune fille qui vit à Fréjus, à l’allure très «&nbsp;cagole&nbsp;» aux faux ongles très longs, aux vêtements clinquants, aux talons garnis de strass. Elle pique dans les magasins et revend chargeurs, produits, parfums… Elle sort avec ses copines, danse, se filme, vérifie le nombre de followers sur les réseaux sociaux &#8211; très important pour elle. Elle n’aspire qu’à une chose, être repérée et pouvoir participer au casting d’une émission de télé-réalité, «&nbsp;Miracle Island&nbsp;»saison 9. Elle s’appelle Liane Pougy et a 19 ans, précise-t-elle à la directrice de casting.</p>



<p>Commence l’attente et dans ce temps suspendu, nous allons voir vivre cette jeune fille d’un milieu défavorisé, pour qui la télé-réalité est un moyen de s’en sortir. Pour cela, il faut être parfaite, exacerber sa féminité, recourir aux artifices, faux cils, faux ongles, extensions capillaires, lèvres botoxées, seins augmentés et fesses quand on aura l’argent pour le faire. Liane n’hésite pas à malmener son corps. Elle se fait elle-même avec une aiguille un tatouage étoilé sur le ventre. Liane ne recule devant rien&nbsp;; c’est une guerrière, toujours en action, frondeuse, impulsive, mais son regard triste d’animal blessé, parfois, révèle qu’elle ne se sent pas aimée&nbsp;: sa mère, qu’elle qualifie d’&nbsp;«&nbsp;ombre&nbsp;» &nbsp;et de&nbsp;«&nbsp;souffle&nbsp;» l’a placée durant trois ans dans un foyer et Liane veut tout faire pour éviter à sa sœur Alicia (<strong>Ashley Romano</strong>) le même destin. Elle a du mal accepter le soutien de Dino (<strong>Idir Azougli</strong>), un garçon fragile et touchant,&nbsp;&nbsp; qu’elle avait connu au foyer.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Se refaire les saints</strong></mark></p>



<p>Liane croit en elle et… en Dieu. Elle apprend à Dino une prière et sans doute prie pour que sa croisade aboutisse. Bien qu’hyper sexualisée, elle est vierge et ne semble avoir aucun autre désir. Elle souffre pour être belle&nbsp;; si elle est belle elle sera aimée… C’est un «&nbsp;diamant brut&nbsp;» qu’elle taille elle-même nous révélant au fil du film toutes ses facettes. C’est <strong>Malou Khezibi</strong> qui l’incarne. Un premier rôle au cinéma. Un coup de maitre&nbsp;!</p>



<p><em>Diamant brut,</em> le premier long d’<strong>Agathe Riedinger</strong>,très bien filmé par <strong>Noé </strong><strong>Bach</strong>, est un film un peu rugueux qui se laisse approcher comme son héroïne, facette après facette. Il faut accepter de mettre de coté ses propres clichés sur les «&nbsp;bimbos&nbsp;», sur ce qu’on peut trouver criard et de mauvais goût, ses préjugés bien pensants. Le regard bienveillant de la réalisatrice sur son personnage nous permet de le faire. Agathe Riedinger nous l’avait déjà montré dans son court <em>J’</em><em>attends Jupiter, </em>présélectionné aux César 2019.</p>



<p>ANNIE GAVA</p>



<p><em>Diamant brut</em>, d’<strong>Agathe Riedinger</strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>En salles le 20 novembre</strong></mark></p>
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		<title>Quand France rime avec rance</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Mar 2024 14:57:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Édito]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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		<category><![CDATA[Aya Nakamura]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’adjectif vient du provençal pourtant, et désigne l’odeur et le goût écœurants des corps gras trop exposés à l’air du temps. Le beurre rancit, les esprits aussi. La France est-elle peuplée de corps gras&#160;?&#160; On peut aimer ou non Aya Nakamura, trouver ses textes inventifs ou incompréhensibles, apprécier (ou non) ce vocabulaire teinté d’anglais, de [&#8230;]</p>
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<p>L’adjectif vient du provençal pourtant, et désigne l’odeur et le goût écœurants des corps gras trop exposés à l’air du temps. Le beurre rancit, les esprits aussi. La France est-elle peuplée de corps gras&nbsp;?&nbsp;</p>



