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	<title>Journal Zebuline</title>
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	<title>Journal Zebuline</title>
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		<title>Rentrée littéraire : « L&#8217;Âge de déplaire », premier roman d’Abibou Diouf</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Sep 2026 10:05:29 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph">Le roman s&rsquo;ouvre sur la mort du père du personnage principal, <strong>Fadel</strong>, jeune homme qui partage sa vie entre <strong>Paris</strong> et le <strong>Sénégal</strong> « <em>Je suis né à <strong>Dakar</strong>, une ville où l&rsquo;air est saturé d&rsquo;un virilisme qui s&rsquo;infiltre partout : dans les corps, les démarches, les regards, les intonations et jusque dans les silences.</em> ». En France, il découvre une liberté nouvelle. À chacun de ses retours au pays, sa vie est soumise à nouveau à la hiérarchie familiale, au poids de la tradition, aux velléités de sa mère et de son frère ainé Malick, de le marier. Mais à Dakar, il retrouve aussi un personnage : « Fadel le Fou », artiste marginal, qui vit dans une cahute sur l’île de Ngor et dont l&rsquo;existence défie l&rsquo;ordre social. Le roman construit un jeu de miroirs entre le Fadel qui se conforme encore et celui qui s&rsquo;est affranchi depuis bien longtemps du regard de sa société.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le roman retrace <strong>l’histoire d’une pression</strong> : celle que l’on impose aux jeunes garçons : « <em>Sois un homme ! Depuis l&rsquo;enfance cette phrase m&rsquo;a été jetée au visage comme une injonction. Une identité définie par les autres, par l&rsquo;histoire, la culture, la religion, l&rsquo;État, la famille, la norme sociale. Aucune marge de liberté. Aucune brèche pour respirer.</em> »</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Voix de l’émancipation</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le frère de Fadel, <strong>Malick</strong>, incarne la voix du reproche, lorsque le narrateur choisit de vivre en France : « <em>On n&rsquo;aurait jamais dû te laisser partir ; L&rsquo;Occident t&rsquo;a oxydé. Toubabisé. Et la France veut faire de toi un « woke ». Un homme déconstruit. À force tu ne seras plus un homme du tout.</em> »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce premier roman très réussi, Abibou Diouf interroge dans un style enlevé et qui fait souvent référence à des maximes africaines, la fabrique des masculinités, les violences symboliques exercées au nom de la communauté, et le poids du silence au sein des familles sénégalaises.</p>



<p class="wp-block-paragraph">S’émanciper, à un prix. Aucune libération ne se fait sans arrachement. Pour se choisir, Fadel doit accepter de perdre une part de ce qui l&rsquo;a construit, de trahir l&rsquo;héritage pour ne pas se trahir soi-même. À sa suite, on entre avec conviction dans <em>l’Âge de déplaire</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">ANNE-MARIE THOMAZEAU</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>L'Âge de déplaire</em>, <strong>Abibou Diouf</strong>, <br>Éditions Albin Michel<br>Paru le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">19 août </mark></pre>
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		<title>Rentrée littéraire : « La Piqûre d’abeille » de Paul Murray, le roman choral disponible en français </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nemo Turbant]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Sep 2026 09:35:03 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que le garage automobile de Dickies Barnes est en train de couler, il passe son temps dans les bois à construire un bunker pour survivre à la fin du monde, au grand dam de sa femme Imelda et de leurs enfants Cass et PJ. Chacun de son côté, les membres de la famille Barnes [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Alors que le garage automobile de Dickies Barnes est en train de couler, il passe son temps dans les bois à construire un bunker pour survivre à la fin du monde, au grand dam de sa femme Imelda et de leurs enfants Cass et PJ. Chacun de son côté, les membres de la famille Barnes s’écroulent en l’espace de quelques mois. Pourtant l’histoire semble avoir commencé vingt ans plus tôt, lors d’un mariage gâché par une piqûre d’abeille.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Roman choral à la précision narrative exemplaire,&nbsp;<em>La piqûre d’abeille</em>&nbsp;fait d’un récit de famille nucléaire ordinaire une véritable épopée, où les apparences s&rsquo;avèrent toujours trompeuses et dont les secrets se relèvent avec patience.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Partiellement justes</strong></mark></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cass et PJ, dont les points de vue ouvrent le roman, dressent de leurs parents des portraits très unidimensionnels&nbsp;: des caricatures de couple hétérosexuels en perdition, de femme fatale sur le déclin et de père de famille fuyant ses responsabilités. Chacun des regards portés sur l’autre s’avère juste, Paul Murray s’en assure, mais dans une certaine mesure seulement. Un chapitre après l’autre, les personnages se débarrassent des jugements superficiels, se laissent aller à déballer leurs secrets, et l’auteur à inventer de nouvelles formes de dire ce qui devait rester caché.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, Imelda dont la vie a basculé, s’époumone, sans ponctuation, pour rétablir une vérité bafouée, et retrouver un semblant de contrôle qui lui échappe. L&rsquo;expérimentation textuelle parfaitement maitrisée reste accessible et brillante&nbsp;: on défait, couche après couche, la délicatesse d’un père en proie au doute, et la naïveté de la jeunesse est rendue avec beaucoup de sérieux, les points de vue enfantins apparaissant avec justesse.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne s’agit pas dans ce roman, de désigner la source du mensonge, mais plutôt de chercher dans quelle mesure ce que l’on distingue de l’autre le définit réellement.