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	<title>Archives des Procès du siècle - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Procès du siècle - Journal Zebuline</title>
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		<title>Punition défaillante</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gaëlle Cloarec]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Mar 2026 13:18:23 +0000</pubDate>
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<p>Plus encore que d&rsquo;habitude durant cette 5<sup>e</sup> saison des <em><strong>Procès du siècle</strong></em>, la session du 2 mars s&rsquo;est avérée frustrante. Non par manque d&rsquo;intérêt&nbsp;! Au contraire&nbsp;: pour traiter le thème du jour, <em>Allez directement à la case prison&nbsp;! Punir ou réparer</em>, il aurait fallu un format plus long, tant il mobilise de complexités. Au côté du journaliste de <em>Libération</em> <strong>Thomas Legrand</strong>, qui animait la soirée, son ex-collègue <strong>Dominique Simonnot</strong>, désormais Contrôleure générale des lieux de privation de liberté. Et <strong>Gwénola Ricordeau</strong>, sociologue, criminologue, abolitionniste. «&nbsp;<em>L&rsquo;abolitionnisme pénal</em>&nbsp;», précisait-elle, à savoir un mouvement à la fois intellectuel et militant qui s&rsquo;est particulièrement développé aux États-Unis, dans une continuité historique avec les luttes pour l&rsquo;abolition de l&rsquo;esclavage, et consiste à remettre en question le système pénal dans son ensemble (tribunaux, police, prisons).</p>



<p><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le système carcéral en crise</mark></em></strong></p>



<p>Dominique Simonnot exerce depuis 2020 ses fonctions&nbsp;; elle est aux premières loges pour dresser un constat effarant de l&rsquo;état des prisons en France. Surpopulation, rats, punaises de lit, gale, manque d&rsquo;accès aux soins&#8230; «&nbsp;<em>Notre société est de plus en plus répressive et punitive, alors que cela ne marche pas&nbsp;! Comment espérer qu&rsquo;il sorte quelque chose de bon de telles conditions de vie&nbsp;?</em>&nbsp;» Mais si elle estime qu&rsquo;il faudrait décélérer les incarcérations et améliorer l&rsquo;ordinaire des prisonniers, elle n&rsquo;en pense pas moins qu&rsquo;«&nbsp;<em>on n&rsquo;a rien inventé qui remplace la prison&nbsp;; il y a des gens dont je suis contente qu&rsquo;ils ne soient plus parmi nous&nbsp;!</em>&nbsp;»</p>



<p>Dans son ouvrage <em>Surveiller et punir</em> (1975), Michel Foucault écrivait pourtant qu&#8217;emprisonner encourage les récidives, en stigmatisant et désocialisant les délinquants. Gwénola Ricordeau est quant à elle convaincue, qu&rsquo;«&nbsp;<em>à l&rsquo;échelle de l&rsquo;Histoire de l&rsquo;humanité, la prison est anecdotique. Dire cela n&rsquo;implique pas de revenir à un passé fantasmé, ni de folkloriser les peuples qui s&rsquo;en passent, mais remettre en question le fait que ce soit un horizon indépassable</em>&nbsp;».</p>



<p>Le temps a manqué, hélas, malgré quelques échanges avec le public, pour évoquer d&rsquo;autres possibles, la prévention ou les dispositifs de justice réparatrice, par exemple, qui permettent de nouer un dialogue entre auteurs de violences et victimes, et visent le renforcement du tissu social plutôt que l&rsquo;exclusion.</p>



<pre class="wp-block-verse">GAËLLE CLOAREC<br><br>Le prochain Procès du siècle, « Les jeux vidéo, nouveau terrain de jeu des luttes sociales ? », aura lieu le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">9 mars.</mark></pre>