<p>On peut aimer ou non Aya Nakamura, trouver ses textes inventifs ou incompréhensibles, apprécier (ou non) ce vocabulaire teinté d’anglais, de romani et de néologismes, cette syntaxe qui accole, coupe et choque plutôt que de subordonner. On peut aimer (ou non) mais sa grammaire est clairvoyante&nbsp;: refuser la subordination passe aussi par l’invention d’autres phrases, à soi, et d’autres mots, à soi, qui très judicieusement ne sont pas formés par l’ajout de préfixes et suffixes à des racines pures. La grammaire académique, inventée par la monarchie absolue, a toujours été destinée à contraindre, dénigrer et confisquer les langues régionales des provinces rebelles et les parlers populaires.</p>



<p>Or Aya Nakamura est la chanteuse française la plus écoutée au monde et le symbole qu’elle représente pour le corps gras français est insupportable. Parce qu’elle est noire, mais aussi parce qu’elle n’en parle pas, s’attachant plutôt à affirmer sa liberté de femme contre la domination masculine, contre les «&nbsp;Djadja&nbsp;» qui la harcèlent, les «&nbsp;Pookie&nbsp;» qui trahissent et balancent, les «&nbsp;Jo&nbsp;» qui matent les fessiers des «&nbsp;Copines&nbsp;». Elle affirme dans chaque titre qu’elle aime les hommes, mais est maîtresse de son corps.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Renverser les schémas</mark></strong></p>



<p>Le corps de la femme noire est l’objet ultime de domination du corps gras, du corps rance, de la France. Elle l’a exploité dans les plantations de sucre, les zoos humains, toutes les basses tâches du sexe, du soin et du ménage. Aujourd’hui encore, les femmes noires sont majoritaires dans ces professions dénigrées et sous payées.</p>



<p>Aya Nakamura, égérie de Lancôme, se filme sur des yachts, au Palais de Fontainebleau, avec des accessoires et des tenues de luxe, la robe de Michelle Obama, entourée d’une bande de copines toutes aussi belles qu’elles, et pas forcément racisées. Les garçons de ses shows l’entourent et dansent comme des Claudettes déchaînées. Elle lisse ses cheveux et s’impose sans doute des heures quotidiennes de soins esthétiques mais elle incarne l’impossibilité de la domination par les blancs, par les hommes&nbsp;: condamnée pour violence réciproque sur conjoint, elle n’est décidément pas maîtrisable…</p>



<p>Contestable sur ce point, Aya Nakamura est une icône, rassemblant des foules, générant des flux financiers. Ambassadrice du luxe, elle a été désignée par notre Président, qui est sensible aux intérêts de ces industries, pour chanter Piaf à l’ouverture des JO. Le déclenchement persistant de haine face à cette désignation opportuniste est le signe de deux choses&nbsp;: Macron, malgré la loi immigration et le soutien insensé à Depardieu, ne maîtrise plus les rances racistes et sexistes qu’il a laissés prospérer ; les femmes noires n’ont plus besoin de Pierre Perret ou de <em>Revue Nègre</em> pour dominer la chanson française.</p>



<p>AGNÈS FRESCHEL</p>
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		<title>« Les paradis de Diane », on ne nait pas mère</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 Mar 2024 10:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une scène d’amour. Une naissance. Tout le monde est heureux : les grands parents, Martin, ce père qui a juste oublié d’apporter le chocolat promis à la jeune accouchée. Quand Martin quitte le soir la maternité, Diane, visage fatigué et regard éteint, regarde ce bébé qui n’a pas encore de prénom et qui pleure. Elle lui chante [&#8230;]</p>
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<p>Une scène d’amour. Une naissance. Tout le monde est heureux : les grands parents, Martin, ce père qui a juste oublié d’apporter le chocolat promis à la jeune accouchée. Quand Martin quitte le soir la maternité, Diane, visage fatigué et regard éteint, regarde ce bébé qui n’a pas encore de prénom et qui pleure. Elle lui chante une comptine sans le prendre dans ses bras puis s’enfuit dans la nuit. C’est ainsi que commence le film de <strong>Carmen Jaquier</strong> et <strong>Jan Gassmann, <em>Les Paradis de Diane, </em></strong>présenté dans la section Panorama de la 74<sup>e</sup> Berlinale<em>.</em> Un film inconfortable qui d’abord peut déranger, puis faire réfléchir, peut être même réconforter  certain·e·s.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Couper le cordon</strong></mark></p>



