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	<title>Archives des Robin Renucci - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Robin Renucci - Journal Zebuline</title>
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		<title>Une « Leçon » à ne pas oublier </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Santucci]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Feb 2026 11:33:03 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Qu’a donc aujourd’hui à nous dire La Leçon de Ionesco ? Ce texte, écrit en 1950, a été joué et monté des milliers de fois depuis sa création. Pour Robin Renucci, directeur de La Criée, s’attaquer à ce chef-d’œuvre aurait pu être vu comme de la facilité. Il n’en est rien. Robin Renucci s’attache au [&#8230;]</p>
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<p>Qu’a donc aujourd’hui à nous dire <em>La Leçon</em> de Ionesco ? Ce texte, écrit en 1950, a été joué et monté des milliers de fois depuis sa création. Pour <strong>Robin Renucci</strong>, directeur de La Criée, s’attaquer à ce chef-d’œuvre aurait pu être vu comme de la facilité. Il n’en est rien. Robin Renucci s’attache au texte mais en fait une relecture froide, clinique, et&nbsp; l’éclaire de son ombre la plus cruelle.&nbsp;</p>



<p><em>La Leçon</em> est une histoire de domination, de viol, de meurtre. Par le langage, par le corps, par le savoir. Certainement pas une comédie absurde, comme elle a&nbsp; souvent été lue ou montée. Car c’est bien un drame qui se joue à trois : il y a ce Professeur, obséquieux et inquiétant. L’Élève, pétillante et déroutante. Et enfin la Bonne, fausse et complice. Tous les trois vont participer à un huis-clos effroyable, où les quelques accents comiques ne suffiront pas à atténuer l’intensité du drame qui se joue.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Dans le triangle </mark></strong></p>



<p>Robin Renucci a choisi pour décors des figures pop et géométriques. Du réconfort au milieu de la scène, pourtant entourée de piquets de bois, aux airs inquiétants de cimetière. C’est ici qu’entre l’Élève, à l’allure d’ado, Katy Perry à fond dans le casque. Premier choix fort du metteur en scène, avoir confié ce rôle à l’excellente <strong>Inès Valarcher</strong>, comédienne et circassienne, qui ponctuera son interprétation de pirouettes, sauts, avant que son corps ne s’affaisse, contraint par le piège qui se noue déjà.</p>



<p>Car arrive le Professeur, interprété par Robin Renucci. Grisonnant et allure austère, il accueille sa jeune élève avec toute l’amabilité du monde. La félicite chaleureusement quand elle réussit à additionner 1+1, gage d’une réussite future à son “doctorat total”. Pourtant, dès les premières minutes, Robin Renucci ne laisse planer aucun doute sur l’emprise qui commence déjà. Il est proche d’elle, la domine de sa taille, de son éloquence, de son savoir, lui tapote la joue avec incorrection.&nbsp;</p>



<p>La suite n’est que glissement vers le tragique. Bien aidé par les lumières qui appuient les intentions de la mise en scène, et surtout par l’interprétation de Robin Renucci. Au départ guilleret, il s’assombrit en même temps que le plateau, et joue de son corps, de sa voix, comme d’un instrument maléfique. En face de lui, la jeune élève ne sautille plus. Elle est apathique, et se tord de douleur sous les assauts du Professeur. Puis arrive la scène finale, où le couteau devient sexe, et le meurtre devient viol.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une lecture contemporaine</mark></strong></p>



<p>En 1950, Eugène Ionesco avait choisi de ne pas nommer et définir ses personnages, leur offrant ainsi une dimension universelle. Un terreau fertile pour quiconque veut s’attaquer à ce texte. Robin Renucci a choisi d’en faire une lecture que l’on pourrait qualifier de contemporaine. Difficile de ne pas donner toute la force au texte dans ce qu’il dit des rapports homme-femme dans une société post-Metoo. Difficile aussi de ne pas voir en sous-texte le viol qui se joue dans cette pièce, ou la représentation phallique de ce couteau, arme du crime. Finalement, en appuyant là où le texte fait le plus mal, en lui projetant sa lumière la plus actuelle, Robin Renucci offre à la pièce sa plus féroce vigueur, peut-être pas si éloignée des intentions initiales de l’auteur.</p>



<p>NICOLAS SANTUCCI</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>La Leçon</em> est donnée à <a href="https://theatre-lacriee.com">La Criée </a><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">jusqu’au 13 février</mark></pre>



<pre class="wp-block-verse"><strong>À venir</strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">3 et 4 mars </mark><br><a href="http://www.boisdelaune.fr">Théâtre du Bois de l’Aune</a>, Aix en Provence<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">5 mars</mark><br><a href="https://www.theatre-arles.com">Théâtre d’Arles</a><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">8 mars</mark><br><a href="https://www.scenesetcines.fr">Scènes et cinés</a>, Istres<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">10 mars</mark><br><a href="https://www.chenenoir.fr">Chêne noir</a>, Avignon<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">7 et 8 avril</mark><br><a href="https://www.chateauvallon-liberte.fr">Scène nationale Châteauvallon</a>, Ollioules</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/"><em>Scènes</em> ici</a> </p>
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		<title>Repartir à l&#8217;abordage</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gaëlle Cloarec]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Feb 2025 15:00:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 17 février, plus une place dans l&#8217;auditorium Germaine Tillon pour les retardataires. Comme tous les lundis jusqu&#8217;au 17 mars, la 4e&#160;saison des&#160;Procès du siècle, intitulée «&#160;Oser l&#8217;utopie&#160;», se demande comment «&#160;avancer vers plus de démocratie, plus d’écologie, plus de solidarité&#160;». L&#8217;affluence montre que l&#8217;appétence est là. Pourtant le sujet du jour semble peu familier [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le 17 février, plus une place dans l&rsquo;auditorium Germaine Tillon pour les retardataires. Comme tous les lundis jusqu&rsquo;au 17 mars, la 4<sup>e</sup>&nbsp;saison des&nbsp;<strong><em>Procès du siècle</em></strong>, intitulée «&nbsp;Oser l&rsquo;utopie&nbsp;», se demande comment «&nbsp;<em>avancer vers plus de démocratie, plus d’écologie, plus de solidarité</em>&nbsp;». L&rsquo;affluence montre que l&rsquo;appétence est là. Pourtant le sujet du jour semble peu familier à une bonne moitié du public, quand la journaliste&nbsp;<strong>Nora Hamadi</strong>&nbsp;fait un sondage à main levée&nbsp;: qui sait ce qu&rsquo;est l&rsquo;éducation populaire&nbsp;?</p>



