mercredi 8 avril 2026
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IT Dansa

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it dansa
Minus 16 © Ros Ribas

La danse des grand·e·s, et les danseurs·euses de demain. Depuis 1997, la compagnie IT Dansa accueille des jeunes talents internationaux, dans le cadre d’un cursus post-universaire à Barcelone. Pendant deux ans, ils interprètent des grandes pièces du répertoire contemporain – plus d’une trentaine ont déjà été montées parmi les œuvres de Jiří Kylián, Nacho Duato, Rui Horta, Alexander Ekman…

Toujours dirigée par Catherine Allard depuis sa création, la compagnie présente sur la scène des Salins trois nouvelles pièces : Kaash d’Akram Kahm, Lo Que No Se Ve de Gustavo Ramírez Sansano et Minus 16 d’Ohad Naharin. 

NICOLAS SANTUCCI

26 mars
Les Salins, Scène nationale de Martigues 

Jules et Marcel 

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Jules et Marcel © Firefy
Jules et Marcel © Firefy

Jules c’est Jules Raimu, et Marcel, Marcel Pagnol. Deux artistes qui sont de nouveau réunis, cette fois sous la houlette du Centre dramatique des villages du Haut Vaucluse. Dans cette création maison, mise en scène par Frédéric Richaud, directeur artistique du CDDV, Jules et Marcel revient sur la « relation singulière » qui a uni l’auteur et le comédien. De la complicité souvent, mais aussi « des tensions et des désaccords, souvent liés à leur vision artistique ». 

Pour adapter cette relation sur scène, Pierre Tré-Hardy s’est appuyé sur la correspondance qu’avaient entretenue ces deux géants du XXe siècle. Dans un casting qui sent « bon » le XXe également, puisqu’il est exclusivement masculin : Roland Peyron, Alexandru Liger, Frédéric Richaud seront au plateau. 

NICOLAS SANTUCCI

29 mars 
La salle, Valaurie

Etra / Leïla Ka

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Intro, Cie Etra © Charlotte Audureau
Intro, Cie Etra © Charlotte Audureau

Le Sémaphore propose une soirée de danse très dense, avec deux pièces phares : Intro de la cie Etra (Mellina Boubetra) est un trio féminin de danse urbaine, qui a remporté de nombreux prix et joue sur les contrastes de ses trois interprètEs virtuoses. 

C’est toi qu’on adore est un duo, féminin aussi, de Leïla Ka, reposant sur une osmose, une combativité, une inventivité des gestes et une expressivité de la révolte sidérantes. De très belles écritures de deux jeunes femmes qui bouleversent actuellement la scène chorégraphique.

AGNÈS FRESCHEL

28 mars 
Théâtre du Sémaphore, Port-de-Bouc

Home/Land

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Home/Land © Loic Nys

C’est au Museon Arlaten d’Arles que le Citron Jaune, Centre national des arts de la rue, invite le Begat Theater et son Home/Land. Un parcours de théâtre qui se présente d’abord sous la forme d’une salle de lecture publique dans laquelle les visiteur·euse·s peuvent lire les témoignages de vie recueillis auprès d’habitant·e·s de la région, interrogé·e·s sur la notion de « chez soi ». 

Exils, origines, altérité, racines arrachées ou retrouvées, en passant d’un siège à l’autre, d’un récit à l’autre, tout résonne. La suite du parcours comprend un foyer des archivistes, où l’on est reçu·e et interviewé·e, un pavillon d’écoute, où les voix aux multiples accents de celles et ceux dont on a lu les témoignages se mêlent. Et pour finir d’un comptoir, avec les propos des visiteurs se mêlant aux parfums variés des tisanes offertes. 