<p>Diane quitte Zurich, s’embarquant dans un bus jusqu’à son terminus&nbsp;: une station balnéaire espagnole, Benidorm. Elle se débarrasse de son téléphone portable saturé d’appels de Martin, coupant ainsi le cordon une nouvelle fois. À la fois perdue et soulagée. Vivre dans le présent&nbsp;: trouver un endroit pour dormir, gérer son corps et ses seins gorgés de lait. La caméra portée du directeur de la photo <strong>Thomas Szczepanski</strong> ne la quitte pas, donnant à voir son visage tourmenté dans les lumières de la ville, la nuit, son vague à l’âme, son corps qui semble flotter. Sa rencontre avec Rosa (<strong>Aurore Clément</strong>) qui a chuté dans une rue et qu’elle ramène chez elle, va tout changer. «&nbsp;<em>Les gens quand on les ouvre, il y a des paysages à l’intérieur</em>&nbsp;» lui chuchote Rosa – sans doute aime t-elle Agnès Varda&nbsp;! Rosa lui apprend à vivre le présent. Elle l’aide à savoir ce qu’elle veut, qui elle est vraiment. Car qui est-elle&nbsp;? Entre errances dans la ville, conversations avec Rosa, rencontres avec des hommes qui la désirent avec son corps marqué encore par les traces de sa maternité. «&nbsp;<em>Suis-je un monstre&nbsp;?</em>&nbsp;» demande-t-elle à un amant de passage. Et quand à sa question «&nbsp;<em>si t’étais un paysage, tu serais quoi&nbsp;?</em>&nbsp;» Martin&nbsp; venu la rechercher au commissariat répond «&nbsp;<em>un paysage de mon enfance&nbsp;</em>»<em>.</em> Elle pense à ce lui avait dit Rose avant de disparaitre «&nbsp;<em>toi, tu es une île, une île sauvage.&nbsp;</em>»</p>



<p><strong>Dorothée de Koon</strong> incarne remarquablement cette île sauvage, cette femme en pleine errance, accompagnée par la musique de <strong>Marcel Vaid</strong>. «&nbsp;<em>Le titre fait écho au film </em><em>Les Rendez-vous d’Anna</em><em> de <strong>Chantal Akerman </strong>qui est une référence pour nous. Il a été très important pour l’écriture de notre film et même après.</em><em> Les Paradis de Diane</em><em> est le portrait d’une femme, pas celui des femmes</em>&nbsp;» précisent les cinéastes. Celui d’une femme qui ne devient pas mère. On ne nait pas mère&nbsp;: on le devient ou pas.</p>



<p>ANNIE GAVA<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>À Berlin</strong></mark></p>



<p>En salles prochainement</p>
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		<title>Chuter et&#8230; rebondir</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Dec 2023 08:14:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Films]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Chuter, et rebondir Blackbird Blackbird Blackberry, le troisième long-métrage de la Géorgienne Elene Naveriani présente l’histoire d’une femme, forte et vulnérable, qui s’affranchit de sa condition Tout commence par une rencontre&#160;: une femme qui cueille des mûres, près d’un ravin, entend le chant d’un merle et, captivée par l’oiseau, glisse… Elle s’accroche, lutte pour ne [&#8230;]</p>
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<p>Chuter, et rebondir</p>