&nbsp;<em>La Piqûre d’abeille</em>&nbsp;raconte la portée d’effets papillon multiples qui viennent refaire surface dans chacune des vies de ses personnages principaux. La famille nucléaire devient alors un théâtre en huis clos de ce que chacun perçoit des autres et fait du&nbsp;<em>secret</em>&nbsp;la clé vers d’autres réalités arbitraires.&nbsp;À la gêne que l&rsquo;on ressent face à ses parents succède la prise de conscience qu&rsquo;ils ne sont que des êtres humains, faillibles, et qu&rsquo;ils existent eux aussi pour la première fois.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La crise climatique et l’évocation d’une fin du monde actuel parcourt le récit comme un spectre omniprésent, pour atteindre un paroxysme digne des meilleurs thrillers.&nbsp;<em>La piqûre d’abeille</em>&nbsp;raconte finalement la fatalité anthropocentrique selon laquelle le monde qui nous entoure sombrera inévitablement dans le chaos, conséquence d’un éclatement familial dramatique, ou d’un simple malentendu.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">NEMO TURBANT</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>La Piqûre d’abeille</em>, de <strong>Paul Murray</strong><br>Traduction Pierre Demarty<br>Albin Michel - 24,90€ <br>Paru le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">19 aout </mark></pre>
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		<title>Rentrée littéraire : « Le Livre de la disparition », ou le rire glaçant d’Ibtisam Azem</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Sep 2026 09:14:57 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Matin ordinaire à Tel-Aviv. Les cafés ouvrent leurs volets, les voitures roulent. Mais quelque chose cloche. Les ouvrières horticoles, les serveurs et les chauffeurs n&#8217;ont pas pris leur poste. Les check-points sont déserts. Quatre millions de Palestiniens ont disparu sans trace, sans explications, sans revendication. Le pays est à l&#8217;arrêt. Et une question est sur [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Matin ordinaire à Tel-Aviv. Les cafés ouvrent leurs volets, les voitures roulent. Mais quelque chose cloche. Les ouvrières horticoles, les serveurs et les chauffeurs n&rsquo;ont pas pris leur poste. Les check-points sont déserts. Quatre millions de Palestiniens ont disparu sans trace, sans explications, sans revendication. Le pays est à l&rsquo;arrêt. Et une question est sur toutes les lèvres : «&nbsp;<em>que s&rsquo;est-il passé ?&nbsp;</em>»&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’idée de cette dystopie, qui pousse à son paroxysme le souhait porté par la frange dure de la population israélienne, est géniale. Dans <em>Le Livre de la disparition</em>, la romancière palestinienne <strong>Ibtisam Azem</strong> s’en empare avec délectation. Publié en arabe en 2014, il est enfin traduit en français.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cœur du roman, deux hommes. Ariel Levy est journaliste israélien, progressiste, athée, convaincu d&rsquo;appartenir au camp de la paix. Alaa Assaf est cameraman palestinien, petit-fils de Teta, grand-mère qui vient de mourir. Ils sont voisins à Tel-Aviv, se respectent, se déclarent amis.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Puis vient le matin sans Palestiniens. L&rsquo;État d&rsquo;urgence est déclaré. Les recherches battent leur plein. Si les extrémistes et les colons se félicitent de voir le pays, « nettoyé », la majorité de la population, est hébétée. D&rsquo;autres, comme Ariel, sont saisis de culpabilité.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Le carnet rouge</strong></mark></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour trouver des indices, ce dernier pénètre dans l&rsquo;appartement de son ami. Il y découvre un carnet rouge, le journal d&rsquo;Alaa. Au fil des pages, le juif mesure l&rsquo;abîme qui les sépare et dont il n’avait pas conscience. Dans ses écrits, le palestinien consigne les souvenirs de sa grand-mère Teta qui vivait à Jaffa en 1948, année de la <em>Nakba</em>, «&nbsp;<em>la catastrophe&nbsp;</em>»<em>.</em> Les Juifs occupent la ville, chassent la population arabe qui passe de 100 000 à 4 000 habitants. Tandis que son mari s&rsquo;exile à Beyrouth, Teta, bien qu’expulsée, choisit de rester dans la ville. Un jour, elle retourne dans sa maison espérant récupérer les rideaux qu&rsquo;elle a cousus. Un couple de juifs y est installé. Elle repart les mains vides. Ariel prend peu à peu conscience, avec difficulté, du poids que porte son ami dans un pays qui lui demande de sourire et d&rsquo;être reconnaissant.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La colère contenue</mark></strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="400" height="585" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/ibtisam-azem-imagine-un-matin-sans-palestiniens-6a3106a3cd732800801815.jpeg?resize=400%2C585&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-138037" style="aspect-ratio:0.6837752458027189;width:318px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/ibtisam-azem-imagine-un-matin-sans-palestiniens-6a3106a3cd732800801815.jpeg?w=400&amp;ssl=1 400w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/ibtisam-azem-imagine-un-matin-sans-palestiniens-6a3106a3cd732800801815.jpeg?resize=205%2C300&amp;ssl=1 205w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/ibtisam-azem-imagine-un-matin-sans-palestiniens-6a3106a3cd732800801815.jpeg?resize=150%2C219&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/ibtisam-azem-imagine-un-matin-sans-palestiniens-6a3106a3cd732800801815.jpeg?resize=300%2C439&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/ibtisam-azem-imagine-un-matin-sans-palestiniens-6a3106a3cd732800801815.jpeg?resize=287%2C420&amp;ssl=1 287w" sizes="(max-width: 400px) 100vw, 400px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Il se souvient d&rsquo;un accès de fureur d&rsquo;Alaa, un soir où Ariel lui avait fait observer, avec la bienveillance du libéral convaincu, qu&rsquo;il vivait tout de même dans un État moderne, avec des libertés qu’envieraient les réfugiés de Beyrouth. Alaa avait explosé.