samedi 5 avril 2025
No menu items!
Plus d'infos cliquez ci-dessousspot_img
Plus d'infos cliquez ci-dessousspot_img
Accueil Blog Page 38

Biac : Raphaëlle Boitel à l’honneur

0
La Bête noire © X-DR

Après Fanny Soriano en 2023 [Lire ici], la Biac met une nouvelle artiste féminine à l’honneur. Une manière de plonger dans l’univers artistique d’une metteuse en scène à travers une partie de son répertoire, soit ici quatre pièces retraçant quasiment une décennie de créations. En filigrane chez Raphaëlle Boitel, une obsession : dire nos maux par le corps, dans des univers léchés offrant toute sa place à l’aérien. Depuis 2012, les pièces de sa compagnies L’Oublié(e) manient le tragicomique pour dire la condition humaine. Tout est déjà là dès 2018 avec La Chute des Anges, une dystopie railleuse dans laquelle un groupe d’humains se voit malmené par les machines (du 15 au 17 janvier, La Criée, Marseille ; 1er et 2 février, Le Liberté, Toulon [Lire ici]). C’est la même puissance cinématographique, sur un plateau baigné de clair-obscur, qui nimbe le majestueux Ombres Portées, créé en 2021. La pièce s’articule autour d’une famille soudée par un secret, qui voit ses membres basculer un à un (23 janvier, La Passerelle, Gap ; 28 et 29 janvier, Théâtre Durance, Château-Arnoux Saint-Auban).

Unité de ton 

L’introspection gagne en intimité – et en intensité – avec un récent diptyque composé de deux formes courtes, portraits successifs de deux jeunes circassiennes se racontant par leur discipline. Solo de la contorsionniste Vassiliki Rossillion, La bête noire met en scène les luttes d’une femme contre ses démons internes, autour d’un agrès d’une inventivité folle, symbolisant une colonne et ses 24 vertèbres ; avec Petite Reine, c’est le vélo acrobatique qui trône sur le plateau, accompagnant le texte loufoque par lequel Fleuriane Cornet nous conte le récit de sa propre chute (du 15 au 18 janvier, Théâtre National de Nice ; du 24 au 26 janvier, Théâtre Joliette, Marseille). La puissance expressive de son travail, Raphaëlle Boitel la doit aussi à la cohésion de son équipe, soudée depuis les débuts ; notamment à la sculpture ciselée sur la lumière opérée par son scénographe Tristan Baudoin, qui confère singularité et unité de ton au répertoire de l’artiste.

JULIE BORDENAVE 

Le Prado, terre de chapiteaux 
Le village chapiteaux du Prado, c’est l’incontournable de la Biac. En face des flots, les toiles dardent leurs mâts vers les cieux azurs pour abriter des propositions éclectiques, à destination de publics variés : jusqu’en février, six spectacles se succèderont, au fil de 42 représentations. Coup d’envoi le 16 janvier avec les trublions de NoFit State Circus – déjà accueillis en 2019 avec l’inoubliable Lexicon – mêlant une énergie punk très british à la démesure d’un grand spectacle osant mettre en valeur des corps différents, un bol d’air au milieu de performances parfois normées ! (Sabotage, jusqu’au 8 février). Le 17 janvier, Fanny Molliens poursuit l’exploration de thèmes métaphysiques avec sa récente création Hourvari, une nouvelle émanation du cirque expressionniste de sa compagnie Rasposo (jusqu’au 26 janvier). J.B.

Retrouvez nos articles Scènes et cirque ici

En amour 

0
En amour - Adrien M & Claire B © Joachim Bertrand

La compagnie Adrien M & Claire B crée des formes à la croisée des arts visuels et des arts vivants. En amour, proposée pour un mois à la Cité des arts de la rue (Marseille), est une installation immersive et interactive créée en 2024 dans le cadre d’une commande du Musée de la musique – Philharmonie de Paris. Elle s’inscrit dans la série des Rituels conçus par la compagnie, et fait suite à Dernière minute, crée en 2022 autour d’un rituel de soin aux morts. Avec En amour, il s’agit d’un rituel de restauration de l’amour, qui vise à offrir « la possibilité de vivre une métamorphose symbolique autour du thème de l’amour et de la séparation ». Dans un espace foisonnant de vidéoprojecteurs, ordinateurs et caméras infrarouges, l’immersion interactive dans l’image et la musique spatialisée se déroule pendant quarante minutes.

