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	<title>Archives des Rencontres d&#039;Averroès - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Rencontres d&#039;Averroès - Journal Zebuline</title>
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		<title>Rencontres d&#8217;Averroès : Hériter de l’arabe</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Samia Chabani]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Nov 2025 12:00:47 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Spécialiste des questions climatiques, animateur du podcast et de la newsletter « Chaleur humaine » Nabil Wakim documente un impensé de l’enseignement en France : l’arabe est-il une Mauvaise langue ?  Alors qu’en France le parler populaire a toujours puisé largement dans des mots d’origine arabe, la langue reste peu valorisée, voire marginalisée. Pis encore, les locuteurs eux-mêmes [&#8230;]</p>
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<p>Spécialiste des questions climatiques, animateur du podcast et de la newsletter « Chaleur humaine » <strong>Nabil Wakim </strong>documente un impensé de l’enseignement en France : l’arabe est-il une <em>Mauvaise langue</em> ? </p>



<p>Alors qu’en France le parler populaire a toujours puisé largement dans des mots d’origine arabe, la langue reste peu valorisée, voire marginalisée. Pis encore, les locuteurs eux-mêmes s’en détourneraient. C’est sur ce constat que le documentaire commence, pour explorer le rapport qu’entretiennent ceux qui héritent de l’arabe en France.</p>



<p>Si de nombreux témoins expriment le sentiment de honte, de rejet ou de stigmatisation rencontrés dans leur parcours scolaire ou professionnel,  le film, adapté du livre « <em>L&rsquo;Arabe pour tous »,</em> dévoile également le rapport complexe entretenu par les institutions avec la langue arabe dans une France marquée par l’héritage colonial, et par l’injonction générale au monolinguisme.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Histoire d’un non-enseignement</mark></strong></p>



<p>&nbsp;Le développement des <em>ELCO, enseignement de la langue et de la culture d&rsquo;origine, </em>institué en France dans les années 1970, avait pour objectif de permettre aux enfants des familles immigrées d’apprendre la langue d&rsquo;origine au sein de l&rsquo;école publique.&nbsp; En 1977 Lionel Stoléru, secrétaire d’État chargé de la condition des travailleurs immigrés a instauré une « aide au retour » financière, surnommée le « million Stoléru ». L’ELCO et le million visaient&nbsp; à encourager les immigrés à retourner dans leur pays d’origine, un dispositif qui a maintenu la réalité de l’option du retour,&nbsp; et qui concernera à peine 100 000 étrangers, principalement des Espagnols, Portugais et Maghrébins.</p>



<p>Aujourd’hui les chiffres sont clairs : l’arabe est parmi les langues les plus parlées au monde avec près de 345 millions de locuteurs natifs. En France, on estime&nbsp; qu’il y a 4 millions de locuteurs, en particulier dans les populations immigrées ou descendants d’immigrés du Maghreb et du Moyen-Orient.&nbsp;</p>



<p>Mais force est de constater que dans l’Education Nationale, la place de la langue arabe reste très marginale : à la rentrée 2020, quelques milliers d’élèves apprenaient l’arabe dans les établissements publics. En donnant la parole aux enseignantes comme Zeineb Zaza ou Assia Zegaoula, le film témoigne des difficultés comme de l’enjeu de partager les passerelles culturelles et linguistiques. Davantage assignée à une langue communautaire que professionnelle, l’arabe reste marginalisé.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Pluralité et diversité</mark></strong></p>



<p>Le film n’aborde pas d’autres questions, telles que le syncrétisme linguistique, l’acculturation entre arabe, darija, amazigh, français et parler populaire, ni l’impact dans la transmission entre une langue maternelle parlée au sein d’un couple mixte ou non mixte…&nbsp;</p>



<p>Les pratiques artistiques sont, sans&nbsp; aucun doute, l’illustration la plus démonstrative de la vitalité de cette langue. Les expériences de Wary Nichen, humoriste, de Rachid Sguini, bédéiste, illustrent combien cette langue refuse d’être silenciée et ressurgit dans l’espace créatif français. Alors si tu la parles même chouia, maaliche maaliche…</p>



<p>Samia Chabani&nbsp;</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Traverser</em> avec <strong>Nabil Wakim</strong> <br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">le 22 novembre</mark> à 11h<br>La Criée<br>Entrée libre, réservation conseillée</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/"><em>Société</em> ici </a></p>
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		<title>Rencontres d&#8217;Averroès : Parler plus fort que les faits </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Nov 2025 11:55:56 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans son nouvel ouvrage, Barbara Cassin repart d’un constat simple et vertigineux : « La clef de la puissance du langage, c’est son pouvoir performatif. » Un pouvoir qui agit, transforme, impose – surtout lorsqu’il est confisqué par ceux qui parlent plus fort que les autres. Comme les sophistes qu’elle aime, mais sans leur exquise [&#8230;]</p>
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<p>Dans son nouvel ouvrage, <strong>Barbara Cassin</strong> repart d’un constat simple et vertigineux : «<em> La clef de la puissance du langage, c’est son pouvoir performatif. </em>» Un pouvoir qui agit, transforme, impose – surtout lorsqu’il est confisqué par ceux qui parlent plus fort que les autres. Comme les sophistes qu’elle aime, mais sans leur exquise malice, Trump et Poutine exercent un empire de la parole qui sidère et réduit au silence. «<em> Asséner l’évidemment faux et avoir l’air d’y croire vraiment produit la sidération </em>». Il ne s’agit pas seulement de mentir, mais de saturer l’espace symbolique, de parler plus fort que les faits.</p>



<p>À l’affut de cet art de la virtuosité toxique, la pensée de Barbara Cassin, dans <em>Trump, Poutine et l’Europe</em>, ne se fait jamais austère. L’académicienne observe ainsi avec une drôlerie déconcertante les deux « <em>exhibitionnistes de leur corps</em> », l’un « <em>jouissant-criant</em> » et l’autre torse bombé sur son cheval : deux esthétiques du pouvoir, deux façons de faire de la langue un instrument d’hypnose collective. Et ce qui vaut en Russie vaut aussi en Amérique, en Italie ou en Hongrie, où l’on traque mots, genres, langues étrangères, nuances.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Langues en péril</mark></strong></p>