<p><em>Blackbird Blackbird Blackberry</em>, le troisième long-métrage de la Géorgienne <strong>Elene Naveriani</strong> présente l’histoire d’une femme, forte et vulnérable, qui s’affranchit de sa condition</p>



<p>Tout commence par une rencontre&nbsp;: une femme qui cueille des mûres, près d’un ravin, entend le chant d’un merle et, captivée par l’oiseau, glisse… Elle s’accroche, lutte pour ne pas mourir. Etero (<strong>Eka Chavleishvili)</strong>, cette femme d’une cinquantaine d’années vit seule et tient, dans un petit tillage de Géorgie, une boutique «&nbsp;<em>rien que pour vous, beauté et confort&nbsp;</em>».&nbsp;Sa vie n’est pas des plus épanouies dans ce village traditionnel&nbsp;où les femmes doivent se marier et élever des enfants pour «&nbsp;servir le pays&nbsp;», comme le lui rappellent ses voisines, la regardant avec un mélange de curiosité, de pitié et de dérision. Mais ce moment où elle a frôlé la mort change tout pour elle. Elle est troublée par &nbsp;Murman (<strong>Temiko Chinchinadze</strong>), un livreur.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Cœur tendre</mark></strong></p>



<p>Elle, encore vierge à 48 ans, découvre le plaisir, le contact des corps, la sensualité. «&nbsp;<em>Je n’ai pas fait ça parce que j&rsquo;avais peur de quelque chose, mais en fait, j&rsquo;en ai besoin&nbsp;</em>» s’avoue-t-elle. Une histoire de désir et d’amour caché, d’une grande tendresse, filmée avec pudeur et sensualité. Murman et Etero se retrouvent dans les bois, à l’hôtel, dans les lieux où cet homme au cœur tendre venait enfant… jusqu’au moment où il lui annonce qu’il va prendre la route vers la Turquie pour gagner plus d’argent. Grande est la tristesse de cette femme qui vient de découvrir l’amour mais qui sait ce qu’elle veut au plus profond d’elle même. «&nbsp;<em>Je veux être seule, faire ce que je veux, quand je veux, comme je veux&nbsp;</em>» lui dira-telle plus tard alors qu’il lui propose de l’emmener au bout de la terre…</p>



<p>Inspiré par un roman de <strong>Tamta Melashvili</strong>, le troisième long métrage de la géorgienne <strong>Elene Naveriani</strong>, <em>Blackbird Blackbird Blackberry</em> est un film très fort dont les images en rouge, rouille, terre cuite, contrastant avec le vert, superbement cadrées et éclairées par la directrice de la photo <strong>Agnesh Pakozdi</strong>, restent longtemps en mémoire. <strong>Eka Chavleishvili </strong>incarne avec force et délicatesse cette femme, forte et vulnérable à la fois, qui aspire à la liberté et s’affranchit du rôle <a></a>prédéterminé attribué aux femmes dans la société. Une interprétation qui lui a valu le Prix de la meilleure actrice au festival de Sarajevo.</p>



<p>ANNIE GAVA</p>



<p>Film présenté à la <em>Quinzaine des Cinéastes</em> 2023<br><br><em>Blackbird Blackbird Blackberry</em>, d&rsquo;<strong>Elene Naveriani</strong><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">En salles le 13 décem</mark></strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>bre</strong></mark></p>
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		<title>« Anna », l’indomptée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Nov 2023 18:14:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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		<category><![CDATA[Cinemed]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est un fait divers qui a retenu l’attention de Marco Amenta, ancien photojournaliste&#160;: un petit paysan de Sardaigne s’est battu jusqu’au bout pour garder sa terre et il a réussi dans une région où, en général, ce sont les forts qui gagnent. Le réalisateur, qui venait de faire un documentaire sur une bergère décide d’écrire [&#8230;]</p>
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<p>C’est un fait divers qui a retenu l’attention de <strong>Marco Amenta</strong>, ancien photojournaliste&nbsp;: un petit paysan de Sardaigne s’est battu jusqu’au bout pour garder sa terre et il a réussi dans une région où, en général, ce sont les forts qui gagnent. Le réalisateur, qui venait de faire un documentaire sur une bergère décide d’écrire une fiction, <em>Anna</em>, qu’il tourne en langue sarde. Le portrait&nbsp; d’une femme, sauvage, viscéralement attachée à sa terre qui s’engage dans une lutte totale.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">David contre Goliath</mark></strong></p>



