lundi 10 août 2026
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Draguignan : 10 ans de corps en commun

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Contre-nature © Patrick Imbert

Déjà dix ans de découvertes et de danses. Au fil des éditions, toujours attentive aux chorégraphes de la région, l’ImpruDanse  programme aussi bien  des artistes émergents que de grandes figures de la scène chorégraphique, et les danseurs en formation supérieure. Né sur quatre jours, le festival se déploie désormais sur trois semaines. Cette année, la programmation s’étend sur seize spectacles et mêle danse contemporaine, flamenco, cirque, théâtre et musique, avec l’ambition de célébrer la danse sous ses formes les plus diverses, jusqu’au plus participatives et inclusives.

Luttes et danses urbaines

La compagnie Ayaghma présente Un grand récit, une pièce qui explore la mémoire, le temps et le vivre-ensemble. Sur scène, neuf danseur·euses racontent les histoires des gens ordinaires dans une utopie brute et sincère qui invite à imaginer d’autres récits possibles. Une œuvre qui célèbre l’art comme un espace de résistance. Dans le même registre sur fond de musique électro-acoustique de Romain Dubois, le chorégraphe Kader Attou (Marseille) propose Prélude. Sur la scène du Théâtre de l’Esplanade, une dizaine de danseurs hip-hop investissent la scène dans un élan presque vital qui revisite le parcours de l’artiste, de son enfance en banlieue lyonnaise et la découverte de la boxe. 

Avec Tamjuntu, la compagnie Via Katlehong Dance (Johannesburg) et le chorégraphe brésilien hip-hop Paulo Azevedo font dialoguer l’Afrique du Sud et le Brésil. Sur des rythmes marqués, les styles se mélangent : passinho, samba, influences d’amapiano et de funk. La compagnie emblématique de l’Afrique du Sud défend notamment le Pantsula, danse née dans les townships pendant l’apartheid et devenue un symbole de résistance.

La musique donne le bal

Indissociable de la danse, la musique occupe une place centrale dans de nombreuses créations. Sandrine Lescourant propose Blossom, une performance participative, déjà créée à Cavaillon et à Marseille, réunissant les artistes de sa compagnie Kilaï et un groupe d’amateurs de chaque territoire. Guidés par la musique, ceux-ci mêlent voix et mouvements pour créer un moment de floraison commune.

À l’Auditorium Chabran, la musique est aussi de la partie. La  flamenca marseillaise Ana Perez s’associe en musique au guitariste José Sanchez pour revisiter le Stabat Mater. Entre flamenco et musique sacrée, leur création tisse une toile sensible entre la danse et la guitare dans une relecture de ce texte liturgique. Les deux artistes présenteront également Stans dans la même soirée. 

Avec Contre-Nature, Rachid Ouramdane (lire ici) livre une ode à l’impermanence. Dix danseurs évoluent entre sol et air dans un spectacle à la croisée de la danse et du cirque. Porté par la musique de Jean-Baptiste Julien et la scénographie de Sylvain Giraudeau, le spectacle compose des tableaux acrobatiques remplis de poésie. 

CARLA LORANG

L’ImpruDanse
14 mars au 4 avril 
Théâtres en Dracénie,Draguignan

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Quand l’art est en situation irrégulière 

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Fulu Miziki est un groupe largement identifié de la diaspora africaine. Créé par six amis d’enfance à Kinshasa, il s’est fait connaître pour sa musique inclassable jouée sur des instruments fabriqués à partir de matériaux de récupération, avec un message explicitement écologique. Repérés en 2019 par la maison de production marseillaise Bi:Pole, ils arrivent en France deux ans plus tard avec un passeport « Talent ». Ces titres, introduits en 2016, sont destinés « aux étrangers qui apportent une contribution au développement et au rayonnement de la France » dans différents domaines, notamment artistique ou littéraire. Ils permettent d’entrer et de séjourner légalement sur le territoire français, mais n’équivalent pas à un titre de séjour de longue durée. Les Fulu Miziki, doivent donc, chaque année, demander le renouvellement de leur titre de séjour, et affronter les dysfonctionnements administratifs des services de l’immigration. 

