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	<title>Archives des Festival d’Aix-en-Provence - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Festival d’Aix-en-Provence - Journal Zebuline</title>
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		<title>De la musique et des pensées </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Jul 2025 10:29:25 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Directeur général du Festival d&#8217;Aix-en-Provence depuis 2018, le metteur en scène libano-britannique a marqué le festival par son audace artistique et son engagement en faveur de la création contemporaine. Une excellence qui n’avait pas évité au festival de connaître une situation économique dramatique en 2024. Lors de la présentation de l’édition 2025, Pierre Audi s’était cependant félicité du redressement financier rendu possible « grâce à [&#8230;]</p>
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<p>Directeur général du <em><a href="https://festival-aix.com/">Festival d&rsquo;Aix-en-Provence</a></em> depuis 2018, le metteur en scène libano-britannique a marqué le festival par son audace artistique et son engagement en faveur de la création contemporaine. Une excellence qui n’avait pas évité au festival de connaître une situation économique dramatique en 2024. Lors de la présentation de l’édition 2025, Pierre Audi s’était cependant félicité du redressement financier rendu possible « <em>grâce à l’État, les collectivités territoriales, les mécènes, la qualité de l’équipe et les nombreux amis </em>». Dans un coin de sa tête aussi, la perspective pour le festival de recevoir le prix Birgit Nilsson 2025, qui lui sera décerné quelques semaines après la mort de son directeur. Une première pour une institution culturelle, qui outre le prestige, lui assure une enveloppe de 1 million d’euros. </p>



<p>«&nbsp;<em>Désir destructeur, émancipateur, métamorphoses</em>&nbsp;» : tels sont quelques-uns des thèmes que Pierre Audi avait&nbsp;choisis&nbsp;pour structurer un programme conçu et présenté de son vivant. Cette édition endeuillée, nul n’en doute, prendra la forme d’un hommage vibrant à celui qui en fut l’architecte passionné.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Don Giovanni Saison 8</mark></strong></h3>



<p>Parmi les temps forts de la programmation on peut noter le retour, pour la huitième fois, de <em>Don Giovanni </em>à Aix<em>. </em>La mise en scène<em> </em>a été confiée à <strong><a href="https://roberticke.com/">Robert Icke</a></strong>.<em> </em>Figure du renouveau théâtral britannique, connu pour ses adaptations théâtrales audacieuses de classiques comme <em>Hamlet</em> ou <em>Oresteia</em>, il fait ses débuts dans le monde de l’opéra ; une première incursion quipromet une relecture innovante de l&rsquo;œuvre de Mozart, en collaboration avec le chef d&rsquo;orchestre <strong>Sir Simon Rattle</strong>, à la tête de l&rsquo;Orchestre symphonique de la Radiodiffusion bavaroise. Le chef anglais, habitué d’Aix n’y a cependant jamais dirigé Mozart.</p>



<p>Tout autre registre pour <em>Louise</em> de Gustave Charpentier, œuvre peu connue que Pierre Audi tenait à remettre en lumière, convaincu de sa portée politique et poétique. Cet opéra naturaliste parle des rêves d’une jeune femme dans le Paris ouvrier de la Belle Époque et dece monde en mutation traversé par les luttes sociales, les aspirations féminines, le désir d’art et de liberté. La soprano <strong><a href="https://elsadreisig.com/">Elsa Dreisig</a></strong> incarnera le rôle-titre.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Baroque et boudhisme</mark></strong></h3>



<p>Après&nbsp;<em>Elena</em>&nbsp;et&nbsp;<em>Erismena&nbsp;</em>au Théâtre du Jeu de Paume en 2013 et 2017, le festival poursuit sa découverte de l’œuvre de Francesco Cavalli&nbsp;avec&nbsp;<em>La Calisto</em>, opéra inspiré des&nbsp;<em>Métamorphoses</em>&nbsp;d’Ovide,&nbsp;qui sera donné au Théâtre de l’Archevêché,&nbsp;par&nbsp;l’Ensemble Correspondances<em>&nbsp;</em>sous la&nbsp;direction de&nbsp;<strong>Sébastien Daucé</strong>,<strong>&nbsp;</strong>référence dans l&rsquo;interprétation de la musique baroque.</p>



<p>L’exploration des formes contemporaines, si chère à Pierre Audi, sera représentée par <em>The Nine Jewelled Deer,</em> (le cerf aux neufs couleurs) création de la compositrice <strong><a href="https://www.sivaneldar.com/">Sivan Eldar</a></strong> et de l’autrice et chanteuse américaine de tradition indienne <strong><a href="https://www.instagram.com/ganavya/?hl=fr">Ganavya Doraiswamy</a></strong><em> </em>en coproduction avec<em> </em>Luma Arles.<em> </em>Inspirée de légendes bouddhiques, cette œuvre métisse les langages, musique expérimentale, électronique, chant traditionnel, poésie et narration visuelle, pour interroger la compassion, le sacrifice et la transmission. </p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Place à la voix</mark></strong></h3>



<p>On se la répète de port en port… Et pourtant, l’histoire de Billy Budd reste une énigme : comment ce beau marin apprécié de tous a-t-il pu finir criminel, pendu à la vergue de son navire ? Le génial Britten (1913-1976) et ses librettistes s’étaient saisis de ce court roman inachevé de Melville pour en créer un opéra. Le compositeur britannique <strong><a href="https://oliverchristopheleith.com/">Olivier Leith</a>,</strong> reconnu pour son approche expérimentale, mêlant musique classique, électronique et influences visuelles, en propose une adaptation musicale au format opéra de chambre avec six chanteurs – issus de la Résidence Voix de l’Académie 2025 – et mis en scène par l’Américain <strong><a href="http://Ted Huffmann">Ted Huffmann</a></strong> qui revient pour la quatrième fois à Aix. Il y interrogera la dimension queer de l’œuvre et proposera une méditation politique et métaphysique sur ce qui fait notre humanité, cimente ou anéantit une collectivité.</p>



<p>Deux œuvres majeures du répertoire romantique seront présentées en version concertante. <em>Les Pêcheurs de perles</em>, premier opéra<em> </em>de Bizet aux lignes mélodiques envoûtantes et son atmosphère orientalisante, dirigée par <a href="https://www.marcminkowski.com/"><strong>Marc Minkowski</strong> </a>avec les Musiciens du Louvre et le Chœur de l’Opéra Grand Avignon. Et <em>La Forza del destino</em> de Verdi, cette fresque tragique où le destin s’acharne avec une intensité presque shakespearienne portée par <strong><a href="https://www.danielerustioni.com/">Daniele Rustioni</a></strong> et le Chœur et orchestre de l’Opéra de Lyon. L’événement signe la première collaboration avec <em>Les Chorégies d’Orange</em>. </p>



