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	<title>Archives des Aix-en-Provence - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Aix-en-Provence - Journal Zebuline</title>
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		<title>L’art du dialogue s’impose à la Roque d’Anthéron</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Aug 2026 13:00:29 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>À La Roque, le piano se donne le plus souvent seul, à deux ou face à l’orchestre. Le duo avec violoncelle demeure plus rare, et la réunion de deux artistes amis de longue date n’ayant pourtant jamais partagé l’affiche ensemble, avait de quoi enthousiasmer. Et ce d’autant plus qu’aucune des partitions choisies ne relègue le [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">À La Roque, le piano se donne le plus souvent seul, à deux ou face à l’orchestre. Le duo avec violoncelle demeure plus rare, et la réunion de deux artistes amis de longue date n’ayant pourtant jamais partagé l’affiche ensemble, avait de quoi enthousiasmer. Et ce d’autant plus qu’aucune des partitions choisies ne relègue le clavier au rang d’accompagnateur, et que chacune se distingue par une approche singulière de la composition et de l’instrument.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Fauré, inclassable parmi les inclassables, ouvre ce parcours. <strong>Victor Julien-Laferrière</strong> tire de son instrument un chant mélodique presque éthéré, mais aussi poignant et puissant lorsque l’écriture l’exige. Rien n’est forcé : la ligne respire, soutenue par un piano qui ne la double pas mais l’interroge, l’oriente et lui ouvre d’autres profondeurs. Sur le rare Stephen Paulello Opus 102 aux cordes parallèles, <strong>Lucas Debargue</strong>, pianiste singulier, lettré, également compositeur, distingue chaque voix sans assécher le lyrisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La <em>Sonate</em> de César Franck confirme cet équilibre. Sa version pour violoncelle, autorisée par le compositeur, n’est pas une transcription de circonstance. Le violoncelle n’y occupe pas le centre soliste : il est porté, entouré, englobé par l’architecture mouvante et fascinante d’un piano monumental. La technique est omniprésente ; l’intelligence des plans et la musicalité à l’œuvre n’étonnent pas quand on sait également la carrière de chef d’orchestre de Victor Julien-Laferrière, à l’écoute de toutes les inflexions qui l’entourent.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le sens de l’écoute</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Après l’entracte, les <em>Trois Pièces</em> de Nadia Boulanger fascinent. Deux viennent de l’orgue et conservent quelque chose de son étagement des registres : le violoncelle devient tour à tour pédalier mouvant ou ligne suspendue, tandis que le piano fait chanter le grave et diffuse l’harmonie dans l’aigu. Qui porte alors le chant ? Les deux instruments, selon un échange constant des fonctions. Trop souvent considérée d’abord comme pédagogue, ou laissée dans l’ombre de sa sœur Lili, Nadia Boulanger apparaît ici de nouveau comme une musicienne passionnante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Grieg ne rompt pas le fil français : on entend plutôt l’estime réciproque que lui et Ravel se vouaient. La netteté du rythme, la couleur, l’art de faire surgir un paysage de l’harmonie. Le duo révèle la modernité et les accents presque français de cette <em>Sonate</em> sans lui retirer son élan propre. Leur entente se mesure moins aux regards échangés qu’à la précision avec laquelle chacun sait écouter et laisser place à l’autre.</p>



<pre class="wp-block-verse">SUZANNE CANESSA<br>Le concert a été donné <strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">le 1<sup>er</sup> août</mark></strong> au Parc de Florans dans le cadre du festival international de piano de la Roque d’Anthéron</pre>