<p>Anna (<strong>Rose</strong> <strong>Aste</strong>) vit seule dans une petite ferme, avec ses chèvres auxquelles elle est très attachée, sur sol âpre qui l’a vue naître. Elle vend ses fromages sur les marchés. De temps à  autre, elle va danser, boit et a des aventures qui ne durent pas. Une vie solitaire qu’elle s’est choisie pour échapper à une situation qui la faisait souffrir. Quand un hélicoptère survole ses enclos pour y déposer la statue de la Vierge qui va protéger le futur chantier, rien ne sera plus pareil. Les monstres mécaniques vont violer la terre où elle vit. La mairie a accordé le permis de construire un énorme complexe hôtelier, ce qui réjouit les villageois : promesses d’emplois et de profit. Anna n’a pas de titre de propriété : autrefois les contrats se concluaient oralement. La lutte ne sera pas facile. Isolée, boycottée par tous y compris celles qui lui achetaient ses fromages, Anna ne baisse pas les bras bien que l’avocat, qu’on lui a attribué, lui assure qu’elle ne pourra pas gagner. Même si cette situation éveille en elle des souvenirs très douloureux, rebelle jusqu’au bout, tenace, indomptable, la belle Anna se bat pour sa terre, pour la Terre qu’elle ne veut pas voir dévorée par le béton. Elle ne se laisse pas acheter malgré les 600 000 euros que lui proposent les promoteurs. Un combat de David contre Goliath haletant…</p>



<p>Tourné souvent en longs plans séquences, joué par des comédiens et des non professionnels, <em>Anna</em> est un film éminemment politique, sans didactisme ; il soulève des questions de société : respect de la terre et profit, droit de vivre libre, violences faites aux femmes. La comédienne qui incarne Anna, <strong>Rose</strong> <strong>Aste</strong>, par son jeu viscéral, animal, est époustouflante et tout au long du film, on aurait envie d’être aux côtés de cette indomptée pour la soutenir.</p>



<p><em>Anna</em>, primé à Venise aux <em>Giornate degli Autori</em>, n’a pas encore de distributeur en France. On espère qu’il en trouvera un&nbsp;!</p>