<p>C’est ici que son livre rejoint avec une précision remarquable les enjeux de la table ronde <em>Prendre langue, traduire</em>. Si les langues disparaissent, si certaines deviennent « <em>hypercentrales </em>» et d’autres périphériques, c’est que s’effacent aussi des façons de penser. Traduire, rappelle Cassin, n’est ni transparence ni équivalence : c’est une épreuve de l’altérité, parfois asymétrique, souvent délicieuse, toujours politique.&nbsp;</p>



<p>Ce geste, elle l’avait déjà inscrit dans le monumental <em>Vocabulaire européen des philosophies</em> ou dans l’exposition <em>Après Babel, traduire</em> dont elle avait assuré le commissariat au Mucem. Ici, elle le replace au cœur d’un présent saturé de récits simplificateurs. Face aux rhétoriques du repli, Barbara Cassin propose une discipline de l’écoute : une manière d’habiter les langues comme on habite le monde, avec prudence, avec humour, avec hospitalité.</p>



<p>SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse"><br>La table ronde «<em> Prendre langue, traduire</em><strong>»</strong> réunira <strong>Cécile Canut</strong>, <strong>Barbara Cassin</strong>, <strong>Richard Jacquemond</strong> et sera animée par <strong>Chloé Leprince</strong> (France Culture). <br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">23 novembre</mark>, 10 h<br><a href="https://www.nouvellesrencontresaverroes.com">Nouvelle Rencontres d'Averroès</a><br><a href="https://theatre-lacriee.com">La Criée</a></pre>



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		<title>Souleymane Bachir Diagne : Réinventer l’universalisme contre la fragmentation du monde</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Samia Chabani]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Nov 2025 11:50:04 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Son travail sur la traduction, le dialogue interculturel et&#160; la philosophie islamique, est reconnu comme une réflexion fondamentale sur l’universalisme et la pensée plurielle entre Afrique et Occident. Ses dernières publications s’intitulent d’ailleurs Universaliser (2024) et Les universels du Louvre, paru en novembre 2025&#160; Diasporik. Les Nouvelles Rencontres d’Averroès vous invitent à un grand entretien [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/souleymane-bachir-diagne-reinventer-luniversalisme-contre-la-fragmentation-du-monde/">Souleymane Bachir Diagne : Réinventer l’universalisme contre la fragmentation du monde</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Son travail sur la traduction, le dialogue interculturel et&nbsp; la philosophie islamique, est reconnu comme une réflexion fondamentale sur l’universalisme et la pensée plurielle entre Afrique et Occident. Ses dernières publications s’intitulent d’ailleurs <em>Universaliser </em>(2024) et <em>Les universels du Louvre</em>, paru en novembre 2025&nbsp;</p>



<p>Diasporik.  <strong><em><a href="https://www.nouvellesrencontresaverroes.com">Les Nouvelles Rencontres d’Averroès</a></em> vous invitent à un grand entretien sur le thème « <em>Prendre langue, se parler </em>». Cette thématique se décline dans une programmation articulée autour de trois verbes : converser, négocier, traduire. Dans quel ordre pensez-vous les aborder ?</strong></p>



<p><strong>Souleymane Bachir Diagne :</strong> Je commencerai par «&nbsp;<em>traduire</em>&nbsp;». J’y ai consacré un ouvrage intitulé « D<em>e langue à langue. L&rsquo;hospitalité de la traduction </em>», publié en 2022 chez Albin Michel. La traduction nous offre l’opportunité d’accueillir l’identité de l’Autre en la nôtre, d’ouvrir notre propre identité à celle d’autrui. C’est pourquoi je débute par ce verbe, qui est déjà la possibilité d’une ouverture…</p>



<p>L’expression « <em>de langue à langue</em> » désigne ce processus philosophique par lequel la pensée s’inscrit comme un mouvement constant de traduction et de dialogue entre diverses langues et cultures. Un processus qui permet le décentrement et l’accueil de l’Autre, en somme, en cultivant la capacité de voir le monde depuis plusieurs perspectives linguistiques et culturelles,&nbsp; et instaurant ainsi une posture de traduction perpétuelle.&nbsp;</p>



<p>Ensuite, je mettrai « <em>négocier</em> », parce que cette ouverture facilite la négociation, c’est-à-dire le moment d’échange d’idées qui fonde la proximité nécessaire à la conversation, que je placerai en troisième position. Une fois la traduction effectuée et la négociation amorcée, la conversation peut alors s’installer pleinement. Il m’a semblé essentiel de mettre en lumière le rôle central de la traduction, quand bien même nos langues portent la marque de nos différences ; ces différences ne doivent pas être perçues comme des « incommensurabilités »…</p>



<figure class="wp-block-pullquote"><blockquote><p>L’arabe est ainsi une langue d’ouverture à l’universalisation de la pensée philosophique</p></blockquote></figure>



<p><strong>Dans vos publications, vous décrivez la ligne de crête complexe entre la décolonisation des savoirs et la réinvention d’un universalisme cosmopolitique. Comment tendre vers cet objectif dans un monde si fragmenté ?</strong></p>



<p>Nous restons face à deux défis, poursuivre la décolonisation amorcée d’un universalisme impérial et surplombant et celui d’une réinvention en cours, inclusive de toute l’humanité. Tel que le disait Alioune Diop fondateur de la revue Présence Africaine, en 1947  « <em>Désoccidentaliser pour universaliser tel est notre souhait. Pour universaliser il importe que tous soient présents dans l&rsquo;œuvre créatrice de l&rsquo;humanité</em> ». </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="516" height="800" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/Da-langue-A-langue-SBD-A%C2%A9Albin-Michel.jpg?resize=516%2C800&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-133141" style="width:202px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/Da-langue-A-langue-SBD-A%C2%A9Albin-Michel.jpg?w=516&amp;ssl=1 516w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/Da-langue-A-langue-SBD-A%C2%A9Albin-Michel.jpg?resize=194%2C300&amp;ssl=1 194w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/Da-langue-A-langue-SBD-A%C2%A9Albin-Michel.jpg?resize=150%2C233&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/Da-langue-A-langue-SBD-A%C2%A9Albin-Michel.jpg?resize=300%2C465&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/Da-langue-A-langue-SBD-A%C2%A9Albin-Michel.jpg?resize=271%2C420&amp;ssl=1 271w" sizes="(max-width: 516px) 100vw, 516px" /></figure>
</div>


