vendredi 10 juillet 2026
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Monde nouveau

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Monde nouveau, photo de répétition © Jean-Louis Fernandez

Premier volet d’un diptyque sur les conditions qui rendent le fascisme possible, Monde nouveau de Nathalie Garraud et Olivier Saccomano met en scène une humanité saisie dans un flux incessant d’actions, de contraintes et de transformations.

Les personnages, figures anonymes de l’Histoire, évoluent dans une « machine infernale » où le temps se raréfie, où les technologies imposent leurs rythmes et où la précarité s’installe comme horizon commun. Les comportements s’uniformisent, les subjectivités se réduisent : mêlant situations burlesques et moments d’inquiétante étrangeté, évoquant à la fois Kafka et Chaplin, Monde nouveau est aussi une exploration des effets du techno-capitalisme sur les existences contemporaines.

M.V.

Du 31 mars au 3 avril

Le Zef, Scène nationale de Marseille

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Dialogues des Carmélites

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Hélène Carpentier © Caroline Doutre

On ne présente plus Dialogues des Carmélites, sublime opéra de Poulenc adapté de la pièce de Bernanos, elle-même inspirée d’une histoire vraie. Soit la décapitation des religieuses de Compiègne à l’orée de la Révolution française. Pour donner vie à cette partition étourdissante, la cheffe Debora Waldman prendra la direction de l’Orchestre Philharmonique de Marseille. À la mise en scène, Louis Désiré s’empare de ce chef-d’œuvre qui n’avait pas été monté depuis vingt ans à l’Opéra de Marseille. Hélène Carpentier, Lucie Roche, Angélique Boudeville et Eugénie Joneau, entre autres maîtresses du genre, prendront possession des très beaux rôles que propose cet étrange, paradoxal mais toujours terrassant hymne à l’obstination.

 S.CA.
Du 25 au 29 mars
Opéra de Marseille

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Purcell – De la chapelle à la taverne

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Henri Purcell

Étoile filante du répertoire baroque anglais, Purcell a marqué les oreilles et imaginaires de bien des musiciens. Le Consort Vocal Pléyades a imaginé autour de sa brève vie et de ses nombreux tubes un concert narratif, égrenant ses chefs-d’œuvre opératiques comme ses pièces religieuses ou orchestrales. Belle idée que de réunir Le Roi Arthur, The Fairy Queen, Didon et Énée, mais aussi le très beau motet Jehovam, quam multi sunt hostes mei, entre autres fulgurances. Le tout narré par le comédien Collin Hill, et mené par les solistes Anica Skrynae et Jacques Freschel, sous la direction de Carlos Gómez.

S.CA.
28 mars
Église du Saint-Esprit,Aix-en-Provence
29 mars
Temple Grignan, Marseille

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Le Chant de la Terre

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La cheffe Fiona Monbet © X-DR

Sublime cycle de Lieder composés par Gustav Mahler sur des poèmes chinois – adaptés par Hans Bethge – Le Chant de la Terre a fait l’objet de nombreuses et mémorables interprétations. Mais il n’a que rarement été porté sur scène. C’est chose faite avec cette mise en scène de Chloé Lechat, faisant de cette partition poétique un rituel entre sacré et profane, et mettant au centre de son dispositif le chorégraphe et danseur Jean Hostache, ainsi que le Ballet de l’Opéra Grand Avignon. Dans son orchestration par Arnold Schönberg, ce chant de la terre résonnera, porté par les voix d’Uwe Stickert et Damien Gasti, et l’orchestre de l’Opéra, dirigé par la cheffe Fiona Monbet.

S.CA.

28 et 29 mars
Opéra Grand Avignon

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L’heure indienne à Chaillol

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Debasmita Bhattacharya © X-DR

Trois figures de la musique classique hindoustanie se retrouvent dans les Hautes-Alpes à l’invitation de l’Espace de Chaillol, du 27 au 29 mars. Abhishek Mishra, joueur de tabla, formé dès l’âge de trois ans, est issu d’une lignée de sept générations de Varanasi. Originaire de cette même ville, Rishab Prasanna, maître de la flûte bansuri, est le petit-fils d’un musicien immortalisé dans l’anthologie Unesco des musiques du monde et le fils de Pandit Rajendra Prasanna, l’un des grands représentants vivants de cet art. Enfin, Debasmita Bhattacharya, originaire du Bengale, pratique le sarod, un instrument à cordes pincées de la famille du luth, rarement joué par des femmes, dans une lignée musicale qui remonte à Tansen, le plus grand musicien de la cour moghole au XVIe siècle. Trois héritiers de la parampara – chaîne de transmission du maître à l’élève – qui feront résonner les ragas les plus profonds pour le public haut-alpin.