MARC VOIRY

Du 18 janvier au 9 février
Lieux publics, Marseille

Aimons-nous vivants 

0
Aimons nous © Pierre Planchenault

Sur scène, un mât chinois de cinq mètres cinquante, coiffé de palmes de cocotier et orné de bananes, est le point culminant de l’île maigrelette où évoluent le comédien et metteur en scène Arnaud Saury et le circassien Samuel Rodrigues. Aimons-nous vivants, titre emprunté à une chanson de François Valery, est une proposition entre théâtre et cirque, un spectacle de la compagnie Mathieu Ma Fille Fondation, qui n’en est pas à son premier coup d’essai transdisciplinaire : Arnaud Saury a déjà fait « le malin et de la voltige sur un vélo acrobatique » en 2018 dans Dad is dead avec le circassien Mathieu Despoisse, affublé pour sa part d’un micro-casque sur les oreilles.

MARC VOIRY

15 janvier
Zef, scène nationale de Marseille

Nyege Nyege 

0
AUNTY RAYZOR © X-DR

Pour clore sa fourmillante [Lire ici] et éclectique Biennale des Imaginaires Numériques, Chroniques convie les corps et les esprits à une secousse finale orchestrée par le collectif ougandais Nyege Nyege. Fondé en 2013 dans la capitale Kampala, le collectif se dédie à la promotion à l’international d’artistes électro africains. À l’origine, les deux expatriés Arlen Dilsizian et Derek Debru (l’un gréco-arménien, l’autre belge), organisent une série de soirées tournées vers les musiques africaines comme le kuduro ou le coupé-décalé, avant d’étendre le concept à un collectif, label et festival très suivi et réputé, tous couvés sous la dénomination Nyege Nyege, qui se traduit en luganda par « une envie soudaine et incontrôlable de danser ». Il proposera à Marseille un plateau d’artistes déterminés à faire suer leur auditoire, avec la rappeurse Catu Diosis en DJ set, un live d’Aunty et un DJ set de De Schuurman.

LUCIE PONTHIEUX BERTRAM

16 janvier
Espace Julien, Marseille 

Biennale des Imaginaires Numériques : Le bouquet final

0
DISCO FUNERAL - Studio Martyr © Studio Martyr

Après nombre d’expositions et installations – à Arles, Istres, Avignon, Aix, Marseille – la Biennale des Imaginaires Numériques se clôture par un bouquet de propositions dédiées au spectacle vivant. Autrement dit, par des créations où les arts numériques rencontrent d’autres disciplines artistiques telles que la danse, les arts sonores, la musique. Elles sont à découvrir le 14 janvier à L’Usine à Istres, les 17 et 18 au Pavillon Noir à Aix-en-Provence, et du 16 au 19 au Zef, à la Friche La Belle de Mai et à l’Espace Julien à Marseille [lire ici].  

Voir et être vu.e

Le 14 à L’Usine à Istres, Mire de l’artiste suisse Jasmine Morand : une installation chorégraphique et performative pour douze danseur·euses nu·es, livré·es au regard du spectateur·trice. Couché·e à même le sol, iel peut observer la performance qui se reflète dans un miroir géant placé au-dessus des danseurs. Une installation également proposée à Aix-en-Provence, au Pavillon Noir les 17 et 18. Le centre chorégraphique national qui accueillera au même moment Topeep Secret Box du duo suisse Delgado-Fuchs, expérience immersive et chorégraphique inspiré du principe du peep-show. On peut voir sans être vu·e et parfois en étant vu·e, un travail qui vise de façon décalée à interroger l’intime dans l’expérience collective. 