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		<title>Le poids des morts</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Aug 2026 11:59:40 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La mort accompagne depuis longtemps le désir de modernité de la danse. De La Mort du cygne de Fokine au Sacre du printemps, un corps s’éteint pour qu’une forme renaisse. Elle faisait déjà du Roméo et Juliette d’Angelin Preljocaj une pièce inoubliable. Dans le pas de deux final, Roméo empoigne Juliette inerte et tente de [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">La mort accompagne depuis longtemps le désir de modernité de la danse. De <em>La Mort du cygne</em> de Fokine au <em>Sacre du printemps</em>, un corps s’éteint pour qu’une forme renaisse. Elle faisait déjà du <em>Roméo et Juliette</em> d’<strong>Angelin Preljocaj</strong> une pièce inoubliable. Dans le pas de deux final, Roméo empoigne Juliette inerte et tente de lui insuffler les gestes qui avaient éclairé sa vie ; réveillée trop tard, elle les lui rend avec moins de force, mais le même désespoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Requiem(s)</em> revient à plusieurs reprises sur cette image. Duos, trios et ensembles se construisent entre corps vivants et corps abandonnés à leur poids. On relève, traîne, porte, enlace ; l’élan se brise contre l’inertie. Ce travail redoutable exige des dix-neuf interprètes une technique souveraine : donner sa vérité au relâchement sans perdre la précision du geste. Le chaos vient régulièrement rompre les architectures, jusque dans une bande sonore remarquablement pensée. La fureur mélancolique de System of a Down surprend davantage que Ligeti, Bach ou Messiaen, mais s’impose. On ne sait plus si la paix se trouve dans la frénésie des vivants ou dans la doucequiétude des morts.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Libérer la vie</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La voix de Gilles Deleuze prolonge le travail engagé dans <em>Deleuze/Hendrix</em> : corps et pensée, existence et idée ne sont jamais compartimentés. Évoquant Primo Levi et la « honte d’être un homme », le philosophe assigne à l’art la tâche de « libérer la vie que l’homme a emprisonnée ». La Shoah élargit ainsi le deuil intime aux morts de l’Histoire. Plus loin, des voix marquées par l’âge racontent la perte d’un nouveau-né et retrouvent dans le récit une tendresse et une vigueur intactes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette porosité gagne toute la pièce. Sur Messiaen, fait rare chez Preljocaj, la mélopée semble un instant dicter sa ligne à la danse, sans que celle-ci devienne mimétique. Les vidéos de <strong>Nicolas Clauss</strong>, qui évoquent Bill Viola, reprennent l’image sur laquelle s’achevait <em>Mythologies</em> : <em>Requiem(s)</em> commence là où l’œuvre précédente finissait. Les costumes gothiques d’<strong>Eleonora Peronetti</strong>, les Pietà, les figures renaissantes et les poupées de <em>Noces</em> composent moins un musée de la mort qu’un répertoire de formes sans cesse réanimées. Vie et mort travaillent ici plus que jamais le même corps.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>SUZANNE CANESSA</strong></p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Requiem(s)</em> a été donné <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">du 28 au 30 juillet</mark> au Théâtre de l’Archevêché, à Aix-en-Provence.</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/">Scènes ici</a></p>



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		<title>L&#8217;Orchestre des Jeunes de la Méditerranée électrise Aix</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Jul 2026 12:33:37 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est toujours un bonheur d&rsquo;assister à un concert de l&rsquo;Orchestre des Jeunes de la Méditerranée. Leur fougue et leur enthousiasme donnent aux œuvres une vitalité particulière, celle d&rsquo;une jeunesse qui découvre ensemble un répertoire exigeant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus de vingt nationalités sont représentées dans cette formation symphonique, réunie quelques jours avant le concert dans le cadre du <em>Festival d’Aix-en-Provence</em> : le pari est de faire naître en quelques jours une communauté sonore à partir de personnalités qui n&rsquo;ont rien de commun a priori. Pour cette session, l&rsquo;orchestre affiche 87 musiciens et un programme construit sur mesure autour du grand répertoire et sous la direction musicale, la cheffe coréenne <strong>Sora Elisabeth Lee</strong>, ample et enthousiasmante qui est déjà venue à l&rsquo;Académie du Festival en 2024 comme cheffe en résidence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le concert s&rsquo;ouvre sur les&nbsp;<em>Danses de Galánta</em>&nbsp;de Zoltán Kodály, magnifique compositeur hongrois trop peu joué. L&rsquo;œuvre puise dans ses souvenirs d&rsquo;enfance : le village de Galánta, sur la route reliant Prague, Bratislava et Budapest, était renommé pour son orchestre tsigane, dont le répertoire de danses nourrit toute l&rsquo;inspiration de la pièce.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vient ensuite une œuvre d’un autre hongrois Ernő Dohnányi, dont tout le monde a le thème principal à l&rsquo;oreille : les&nbsp;<em>Variationen über ein Kinderlied</em>, tournent autour du « Ah vous dirai-je maman », popularisé par Mozart mais attribué aussi à Campra ou à Rameau. Cette fresque symphonique est portée au piano par <strong>Aris Alexander Blettenberg</strong>, directeur musical de l&rsquo;Opéra de chambre de Munich depuis 2024, qui fait ici ses débuts au festival d&rsquo;été. L&rsquo;œuvre déploie un dialogue constant avec chaque pupitre. On peut entendre des carillons de Noël, des moments joueurs et des passages plus sombres ou lyriques, des fugues enjouées où le thème circule d&rsquo;un pupitre à l&rsquo;autre. Une partition qui va comme un gant à cet orchestre, mettant en valeur cors, bassons, flûte et piccolo, avant une dernière variation convoquant l&rsquo;orchestre au grand complet, puis un finale qui redonne toute sa place au soliste.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Terre et mer</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme toujours avec l&rsquo;OJM, un principe de création clôt la première partie. Cette année une composition collective pour quintette, née d&rsquo;une résidence au Caire sous la direction de Fabrizio Cassol, directeur musical depuis 2015 des sessions de composition collective de l&rsquo;orchestre. Le propos : depuis un lointain recoin du cosmos, la Terre apparaît comme un point bleu pâle ; l&rsquo;humanité s&rsquo;est égarée sur de sombres chemins, oubliant l&rsquo;importance du contact, de la paix et de la solidarité. Cette musique se veut un noyau de gratitude et de bienveillance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Grande place est donnée au trombone impressionnant du jeune <strong>Jules Regard</strong>, qui ouvre la création, rejoint par <strong>Akram Ben Romdhane</strong> à l&rsquo;oud, passé par l&rsquo;Institut Supérieur de Musique de Tunis. Le quintette s&rsquo;enrichit du piano de la Grecque <strong>Eirini Alisá</strong> et des voix d&rsquo;<strong>Amena El Abd</strong>,chanteuse égyptienne formée sur les appels à la prière et les maqâms, et du Tunisien <strong>Saber Radhouani</strong>, aux graves exceptionnels. Une belle richesse née de la rencontre entre traditions multiples.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La seconde partie est consacrée aux&nbsp;<em>Tableaux d&rsquo;une exposition</em>&nbsp;de Moussorgski. Chaque tableau y ménage un solo pour un musicien de l&rsquo;orchestre : un exercice formateur pour ces jeunes interprètes, appelés à porter seuls la couleur de l&rsquo;œuvre avant de se fondre à nouveau dans le <em>tutti</em>. Un programme généreux, une soirée qui confirme la vitalité de ce magnifique projet de rencontre entre des jeunes musiciens méditerranéens… Ovationnés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">ANNE-MARIE THOMAZEAU</p>



