lundi 9 février 2026
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Passeport

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Star du théâtre privé, le metteur en scène Alexis Michalik collectionne les succès sur les planches… et les Molière – il en a déjà six sur sa bibliothèque. Des succès populaires qui ne l’empêchent pas de traiter de sujets sensibles, lourds, qui le touchent. Après Intra Muros, qui s’intéressait aux prisons, il présente avec Passeport un récit social sur des réfugiés arrivés en France.

Dans cette comédie satirique qui prend pour cadre la « jungle » de Calais, Alexis Michalik entend offrir un peu d’humanité à ceux que beaucoup n’osent voir, sinon à travers les discours de haine d’une certaine classe politique.

N.S.
14 octobre
Théâtre de l’Esplanade, Draguignan

Romain Guilhem

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©X-DR

De Schubert à Piazzolla, en passant par Satie et Glass, le pianiste Romain Guilhem traverse les styles, les siècles et les esthétiques avec élégance. Son récital gratuit à l’Idéethèque des Pennes-Mirabeau retrace l’évolution d’un instrument caméléon, tour à tour romantique, poétique, minimaliste ou jazz. Virtuosité lisztienne, tendresse schubertienne, mélancolie argentine : un véritable traité de technicité et de panache. Lauréat de plusieurs concours internationaux et pédagogue passionné, le musicien marseillais révèle la continuité sensible entre les époques. Un voyage accessible et lumineux, pour tous les publics.

S.CA.
8 octobre à 15h
Idéethèque des Pennes-Mirabeau
concert gratuit sur réservation

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Bien, reprenons !

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C’est une de nos grandes fiertés régionales. Le Détachement international du Muerto Coco sait manier les arts, croiser les genres, pour présenter des spectacles toujours empreints d’humour, d’astuce, d’irrévérence bien sentie. Ce 14 octobre au Théâtre du Rocher (La Garde, Var), à l’invitation du Pôle de la Seyne-sur-Mer, c’est un spectacle petit format qu’il présente, une « Divagation biographique pour 1 interprète musicien né en 1987, 2 clarinettes, un ensemble de Voix off et un homard bleu d’Atlantique. »

Faut-il vraiment en dire plus ? Disons juste que ce spectacle intitulé Bien, reprenons ! mêle musique, fable sociale, poésie… entre autres bien sûr !

N.S.
14 octobre
Théâtre du Rocher, La Garde
Une proposition du Pôle, arts en circulation, de La Seyne-sur-Mer.

Il n’y a pas de Ajar

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Adapté du roman de Delphine Horvilleur, Il n’y a pas de Ajar s’inspire des doubles de l’écrivain Romain Gary, qui publia sous plusieurs pseudonymes, dont le plus célèbre : Émile Ajar. L’auteure s’est emparée de cette mystification littéraire pour inventer le personnage du fils d’Émile, Abraham, qui vit caché dans une cave qu’il appelle « le trou juif », celui où est morte Madame Rosa, dans le roman La vie devant soi.

Dans cette adaptation pour la scène, Abraham (qui se révèle être une femme, jouée par Johanna Nizard), décortique, en dialogue avec le public, cette imposture littéraire devenue légende, tout en questionnant nos propres masques, identités et fictions. Derrière l’humour, une méditation sur la création, la judéité, la transmission, et la puissance de l’imaginaire face aux enfermements sociaux. M.V.

13 au 18 octobre
Théâtre des Bernardines, Marseille

Deux concerts

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Michelespotti©marcoborrelli

Deux rendez-vous à l’Opéra de Marseille cette semaine pour célébrer la musique dans tout son lyrisme et toute sa puissance. Le 9 octobre, Michele Spotti dirige l’Orchestre Philharmonique dans un triple hommage au génie romantique et à la modernité : l’ouverture des Maîtres chanteurs de Nuremberg et le Liebestod de Tristan et Isolde de Wagner précèdent le choc tellurique du Sacre du printemps de Stravinsky. Entre solennité, passion et pulsation païenne, c’est l’intensité qui prime sur ce beau programme symphonique. Le 11 octobre, place à l’intimité du Foyer avec Quatuors et Trios tous azimuts : le charme nocturne de Doppler, l’élégance cinématographique de Nino Rota, le souffle romantique du Trio pour cor de Brahms et la grâce debussyste de La Petite Suite. Deux concerts naturellement accessibles, entre grand orchestre et dialogue chambriste.

S.CA.
9 octobre à 20h
11 octobre à 17h

Opéra de Marseille

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[ Canebière Film Festival] Avec Anna Le Mouël

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Le Canebière film festival met à l’honneur les technicien·nes du cinéma, avec cette année un focus sur les concepteurs de décors. L’occasion de rencontrer Anna Le Mouël, cheffe décoratrice invitée avec la cinéaste Louise Hémon pour le film L’Engloutie. Zebuline l’a rencontrée

Qu’est ce qui vous a donné envie de devenir Cheffe Déco ? Quelles études avez-vous suivies ?