<p>Le festival accueillera aussi des récitals très attendus, notamment ceux du contre-ténor <strong><a href="https://www.jakubjozeforlinski.com/">Jakub Józef Orliński</a></strong>, virtuose aussi à l’aise dans le baroque que dans la breakdance et du ténor <strong><a href="https://jonaskaufmann.com/en/home-english/">Jonas Kaufmann</a></strong>, monument incontournable de la scène lyrique internationale, dont la venue dans un programme Strauss, Mahler, s’annonce comme l’un des événements phares de l’édition.</p>



<p>En attendant la nomination officielle dans les mois à venir du successeur de Pierre Audi, la direction artistique de l’événement a été confiée à <strong><a href="https://www.bernardfoccroulle.com/">Bernard Foccroulle</a></strong>.<strong> </strong>Directeur général du Festival de 2007 à 2018, c’est peu dire qu’il connaît bien la maison. Il sera chargé d’assurer la continuité de cette édition si particulière. </p>



<p>ANNE-MARIE THOMAZEAU</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Festival d’Aix-en-Provence</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 4 au 21 juillet</mark><br>Divers lieux </pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/musiques/">Musiques ici</a></p>



<p></p>
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		<title>FESTIVAL D’AIX : Gémellités encordées</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Jul 2023 12:50:45 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les Gharbi Twins, malgré leur nom, sont un trio constitué de deux frères jumeaux&#160; et de leur cousin. Tous trois sont des figures majeures de la musique classique tunisienne actuelle. Bechir Gharbi, maitre du oud, Mohamed Gharbi, violoniste hors pair et Sami Gharbi, un prodige du qanûn.&#160; La complicité qui unit ces musiciens accorde à [&#8230;]</p>
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<p>Les Gharbi Twins, malgré leur nom, sont un trio constitué de deux frères jumeaux&nbsp; et de leur cousin. Tous trois sont des figures majeures de la musique classique tunisienne actuelle. Bechir Gharbi, maitre du oud, Mohamed Gharbi, violoniste hors pair et Sami Gharbi, un prodige du qanûn.&nbsp;</p>



<p>La complicité qui unit ces musiciens accorde à leur jeu une liberté inégalée.&nbsp; Un regard, un sourire, l’effleurement d’une corde, l’esquisse d’une note et la magie opère. Dès les premières mesures, un vol d’oiseau s’élève au-dessus de la cour de l’hôtel Maynier d’Oppède. Plus tard, un pigeon roucoulera entre deux accords de l’incipit d’<em>Espoir</em>.&nbsp;</p>



<p>On sourit&nbsp;: tout se conjugue autour des instrumentistes à qui l’on doit toutes les compositions du concert. Chacune est un condensé d’émotion, convoquant les motifs de la musique classique du Moyen-Orient, usant des maqâms qui associés aux quatre éléments, au jour et à la nuit, insufflent un caractère différent à chacun des morceaux.<strong>&nbsp;</strong></p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Fusion spirituelle intercontinentale</mark></strong></p>



<p>Dans la touffeur de l’été, le trio invite la douceur d’un <em>Parfum d’hiver</em>, reprend ostinato le motif d’<em>Espoir</em>, l’irisant de variations subtiles, nous invite à plonger dans son <em>Enfance</em> où les instruments se métamorphosent insensiblement, le oud prend des allures de guitare, le violon s’évade en rêveries tziganes…&nbsp;</p>



<p><em>Avant l’été</em> nous transporte dans des sonorités d’outre-Atlantique où la country flirte avec les quarts de ton de l’Orient tandis que les musiciens se lancent dans des soli ébouriffants&nbsp;: inventivité, humour, virtuosité qui préparent au duo/duel de <em>Contemplation</em>. Les deux frères jouent en miroir, poussant l’autre à se surpasser, en une émulation espiègle et brillante. Le oud alors s’hispanise, adopte des phrasés dignes de Paco de Lucia et offre des pages d’anthologie d’une musique universelle. Le violon côtoie les étoiles et le qanûn s’exacerbe, les mains du musicien frappent, volent, redessine les rythmiques, soutenant de ses articulations sûres les débauches oniriques des deux autres.&nbsp;</p>



<p><em>Nomade tunisien</em> poursuit avec plus de netteté encore «&nbsp;le voyage entre toutes les cultures »&nbsp;: les accents venus de tous les coins de la planète fusionnent ici, une respiration de l’Inde, un écho d’une musique de la Grèce, un soupir d’Asie Mineure, une fragrance des airs classiques de la Tunisie, un soupçon de danse balkanique, un effet de jazz… Tout simplement éblouissant&nbsp;!</p>



<p>MARYVONNE COLOMBANI</p>



<pre class="wp-block-verse">Ce concert a été donné le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">21 juillet </mark>dans le cadre du Festival d’Aix-en-Provence</pre>
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		<title>Cosi fan tutte : les noces de vermeil</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Jul 2023 10:03:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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<p>L’idée est si brillante qu’on se demande pourquoi elle n’a pas été mise en œuvre plus tôt&nbsp;: et si les couples de <em>Cosi Fan Tutte </em>n’étaient pas constitués de naïfs jeunes gens, mais de sexagénaires&nbsp;? Et si l’échangisme déguisé qui noue l’intrigue et la succession de coups de théâtre n’avait pas pour but de les déniaiser, mais de réveiller leurs émois premiers&nbsp;? Cet angle, radical, implique des choix musicaux qui le sont tout autant. Dont celui de sélectionner, pour cette distribution qui fait habituellement la part belle aux voix légères et inaltérées, des interprètes s’étant déjà emparés du rôle il y a une petite trentaine d’années.</p>



<p>Le temps aura davantage épargné les tessitures les plus graves&nbsp;: le Guglielmo de Russell Braun et la Dorabella de Claudia Mahnke ne diffèrent que peu, vocalement parlant, des interprétations habituelles de leurs rôles, et assurent leur partition sans accroc&nbsp;: tout juste y ajoutent-ils une nouvelle touche libidineuse et un autre mode de présence scénique. Les vocalises plus éthérées et fournies de Fiordiligi et Ferrando donnent un peu plus de peine à Agneta Eichenholz et surtout à Rainer Trost. Mais la difficulté technique est vite balayée par la musicalité de l’interprétation, toujours inspirée&nbsp;: l’émotion, teintée de gravité et même de notes de douleur, remplace ici le goût de l’épate. Les partitions moins tendres de Don Alfonso et Despina, devenu ici un couple, sont exécutées avec panache par Georg Nigl et la formidable Nicole Chevalier.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un Aix relou</mark></strong></p>



<p>Les maîtres du jeu s’y font plus violents et plus capricieux que jamais, y compris l’un envers l’autre&nbsp;: les jeux de rôles et de masques, littéraux, qu’ils proposent à leurs convives se révèlent très vite sordides. Et pour cette génération si identifiable, et cette classe sociale si aisée, les gagnants ne seront jamais les femmes&nbsp;: en cela, la greffe entre cette nouvelle histoire de possession et la machination au cœur du livret opère parfaitement. Et c’est peut-être ce miroir tendu au public même qui engendrera les nombreuses huées lors des saluts, y compris de l’équipe vocale – du jamais vu&nbsp;!</p>



