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	<title>Anna Zisman, auteur/autrice sur Journal Zebuline</title>
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	<title>Anna Zisman, auteur/autrice sur Journal Zebuline</title>
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		<title>Au Mrac, une leçon de choses</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anna Zisman]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Sep 2022 08:22:36 +0000</pubDate>
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<p>«&nbsp;<em>J’ai toujours beaucoup aimé mes tableaux et j’ai du mal à m’en détacher. Si je les vendais tous, j’aurais trop d’argent, je ne saurais pas quoi en faire.&nbsp;</em>» Grande petite phrase insérée dans le catalogue d’exposition, écrite de la main de l’artiste. L’ancienne designeuse (groupe Memphis) a besoin de conserver une grosse partie de son travail&nbsp;: elle fait de son œuvre une juxtaposition permanente entre les techniques et les inspirations. Sa démarche est globale, traversant le temps de sa propre création, avec des installations qui relient l’ensemble de son art. C’est toujours intéressant de se confronter à l’évolution d’un artiste&nbsp;; c’est encore plus passionnant d’être, comme dans l’exposition que présente le Mrac, mieux que face à un parcours, littéralement englobé dans une installation sans chronologie, sans même des indications de dates, au cœur d’une création permanente qui mêle ancien et nouveau dans une dynamique réflexive particulièrement éclairante. Œuvre dans l’œuvre, la feuille de salle a été entièrement pensée et réalisée par l’artiste. Elle nous invite dans son monde, et c’est un grand plaisir de naviguer parmi les quelques 100 pièces exposées (produites depuis 1980) accompagné de ce viatique. «&nbsp;<em>Ici on voit le passage entre les peintures qui représentent des objets, les peintures qui représentent des objets qu’on ne reconnait pas, et à la fin, les peintures abstraites qui ne représentent plus rien.</em>&nbsp;» Quelle simplicité, quelle liberté dans l’approche, dans sa façon de se dévoiler&nbsp;! C’est à une véritable expérience, tel un exhausteur de sensations, que nous convie&nbsp;«&nbsp;<em>Campo di Marte&nbsp;»</em>.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Étrange quiétude</mark></strong></h3>



<p>Ici, pas de murs qui s’effacent derrière l’œuvre, pas de progression linéaire entre un tableau ou l’autre. On pénètre dans une sculpture aux multiples entrées. Peintures, dessins, constructions tridimensionnelles, céramiques, grands formats, petits mots découpés, collages. Les supports font partie du tout, ils sont peints, créant un effet de perspective chaque fois renouvelé, où les pièces exposées (ne) sont (que) des éléments de la composition de l’espace. Bouleversement des hiérarchies. Et nous, visiteur·euse·s, complétons cet ensemble&nbsp;: nous intégrons, en nous mouvant dans l’installation, le monde sans frontières entre figuration et abstraction de <strong>du Pasquier</strong>. Comme pour un jeu de pistes ou face à des rébus, on entre dans un jeu dont on comprend les règles, se réjouissant justement qu’il n’y en ait pas. Les natures mortes sont bouillonnantes de vie, mélangeant outils, pierres, verres, cordes,… Beaucoup d’éléments géométriques, presque architecturaux, cohabitent avec les objets domestiques. On repère des signes qui se répondent. Les ombres donnent un relief troublant. Les correspondances deviennent messages secrets. Le déplacement dans les salles engendre des mouvements dans les toiles. On retrouve quelque chose d’Escher ou de Paul Delvaux. Le Corbusier est aussi passé par là. Tout cela provoque une étrange quiétude à déambuler dans ce décentrage rassurant, ces formes inconnues qui révèlent des symboliques enfouies.</p>



<p>ANNA ZISMAN</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>«&nbsp;<em>Campo di Marte</em>&nbsp;», Nathalie du Pasquier</strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 25 septembre</mark><br>Musée régional d’art contemporain, Sérignan<br><a href="http://mrac.laregion.fr">mrac.laregion.fr</a></pre>