<p></p>
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		<title>« Le sexe est politique »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gaëlle Cloarec]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Jan 2026 10:35:44 +0000</pubDate>
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<p>Ce Procès du siècle, qui entendait <em>Donner des nouvelles de nos intimités</em>, était encore plus bondé que d&rsquo;habitude. Avec peut-être un huitième seulement de présences masculines dans le public. Un chiffre révélateur, selon l&rsquo;animatrice de la soirée, la journaliste <strong>Naya Ali</strong>. Car les hommes semblent, encore aujourd&rsquo;hui, difficilement s&rsquo;autoriser le terrain de l&rsquo;intime. Un manque cruel pour les jeunes, inondés de contenus masculinistes et de pornographie, qui auraient besoin pour se construire de pouvoir échanger avec leurs pères et leurs pairs tant sur les relations affectives que sur la sexualité.</p>



<p>Les jeunes femmes, quant à elles, ont pris la mesure de ce que «&nbsp;<em>la parole et l&rsquo;écoute peuvent avoir de réparateur</em>&nbsp;», se réjouissait <strong>Axelle Jah Njiké</strong>, podcasteuse et documentariste. En insistant sur l&rsquo;importance de dire la vérité sur les violences, notamment sexuelles, massivement vécues par les filles. «&nbsp;<em>Nos silences ne nous sauveront pas&nbsp;; le fait de parler est ce que les femmes peuvent faire de plus subversif.</em>&nbsp;»</p>



<p><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Ouverture des possibles</mark></em></strong></p>



<p>La sociologue <strong>Marie Bergström</strong>, coordinatrice d&rsquo;un ouvrage collectif récent paru à La Découverte, <em>La sexualité qui vient</em>, confirme cette émancipation. «&nbsp;<em>En 2023, une femme sur cinq ne se disait plus exclusivement hétérosexuelle. Ces dernières décennies, elles ont pu découvrir d&rsquo;autres manières de vivre l&rsquo;intimité.</em>&nbsp;» La figure repoussoir de la salope n&rsquo;en a pas pour autant disparu, mais malgré les attaques contre les droits des femmes qui se durcissent partout dans le monde, l&rsquo;espoir est là&nbsp;: «&nbsp;<em>Je pense qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un mouvement réactionnaire face à un courant de fond qui ne s&rsquo;effacera pas facilement. Dans notre enquête, 56&nbsp;% des jeunes hommes se disent désormais féministes.</em>&nbsp;»</p>



<p>Une note optimiste, renforcée par l&rsquo;humour d&rsquo;une jeune témoin appelée «&nbsp;à la barre&nbsp;»&nbsp;: «&nbsp;<em>J&rsquo;aime la monogamie, mes valeurs entrent en conflit avec mon désir. Est-ce que cela fait de moi une mauvaise queer&nbsp;? Pas assez déconstruite&nbsp;?</em>&nbsp;» Les générations nouvelles semblent bien décidées à désobéir à tous les dogmatismes. Comme le faisaient les Saint-Simoniennes au XIX<sup>e</sup> siècle, rappelait la conservatrice du patrimoine Anna Millers&nbsp;: très avant-gardistes, elles dénonçaient le mariage comme une institution aliénante, prônaient l&rsquo;amour libre et l’affranchissement des femmes par elles-mêmes. Elles seraient probablement fières de celles qui continuent à ne rien lâcher.</p>



<pre class="wp-block-verse">GAËLLE CLOAREC<br><br>Le prochain Procès du siècle, « Comment s'y retrouver dans le chaos informationnel ? », aura lieu le<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> 2 février.</mark></pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/"><em>Société</em> ici</a></p>



<p></p>
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		<title>DIASPORIK : Comment décoloniser les arts ? </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Samia Chabani]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 Mar 2024 09:00:56 +0000</pubDate>
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<p>Les «&nbsp;procès du siècle&nbsp;» sont devenus des rendez-vous incontournables pour les amateurs de questions contemporaines en quête de débat qualitatif&nbsp;: les échanges s’y construisent autour de l’argumentation et la présentation de pièces à conviction, invoquées sous forme d’œuvres, de témoignages, voire de photos de famille… L’espace de délibérations fait la part belle aux citoyens, conservateurs et chercheurs dans une savante articulation. La commission d&rsquo;enquête et la restitution du débat contradictoire étaient assurées le 11 mars par les élèves de seconde du Lycée Pierre-Gilles de Gennes de Digne-les-Bains.&nbsp;</p>