<p>On pourra regretter que les instruments d’époque du Balthasar Neumann Ensemble, sous la direction toujours précise de Thomas Hengelbrock, n’aient que des sonorités rugueuses, des timbres aigres et un phrasé sec à opposer à cette scène manquant déjà d’opulence et de rondeur. Ou reconnaître qu’en cela le plateau et la fosse font parfaitement corps, soutenu par un chœur émanant des profondeurs, aux sonorités étrangement funèbres.</p>



<p><strong>Suzanne Canessa</strong></p>



<p><em>«&nbsp;Cosi Fan Tutte&nbsp;» est joué au Théâtre de l’Archevêché jusqu’au <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">21 juillet</mark>, dans le cadre du Festival d’Aix-en-Provence.</em></p>
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		<title>Le souffle de la jeunesse sur le festival d’Aix</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Aug 2022 10:45:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>On ironise souvent sur la moyenne d’âge des publics des grands concerts classiques ou lyriques (et pas seulement d’ailleurs&#160;!). Les manifestations liées à l’Orchestre des Jeunes de la Méditerranée (OJM), ce fabuleux ensemble placé sous le signe du dialogue interculturel et soutenu depuis ses débuts par la Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur, et au réseau professionnel [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>On ironise souvent sur la moyenne d’âge des publics des grands concerts classiques ou lyriques (et pas seulement d’ailleurs&nbsp;!). Les manifestations liées à <strong>l’Orchestre des Jeunes de la Méditerranée</strong> (OJM), ce fabuleux ensemble placé sous le signe du dialogue interculturel et soutenu depuis ses débuts par la Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur, et au réseau professionnel Medinea (MEDiterranean INcubator of Emerging Artists), gagnaient, outre l’affluence du public «&nbsp;traditionnel&nbsp;», une nouvelle vague de spectateurs, jeune, cultivée, connaisseuse des codes des musiques, car il s’agissait alors des musiques du monde, classiques, populaires, porteuses des plus beaux ferments des civilisations qui ont fleuri sur le pourtour méditerranéen, racontant la beauté des diverses cultures dans leur expression la plus noble, l’art.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Odyssée fantastique</mark></strong></p>



<p>Clôturant la session Medinea de l’Orchestre des Jeunes de la Méditerranée, le concert né sous l’égide de <strong>Fabrizio Cassol</strong> rassemblait vingt-cinq jeunes musiciens issus d’Espagne, Grèce, Italie, France, Maroc, Syrie, Tunisie, pour une Odyssée fantastique arpentant grâce aux improvisations de chacun les différents modes, registres, répertoires, des traditions de leurs contrées d’origine. Les instruments «&nbsp;européens&nbsp;» et «&nbsp;orientaux&nbsp;» se croisent, se mêlent, trouvent des harmonies, des accords, des hauteurs où la virtuosité des interprètes livre de superbes éclats dans une émulation joyeuse. L’assistance apprécie avec jubilation les traits inventifs des participants, scande les passages les plus rythmés, encourage les phrasés agiles. L’une des jeunes chanteuses esquisse quelques pas de danse tandis que la soprano <strong>Claron McFadden</strong> glisse des airs aux variations subtilement orchestrées. &nbsp;Les instrumentistes de l’OJM allaient écouter leurs homologues. On les voyait dans le public de l’Hôtel Maynier d’Oppède écouter avec enthousiasme l’accordéon de <strong>João Barradas</strong> qui, à même pas trente ans a séduit le monde entier par ses talents de compositeur et d’interprète. Son travail reposait le 12 juillet sur un corpus improvisé. Les nappes sonores installent de larges vagues sur lesquelles flottent parfois des notes esquissant un début de mélodie, fragments de pensée qui peu à peu s’organise, découvrant de nouvelles possibilités de langage à un instrument aux capacités étonnantes. Un écho d’Amérique latine venait en rappel, soulignant l’art multiple et sûr de l’accordéoniste.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Improvisations brillantes</mark></strong></p>



<p>Autre voyage, celui dans lequel nous entraînait le pianiste de jazz, pour la première fois à Aix-en-Provence, <strong>Tarek Yamani</strong> accompagné des étoiles montantes du jazz que sont <strong>Igor Spallati </strong>(contrebasse) et <strong>Marc Michel</strong> (Batterie). Ses propres compositions, parfois construites sur des rythmes anciens, 10/8 par exemple, répondaient avec une superbe fluidité aux références nombreuses qui peuplent l’imaginaire de l’artiste, Jobim et son Brésil, Coltrane, les échos du dabkeh, des modes rast, baya, hijaz. Les improvisations brillantes, aux amples développements (dont certains passages font penser à des pages de Debussy ou de Ravel), dessinent leurs orbes moirés, tandis que contrebasse et batterie se livrent à de somptueux mouvements. La magie, concrète, trouve de nouveaux accords.</p>



<p>MARYVONNE COLOMBANI</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><sub>Concert de l’<strong>OJM</strong> le 13 juillet au Conservatoire Darius Milhaud, dans le cadre du <em>Festival d&rsquo;Aix-en-Provence</em><br>Concert de <strong>João Barradas</strong> le 12 juillet, Hôtel Maynier d’Oppède, <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">dans le cadre du </mark><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Festival d&rsquo;</mark>Aix-en-Provence</em><br>Concert de <strong>Tarek Yamani</strong> le 23 juillet, Hôtel Maynier d’Oppède, <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">dans le cadre du </mark><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Festival d&rsquo;</mark>Aix-en-Provence</em></sub></mark></p>
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		<title>Salomé garde la tête haute</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Aug 2022 13:33:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p style="max-width:600px">Que faire aujourd’hui de la <em>salomania</em> et de son culte un brin défraîchi de femme fatale&nbsp;? Au sujet de Salomé, fascinante coupeuse de tête, la metteuse en scène bavaroise <strong>Andrea Breth</strong> ne tarit heureusement ni d’idées, ni d’amour. Grand bien a pris à ce pilier du théâtre allemand, qui fut entre autres la première femme nommée à la tête de la Schaubühne, de s’y atteler. Et de compter, pour cette production, sur la voix et la présence scénique d’<strong>Elsa Dreisig</strong>, que l’on pensait à tort trop légère, trop mozartienne pour ce rôle si exigeant.</p>