<p>Ses deux invités,&nbsp;<strong>Hélène Balazard</strong>, chercheuse en sciences politiques, et&nbsp;<strong>Robin Renucci</strong>, directeur du théâtre<a href="https://theatre-lacriee.com/"> La Criée</a>, se lancent donc dans un historique. Lui fait remonter ses origines à Condorcet, selon qui l&rsquo;éducation devait émanciper les citoyens de la sujétion, car «&nbsp;<em>même sous la constitution la plus libre un peuple ignorant est toujours esclave</em>&nbsp;». Elle évoque le programme du Conseil National de la Résistance et sa volonté de rénovation sociale, après l&#8217;emprise fasciste sur le pays durant la Seconde Guerre mondiale.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Quand les fondamentaux se réveillent</mark></strong></h3>



<p>L&rsquo;éducation populaire, c&rsquo;est «&nbsp;<em>apprendre de tous, par chacun</em>&nbsp;» pour l&rsquo;un&nbsp;; «&nbsp;<em>conscientiser ses propres capacités, gagner en pouvoir d&rsquo;agir</em>&nbsp;», pour l&rsquo;autre. Depuis une dizaine d&rsquo;années, les vieilles recettes connaissent un renouveau, relèvent-ils, après des décennies où elles s&rsquo;étaient assoupies dans les MJC, devenues parfois de simples lieux de consommation de loisirs. Utiliser les méthodes les plus démocratiques possibles, cela devient tellement urgent dans un contexte politique tirant de plus en plus à droite, assorti d&rsquo;un libéralisme économique qui détruit les services publics. «&nbsp;<em>L&rsquo;éduc&rsquo; pop&rsquo; a un bel avenir si l&rsquo;on lutte encore et toujours contre les dominations</em>&nbsp;», s&rsquo;enflamme Robin Renucci. «&nbsp;<em>Cela se travaille dans le débat, la reconnaissance de l&rsquo;opposition, l&rsquo;acceptation du conflit, du dissensus. Considérer l&rsquo;altérité comme précieuse, aller chercher la singularité de chacun plutôt que le nivellement qu&rsquo;apportent les réseaux sociaux.</em>&nbsp;»</p>



<p>Pas facile à mettre en pratique, reconnaît-il, face au rouleau compresseur de l&rsquo;autoritarisme. Cette difficulté s&rsquo;est d&rsquo;ailleurs vue en direct, lors des échanges avec la salle. À peine un auditeur avait-il pris la parole, pour déplorer la réduction de l&rsquo;éducation populaire au «&nbsp;<em>simulacre participatif</em>&nbsp;», qu&rsquo;il se faisait sèchement rembarrer par Nora Hamadi. Ce n&rsquo;est pas en répondant sur ce ton à la critique que l&rsquo;on va «&nbsp;<em>susciter le désir de s&rsquo;exprimer</em>&nbsp;», l&rsquo;un des grands principes fondamentaux de l&rsquo;éducation populaire. Celui ou celle qui contrôle le micro a décidément le pouvoir&#8230;</p>



<p>GAËLLE CLOAREC</p>



<pre class="wp-block-verse">Le prochain Procès,&nbsp;<em>Où sont les nouveaux territoires de solidarité&nbsp;?</em>, réunira&nbsp;<strong>Juliette Rousseau</strong>, directrice de collection aux éditions du commun, et&nbsp;<strong>Kamel Guemari</strong>, fondateur de l'<a href="https://www.apresm.org">Après-M</a>, le&nbsp;<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">24 février.</mark></pre>



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<p></p>
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		<title>Phèdre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Jan 2025 10:29:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Robin Renucci reprend la tragédie de Racine qu’il avait présentée à La Criée à son arrivée à la direction. Spécialiste du vers racinien et de sa musique si fragile et puissante, le metteur en scène sait les faire entendre : dans un dispositif frontal – et non plus en cercle comme à la création sur un [&#8230;]</p>
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<p>Robin Renucci reprend la tragédie de Racine qu’il avait présentée à La Criée à son arrivée à la direction. Spécialiste du vers racinien et de sa musique si fragile et puissante, le metteur en scène sait les faire entendre : dans un dispositif frontal – et non plus en cercle comme à la création sur un ring de boxe – Phèdre affronte la froideur d’Hippolyte, la terreur de Thésée et la complaisance maternelle d’Oenone, dans des alexandrins éternellement sublimes, magnifiquement maîtrisés par des comédiens hors pair, Marilyne Fontaine en tête. Une tragédie de la passion lorsqu’elle se confronte au pouvoir, aux transgressions incestueuses et au rapt, que Robin Renucci ne souligne pas, laissant le texte faire son chemin. </p>



<p><em>AGNÈS FRESCHEL</em></p>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 8 au 12 janvier<br></mark><strong><a href="https://theatre-lacriee.com">La Criée</a></strong>, Théâtre national de Marseille</pre>