 C’est arrivé un peu par hasard. J’avais entamé des études d’archi et on m’a proposé de faire un TPE (Travaux de Fin d’Etudes) à la FEMIS. J’ai adoré car ça correspondait à ma personnalité. J’ai arrête les études d’archi et j’ai travaillé dans la déco. Au départ sur des courts, puis des longs en tant que cheffe déco. J’avais fait une école d’arts appliqués, je dessinais beaucoup, faisais des chantiers. Les décors c’est la rencontre de milieux artistiques avec des choses très manuelles. Il y a le regard artistique et aussi un gros aspect technique auquel je tiens beaucoup

Vous avez commencé par le court métrage Massacre de Maité Sonnet, nous semble t-il  en 2019. Et depuis des longs dont Saint Omer et Le Ravissement. Comment abordez-vous une nouvelle proposition ? Par le scénario, les échanges avec les cinéastes ?

J’ai commencé avant par des courts moins connus, très jeune. D’abord, je tiens beaucoup au scénario. J’aime lire le scenario et voir ce que le réalisateur a fait avant. C‘est comme cela qu’on se projette dans une mise en scène, qu’on imagine les choses et il y a la confrontation avec le réel. C’est assez rare que ce qu’on imagine corresponde au désir du réal. Parfois ce sont nos deux idées qui vont se rencontrer, parfois je me laisse emporter par la vision du réal quand je la trouve incroyable. Parfois c’est l’inverse : il faut alors l’accompagner par des références, de films ou des dessins

Y a t-il eu des propositions que vous avez refusées (Sans citer des noms bien sûr) et dans ce cas pourquoi ?

Pas tant que ça ! Je suis jeune ! Ce sont souvent des questions politiques. Je suis plutôt de gauche et il y a des films que je ne pourrai pas faire car la représentation des personnes dans le film serait trop compliquée : ça me bloquerait pour me projeter. C’est dur quand on n’aime pas un scénario d’aller chercher du désir. Le cinéma demande tellement d’énergie, une implication totale. C’est tellement chronophage ! Sans ce désir-là c’est terrible ! Autant faire autre chose !

Pouvez-vous nous préciser comment vous travaillez : repérages de lieux, dessins, maquettes, tableaux… ?

Il faut parler de quelque chose de très important : le budget d’un film et celui de la déco qui est un très gros budget. Tout se passe dans les pré-repérages, les dessins et beaucoup de références. J’adore les chercher et je travaille beaucoup avec ça. Après on dessine une trame avec le chef opérateur.

Comment avez-vous travaillé avec Louise Hémon pour L’Engloutie ?

Il y a une petite exception pour L’Engloutie. Louise avait une iconographie délirante, vraiment beaucoup de livres sur l’époque. Elle m’avait conseillé la Cinémathèque des montagnes, une base de données incroyable. L’Engloutie est un film à base de nombreuses images documentaires, des images de films comme Les Portes du Paradis, Heureux comme Lazare. Le Cimino pour quelque chose du western. Des peintres du clair-obscur aussi avec ce choix de la lumière du feu. Avec le chef op, on fait beaucoup de réunions. On s’échange des références en dehors du réal. C’est important car on parle de pure image, de pure lumière. J’aime aborder aussi la question des couleurs.

 Pour L’Engloutie, il a fallu fabriquer la cheminée, créer un conduit pour évacuer la fumée. Pas toujours efficace ! Il fallait beaucoup de grands feux pour avoir le maximum de lumière. On a repeint tous les murs, et dans les patines du bois, on mettait beaucoup de blanc, pour que la lumière  rebondisse. Dans cet espace tout était noir. Des noirs qu’on a vernis pour qu’ils prennent le plus possible la lumière. Dans les lampes à pétrole, pour les extérieurs, on a caché des torches remplies de paraffine pour que dans les plans de loin, on ait assez de lumière.

Combien de temps a duré la construction du décor et combien de personnes y ont participé ?

La construction a pris beaucoup de temps. On a eu un mois sur place mais la neige est tombée très tôt, en novembre,  et on s’est retrouvé avec des véhicules improbables pour transporter du bois à 2000 mètres d’altitude. On a mis presque 6 mois, ce qui est très long pour ce type de film. On était une vingtaine. Parfois pour certains films, l’équipe monte jusqu’à 200 personnes. C’est le premier assistant qui gère le budget pour les embauches. La période de négociations avec la production est très compliquée. Un budget où il y a les matériaux et les embauches « chargées » , c’est souvent 5 à 10% du budget d’un film.