<p style="max-width:600px">Car il faut bien admettre que la performance de la soprane franco-danoise relève du prodige&nbsp;: la partition, pourtant rude et ample, semble d’une simplicité désarmante. La pureté surréaliste de son timbre et la souplesse ahurissante de son instrument contrastent brutalement avec la sauvagerie de l’<strong>Orchestre de Paris</strong>, qu’<strong>Ingo Metzmacher </strong>fait tour à tour rugir, trembler, danser avec grâce…&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="447" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Copyright-Salome-de-Richard-Strauss-%E2%80%93-direction-musicale-Ingo-Metzmacher-%E2%80%93-mise-en-scene-Andrea-Breth-%E2%80%93-Festival-dAix-en-Provence-2022-%C2%A9-Bernd-Uhlig-2.jpeg?resize=696%2C447&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-115252" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Copyright-Salome-de-Richard-Strauss-%E2%80%93-direction-musicale-Ingo-Metzmacher-%E2%80%93-mise-en-scene-Andrea-Breth-%E2%80%93-Festival-dAix-en-Provence-2022-%C2%A9-Bernd-Uhlig-2.jpeg?w=700&amp;ssl=1 700w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Copyright-Salome-de-Richard-Strauss-%E2%80%93-direction-musicale-Ingo-Metzmacher-%E2%80%93-mise-en-scene-Andrea-Breth-%E2%80%93-Festival-dAix-en-Provence-2022-%C2%A9-Bernd-Uhlig-2.jpeg?resize=300%2C193&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Copyright-Salome-de-Richard-Strauss-%E2%80%93-direction-musicale-Ingo-Metzmacher-%E2%80%93-mise-en-scene-Andrea-Breth-%E2%80%93-Festival-dAix-en-Provence-2022-%C2%A9-Bernd-Uhlig-2.jpeg?resize=696%2C447&amp;ssl=1 696w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption>FESTIVAL D’AIX EN PROVENCE 2022
SALOME
DIRECTION MUSICALE: Ingo Metzmacher  
MISE EN SCÈNE: Andrea Breth
DÉCORS: Raimund Orfeo Voigt
COSTÜMES: Carla Teti
LUMIÈRE: Alexander Koppelmann
CHORÉGRAPHIE: Beate Vollack

Salome 
Elsa Dreisig 
Jochanaan 
Gábor Bretz 
Herodes 
John Daszak
Herodias 
Angela Denoke 
Narraboth 
Joel Prieto 
Ein Page der Herodias 
Carolyn Sproule 
Erster Jude 
Léo Vermot-Desroches 
Zweiter Jude
Kristofer Lundin 
Dritter Jude 
Rodolphe Briand 
Vierter Jude 
Grégoire Mour 
Fünfter Jude / Zweiter Soldat 
Sulkhan Jaiani 
Erster Nazarener / Ein Kappadozier 
Kristján Jóhannesson 
Zweiter Nazarener 
Philippe-Nicolas Martin 
Erster Soldat 
Allen Boxer
Eine Sklavin 
Katharina Bierweiler

Danseuses et danseurs 
Martina Consoli 
Beatriz De Oliveira Scabora 
Jacqueline Lopez 
Alessia Rizzi</figcaption></figure>
</div>


<p class="has-luminous-vivid-orange-color has-text-color" style="max-width:600px"><strong>De l’ô dans le gaze&nbsp;</strong></p>



<p style="max-width:600px">Cette Salomé d’une blancheur immaculée se fait, malgré elle, astre d’une nuit sans fin. Celle-ci se mue en cène de pacotille, table de banquet vidée de victuailles, ou en terre volcanique, lieu d’éruption du désir. La jeune princesse sort, conformément au livret, à peine de l’enfance&nbsp;: tout juste sait-elle se distinguer de sa mère, Hérodiade. Autre brillante idée&nbsp;: cette mère bafouée par son mari est interprétée avec une délicatesse émouvante par <strong>Angela Denoke</strong>, qui incarna elle-même Salomé à plusieurs reprises et cale joliment ses interventions sur celles de sa jeune partenaire. Étouffé par la violence mortifère de son environnement, le désir naissant de cette Salomé adolescente est impossible à assouvir. Il ne peut que se faire pervers, morbide&nbsp;: et ce d’autant plus parce qu’il se dirige vers l’incarnation même de la pureté. Soit Jochanaan, aussi fade et pédant que la voix de <strong>Gabor Bretz </strong>est riche et ancrée. Bien que visiblement moins intéressée par ses protagonistes masculins que par ses figures féminines, Andrea Breth nous gratifie cependant d’un Hérode nuancé, là où d’autres l’auraient volontiers dépeint en beau-père libidineux. <strong>John Daszak </strong>l’incarne avec le même mélange de majesté et de naïveté, fort d’un ambitus à rallonge et d’un volume particulièrement impressionnant. Les quelques ralentis superflus et surtout les choix de lumière et de floutage par le rideau de gaze, figurant les sept voiles que Salomé ne retirera pas, ou encore le passage obligé de l’abattoir pourront sembler un peu vieillots. Mais la sincérité et la cohérence du projet l’emportent, très largement. </p>



<p style="max-width:600px">SUZANNE CANESSA</p>



<p class="has-luminous-vivid-orange-color has-text-color has-small-font-size" style="max-width:600px"><em>Salomé</em> de Richard Strauss a été donné du 5 au 19 juillet au Grand Théâtre de Provence dans le cadre du <em>Festival d’Aix-en-Provence</em>.</p>
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		<title>Sur les traces du cheval blanc</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Aug 2022 13:28:01 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Événement s’il en était, la Symphonie n° 2 en ut mineur, «&#160;Résurrection&#160;» de Gustav Mahler ouvrait le Festival d’Aix-en-Provence. La symbolique du terme, réponse à deux années sous le boisseau de la pandémie, s’attachait aussi au lieu qui accueillait le somptueux Orchestre de Paris dirigé avec élan et précision par Esa-Pekka Salonen&#160;: le Stadium de [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p style="max-width:600px">Événement s’il en était, la <em>Symphonie n° 2 en ut mineur</em>, <em>«&nbsp;Résurrection&nbsp;»</em> de Gustav Mahler ouvrait le <strong><em>Festival d’Aix-en-Provence</em></strong>. La symbolique du terme, réponse à deux années sous le boisseau de la pandémie, s’attachait aussi au lieu qui accueillait le somptueux <strong>Orchestre de Paris</strong> dirigé avec élan et précision par <strong>Esa-Pekka Salonen</strong>&nbsp;: le Stadium de Vitrolles, bâtiment construit sur les plans de l’architecte <strong>Rudy Ricciotti </strong>(qui écrivit à son sujet&nbsp;: «&nbsp;<em>ce monolithe noir et poétique</em>&nbsp;») et destiné à recevoir concerts et manifestations sportives – malheureusement fermé quatre ans après son inauguration en 1994 par la mairie Front National nouvellement élue (1998). L’énorme cube noir posé sur le rouge d’une ancienne décharge de bauxite a été, depuis cette date, saccagé et habité par le monde interlope de la nuit. Des travaux de rénovation ont rendu le site accessible, tout en lui laissant les stigmates de ses années d’abandon. Le titre «&nbsp;résurrection&nbsp;» scellait ici l’union entre une œuvre, une fin de période de restrictions et la renaissance d’un lieu culturel. Bref, entre la revanche des forces démocratiques et la symbolique de la monumentale symphonie, il était aisé d’emplir d’élan et d’enthousiasme les foules.&nbsp;</p>