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>La Disparition</em> fait surgir avec clarté ce qu&rsquo;Azem fait murmurer à travers la voix d’Ariel : « <em>Que s&rsquo;est-il passé à tes citoyens sains d&rsquo;esprit, ô patrie ? Depuis que nous avons établi cet État, creusons-nous notre tombe de nos propres mains ? Allons-nous exécuter l&rsquo;agenda des colons et réaliser leurs rêves ? Ce sont les premiers ennemis de l&rsquo;État.</em> »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le génie d&rsquo;Ibtisam Azem est de mettre en lumière, en creux, l&rsquo;importance d&rsquo;une présence quotidienne et de montrer à quel point l&rsquo;économie, la culture, le quotidien d&rsquo;Israël repose sur une présence palestinienne indispensable tant le destin des deux peuples est intriqué.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ibtisam Azem est née et a grandi, près de Jaffa. Elle est fille et petite-fille de déplacés de 1948. Elle a étudié à l&rsquo;Université hébraïque de Jérusalem, à Freiburg en Allemagne, avant de s&rsquo;installer à New York où elle travaille comme journaliste.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">ANNE-MARIE THOMAZEAU</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Le Livre de la disparition</em>, <strong>Ibtisam Azem</strong><br>Éditions Globe – 21€<br>Traduit de l'arabe par Leïla Tahir<br>Paru le<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> 26 août</mark></pre>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>À Éguilles, Cathy Heiting pique au vif</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Dussutour]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Sep 2026 08:36:26 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’inlassable contre-diva provençale Cathy Heiting présentait ce soir-là son nouveau projet en trio consacré à la condition féminine avec la pianiste la plus swinguante des alentours, Maryline Ferrero, et la batteuse Aurélie Agullo, issue d’univers plus rock. Croisant des extraits de « Convenances et bonnes manières », un manuel de « savoir-vivre » à l’usage des femmes paru en [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">L’inlassable contre-diva provençale <strong>Cathy Heiting</strong> présentait ce soir-là son nouveau projet en trio consacré à la condition féminine avec la pianiste la plus swinguante des alentours, <strong>Maryline Ferrero</strong>, et la batteuse <strong>Aurélie Agullo</strong>, issue d’univers plus rock. Croisant des extraits de « <em>Convenances et bonnes manières </em>», un manuel de « savoir-vivre » à l’usage des femmes paru en 1964, qu’elle a retrouvé dans les affaires de sa mère, avec des standards de jazz agrémentés de quelques incartades hors-piste, le trio déroule un set féministe et narquois du meilleur aloi. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Revendication et joie de vivre</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est une lecture musicale délicieusement subversive qui se déploie et les thèmes interprétés font écho aux extraits choisis, telle cette livraison de <em>A Child Is Born</em> lors du tableau rétrospectivement hilarant consacré à l’éducation des enfants. Pendant que la leadeuse lit avec une conviction débordante de second degré, la pianiste égraine quelques notes bleues, et la batteuse, elle, développe quelques piques percussives bien senties. La fin du programme se dirige vers l’émotion, avec quelques mots personnels adressés par Heiting à sa mère, soulignés par une interprétation de <em>Piensa en mi</em> (ce boléro composé en 1935 revigoré par l’interprétation de Luz Casal dans <em>Talons Aiguilles</em> d’Almodovar en 1991).&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La prestation se termine entre revendication (<em>You don’t owe me</em> «&nbsp;Je ne t’appartiens pas&nbsp;» de Lesley Gove en 1963&nbsp;: le premier hit féministe étatsunien) et joie de vivre avec notamment James Brown… une sorte de braquage bien senti sur un monument de soul écrit par un vieux macho que l’on dirait masculiniste de nos jours.</p>



<p class="wp-block-paragraph">LAURENT DUSSUTOUR</p>



<p class="wp-block-paragraph">Concert donné le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">22 août </mark>au domaine Camaïssette, Éguilles. </p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>À venir</strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">23 septembre</mark><br>Hôtel C2, Marseille</pre>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>La « Maison forestière » à la Friche : François Cervantès écrit les histoires des autres</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Sep 2026 08:22:30 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Elle fait partie de ces grandes comédiennes, rares, capables de vous emporter d’un geste, d’un regard, et d’assumer l’excès avec une justesse de ton et de tempo qui n’appartiennent qu’à elle. Elle donne tant à ses rôles que ses personnages, toujours, semblent se nourrir d’elle. Elle a choisi de jouer La Maison forestière parce que [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Elle fait partie de ces grandes comédiennes, rares, capables de vous emporter d’un geste, d’un regard, et d’assumer l’excès avec une justesse de ton et de tempo qui n’appartiennent qu’à elle. Elle donne tant à ses rôles que ses personnages, toujours, semblent se nourrir d’elle. Elle a choisi de jouer <em>La Maison forestière</em> parce que cette histoire, douloureuse, est aussi, un peu, la sienne. Celle d’une enfance où la violence familiale était, «&nbsp;<em>les jours de grand vent&nbsp;</em>», en embuscade.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle sera seule en scène. Ou pas tout à fait, car <strong>François Cervantès</strong> n’est jamais loin des plateaux lorsqu’il crée. Son univers, celui de sa compagnie de théâtre <strong>L’Entreprise</strong> est singulier. Poétique, littéraire, et théâtral seulement s’il en montre les coutures, et s’il intègre les gens, les spectateurs, à ce qu’il propose. Son écriture elle-même n’est jamais frontale. Elle procède. Avance. Se commente, s’échappe quand elle approche du but, qu’elle va révéler quelque chose, s’élève, s’envole, digresse, et puis plonge et revient vers le nœud. Qui se donne à voir sans réellement se dénouer, juste pour toucher au plus près d’un mystère.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Appropriation intime</strong></mark></p>