Danse avec les morts

Au Zef (le 16) La même chose mais pas tout à fait pareille d’Anne-Sophie Turion, un dispositif participatif et déambulatoire, visant à amener les spectateur·ices à reconquérir leurs facultés d’attention, mises à mal par les effets du monde numérique, à travers la rencontre intime avec des inconnu·es. Enfin, à La Friche la Belle de Mai, entre le 16 et le 19 : Disco Funeral, projet conjuguant performance et réalité virtuelle, organisée par Studio Martyr, où il s’agit de traverser en accéléré la temporalité d’une teuf, en immersion 3D, au milieu de spectres ! Another Deep performance audiovisuelle en direct de Sébastien Robert et Mark IJzerman autour du projet d’une exploitation minière en eaux profondes dans la région du Svalbard (Norvège) et de ses implications environnementales. Pas de deux, d’Anna-Marija Adomaityte, une figure chorégraphique vue par l’artiste comme la structure dansée de l’imagerie normative de l’hétérosexualité. Ou bien encore Je suis une montagne d’Eric Arnal-Burtschy,où le.la spectateur·rice, placé directement sur la scène, est invité·e à être arbre, rocher et montagne et à se laisser traverser par les éléments.

MARC VOIRY

Biennale des Imaginaires Numériques
Du 14 au 19 janvier
Divers lieux, Istres, Aix-en-Provence, Marseille

Retrouvez nos articles Arts visuels ici

Gundog : la jeunesse a du chien  

0
Athena Amara © N.S.

Zébuline. C’est votre première mise en scène, comment ce projet a-t-il vu le jour ?  

Athéna Amara : Il y a trois ans, je suis allée taper à la porte de la Friche Belle de Mai pour leur demander comment monter un projet en n’étant personne, et sans argent. Et il y a eu une sorte d’alliance qui s’est faite pour m’aider à créer cette pièce. La compagnie Vol Plané – qui m’a proposé  son dispositif de compagnonnage – puis le Théâtre Joliette et le Pôle art de la scène de la Friche. On s’est tous alliés pour donner jour à ce projet et il est là… c’est fou qu’on y soit arrivé.

Pourquoi avoir choisi ce texte de Simon Langman ?

La première fois que je l’ai lu, c’était à haute voix dans un champ avec mon amie Héloïse Bloch (qui s’occupe des costumes pour la pièce). Il y a quelque chose de très fort qui s’est passé pendant cette lecture, où je me suis identifiée à tous les personnages. Ce texte c’est la rencontre de plusieurs personnes qui traversent des failles personnelles : l’un doit trouver sa place, un autre souhaite quitter son environnement, encore un autre a peur du silence…  Il y a ce sentiment de temps qui passe sans qu’on ait l’impression d’avancer avec lui, en restant en marge en permanence. C’est aussi une sorte de métaphore de la vie : on sait que l’on va mourir, mais on cherche tous le bonheur et notre place. C’est de ça dont parle Gundog.

Athena Amara © N.S.

Il parle aussi de ruralité, un sujet qui vous touche ? 

Oui complètement. J’ai grandi à la campagne, dans les Cévennes, où j’ai vécu jusqu’à mes 17 ans. J’ai eu une relation conflictuelle avec cet environnement. Pendant longtemps, j’ai eu la sensation d’être seule, la même solitude que l’on sent dans la pièce. J’ai grandi avec l’idée qu’il fallait que je parte à Paris, ce que j’ai fait, mais c’était une désillusion totale. Finalement je me suis réconciliée avec ce territoire, et j’ai compris ma place. 

Vous êtes comédienne mais vous signez ici une première mise scène, c’est ce que vous avez envie de faire pour la suite ? 

C’est ma première mise en scène oui, et j’espère en faire d’autres. Mais j’espère aussi ne pas rester cloisonnée. Je veux continuer à jouer, je me forme aussi à la lumière et aux techniques du spectacle, pour appréhender tous les aspects de la création. Avec ma compagnie Cagnard, on prône la pluridisciplinarité, de changer de rôle à chaque fois. La prochaine fois, je serai peut-être aux costumes ou à la lumière.