<p></p>



<p></p>
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		<title>Arabesques : un bel endroit pour une rencontre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anna Zisman]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 20 Aug 2022 08:22:00 +0000</pubDate>
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<p>L’association UniSons, qui fête ses 20 ans cette année, ne cesse d’insuffler initiatives et actions remarquables dans le tissu socio-urbain de la ville. Implantée dans un des «&nbsp;quartiers&nbsp;» de la métropole, elle a su au cours du temps garder son identité de territoire. Celui de la Mosson, ville dans la ville, aux tours et barres caractéristiques de ces lieux ghettoïsés – même si la Ville et le Département sont soucieux de rapprocher les habitants entre eux grâce aux transports et équipements publics. Elle sait aussi franchir les enclaves, et aujourd’hui elle existe bel et bien comme l’une des plus influentes structures culturelles de la ville, vectrice de cohésion sociale et d’insertion. Il y a le travail quotidien, de plus en plus développé et innovant, et celui mené depuis maintenant 17 ans&nbsp;: l’aventure<strong><em> Arabesques</em></strong>, devenue le festival le plus important en Europe dédié aux arts du monde arabe. Tout le monde s’y croise, les artistes peu connus et les têtes d’affiche, le public néophyte et les spécialistes, les jeunes et les plus mûrs, et tout Montpellier (et bien plus) s’y rencontre, autour de sa programmation pluridisciplinaire qui mêle la musique (le cœur du festival), le théâtre, le cinéma, la calligraphie, la danse, les contes. Avec toujours la volonté de mettre sur le même plan les expressions artistiques traditionnelles et les langages contemporains.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Plus que bien</mark></strong></h3>



<p>Le concert d’ouverture se fera à l’Opéra Comédie, qui accueille le maître du oud traditionnel constantinois, <strong>Salim Fergani</strong>. <strong>Ariana Vafadari</strong> (chant) et <strong>Driss El Maloumi</strong> (oud) occuperont cette même scène avec <strong>Rana Gorgani</strong>, danseuse «&nbsp;derviche tourneur&nbsp;». Oud encore, tenu cette fois par <strong>Anouar Brahem</strong> dans l’immense amphi d’O, avec un nouveau programme qui traverse les sonorités et sensibilités les plus diverses. La nouvelle scène arabe sera incarnée par <strong>Samah Mustafa</strong> (chant classique oriental et musique folklorique), <strong>Ÿuma</strong> (rock tunisien solaire et militant), l’atmosphère hypnotique dispensée par le duo <strong>Samifati</strong>, et l’underground <strong>Bédouin Burger</strong>, sonorités nomades sur rythmes de transe.</p>



<p>Avec son tabouret comme seul accessoire, <strong>AZ</strong> déploie son stand up à la fois politique et mélancolique, et tout le monde en prend pour son grade&nbsp;; c’est bon pour le moral. Sa majesté <strong>Le</strong> <strong>comte de Bouderbala</strong> revient pour la troisième édition de son spectacle, qui s’annonce plus improvisé, plus actuel, plus personnel&nbsp;: plus que bien alors. Le transfuge <strong>Djamil le Schlag</strong>, tout droit arrivé de la quotidienne humoristique <em>Par Jupiter</em> sur France Inter, a décidé de remporter le trophée du «&nbsp;plus gros punchliner&nbsp;»&nbsp;; pour son <em>Premier round</em>, il va nous mettre tous KO. Et à la Halle Tropisme, Arabesque Sound System, rendez-vous électro du festival, invite la scène casablancaise&nbsp;; des beats sans frontières.</p>



<p>ANNA ZISMAN</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Arabesques</em></strong>
<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 6 au 18 septembre</mark>
Divers lieux, Montpellier
<a href="http://festivalarabesques.fr" data-type="URL" data-id="festivalarabesques.fr">festivalarabesques.fr</a></pre>
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		<title>La Mixture : bouillant de cultures</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anna Zisman]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Aug 2022 08:34:58 +0000</pubDate>
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<p>« Pendant ce temps-là… » Cette formule tant utilisée pourrait parfaitement s’appliquer à l’action menée par le pôle culturel Bouillon Cube. Depuis 2006, niché sur le plateau du Causse de la Selle, il fédère trente structures socio-culturelles qui animent un bassin de vie de quatre communes. Les sept cents habitants de la garrigue héraultaise participent ainsi à une relocalisation de l’économie, « <em>à la recherche d’un mode de vie résilient mêlant ruralité au défi du monde d’aujourd’hui </em>». Mutualisation et échanges sont au cœur de cette réflexion active. L’hyper localisation pourrait faire penser à un travail de fourmi (ou de colibri ?). Oui, et c’est l’essence même de cette démarche, qui vise à partir du territoire pour mieux penser le monde. Au cœur du projet : le pôle de création régionale en milieu rural qui accueille treize compagnies en résidence.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Servi sur un plateau</mark></h3>