<p class="has-luminous-vivid-orange-color has-text-color" style="max-width:600px"><strong>Paroxysme sonore</strong></p>



<p style="max-width:600px">La qualité de l’orchestre, de son chef, des chœurs (Chœur de l’Orchestre de Paris et Jeune Chœur de Paris), des deux solistes, la soprano <strong>Golda Schultz</strong> et l’alto <strong>Marianne Crebassa&nbsp;</strong> s’accordent à l’ampleur de l’œuvre. On ferme les yeux et on se laisse transporter par les vagues sonores. Se dessinent avec force les fresques des premier et dernier mouvements, les éclats tourmentés d’une âme, lumières contrastées, violemment portées par les ombres. Le ländler qui débute le second mouvement apaise l’impétuosité des origines, se pare d’un sublime contre-chant de violoncelles. Les timbales du troisième mouvement dessinent l’entrée de la mélodie des cordes et des vents, opposant légèreté et tragédie. La contralto que Mahler souhaitait entendre chanter «&nbsp;<em>comme un enfant au paradis</em>&nbsp;», soutenue par les cuivres, épouse le chant populaire <em>Urlicht</em>, «&nbsp;<em>O Röschen rot</em>&nbsp;» (<em>Ô petite rose&nbsp;rouge</em>). Le <em>Dies Irae</em> du dernier mouvement souligne la fragilité de l’existence humaine, déchainements des cuivres, chœurs emportés, récitatifs ciselés, martèlements percussifs… la résurrection promise est amenée par un paroxysme sculpté dans la masse sonore. Le temps s’efface…</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="464" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Resurrection-de-Gustav-Mahler-%E2%80%93-direction-musicale-Esa-Pekka-Salonen-%E2%80%93-mise-en-scene-Romeo-Castellucci-%E2%80%93-Festival-dAix-en-Provence-2022-%C2%A9-Monika-Rittershaus.jpeg?resize=696%2C464&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-115249" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Resurrection-de-Gustav-Mahler-%E2%80%93-direction-musicale-Esa-Pekka-Salonen-%E2%80%93-mise-en-scene-Romeo-Castellucci-%E2%80%93-Festival-dAix-en-Provence-2022-%C2%A9-Monika-Rittershaus.jpeg?w=700&amp;ssl=1 700w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Resurrection-de-Gustav-Mahler-%E2%80%93-direction-musicale-Esa-Pekka-Salonen-%E2%80%93-mise-en-scene-Romeo-Castellucci-%E2%80%93-Festival-dAix-en-Provence-2022-%C2%A9-Monika-Rittershaus.jpeg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Resurrection-de-Gustav-Mahler-%E2%80%93-direction-musicale-Esa-Pekka-Salonen-%E2%80%93-mise-en-scene-Romeo-Castellucci-%E2%80%93-Festival-dAix-en-Provence-2022-%C2%A9-Monika-Rittershaus.jpeg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption>Résurrection de Gustav Mahler – direction musicale Esa-Pekka Salonen – mise en scène Romeo Castellucci – Festival d’Aix-en-Provence 2022 © Monika Rittershaus</figcaption></figure>
</div>


<p style="max-width:600px">Une pluie rédemptrice, on ne sait, inonde alors le plateau couvert d’une terre aride, apportant à la touffeur de l’été une fraîcheur bienvenue. Pourquoi les yeux fermés&nbsp;? Un cheval blanc a d’abord arpenté la scène, image de liberté, de pureté, sans doute, mais sa propriétaire fait une découverte macabre, appelle les secours. Une équipe d’experts vêtus de combinaisons blanches (on se croirait dans E.T.) extrait du sol, durant tout le spectacle, une ribambelle de cadavres, adultes, enfants, bébés, corps déposés sur des sacs mortuaires dans lesquels ils seront ensuite transportés dans les fourgonnettes des légistes. Le bruissement de leur activité (qui trouve un écho dans celui de la pluie finale) se superpose à celui de la symphonie. Il y aura même un tractopelle pour peaufiner le travail&nbsp;! Les corps découverts et emportés, une femme continuera à s’acharner sur le sol, cherchant encore un possible oubli… Le caractère régulier et attentif des personnages jure avec la luxuriance de la musique. De résurrection il n’y a guère, de transcendance non plus.</p>



<p style="max-width:600px">Certes, appeler un grand metteur en scène comme <strong>Romeo Castellucci</strong> pour l’ouverture du festival était un pari réussi (le public s’est précipité en masse pour assister à l’événement), mais on peut se demander pourquoi une telle exubérance morbide et même, en amont, pourquoi avoir voulu à tout prix construire une mise en scène pour une symphonie, la musique est suffisamment éloquente à elle seule pour emplir les imaginaires. Avec ce dispositif, les violons et le chef d’orchestre étaient invisibles. Le plaisir de voir diriger une telle œuvre a manqué, terriblement.&nbsp;</p>



<p style="max-width:600px">MARYVONNE COLOMBANI</p>



<p class="has-luminous-vivid-orange-color has-text-color has-small-font-size" style="max-width:600px"><em>Résurrection</em> a été donné du 4 au 13 juillet au Stadium de Vitrolles dans le cadre du <em>Festival d’Aix-en-Provence</em>.&nbsp;</p>
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		<title>Être une femme libre dans une société patriarcale, et ailleurs aussi ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Aug 2022 05:05:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Réinventer le langage pour parler des femmes, c’est un peu le sujet de la création mondiale Woman at Point Zero portée par quatre artistes, la compositrice Bushra El-Turk, la metteuse en scène Laila Soliman, l’écrivaine Stacy Hardy et la réalisatrice Aida Elkashef. Cet opéra de chambre inspiré du roman éponyme de Nawal El Saadawi (publié [&#8230;]</p>
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<p style="max-width:600px">Réinventer le langage pour parler des femmes, c’est un peu le sujet de la création mondiale <em>Woman at Point Zero</em> portée par quatre artistes, la compositrice <strong>Bushra El-Turk</strong>, la metteuse en scène <strong>Laila Soliman</strong>, l’écrivaine <strong>Stacy Hardy</strong> et la réalisatrice <strong>Aida Elkashef</strong>. Cet opéra de chambre inspiré du roman éponyme de Nawal El Saadawi (publié en 1975) narre l’entretien en temps réel d’une prisonnière de la prison Qanatir, Ferdaous (la note d’intention rappelle que ce nom signifie «&nbsp;paradis&nbsp;» en arabe), et de l’autrice qui cherche à comprendre les motivations de cette femme qui a assassiné son souteneur en légitime défense et se refuse à toute révision de son procès alors qu’elle est condamnée à mort. La soprano et compositrice syrienne, <strong>Dima Orsho</strong>, incarne la prisonnière, désabusée, provocatrice, qui trouve dans son enfermement une liberté dont elle n’a jamais disposé au-dehors, exploitée, soumise à la domination masculine depuis son plus jeune âge. Jusqu’à la prostitution qu’elle a tenté de vivre indépendante, mais bien vite en proie aux souteneurs de toute espèce. C’est dans la prison qu’elle se sent enfin libre, choisissant la peine capitale, dernier lieu d’un libre arbitre qui n’a jamais été le sien. La voix passe du récitatif au ton de la conversation juste modulée, avant de s’emparer, superbement lyrique de l’or brut d’une mélodie. Elle pousse son interlocutrice dans ses derniers retranchements, ses réponses sont conditionnées à ce que l’autre lui livre, rétablissant une égalité dans l’échange qui, interrogatoire au départ, se mue en réel dialogue. Sama, la superbe mezzo-soprano <strong>Carla Nahadi Babelegoto</strong>, enquête, cherche à comprendre dans une démarche qui tient de l’ethnologie et de l’étude sociale, se voit peu à peu bousculée dans son rôle, doit s’ouvrir elle aussi, partager son vécu.&nbsp;</p>