<p class="wp-block-paragraph">Son écriture théâtrale est fondée sur les histoires des autres, qu’on devine toujours, à divers degrés, proches de la sienne. Il écoute, fait parler, puise, et puis écrit, très loin d’un théâtre documentaire exact, revendiquant de s’approprier les récits pour toucher le fond, et rendre sensible, pour tous, les histoires vraies qu’il transcrit sans les trahir, mais en les transformant en objet littéraire, en objet dramatique. Depuis la <em>Table du Fond</em> qu’il a joué dans des salles de classes dans les années 1990, jusqu’au <em>Repas des gens</em> qui se prenait sur la scène comme en famille, il invite le spectateur à sa table de travail de la langue, de la matière.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>La Maison forestière</em> est fondée sur un récit vrai, douloureux, celui d’une enfant qui subit une terrible violence de la part de son père, dans une maison forestière où ils vivent isolés. Ce récit lui a été confié sans qu’il le suscite vraiment, et la pièce raconte à la fois cette confession, cette confiance ; l’écriture, en train d’avancer&nbsp;; et les scènes d’enfance, les processus d’oubli, de dénégation. Puis comment les histoires, les fictions, le jeu, l’imaginaire ont permis à cette enfant de se construire, malgré tout. Et de réussir sa vie, de diriger un théâtre, de relire le texte, d’en être émue, de l’approuver, de le donner à jouer à cette grande actrice. Qui décidément ne sera pas seule en scène.</p>



<p class="wp-block-paragraph">AGNÈS FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>La Maison forestière</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 8 au 12 septembre</mark><br>Les Plateaux<br>Friche la Belle de Mai, Marseille</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes">Scènes</a> ici</p>
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		<title>S’élever ensemble</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Sep 2026 14:58:27 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La Biennale d’Aix va repartir pour son second temps, automnal, du 12 septembre au 14 novembre mais certains, impatients, démarrent avant l’heure. L’institut de l’Image propose des Voyages en Italie qui traversent le néoréalisme, passent par Nanni Moretti et s’arrêtent aux Merveilles, les expos de Ghita Skali et Jeanne Vicérial se poursuivent et Les Théâtres [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">La <strong><em><a href="https://www.biennale-aix.fr/">Biennale d’Aix</a></em></strong> va repartir pour son second temps, automnal, du 12 septembre au 14 novembre mais certains, impatients, démarrent avant l’heure. L’institut de l’Image propose des <em>Voyages en Italie</em> qui traversent le néoréalisme, passent par Nanni Moretti et s’arrêtent aux <em>Merveilles</em>, les expos de Ghita Skali et Jeanne Vicérial se poursuivent et Les Théâtres invitent dès le 9 septembre à s’envoler sur leur terrasse…</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est au <strong>Collectif XY</strong> que le lancement est confié. Après son triomphe unanime à <em>Montpellier danse</em> puis dans la Cour d’Honneur durant le <em>Festival d’Avignon</em>, XY va commencer par tendre la mainau public pour de <em>Tendres Suspensions</em>. L’inviter à monter sur les épaules, à être porté par le collectif, à faire partie de l’aventure. Plusieurs petits rendez-vous sont ainsi fixés dans la ville, jusqu’au <em>Grand Rendez-vous</em>, le 12 septembre. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le porté comme métaphore</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les acrobates de XY enthousiasment les publics des théâtres et de la rue par leur façon si sensible, si simplement humaine, de faire corps commun. Parce que les artistes n’ont que leurs corps pour exprimer, leurs voix pour chanter. Le main-à-main, spécialité d’un collectif qui se passe d’agrès, de scénographie et de costumes, devient une métaphore de ce que peuvent les êtres humains lorsqu’ils prennent simplement appui les uns sur les autres, hommes et femmes, X et Y, et qu’iels plongent, confiant·es, depuis trois étages de corps, dans les bras ouverts de leurs collègues qui les recueillent, les projettent aussi dans les hauteurs, vers des sauts périlleux où le péril parait apprivoisé, maitrisé par le collectif.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ensemble iels inventent des pyramides qui tremblent, des animaux fantastiques, des écroulements aussi, dont iels se relèvent. Porteurs solides, porté·es graciles et corps intermédiaires forment une humanité commune qui chante et résiste, et oppose aux agressions du monde non des tours de magie, des discours, des écrans, mais une communauté d’individu·es qui s’épaulent, s’embrassent, se reçoivent, s’équilibrent. Et ne cesse de prodiguer cette joie du cirque, de l’exploit physique, du risque maitrisé, du risque pris. Ce frisson qui saisit et ouvre les portes de l’imaginaire, dès l’enfance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">AGNÈS FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Tendres suspensions</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">9 septembre<br></mark>Grand Théâtre de Provence, Aix<br><br><strong><em>Le Grand Rendez-vous</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">12 septembre<br></mark>Place Romée de Villeneuve, Aix<br>Une programmation du Grand Théâtre de Provence dans le cadre de la Biennale d’Aix.</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez ns articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes">Art Visuel</a> ici </p>