Un entretien réalisé par Elise Padovani et Annie Gava  le 8 octobre à l’occasion de l’avant-première du film de Louise Hémon, L’Engloutie

Anna Le Mouël © A.G.

Lire ICI la critique du film et ICI l’interview de Louise Hémon

Madame Arthur fait son Opéra

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Sur une idée originale de Mathieu Jedrazak, alias Martin Poppins, Madame Arthur fait son Opéra bouscule les codes et fait se rencontrer deux univers a priori éloignés : le cabaret travesti et le grand répertoire lyrique.

Sur scène, les artistes travestis de Madame Arthur s’approprient airs célèbres et personnages emblématiques, les détournant avec humour, insolence et poésie, et les réinventant à travers une esthétique flamboyante, queer et jubilatoire. Mais loin de la caricature, il s’agit d’une véritable proposition artistique, où la grâce du chant rencontre la fantaisie du cabaret, où l’émotion lyrique se nourrit d’irrévérence et d’inventivité scénique. M.V.

8 au 11 octobre
L’Odéon, Marseille
Dans le cadre de la programmation du Gymnase hors-les-murs

C’est l’heure de la Fiesta !

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©GuillaumeAricique

Le festival de musiques actuelles marque la fin de l’été, mais pas des festivités, et sa programmation éclectique mélange les esthétiques du rap à la transe, en passant par le reggae. Elle reste fidèle à ses principes, et les artistes sont de la scène internationale comme de la scène locale, groupes de renom et talents émergents. Le festival se décline en trois soirées musicales et le dimanche, en accès libre,.est dédié aux familles. Une 34e édition qui est marquée par l’électro-pop comme le trip-hop, mais aussi le dancehall ou la shatta.

Têtes d’affiches

La Fiesta des Suds débute avec le trip-hop du groupe britannique, Morcheeba, dont le dernier album perpétue le son suave et un groove hypnotique avec la voix soyeuse de Skye et les productions pop-soul-électro de Ross. Ils sont suivis du disco-funk rétro de Dabeull.

Le lendemain, place au  multi-instrumentiste nigérien Keziah Jones, qui puise dans le jeu de guitare de Jimi Hendrix et mêle avec sa voix soul, pour un son qui lui est propre : le blufunk. Juste après, le public plonge dans le rap engagé dit « conscient » de l’artiste mythique franco-congolais Youssoupha.

Le samedi, le groupe phare Groundation fera vibrer le J4 au son du Spiritual Roots Reggae californien et leurs inspirations jazz. Et ils sont suivis du reggae à la voix falsetto de Joe Yorke, qui chante délicatement par-dessus les riddims chaloupés de dub Jamaïcain accumulant un following sur les Dancehalls depuis quelques années.

Talents émergents

Parmi les étoiles montantes, le festival est bien servi par des artistes talentueux comme la voix  claire du Nu-soul – Enchantée Julia – qui chante en français sur son premier LP ONZE. Au cours de la même soirée, les festivaliers auront droit au hip-hop électro-punk de la rappeuse Uzi Freyja ainsi que la Révélation de Babel Music XP 2025 : Bia Ferreira. La militante brésilienne allie la samba au blues et au reggae infusé d’afrobeats, avec une voix rauque parfaitement maîtrisée, passant de chants rythmés et parlés à des aigus puissants. Vendredi,

La Chica nous fait part de ses belles envolées vocales, célestes et harmonisées, sur de l’électro-pop-latino puisant dans des mélodiques mystiques et des rythmes texturés. Continuant sur une transe électro, Widad Mjama et Khalil Epi explorent le blues rural de l’art marocain ancestral de la Aïta pour immerger le public dans des expérimentations électro-rock. Leur duo, Aïta Mon Amour nous plonge alors dans des chants de plaintes amoureuses et d’émancipation féminine envoutants.

Changement d’ambiance dans la soirée avec Louis LNR, lauréat du Tremplin Orizon Sud qui  livre des folksongs introspectifs et épurés, chantés avec émotion, d’une douceur et beauté touchante.

Le samedi amène Bamby, la nouvelle icône du dancehall guyanais chantant ses paroles en créole et en anglais sur des musiques prenantes qui mêlent hip-hop, RnB et afro. Puis, ce sera au tour de Alo Wala, chanteuse et MC panjabi-américaine, qui nourrit son flow en hindi ou en bengali de rythmes issus de son héritage sud-asiatique, marqué par le hip-hop et le dancehall. Et le samedi se clôture avec Mapouia, DJ marseillaise s’inspirant de shatta, afrobeats ou encore de zouk.