<p>Retrouvez nos articles et <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/">annonces ici </a></p>
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		<title>Vive l&#8217;eau</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gaëlle Cloarec]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Jul 2024 08:56:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«&#160;Giono et l&#8217;eau&#160;», thème 2024 des Rencontres consacrées chaque année à l&#8217;auteur par l&#8217;association Les amis de Jean Giono, a tout de suite suscité l&#8217;engouement. Mais, explique Christian Morzewski, son président, au-delà de l’importance littéraire de l&#8217;élément aquatique, «&#160;c’est sa résonance éco-environnementale qui nous a valu les propositions de participation ou d’intervention les plus originales [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/vive-leau/">Vive l&rsquo;eau</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>«&nbsp;<em>Giono et l&rsquo;eau</em>&nbsp;», thème 2024 des Rencontres consacrées chaque année à l&rsquo;auteur par l&rsquo;association <strong>Les amis de Jean Giono</strong>, a tout de suite suscité l&rsquo;engouement. Mais, explique <strong>Christian Morzewski</strong>, son président, au-delà de l’importance littéraire de l&rsquo;élément aquatique, «&nbsp;<em>c’est sa résonance éco-environnementale qui nous a valu les propositions de participation ou d’intervention les plus originales et stimulantes</em>&nbsp;». Et en effet, pour sa 18<sup>e</sup> édition, la manifestation conjugue des rendez-vous «&nbsp;classiques&nbsp;», lectures ou projections, avec des formats plus décalés, promenades musicales ou spectacle de vidéo-danse.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>À Banon, Manosque, Gréoux…</strong></mark></p>



<p>Dans la première catégorie, la nouvelle <em>L&rsquo;eau vive</em> (1943), lue par <strong>Robin Renucci</strong>, accompagné au violon par <strong>Bertrand Cervera</strong>, le 1<sup>er</sup> août au théâtre Jean le Bleu de Manosque, rénové de frais depuis quelques mois. Ou son adaptation au cinéma, à voir la veille, dans la librairie Le Bleuet à Banon&nbsp;: le film de François Villiers, sorti en 1958, a bénéficié d&rsquo;un scénario et de dialogues écrits par Jean Giono lui-même. Dans le second registre, le 2 août, une série de concerts au Conservatoire de Manosque ou dans les églises Notre-Dame de Romigier et Saint-Sauveur (<strong>Olivier Lechardeur</strong>, <strong>Duo MFA</strong>, <strong>Quatuor Cézanne</strong>). Ou, le 3 août, au théâtre Jean le Bleu, le spectacle «&nbsp;<em>Retrouver l’eau… “Cette chienne de Durance”</em>&nbsp;»par la Cie <strong>Empreinte en mouvement</strong>, chorégraphié par <strong>Lorna Lawrie</strong>, <strong>Chloé Scialom</strong> assurant les parties vidéos. Une œuvre inspirée, comme celles du romancier, par les paysages de la région, ses sources et ses torrents qui alimentent la rivière principale. Les Rencontres se clôtureront le 4 août à Gréoux-les-Bains, par un pique-nique «&nbsp;auberge espagnole&nbsp;» dans les jardins de la médiathèque Lucien Jacques, assorti d&rsquo;une visite de l&rsquo;exposition <em>Jean Giono, Lucien </em><em>Jacques et les Rencontres du Contadour (1935-1939)</em>.</p>



<p>GAËLLE CLOAREC</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Rencontres Giono</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">31 juillet au 4 août</mark><br>Manosque, Gréoux-les-Bains, Banon</pre>
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		<title>Sur la Côte Bleue, la culture va bon train </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Renaud Guissani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 May 2024 14:31:38 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a peu d’endroits où l’on peut prendre le train tout en admirant la mer Méditerranée. Allier l’utile à l’agréable, c’est là tout le pari du Train Bleu où les spectateurs sont amenés sur des lieux culturels en transport collectif – du train bien sûr, mais aussi en bateau, en bus et même en [&#8230;]</p>
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<p>Il y a peu d’endroits où l’on peut prendre le train tout en admirant la mer Méditerranée. Allier l’utile à l’agréable, c’est là tout le pari du <em>Train Bleu</em> où les spectateurs sont amenés sur des lieux culturels en transport collectif – du train bien sûr, mais aussi en bateau, en bus et même en kayak. Cet événement artistique s’étale sur quatre jours, les weekends du 18/19 et 25/26 mai, pour autant de parcours culturels de Miramas à Ensuès-la-Redonne, de Marseille à Vitrolles, en passant par Carry-le-Rouet, Martigues ou encore L’Estaque.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">En intérieur </mark></strong></p>



<p>Le premier parcours prévoit d’acheminer en train les spectateurs à Port-de-Bouc, au départ de Marseille ou de Miramas (le 18 mai). Une fois arrivés, direction Le Sémaphore pour voir l’adaptation de l’<em>Odyssée </em>par la metteuse en scène <strong>Pauline Bayle</strong>, qui délivre une version moderne de l’œuvre d’Homère où la figure d’Ulysse est plus que jamais humanisée. Une fois la représentation terminée, les spectateurs pourront rejoindre Martigues en bateau, où une chorégraphie reprenant les codes et techniques de l’électro se dansera aux Salins. Avant de conclure la soirée par un apéritif et un DJ set pour celleux qui le souhaitent. Lors du deuxième parcours (le 19 mai), les participant·es feront halte à l’Estaque au Pic Télémaque pour assister à un double concert. Celui du <strong>Sayat Trio</strong>, au jazz et à la musique classique arménienne, suivis par l’orchestre de l’<strong>Ensemble Télémaque </strong>qui joueront des chansons folks écrites par le compositeur italien Luciano Berio.&nbsp;</p>