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		<title>« Unworlding » : réinventer le monde à la Friche </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Sep 2026 14:42:27 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Une exposition portéé par The Racial Imaginary Institute, plateforme fondée par la poète Claudia Rankine et le photographe John Lucas, qui travaille sur les constructions raciales à travers l’art, la recherche et la pensée. « Unworlding » : dé-assembler un monde construit par des histoires de colonialisme, racisme, déplacement de populations, dépossession des territoires. Parmi la quinzaine d’artistes [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Une exposition portéé par <a href="https://www.theracialimaginary.org/"><strong>The Racial Imaginary</strong> <strong>Institute</strong></a>, plateforme fondée par la poète <strong>Claudia Rankine</strong> et le photographe <strong>John Lucas</strong>, qui travaille sur les constructions raciales à travers l’art, la recherche et la pensée. « Unworlding » : dé-assembler un monde construit par des histoires de colonialisme, racisme, déplacement de populations, dépossession des territoires. Parmi la quinzaine d’artistes présents, plusieurs, américain·e·s, sont en résidence à la Fondation Camargo à Cassis.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Défaire</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’un des exemples les plus littéraux de la notion de «&nbsp;défaire&nbsp;» se trouve sur une petite étagère blanche, où est exposé, par <strong>Sonya Clark</strong>, sous le titre <em>Unraveled</em> ce qu’il reste d’un drapeau confédéré (associé à la défense de l&rsquo;esclavage et à la suprématie blanche) détricoté&nbsp;: du coton dénoué, réduit à des fils, rassemblés en trois petits tas, rouge, blanc, bleu. Une œuvre non spectaculaire, qui a demandé patience, attention et travail partagé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chez <strong>Adam Pendleton</strong>, c&rsquo;est l&rsquo;image d&rsquo;un monument qui est soumise à la déconstruction. <em>Notes on the Robert E. Lee Monument, Richmond VA (figure)</em> est une vidéo en noir et blanc (de 7 minutes) qui se focalise sur la statue équestre du général confédéré Robert E. Lee à Richmond, en Virginie. Un monument devenu le point central des manifestations de <strong>Black Lives Matter</strong> en 2020, à la suite du meurtre de George Floyd. Parcourue de flashes lumineux et d’obscurité, la caméra tourne autour de la statue clôturée, recouverte de graffitis et slogans (« ACAB », « I Can&rsquo;t Breathe »&#8230;), transformant la statue confédérée en symbole de résistance antiraciste.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="928" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.2.jpg?resize=696%2C928&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-138020" style="aspect-ratio:0.7500104075600517;width:424px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.2-scaled.jpg?resize=768%2C1024&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.2-scaled.jpg?resize=225%2C300&amp;ssl=1 225w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.2-scaled.jpg?resize=1152%2C1536&amp;ssl=1 1152w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.2-scaled.jpg?resize=1536%2C2048&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.2-scaled.jpg?resize=150%2C200&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.2-scaled.jpg?resize=300%2C400&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.2-scaled.jpg?resize=696%2C928&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.2-scaled.jpg?resize=1068%2C1424&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.2-scaled.jpg?w=1920&amp;ssl=1 1920w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.2-scaled.jpg?resize=315%2C420&amp;ssl=1 315w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.2-scaled.jpg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Notes on the Robert E. Lee Monument, Richmond VA</em> &#8211; Adam Pendleton © M.V.</figcaption></figure>
</div>

<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="928" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.1.jpg?resize=696%2C928&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-138018" style="width:297px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.1-scaled.jpg?resize=768%2C1024&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.1-scaled.jpg?resize=225%2C300&amp;ssl=1 225w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.1-scaled.jpg?resize=1152%2C1536&amp;ssl=1 1152w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.1-scaled.jpg?resize=1536%2C2048&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.1-scaled.jpg?resize=150%2C200&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.1-scaled.jpg?resize=300%2C400&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.1-scaled.jpg?resize=696%2C928&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.1-scaled.jpg?resize=1068%2C1424&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.1-scaled.jpg?w=1920&amp;ssl=1 1920w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.1-scaled.jpg?resize=315%2C420&amp;ssl=1 315w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.1-scaled.jpg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Salvage</em> &#8211; Rana Batrawi © M.V.</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Gaza</mark></strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Plusieurs œuvres font directement référence à Gaza&nbsp;: à l’entrée de l’exposition, <em>Salvage</em> de <strong>Rana Batrawi</strong> est une sculpture-installation de trois mètres d’envergure, réalisée à partir de gravats provenant de bâtiments détruits à Gaza lors de la guerre de 2021. Un tas gris dans lesquelles se trouvent des traces de vie&nbsp;: des photographies, une télévision qui grésille, un livre (<em>Men in the sun</em> de Ghassan Kanafani). Une mémoire, une identité et des émotions qui résistent au milieu des décombres.