<p class="has-luminous-vivid-orange-color has-text-color" style="max-width:600px"><strong>L’action est actualisée</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="464" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Woman-at-Point-Zero-de-Bushra-El-Turk-%E2%80%93-creation-mondiale-%E2%80%93-direction-musicale-Kanako-Abe-%E2%80%93-mise-en-scene-Laila-Soliman-%E2%80%93-Festival-dAix-en-Provence-2022-%C2%A9-Jean-Louis-Fernandez.jpeg?resize=696%2C464&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-115257" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Woman-at-Point-Zero-de-Bushra-El-Turk-%E2%80%93-creation-mondiale-%E2%80%93-direction-musicale-Kanako-Abe-%E2%80%93-mise-en-scene-Laila-Soliman-%E2%80%93-Festival-dAix-en-Provence-2022-%C2%A9-Jean-Louis-Fernandez.jpeg?w=700&amp;ssl=1 700w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Woman-at-Point-Zero-de-Bushra-El-Turk-%E2%80%93-creation-mondiale-%E2%80%93-direction-musicale-Kanako-Abe-%E2%80%93-mise-en-scene-Laila-Soliman-%E2%80%93-Festival-dAix-en-Provence-2022-%C2%A9-Jean-Louis-Fernandez.jpeg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Woman-at-Point-Zero-de-Bushra-El-Turk-%E2%80%93-creation-mondiale-%E2%80%93-direction-musicale-Kanako-Abe-%E2%80%93-mise-en-scene-Laila-Soliman-%E2%80%93-Festival-dAix-en-Provence-2022-%C2%A9-Jean-Louis-Fernandez.jpeg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption>Woman at Point Zero de Bushra El-Turk – création mondiale – direction musicale Kanako Abe – mise en scène Laila Soliman – Festival d’Aix-en-Provence 2022 © Jean-Louis Fernandez</figcaption></figure>
</div>


<p style="max-width:600px">Ainsi le Printemps arabe est mentionné, mettant en évidence combien il fut difficile aux femmes d’être sur la place Tahir. Les «&nbsp;révolutionnaires&nbsp;» l’étant bien peu dans leur rapport à leurs homologues féminines et les prenant davantage comme proies, consentantes ou non que comme véritables partenaires de réflexion et de révolte. L’action prend aussi une dimension universelle grâce à la multiplicité des langages qui la servent. L’<strong>Ensemble Zar </strong>au complet sur scène, offre l’écrin d’un chœur aux deux solistes et convoque des instruments classiques de diverses origines. Daegeum, grande flûte traversière en bambou d’origine coréenne (<strong>Hyelim Kim</strong>), duduk, kaval, cromorne, fujara, flûte à bec (par <strong>Milos Milivojevic</strong>), sho, nom japonais de l’orgue à bouche chinois (<strong>Chatori Shimizu</strong>), kamânche, vièle à pique (<strong>Faraz Eshghi Sahraei</strong>), violoncelle (<strong>Hanna Kölbel</strong>). Cet instrumentarium puise dans les traditions musicales de l’Europe, de l’Asie, du Moyen-Orient, renoue avec le rôle du chœur tragique des pièces antiques dans son commentaire, ses réactions. <strong>Kanako Abe</strong> dirige avec finesse cet objet musical qui oscille entre théâtre, oratorio, performance, tenant elle-même presque un rôle de coryphée (déjà son entrée en martelant le sol de ses pas évoquent les sonorités de l’univers carcéral dans lequel l’action se déroule). Des vidéos (Bissane Al Charif et Julia König) viennent compléter le tout, projetées sur le mur de gaze du fond de scène, images de femmes voilées de blanc, extraits documentaires, visages, regards qui ancrent au cœur du réel cette tragédie à portée universelle dans une mise en scène minimaliste qui sait dessiner en épure les lignes de force du texte, symbolisant l’emprisonnement par des fils tendus apparaissant par intermittence, brillants sous les effets lumineux qui ourlent les ombres où se meuvent les personnages. Une pointe d’humour vient souligner la gravité du sujet. Une sororité responsable face aux violences faites aux femmes serait sans doute l’un des piliers d’une résistance qui semble encore bien impuissante à l’échelle de notre planète… </p>



<p style="max-width:600px">MARYVONNE COLOMBANI</p>



<p class="has-luminous-vivid-orange-color has-text-color has-small-font-size" style="max-width:600px">La création mondiale de <em>Woman at Point Zero</em> a été donnée les 10 et 11 juillet, au Pavillon Noir, dans le cadre du <em>Festival d’Aix-en-Provence</em>.</p>
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		<title>Opéra de légende</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Jul 2022 05:05:17 +0000</pubDate>
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<p style="max-width:600px">Il est des œuvres dont l’aura est telle qu’elles servent de pierre de touche à leurs interprètes, avec leurs passages attendus, leurs falaises à escalader, leurs traditions, leurs relectures. L’opéra en deux actes de Bellini, <em>Norma</em>, fait partie de ceux-là, avec son <em>Casta Diva</em>, surexploité dans la littérature publicitaire. Le livret de Felice Romani s’inspire de la tragédie d’Alexandre Soumet, <em>Norma ou l’Infanticide</em>, gardant la tentation de la jeune prêtresse de tuer les enfants qu’elle a eus de l’infidèle Pollione (proconsul romain de Gaule), sans la conduire à redevenir une Médée celte. Le père de Norma et chef des druides, Oroveso (<strong>Krzysztof Baczyk</strong>, basse), mène le soulèvement du peuple gaulois contre les occupants romains en s’appuyant sur les visions prophétiques de sa fille, grande prêtresse. Mais un triangle amoureux est formé&nbsp;: Pollione a aimé Norma dont il a eu deux enfants, mais lassé il s’est attaché à la jeune prêtresse Adalgisa. Dans la tragédie, le sujet de boulevard prend des dimensions terribles&nbsp;: à la clé, il s’agit du sort des peuples (les Gaulois finalement ne se soulèveront pas) et de la vie des êtres (la mort reste la seule réponse face aux passions torturées). Tentée de tuer dans un geste de désespoir et de folie ses enfants, Norma renonce, avoue publiquement sa faute et montera au bûcher avec Pollione revenu à ses sentiments premiers.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Norma18juillet2022.01.jpg?resize=683%2C1024&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-115219" width="683" height="1024" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Norma18juillet2022.01.jpg?resize=683%2C1024&amp;ssl=1 683w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Norma18juillet2022.01.jpg?resize=200%2C300&amp;ssl=1 200w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Norma18juillet2022.01.jpg?resize=696%2C1044&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Norma18juillet2022.01.jpg?w=700&amp;ssl=1 700w" sizes="auto, (max-width: 683px) 100vw, 683px" /><figcaption>« Norma » de Vincenzo Bellini (1801-1835), opéra en version concert, le lundi 18 juillet 2022 au Grand Théâtre de Provence. Avec : Norma, Karine Deshayes. Pollione, Michael Spyres. Adalgisa, Amina Edris. Oroveso, Krzysztof Bączyk. Flavio, Julien Henric. Clotilde, Marianne Croux. Orchestre, Ensemble Resonanz. Direction musicale, Riccardo Minasi. Chœur Pygmalion. Chef de chœur, Lionel Sow. Festival d’Aix-en-en-Provence.</figcaption></figure>
</div>