<p>Cet été, <strong><em>La Mixture</em></strong> propose chaque vendredi de juillet et août des soirées qui touchent à tout. Un sound system organisé en partenariat avec trois radios associatives (au Mas de Riri, où le camping est offert). L’<strong>UFOrchestra</strong> débarque avec ses sonorités quasi extraterrestres, présent également, le groove électro balkanique de <strong>Bül Bül</strong>. Du théâtre (<em>Rosemonde</em>, entre performance et clownerie, puis <em>Il faut aimer…</em>, une création collective par un groupe d’ados), et une balade contée (Cie <strong>Ça fait des bulles</strong>). <strong>Les Philosophes Barbares</strong> en déambulation avec marionnettes où tout craque, jusqu’à ce qu’un CRS en burn out aille se reposer dans une ZAD ! Beaucoup, beaucoup d’événements encore (<strong>Lúcia de Carvalho</strong>) et ça se conclut par In Aioli We Trust, grande soirée de partage où la langue occitane est l’invitée d’honneur, avec de la chanson, du stand up (<strong>Balelo</strong>), du rap (<strong>Digeo</strong> et <strong>MacSinge</strong>) et du groove tropical (<strong>Raffut</strong>).</p>



<p>ANNA ZISMAN</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>La Mixture</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu'au 26 août</mark><br>Lieu-dit La Grange, Causse de la Selle<br>04 67 71 35 42 bouilloncube.fr</pre>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/la-mixture-bouillant-de-cultures/">La Mixture : bouillant de cultures</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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		<title>Un été en cire et en terre au MO.CO.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anna Zisman]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Aug 2022 08:53:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[Berlinde de Bruyckere]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour Piller &#124; Ekphrasis l’Hôtel des collections a repris son nom d’hôtel Montcalm désormais dédié aux expositions monographiques. L’artiste belge Berlinde De Bruyckere investit la totalité du white cube de ses sculptures en cire, bois, tissus et peaux animales. Le parcours est saisissant. Il y a là des chevaux, des corps, des troncs d’arbres&#160;; tous [&#8230;]</p>
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<p>Pour <em>Piller | Ekphrasis</em> l’Hôtel des collections a repris son nom d’hôtel Montcalm désormais dédié aux expositions monographiques. L’artiste belge <strong>Berlinde De Bruyckere</strong> investit la totalité du white cube de ses sculptures en cire, bois, tissus et peaux animales. Le parcours est saisissant. Il y a là des chevaux, des corps, des troncs d’arbres&nbsp;; tous tronqués, hybrides, comme arrêtés dans le processus de transformation qui les condamnait à disparaitre. Ce ne sont pas des natures mortes, ce sont des formes ressuscitées&nbsp;; avec toute la douleur qui les habitent encore, survivante. Les mélanges de substances et de corps posent l’œuvre de la plasticienne entre expérience quasi médicale et tentative d’offrir un ultime souffle de vie aux âmes qu’elle exhume. Créés spécialement pour l’exposition, les <em>Trois Archanges</em> occupent le centre d’une des grandes salles. Trois princesses Peau d’Âne ployant sous le poids de leur parure animale, puissantes autant que misérables. Les pieds de cire sont en demi pointe, les genoux bleuis. Le reste du corps disparait sous la sombre pelisse. Lugubre&nbsp;? Oui. Comme le sont ces chevaux réassemblés, sanglés, morts. Ou ces harnais habités d’une présence, muées en gigantesques vulves tuméfiées. Les arbres sont des sacrifiés, eux aussi&nbsp;: foudroyés, broyés.</p>