<p>Le second weekend du <em>Train Bleu</em> verra aussi son lot d’activités en intérieur, qu’il s’agisse d’événements calmes ou entraînants. Dans un registre intimiste à Miramas, au théâtre La Colonne, la voix du directeur de La Criée <strong>Robin Renucci</strong> et le violon de <strong>Bertrand Cervera</strong> s’associent pour interpréter <em>Que ma joie demeure</em> de Jean Giono (le 25 mai). Le lendemain, à Ensuès, l’ambiance sera tout autre au Solarium où le groupe de rock <strong>Indeep</strong> compte bien faire bouger les têtes. </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="474" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/05/La-compagnie-MazelFreten-presentera-sa-1re-piece-de-groupe-22Rave-Lucid22.-%C2%A9-Jonathan-Godson.jpg?resize=696%2C474&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-123788" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/05/La-compagnie-MazelFreten-presentera-sa-1re-piece-de-groupe-22Rave-Lucid22.-%C2%A9-Jonathan-Godson.jpg?resize=1024%2C698&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/05/La-compagnie-MazelFreten-presentera-sa-1re-piece-de-groupe-22Rave-Lucid22.-%C2%A9-Jonathan-Godson.jpg?resize=300%2C205&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/05/La-compagnie-MazelFreten-presentera-sa-1re-piece-de-groupe-22Rave-Lucid22.-%C2%A9-Jonathan-Godson.jpg?resize=768%2C524&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/05/La-compagnie-MazelFreten-presentera-sa-1re-piece-de-groupe-22Rave-Lucid22.-%C2%A9-Jonathan-Godson.jpg?resize=1536%2C1048&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/05/La-compagnie-MazelFreten-presentera-sa-1re-piece-de-groupe-22Rave-Lucid22.-%C2%A9-Jonathan-Godson.jpg?resize=2048%2C1397&amp;ssl=1 2048w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/05/La-compagnie-MazelFreten-presentera-sa-1re-piece-de-groupe-22Rave-Lucid22.-%C2%A9-Jonathan-Godson.jpg?resize=150%2C102&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/05/La-compagnie-MazelFreten-presentera-sa-1re-piece-de-groupe-22Rave-Lucid22.-%C2%A9-Jonathan-Godson.jpg?resize=218%2C150&amp;ssl=1 218w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/05/La-compagnie-MazelFreten-presentera-sa-1re-piece-de-groupe-22Rave-Lucid22.-%C2%A9-Jonathan-Godson.jpg?resize=696%2C475&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/05/La-compagnie-MazelFreten-presentera-sa-1re-piece-de-groupe-22Rave-Lucid22.-%C2%A9-Jonathan-Godson.jpg?resize=1068%2C728&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/05/La-compagnie-MazelFreten-presentera-sa-1re-piece-de-groupe-22Rave-Lucid22.-%C2%A9-Jonathan-Godson.jpg?resize=1920%2C1309&amp;ssl=1 1920w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/05/La-compagnie-MazelFreten-presentera-sa-1re-piece-de-groupe-22Rave-Lucid22.-%C2%A9-Jonathan-Godson.jpg?resize=616%2C420&amp;ssl=1 616w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/05/La-compagnie-MazelFreten-presentera-sa-1re-piece-de-groupe-22Rave-Lucid22.-%C2%A9-Jonathan-Godson.jpg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /></figure>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">En extérieur </mark></strong></p>



<p>La culture sort aussi des salles obscures, au sein de paysages qu’il s’agit de découvrir. <em>Le</em> <em>Train Bleu</em> l’a compris et ses différents parcours proposent des balades, visites en extérieurs et autres réjouissances ayant pour but de profiter du patrimoine naturel du territoire. À Vitrolles l’association <em>Ici/Ailleurs</em> a prévu un circuit conté aux Salins du Lion, pour aborder ce paysage de l’étang de Berre d’une manière plus poétique (le 19 mai). Le weekend d’après, la déambulation théâtrale et l’art de rue de l’association <em>Nickel Chrome</em> sont mis à l’honneur au départ de la gare de Croix-Sainte, tout comme la convivialité puisque la fin des prestations marque le début d’un barbecue sous les étoiles&nbsp;! Le dimanche 26 mai vient clôturer en beauté les activités en extérieur, en laissant le choix entre une balade en kayak ou une randonnée depuis Carry-le-Rouet pour rejoindre Ensuès et assister au concert d’Indeep. Un bon moyen pour relier sport et culture, juste avant les Jeux olympiques.&nbsp;</p>



<p>RENAUD GUISSANI&nbsp;</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Le Train Bleu</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">18-19 et 25-26 mai</mark><br>Miramas, Port-de-Bouc, Martigues, <br>Ensuès-la-Redonne, Vitrolles, Marseille</pre>
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		<title>« Trinquer À La paix »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Nov 2023 11:09:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
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		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Pourquoi avez vous choisi ce texte d’Aristophane dans son adaptation par Serge Valletti ?  Robin Renucci. Pour ma première création, je voulais une œuvre qui résonne avec Marseille. J’ai donc choisi Serge Valletti, dont l’écriture est si ancrée dans sa ville, et plus particulièrement son adaptation, en 2013, de La Paix d’Aristophane. Ecrite quant à [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Zébuline. Pourquoi avez vous choisi ce texte d’Aristophane dans son adaptation par Serge Valletti ? </strong></p>



<p><strong>Robin Renucci.</strong> Pour ma première création, je voulais une œuvre qui résonne avec Marseille. J’ai donc choisi Serge Valletti, dont l’écriture est si ancrée dans sa ville, et plus particulièrement son adaptation, en 2013, de <em>La Paix</em> d’Aristophane. Ecrite quant à elle peu après la fondation de Marseille il y a 26 siècles, et dont l’actualité est frappante. Dans cette production tout a été fait à Marseille, les décors par Sud Side, le titre <em>Paix</em> d&rsquo;IAM qu&rsquo;Akhenaton nous a offert, les répétitions dans notre théâtre, ouvertes au public. Être sur place, travailler avec les cinq étudiants de l’Eracm, s’ancrer dans la ville par toutes ces amarres, c’était pour moi essentiel.</p>



<p><strong><em>À La Paix</em> est une comédie, et l’actualité des nations ne prête pas à rire…</strong></p>



<p>Justement. On évoque Poutine dans le spectacle mais je ne veux pas trop coller à l’actualité. Au moment où nous nous parlons il y a des enfants qui meurent. Je ne veux pas sombrer, être aspiré dans la spirale du Styx. Le théâtre sert à s’élever et à s’éloigner du siphon du drame. Le théâtre réaliste, documentaire souvent aujourd’hui, colle à la réalité. Or un spectacle qui divertit, qui fait rire, n’écarte pas le regard critique, au contraire.&nbsp;</p>