<p>ANNIE GAVA</p>



<p><em>Anna</em> de <strong>Marco Amenta</strong> © MACT Productions</p>
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		<title>Iran, les vraies raisons d’un soulèvement</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ludovic Tomas]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Oct 2022 12:17:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Idées et rencontres]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Femme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Si le long conflit avec l’Irak a marqué pour toujours l’enfant qu’elle était, le mouvement d’insurrection que traverse l’Iran est historique pour Jina*. Si pour elle la mort tragique de Mahsa Amini a été l’élément déclencheur de la révolte, les raisons ne relèvent pas simplement d’une affaire de voile mais bien d’une colère plus profonde [&#8230;]</p>
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<p>Si le long conflit avec l’Irak a marqué pour toujours l’enfant qu’elle était, le mouvement d’insurrection que traverse l’Iran est historique pour Jina<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">*</mark>. Si pour elle la mort tragique de Mahsa Amini a été l’élément déclencheur de la révolte, les raisons ne relèvent pas simplement d’une affaire de voile mais bien d’une colère plus profonde et générale à l’encontre du régime et du guide suprême.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La mort de Mahsa Amini</mark><br></strong>«&nbsp;C’est la goutte d’eau qui a fait déborder un vase déjà bien rempli. C’est en piratant le site de l’hôpital où cette jeune kurde de 22 ans est décédée et en envoyant le dossier médical aux chaînes de télévision iraniennes privées qui émettent depuis l’étranger que le mouvement Anonymous a révélé la vérité. Le crâne de Mahsa a été défoncé. Elle était en vacances, partie visiter Téhéran avec son petit frère. Les images d’elle qui ont été prises avant le drame la montre bien voilée. C’est un acte de violence gratuite de la part de l’État pour affirmer sa force. Il y a eu une pression énorme sur son père pour qu’on l’enterre dans la nuit afin d&rsquo;éviter la présence de la foule à l&rsquo;enterrement. La mort de Mahsa est vécue comme une profonde injustice parce qu’elle était une kurde iranienne innocente et inoffensive. Elle est devenue un symbole qui a fait tout exploser.&nbsp;Jusqu&rsquo;à aujourd&rsquo;hui, <em>#MahsaAmini</em> a été tweeté plus de 200 millions fois !&nbsp;»</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Le contexte</strong><br></mark>« Depuis un an et la dernière élection, la police politique accentue la répression. Elle arrête des filles qui ne seraient pas habillées selon les règles du régime. Alors que deux ans plus tôt, l’État avait déjà un peu lâché la bride, se disant qu’un peu de liberté ferait du bien aux gens, en pleine crise économique et chute de la monnaie. Sauf qu’une fois que tu as pris l’habitude de porter le voile de manière plus lâche sur les cheveux, tu n’acceptes plus de revenir en arrière. Des images d’arrestations violentes ont commencé à circuler. On voyait des policiers en civil tirer des femmes par le foulard. Puis Khamenei [l’actuel « Guide suprême », celui qui détient véritablement le pouvoir dans le pays, <em>ndlr</em>] a autorisé ses fidèles à être représentant de l’ordre islamique. Cela a mis les gens les uns contre les autres et créé beaucoup de tension. Au bout d’un certain temps, les gens ont dit stop : ce n’était plus possible que des personnes qui n’avaient aucune légitimité fassent le travail de la police. »</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«&nbsp;Du voile, on est passé aux autres sujets bien plus importants&nbsp;»</p></blockquote>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>La généralisation du mouvement</strong><br></mark>« La première semaine, la composition des manifestations était essentiellement féminine et les revendications basées sur le voile. Progressivement, les hommes les ont rejointes et le slogan national est devenu « Zan – Zendegi – Azadi » : « Femme – Vie – Liberté ». On entend le mot d’ordre « À bas le dictateur ! » jusque dans les écoles primaires ! Des adolescents ont déchiré les images de Khomeini et de son successeur Khamenei de leurs livres scolaires et les ont brûlées. D’autres se sont pris en photo en faisant un doigt d’honneur. Tout cela ne s’était jamais vu avant. Aujourd’hui dans les manifestations, il y a des femmes voilées et des femmes non voilées ensemble et solidaires. Elles défendent d’ailleurs la liberté de choisir. Dans le groupe de personnes avec lesquelles je manifestais, nous étions musicienne, compositeur, photographe, metteur en scène, chanteur&#8230; »</p>