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Juste à côté, sous le titre <em>I love Gaza</em> de <strong>Shareef Sarhan</strong>, une installation constituée d’un ensemble de petits blocs de béton posés individuellement sur des socles, sérigraphiés, sur tous leurs côtés, d’images d’immeubles, transpercés de fers à béton sectionnés. Quelques mètres plus loin, trois photographies d’<strong>Amer Nasser&nbsp;</strong>: <em>En attendant le cessez-le-feu</em>, <em>En attendant le retour</em> et <em>En attendant la reconstruction</em>, documentant, dans une temporalité étrange, à la fois suspendue et suivant son cours, des signaux de vie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">MARC VOIRY</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Unworlding</em></strong><br>Jusqu’au <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">11 octobre</mark><br><a href="https://www.lafriche.org">Friche la Belle de Mai</a>, Marseille</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/arts-visuels">Art visuel</a> ici </p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Le graff s’empare d’une ancienne savonnerie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Carla Lorang]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Sep 2026 14:08:29 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>À l’angle du boulevard Romieu et de la rue Simiane, deux immenses platanes s&#8217;érigent devant l’entrée d’un mystérieux bâtiment. Dans un quartier historiquement ouvrier, marqué depuis près d’une décennie par d’importantes transformations urbaines, cette ancienne savonnerie du XIXe siècle, longtemps restée inoccupée, s’apprête à être métamorphosée. Derrière ce relooking se dessine un futur lieu de [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">À l’angle du boulevard Romieu et de la rue Simiane, deux immenses platanes s&rsquo;érigent devant l’entrée d’un mystérieux bâtiment. Dans un quartier historiquement ouvrier, marqué depuis près d’une décennie par d’importantes transformations urbaines, cette ancienne savonnerie du XIX<sup>e</sup> siècle, longtemps restée inoccupée, s’apprête à être métamorphosée. Derrière ce relooking se dessine un futur lieu de référence consacré au graffiti, au street art et plus largement, aux cultures urbaines. Baptisé <strong><a href="https://laerosol.com/">L’Aérosol</a></strong>, le site ouvrira ses portes le 12 septembre avec sa première exposition, <em>Ça déborde à la Tulipe.</em> Au total, plus d’une soixantaine d’artistes y seront réunis pour l’occasion, avec une forte représentation de la scène marseillaise, des pionniers du mouvement aux jeunes talents. Exposition, gastronomie, DJ sets rythmeront ces deux mois d’ouverture. À terme, le site devrait accueillir d’autres expositions, des performances artistiques, des friperies et même des concerts. Mais chaque chose en son temps. Pour l’instant, l’heure est aux derniers coups de bombe.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Derniers coups de bombe</strong></mark></p>



<p class="wp-block-paragraph">Une dalle de béton, des « blazes » d’artistes tagués sur des murs blancs, quelques graffs colorés : les bases sont là. Mais, pour le moment, il reste encore difficile d’imaginer le public déambuler dans cet immense espace… Les grands volumes du bâtiment, long d’une soixantaine de mètres et haut de dix, offrent un terrain de jeu idéal pour les fresques gigantesque et les installations. Depuis quelques jours, des dizaines d&rsquo;artistes investissent les lieux et s’activent avant l’ouverture. « <em>Ça fait une semaine et demie qu’on est là, bientôt deux. Le passage des graffeurs a commencé il y a trois jours</em> », confie Cédric, alias Mister Freeze, principal curateur de l’exposition. Les murs encore bruts se couvrent peu à peu de couleurs, de visages et de formes. Mais, le chantier est avant tout un espace collectif, une partie des créations est pensée à plusieurs, avec notamment une grande fresque qui prendra place dans l’allée centrale. « <em>C’est un rassemblement aussi, finalement, ce sont des retrouvailles</em> », témoigne un grapheur sur place.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un lieu pour la culture urbaine</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’idée d’un lieu dédié aux arts urbains n’est pas tout à fait nouvelle. À Paris, un premier projet d’Aérosol avait vu le jour dans le cadre d’une occupation temporaire. Une expérience qui avait toutefois laissé une certaine frustration, liée au caractère provisoire du lieu. À Marseille, l’ambition est différente : construire un espace plus pérenne, investir durablement le bâtiment et laisser au projet le temps de se développer sous les yeux des visiteur·euses.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ouverture, elle aussi, se fera progressivement. La première phase concerne environ 1 500 m², tandis que d’autres espaces seront aménagés au fil des travaux, jusqu’à atteindre à terme près de 5 500 m². « <em>C’est vraiment les prémices</em> », résume l’équipe. L’extérieur sera lui aussi investi, de manière plus libre. Une cour permettra notamment aux publics de s’essayer à la peinture et de participer à la vie du lieu. Car l’objectif affiché est avant tout de faire de L’Aérosol un espace vivant : « <em>L’objectif, c’est qu’il y ait des choses qui se passent, qu’il y ait des rencontres, des connexions et que d’autres projets naissent ici.</em> » Un projet ambitieux, qui entend s’inscrire dans la transformation du quartier tout en devenant un espace de référence pour la scène urbaine marseillaise. Reste désormais à savoir à qui il profitera.</p>