<p><strong>Rire de la paix pour y parvenir&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p>La paix est une utopie, un état de civilisation qui n’existe pas, mais qui «&nbsp;consiste&nbsp;», une idée donc, qui doit être défendue, et représentée. Le théâtre fait résonner les idées, il ne donne pas de solution. Mais en rapprochant le capitalisme du cacapipitalisme, c’est la domination de l’homme par l’homme que l’on dynamite, par rire. Trinquer <em>À la Paix</em> permet de placer l’utopie pacifiste dans le domaine de la convivance, du souhait, d’une communauté à construire ensemble. C’est le public rassemblé à La Criée qui «&nbsp;crie&nbsp;» depuis Marseille, et qui tire sur une guinde [<em>autre nom d’une corde, mot interdit par superstition au théâtre, ndlr</em>] pour libérer la Paix emprisonnée par des dieux belliqueux…&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="681" height="1024" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/11/2Robin-Renucci%C2%A9Jean-Christophe-Bardot.jpg?resize=681%2C1024&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-121346" style="width:130px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/11/2Robin-Renucci%C2%A9Jean-Christophe-Bardot.jpg?resize=681%2C1024&amp;ssl=1 681w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/11/2Robin-Renucci%C2%A9Jean-Christophe-Bardot.jpg?resize=200%2C300&amp;ssl=1 200w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/11/2Robin-Renucci%C2%A9Jean-Christophe-Bardot.jpg?resize=768%2C1154&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/11/2Robin-Renucci%C2%A9Jean-Christophe-Bardot.jpg?resize=150%2C225&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/11/2Robin-Renucci%C2%A9Jean-Christophe-Bardot.jpg?resize=300%2C451&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/11/2Robin-Renucci%C2%A9Jean-Christophe-Bardot.jpg?resize=696%2C1046&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/11/2Robin-Renucci%C2%A9Jean-Christophe-Bardot.jpg?resize=279%2C420&amp;ssl=1 279w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/11/2Robin-Renucci%C2%A9Jean-Christophe-Bardot.jpg?w=1000&amp;ssl=1 1000w" sizes="(max-width: 681px) 100vw, 681px" /><figcaption class="wp-element-caption">Robin Renucci, juillet 2019 © Jean-Christophe Bardot</figcaption></figure>
</div>


<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« Le théâtre sert à s’élever et à éloigner le siphon du drame »</p>
</blockquote>



<p><strong>Ce sont donc les hommes qui se libèrent d’une emprise divine&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p>Oui, la métaphore est puissante. C’est un vigneron méditerranéen qui se demande pourquoi le monde est en guerre perpétuelle, ce qui l’empêche de produire son vin. Il décide de demander des comptes aux dieux, construit une machine volante qui marche à la merde, à la bouse chez Aristophane. Ce désir de recyclage est très écologique et contemporain…&nbsp;</p>



<p><strong>Comment situez vous l’action d’ailleurs, à quelle époque&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p>L’intrigue est contemporaine, les costumes d’aujourd’hui. Le vigneron quitte son entreprise provençale, monte donc au ciel, rencontre Hermès. Un drôle de dieu qui garde la vaisselle et ressemble à un gars du GIGN. Ils trinquent ensemble, puis le vigneron libère la Paix avec l’aide active du public. Le troisième acte redescend sur terre…&nbsp;</p>



<p><strong>Et la paix y rencontre d’autres problèmes…&nbsp;</strong></p>



<p>Oui. Les marchands d’armes ne sont pas contents, les influenceurs les aident, les politiques s’attribuent les mérites d’une démarche qui n’est pas la leur… À la fin, un enfant entre et joue à la guerre&nbsp;: la paix n’est jamais gagnée.&nbsp;</p>



<p><strong>Cette idée d’une paix que nous n’aurions qu’à libérer pour qu’elle advienne n’est elle pas simplificatrice, et contraire aux enjeux contemporains&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p>Nous savons que la paix, pour qu’elle dure un peu, doit se construire. Les hommes et les nations doivent s’attabler pour défaire les conflits. Les grands conflits d’aujourd’hui, en Ukraine, au Karabakh, à Gaza, semblent détruire tout horizon d’une paix possible. Les belligérants commettent erreur sur erreur, dans une dynamique de vengeance sans fin ils veulent gagner la victoire, pas la paix. Il faut arrêter l’enfant qui reprend les armes, les rengaines apprises, les <em>Malbrough s’en va-t-en guerre</em>, l’apologie de l’affrontement.</p>



<p><strong>En décollant de la réalité, donc&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p>Oui. En représentant l’élévation, le rêve, un théâtre émerveillant.</p>



<p><strong>Comment ce principe se traduit-il sur scène&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p>Par la beauté des lumières, de la machine volante, la représentation du ciel, l’étagement de l’espace, mais surtout par la qualité du jeu et du partage. Le théâtre n’est pas une cérémonie bourgeoise, mais une fête dionysiaque, un geste généreux et déraisonnable. Les acteurs y sont des défricheurs reliés à l’Histoire et à la ville, avec une diversité d’accents, de physiques, qui parle de la richesse du peuple de Marseille.</p>



<p>ENTRETIEN RÉALISÉ PAR AGNÈS FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>À la paix </em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 8 au 26 novembre</mark><br>La Criée, théâtre national de Marseille</pre>
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		<title>La Criée, hôtel de la paix</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Sep 2023 08:30:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Entretien]]></category>
		<category><![CDATA[La Criée]]></category>
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		<category><![CDATA[programmation]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Robin Renucci]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Votre saison s’ouvre sur une journée festive ce samedi 16 septembre. En quoi consiste-t-elle&#160;? Robin Renucci. J’avais pour désir d’ouvrir la saison sur une journée qui remettrait le théâtre à l’endroit des vraies richesses de la vie. Mon idée du théâtre est très loin des salles fermées prisées par la bourgeoisie du XIXe siècle. [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Zébuline. Votre saison s’ouvre sur une journée festive ce samedi 16 septembre. En quoi consiste-t-elle&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>Robin Renucci.</strong> J’avais pour désir d’ouvrir la saison sur une journée qui remettrait le théâtre à l’endroit des vraies richesses de la vie. Mon idée du théâtre est très loin des salles fermées prisées par la bourgeoisie du XIX<sup>e</sup> siècle. Je veux rappeler aux Marseillaises et aux Marseillais que ce lieu leur est consacré, et qu’ils y sont chez eux. Cette journée leur permettra notamment de circuler sur le plateau, et de se l’approprier. Une succession de rencontres, d’ateliers autour du souffle, mais aussi avec les libraires de l’Histoire de l’Œil, des comédiens de l’Eracm, les cuisiniers des Grandes Tables, célèbreront les arts mais aussi ceux de la table – un marché se tiendra, et la boulangerie Pain Pan y sera un invité de choix&nbsp;! Aix-Marseille Université proposera également une expérience de sciences et d’art dont la thématique sera «&nbsp;Se nourrir en Méditerranée&nbsp;». Et on dansera… et ce jusqu’à ce que Michel Portal propose un concert comme toujours décapant en fin de journée.</p>