<p>Restitution, hommage public dans la toponymie, patrimoine statuaire, étaient interrogés. Des questions qui illustrent les combats et agitent nos sociétés contemporaines.&nbsp;Le titre «&nbsp;Décoloniser les arts : déboulonnage ou pédagogie ?&nbsp;» semblait annoncer un débat clivé, mais c’est autour d’expertes du sujet que se tient le procès mené par Rokhaya Diallo. Faut-il faire du «&nbsp;cas par cas&nbsp;», traiter une allégorie de la même façon que la statue d’un militaire ayant massacré des populations civiles sous l’esclavage ou les guerres coloniales&nbsp;?</p>



<p>Qui sont ces personnalités qui ont assuré leur postérité et mobilisé la souscription citoyenne, pour que le récit national&nbsp;garde leur trace ? Faut-il rééquilibrer en genre, origine et personnalités locales ou plus radicalement, «&nbsp;renverser la table&nbsp;» et ne plus laisser l’empreinte de ceux qui commis l’inacceptable au «&nbsp;nom de la patrie reconnaissante&nbsp;»&nbsp;?</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Interroger la « radicalité »</mark></strong></p>



<p>Eva Doumbia (autrice, metteuse en scène, comédienne), membre fondatrice du collectif d&rsquo;artistes Décoloniser les arts, invite à interroger les pratiques artistiques à l’aune des «&nbsp;rapports raciaux&nbsp;» hérités de la colonisation française et de l&rsquo;histoire de l&rsquo;esclavage. Elle préconise de poursuivre cette sensibilisation comme une démarche à la fois personnelle et collective et d’analyser la colonialité à l&rsquo;œuvre dans le monde des arts et de la culture en France, en s’appuyant sur l’ouvrage <em>Décolonisons les arts&nbsp;!</em> de Leila Cukierman, Gerty Dambury et Françoise Vergès. Pour Nacira Guénif-Souilamas, autrice d’essais de sociologie sur la question des représentations qui font date, il s’agit de s’émanciper d’une occultation délibérée en articulant pédagogie et interpellation, et de démystifier l’idée que nos institutions patrimoniales «&nbsp;prennent soin&nbsp;» des objets collectés dans les colonies.</p>



<p>Il s’agit de décentrer le regard et d’admettre que la dépossession et la scénographie encore écrasante soient dénoncées.&nbsp;</p>



<p>La radicalité des postures est souvent interrogée dans le champ de la recherche universitaire ou de l’action militante autour des dialogues féministes décoloniaux, ou des préconisations autour des restitutions. Ces évolutions, souvent qualifiées de «&nbsp;radicales&nbsp;», ont produit de nouvelles formes de savoirs qui diffusent durablement la pensée décoloniale.&nbsp;</p>



<p>SAMIA CHABANI</p>



<pre class="wp-block-verse">La conférence « Décoloniser les arts : déboulonnage ou pédagogie ? » s’est tenue le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">11 mars</mark> au Mucem, Marseille</pre>
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		<title>Protéger le rapport au vivant</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gaëlle Cloarec]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Feb 2024 15:35:48 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>19 février 2024&#160;: les agriculteurs en colère, tendance FNSEA, envahissent l&#8217;esplanade du Mucem, avant d&#8217;aller déverser du fumier devant la DREAL. Le soir venu, le musée accueille Alessandro Pignocchi, auteur de bandes dessinées et membre des Soulèvements de la Terre, et Irène Bellier, anthropologue, pour parler d&#8217;Écologie et cultures traditionnelles. Le premier rêve «&#160;d&#8217;un monde [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>19 février 2024&nbsp;: les agriculteurs en colère, tendance FNSEA, envahissent l&rsquo;esplanade du Mucem, avant d&rsquo;aller déverser du fumier devant la DREAL. Le soir venu, le musée accueille <strong>Alessandro Pignocchi</strong>, auteur de bandes dessinées et membre des Soulèvements de la Terre, et <strong>Irène Bellier</strong>, anthropologue, pour parler d&rsquo;<em>Écologie et cultures traditionnelles</em>. Le premier rêve «&nbsp;<em>d&rsquo;un monde où le Mucem leur aurait ouvert ses portes pour nouer un dialogue</em>&nbsp;».&nbsp;</p>