MARC VOIRY

29 mars
Museon Arlaten, Arles

L’étrangère

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L’Étrangère © X-DR

Quel regard peut porter une jeune femme sur L’étranger de Camus ? Sur son personnage féminin, Marie Cardona, sur la subjectivité du point de vue de Meursault, et sur la société coloniale ? Jean-Baptiste Barbuscia a écrit et met en scène une pièce où une étudiante, Marion Bajot, tente une approche du roman, guidée par son professeur Fabrice Lebert, mais confrontant aussi les attentes nouvelles d’une génération qui remet en cause les admirations académiques. Camus a été éveillé à la littérature par son instituteur, à qui il dédia son prix Nobel : L’étrangère met en scène autant le roman de Camus que la relation enseignante, et la confrontation de la littérature au réel et au temps, aux changements sociétaux. 

AGNÈS FRESCHEL

Du 29 mars au 6 avril
Théâtre du Balcon, Avignon

La Grande Sophie

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La Grande Sophie © Jules Faure
La Grande Sophie © Jules Faure

Mardi 1er avril, La Grande Sophie investit la salle Déméter de La Criée pour une performance rare et personnelle, en partenariat avec Marseille Concerts. Seule sur scène, l’autrice-compositrice-interprète déroule le fil de son histoire de plus de vingt ans avec la scène musicale, entre confidences et mélodies. Mise en espace par Johanna Boyé, ce spectacle hybride puise son inspiration dans les Lettres à sa mère d’Antoine de Saint-Exupéry. L’artiste y écrit à Suzanne, confidente imaginaire, explorant souvenirs, doutes et émerveillements d’une vie dédiée à la musique. Entre titres phares et échappées plus confidentielles, elle tisse un moment suspendu, poétique et intense, où se mêlent littérature et chanson.

SUZANNE CANESSA

1er avril
La Criée, Théâtre national de Marseille

Fermin Muguruza

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fermin
© X-DR

Avis de tempête basque sur Marseille. Le chanteur originaire de la ville frontalière d’Irun, Fermin Muguruza, se produit pour la première fois à Marseille, à l’Espace Julien, dans le cadre de la tournée de ses quarante ans de carrière. Depuis les années ska-punk de Kortatu dans les années 1980, en passant par le groupe hardcore-rap-reggae Negu Gorriak, il a toujours porté haut et fort ses engagements musicaux et humanistes. Ce proche de Manu Chao s’est même aventuré à jouer son répertoire avec un brass band façon New Orleans. Il s’est aussi adonné au cinéma, produisant des documentaires sur les musiques arabes pour la chaîne Al-Jazeera, ou encore des films d’animation, conviant même Massilia Sound System pour l’un d’eux. 

LAURENT DUSSUTOUR

29 mars
Espace Julien, Marseille

Kiosque & Co

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kiosque&co
© X-DR

Kiosque & Co, rendez-vous festif proposé à Marseille par la mairie des 1/7 et concocté par l’association fructueuse de la Mesón et du Théâtre de l’Œuvre, est une invitation en plein air et en accès libre à venir profiter de spectacles et concerts dans les hauts de la Canebière. Pour l’ouverture de sa quatrième saison, l’organisation propose d’emmener les plus jeunes profiter d’un bal orchestré par Anne-Laure Carette, en association avec Babel Minots, au jardin Labadié. Puis, au square Léon Blum, la programmation met à l’honneur le maloya, style musical créolisé de l’île de La Réunion, avec un concert de la chorale marseillaise Ker Maloya, puis de l’icône réunionnaise Christine Salem. La techno acoustique roulante & festive de Boum Boum Char clôturera cette joyeuse soirée. 

LUCIE PONTHIEUX BERTRAM

29 mars
Jardin Labadié et square Léon Blum, Marseille

Alex Grillo

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Alex grillo
Alex Grillo© X-DR

Une saison au GMEM est un voyage musical qui peut amener le public dans bien des contrées. Pour ce nouvel Extra Mod (concert non prévu dans la saison, une suprise musicale), le centre national de création musicale de Marseille accueille Alex Grillo, musicien voyageur par excellence. Vibraphoniste et compositeur, il propose ce 27 mars une pièce intitulée Pagnes Arrachés, un opus dans la continuité de son précédent L’Afrique est en nous. Sur scène, en compagnie de la chanteuse et musicienne Dominique Chevaucher, il met en scène, et en musique, les textes de deux autrices, l’une béninoise (Nathalie Hounvo Yèkpè), l’autre ivoirienne (Fatou Sy), qui parleront « de leur place de femme dans ces diverses afriques ». 