A.-M.T.
27 au 29 mars
Espace culturel de Chaillol

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Chakâm

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Ensemble Chakâm © X-DR

Chakâm (« poème » en persan littéraire) est né en 2014 à l’initiative de Sogol Mirzaei, virtuose iranienne du târ, formée à Téhéran et doctorante en ethnomusicologie à la Sorbonne. Avec Rimonda Naanaa au qanun (Syrie) et Marie-Suzanne de Loye à la viole de gambe (France), ce trio au féminin bâtit sa musique sur les codes du radif persan, du maqâm arabe et du répertoire baroque occidental. Compositions originales et improvisations se mêlent pour évoquer déracinement, nostalgie des terres quittées et vitalité du renouveau. Lauréates du Prix des Musiques d’Ici 2023 et sélection officielle du WOMEX 2024, les trois musiciennes ont sorti leur premier album Les vents brûlants qu’elles nous feront découvrir.

 A.-M.T.
27 mars
Cité de la Musique, Marseille

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Alain Planès

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Alain Planès © Galilea Music / Dominique “solrey” Lemonnier

L’Opéra de Marseille en collaboration avec Marseille Concerts accueille le pianiste Alain Planès pour un programme consacré à trois sonates de Joseph Haydn. Formé au Conservatoire de Paris, Planès a travaillé aux côtés de Menahem Pressler, György Sebök et Rudolf Serkin, avant de rejoindre l’Ensemble Intercontemporain sous la direction de Pierre Boulez. Il a construit un répertoire centré sur les compositeurs qui lui sont les plus chers : Haydn, Schubert, Debussy. Dans les sonates de Haydn, il déploie une lecture à la fois érudite et personnelle. Car Haydn n’est pas le compositeur paisible que l’on croit : ses sonates regorgent de ruptures rythmiques, de fausses pistes, de silences calculés et d’une fantaisie qui annonce Beethoven. Planès en restitue l’humour, l’invention et la malice avec précision et sensibilité.

 A.-M.T.
29 mars (11 h)
Foyer Ernest Reyer, Opéra de Marseille

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Le Ballet Junior voit grand

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Ballet Preljocaj Junior, Near Life Experience © Jean-Claude Carbonne

Après la très attendue venue du Ballet Junior de l’Opéra de Paris, organisée par le Pavillon Noir au Grand Théâtre de Provence , d’autres formations se sont retrouvées à Aix-en-Provence pour prolonger ce temps fort dans une programmation dense.

Avec Near Life Experience, le Ballet Preljocaj Junior propose une version resserrée de la pièce créée par Angelin Preljocaj en 2003. Sur la musique d’Air, dont la patine accentue aujourd’hui les harmonies et textures, la chorégraphie explore des états-limites, entre transe et perte de contrôle. Le mouvement se fragmente, se suspend, se réorganise dans une physicalité instable. Les costumes, plus datés, restent en retrait sans altérer l’ensemble. Les danseurs traversent ces états contrastés avec une maturité de jeu qui s’inscrit pleinement dans cette écriture.

Le programme réunissant la Royal Danish Ballet School, le Cannes Jeune Ballet Rosella Hightower et le Ballet Junior de Bavière fait se succéder trois registres. Le pas-de deux extrait de Kermesse in Bruges d’Auguste Bournonville, créé en 1851 et interprété par Emma Larsen et Bertil Ulnitz déploie un vocabulaire académique clair, touchant dans sa simplicité, porté par une radiance et une joie manifestes.

Élans et langage

Le contraste avec Devil’s Kitchen de Marco Goecke, créé l’an dernier, sera flagrant sur le choix de costume – un cuir assez SM succédant en fin de spectacle au justaucorps et tutus – mais moins sur le travail des corps. Sur des musiques de Pink Floyd, le Ballet Junior de Bavière bascule vers un registre expressionniste, animé et ludique. La physicalité s’intensifie, les échanges se chargent d’une animalité presque cartoonesque, traversée d’humour. Les corps, très formés au classique, s’engagent dans un autre rapport au mouvement, avec une liberté visible.

Avec Soudainement, ici de Rubén Julliard, créé en novembre 2025 pour le Cannes Jeune Ballet Rosella Hightower, l’écriture se construit autour du lien. Les corps se rassemblent, se soutiennent, circulent dans une matière fluide qui repose sur l’alchimie entre les interprètes et leur désir de faire corps. Deux jours plus tard, cet élan proche à la jeunesse se fera tout aussi prégnant chez le Junior Ballet de l’Opéra de Norvège, où la chorégraphie, physique, exigeante et inventive d’Alan Lucien Øyen épouse les danseurs et les accompagne sans les contraindre, dans une continuité souple.

La pièce proposée par la Formation Coline resserre l’écriture autour de l’infime. Le geste travaille l’imitation, la proximité, la concordance. Cette recherche, désormais familière, trouve ici une interprétation précise.