<p>Et pourtant, une sensation de complétude s’installe. La conscience d’être au bon endroit, là où les turpitudes du monde sont pensées et transcendées. La prose poétique de <strong>Antjie Krog</strong>, auteure Sud-Africaine, ponctue les séries de la sculptrice&nbsp;: «&nbsp;<em>serions-nous devenues meilleures en nous contentant de nous contempler épanouies&nbsp;?</em>&nbsp;» Peut-être que oui, finalement, les anges pourront à nouveau s’envoler et regarder la Terre tourner, encore un peu.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Contre-nature, du grotesque flamboyant</mark></strong></h3>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="392" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/22Contre-Nature22-Anne-Wenzel-Silent-Landscape-%C2%A9-Nicolas-Brasseur.jpg?resize=696%2C392&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-115799" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/22Contre-Nature22-Anne-Wenzel-Silent-Landscape-%C2%A9-Nicolas-Brasseur.jpg?resize=1024%2C576&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/22Contre-Nature22-Anne-Wenzel-Silent-Landscape-%C2%A9-Nicolas-Brasseur.jpg?resize=300%2C169&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/22Contre-Nature22-Anne-Wenzel-Silent-Landscape-%C2%A9-Nicolas-Brasseur.jpg?resize=768%2C432&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/22Contre-Nature22-Anne-Wenzel-Silent-Landscape-%C2%A9-Nicolas-Brasseur.jpg?resize=1536%2C864&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/22Contre-Nature22-Anne-Wenzel-Silent-Landscape-%C2%A9-Nicolas-Brasseur.jpg?resize=696%2C391&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/22Contre-Nature22-Anne-Wenzel-Silent-Landscape-%C2%A9-Nicolas-Brasseur.jpg?resize=1068%2C601&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/22Contre-Nature22-Anne-Wenzel-Silent-Landscape-%C2%A9-Nicolas-Brasseur.jpg?resize=747%2C420&amp;ssl=1 747w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/22Contre-Nature22-Anne-Wenzel-Silent-Landscape-%C2%A9-Nicolas-Brasseur.jpg?w=1778&amp;ssl=1 1778w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/22Contre-Nature22-Anne-Wenzel-Silent-Landscape-%C2%A9-Nicolas-Brasseur.jpg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption>« Contre Nature », Anne Wenzel Silent Landscape © Nicolas Brasseur</figcaption></figure>



<p><em>Contre-nature</em> convoque aussi l’alchimie, celle de la terre et du feu&nbsp;; en un ensemble de quelque deux-cents céramiques présentées à La Panacée dont la scénographie signée <strong>Mr. &amp; Mr.</strong> est remarquable. <strong>Claire Lindner</strong> illumine la première salle de ses créatures tortueuses pleines de couleurs, toutes très récentes et inspirées par le mouvement des nuages. Aussi séduisantes que des bonbons, inquiétantes comme des champignons vénéneux, ses pièces sont habitées d’un flux dont les méandres trouvent un écho au plus profond des tripes. <strong>Anne Wenzel</strong> a couvert d’arbres peints à l’encre noire la salle qui abrite son <em>Silent Landscape</em> (2006), installation monumentale. Des sapins, sur un plateau de six mètres de long, forêt décimée, tragique témoignage d’une nature qui souffre. Miroir discret, quelques centimètres d’eau font se multiplier les reflets et les questions. Et les quinze masques (<em>Sans titre</em>, 2020) de <strong>Sylvie Auvray</strong>, flamboyantes gueules cassées, donnent au grès la puissance et la magie d’une boule de cristal.</p>



<p>ANNA ZISMAN</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Piller | Ekphrasis</em>, Berlinde de Bruyckere
</strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 2 octobre</mark>
MO.CO., Montpellier
<a href="http://moco.art" data-type="URL" data-id="moco.art">moco.art</a></pre>