<p>Par ailleurs, nous traversons une époque paradoxale, où tous les moyens technologiques de rapprochement semblent à notre portée, incarnant une certaine « <em>conscience horizontale globale</em> », à l’instar de ce que nomme le philosophe Francis Wolff. Pourtant, loin de favoriser l’échange, ces outils s’accompagnent d’une intensification des polarisations.&nbsp;</p>



<p>Les discours politiques, en Europe comme ailleurs, s’organisent autour de la stigmatisation de l’Autre. La question migratoire nourrit l’essentiel de la rhétorique de certains partis d’extrême droite ou suprémacistes, reléguant les populations migrantes à une forme d’inhumanité.&nbsp;</p>



<p>Par exemple, aux États-Unis, les archevêques viennent de dénoncer les pratiques d’arrestation et d’expulsion, dans un article du New-York Times, et appellent à un retour au respect de la dignité humaine. Au Sénégal, les appels se multiplient pour un apaisement des débats politiques, tout comme lors des campagnes électorales, qui, à l’image des récentes élections en Tanzanie, ont connu de nombreuses dérives. Les discours politiques qui sont remplis de haine mettent en danger les sociétés et neutralisent la capacité à partager des débats sereins.&nbsp;</p>



<p>L’universalisme cosmopolitique devrait découler naturellement des défis majeurs auxquels l’humanité est confrontée : le réchauffement climatique, les crises sanitaires telles que la pandémie de Covid, qui imposent une action collective à l’échelle mondiale.</p>



<p><strong>Pourquoi les traditions juives et arabes sont-elles toujours perçues comme moins imprégnées par l’humanisme universaliste, aujourd’hui ?</strong></p>



<p>C’est là une question de perception. La religion musulmane est parfois vue comme un particularisme, alors qu’elle est, tout au contraire, une ouverture vers l’universel. Elle s’adresse à l’humanité en tant qu’humanité. Je n’ai de cesse de rappeler que l’islam est une civilisation de la traduction, comme en témoigne <em>Bayt al-Ḥikma</em>, la « Maison de la Sagesse » évoquée dans les sources arabes médiévales. Ce centre intellectuel fondé à Bagdad sous le règne du calife al-Maʾmūn (813-833) a vu l’émergence de multiples bibliothèques et cercles de traducteurs, qui ont rendu possibles de nombreuses traductions des textes grecs vers le syriaque puis l’arabe, notamment dans les arts et les sciences. Cet héritage illustre combien la langue arabe fut celle de la philosophie, un aspect trop souvent méconnu, y compris chez les musulmans.</p>



<p>L’arabe est ainsi une langue d’ouverture à l’universalisation de la pensée philosophique. L’islam, au même titre que le christianisme, est une religion universelle : elle s’adresse à l’humanité et non à un peuple particulier. Enfin, il faut souligner qu’Averroès, Maïmonide et Avicenne, trois figures essentielles de la philosophie médiévale, incarnent cette articulation décisive entre pensée rationnelle et traditions. Tous trois issus du monde arabo-musulman et juif, ils ont puisé dans les textes antiques en cherchant à concilier foi et raison.</p>



<p>Il est important de rappeler combien le monde islamique s’est ouvert à la philosophie, et il faut saluer que <em>Les Nouvelles Rencontres d’Averroès</em> participent activement à créer des espaces où cette dimension universelle et d’ouverture peut s’exprimer pleinement.</p>



<p>Samia Chabani</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Grand entretien</strong> <br><em>Les langues de Souleymane Bachir Diagne</em><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">le 22 novembre </mark>à 18h<br><a href="https://theatre-lacriee.com">La Criée </a><br>Entrée libre, réservation conseillée</pre>



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<p>Nos articles <em>Diasporik</em>, conçus en collaboration avec <a href="https://ancrages.org">l’association Ancrages</a> sont également disponible en intégralité sur leur site</p>
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		<title>Rencontres d&#8217;Averroès : Peut-on encore parler à Gaza ? </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Nov 2025 11:40:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Gaza, quel avenir ? vient de sortir chez Stock. Lætitia Bucaille débute par un avant-propos très personnel qui situe sa parole : celle d’une sociologue française arabophone qui a vécu dans des camps, en Cisjordanie, à Gaza ville, a enquêté sur le Fatah et le Hamas depuis les années 90, a appris l’hébreu puis y a renoncé [&#8230;]</p>
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<p><em>Gaza, quel avenir ? </em>vient de sortir chez <a href="https://www.editions-stock.fr/livre/gaza-quel-avenir-9782234099494/">Stock.</a> Lætitia Bucaille débute par un avant-propos très personnel qui situe sa parole : celle d’une sociologue française arabophone qui a vécu dans des camps, en Cisjordanie, à Gaza ville, a enquêté sur le Fatah et le Hamas depuis les années 90, a appris l’hébreu puis y a renoncé durant l’Intifada-al-Aqsa (2000). </p>



<p>Après ce préambule où elle se met en scène avec sa fille le 7 octobre, elle entre dans le sujet, et s’efface&nbsp;: la question de l’avenir de Gaza doit être posée, en écartant un à un les plans délirants d’éradication d’un ou de l’autre peuple, et sans occulter la violence, les morts, les viols, les impasses dont il va falloir sortir malgré la solidité des murs.</p>



<p>Car nécessité est claire de «<em>&nbsp;prendre langue&nbsp;</em>». Avec le Hamas, clairement terroriste, ayant commis le 7-octobre un acte d’une barbarie sans nom plus traumatique encore que le 11-septembre à New York ou le 13-novembre à Paris. Avec le gouvernement génocidaire d’Israël. Avec les colons et leurs victimes. Avec les états voisins et leurs réfugiés candidats au retour. Entre le Fatah et le Hamas, peut-être par l’entremise d’une personnalité comme Marwan Barghouti.</p>