<p class="has-luminous-vivid-orange-color has-text-color" style="max-width:600px"><strong>Exigeante partition</strong></p>



<p style="max-width:600px">Prise de rôle réussie par <strong>Karine Deshayes</strong> du personnage titre dans sa version originelle (qui avait été vite transposée d’un demi-ton, car trop aigue pour Giuditta Pasta qui créa le rôle), avec un métier impressionnant qui triomphe de tous les pièges de l’exigeante partition, avec une belle présence scénique, même pour cette version de concert au cours de laquelle les entrées et sorties des chanteurs du chœur Pygmalion ainsi que celles des différents personnages correspondent au temps de leur partie, ce qui ajoute à la dramatisation de l’action. À la tête de l’<strong>Ensemble Resonanz</strong>, <strong>Riccardo Minasi</strong> dirige avec fougue, n’hésite pas à modifier certains tempi, soulignant les tensions de cette tragédie lyrique. L’architecture de la pièce est creusée, sculptée à vif, tient le spectateur en haleine qui a lu avec intérêt les réflexions du chef mêlées à celles du critique Maurizio Biondi juste avant la représentation. Les rôles des confidents Flavio (<strong>Julien Henric</strong>) et Clotilde (<strong>Marianne Croux</strong>) prennent un intéressant relief. <strong>Amina Edris</strong> campe une Adalgisa soprano d’une émouvante simplicité, à la fraîcheur délicate, dont le timbre se marie, complice, à celui maternel de Karine Deshayes qui incarne une superbe Norma. Quelle que soit le caractère ardu des airs, récitatifs, déclamations, écarts vertigineux, pianissimi délicats, forte épanouis, variations acrobatiques, dont on oublie les difficultés tant l’intention, le discours, transportent. Le baryténor <strong>Michael Spyres</strong> (Pollione) trouve une place convaincante aux côtés de Norma tandis que Krzysztof Baczyk nimbe son rôle sévère d’une inattendue douceur face à sa fille. C’est très beau. </p>



<p style="max-width:600px">MARYVONNE COLOMBANI</p>



<p class="has-luminous-vivid-orange-color has-text-color has-small-font-size" style="max-width:600px"><em>Norma </em>a été donnée au Grand Théâtre de Provence le 18 juillet, dans le cadre du <em>Festival d’Aix-en-Provence</em>.</p>



<p class="has-luminous-vivid-orange-color has-text-color has-small-font-size" style="max-width:600px">L’opéra sera diffusé sur France Musique le samedi 3 septembre à 20 heures.</p>
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		<title>Dante voyage en terrain (trop) connu</title>
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		<pubDate>Thu, 28 Jul 2022 05:05:17 +0000</pubDate>
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<p style="max-width:600px">Après avoir transposé <em>La Bohème</em> de Puccini sur la Lune, <strong>Claus Guth </strong>s’est attelé à un tout autre voyage avec <em>Il Viaggio, Dante</em>. Soit passer <em>La Divine Comédie </em>de Dante au prisme de l’univers lynchien, qui lui permet d’assouvir ses penchants plus ou moins heureux&nbsp;: l’usage certes parcimonieux de la vidéo, le recours aux rideaux verts et aux costumes de cabaret, aux micros d’argent font certes partie, depuis toujours, de son attirail. Mais ils trouvent ici un écho certain&nbsp;: les tableaux successifs s’enchaînent, cultivent le comique comme le malaise. <strong>Jean-Sébastien Bou </strong>incarne avec conviction et une musicalité à toute épreuve un Dante à l’orée de la mort, qui dialogue avec une jeune version de lui-même. Celle-ci revêt les traits androgynes de la mezzo <strong>Christel Loetzsch</strong>, qui tutoie le timbre et la tessiture de l’angélique Lucie, formidable <strong>Maria Carla Pino Cury</strong>. Et surtout de sa Béatrice, incarnée avec force suraigu par <strong>Jennifer France</strong>. Celle-ci se mue aux enfers en un double maléfique, qui a la voix (volontairement&nbsp;!) chevrotante de <strong>Dominique Visse</strong>. Et l’on ne pourra qu’être décontenancé par ce choix somme toute assez sexiste et transphobe : viser l’effroi en transformant la femme aimée et fétichisée, talons rouges vertigineux à l’appui, en homme grotesquement travesti. Ce qui n’empêche pas l’ensemble d’être scéniquement séduisant. Mais <em>Il Viaggio, Dante </em>ne décolle cependant jamais&nbsp;: la faute, malgré les efforts de son librettiste <strong>Frédéric Boyer</strong>, à l’inadaptabilité d’un texte avant tout poétique&nbsp;? Ou à la musique de <strong>Pascal Dusapin</strong>, pas inintéressante, mais beaucoup trop monolithique pour évoquer un paysage aussi riche et aussi mouvant&nbsp;?&nbsp;</p>