Avec la pièce d’Ohad Naharin, interprétée par IT Dansa, un déplacement s’opère. L’écriture engage des corps déliés, capables de se réinventer dans une intensité physique constante. L’abattement du quatrième mur se déploie avec générosité, tandis que des passages sur Vivaldi et le chant de Pessah installent une gravité plus intérieure. La pièce propose, en miroir avec la pièce de Preljocaj dont elle quasiment contemporaine, une relecture de la gestique classique, déplacée et renouvelée.

SUZANNE CANESSA

Les spectacles ont été présentés du 11 au 17 mars au Pavillon Noir, Aix-en-Provence.

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Traditions et nouvelle ère à Babel Music XP

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Rebecca Roger Cruz © L.S.

Babel Music XP, à la fois salon professionnel et festival à rayonnement international, incluait tables rondes, rencontres professionnelles, showcases et concerts. En ce début de week-end, les deux salles de La Plateforme accueillaient un public nombreux – de tous horizons et multi-générationnel – où se chevauchaient concerts tout au long de la soirée. Vendredi, la chanteuse vénézuélienne Rebecca Roger Cruz se trouvait aux côtés de Sylvain Rabourdin (violon), Léonore Grollemund (violoncelle), Léna Aubert (contrebasse) et Juri Caneiro (percussions). Elle conjugue un univers tissé par la chanson latino-américaine et des pratiques musicales qui font la fusion entre musique classique, traditionnelle, flamenco et rock psychédélique. Samedi, le public découvrait le duo Bandua, composé du chanteur Edgar Valente et le musicien et producteur Bernardo d’Addagio – aka Tempura. Ancrés dans les traditions vocales de la région Beira Baixa du Portugal, ils en opèrent une réinterprétation folk électronique.

Un pont entre le passé et le présent

La musique de Rebecca Roger Cruz instaure immédiatement une résonnance traditionnelle, presque médiévale. Dans la pénombre, une polyphonie vocale émerge de tous les instrumentistes auquel s’ajoute l’effleurement du carillon de coquillages. Aux cordes se dégagent des lignes mélodiques modales à l’influence ibérique qui se frottent entre elles, vacillent et ondulent, emplie de trilles et jouant sur les harmoniques et de légers trémolos dans les aigus. Le refrain de Llamarme Mar, chanté en vocalises,remplit la salle grâce à une réverbération poussée au micro pour un rendu mystique. C’est alors que la percussionniste s’installe au cajon avec un tempo plus rapide et la formation suit dans une partie instrumentale où la contrebasse fait un solo entraînant et la chanteuse agrémente le tout d’apports rythmiques aux maracas.

Continuant sur cette épopée à travers le temps, le groupe propose une réinterprétation de la magnifique plainte O Let me weep de Purcell. Ecrit à la période baroque, la chanteuse la transforme, ajoutant aux trilles baroques de légers glissandos avant de faire intervenir un rasp rock qui casse la temporalité du chant avant de se lancer dans des cris festifs.

Un chant traditionnel rythmé à l’ère du temps

De la même manière que Rebecca Roger Cruz navigue à travers le passé, Bandua – dont le nom rappelle la déité celtique – ramène leur tradition vocale au présent. C’est une première pour eux de jouer en France. Et ils proposent d’ailleurs des chansons qui paraîtront dans un nouvel opus à sortir en mai 2026. Vêtus de robes blanches et d’un masque en bois décorés de fleurs : le duo arbore une identité singulière, notamment par leur emploi du tambour en cadre carré traditionnel – l’adufe. Grâce aux machines, ces rythmes frappés à l’adufe sont décuplés et amplifiées, s’accouplant à la production marquée par des kickdrum au tempo rapide, parfois du brokenbeat, des bruitages sonores et des effets psychédéliques. Bernardo d’Addagio y déploie des introductions modulantes au rythme libre alternant la basse et la guitare, ainsi que des harmonies superposés grâce au looping station. Pour terminer le set, Edgar Valente révèle un chant émouvant – introduit comme une prière – allant jusque dans sa voix de faussé où sonne un vibrato touchant faisant applaudir plusieurs fois le public.

LAVINIA SCOTT

Concerts donnés les 20 et 21 mars dans le cadre du festival Babel Music XP, Marseille.

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Quand Zola « devient » français

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Les jeunes de l'asso Because U Art en compagnie de Forbon N'Zakimuena © X-DR

Comment vous sentez-vous après le spectacle ?

Forbon N’Zakimuena. Ça dépend toujours un peu de comment ça s’est passé, comment le public a réagi… Là, aujourd’hui je me sens hyper bien ! Sur scène, je me suis éclaté, c’est la première fois que je joue à Marseille et c’est un peu un rêve qui se réalise pour moi. J’adore cette ville !

Est-ce que toute l’histoire est vraie ?