<pre class="wp-block-verse">Le concert s’est déroulé <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">le 20 juillet </mark>au <a href="https://www.lestheatres.net/fr/33-grand-theatre-de-provence">Grand Théâtre de Provence, Aix-en-Provence</a></pre>



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		<title>Festival d&#8217;Aix : L’Histoire à contre-chant</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Jul 2026 11:27:32 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Quelques spectateurs quittent la salle lorsqu’ils comprennent qu’El Cimarrón ne sera pas l’opéra académique et propret qu’ils attendaient. On ne saurait, pour notre part, qu’être ravis. Hans Werner Henze nomme d’ailleurs « récital pour quatre musiciens » cette œuvre créée en 1970 : un récit chanté, parlé, crié, soufflé, frappé, où la musique naît autant [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Quelques spectateurs quittent la salle lorsqu’ils comprennent qu’<em>El Cimarrón</em> ne sera pas l’opéra académique et propret qu’ils attendaient. On ne saurait, pour notre part, qu’être ravis. Hans Werner Henze nomme d’ailleurs « récital pour quatre musiciens » cette œuvre créée en 1970 : un récit chanté, parlé, crié, soufflé, frappé, où la musique naît autant des corps que des instruments.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Né esclave à Cuba, Esteban Montejo tente très jeune de s’enfuir, vit caché dans la forêt, connaît l’abolition, combat pendant la guerre d’indépendance, puis traverse jusqu’à plus de cent ans les bouleversements de l’île. À partir du témoignage recueilli par Miguel Barnet, Hans Magnus Enzensberger compose le texte de quinze tableaux. Henze, qui écrit l’œuvre à Cuba en 1969 et 1970, leur donne une partition libre, âpre, inventive : la flûte devient souffle de la forêt ou alarme du fugitif, les percussions font surgir la plantation et la bataille, la guitare laisse affleurer des rythmes cubains avant de les briser.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une vie à voix haute</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Appelé au dernier moment à remplacer Eric Greene, empêché, <strong>Iván García</strong> connaît intimement le rôle. Sa présence est sidérante. Baryton profond mais doté d’aigus presque martin, acteur, danseur, conteur, il fait passer Montejo de la peur à l’ironie, de la douleur à une étrange joie. Jamais réduit à sa souffrance, l’homme demeure puissant, astucieux, drôle, parfois cynique : vivant. <strong>Daniel Shao</strong> aux flûtes, <strong>Jean-Marc Zvellenreuther</strong> à la guitare et <strong>Minh-Tâm Nguyen</strong> aux percussions deviennent à ses côtés personnages et forces agissantes d’une partition admirablement défendue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La mise en scène d’<strong>Elayce Ismail</strong> s’imbrique dans le dispositif instrumental. Formée au théâtre physique issu de Jacques Lecoq, passée récemment par l’Académie d’Aix, elle offre au public un plateau nu, mobile, traversé d’images puissantes. Peut-être est-elle, dans cette édition encore marquée par Pierre Audi, celle qui porte le plus nettement l’identité souhaitée par Ted Huffmann : un opéra pensé comme théâtre, politiquement vif, ouvert à d’autres formes et directement adressé au public.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque Montejo brandit enfin sa machette, elle n’est pas un symbole décoratif mais l’outil d’une liberté toujours à reprendre. <em>El Cimarrón</em> rappelle combien Henze, compositeur encore trop peu joué, mérite d’être entendu : sa modernité furieuse n’exclut ni le récit, ni l’émotion, ni le désir de toucher à l’universel et à l’Histoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>El Cimarrón </em>a été joué les <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">17, 18 et 20 juillet</mark> au Théâtre du Jeu de Paume, dans le cadre du <em><a href="https://festival-aix.com">Festival d’Aix-en-Provence</a></em></pre>