Un dimanche familial

Le dimanche propose des ateliers et animations jeune public tout au long de la journée. Dès midi, une grande boum pour les enfants est organisé suivi de battles hip-hop, devant un public et un jury. Il y a également des ateliers culinaires autour de la saisonnalité des fruits avec l’Ecole Comestible, de couture et d’upcycling avec Studio Lausié, ou encore des ateliers de sensibilisations avec, entre autres, SOS Méditerrannée, mais aussi de la pétanque et des sorties en bateaux. Côté musique, la Cité des Minots invite Marcela Cisarova et pour clôturer ce beau festival, un bal populaire caribéen est organisé par Bal Wabap.

LAVINIA SCOTT
Fiesta des Suds
du 12 au 14 octobre
J4, Marseille

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Comment Nicole a tout pété

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Entre conférence décalée et récit haletant, Fréderic Ferrer entraîne le public dans une histoire de climat et de mine. Tout part d’un incident apparemment anodin : un tuyau, un réseau, une installation technique qu’une certaine Nicole aurait fait exploser. De là, tout se dérègle : circulation des énergies, répercussions locales et globales, effets papillon dans un système fragile.

Comme toujours chez Ferrer, le réel est scruté avec précision scientifique avant de basculer dans une fiction délirante, où le spectateur rit autant qu’il prend conscience des enjeux. Un spectacle en forme de fable contemporaine : comment un simple geste peut tout faire basculer, et comment, à force d’exploiter la planète, nous risquons nous-mêmes de tout faire « péter ». M.V.

14 et 15 octobre
Le Zef, scène nationale de Marseille

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Communisme démocratique

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Le biopic italien Berlinguer, la grande ambition, qui a cartonné en Italie, arrive sur quelques écrans français. Une leçon d’histoire mais aussi un grand film, étonnamment peu distribué

Le film d’Andrea Segre, présenté en ouverture du Festival de Rome 2024, 15 fois nommé aux David di Donatello (équivalent italien des César) et remportant ceux du meilleur acteur et du meilleur montage, a totalisé plus de 800000 entrées en Italie depuis sa sortie en novembre 2024. Peut-il agir comme un électrochoc mémoriel dans un pays qui est dorénavant gouverné par l’extrême droite et qui, dans les années 70, votait massivement (33,3%) pour un Parti communiste italien qui comptait 1,7 millions d’adhérents ?

Berlinguer, une grande ambition s’attache à quelques années cruciales dans la vie du charismatique secrétaire général du PCI. De 1973, où il échappe à un attentat en Bulgarie, à sa mort brutale en 1984, en s’attachant longuement à l’année 1978, qui vit l’exécution par les Brigades rouges d’Aldo Moro, son principal allié des Démocrates Chrétiens. Un assassinat qui intervient alors que les deux hommes voulaient passer un « compromis historique », et Enrico Berlinguer gouverner en inventant un communisme de gouvernement, européen et démocratique, en pleine Guerre froide.

L’espoir d’un peuple

Le film est une leçon de politique, qui rappelle l’exceptionnelle histoire d’un parti fondé par Gramsci, et porté au plus haut par Berlinguer qui défendait le peuple et sa liberté, au risque de sa vie, jusque devant Brejnev. Il est véritablement incarné par Elio Germano, prodigieux acteur dont chaque geste, chaque regard, dégage la douce ténacité, souriante et profonde, de Berlinguer, à qui il ressemble incroyablement, corps, visage et voix sans jamais le mimer.

Le montage, lui aussi remarquable, lui aussi récompensé par un Donatello, fait place à de tendres moments familiaux, discrets, et insère des images d’archives, dont les impressionnantes funérailles regroupant 1,5 millions d’Italiens à Rome. Des archives qui s’insèrent dans le cours dramatique de la fiction qui, elle non plus, ne mime pas le réel, mais le transpose, avec un réalisme d’autant plus efficace qu’il travaille la lumière, le cadre, le son, avec une vraie poésie suggestive.

Ainsi le film se garde de jouer au thriller, et n’émet aucune hypothèse politique hasardeuse, posant pourtant d’implicites questions : qui a cherché à assassiner Berlinguer au moment où il affirmait son indépendance face à Moscou ? Qui a guidé, ou laissé faire, les Brigades rouges, qui ont mis fin à la possibilité du compromis historique ? Qui a signé l’échec d’une première union de la Gauche en Europe occidentale, emmenée par un communisme démocratique, et entrainé ainsi le déclin des partis communistes en Europe ?

Réfléchir à ce moment historique, sans compromis, permet de rappeler ce formidable moment d’espoir du peuple. Aujourd’hui en Italie, demain en France, pour peu que quelques salles prennent le risque de sa projection.

AGNES FRESCHEL
Berlinguer, la grande ambition
Andrea Segre
Sortie nationale le 8 octobre
Cinéma La Cascade, Martigues
Cinéma Utopia, Avignon

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