<p style="max-width:600px">SUZANNE CANESSA</p>



<p class="has-luminous-vivid-orange-color has-text-color has-small-font-size" style="max-width:600px"><em>Il Viaggio, Dante</em> a été donné du 8 au 17 juillet au Grand Théâtre de Provence dans le cadre du <em>Festival d’Aix-en-Provence</em>.</p>
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		<title>Poppée de nouveau couronnée</title>
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		<pubDate>Thu, 28 Jul 2022 05:05:17 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pour le meilleur comme pour le pire, le metteur en scène Ted Huffman s’est toujours distingué par son désir de fidélité. Fidélité aux œuvres et à leur propos, y compris quand celles-ci se font réactionnaires – le plaidoyer puritain du Triomphe du temps – ou nécessiteraient une certaine distance – le récit d’horreur ordinaire de [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p style="max-width:600px">Pour le meilleur comme pour le pire, le metteur en scène <strong>Ted Huffman </strong>s’est toujours distingué par son désir de fidélité. Fidélité aux œuvres et à leur propos, y compris quand celles-ci se font réactionnaires – le plaidoyer puritain du <em>Triomphe du temps </em>– ou nécessiteraient une certaine distance – le récit d’horreur ordinaire de <em>Denis et Katya</em>. Fidélité également à une musique qu’il sait servir, accompagner, sublimer plastiquement parlant. Son <em>Couronnement de Poppée</em> ne déroge pas à la règle&nbsp;: dans l’écrin idéal du théâtre du Jeu de Paume, l’orchestre et le plateau vocal se déploient avec grâce. La fosse retentit de couleurs et d’inflexions d’une inventivité folle&nbsp;: la <strong>Cappella Mediterranea </strong>sublime sous la direction de <strong>Leonardo García Alarcón </strong>le moindre trait de la partition, le moindre assemblage de timbres. Le jeu d’acteur, millimétré, les déplacements et contacts des corps confinant à la chorégraphie, sont d’une sensualité et d’une justesse rares. Si bien que les trois heures et demie sembleront s’écouler dans un seul souffle – performance assez rare, dans le genre casse-gueule de l’opéra baroque, pour être soulignée.&nbsp;</p>



<p class="has-luminous-vivid-orange-color has-text-color" style="max-width:600px"><strong>Le bien et le mal&nbsp;</strong></p>


<div class="wp-block-image is-style-default">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Copyright-Lincoronazione-di-Poppea-de-Claudio-Monteverdi-%E2%80%94-direction-musicale-Leonardo-Garcia-Alarcon-%E2%80%94-mise-en-scene-Ted-Huffman-%E2%80%94-Festival-dAix-en-Provence-2022-%C2%A9-Ruth-Walz-2.jpg?resize=696%2C510&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-115237" width="696" height="510" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Copyright-Lincoronazione-di-Poppea-de-Claudio-Monteverdi-%E2%80%94-direction-musicale-Leonardo-Garcia-Alarcon-%E2%80%94-mise-en-scene-Ted-Huffman-%E2%80%94-Festival-dAix-en-Provence-2022-%C2%A9-Ruth-Walz-2.jpg?w=700&amp;ssl=1 700w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Copyright-Lincoronazione-di-Poppea-de-Claudio-Monteverdi-%E2%80%94-direction-musicale-Leonardo-Garcia-Alarcon-%E2%80%94-mise-en-scene-Ted-Huffman-%E2%80%94-Festival-dAix-en-Provence-2022-%C2%A9-Ruth-Walz-2.jpg?resize=300%2C220&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Copyright-Lincoronazione-di-Poppea-de-Claudio-Monteverdi-%E2%80%94-direction-musicale-Leonardo-Garcia-Alarcon-%E2%80%94-mise-en-scene-Ted-Huffman-%E2%80%94-Festival-dAix-en-Provence-2022-%C2%A9-Ruth-Walz-2.jpg?resize=696%2C510&amp;ssl=1 696w" sizes="auto, (max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption>Mise en scene :TED HUFFMAN;Decor; JOHANNES SCHÜTZ;
Costumes: Astrd Klein; Lumiere:Bertrand Couderc ;
Poppea : JACQUELYN STUCKER;Nerone: JAKE ARDITTI;
Ottavia/ Virtu : FLEUR BARRON; Ottone: PAUL-ANTOINE BENOS-DJIAN ; Seneca/Console: ALEX ROSEN ;
Arnalta/Nutrice/Famigliare: MILES MYKKANEN;
Fortuna/ Drusilla: MAYA KHERANI; Amore/ Valetto:JULIE ROSET; Lucano/Soldato 1I/Famigliare2/Tribuno:LAURENCE KILSBY;  Liberto/ Soldato2/Tribuno: RICARDO ROMEO;
Littore/ Famigliare3/Console: YANNIS FRANCOIS
Orchestre CAPPELLA MEDITERRANEA;
Direction musicale LEONARDO GARCIA ALARCON</figcaption></figure>
</div>


<p style="max-width:600px"><strong>Jacquelyn Stucker </strong>incarne le rôle-titre avec appétit&nbsp;: dans le plus simple appareil ou en déshabillé suggestif, elle fait entrer sur la scène politique, où le costume trois-pièces est de rigueur, la chambre à coucher, second lieu du pouvoir. La scène se fait également coulisse&nbsp;: les tenues s’y échangent, les personnages s’y épient les uns les autres comme dans toute cour qui se doit. Poppée y règne en séductrice aguerrie&nbsp;: elle sait charmer le très solide Néron de <strong>Jake Arditti </strong>à coup d’aigus tendres et de vocalises légères, mais aussi se faire d’une cruauté sans nom le temps de graves autoritaires et d’éclats puissants. Elle dissout ainsi son mariage avec le timide mais émouvant Othon (<strong>Paul-Antoine Bénos-Djian</strong>)– sans détour ni pitié, pour s’unir à Néron. Lequel outrepasse l’autorité morale de Sénèque – renversant <strong>Alex Rosen </strong>– et répudie une Octavie qui, sous les traits de <strong>Fleur Barron</strong>, se fait double inversé de Poppée. Sous l’apparente autorité d’un personnage aux contours vocaux bien définis viennent pointer un vertige tragique et une fragilité certaine. La symbolique des décors de <strong>Johannes Schütz </strong>et <strong>Anna Wörl </strong>n’est pas toujours d’une grande subtilité&nbsp;: la palme revenant à ce tube en noir et blanc suspendu au plafond et oscillant d’un personnage à l’autre pour illustrer leur capacité à se situer tantôt du côté du bien, tantôt du côté du mal (!). Monteverdi ne se faisait pourtant aucune illusion quant à la vacuité et à la dangerosité des monarques&nbsp;: s’il les peignait parés du plus beau des chants, c’était pour mieux en imposer la vue aux premiers intéressés et échapper à la censure. Mais une fois de plus, Ted Huffman se refuse à choisir. La sauvagerie du meurtre de Sénèque et la suavité du <em>Pur ti miro </em>final, réunissant enfin Néron et Poppée, sont déclinées comme autant de faces d’une même pièce, rassemblant querelles de pouvoir et romance à l’eau de rose. Quitte à sombrer dans un contresens tout de même gênant.&nbsp;</p>



<p style="max-width:600px">SUZANNE CANESSA</p>



<p class="has-luminous-vivid-orange-color has-text-color has-small-font-size" style="max-width:600px"><em>Le Couronnement de Poppée</em> a été donné du 9 au 23 juillet, au théâtre du Jeu de Paume, dans le cadre du <em>Festival d’Aix-en-Provence</em>.</p>
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