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		<title>« Mon travail, ce n’est pas le discours, mais comment le corps bouge »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Jul 2026 08:44:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Idées et rencontres]]></category>
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		<category><![CDATA[Aix-en-Provence]]></category>
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		<category><![CDATA[Théâtre de l’Archevêché]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Pourquoi reprendre cette forme à l’Archevêché&#160;?Elle est encore au répertoire de nos tournées, et l’Archevêché appelle de très grandes formes, par sa taille et son architecture. La pièce a été créée à la Villette il y a 2 ans, l’idée me travaillait depuis longtemps. Il y a toujours ce truc avec le requiem, cette [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zébuline. Pourquoi reprendre cette forme à l’Archevêché&nbsp;?<br></strong>Elle est encore au répertoire de nos tournées, et l’Archevêché appelle de très grandes formes, par sa taille et son architecture. La pièce a été créée à la Villette il y a 2 ans, l’idée me travaillait depuis longtemps. Il y a toujours ce truc avec le requiem, cette forme qui a quand même produit tant de chefs-d’œuvre, qui donne envie d’y aller. Mais après vous pensez à Mozart, qui est mort en écrivant le sien, et si vous êtes un peu superstitieux…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour moi, il y a trois ans, il était temps. Mes parents sont morts à 6 mois d’intervalle, je me suis dit tu attends quoi&nbsp;? De toute façon à ce moment, je ne pouvais parler que de deuil, de perte, de souvenirs et de ce manque que l’on éprouve quand on devient orphelin.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La pièce, pourtant, ne parle pas que de ce deuil intime…<br></strong>Non. <em>Requiem(s)</em> est au pluriel parce que les morts sont multiples. Parce qu’elles ne sont pas égales. Quand un homme de 95 ans meurt, la peine de son fils est immense, mais consolée quand même, atténuée, rendue plus douce par le fait qu’il a eu l’espace d’exister. Quand un gamin de 8 ans meurt à Gaza sous les bombes c’est atroce, révoltant, insupportable. Le deuil aussi à ses nuances, le requiem pour un génocide, pour une guerre, ce n’est pas pareil. Le trajet de <em>Requiem(s)</em> c’est de passer de l’intime à la notion d’humanité. De faire ressentir intimement, aussi, les deuils à grande échelle que nous sommes en train de vivre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rituel de la mort fait de nous des humains. Durkheim a montré que le rituel de l’enterrement, ou tout autre rituel d’adieu aux morts, signait l’entrée dans une société humaine. Il est commun à toutes, sous des formes diverses. On n’abandonne pas ses morts au bord de la route.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Requiem(s)</strong></em><strong> est aussi au pluriel parce que plusieurs musiques s’y succèdent…<br></strong>Oui. On y entend du Mozart, mais aussi System of a Down, ce rock lyrique, violent, métal, puissant et révolté, quand il est question de torture et de génocide. Aussi du Messiaen, parce qu’un requiem est aussi une messe et que des images chrétiennes sont présentes dans notre perception de la mort. Et des chants médiévaux, liés à la grande peste noire, une histoire qui nous guette avec les menaces virales actuelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après, mon travail, ce n’est pas le discours, mais comment le corps bouge sur ces réalités physiques-là, de la violence, de la mort, du deuil, du souvenir. Le poids des corps présents et absents, comment cela se rejoint, fait corps commun ou isole. Comment on retrouve la joie aussi, après le deuil, comme augmenté de quelque chose.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vous travaillez à une nouvelle création </strong><em><strong>Soulèvement</strong></em><strong>. Est-ce toujours une question de poids, de trace, de ce que les idées font au corps&nbsp;?<br></strong>Bien sûr. <em>Soulèvement</em> c’est l’idée de travailler sur une énergie, celle de se regrouper pour affronter l’injustice. C’est un mouvement aussi consubstantiel à l’humanité que le deuil. Le spectacle sera traversé par nos soulèvements, la Révolution française, le Front populaire, mais aussi par celui du Népal en 2025, de cette génération de jeunes qui a mis fin à la dictature. Évidemment, le «&nbsp;regardeur&nbsp;» peut en avoir une vision politique, et c’est lui «&nbsp;qui fait l’œuvre&nbsp;» disait Duchamp. Mais moi, je travaille sur l’énergie des corps, pour savoir ce qui les lie…</p>