<p><strong>C’est une des directives marquantes de cette saison&nbsp;: son fort ancrage local.</strong></p>



<p>Je ne pense pas que le rôle d’une scène nationale soit de proposer un défilé des productions parisiennes et des plus gros succès du <em>Festival d’Avignon</em>. Notre rôle est ailleurs à mon sens, ce qui ne signifie pas que le théâtre oublie d’être un lieu de représentation national, européen et international. Mais il est vrai que je voulais avant tout fêter la Méditerranée. L’Italie de <strong>Nanni Moretti</strong>, qui prend un grand risque en proposant chez nous sa première œuvre théâtrale. Celle de <strong>Pippo Delbono</strong>, emplie de poésie et de musique… La saison théâtrale s’ouvrira sur le spectacle d’<strong>Alice Zeniter</strong>, et c’est un choix qui me tenait à cœur. Car nous sommes en présence d’une autrice mais également d’une comédienne née, et d’une profonde méditerranéité. Dans la beauté de son écriture, dans sa capacité d’échange avec le public. Il me semblait utile de rappeler que la place pourtant essentielle des femmes dans ce domaine est encore trop souvent réduite à portion congrue. Et puis, c’est une écriture passionnante, généreuse, qui raconte avant tout ce qu’écrire veut dire&nbsp;: voilà quelque chose qui peut parler aux jeunes femmes, mais également à toutes et tous.</p>



<figure class="wp-block-pullquote"><blockquote><p>« Je ne pense pas que le rôle d’une scène nationale soit de proposer un défilé des productions parisiennes »</p></blockquote></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="464" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/09/Robin-Renucci-%C2%A9Jean-Christpophe-Bardot.jpg?resize=696%2C464&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-120752" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/09/Robin-Renucci-%C2%A9Jean-Christpophe-Bardot.jpg?resize=1024%2C682&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/09/Robin-Renucci-%C2%A9Jean-Christpophe-Bardot.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/09/Robin-Renucci-%C2%A9Jean-Christpophe-Bardot.jpg?resize=768%2C511&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/09/Robin-Renucci-%C2%A9Jean-Christpophe-Bardot.jpg?resize=1536%2C1022&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/09/Robin-Renucci-%C2%A9Jean-Christpophe-Bardot.jpg?resize=150%2C100&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/09/Robin-Renucci-%C2%A9Jean-Christpophe-Bardot.jpg?resize=696%2C463&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/09/Robin-Renucci-%C2%A9Jean-Christpophe-Bardot.jpg?resize=1068%2C711&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/09/Robin-Renucci-%C2%A9Jean-Christpophe-Bardot.jpg?resize=631%2C420&amp;ssl=1 631w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/09/Robin-Renucci-%C2%A9Jean-Christpophe-Bardot.jpg?w=1702&amp;ssl=1 1702w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/09/Robin-Renucci-%C2%A9Jean-Christpophe-Bardot.jpg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Robin Renucci © Jean-Christpophe Bardot</figcaption></figure>



<p><strong>Cette question de la naissance de l’écriture, voire même du désir de l’écriture, était d’ailleurs déjà centrale dans votre seul en scène, <em>L’Enfance à l’œuvre…</em></strong></p>



<p>C’est une question qui me travaille, en effet&nbsp;! Je conçois le théâtre non pas comme un art industriel, mais dans sa dimension artisanale. Le théâtre est une fabrique, qui se construit à échelle humaine. Elle met en contact profond des autrices, des auteurs et le public. Ce métier a très souvent été dévoyé par le vedettariat des acteurs ou des metteurs en scène&nbsp;: on va voir machine ou machin dans un spectacle, peu importe lequel… Et on oublie l’auteur, l’autrice, l’histoire qui se raconte&nbsp;: le récit. Je veux replacer le théâtre à sa vraie exigence, car je pense que c’est là que se trouve la possibilité d’inviter celles et ceux qui ne sont pas encore le public du théâtre, d’élargir la base sociale des publics. C’est pourquoi j’ai notamment décidé de proposer des spectacles sur un temps long, soit à peu près une dizaine pour le spectacle de <strong>François Cervantes</strong>,&nbsp;pour ma création <em>À la paix&nbsp;!</em>, quatre à cinq pour Alice Zeniter, <em>Les Trois Mousquetaires, Suzanne aux Oiseaux… </em>Je voulais que ces spectacles aient le temps de rencontrer un public qui n’est pas un public d’habitués, qu’il aille au-delà des deux ou trois salles combles faites par des grands noms auprès des seuls spectateurs et spectatrices qui connaissent les usages du théâtre. Évidemment, ce parti pris réduit les possibilités de proposer un nombre élargi de spectacles&nbsp;: il y a peut-être un peu moins de musique, un peu moins de danse… Et ce malgré mon goût de la tranversalité&nbsp;!</p>



<figure class="wp-block-pullquote"><blockquote><p>«&nbsp;Je conçois le théâtre non pas comme un art industriel, mais dans sa dimension artisanale&nbsp;»</p></blockquote></figure>



<p><strong>Et les nombreux partenariats que La Criée a noué de longues dates, et continue de mener, avec d’autres lieux, et des festivals …</strong></p>