<p>Le cheminement de l’essai est clair, historique, thématique. L’autrice montre comment les accords d’Oslo ont été trahis par la droite israélienne et ont affaibli le Fatah, discréditant l’Autorité palestinienne et permettant au Hamas de prendre le pouvoir à Gaza. Elle étudie la Cisjordanie et explicite la scission de l’Autorité palestinienne. Et elle cite des enquêtes précises qui recensent une conviction partagée&nbsp;: 64&nbsp;% des Israéliens pensent que les Gazaouis veulent tous, comme le Hamas, la disparition d’Israël.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Les peuples doivent vivre</mark></strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="643" height="1024" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/9782234099494-001-X.jpg?resize=643%2C1024&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-133137" style="width:163px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/9782234099494-001-X.jpg?resize=643%2C1024&amp;ssl=1 643w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/9782234099494-001-X.jpg?resize=188%2C300&amp;ssl=1 188w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/9782234099494-001-X.jpg?resize=768%2C1223&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/9782234099494-001-X.jpg?resize=150%2C239&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/9782234099494-001-X.jpg?resize=300%2C478&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/9782234099494-001-X.jpg?resize=696%2C1108&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/9782234099494-001-X.jpg?resize=264%2C420&amp;ssl=1 264w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/9782234099494-001-X.jpg?w=780&amp;ssl=1 780w" sizes="(max-width: 643px) 100vw, 643px" /></figure>
</div>


<p>Lætitia Bucaille documente peu «&nbsp;<em>les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité</em>&nbsp;» que commet Israël à Gaza, pourtant à l’origine de son livre et de sa réflexion, objets d’un court chapitre où l’emploi du terme de génocide est sans ambiguïté. Car il ne s’agit pas de dénoncer, de reconnaître, même si elle appelle à la mise en place d’une justice transitionnelle pour punir les crimes.&nbsp;</p>



<p>Fondamentalement, la politologue cherche à comprendre comment les idées de l’extrême-droite israélienne suprémaciste sont parvenues au pouvoir, alors qu’elle est minoritaire dans le pays et plus encore dans la diaspora internationale dont le soutien est indispensable. Elle esquisse des hypothèses, solides et multiples, propose des voies à emprunter, rappelle que les peuples gazaouis, cisjordaniens et israéliens peuvent reprendre le pouvoir, et doivent, en tout état de cause, se parler.&nbsp;</p>



<p>L’enjeu n’est pas local, et il n’y a pas d’autre solution que de sortir du conflit. Lætitia Bucaille&nbsp; nomme le piège tendu par les extrêmes droites européennes dans leur soutien inconditionnel&nbsp; à Israël depuis le 7-octobre. Giorgia Meloni, Marine Le Pen, Viktor Orbán, alors que leurs partis sont les héritiers directs du fascisme, du nazisme et de la Shoah, se posent aujourd’hui en paradoxaux remparts&nbsp; contre l’antisémitisme des immigrés, des musulmans. Sans illusion, elle rappelle que dans leur <em>«&nbsp;obsession&nbsp;</em>»&nbsp; anti-arabes, «&nbsp;<em>les Juifs ne sont que des alliés provisoires</em>&nbsp;».&nbsp;</p>



<p>Elle conclut en disant qu’il s’agit, en Israël et partout «&nbsp;<em>de retrouver comme boussole commune l’impératif moral universel plus jamais ça</em>&nbsp;». Les solutions doivent exister, ou l’avenir n’a plus de nom.</p>



<p>Agnès freschel</p>



<pre class="wp-block-verse">Laetitia Bucaille sera présente à la première table ronde, « <em>Prendre langue, Converser »</em> le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">21 novembre</mark> à 14h30</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/"><em>Société</em> ici </a></p>
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		<title>SPÉCIAL AVERROÈS, L&#8217;ÉDITO : L’empire de Schrödinger </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Renaud Guissani]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Nov 2023 14:34:14 +0000</pubDate>
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<p>Pour l’essayiste Pâcome Thiellement, l’empire n’a jamais pris fin. Pour l’historien Jean-Baptiste Duroselle, tout empire périt et périra. Les deux visions se défendent et si on effectue un exercice de pensée, l’empire est à la fois mort et vivant. Comme le fameux chat de Schrödinger. Sauf que l’empire peut réellement être intact et désintégré, puisqu’il s’agit d’un concept aux définitions multiples. Le chat lui, est soit mort, soit vivant, et Schrödinger le saurait s’il mettait fin à son expérience de pensée. S’il le considérait non comme une idée de chat, mais comme un chat.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="238" height="216" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/11/Image1.png?resize=238%2C216&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-121453" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/11/Image1.png?w=238&amp;ssl=1 238w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/11/Image1.png?resize=150%2C136&amp;ssl=1 150w" sizes="(max-width: 238px) 100vw, 238px" /></figure>
</div>


<p>C’est l’erreur qu’il ne faut pas commettre avec l’empire. Qu’importe qu’on le croie mort ou vivant, l’empire renvoie à des phénomènes de violences et de contraintes bien réels et actuels, à des mémoires déchirées, à des exils anciens, à des rancoeurs ineffaçables. Pour que les Césars, les Kaiser, les Napoléons, les Duce, les Führer et autres petits pères du peuple ne reviennent pas, il faut acter leur déroute en les combattant sous toutes leurs formes.&nbsp;</p>



<p>L’information et le débat ne détruiront pas les élans impérialistes qui traversent notre histoire contemporaine, mais ils permettent de surveiller leurs évolutions. C’est en cela que la réflexion sur l’histoire des empires, sur le colonialisme, la résistance, les situations actuelles en Arménie, au Liban ou à Gaza, est absolument essentielle.</p>