Un système dysfonctionnel 

Les artistes, comme toute personne souhaitant obtenir ou renouveler un titre de séjour, font face à des temps d’instruction de plus en plus longs, dépassant bien souvent les délais prévus et donc la validité de leurs attestations de prolongation d’instruction (API). Ces attestations, qui garantissent l’accès aux droits et l’autorisation de travailler dans un cadre légal, doivent en principe être délivrées et renouvelées automatiquement. 

Mais ce n’est souvent pas le cas, comme le dénonce une tribune intitulée « Ne suspendons pas la vie des artistes étrangers ! » publiée sur Mediapart le 5 mars et co-signée, entres autres, par Bi:Pôle et Friche La Belle de Mai. On peut y lire que la « diversité, souhaitée par nos publics et encouragée par la diplomatie culturelle, est pourtant de plus en plus difficile à faire vivre ». Ce 10 mars, c’est au tour du Syndicat Français des Artistes Interprètes et la CGT Spectacle d’interpeller l’administration dans un communiqué commun. Ils demandent notamment l’arrêt des radiations de France Travail et le renouvellement automatique des API.  

L’absence de titre de séjour entraîne automatiquement une radiation de France Travail, et donc du régime de l’intermittence. Les artistes ne peuvent alors plus cumuler les heures de travail leur permettant d’accéder à leurs droits, et il n’est pas possible de récupérer rétroactivement ces heures une fois la situation régularisée. Par exemple, l’un des membres du collectif a reçu fin février la fameuse API qui lui manquait depuis janvier, ce qui lui permet de réintégrer le régime de l’intermittence, mais pas de déclarer les heures travaillées durant ces deux mois.  

Pas possible non plus d’obtenir des visas pour voyager à l’étranger. Leur tournée à venir est donc compromise. Pour Sekembele, membre de Fulu Miziki, « la France est l’un des meilleurs pays pour les artistes » grâce au régime de l’intermittence, « mais le problème c’est l’administration ». « Quand on a plus les papiers, on perd nos droits automatiquement, mais quand tout est régularisé ça ne se remet pas en place automatiquement. » renchérit  Tché Tché, autre membre du groupe. 

Les associations alertent

Ces dysfonctionnements administratifs touchent toutes les personnes immigrées. Dans une lettre ouverte au préfet des Bouches-du-Rhône, La Cimade Marseille dénonce des « situations kafkaïennes […] du fait des dysfonctionnements de l’administration. » Les personnes sont « privées de documents attestant de la régularité de (leur) situation », ce qui entraîne une incapacité à travailler légalement et à percevoir les droits sociaux, tels que l’assurance maladie.

Aussi, les démarches administratives représentent une somme non-négligeable, car l’obtention ou le renouvellement d’un titre de séjour nécessite l’achat d’un timbre fiscal spécifique, et le prix de la carte en elle-même. Ce coût varie selon le type de titre de séjour, et une taxe peut s’y ajouter dans le cas d’une présence irrégulière sur le territoire (visa de régularisation). La loi de finance 2026 prévoit une augmentation de 50% de ces taxes et du droit de timbre. À compter du 1er mai, le prix d’un premier titre de séjour s’élèvera ainsi à 350 euros… dans le meilleur des cas. 

CHLOÉ MACAIRE 

On n’arrête pas la musique 
Ce 13 mars, un concert de soutien à Fulu Miziki est organisé au Petit Cab (Friche La Belle de mai), en début de soirée. L’occasion pour le groupe de lever des fonds et d’alerter sur leur situation, mais aussi de présenter de nouveaux morceaux sur lesquels ils travaillent depuis la fin de leur tournée en décembre dernier.
Ces nouveaux titres, qui devraient figurer sur un prochain album, sont justement inspirés par les différents groupes et sonorités qu’ils ont pu entendre dans les festivals internationaux auxquels ils ont participé. Ils ont donc innové, en fabriquant par exemple de nouveaux instruments, toujours avec la même démarche écologique qui a fait leur réputation. Car ils sont formels : leur message doit vivre malgré les difficultés qu’ils rencontrent actuellement. C.M.