<pre class="wp-block-verse"><em><strong>Contre-nature, une épreuve du feu</strong></em>
<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 4 septembre</mark>
MO.CO. Panacée, Montpellier</pre>
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		<title>Éric Bourret, artiste 100 bornes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anna Zisman]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Aug 2022 08:31:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[Éric Bourret]]></category>
		<category><![CDATA[Hérault]]></category>
		<category><![CDATA[Lodève]]></category>
		<category><![CDATA[Musée de Lodève]]></category>
		<category><![CDATA[Occitanie]]></category>
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<p>Lors du vernissage de son exposition, <strong>Éric Bourret </strong>revenait tout juste de 30 jours passés à arpenter les flancs de l’Himalaya. Photographe sur pieds, il est un artiste marcheur&nbsp;; un usager du paysage avec appareil. Il n’y a pas de hiérarchie entre les termes, ils fonctionnent de pair. S’il entre dans l’environnement, à la façon d’un éternel explorateur de matières et de sensations, c’est pour en extraire des prises de vue qui puissent justement transcrire son propre mouvement parmi les éléments qu’il traverse. Chaque pas est une découverte d’un hyper présent&nbsp;; plus qu’une image qui cadrerait sa vision du paysage, son regard extrait un morceau de temps, qu’il restitue dans toute son épaisseur.</p>



<p>Éric Bourret développe en effet un dispositif qui rapproche ses photographies de la quête menée par le mouvement impressionniste. Il offre une durée supplémentaire à l’infime espace-temps imposé par le regard photographique&nbsp;: déclenchant, en direct, six à neuf prises de vue sur le même négatif, la nature bruisse dans le cadre. «&nbsp;<em>J’assume l’idée du transitoire et de l’aléatoire</em>&nbsp;»&nbsp;; et l’œuvre du photographe respire un air qui nous parvient chargé d’une émotion tellement vivante qu’elle nous accroche, jusqu’à nous envelopper dans un ample récit.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Vision panoramique</mark></strong></h3>



<p>Au musée de Lodève, l’histoire se déroule sur des centaines de millions d’années. Des empreintes de dinosaures côtoient des traces de pluie datant d’avant même leur existence. L’échelle du temps donne le vertige, et les séries photographiques de l’artiste, invité à parcourir ce territoire si riche en vestiges préhistoriques, contribuent à brouiller et enrichir le regard sur ce qu’est ce paysage. Les séries&nbsp;<em>Salagou</em>&nbsp;et <em>Grands Causses</em> déclinent la technique de surimpression, donnant au lac des allures de surface minérale, et aux troncs d’arbres un mouvement qui évoque le flux de l’eau. Les matières changent de nature, les couleurs en viennent à disparaitre, et l’immuable fait place à une impermanence déstabilisante autant qu’inspirante. L’eau devient fossile, et le bois, fluide. <em>Larzac</em> découle d’une autre approche. Cinquante-deux photos disposées en quatre lignes fouillent les taillis. Ce n’est plus le tremblement des éléments qui provoque le mouvement, mais la multitude. Telle une mosaïque, l’installation (signalons la qualité de l’accrochage, effectué par l’artiste et la directrice Ivonne Papin-Drastik) propose une vision panoramique de l’avancée de Bourret dans l’aridité du paysage. La chromatique, entre mousses et feuilles mortes, est presque sonore, on entend les pas du photographe qui se heurtent aux épines, les cailloux qui raclent les semelles. Et si les plans sont souvent très rapprochés, voire étouffants, c’est pour mieux faire respirer la puissance narrative des sujets ainsi juxtaposés, presque abstraits, et tellement suggestifs.</p>