ENTRETIEN RÉALISÉ PAR NICOLAS SANTUCCI

Gundog
De Simon Langman, traduit de l’anglais par Gisèle Joly
Du 17 au 22 janvier
Théâtre Joliette, Marseille

Retrouvez nos articles Scènes ici

DIASPORIK : Beyrouth, Jérusalem, Paris, un voyage métasporique

0
© Alain Richard

La pièce de la comédienne et autrice franco palestinienne Lauren Houda Hussein et du metteur en scène israélien Ido Shaked offre un voyage émotionnel et historique profond, séquencé par les grandes chansons de Fairuz, la diva libanaise. Elle égraine les souvenirs d’une famille libanaise et de ses identités morcelées entre Occident et Orient, dressant une cartographie sensible et mettant en scène l’émancipation d’une mémoire piégée par le conflit israélo-palestinien. 

L’histoire commence à Beyrouth, lieu du premier tableau composant le triptyque de souvenirs. Alors que la jeune femme doit assister à un concert de Fairuz dans les historiques ruines de Baalbek, celui-ci est subitement annulé en raison de la seconde guerre israélo-libanaise. Ainsi débute la quête de ses origines. 

À Beyrouth, de mon cœur
Des baisers aux maisons et à la mer
Au rocher qui ressemble à un vieux marin 

Dans les années 1980, Li Beyrouth résonne en boucle, hommage poignant à la ville. Fairuz chante la douleur tout en soulignant la détermination de Beyrouth à surmonter les épreuves. Depuis, la chanson est devenue une sorte d’hymne de résistance et de solidarité pour les Libanais, surtout après le 4 août 2020 – jour où la ville, secouée par une explosion massive, a compté plus de 220 morts, 6 500 blessés, 300 000 sans-abris, entraînant de nouveaux exils et des répercussions socio-économiques profondes.

De Beyrouth à Jérusalem, sur les traces du poète Mahmoud Darwich, l’autrice nous rappelle que Celui qui impose son récit hérite la terre du récit… On croise des amours impossibles, à l’image de celui que le poète partage avec Rita, jeune juive israélienne. Al-Quds, ou Jérusalem en arabe, évoque la résilience des habitants. Le troisième tableau de la pièce nous conduit à Paris ou plutôt sa banlieue, où se croisent les exilés du monde entier, auxquels la pièce rend largement hommage. 

O fleur des cités, O Jérusalem ! 
Nos yeux, vers toi, s’élancent chaque jour 
Embrassent les antiques églises 
Et essuient la tristesse 
Sur les murs des mosquées 

Les chansons, un p·matrimoine métasporique

Ces chansons représentent de véritables hymnes « métasporiques ». Le concept, théorisé par l’écrivain québécois d’origine haïtienne Joël Des Rosiers, explore l’idée de la dispersion culturelle et identitaire. La Métaspora se réfère à un espace d’hybridité, où les identités multiples se nourrissent mutuellement. L’art y joue un rôle thérapeutique, et permet une réflexion profonde sur la manière dont les expériences d’exil enrichissent la compréhension des cultures : le pouvoir de l’héritage culturel réside dans la puissance narrative du récit. 

Un concept particulièrement d’actualité et pertinent dans le contexte de l’histoire palestinienne. 

SAMIA CHABANI

Les trois épisodes Beyrouth, Jérusalem, Paris ont été joués au Théâtre Joliette du 8 au 11 janvier. 

Retrouvez nos articles Société ici


Nos articles Diasporik, conçus en collaboration avec l’association Ancrages sont également disponible en intégralité sur leur site

MIRE 

0
MIRE - création de la Cie Prototype Status, Jasmine Morand © Celine Michel

Avec son installation performative MIRE, la chorégraphe Jasmine Morand joue sur le regard du spectateur en le plaçant comme voyeur. Douze interprètes sont présent·e·s sur le plateau, toustes nu·e·s… mais invisibles : ils sont entourés par une cloison, et surplombés par un grand miroir. Le dispositif rend les spectateur·ice·s maîtres de leur point de vue. Ils peuvent choisir à leur guise de circuler, d’observer les danseur·euse·s à travers de petites meurtrières percées dans la cloison, ou de s’allonger pour contempler le reflet de leurs mouvements. Chacune de ces possibilités fait apparaître des tableaux singuliers mais fragmentés, qui font de cette pièce une expérience de spectateur unique et contemplative.