13 mars
Friche La Belle de mai, Marseille

La fluctuation des mairesses

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Aragon l’écrivait, Ferrat le chantait, La Femme est l’avenir de l’Homme… Vraiment ? Elle est, pour le coup, enfin devenue en partie son présent. Une femme, Julie Deliquet, prend enfin la direction de La Colline, un des six théâtres nationaux français. Sur nos scènes régionales, dans nos maisons d’édition, sur nos cimaises, les femmes s’imposent et tiennent un discours clairement féministe. Au Centre de la Photographie Les femmes ont faim réhabilitent l’appétit, à La Criée L’Art de la joie célèbre la jouissance féminine, au Théâtre Joliette les mères apprennent à leurs filles à porter des coups. Ici les femmes écrivent, chantent, dansent, revisitent les chefs-d’œuvre, remportent des Césars. Mais elles ne sont toujours pas têtes de listes aux municipales. 

Parité insuffisante

Si la loi sur la parité oblige à l’égalité stricte et à l’alternance H/F sur les listes, y compris aujourd’hui dans les communes de moins de 1000 habitants, rien n’oblige à avoir des mairEs. Qu’on ne sait toujours pas nommer, d’ailleurs. Madame la maire, madame le maire, les mairEs, les femmes maires ou les mairesses ? Comment les écrit-on, comment les prononce-t-on ? Leur dénomination n’est toujours pas fixée, et fluctue. Et assone, lorsqu’on le prononce sans l’écrire, avec les mamans de chacun·e. 

On sait que le flou dans une dénomination incite à l’effacement dans le réel et que nommer correctement les choses, les gens, permet d’affirmer leur existence. 

La fluctuation des mairesses est aussi le signe de leur effacement. 

Il faut dire qu’elles représentent aujourd’hui, à la veille des élections municipales, 20 % seulement des maires sortant·es. Selon le ministère de l’Intérieur, elles sont à peine plus nombreuses, 24,4 %, à briguer pour le scrutin de dimanche la gouvernance des villes. 

Ce qui ne devrait pas augmenter de 4,4 points le nombre de mairesses : un autre phénomène, documenté par la chercheuse Régine Sénac (La Parité, PUF), consiste pour les partis à proposer des femmes têtes de listes dans les communes perdues d’avance. Ainsi sont-elles moins nombreuses à être élues que leur 24,4 % de départ, la prime au sortant agissant au demeurant, pour 80 %, en faveur des hommes…

La loi sur la parité n’oblige pas non plus à dégenrer les rôles, et les femmes sont le plus souvent adjointes à la santé, la jeunesse, la culture, le social, ou aux droits des femmes, qu’au budget, à l’entreprise ou à l’urbanisme. Et cela dans tous les partis : les listes de gauche font un peu mieux en pourcentage (30%) que celles du centre/droite (23,3%) et de l’extrême droite (22,6%), mais les mairies de gauche reproduisent ensuite les stéréotypes genrés dans l’attribution des délégations et dans les instances de prise de décisions. Les premières adjointes, à 80 % des femmes puisque 80 % des maires sont des hommes, sont souvent plus décoratives que réellement au cœur du pouvoir. C’est souvent le deuxième adjoint, un homme, qui compte… 

À l’exception des héritières

Il existe bien sûr des exceptions à ces tendances, mais les femmes édiles, celles qui dirigent des partis (aucune, faut-il le rappeler, n’a jamais dirigé la Nation) sont souvent des héritières qui doivent leur notoriété à leur mari, leur père, leur frère. De façon générale, étant donnée la structure du pouvoir, les femmes politiques doivent leurs mandats à des hommes, qui les ont choisies, dans leur parti ou leur commune. Aucune n’a réellement conquis le pouvoir par les vertus de la sororité, et les femmes choisies par les hommes sont souvent les plus cruelles concurrentes de leurs consœurs et concurrentes. 