<p>ANNA ZISMAN</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Terres</em>, d'Éric Bourret</strong>
<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 28 août</mark>
Musée de Lodève
04 67 88 86 10 <a href="http://museedelodeve.fr" data-type="URL" data-id="museedelodeve.fr">museedelodeve.fr</a></pre>
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		<title>Glenn Ligon : les mots pour le peindre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anna Zisman]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Aug 2022 08:26:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[Carré d&#039;art]]></category>
		<category><![CDATA[Gard]]></category>
		<category><![CDATA[Glenn Ligon]]></category>
		<category><![CDATA[Nîmes]]></category>
		<category><![CDATA[Occitanie]]></category>
		<category><![CDATA[Post-Noir]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les stores autour du hall du deuxième étage du Carré d’Art sont relevés. Le bâtiment va fêter ses trente ans l’année prochaine, et la monographie consacrée à Glenn Ligon est en quelque sorte, aussi, un hommage à son architecture, l’une des créations phare de Norman Foster. Son directeur Jean-Marc Prévost a choisi de laisser la [&#8230;]</p>
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<p>Les stores autour du hall du deuxième étage du Carré d’Art sont relevés. Le bâtiment va fêter ses trente ans l’année prochaine, et la monographie consacrée à <strong>Glenn Ligon</strong> est en quelque sorte, aussi, un hommage à son architecture, l’une des créations phare de Norman Foster. Son directeur Jean-Marc Prévost a choisi de laisser la série de néons peints «&nbsp;<em>America</em>&nbsp;» jouer sur les reflets des parois de verre, magnifiant l’espace en l’émancipant de sa fonction de <em>white cube</em>. Déclinaison des sept lettres en capitales lumineuses, détourées en noir ou blanc – ou points rouges pour l’installation présentée à l’entrée. À lire en miroir, (<em>Ruckenfigur</em>, 2009) comme si nous étions derrière le néon. Le Newyorkais, né en 1960, dit s’être inspiré du célèbre tableau <em>Le Voyageur contemplant une mer de nuages</em> de Caspar David Friedrich. Ainsi, AMERICA (plus de 3 mètres de haut) se découvre comme si ce mot, avec toute l’histoire et les symboles qu’il porte, se tournait pour contempler… le mur. Et nous serions là, spectateurs de ce destin clinquant et lumineux, qui va droit dans l’impasse. <em>Double America</em> (2012) se reflète lui-même, blanc sur noir, fragile Narcisse, et le dernier (<em>Untitled</em>, 2008) clignote, désuète enseigne, disque rayé, adoré, trop entendu.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Force sourde</mark></strong></h3>



<p>Glenn Ligon joue avec les mots depuis ses débuts. Emprunter ceux des autres, les sortir de leur contexte, les contraindre à exprimer autre chose ou souligner le sens sous-jacent qu’ils diffusent&nbsp;: dans ses toiles couvertes de lettres où l’encre dégouline des contours des pochoirs qu’il utilise, où la peinture donne du relief, où le traitement sérigraphique crée une troisième dimension, c’est une réflexion sur la place du Noir, du déclassé, de l’homosexuel qui est à l’œuvre. Le titre de l’exposition, <em>Post-Noir</em> évoque sa volonté de se situer en dehors de ce qui enfermé, en particulier le fait même justement d’être noir. Noir, il l’est, homosexuel aussi, et l’une des figures qui le nourrissent est l’écrivain James Baldwin. Le Carré d’Art présente la dernière pièce de sa série&nbsp;<em>Stranger</em>, qui reproduit l’intégralité de l’essai publié en 1953, <em>Stranger in the village</em>. Sur près de vingt mètres de long et trois mètres de hauteur, ce texte, issu de l’expérience de l’écrivain qui s’était retrouvé seul noir dans un village suisse où jamais aucun n’était passé, claque sur la rétine. Vibrants, les caractères (au pochoir, toujours, partiellement recouverts de poussière de charbon) apparaissent ou se fondent sur la toile. Une vague qui submerge, lisible autant qu’illisible, d’une force sourde. Elle est éclatante dans toiles de la série <em>Coloring</em>&nbsp;: l’artiste a donné à des écoliers des illustrations de figures «&nbsp;typiques&nbsp;» afrocentrées des années 60-70, qui les ont coloriées. Agrandies, réinterprétées sans se départir de la liberté du geste enfantin, les images sont chargées d’une joyeuse subversion qui balaie la médiocrité des messages d’origine.</p>