<p></p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>La répression</strong><br></mark>« La police anti-émeutes – souvent en civil – a encerclé l’université Sharif de Téhéran et tiré sur les étudiants qui font pourtant partie de l’élite. Dans la région du Baloutchistan, frontalière du Pakistan, une adolescente de 15 ans s’est fait violer par un chef de la police. Le Baloutchistan est devenu un bain de sang depuis… Nika Shakarami, une fille de 17 ans originaire de Khorramabad, a été arrêtée et massacrée à Téhéran lors d&rsquo;une manifestation. Son corps a été enterré dans un petit village en absence de sa famille, et le dossier classé. Même les gens qui ont participé à des manifestations contre la guerre en Ukraine ont été fichés, assignés à résidence voire mis en prison. Et des prisonniers, des condamnés à mort ont été recrutés pour participer à la répression ! Après tout cela, comment peut-on laisser parler pendant une demi-heure, sans même réagir, le président iranien Raisi à la tribune des Nations Unies [le 21 septembre dernier, <em>ndlr</em>] alors qu’au même moment il est en train de massacrer son peuple ? »</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«&nbsp;Depuis un an et la dernière élection, la police politique accentue la répression&nbsp;»</p></blockquote>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Les causes profondes de la révolte</strong><br></mark>« Sur le plan économique, le pays est en train de s’effondrer. Ça avait déjà commencé sous Ahmadinejad [président de la République islamique d’Iran de 2005 à 2013, <em>ndlr</em>]. Aujourd’hui, un café à Téhéran est plus cher qu’à Marseille ! On voit énormément d’enfants mendier dans le métro. Et à chaque fois que le gouvernement iranien sent qu’économiquement les gens sont en train de craquer, il met la pression pour changer l’angle de vue et de sujet. L’État iranien sait que s’il lâche sur le hijab, il devra accepter toutes les revendications. Il faudra qu’il accepte que les cinéastes tournent ce qu’ils veulent, que les femmes chantent sur scène, que les écrivains écrivent ce qu’ils veulent. Cela accorderait des libertés qui depuis 43 ans sont bridés dans un package. »</p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="480" height="720" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/10/woman-7483523_960_720.jpg?resize=480%2C720&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-117001" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/10/woman-7483523_960_720.jpg?w=480&amp;ssl=1 480w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/10/woman-7483523_960_720.jpg?resize=200%2C300&amp;ssl=1 200w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/10/woman-7483523_960_720.jpg?resize=280%2C420&amp;ssl=1 280w" sizes="(max-width: 480px) 100vw, 480px" /><figcaption>© DR</figcaption></figure>
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<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>La campagne des artistes françaises</strong><br></mark>« Ça me fait plaisir de voir Juliette Binoche et d’autres se couper une mèche. C’est symbolique, ça fait le buzz… Mais ce n’est pas avec trois centimètres de cheveux d’artistes françaises que la France va aider le peuple iranien. Ce serait plus efficace de couper les liens diplomatiques pour isoler l’Iran. Non pas avec un embargo qui fait souffrir la population mais en rappelant les ambassadeurs des pays européens. C’est vrai que la partie visible, quand un touriste occidental va en Iran, ce sont les femmes voilées. Mais tout le reste, qui ne se voit pas, ça ne les gêne pas ? Les prisonniers politiques ? La peine de mort ? Du voile, on est passé aux autres sujets bien plus importants. Tout l’Iran est en feu et on dirait que le monde – y compris ces artistes – ne s’intéresse pas à tous les autres droits bafoués. »</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«&nbsp;Peut-être que l&rsquo;odeur du pétrole couvre l&rsquo;odeur du sang des manifestants&nbsp;»</p></blockquote>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>La position de la France</strong><br></mark>« La France ne peut bien sûr pas se mêler des problèmes du monde entier mais elle les crée en partie. On sait que des membres du gouvernement envoient leurs enfants en France – et en Europe en général – pour sortir l’argent de l’Iran. Il faut les en empêcher en bloquant ces comptes en banque qui représentent des millions d’euros. Comme on a pu le faire avec les Russes. Si on ne parle que de voile et de cheveux, c’est parce que pour le reste, c’est plus compliqué. Peut-être que l&rsquo;odeur du pétrole couvre l&rsquo;odeur du sang des manifestants&#8230; D’ailleurs lors d’un rassemblement d’Iraniens devant l&rsquo;ambassade d&rsquo;Iran à Paris, la police française est intervenue comme si elle défendait l’Élysée, en envoyant du gaz lacrymogène et en frappant les manifestants à coup de matraques ! Les vidéos filmées sur place sont hallucinantes. Je me souviens qu’une des premières images de la Révolution iranienne est l’arrivée de Khomeini à Téhéran dans un avion d’Air France, accompagnée d’une hôtesse de l’air. Personne n’avait demandé de le faire sortir de sa résidence à Neauphle-le-Château. C’est la France qui l’a envoyé à Téhéran. »</p>



<p>PROPOS RECUEILLIS PAR LUDOVIC TOMAS<br><br><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">*</mark>Le prénom a été changé pour des raisons évidentes de sécurité</em></p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/iran-les-vraies-raisons-dun-soulevement/">Iran, les vraies raisons d’un soulèvement</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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