Pourtant, aujourd’hui, ce que nous disent nos scènes, c’est la puissante nécessité de penser les politiques féministes, et de partager enfin le pouvoir. Au Zef, à La Garance de Cavaillon, les Forteresses [voir ci-dessous] disent ce que les hommes, depuis 50 ans, font aux femmes iraniennes. Ce que tous les tyrans au pouvoir font aux femmes et aux peuples. En les minorant, en les enfermant, en les violant, en excisant leur jouissance, en diabolisant leurs appétits. 

Sur scène et dans les rues les femmes crient, et finiront par se faire entendre, contre les pseudos féministes de Némésis et les Meloni du monde qui veulent assigner les autres femmes, trop étrangères, trop débordantes, pas assez blondes, à la maternité subie et à la féminité naturelle.

Agnès Freschel


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Loin dans la mer

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Loin dans la mer © X-DR

Désir, différence, rejet : dans ce remake de La Petite Sirène, la Compagnie de l’Oiseau s’empare du conte d’Andersen pour l’enrichir de nouveaux imaginaires. En adaptant l’histoire d’une jeune sirène prête à se sacrifier pour suivre un inconnu, Lisa Guez conserve la trame narrative et propose une nouvelle lecture plus actuelle du célèbre conte. À travers le choix d’une mise en scène sobre et de peu de costumes, la création laisse la place aux singularités des comédien·nes en situation de handicap de la troupe permanente, la Compagnie de l’Oiseau. La Petite Sirène version 2.0 promet questionnement, surprises et éclectisme. Que peut-on faire par amour ? Comment aimer quand on ne peut plus parler ? Comment trouver sa place dans un univers dont on ignore les codes ?

C.L.
12 et 13 mars

Théâtre du Bois de l’Aune, Aix-en-Provence

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Sao Paulo Dance Company

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© Charles Lima

Avec un répertoire mêlant classique et contemporain, la São Paulo Dance Company, dirigée par Inês Bogéa, se produit sur le plancher du Théâtre de l’Olivier. Trois pièces, trois chorégraphes, et des propositions diverses où les corps se mêlent et se démêlent. Nacho Duato ouvre le bal avec Gnawa. Sur fond de musiques d’Afrique du Nord, ce premier tableau explore les relations entre les corps, la vie et les éléments naturels. Il est suivi de Umbó, de Leilane Teles, traversée dansée des désirs portée par les chansons de Tiganá Santana ou Virginia Rodrigues. Enfin, sur de la musique mêlant percussions afro-brésiliennes et rock contemporain, Cassi Abranches investigue le temps à travers le mouvement dans Agora. Une jolie célébration de la danse sous différentes formes.

 C.L.
11 mars
Théâtre de l’Olivier,Istres

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Montagne Sauvage

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Montagne Sauvage © X-DR

Pas facile de décrire le projet ambitieux Montagne Sauvage... Le quintet de musiques improvisées tente de capter l’essence des forces élémentaires du paysage montagneux, par une expérience méditative qui emmène vers la transe et des ébullitions sonores puissantes. Montagne Sauvage est formé par le trio Shan (Ariel Tessier, Julien Pontvianne et Pascal Charrier), qui avait débuté ce projet et qui était passé en résidence au GMEM en septembre dernier, ainsi que la saxophoniste norvégienne Sigrid Aftret et la chanteuse turque Canan Domurcakli. Ensemble, ils s’inspirent de l’ouvrage Les âmes sauvages de l’anthropologue Nastassjia Martin – écrit sur la résistance du peuple Gwich’in qui habite l’Alaska.