Et oui ! Ça existe vraiment, mes parents ne sont pas français et quand on naît en France on doit passer par là. À mon époque ça se faisait devant le tribunal, maintenant c’est en préfecture. Tous les enfants nés en France de parents étrangers, même si ça fait plus de dix ans qu’ils sont là, doivent faire cette démarche pour « devenir » français. Auparavant, il y avait le droit du sol, qui stipulait qu’être né en France suffisait à être français. Depuis 1993 et la loi Pasqua, c’est fini, alors que ce droit avait été acquis en 1789 avec la Révolution française. Depuis trente ans, les choses évoluent dans ce sens là. C’est l’une des raisons pour lesquelles j’ai eu envie de faire ce spectacle : quand j’ai commencé à parler de ce projet et de mon histoire, j’ai réalisé que beaucoup de personnes ne savaient pas que ça se passait comme ça. J’ai rencontré plein d’adolescents et de jeunes adultes, je leur ai posé des questions pour savoir comment ça s’est passé pour eux. C’est leurs voix qu’on entend.

Comment vous est venue l’idée de faire ce spectacle ?

À un moment de ma vie, j’ai commencé à réfléchir à la question du racisme. J’ai grandi dans une famille où l’on en parlait pas beaucoup, mais je l’ai toujours vécue. Je l’ai toujours mise un peu de côté, et j’ai deux enfants qui ont vécu des choses très jeunes également. J’ai commencé à lire des histoires, à écouter des podcasts, ça m’a fait réfléchir à mon propre vécu et d’où pouvait venir ce sentiment que je suis quelqu’un d’intéressant dans ce pays, que je peux contribuer à quelque chose. Tout a convergé vers le moment où j’ai demandé ma naturalisation à 13 ans. En réfléchissant, j’ai réalisé que devoir justifier que j’étais français alors que j’avais toujours vécu ici et m’étais toujours considéré comme français a créé chez moi un sentiment d’illégitimité, de honte. C’est ça le danger du racisme : faire croire à des personnes qu’ils ne sont pas humains, qu’ils ne valent pas le coup. Frantz Fanon dit une phrase toute simple : “une société est raciste ou elle ne l’est pas”. Une France qui assume ces lois là devient un pays raciste. C’est triste, d’autant qu’il est écrit dans la constitution que le racisme est un délit. C’est tout ça qui m’a poussé à écrire ce spectacle, à porter ce message.

Pourquoi finir le spectacle en dansant ?

Pour moi, la danse c’est une manière de ne pas s’excuser d’être là, de ne pas avoir honte de bouger, c’est un message important pour toutes les personnes de toutes origines habitant en France, on ne doit pas s’excuser d’être là, il faut assumer. L’une des meilleures manières de le faire, c’est de prendre l’espace, pour moi ça se fait en dansant, en brillant.

ENTRETIEN RÉALISÉ PAR MAHÉ, MAMBOUSSO, ALA, HIMDA, RABEA, ILIYAS , MANAL ET YAMINA ET RETRANSCRIT PAR LUCIE PONTHIEUX BERTRAM

Manal : « Dans un décor minimaliste et seul en scène, Forbon rappe avec colère pour montrer ses émotions et revendiquer quelque chose qui le dérange. La pièce m’a captivée, que ce soit dans les mots ou la musique, l’artiste a le courage de parler de son histoire. »
Yamina : « Le spectacle raconte une histoire triste mais importante. Le fait que Forbon ait dû changer de nom pour être accepté m'a marqué et fait réfléchir. Il joue tous les rôles, ça rend le spectacle vivant. »
Himda : « Le décor minimaliste permet de se concentrer davantage sur la performance du comédien chanteur. Le sujet abordé reflète la réalité de nombreuses personnes. Forbon a répondu à nos questions de manière claire et argumentée. »
 Mahé : « J’ai été particulièrement marquée par l’histoire de la naturalisation. Les questions auxquelles répondre sont très nombreuses et difficiles. Moi je suis française et pourtant je ne connais pas la Marseillaise ! C’est un moment de tension. Forbon nous dit qu’il ne faut jamais abandonner. »
Mambousso : « J’ai aimé que Forbon raconte son histoire, parce que je vais peut-être y passer, ou quelqu’un de ma famille. J’ai compris des choses. Le début est assez stressant, oppressant et nous met dans l’ambiance. »
Rabea : « On est pas habitués à ces formats. On ne connaît pas bien ces histoires de naturalisation. Le comédien est décontracté et calme, mais raconte ses émotions et sa colère avec le rap. Forbon transmet ses émotions au public, le spectacle est engagé et fait prendre conscience. »
Le festival Babel Minots s’est tenu du 9 au 18 mars à Marseille
Zola… pas comme Émile !!! se jouera le 31 mars au Théâtre des Halles, Avignon

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