<p>D’autant que ce sont des partenariats qui ont toujours un sens très fort&nbsp;: il ne s’agit pas de prêter notre salle au premier projet venu, et la fraternité qui demeure entre les salles marseillaises, loin de toute compétitivité, me remplit de joie. Je suis évidemment sensible au travail que mène Marseille Concertspour faire vivre la musique classique dans cette ville. Mais également à la volonté du théâtre de garder le contact avec la littérature, et avec la pensée&nbsp;: le festival des <strong><em>Rencontres d’Averroès</em></strong> compte tout particulièrement pour moi. J’accueille avec grand plaisir plusieurs spectacles programmés par Dominique Bluzet, qui a compris que nous voulions tisser quelque chose qui aurait du sens. Le travail de <strong>Myriam Boudenia </strong>et <strong>Louise Vignaud</strong>, metteuse en scène de grand talent, sur les débuts de la guerre d’Algérie, est sensible, fort, remarquable. Je suis également très admiratif du travail mené par mes consoeurs <strong>Nathalie Huerta </strong>au Théâtre Joliette et <strong>Francesca Poloniato </strong>au Zef. Je sais enfin à quel point un festival tel qu’<strong><em>actoral</em> </strong>est aujourd’hui nécessaire&nbsp;: ce théâtre contemporain, très contemporain, qui questionne les formes et le monde d’aujourd’hui. &nbsp;</p>



<p><strong>Votre mise en scène d’une nouvelle traduction de la <em>Paix d’Aristophane </em>par Serge Valetti, à retrouver en novembre prochain, est très attendue. Comment en êtes-vous venu à concevoir ce projet&nbsp;?</strong></p>



<p>Il me semblait particulièrement juste de questionner aujourd’hui le sens de la guerre dans une société qui n’en a à la fois jamais été si lointaine et si proche. La pièce se réfère à un temps de trêve, qui ressemble au monde que nous connaissons aujourd’hui. Et c’est en temps de trêve qu’il faut questionner notre rapport à la guerre, sans se montrer moralisateur ou résoudre superficiellement cette question sans fin&nbsp;: pourquoi sommes-nous si belliqueux&nbsp;? Le texte a 2500 ans mais il semble avoir été écrit il y a quelques années. La langue d’Aristophane est très forte, irrévérencieuse, emplie d’humour. Très astucieuse aussi, notamment dans sa réflexion écologique&nbsp;: l’essence pour la machine volante évoquée dans le texte est fait de matières organiques. On émet déjà l’hypothèse que nos déchets soient le carburant de l’avenir. Et puis il y a dans l’idée du titre, <em>À la paix&nbsp;!</em>, ce besoin dionysiaque, festif, de trinquer à l’avenir. Chez Aristophane, Hermès est le gardien de la vaisselle des Dieux. C’est dire si la convivance et la convivialité sont essentielles à la survie de l’être humain&nbsp;!</p>



<p>SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>La Criée</strong><br>Théâtre national de Marseille<br>04 91 54 70 54<br><a href="http://theatre-lacriee.com">theatre-lacriee.com</a></pre>
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		<title>De la folie dans l’enclave</title>
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		<dc:creator><![CDATA[journalzebuline]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Jul 2023 09:27:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
		<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[Compagnie des Gentils]]></category>
		<category><![CDATA[Denis Plassard]]></category>
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<p>«&nbsp;Nous avons besoin d’être ensemble pour gagner la bataille de la morosité&nbsp;», écrit <strong>Frédéric Richaud</strong> dans son éditorial des <strong><em>Nuits de l’Enclave</em></strong> 2023. Dans cet esprit, le directeur du Centre Dramatique des Villages du Haut-Vaucluse signe une programmation qui, s’il garde le cap du théâtre, s’ouvre à la danse, poursuit son incursion dans les pratiques circassiennes et entame un chantier autour du jeune public.</p>



<p>La volonté pluridisciplinaire s’illustre lors de l’ouverture du 17 juillet, confiée à <strong>Denis Plassard</strong> maître de cérémonie d’un <em>bal chorégraphié</em>, en préambule de <strong>Robin Renucci</strong>. Après l’avoir créé puis baladé dans une douzaine de communes, lors du <em>Festival d’Avignon</em> 2017, le comédien reprend <em>L’Enfance à l’œuvre</em>, où, aux côtés du pianiste <strong>Nicolas Stavy</strong>, il évoque le creuset de l’existence, ausculté par Arthur Rimbaud, Marcel Proust, Paul Valery, Romain Gary et quelques autres. &nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du théâtre à profusion</mark></strong></p>



<p>Grands auteurs, suite&nbsp;: William Shakespeare, Anton Tchekhov, Albert Camus, bénéficient chacun d’une journée dans l’Enclave. Dans <em>York</em>, les douze acteurs de la compagnie <strong>Matamore</strong>, condensent les batailles épiques qui scandent <em>Henry VI</em> puis les sombres complots ourdis par <em>Richard III</em> (22 juillet). Albert Camus sera à l’honneur, le 24 juillet, l’espace d’une conférence sur l’homme et l’écrivain, suivie d’une lecture assurée par <strong>Bérangère Waruzel</strong> et <strong>Charles Berling</strong>. Focalisée sur sept personnages, <em>Notre petite Cerisaie</em> d’après Anton Tchekhov, accentue les corrélations entre enjeux intimes et monde en mutation.&nbsp;</p>



<p>Matei Visniec (<em>Paparazzi</em> par le Cartoon Sardine Théâtre), Marc Lainé, auteur de <em>Nosztalgia Express</em>, lauréat du Prix Godot 2023, Claude Guerre et son <em>Monologue de Sud</em>, pris en charge par Frédéric Richaud, figurent parmi les auteurs d’aujourd’hui à l’affiche des prochaines <em>Nuits</em>.&nbsp;</p>



<p><em>Mellow Yellow</em> (le 18 juillet à Richerenches), <em>Tout comme</em> (le 20 à Grillon), <em>Juste avant que la glace ne cède</em> (le 25 à Visan), hissent haut les arts du cirque. La comédie musicale n’est pas en reste grâce à <strong>Jeanne Béziers</strong> qui examine les effluves virilistes, propres à <em>La Barbe Bleue</em>. Sans oublier la <strong>Compagnie des Gentils</strong> qui, lors de la clôture du 30 juillet, transportera la <em>Carriole fantasque de M. Vivaldi</em> au cœur de l’Espace Jean-Baptiste Niel.&nbsp;</p>