<p>Renaud Guissani</p>
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		<title>RENCONTRES D&#8217;AVERROÈS : Déterrer l’Empire </title>
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		<dc:creator><![CDATA[journalzebuline]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Nov 2023 11:26:12 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les guides du routard ne sont pas dépourvus de sites archéologiques antiques et médiévaux sur la scène méditerranéenne. L’occasion de contempler la marque encore décelable des grands empires, en Afrique, en Europe ou en Asie. Les vestiges du phare antique d’Alexandrie en Egypte, le Colisée à Rome ou encore la découverte d’un chaland de trente [&#8230;]</p>
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<p>Les guides du routard ne sont pas dépourvus de sites archéologiques antiques et médiévaux sur la scène méditerranéenne. L’occasion de contempler la marque encore décelable des grands empires, en Afrique, en Europe ou en Asie. Les vestiges du phare antique d’Alexandrie en Egypte, le Colisée à Rome ou encore la découverte d’un chaland de trente mètres de longueur dans le port d’Arles, surnommé «&nbsp;petite Rome des Gaule&nbsp;», témoignent à leur manière d’un passé impérial.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Istanbul, capitale d’Empires</mark></strong></p>



<p>Comment évoquer les influences architecturales impériales toujours présentes sans parler de la métropole culturelle turque ? Istanbul, anciennement Byzance puis Constantinople, cœur à la fois des empires byzantin et ottoman. Quels mystères demeurent enfouis dans cette ville majestueuse et emblématique de la Turquie ? Que révèlent ses monuments sur les multiples récits qui ont traversé les siècles de l&rsquo;histoire de la ville ?</p>



<p>Istanbul, joyau de l’empire Byzantin, sert de modèle à toutes les capitales du Proche-Orient médiéval. Aujourd’hui resplendit toujours le plus illustre de ses monuments, la cathédrale Sainte-Sophie. Ses coupoles et mosaïques en font une merveille architecturale, qu’elle soit une basilique chrétienne, mosquée ou musée. Elle incarne le symbole du mélange des cultures entre Orient et Occident, et des transformations de la ville au travers du temps.</p>



<p>Après la prise de Constantinople par les Turcs en 1453, la ville prend le nom d’Istanbul, affirmation du triomphe islamique. Elle conserve sa richesse cosmopolite tout en subissant des transformations notables, marquées par la construction de nombreuses mosquées, bibliothèques, mausolées, bains, fontaines, châteaux forts, et palais. La Mosquée Bleue et le palais Topkapi, contribuent par exemple à faire d&rsquo;Istanbul une des plus riches cités du monde musulman.&nbsp;</p>



<p>L&rsquo;histoire des empires se révèle à travers les vestiges archéologiques, qui agissent comme source primaire de l’historien, une mémoire, témoignant des grands moments de notre passé.</p>



<p>APOLLINE RICHARD</p>
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		<title>RENCONTRES D&#8217;AVERROÈS : « Périsse la réalité, pourvu que les principes survivent »</title>
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		<pubDate>Thu, 16 Nov 2023 11:21:35 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Étant donné le thème de cette 30e édition des Rencontres d’Averroès, et de la thèse développée dans votre dernier livre, peut-on dire que « tout empire périra, mais continuera sous forme de religion » ? Gabriel Martinez-Gros. Voilà c’est bien ça ! L’empire de dieu est la conséquence de l’empire des hommes et c’est [&#8230;]</p>
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<p><strong>Zébuline.</strong> <strong>Étant donné le thème de cette 30</strong><strong><sup>e</sup></strong><strong> édition des <em>Rencontres d’Averroès</em>, et de la thèse développée dans votre dernier livre, peut-on dire que « <em>tout empire périra, mais continuera sous forme de religion</em> » </strong><strong>?</strong></p>



<p><strong>Gabriel Martinez-Gros.</strong> Voilà c’est bien ça ! L’empire de dieu est la conséquence de l’empire des hommes et c’est là que les choses deviennent complexes. Dans le sens où les valeurs sont les mêmes. Les deux grandes valeurs de l’empire sont la paix – à laquelle nous avons donné depuis 2000 ans une connotation religieuse, mais qui a une origine impériale avec la pax romana – et l’universalisme. Avant que les religions ne s’adressent à tous sans distinction, les empires font de même.&nbsp;</p>



<p><strong>Comment est-ce que vous interprétez le lien entre la Méditerranée et les empires?</strong></p>



<p>La Méditerranée est très intéressante. Car il y a dans l’histoire, depuis 2000 ans, fondamentalement deux empires. Il y a l’empire de l’est qui est la Chine, de façon constante. Puis il y a l’empire de l’ouest qui est en revanche beaucoup plus incertain dans ses limites géographiques. La grande nouveauté qu’introduit l’empire romain c’est de déplacer le centre de l’empire achéménide, en lui ajoutant la Méditerranée occidentale. C’est l’Empire romain qui fait la Méditerranée.&nbsp;</p>



<p><strong>Vous parlez dans votre dernier livre d’une «&nbsp;nouvelle émergence religieuse&nbsp;», à quoi s’apparente-t-elle ? Pourriez-vous donner un autre exemple que celui de l’antiracisme ?</strong></p>



<p>C’est ce qu’on appelle le wokisme, c&rsquo;est-à-dire l’entrée dans le royaume de l’anathème en contrepartie de l’impuissance réelle. Le système de valeurs se sépare alors de la réalité de l’action. Les actes ne comptent plus, seuls les mots ont de l’importance. La religion pendant 2000 ans n’a presque jamais évité la moindre guerre, et ce n’était pas l’important. Les guerres peuvent avoir lieu mais l’essentiel c’est que les ONG aient le droit de les condamner et d’appeler à la paix. Que cette paix soit impossible, ça n’a aucune importance ! Périsse la réalité pourvu que les principes survivent. Si je parle de l’antiracisme c’est parce que c&rsquo;en est un exemple central. Devant l’échec politique de l’antiracisme, celui-ci a changé de nature. On est passé d’un programme politique pour combattre le racisme à un problème éternel. Cela devient donc par définition un problème religieux, que le gouvernement des hommes ne peut pas résoudre, pas plus que le christianisme ne peut résoudre le mal. Dès lors que vous avez accepté cela, vous êtes beaucoup mieux car vous avez accepté qu’on ne peut rien faire ! C’est la solution que l’Occident a adopté pendant quinze siècles. Il a adopté le christianisme en se disant que les choses essentielles n’étaient pas dans l’ordre du monde tel que l’imposait l’empire, mais dans le salut individuel. Il est évident que nous allons vers les mêmes échelles de valeurs, le salut de l’individu sera le plus important. La cité sera très largement abandonnée aux violents.&nbsp;</p>