<p>ANNA ZISMAN</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Post-Noir</em>, Glenn Ligon </strong>
<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 20 novembre</mark>
Carré d’art, Nîmes
<a href="http://carreartmusee.com" data-type="URL" data-id="carreartmusee.com">carreartmusee.com</a></pre>
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		<title>Terre en vue à la Villa Datris</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anna Zisman]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Aug 2022 16:01:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[Fondation Villa Datris]]></category>
		<category><![CDATA[L&#039;Isle-sur-la-Sorgue]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Toucher terre]]></category>
		<category><![CDATA[Vaucluse]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Happée par l’œuvre de Jean-Baptiste Bernadet, une voix émue surgit de derrière notre dos&#160;: «&#160;C’est magnifique, hein&#160;?&#160;». Danièle Kapel-Marcovici, fondatrice et présidente de la Fondation Villa Datris, s’émerveille et partage. Cette générosité si sincère donne à chacune des expositions annuelles qu’elle présente une saveur bien particulière. On entre autant dans l’univers des artistes et des [&#8230;]</p>
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<p>Happée par l’œuvre de <strong>Jean-Baptiste Bernadet</strong>, une voix émue surgit de derrière notre dos&nbsp;: «&nbsp;<em>C’est magnifique, hein&nbsp;?</em>&nbsp;». Danièle Kapel-Marcovici, fondatrice et présidente de la Fondation Villa Datris, s’émerveille et partage. Cette générosité si sincère donne à chacune des expositions annuelles qu’elle présente une saveur bien particulière. On entre autant dans l’univers des artistes et des thématiques choisi·e·s que dans la sensibilité toujours très fraiche de cette entrepreneuse passionnée de sculpture contemporaine.</p>



<p><em>Untitled, (Sign, </em>2019), donc. Un disque d’un mètre de diamètre, pierre de lave émaillée aux couleurs irisées, aux pleins et creux qui pourraient être la carte d’un monde sans lieux. Un organisme en mutation, quelque chose qui pulse, se développerait dans un ralenti que l’œil chercherait à attraper. C’est bien cet effet très archaïque, provoqué par la matière terre et l’élément feu, qui est convoqué dans&nbsp;<em>Toucher terre</em>. Art ancestral dont les artistes se sont saisis à pleines mains, courant atemporel qui semble pourtant réunir cet été les aspirations des curateurs, tant les expositions mettent la glaise cuite à l’honneur en 2022.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Urgence</mark></strong></h3>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/LINDNER-Claire-The-Fall-2.jpg?resize=331%2C458&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-115743" width="331" height="458"/><figcaption>LINDNER Claire, The Fall © photo Bertrand Hugues</figcaption></figure>
</div>


<p>À la Villa Datris, cent trente-cinq pièces sont présentées, en six thématiques (matière en mutation, fragile, vivante…), provenant de la collection de la Fondation ou prêtées. Pas de hiérarchie entre les cent trois artistes&nbsp;; <strong>Caroline Achaintre</strong>, <strong>Picasso, Léger,</strong> <strong>Johan Creten</strong>, <strong>Théo Mercier</strong>, <strong>Penone</strong>, <strong>Barthélémy Toguo</strong> côtoient des noms moins connus, et les œuvres dialoguent parfaitement entre elles. On retrouve avec bonheur le très pertinent <strong>Antoine Renard</strong> – vu récemment au Crac de Sète – et son interprétation en impression 3D de <em>La Petite Danseuse de quatorze ans</em> de Degas (<em>Impressions, après Degas</em>, 2020). Les couches produites par l’imprimante (céramique, émail), les accrocs, la couleur de la terre (dégradé d’ocres), transforment le modèle en une sorte de momie parfumée – l’artiste utilise des fragrances dans nombre de ses travaux. La fillette a perdu son tutu et sa natte. C’est un corps, un fantôme (de l’histoire de l’art) qui continue de questionner.</p>



<p>Autre corps, tout en veines aux couleurs chatoyantes, <em>Frère Javel</em> (2010) de <strong>Michel Gouéry</strong>. Incroyable de technicité, c’est un écorché contemporain, homme creux devenu concrétions, revenu d’une Atlantide oubliée.</p>



<p>Parmi toutes les œuvres présentées, les deux pièces de <strong>Rodolphe Huguet</strong> portent la plus grande charge politique. <em>Pièges à rêves</em> (2018) est un morceau de grillage où des empreintes de doigts (en terre cuite) s’agrippent&nbsp;; percutant. <em>Sans titre (WARchitecture, </em>2017-18), une valise éventrée ceinte de tuiles fondues, maison de fortune, porte toute l’urgence de notre monde qui s’enflamme.</p>



<p>ANNA ZISMAN</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Toucher terre</em></strong> 
<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 1<sup>er</sup> novembre</mark>
Fondation Villa Datris, L’Isle-sur-la-Sorgue
04 90 95 23 70 <a href="http://fondationvilladatris.com">fondationvilladatris.com</a></pre>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/terre-en-vue/">Terre en vue à la Villa Datris</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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