<p>Dans une société où la fascisation augmente, avec le durcissement du capitalisme, «&nbsp;<em>il va y avoir de plus en plus d&rsquo;alliances improbables</em>&nbsp;» pour conserver un avenir désirable, prédit-il. La seconde opine&nbsp;: «&nbsp;<em>La dépendance au marché s&rsquo;étend partout. Et quand il se retire, la terre est morte, les rivières et les forêts meurent.</em>&nbsp;»&nbsp;</p>



<p>Les luttes des peuples autochtones, pour défendre leurs territoires, sont cruciales. Comme le rappelait l&rsquo;animatrice de ce Procès du siècle, <strong>Paloma Moritz</strong>, ils représentent 6,2&nbsp;% de la population mondiale, mais protègent 82&nbsp;% de la biodiversité, dont l&rsquo;hémorragie menace l&rsquo;ensemble de nos sociétés et, au-delà, les conditions de la vie sur Terre. Pour Irène Bellier, qui a travaillé en Amazonie, avant de se pencher sur&#8230; les énarques, les autochtones sont porteur d&rsquo;une mémoire, d&rsquo;une adaptation au monde incroyablement riche. «&nbsp;<em>Ils ne protègent pas que la matérialité, mais le rapport au vivant, et travaillent pour l&rsquo;humanité entière</em>&nbsp;», précise-t-elle.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Zads partout</mark></strong></p>



<p>Pendant ce temps les nantis, largement responsables de ces catastrophes, «&nbsp;<em>essaient de maintenir leur domination, pour subir les effets des crises environnementales un peu plus tard que les autres</em>&nbsp;» estime Alessandro Pignocchi. Dans ce contexte, apprendre à vivre en bonne entente avec les non-humains donne une perspective aux luttes. Il relève des traces d’un équilibre perdurant dans notre culture occidentale&nbsp;: «&nbsp;<em>n&rsquo;importe quel éleveur a un rapport animiste avec ses bêtes&nbsp;; il n&rsquo;apprend à les traiter comme des objets que pris dans la contrainte économique</em>&nbsp;». S&rsquo;appuyer sur ces rapports non-marchands, alors que les enjeux se sont dramatisés, lui semble maintenir un espoir.&nbsp;</p>



<p>Tout comme la multiplication des Zad, en premier lieu celle de Notre-Dame-des-Landes, à laquelle il a consacré un nombre considérable de planches brûlantes, peuplées de mésanges révolutionnaires. Des alternatives locales à l&rsquo;agro-industrie et au béton, qui s&rsquo;appuient sur un lien fort aux lieux de vie, ne sont pas une façon de se retirer du monde&nbsp;: elles permettent d&rsquo;ouvrir le champ des possibles, des aspirations et des imaginaires, comme «&nbsp;<em>l&rsquo;histoire, l&rsquo;anthropologie et l&rsquo;archéologie le favorisent aussi</em>&nbsp;». Reste à ne pas se contenter du «&nbsp;<em>dérangement intellectuel</em>&nbsp;» en restant dans le discours&nbsp;!</p>