<p>ENTRETIEN RÉALISÉ PAR RENAUD GUISSANI</p>



<p></p>



<pre class="wp-block-verse"><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">AU PROGRAMME</mark></strong><br>À l’occasion de la première table ronde animée par Jean Christophe Ploquin, intitulée « Empires de Dieu contre empires des hommes », Claire Sotinel, Arietta Papaconstantinou, Annliese Nef et Gabriel Martinez-Gros, débattront de la Méditerranée au prisme de son histoire longue. </pre>
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		<title>Les Rencontres d’Averroès, 30 ans pour p(a)nser la Méditerranée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[journalzebuline]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Nov 2023 11:13:38 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Thierry Fabre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>11 novembre. C’est une journée automnale où la pluie tombe dans les ruelles de Marseille. Une effervescence inhabituelle s’échappe du théâtre des Bernardines. Les Marseillaises et les Marseillais s’entassent devant l’entrée pour tenter de s’y engouffrer et écouter les débats passionnés qui jaillissent de la salle. Une imposante affiche se distingue fièrement avec pour inscription [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/les-rencontres-daverroes-30-ans-pour-panser-la-mediterranee/">Les Rencontres d’Averroès, 30 ans pour p(a)nser la Méditerranée</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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<p>11 novembre. C’est une journée automnale où la pluie tombe dans les ruelles de Marseille. Une effervescence inhabituelle s’échappe du théâtre des Bernardines. Les Marseillaises et les Marseillais s’entassent devant l’entrée pour tenter de s’y engouffrer et écouter les débats passionnés qui jaillissent de la salle. Une imposante affiche se distingue fièrement avec pour inscription :&nbsp; « Les Rencontres d&rsquo;Averroès &#8211; 1994 ».</p>



<p>Une première dans la Cité Phocéenne et un pari fou que Thierry Fabre s’était lancé : organiser un événement, un lieu de rencontres pour penser la Méditerranée des deux rives. Ainsi naissent les Rencontres d’Averroès. « <em>A ma grande surprise, c’était plein à craquer. C’était une véritable université populaire</em> ! », se remémore avec nostalgie le fondateur. Par manque de place, l’évènement se délocalise vers le théâtre de la Criée l’année suivante, preuve de sa réussite.</p>



<p>Trente ans plus tard, il est l’heure pour lui de laisser sa place. A 63 ans, Thierry Fabre, a décidé de quitter la présidence des Rencontres pour se diriger vers d’autres « <em>salves d’avenir</em> » loin de l’effervescence marseillaise. Le trentième anniversaire des Rencontres, placées sous le signe des empires, est l’occasion de dire au revoir à ce « <em>sacré pionnier</em> » à en croire Fabienne Pavia, co-directrice de Des Livres comme des Idées, association qui reprend l’organisation de l&rsquo;événement.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">L’emblème Averroès, héritage des Rencontres</mark></strong></p>



<p>Encore aujourd’hui, le succès ne faiblit pas. Au total, plus de 350 intervenantes et intervenants ont participé à ces rencontres qui ont débattu devant plus de 800 personnes réunies à chaque débat. Les Rencontres d’Averroès, ce sont quatre tables rondes réunissant chercheuses et chercheurs, penseuses et penseurs, historiennes et historiens autour d’une grande thématique. Avec une seule consigne : ne pas lire ses notes. Véritable « <em>agora contemporaine</em> » selon les mots de Thierry Fabre, le débat est alors ouvert autant entre spécialistes qu’avec le public, jamais à court de questions. Même les plus polémiques.</p>



<p>Si cet évènement a eu autant de retentissement, c’est parce qu’il traitait d’un héritage impensé, celui des sources arabes de la culture européenne. Il y a trente ans, seules les origines romaines, grecques et judéo-chrétiennes étaient valorisées, comme fondatrices des valeurs de l’Europe.&nbsp; « <em>L’héritage andalou</em> », premier thème des Rencontres, vient poser la question de cette Andalousie au pluriel, une région espagnole au carrefour des civilisations latines, arabes et juive. La tâche est grande : réévaluer le poids des héritages culturels et démystifier le terme « arabe », chargé de pathos.</p>



<p>Une Andalousie également symbolisée par la figure emblématique des Rencontres : Averroès, ou Ibn Rochd. Philosophe et juriste andalou éminent, il a joué un rôle significatif dans l&rsquo;évolution de la pensée critique au sein de l&rsquo;islam bien que sa contribution ait été négligée dans la philosophie européenne. C’est lors d’un entretien avec Alain de Libera, et son ouvrage <em>Penser au Moyen-Âge</em> (1991) que Thierry Fabre choisit Averroès comme emblème. Un choix qui prend tout son sens.&nbsp;</p>



<p>Depuis cette première édition, les Rencontres ont parcouru du chemin. Son acmé reste 2013, année où Marseille devient capitale de la culture. Après ce paroxysme, Thierry Fabre est envahi d’un doute. A-t-il fait le tour ? S’il a pensé ne plus pouvoir se renouveler, le président a compris, lors des attentats de 2015, que l&rsquo;événement est d’autant plus utile dans une période d’incertitude, où l’hérésie triompherait de la raison. Face à tant de doutes de la part du public marseillais, il est primordial de garder les Rencontres pour continuer à donner des clés de compréhension d’un monde méditerranéen en perpétuel mouvement.</p>



<p>A chaque obstacle, sa solution. Suite aux attentats, Thierry Fabre agit et s&rsquo;associe avec l&rsquo;association Des livres comme des idées en 2016 pour donner un nouveau souffle aux Rencontres. Rebelote face à la crise du Covid. L’idée d’un podcast émerge pour faire vivre en ligne ce qui n’a pas pu être tenu en présentiel. Après autant d’années, le lieu reste pourtant le même : la cité phocéenne.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">« <em>La Méditerranée ne se conjugue pas au passé</em> »</mark></strong></p>



