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Brahms, le coeur battant

L’Orchestre National de Montpellier proposait le 14 octobre deux sessions immersives dans la musique de Brahms. Magique !

Elitistes l’opéra, la musique classique, orchestrale, chorale ? Dans les faits ils le restent trop souvent, comme si cette musique ne s’écoutait pas sans le préalable d’une éducation bourgeoise. C’est clairement ce préjugé  que l’OONM s’applique à démonter, en particulier avec les sessions immersives proposées au lendemain des concerts symphoniques ou lyriques.  Le 14 octobre l’orchestre reprenait donc la 4e Symphonie de Brahms donnée la veille au Corum, remplaçant le mouvement lent, le deuxième, par le Chant du destin où le chœur national  rejoignait les instrumentistes sur scène. Et le public.

Corps à cors

Car c’est tous ensemble, assis en cercle autour de la cheffe Yi-Chen Li, que les spectateurs deviennent des auditeurs vibrants. S’asseoir à côté d’une contrebasse, regarder comment le percussionniste aiguise ses triangles et ses mailloches, plonger au cœur des pupitres de violonistes ou du souffle des vents et des cuivres, cela change la perception, cela parle aux corps qui reçoivent une vague physique d’émotions. Les enfants, nombreux, petits,  s’étonnent, et un lien se tisse entre les spectateurs et les musiciens. D’individu à individu, mais aussi, collectivement, avec cet instrument étrange qu’est un orchestre, polyphonique mais parlant aussi d’une même voix.

Ecoute augmentée

Les deux médiateurs vers cette expérience commune sont la cheffe, qui règle les volumes, donne les départs, sourit aussi lorsque des petits miracles surgissent… et rattrape très efficacement les légers décalages dus à l’inhabituelle, et peu pratique, disposition en cercle. L’autre médiateur, c’est  Tristan Labouret, qui en parfait musicologue pédagogue fait entendre les différents pupitres, les couches orchestrales qui se complètent, quelques petits repères pour guider l’écoute, ensuite, de chacun des mouvements de la 4e Symphonie. Dont la passion éclate comme jamais, avec ses volumes nuancés, son âme romantique et sa forme classique, ses cors lyriques et ses cordes puissantes. 

 AGNES FRESCHEL

Au cœur de l'orchestre, sessions immersives de l'Orchestre National de Montpellier soir la direction de la cheffe YI-Chen Li se sont jouées le 14 octobre au Corum, Montpellier 
À venir
Le 27 octobre, Philippe Jaroussky  dirige pour la première fois l’OONM pour un programme consacré à Mozart, enfant prodige. Des oeuvres de jeunesse, écrites lors de son voyage en Italie, alors qu’il avait entre 14 et 16 ans.
opera-orchestre-montpellier.fr
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