<p>GAËLLE CLOAREC&nbsp;</p>
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		<title>Gare à la revanche</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gaëlle Cloarec]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Jan 2024 10:03:02 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>«&#160;Dans mon expérience, la seule façon de changer les choses, c’est de viser les individus, qu’ils soient un chef d’État comme Pinochet, ou un dirigeant d’entreprise. Car les sociétés se fichent des procès, elles paient une amende et voilà tout. Ce sont les individus qui prennent les décisions.&#160;» Ainsi s’exprimait l’avocat international Philippe Sands, en [&#8230;]</p>
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<p>«&nbsp;<em>Dans mon expérience, la seule façon de changer les choses, c’est de viser les individus, qu’ils soient un chef d’État comme Pinochet, ou un dirigeant d’entreprise. Car les sociétés se fichent des procès, elles paient une amende et voilà tout. Ce sont les individus qui prennent les décisions.</em>&nbsp;» Ainsi s’exprimait l’avocat international <strong>Philippe Sands</strong>, en ce début d’année au Mucem. Des mots forts, dans la bouche de ce spécialiste des droits de l’Homme et de l’environnement, invité par le journaliste <strong>Thomas Legrand</strong> avec la réalisatrice et militante <strong>Thuy-Tiên Hô</strong>, auteure du documentaire <em>Agent orange : une bombe à retardement</em>.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Droits humains et de la nature, même combat</mark></strong></p>



<p>Dans sa 3<sup>e</sup> saison, intitulée «&nbsp;Luttes en partage&nbsp;», les <em>Procès du siècle</em> s’intéressent aux rapports entre les droits humains et les droits pour la Terre. Cette session inaugurale de 2024 avait donc pour but de s’interroger sur les liens entre écocides et crimes coloniaux. La notion d’écocide, portée par des juristes tel Philippe Sands, ne fait pas encore partie des crimes reconnus par la Cour Pénale Internationale. Pourtant une définition juridique réalisée par le comité d’experts de Stop Ecocid Foundation existe déjà. Selon ce dernier, un écocide est un&nbsp;«&nbsp;<em>acte illégal ou arbitraire commis en sachant la réelle probabilité que ces actes causent à l’environnement des dommages graves qui soient étendus ou durables</em>&nbsp;». Si l’avocat est optimiste quant à l’inscription de cette notion dans le droit, il pense néanmoins que cela prendra du temps. Or, du temps, certaines victimes n’en ont pas. C’est le cas de <strong>Tran To Nga</strong>, une journaliste franco-vietnamienne de 82 ans à l’origine des poursuites contre 14 multinationales accusées d’avoir fabriqué l’agent orange, herbicide déversé par l’armée américaine pendant la guerre du Vietnam, responsable de nombreuses pathologies. «&nbsp;<em>Pour les victimes, la guerre n’est pas terminée</em>&nbsp;», explique Thuy-Tiên Hô. La documentariste garde toutefois espoir. Après tout, la victoire est possible, comme le démontre l’histoire des Chagossiens que raconte Philippe Sand. Ces derniers avaient été déplacés de force hors de leurs îles, par des Britanniques désireux d’y installer une base militaire. Les Chagossiens obtiendront finalement gain de cause devant la Cour internationale, l’Angleterre étant sommée de se retirer de l’archipel.</p>



<p>Concluant la session par des échanges avec le public, les deux invités remarquaient avec plaisir à quel point l’assemblée était nombreuse, malgré le froid de janvier. «&nbsp;<em>Cela montre un changement générationnel</em>, disait l’un. <em>Militez, militez, militez&nbsp;! En militant, vous faites le droit, qui évolue sous votre pression.</em>&nbsp;&#8211; <em>Oui, il faut faire du droit</em>, renchérissait l’autre, <em>et du journalisme, et aller dans la rue, etc. Il faut tout faire pour que les choses bougent&nbsp;!</em>&nbsp;»</p>



<p>GAËLLE CLOAREC ET RENAUD GUISSANI</p>



<pre class="wp-block-verse">Le Procès du siècle <em>Écocides et crimes coloniaux</em> a eu lieu le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">8 janvier</mark> au Mucem, Marseille.