<p>Et quand on demande à Thierry pourquoi Marseille ? Il n’en démord pas : c’était comme une évidence. « <em>Si on doit le faire quelque part, ce sera à Marseille</em> », se souvient-il. Il était important pour lui, natif du sud de la France, de créer un « <em>lieu de retrouvailles, de trait d’union</em> » dans cette ville oh combien importante dans l’espace méditerranéen.</p>



<p>C’est dans un contexte d’« <em>horizon de paix</em> » que Thierry Fabre lance les Rencontres d’Averroès en 1994. Un an plus tôt, les accords d’Oslo entre Yasser Arafat et Yitzhak Rabin viennent d’être signés. Un espoir grandit dans le Moyen-Orient pour une paix durable entre Israël et Palestine. Trente ans plus tard, la tragédie humaine qui se joue dans la bande de Gaza plonge à nouveau cette région du monde, et le monde, dans l’incertitude. Thierry Fabre déplore désormais la prééminence d’un « <em>horizon de guerre </em>».</p>



<p>En résistance à&nbsp; l’actualité anxiogène, la paix s’affirme comme une valeur centrale des Rencontres. Mais ce n’est pas la seule. Le gai-savoir et le vivre ensemble en font également partie. Sans oublier le sous-titre de cet évènement : « <em>Penser la Méditerranée des deux rives</em> ». Il ne faut plus considérer la Méditerranée seulement comme un tombeau des anciens empires. Car pour lui, la grande bleue « <em>ne se conjugue pas au passé</em> ». Au contraire, tout l’enjeu est de penser l’avenir.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Les Rencontres au futur</mark></strong></p>



<p>Quant aux Rencontres, son futur s’écrit désormais avec l’association Des Livres comme des idées qui co-porte déjà le projet depuis 2016. « <em>Thierry s’en va mais ça continue ! </em>» annonce joyeusement Fabienne Pavia, sa co-directrice aux côtés de Nadia Champesme. De la continuité, certes, mais de la nouveauté également !</p>



<p>Le changement vient d’abord du fonctionnement interne. Exit la présidence solitaire, place à une direction collective de 3 à 4 personnes aux profils variés. La parité est aussi un objectif tout à fait réalisable dans la mesure où « <em>de plus en plus de femmes accèdent à des postes à responsabilité dans les universités </em>». Les personnes qui feront partie de cette direction ne sont pas encore connues mais Fabienne Pavia et Nadia Champesme admettentqu’elles resteront proches du noyau décisionnel de ces Nouvelles Rencontres d’Averroès.</p>



<p>Parmi les nouveautés, Fabienne Pavia évoque la volonté de relancer le Collège de Méditerranée. Abandonné lors de la pandémie de Covid-19, il s’agissait d’une université populaire avec des conférences et des projections cinématographiques toute l’année et dans toute la région. De Nice à Avignon ou de Toulon à Gap, les Rencontres d’Averroès vont à nouveau sortir de leur périmètre marseillais.</p>



<p>Des masterclasses sont également à l’étude dans le but d’atteindre un public plus jeune, véritable axe de développement des Nouvelles Rencontres. Averroès Junior, partie de l&rsquo;événement construit avec des classes de collège et de lycée, s’inscrit déjà dans ce dessein. Il est même prévu de créer des formes live de concerts et des émissions de radio pour attirer ce public si volatile. « <em>Le jour où il y a un de ces jeunes qui dit à ses parents : </em>« <em>venez, on va dimanche à la conférence </em>»<em>, c’est gagné </em>», confie Nadia Champesme.&nbsp;</p>



<p>Les fondamentaux des Rencontres sont, évidemment, conservés : des conférences à la programmation culturelle le soir en passant par Averroès Junior. L’esprit aussi reste. Et à Thierry Fabre de le résumer ainsi : « <em>On se grandit à partir de belles rencontres. </em>»</p>



<p>Liza Cossard &amp; Garis Gentet</p>
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		<title>RENCONTRES D&#8217;AVERROÈS : « Le poète est l’infini conservateur du visage des vivants »</title>
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		<pubDate>Thu, 16 Nov 2023 11:00:41 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. « Ce qui vient au monde pour ne rien troubler ne mérite ni égard ni patience », disait René Char. Est-ce que cette phrase pourrait résumer sa pensée poétique et politique ? Olivier Belin. C’est vrai que c’est une phrase très significative. Je dirais que l’œuvre de Char  est située au cœur des grands enjeux du [&#8230;]</p>
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<p><strong>Zébuline.</strong> <strong>« <em>Ce qui vient au monde pour ne rien troubler ne mérite ni égard ni patience</em> », disait René Char. Est-ce que cette phrase pourrait résumer sa pensée poétique et politique</strong> <strong>?</strong></p>



<p><strong>Olivier Belin.</strong> C’est vrai que c’est une phrase très significative. Je dirais que l’œuvre de Char  est située au cœur des grands enjeux du XX<sup>e</sup> siècle parce qu’il a connu les mouvements d’avant-gardes comme le surréalisme, évidemment la Seconde Guerre mondiale dans laquelle il a combattu en tant que résistant. Il s’est affronté à la question du totalitarisme. Il est aussi précurseur dans les combats écologiques car il a pris très tôt conscience de la fragilité des milieux dans lesquels nous vivons. Sa poésie est une volonté de résister à toutes les formes d’obscurantisme et de toujours affirmer la vie. Il a cette phrase qui le résume bien : « <em>le poète est l’infini conservateur du visage des vivants</em> ».</p>



<figure class="wp-block-pullquote"><blockquote><p><strong>« Dans nos ténèbres, il n’y a pas une place pour la Beauté. Toute la place est pour la  Beauté» </strong></p><cite><strong>René Char</strong></cite></blockquote></figure>



<p><strong>Vous avez écrit « l’actualité tragique de l’histoire rend insupportable toutemanifestation littéraire et impose le silence au poète » ; Pourtant Char n’a jamais cessé d’écrire,n’est-ce pas un peu contradictoire?</strong></p>