CHLOÉ MACAIRE 

17 et 18 janvier 
Pavillon Noir, Aix-en-Provence

Kemia Party 

0
Rabie Houti Band © X-DR

Depuis deux ans, l’association Cultur’all Massalia se donne pour mission de valoriser les cultures populaires à travers l’organisation d’événements artistiques et notamment de leurs Kemia Party dans divers lieux de la ville. Ces soirées qui tirent leur nom des assortiments de hors-d’œuvre maghrébins, célèbrent le brassage de culture du bassin méditerranéen. Pour cette première de l’année 2025, accueillie au Makeda, Cultur’all Massalia programme le Rabie Houti Band. Ce groupe montpelliérain, fondé par le violoniste oranais Rabie Houti, propose un rock arabo-andalous qui puise aussi dans les inspirations et les rythmes du blues, du swing ou de l’afrobeat. Leur concert sera suivi d’un DJ set amazigh grooves de Mehtoze, initiateur des Kemia Party, pour célébrer le Yennayer, le nouvel an berbère.

CHLOÉ MACAIRE

16 janvier
Makeda, Marseille 

Avignon : « Retrouver le chemin de la culture populaire »

0
© A.F.

La bibliothèque Jean-Louis Barrault, située à la Rocade, quartier excentré qui aligne des tours et des centres commerciaux reliés par des voies rapides, est un îlot culturel depuis 1986. Fermée pendant près de trois ans pour une nécessaire rénovation, elle a rouvert ses portes le 9 novembre 2024, plus belle que jamais. Son esthétique béton années 1980 s’est complétée de bois chaleureux, sa ludothèque s’est considérablement agrandie, ses fonds sont augmentés et elle s’appelle désormais Renaud-Barrault, dans un hommage complet au couple célèbre qui n’oublie plus Madeleine. 

Le 11 janvier, Cécile Helle se réjouissait de lancer l’année Avignon, Terre de culture, dans cet équipement pour plusieurs raisons « fortement symboliques ». D’une part parce que c’est un équipement « extra-muros » dans une ville où « les patrimoines se complètent » et où le Palais de Papes cohabite avec les « architectures de béton » qui marquent la ville hors remparts. Aussi parce que la lecture publique est un axe fort de la politique culturelle avignonnaise qui se veut « généreuse et engagée » pour « retrouver le chemin de la culture populaire de Jean Vilar ». « Les bibliothèques sont au plus près des citoyens et des citoyennes, rappelle-t-elle, elles sont un lieu d’hybridation et permettent d’inventer les projets artistiques et culturels au plus près des besoins. Il y a 6, il y aura bientôt 7 bibliothèques à Avignon ». 

Un chiffre effectivement exceptionnel pour 90 000 habitants, d’autant que les collections sont diversifiées et conséquentes, la circulation entre les bibliothèques exemplaire, le prêt gratuit depuis 2021, et les activités artistiques, pour tous les âges, variées et nombreuses.

Une réussite ?

Depuis la réouverture, c’est à dire en sept semaines, l’équipement a reçu 11 000 visiteurs et 1 000 inscriptions supplémentaires ont été enregistrées dans le réseau municipal des bibliothèques. Une rénovation d’un coût de 9 millions « qui n’aurait pas été possible sans l’aide de l’État qui l’a financée à 70 %, ainsi que l’apport de la Région. » 

Le préfet de Vaucluse Thierry Suquet explique d’ailleurs que « trois axes forts de la politique de l’État sont mis en œuvre grâce à cet équipement : l’accès à la culture, la politique de la ville et la sécurité ». Et précise que « la réhabilitation de l’habitat des zones urbaines périphériques doit se poursuivre impérativement. Chaque jour nous traitons des problèmes de violence dans les quartiers, et je suis persuadé que les maîtres mots pour les traiter, avant le déploiement de la police, c’est l’éducation et la culture, les écoles et les bibliothèques. »

Un discours que Michel Bissière, conseiller régional délégué à la vie culturelle et artistique, complétait d’une histoire plus personnelle, liée à son enfance avignonnaise : il a vu ce « Beaubourg d’Avignon » s’édifier, il y a étudié et se réjouit que ce « pôle culturel de quartiers sud »  renoue avec « l’échange de savoirs, l’innovation et la solidarité » de ses origines. Une belle unanimité !

AGNÈS FRESCHEL


Retrouvez nos articles Société et Politique Culturelle ici