<strong>Pour aller plus loin :</strong>
Lire <em>La Dernière Colonie</em> (Albin Michel, 2022), Philippe Sands
Voir <em>Agent orange : une bombe à retardement</em>  (Imago TV, 2012), Thuy-Tiên Hô</pre>
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		<title>Mucem : les Luttes en question</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Nov 2023 09:40:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Idées et rencontres]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
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<p>Fort de deux éditions riches et denses, les Procès du sièclese tenant tous les lundis soir au Mucem de novembre à mars s’intéressent cette année aux luttes, à leurs enjeux, à leurs histoires et à leurs terminologies. Ce fut ainsi autour de l’héritage de la colonisation, qualifié tour à tour de «&nbsp;postcolonial&nbsp;» ou encore de «&nbsp;néocolonial&nbsp;», et au terme qui lui est souvent opposé de «&nbsp;décolonial&nbsp;» que la rencontre du 27 novembre s’est articulée, en compagnie de l’enseignante-chercheuse et artiste <strong>Mame-Fatou Niang</strong>, de l’artiste et militant <strong>Seumboy Vrainom&nbsp;:€ </strong>et de la modératrice <strong>Nora Hamadi</strong>, journaliste entre autres pour <em>Arte</em> et <em>France Culture</em>. Un faux procès et vrai débat aussi nécessaire, tant ces termes et les idées qui s’y rattachent semblent aujourd’hui encore méconnus en France, voire transformés en objets de méfiance, et tant les questions qu’ils soulèvent demeurent d’une brûlante actualité – «&nbsp;<em>hautement inflammables&nbsp;</em>», ajoutera Nora Hamadi en ouverture de la rencontre. Seumboy rappellera ainsi dès sa première intervention le sens de ces termes-clefs&nbsp;: le postcolonialisme, «&nbsp;<em>idée que la colonisation a façonné le monde, et entre autres la répartition des langues et des monnaies</em>&nbsp;», empruntée à Edward Saïd. Et celle du décolonialisme, puisée chez Hannibal Quirano&nbsp;: «&nbsp;<em>malgré l’arrêt de la colonisation officielle, mais les rapports de force qui existaient à l’époque coloniale n’ont pas changé</em>&nbsp;». Le dialogue se révèle passionnant politiquement parlant, mais aussi et surtout lorsqu’il déborde sur l’art&nbsp;: celui des deux intervenants, dont celui de <strong>Fatima Mazmouz</strong>, présentée par la conservatrice <strong>Hélia Paukner&nbsp;</strong>; mais aussi et surtout ceux de Seumboy et Mame-Fatou Niang, dont le documentaire sur son enfance et sa «&nbsp;désorientation&nbsp;» scolaire s’annonce passionnant.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La Négritude à venir</mark></strong></p>



<p>Autant dire qu’on attend de pied ferme la rencontre du lundi 4 décembre pensée en hommage à <em>Claude McKay</em>, également honoré par un colloque tenu du 30 novembre au 2 décembre à Aix-Marseille Université, dont Marseille célèbre le centenaire de l’arrivée en France. L’auteur jamaïcain naturalisé américain de <em>Banjo </em>mais aussi de <em>Romance in Marseille</em>, republié aux éditions Héliotropismes en 2021, a constitué une influence considérable pour le mouvement de la Négritude en France et dans les pays colonisés. Si bien qu’il demeure aujourd’hui encore célébré et cité par les mouvements antiracistes tels que <em>Black Lives Matter</em>. Le rôle de modératrice reviendra cette fois à <strong>Rokhaya Diallo</strong>, journaliste pour le <em>Washington Post </em>et le <em>Guardian</em> et chargée d’enseignement à Paris 1 – Panthéon-Sorbonne. L’enseignante-chercheuse angliciste <strong>Maboula Soumahoro</strong>, spécialiste des domaines afro-américains et de la diaspora noire-africaine, dialoguera avec la philosophe et écrivaine <strong>Nadia Yala Kisukidi</strong>. Nulle doute que l’autrice, également maîtresse de conférences à l’Université Paris 8 – Vincennes, saura puiser dans sa recherche et dans son œuvre dédiée à la pensée féministe noire de quoi conjuguer au présent l’œuvre de Claude McKay et de ses successeurs.</p>