NICOLAS SANTUCCI

27 mars
Friche la Belle de Mai, Marseille 

Une Cerisaie dans les calanques

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cerisaie
© Cordula Treml

Zebuline. Pourquoi avoir choisi La Cerisaie de Tchekhov 

Serge Noyelle. Je voulais travailler sur la notion des héritages. C’est un moment dans toutesles familles, riches ou pauvres, où le passé, le présent, l’avenir, tout se règle. Il y a toujours des difficultés, c’est à la fois une tragédie et un moment très particulier. C’est aussi la dernière pièce que Tchekhov écrit, et pour moi l’une des plus fortes. Le personnage est une aristocrate qui a perdu son mari, son enfant, la propriété est en faillite et un jeune moujik (fils de serfdonc), qui a fait fortune, leur propose de vendre la cerisaie pour installer des datchas, c’est-à-dire l’économie du tourisme. Donc c’est vraiment un regard sur un ancien et un nouveau monde qui arrive avec ce moujik. Une pièce assez paradoxale, à la fois la tragédie de la vente de cette propriété et en même temps une comédie, parce que dans chaque réplique il y a des sens et des contresens, des moments d’extrême malheur et des moments très drôles, très cruels, très décalés. 

Dans le texte de présentation de la pièce, vous dites qu’il faut voir LCerisaie à la fois comme une peinture et comme une musique atonale ?

C’est un chant choral. Tous les personnages sont importants. Et chacun de ces personnages a une tonalité différente, ce qui donne ce côté atone, mais dans l’atonalité il y a des variations à l’infini. C’est du Bach au théâtre. Sur le côté pictural, j’ai le souvenir qu’avant on recouvrait les meubles de tissu dans les villégiatures, dans ces maisons qui étaient soit abandonnées, soit propriété grande bourgeoise où on préservait ses meubles. Et pour moi c’est comme un linceul, les meubles représentant le passé, couvert de ces grandes toiles blanches. Puis on se regroupe, on pousse les meubles vers la sortie comme seront poussés les anciens propriétaires pour laisser place aux nouveaux. Et puis il y a cette Charlotta qui vient. Magicienne, qui a un chien qui mange des noisettes, qui fait apparaître des gens, qui les fait disparaître. Il y a quelque chose d’un contrepoint incroyable que j’ai traité effectivement par l’image, l’imaginaire.

Comment est-ce que vous travaillez sur la mise en scène ?

C’est un travail d’équipe avec le noyau dur de la compagnie, et les jeunes acteurs professionnels du groupe 444 et de la compagnie du Théâtre Populo. Donc c’est un panaché d’anciens et de nouveaux acteurs. C’est une horlogerie au millimètre. On essaie de gagner chaque jour millimètre par millimètre. S’approcher au plus profond et au plus près d’un textequi est vertigineux. C’est peut-être l’un des plus beaux textes de théâtre qui puisse exister. Je le dis parce que j’ai pu traverser Becket, Shakespeare, et j’adore ces deux auteurs, mais je découvre l’immensité de l’écriture de Tchekhov.

Il faut dire aussi que c’est une histoire qui nous touche. On a pendant des années tourné en Russie. On a joué à Perm, à Saint-Pétersbourg, Moscou… et on devait monter un opéra à Samara, trois semaines avant le début de la guerre en Ukraine. Donc c’est aussi un texte qui me touche dans le souvenir que j’ai de la Russie, qui est un pays fascinant. 

ENTRETIEN RÉALISÉ PAR MARC VOIRY

La Cerisaie
Du 20 au 22 et du 27 au 29 mars
Théâtre des Calanques, Marseille

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