<p class="wp-block-paragraph">CARLA LORANG</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Ça déborde à la Tulipe</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">12 septembre au 1 novembre</mark><br><a href="https://laerosol.com/">L’Aérosol</a>, Marseille</pre>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>À Aix, l’Italie en grand écran</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Sep 2026 13:21:45 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Elle a déjà largement traversé le printemps aixois. Invitée d’honneur de la troisième Biennale, l’Italie s’est glissée dans les rues et les lieux patrimoniaux, dans les grands textes de non-fiction réunis par le festival Effets Réels, ou encore dans la photographie de mode de Marino Parisotto. Elle sera encore au cœur du deuxième volet de [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Elle a déjà largement traversé le printemps aixois. Invitée d’honneur de la troisième <em>Biennale</em>, l’Italie s’est glissée dans les rues et les lieux patrimoniaux, dans les grands textes de non-fiction réunis par le festival <em>Effets Réels</em>, ou encore dans la photographie de mode de Marino Parisotto. Elle sera encore au cœur du deuxième volet de la manifestation ; avant même son ouverture officielle, le cinéma prend les devants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec <strong><em>Voyages en Italie</em></strong>, <a href="https://www.institut-image.org/">l’Institut de l’Image</a> en parcourt les contradictions et les métamorphoses à travers douze films et 45 projections, du néoréalisme des années 1950 au cinéma contemporain. Une histoire du cinéma, donc, mais aussi celle d’un pays : ses fractures sociales, son rapport à la modernité, ses combats politiques, ses enthousiasmes et ses désillusions. <em>Pâques sanglantes</em> de<strong> Giuseppe De Santis</strong>, projeté dès le 3 septembre, ouvre cette traversée. <strong>Fellini</strong> lui succède avec <em>La Dolce Vita</em>, Palme d’or 1960, les 3, 11 et 20 septembre ; <strong>Antonioni</strong> avec <em>L’Éclipse</em>, les 4, 10, 18 et 26, rencontre entre Alain Delon et Monica Vitti ; <strong>Vittorio De Sica</strong> avec <em>La Ciociara</em>, porté par <strong>Sophia Loren</strong> et <strong>Jean-Paul Belmondo</strong>, à partir du 5 septembre. <strong>Dino Risi, Marco Ferreri, Damiano Damiani et Ermanno Olmi</strong> complètent ce panorama où la comédie côtoie le cinéma politique et l’inquiétude existentielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Nous nous sommes tant aimés</em> d’<strong>Ettore Scola</strong> condense à lui seul une bonne part de cette histoire : celle d’une génération passée des espoirs de la Résistance aux compromis de l’Italie d’après-guerre. Le film sera projeté une seule fois, le 6 septembre à 18h15, lors d’une séance présentée par <strong>Sabine Putortì</strong>, qui introduira également la rétrospective.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">D’une génération à l’autre</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le week-end des 12 et 13 septembre fait dialoguer trois générations de cinéastes. Le critique <strong>Eugenio Renzi</strong>, qui a participé à l’élaboration du cycle, présentera <em>Des oiseaux petits et gros</em> de Pasolini le samedi 12 à 14h30, puis <em>Sogni d’oro</em> de <strong>Nanni Moretti</strong> à 17h30 ; les deux projections seront suivies d’une discussion. Le dimanche 13 à 14h, il accompagnera <em>Les Merveilles</em> d’<strong>Alice Rohrwacher</strong>, Grand Prix à Cannes en 2014. Trois manières très différentes de regarder un même pays, de l’Italie des bouleversements politiques et idéologiques à celle, contemporaine, des territoires ruraux et des mondes menacés de disparition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À ces 45 projections s’ajoute, le 19 septembre à 18h30, une séance unique de <em>Journal intime</em> de <strong>Nanni Moretti</strong>, qui ouvrira la soirée de départ de <strong>Sabine Putortì</strong>, après vingt-trois ans à la tête de l’Institut de l’Image – elle va prendre la tête de l’antenne marseillaise de la Cinémathèque française. La projection sera suivie d’une initiation à la pizzica menée par <strong>Federica Melcore</strong>, d’une restauration italienne et d’un karaoké. Une dernière fête avant de tourner la page.</p>



<p class="wp-block-paragraph">SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em><a href="https://www.institut-image.org/">Voyages en Italie</a></em></strong><br>Du 3 au 27 septembre<br>École supérieure d’art d’Aix-en-Provence</pre>
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		<title>Paréidolie 2026 :  Spectres et flous à l’ouvrage</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nemo Turbant]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Sep 2026 11:55:22 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le Salon International du dessin contemporain, Paréidolie, est un immanquable rendez-vous de la scène artistique marseillaise. L’édition 2026 étonne, une nouvelle fois, par sa justesse de curation et la variété de galeries représentées. Chaque année, chacune met à l’honneur les artistes de son choix pour leur offrir l’opportunité d’une visibilité exceptionnelle propice à la vente, [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/pareidolie-2026-spectres-et-flous-a-louvrage/">Paréidolie 2026 :  Spectres et flous à l’ouvrage</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Le <a href="https://pareidolie.net">Salon International du dessin contemporain</a>, <strong>Paréidolie</strong>, est un immanquable rendez-vous de la scène artistique marseillaise. L’édition 2026 étonne, une nouvelle fois, par sa justesse de curation et la variété de galeries représentées. Chaque année, chacune met à l’honneur les artistes de son choix pour leur offrir l’opportunité d’une visibilité exceptionnelle propice à la vente, à l’échange de contact, et à l’exposition de leur travail et de leur sensibilité. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’occasion, collectionneureuses, artistes et représentant·es culturel·les se sont pressé·es dans le dédale des stands, impatient·es de découvrir la diversité des œuvres sélectionnées par les galerie invitées : Backlash, Binôme, la galerie Heimat qui représentait Steffen Kern, la galerie Eric Dupont, celle de Katarzyna Wiesiolek, La galerie Papillon avec Void<em>,&nbsp;</em>parmi d’autres.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Visite</mark></strong></p>