<p>SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse">Prochaine rencontre le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">4 décembre</mark> à 19 h à l’auditorium du Mucem avec Rokhaya Diallo, Maboula Soumahoro et Nadia Yala Kisukidi. </pre>
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		<title>Au Mucem, Noël c’est en famille, et entre amis </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gaëlle Cloarec]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Dec 2022 07:14:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les fêtes approchent, ce temps traditionnellement consacré à la famille, tradition à laquelle le Mucem ne fait pas exception, en élaborant chaque année durant les vacances un programme dédié aux enfants et leurs parents. Mais après tout, les amis sont une famille de cœur, et l&#8217;occasion est trop belle de les célébrer aussi, autour de [&#8230;]</p>
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<p>Les fêtes approchent, ce temps traditionnellement consacré à la famille, tradition à laquelle le Mucem ne fait pas exception, en élaborant chaque année durant les vacances un programme dédié aux enfants et leurs parents. Mais après tout, les amis sont une famille de cœur, et l&rsquo;occasion est trop belle de les célébrer aussi, autour de la nouvelle exposition du musée <em>Amitiés, créativité collective</em> (à voir jusqu&rsquo;au 13 février).</p>



<p>C&rsquo;est par un concert dessiné, en partenariat avec le festival jeunesse <em>Tous en sons</em>, que tout débute. La géniale illustratrice <strong>Lisa Mandel</strong> s&rsquo;acoquine avec un pianiste venu du classique, mais adepte des sentiers peu battus, <strong>Karol Beffa</strong>. Le duo se livre à une impro nourrie d&rsquo;échanges avec le public (à partir de 7 ans), qui s&rsquo;annonce très drôle. Plusieurs ciné-concerts s&rsquo;ensuivent. Le 18 décembre, un spécial Laurel et Hardy, héros mal-assortis mais si complémentaires du cinéma burlesque. Trois courts-métrages des années 1920, pétaradants en diable, accompagnés en <em>live</em> par un autre pianiste, <strong>Jacques Cambra</strong>, font découvrir leur humour intemporel aux enfants d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. Puis, chaque jour à 15&nbsp;heures, du 21 au 23 décembre, le très mimi <strong>duo Oco</strong>, qui chante en douceur sur le film d&rsquo;animation <em>The Bear</em>, rencontre d&rsquo;un ours blanc et d&rsquo;une fillette, pour les plus petits à partir de 3 ans.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">L’amitié selon Raoul</mark></strong><br>N&rsquo;oubliez surtout pas, le 19 décembre, d&rsquo;aller avec les 7 ans et plus assister au <em>Procès du siècle</em>, orchestré par le nouveau pensionnaire du Mucem, Raoul Lala, fameuse marionnette de <strong>Cyril Bourgois</strong>. Lors d&rsquo;une conférence-spectacle, entouré de ses invités, le plus attachant rat de Marseille se demande qui sont nos amis, pourquoi on les aime, et jusqu&rsquo;où peut nous mener l&rsquo;affection que nous éprouvons pour eux. Attention, les Procès destinés aux adultes sont habituellement programmés à 19&nbsp;heures les lundis soirs, celui-ci se tiendra à 15&nbsp;heures.</p>



<p>Enfin, du 28 au 31 décembre, place au théâtre&nbsp;! D&rsquo;ombres, les deux premiers jours, avec <em>Sonia et Alfred</em>, chaleureuse histoire d&rsquo;amitié animée sur écran interposé par les artistes de <strong>Gioco Vita</strong> (à partir de 4 ans). Ou d&rsquo;objets, les deux derniers, avec l&rsquo;<em>Hippocampe</em> de la <strong>Compagnie des Bestioles</strong>, magique création collective à base de cubes de bois (à partir de 3 ans).</p>