 L.S.
17 mars
Friche la Belle de Mai, Marseille

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La Porte d’Ensor

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La Porte d’Ensor © X-DR

Objet théâtral singulier, la création 2024 de Marion Courtis et Serge Noyelle s’attache à mettre en scène le mystère de James Ensor. Peintre belge expressionniste, mais aussi symboliste et anarchiste, son œuvre transpire l’inquiétude, la curiosité, et la liberté. C’est un peu tout cela qui a été condensé par les co-directeur·ice du Théâtre des Calanques de Marseille et les 10 interprètes qui se partagent l’affiche. Une pièce où le figuratif prend souvent le pas sur le dramatique, dans un enchaînement de tableaux tantôt inquiétants, tantôt burlesques.

 N.S.
12 au 14 mars
Théâtre des Calanques, Marseille

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Le Syndrome d’Ulysse

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© X-DR

Coécrite par Ali Babar Kenjah et Serge Barbuscia, la création Le Syndrome d’Ulysse est bien plus qu’un spectacle musical : c’est une traversée poétique au cœur du déracinement. Face aux tragédies qui s’écrivent sur les rivages de la Méditerranée, le théâtre Le Balcon dévoile une création bouleversante sur l’âme humaine et ses errances. En miroir de l’errance antique, la pièce transforme la figure d’Ulysse en celle, plus vulnérable, du migrant contemporain et donne un visage et une voix à ceux que l’on ne nomme plus que par leur absence.

Né d’une mémoire familiale entre Sicile et Tunisie, puis nourri par une résidence en Martinique sous le regard d’Édouard Glissant et de Derek Walcott, ce projet unit les rives de la Méditerranée et de la Caraïbe. Portés par une troupe incandescente – Serge Barbuscia, Jérémy Bourges, Théodora Carla, Bass Dhem et Aïni Iften –, les textes et les chants explorent cette fracture de l’âme, ce mal de terre que subit celui qui ne peut plus revenir. Une œuvre humaniste, à la langue haute et nécessaire, qui nous rappelle que chaque étranger porte en lui un fragment de notre propre histoire. Une invitation à la fraternité, à ne manquer sous aucun prétexte.

D.D.-V.
Du 12 au 22 mars
Le Balcon, Avignon

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Sahra Halgan et Sarah Lenka

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Sahra Halgan © Aymeric

Dans le cadre de leur deuxième soirée En attendant les Escapades, le Théâtre Durance accueille Sahra et…Sarah. La première c’est Sahra Halgan est une artiste militante du Somaliland qui œuvre dans la lutte pour les droits de son peuple, dont le pays n’est pas reconnu à l’international. Elle chante d’une voix singulière et perçante sur une musique rock’n’roll qui se trouve au croisement de la musique touareg, ethio-jazz, mélodies somaliennes et un groove électrisé. Et la deuxième c’est Sarah Lenka, qui mêle jazz, blues et folk aux sonorités maghrébines dans un nouvel album ISHA – qui signifie « femme » en hébreu. Il s’inscrit comme un hommage à l’exil des femmes et au déracinement.

L.S.
13 mars
Théâtre Durance
Scène nationale de Château-Arnoux-Saint-Auban

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Titizé, un rêve vénitien

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© Viviana Cangialosi

Chorégraphe, metteur en scène et clown suisse de renommée internationale, Daniele Finzi Pascaa signé les cérémonies des Jeux olympiques d’hiver de Turin et de Sotchi, collaboré avec le Cirque Éloize et le Cirque du Soleil. Son théâtre, qu’il nomme lui-même « théâtre de la caresse », mêle tendresse, poésie et virtuosité. Dans Titizé, son rêve vénitien, il convie dix artistes – acrobates, danseurs, acteurs et musiciens – à fusionner leurs disciplines pour faire surgir un univers parallèle et envoûtant. Les corps lévitent, les objets défient l’équilibre, les effets visuels décuplent la magie. La Commedia Dell’Arte y côtoie le merveilleux, le cirque épouse la danse et la musique dans une Venise mystérieuse et onirique. Léger comme un songe, ce voyage poétique berce d’illusions et laisse les yeux ébahis. Beau comme un mirage.

A.-M.T.
17 et 18 mars
Grand Théâtre de Provence, Aix-en-Provence

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