<p><em>La valse du diamant noir </em>désigne le spectacle présenté cette année par la troupe éphémère des <em>Nuits</em>, à découvrir en création les 19 et 20 juillet. <em>Ces filles-là</em>, texte d’Ewan Placey, variation autour d’<em>Autant en emporte le vent</em>, sera travaillé, durant deux semaines puis représenté le 30 juillet, par les participants du stage théâtre ado. &nbsp;</p>



<p><em>Vive les comédiens</em>, tel est le titre de l’exposition des dessins de théâtre réalisés par Cabu et cédé, par la Comédie-Française au CDDV. Une partie de ce trésor iconoclaste sera déployé durant ces <em>Nuits de l’Enclave</em> 2023, qui promettent 33 évènements, du spectacle, de la pensée, des rencontres et, Frédéric Richaud le certifie : « beaucoup de folie ».</p>



<p>MICHEL<em> </em>FLANDRIN<em> </em></p>



<p><strong><em>Les Nuits de l’Enclave </em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 17 au 30 juillet <br></mark>À Valréas, Visan, Grillon et Richerenches<br><a href="http://nuits-enclave.com">nuits-enclave.com</a></p>
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		<title>« Phèdre » : le goût de l&#8217;épure</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Mar 2023 10:21:17 +0000</pubDate>
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<p>Créée en 2022 aux Tréteaux de France pour succéder à <em>Bérénice</em>, <em>Britannicus </em>et <em>Andromaque</em>, la <em>Phèdre </em>de <strong>Robin Renucci</strong> s’épanouit ces jours-ci au Petit Théâtre de La Criée. Le dispositif qui s’y déploie n’est pas nouveau&nbsp;: une scène circulaire bordée de quatre entrées accueille les comédiens, livrés sans ambages à des spectateurs tous proches. Sans aucun autre effet que quelques costumes – malheureusement fort peu seyants – les comédiens s’emparent du texte avec fougue et grâce. Chacun excelle à faire entendre et comprendre ce texte si lointain, dans toute sa richesse, toutes ses ambiguïtés et toute sa profondeur.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Douce stupeur</mark></strong><br>Texte qui place, une fois n&rsquo;est pas coutume, son personnage éponyme en son centre, et auquel la mise en scène emboîte le pas : <strong>Marilyne Fontaine </strong>est une Phèdre inspirée, poussée dans ses retranchements par sa passion interdite, mais aussi et surtout par sa solitude et sa fragilité. Seule l’Oenone douce et maternelle de <strong>Nadine Darmon </strong>semble prête à lui accorder le pardon et le repos qu’elle implore, mais elle le fait en dépit de toute morale et de toute raison. Thésée a les traits et la voix ouverte et outrée de <strong>Julien Tiphaine</strong> : il occupe l’espace, tonne, rage. Prompt à condamner sans avoir pris le temps de juger, il disqualifie sans l’entendre non plus son fils Hippolyte – <strong>Ulysse Robin</strong>, jouant sur le même fil entre douce stupeur et colère. Le parallèle entre l’aveu de l’amour incestueux de Phèdre pour Hippolyte et celui d’Hippolyte pour la tendre et courageuse Aricie – <strong>Eugénie Pouillot </strong>– se voit lui aussi habilement souligné, dans les inflexions de voix, gestes et jeux de regards qui accompagnent ces scènes jumelles. Car ce n’est certes pas un amour partagé qui unit ces deux personnages, mais bien une parenté dans le tragique.</p>



<p>SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Phèdre</em> s'est joué jusqu’au <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">10 mars</mark> à La Criée, théâtre national de Marseille.</pre>
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		<title>Distante Oblomovie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ludovic Tomas]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Jan 2023 09:56:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour découvrir Oblomov, du directeur de La Criée, les Marseillais se sont pressés nombreux, avec chaque soir une salle pleine d’un public attentif à cette mise en scène créée lorsque Robin Renucci dirigeait les Tréteaux de France.&#160; Le roman de Gontcharov est un classique de la littérature naturaliste russe, et Oblomov est devenu un de [&#8230;]</p>
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<p>Pour découvrir <em>Oblomov</em>, du directeur de La Criée, les Marseillais se sont pressés nombreux, avec chaque soir une salle pleine d’un public attentif à cette mise en scène créée lorsque <strong>Robin Renucci</strong> dirigeait les Tréteaux de France.&nbsp;</p>



<p>Le roman de Gontcharov est un classique de la littérature naturaliste russe, et Oblomov est devenu un de ces caractères typiques que la littérature sait créer. Celui d’un homme couché, par dégoût de la vie autant que par paresse et par incapacité d’agir. Séduisant pour la jeune et aristocrate Olga, mais aussi pour la cuisinière aux bras charnus qui l’héberge, Oblomov est pourtant terriblement agaçant, retiré du monde non par dégoût de celui-ci, mais par incapacité de l’habiter au présent, de travailler, de gérer sa propriété, ou même de trouver un logement.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Position fœtale </mark></strong><br>Robin Renucci fait reposer le mystère de cette âme sur une nostalgie d’enfance, celle d’une nourrice qui lui racontait le conte du brochet, où un jeune paresseux accroché à son poêle voit tous ses vœux exaucés sans mérite… Bercé par ce souvenir, Oblomov s’enferme dans sa chambre, son divan, peinant à quitter sa position fœtale, régressant toujours davantage, jusqu’à mourir d’inaction. Rêvant d’abord d’amour avec Olga parce que son chant merveilleux l’attire vers le conte, puis se laissant séduire par la prolétaire grassouillette et maternelle.</p>



<p>La scénographie fabrique des intimités, et des voiles translucides ou opaques qui évoquent le sommeil et la mort. Les comédiens jouent à merveille la torpeur générale et les élans esquissés. L’intrigue pourtant nous parle peu, comme depuis un monde disparu avec ses problématiques de vieux petits garçons nostalgiques de sein maternel, et de la Russie délétère des tsars. Un manque d’actualité qui provoque un peu d’ennui, mais de belle facture.</p>



<p>LUDOVIC TOMAS</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Oblomov</em>, de Robin Renucci a été donné du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">5 au 8 janvier</mark> à La Criée, théâtre national de Marseille. </pre>
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