<p>GAËLLE CLOAREC</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Vive l'amitié&nbsp;!</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 31 décembre<br></mark>Mucem, Marseille<br>04 84 35 13 13 <br><a href="http://mucem.org">mucem.org</a></pre>
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		<title>Trop féministe ? Jamais !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Dec 2022 17:05:50 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pour la deuxième saison, le Mucem propose un dispositif très citoyen, des «&#160;Procès du siècle&#160;» où interviennent, à la barre, des témoins qui ont préparé leurs interventions lors d’ateliers la veille. Les intervenants endossent le rôle de prévenus, et le modérateur lance des questions provocatrices qui rendent les débats immédiats et vivants. &#160; Le 14 [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Pour la deuxième saison, le Mucem propose un dispositif très citoyen, des «&nbsp;Procès du siècle&nbsp;» où interviennent, à la barre, des témoins qui ont préparé leurs interventions lors d’ateliers la veille. Les intervenants endossent le rôle de prévenus, et le modérateur lance des questions provocatrices qui rendent les débats immédiats et vivants. &nbsp;</p>



<p>Le 14 novembre, pour le premier procès, la salle est comble, essentiellement de jeunes femmes. Sur scène, le journaliste <strong>Tewfik Hakem</strong> présente ses intervenantes, <strong>Marion Séclin</strong> et&nbsp;<strong>Sophie Bramly</strong>, féministes de générations différentes, en induisant d’emblée une divergence entre la jeune, supposée radicale, et la plus vieille, forcément plus raisonnable. Pourtant l’une comme l’autre revendique la nécessité de la lutte. Trop féministes&nbsp;? Vous plaisantez&nbsp;? Peut-on vouloir trop d’égalité&nbsp;?</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Radicalité nécessaire&nbsp;</mark></strong><br>Si Sophie Bramly reconnait à contrecœur que certains moyens peuvent être parfois contre-productifs, la chroniqueuse est moins conciliante : les violences tuent chaque jour, certaines inégalités, loin de diminuer, s’accroissent, les droits que l’on croyait acquis sont remis en cause, les femmes vivent l’insécurité constante dans les sphères publique et privée, leurs corps sont soumis à des injonctions depuis l’enfance. Les avancées réelles de la loi sont une goutte d’eau dans la déconstruction nécessaire d’une domination omniprésente.&nbsp;</p>



<p>Tewfik Hakem tente visiblement d’imposer un point de vue «&nbsp;médian&nbsp;» impossible à défendre. Les «&nbsp;pièces&nbsp;» du procès qu’il a préparées, comme une jeune femme déclarant qu’elle n’est pas féministe parce qu’elle aime les hommes, achèvent de mettre le public en colère. Il essuie quelques huées, polies mais franches…&nbsp;</p>



<p>Les quatre témoins venus du public sont plus intelligent·e·s, parlant partage des tâches, violences, inégalités des chances, domination permanente. Et la soirée de prendre fin sans question du public, les organisateurs redoutant sans doute que la salle s’échauffe…</p>



<p>Les prochains procès, en particulier <em>Iel, mode ou avant-garde&nbsp;?</em> le 28 novembre, ou le 19 janvier <em>La transition de genre</em>, promettent d’être tout aussi polémiques. Que ces questions-là soient au programme d’un musée d’État est, en soi, une révolution.</p>



<p>SARAH LYNCH</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Procès du siècle&nbsp;:&nbsp;Féminisme, genres et minorités</strong><br>Chaque lundi soir <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">jusqu’au 13 mars 2023</mark><br>Mucem, Marseille<br><a href="http://mucem.org">mucem.org</a></pre>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/trop-feministe-jamais/">Trop féministe ? Jamais !</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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