<p>Effectivement, lorsqu’il s’engage dans le maquis, il ne cessera pas d’écrire. En réalité, il écrira   des poèmes, en particulier le recueil <em>Seul demeure </em>paru en 1945. C’est un recueil qui, par certains aspects, est un peu testamentaire. Il veut élever un monument à la poésie au cas  où il viendrait à mourir. Au début des années 1940, il hésite encore à publier mais va peu à peu   renoncer parce qu’il faut, premièrement, passer la censure de Vichy et il ne veut surtout pas faire ça. Il ne veut pas non plus écrire dans les revues de la Résistance parce qu’il ne se reconnaît pas dans la poésie qui s’y publie. C’est là qu’intervient son silence. Finalement, la période est tellement ignoble qu’il se dit que seul le combat compte et que s’il doit publier, ce  sera une fois libéré. Une fois que la parole sera véritablement libre.</p>



<figure class="wp-block-pullquote"><blockquote><p><strong>« Obéissez à vos porcs qui existent, je me soumets à mes dieux qui n’existent pas ».</strong></p><cite><strong>René Char</strong></cite></blockquote></figure>



<p><strong>Est-ce une forme de résistance, pour lui, que d’avoir voulu s’affranchir de l’image de  « poète résistant » et de la légitimité qu’elle confère?</strong></p>



<p>Quand il publie ses recueils, <em>Seul demeure </em>en 1945 et <em>Feuillets d’Hypnos </em>en 1946, il ne veut  pas apparaître comme un poète de la Résistance de la même manière que Louis Aragon ou Paul Éluard.  De fait, c’est un poète résistant, il appartient à la Résistance. Cela lui donne une légitimité et un écho qui va le faire connaître. Mais il dira qu’avec <em>Feuilletsd’Hypnos</em>il n’a pas voulu faire un  papier du type cocardier, patriotique ou même résistant. Il ne veut pas non plus d’une poésie  qui soit trop versifiée comme Aragon. Il a donc une forme de résistance à être assimilé à la Résistance. Pour lui, la poésie est résistance dans tous les  temps, dans tous les lieux, dans toutes les périodes historiques.</p>



<p>LAURY CAPLAT ET RENAUD GUISSANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">AU PROGRAMME</mark></strong><br>Le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">17 novembre</mark> à 20h30 au théâtre de La Criée, l’actrice Anne Alvaro fera vivre l’expérience de sa lecture singulière du poète. En hommage à René Char, elle portera la voix et la volonté d’une liberté. Celle pour laquelle René Char, par les armes comme par les mots, s’est battu tout au long de sa vie. De sa résistance « en vers » et contre tout, la poésie de Char dit la division et l’indicible, à travers des lignes où la guerre et l’horreur sont choses fragiles. Quelle place pour la poésie en temps de résistance ? Retour sur l’histoire du  poète.</pre>
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		<title>RENCONTRES D&#8217;AVERROÈS: Mademoiselle, le raï-on de soleil</title>
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		<dc:creator><![CDATA[journalzebuline]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Nov 2023 07:50:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>«&#160;Le fantôme de Rachid Taha nous hante&#160;» est-il écrit sur la pochette du disque. Le spectre de cette figure populaire qui mélangeait raï algérien et rock français, décédée en 2018, plane tout au long des neuf morceaux que compte le disque. Sur la scène de l’Espace Julien (Marseille), les artistes Rodolphe Burger, Mehdi Haddab et [&#8230;]</p>
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<p>«&nbsp;<em>Le fantôme de Rachid Taha</em> <em>nous hante</em>&nbsp;» est-il écrit sur la pochette du disque. Le spectre de cette figure populaire qui mélangeait raï algérien et rock français, décédée en 2018, plane tout au long des neuf morceaux que compte le disque. Sur la scène de l’Espace Julien (Marseille), les artistes Rodolphe Burger, Mehdi Haddab et Sofiane Saidi entendent rendre hommage à celui qui les a réunis.</p>



<p>Ils viennent de France ou d’Algérie. Ou plus précisément de Malakoff ou du Sahara comme le proclame haut et fort le titre éponyme de l’album. Plutôt que de mentionner Paris ou Oran, ils se concentrent sur ces périphéries oubliées voire méprisées de leurs pays respectifs. Cette ville tranquille de la banlieue sud de Paris entre en résonance avec le Sahara, désert humain où s’évaporent nos différences.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Célébrer ce qui lie et non ce qui sépare</mark></strong></p>



<p>Plus rap et politique, le morceau <em>La Terre Feu</em> <em>(Que sera votre vie ?</em>) fait peser une ambiance de western sur fond de guitare et oud électriques. La désillusion vis-à-vis de la gauche au pouvoir se fait également ressentir. Elle «&nbsp;<em>essaiera de temps en temps</em>&nbsp;» chante de sa voix monocorde un Rodolphe Burger désabusé. Quant à «&nbsp;<em>la droite</em>&nbsp;» ? Il ne prend pas la peine de terminer sa phrase comme pour signifier qu’il n’attend plus rien d’elle.&nbsp;</p>



<p>Car le raï est avant tout politique. Symbole de l’oppression subie par les paysans <em>fellahs</em> de l’Ouest Algérien sous l’empire colonial français, le mot signifie «&nbsp;<em>opinion</em>&nbsp;» ou «&nbsp;<em>jugement</em>&nbsp;» selon les traductions de l’arabe vers le français. Mais il n’est pas question de traduire pour les trois compères. Les deux langues se mêlent dans une transe sensuelle alliant le rock indé d’un Rodolphe Burger au raï envoûtant d’un Sofiane Saidi sur fond d’oud électrique et électrisant d’un Mehdi Haddab.</p>



<p>Cet «&nbsp;<em>hydre à trois têtes</em>&nbsp;», comme ils aiment à s’appeler, célèbre ce qui les lie plutôt que ce qui les sépare. Leurs inspirations sont nombreuses dans ce domaine : des grands maîtres du raï comme Khaled et Cheb Mami aux figures plus contemporaines comme Acid Arab, dont la présence fut remarquée l’an passé aux Rencontres d’Averroès. À noter l’absence de voix féminines dans les influences comme sur l’album… dommage pour un groupe qui s’appelle Mademoiselle.&nbsp;</p>



<p>GARIS GENTET</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Mademoiselle</strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">18 novembre</mark> à 20 heures<br>Espace Julien, Marseille</pre>
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