<div class="wp-block-jetpack-slideshow aligncenter" data-autoplay="true" data-delay="3" data-effect="slide" style="--aspect-ratio:calc(768 / 1024)"><div class="wp-block-jetpack-slideshow_container swiper"><ul class="wp-block-jetpack-slideshow_swiper-wrapper swiper-wrapper"><li class="wp-block-jetpack-slideshow_slide swiper-slide"><figure><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="696" height="928" alt="" class="wp-block-jetpack-slideshow_image wp-image-137999" data-id="137999" data-aspect-ratio="768 / 1024" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/PHOTO-2026-08-31-14-05-59-2.jpg?resize=696%2C928&#038;ssl=1" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/PHOTO-2026-08-31-14-05-59-2.jpg?resize=768%2C1024&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/PHOTO-2026-08-31-14-05-59-2.jpg?resize=225%2C300&amp;ssl=1 225w, 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<p class="wp-block-paragraph">On entre au château en traversant le rideau en PVC&nbsp;<em>Les Gros Mots&nbsp;</em>de <strong>Juliette Duval</strong> puis directement dans le carré des artistes conviées hors galeries. <strong>Marguerite Maréchal</strong>, l’artiste invitée de cette édition, propose aux visiteureuses une attention au détail, son dessin minimaliste au fil de fer ou au latex déforme le papier et insinue dans la page même des ombres et plissures, conséquences de tensions, dans la continuité de son travail plastique. L’espace d’art interactif qui lui succède était cette année animé par <strong>Strokevitch</strong>, qui utilise une banque d’animation pour figer des motifs sinusoïdaux altérés par les visiteureuses au moyen de petites bornes d’arcade.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En s’enfonçant dans l’accrochage labyrinthique, on découvre des œuvres qui se démarquent par des sentiments fantomatiques similaires, pourtant issus de regards différents, des réverbérations plastiques, formées par des pratiques de flous, aux crayons de couleur, au fusain ou à l’encre.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi la sélection de la galerie Papillon, <strong>Void</strong> et ses grands formats au noir de fumée, ou encore la très belle série contemplative de <strong>Steffen Kern</strong>, des paysages d’intérieurs désertés, d’objets délaissés dont la mélancolie est exprimée aux crayons de couleur imitant l’impression risographique. Les&nbsp;<em>Tornades</em>&nbsp;de <strong>Katarzyna Wiesiolek</strong> aux pigments secs évoquent la photographie argentique. <strong>Corinne Mercadier</strong>, représentée par la galerie Binôme déploie elle aussi un travail au croisement de la photographie et du dessin, ou des corps volants apparaissent dans des paysages imaginaires superposés à une réalité tangible.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Au-delà de la visite</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Prix&nbsp;<em>The Drawer</em>&nbsp;a été décerné cette année à <strong>Beraguer&amp;Péjus</strong>, représentés par la galerie Papillon, leurs sculptures murales détournent des objets reconnaissables, un couteau suisse, un caillou, pour les transformer en créatures emportés par un mouvement inquiétant, en suspension.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les diplômés, étudiants et jeunes artistes des Écoles du Sud, les grands formats au fusain de <strong>Zakaria El Ouaqoudi</strong> se démarquent.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les visiteureuses de l’événement ont pu comme chaque année, découvrir les très belles éditions de la rentrée présentée chaque jour&nbsp;: le vendredi, la monographie de <strong>Nicolas Rubinstein</strong>,&nbsp;<em>Paroles d’artistes</em>&nbsp;aux Éditions Gilles Fage puis&nbsp;<em>Réparer le monde</em>, avec les textes de <strong>Nathalie Amae</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le samedi, <em>Une saine distance</em>&nbsp;de <strong>Leïla Grâce Voight</strong>, publié aux éditions Naïma, présentée par l’artiste en présence de Gilles Barbier et de Michèle Sylvander.&nbsp;Le dimanche, <em>How to work together</em>&nbsp;de <strong>Tomek Jarolim &amp; Isabella Kohlhuber</strong>, par l’Atelier Vis-à-Vis. Et pour finir, <strong>Jérémie Setton</strong>, artiste invité de la 12<sup>e</sup> édition du salon, présentait sa monographie publiée par Manuella Éditions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi ses nombreux lieux et événements partenaires, le Frac Sud proposait une programmation de films par un commissariat de Muriel Enjalran. Le [mac] de Marseille invite quant à lui, à une découverte de l’exposition :<em>&nbsp;La vie climatique&nbsp;</em>à travers une sélection d&rsquo;œuvres graphiques, spécialement pensées pour la Saison du Dessin 2026 et visible jusqu’au 4 septembre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour finir, les ouvertures d’ateliers de la ville étaient également à l’honneur, les ateliers Boisson, Boulle et Lorette&nbsp;: l’occasion de découvrir les artistes dans leurs étapes de création et de rencontrer leur travail par de multiples moyens, en suivant le parcours tracé cette année par le salon du dessin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">NEMO TURBANT</p>



<pre class="wp-block-verse"><em><strong>Paréidolie</strong></em> s’est tenu du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">28 au 30 août</mark>, au <a href="https://chateaudeservieres.org">Château de Servières,</a> Marseille </pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/arts-visuels/"><em>Arts visuels</em> ici </a></p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/pareidolie-2026-spectres-et-flous-a-louvrage/">Paréidolie 2026 :  Spectres et flous à l’ouvrage</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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