<pre class="wp-block-verse">ENTRETIEN RÉALISÉ PAR AGNÈS FRESCHEL<br><br><strong> Requiem(s)<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 28 au 30 juillet</mark></strong><br>Théâtre de l’Archevêché, Aix-en-Provence</pre>



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		<title>Les Beatles, vus de l’intérieur</title>
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		<dc:creator><![CDATA[journalzebuline]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Jul 2026 07:36:08 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Créée par National Portrait Gallery de Londres, l’exposition Paul McCartney photographe, 1963-64 : Eyes Of The Storm s’installe pour la première fois en France, au musée Granet à Aix-en-Provence.Un parcours de 700m2 qui réunit 250 photographies inédites prises par le bassiste entre 1963 et 1964. Parmi les clichés sélectionnés, il y a cet autoportrait en [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Créée par National Portrait Gallery de Londres, l’exposition <em>Paul McCartney photographe, 1963-64 : Eyes Of The Storm </em>s’installe pour la première fois en France, au musée Granet à Aix-en-Provence.Un parcours de 700m<sup>2</sup> qui réunit 250 photographies inédites prises par le bassiste entre 1963 et 1964.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les clichés sélectionnés, il y a cet autoportrait en noir et blanc saisi dans le miroir d’une chambre d’hôtel. On voit aussi ce tirage très grand format d’une horde de fans et de photographes, tel le contrechamps du succès. La façade mythique de l’Olympia pour la première date française du groupe, avec Sylvie Vartan en première partie, fait également partie des nombreuses images capturées sur du 35mm.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On y retrouve aussi des instants volés comme cette photo couleur de John Lennon dont le regard profond et énigmatique continue de fasciner, ou plus loin, Ringo Starr, sirotant un cocktail près d’une femme en bikini à Miami. Autant de bribes des coulisses d’une première tournée européenne et transatlantique qui a changé le destin du quatuor.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette rétrospective ressuscite aussi une époque. Celle des sixties, des Trente glorieuses, de l’essor de la culture américaine et d’un modèle libéral qui redéfinit la notion de célébrité et de star-système. Que la Beatlemania fût l’une des premières à incarner.</p>



<pre class="wp-block-verse">AMANDINE EL ALLAUI<br><br><strong>Paul McCartney photographe, 1963-64 : Eyes Of The Storm<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 3 janvier 2027<br></mark></strong><a href="https://www.museegranet-aixenprovence.fr/accueil" data-type="link" data-id="https://www.museegranet-aixenprovence.fr/accueil">Musée Granet</a>, Aix-en-Provence</pre>



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		<title>Voix suspendues</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Jun 2026 07:47:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[On y était]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’abbaye de Silvacane est de ces lieux qui appellent l’épure : pierre nue, lumière retenue, résonance longue. Il fallait donc oser peu, mais juste. C’est ce que réussit Les Voix de Silvacane, deuxième volet d’un rendez-vous où Aix en juin affirme ce que l’on y chérit : la jeunesse à l’honneur, les passerelles entre pratique [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">L’abbaye de Silvacane est de ces lieux qui appellent l’épure : pierre nue, lumière retenue, résonance longue. Il fallait donc oser peu, mais juste. C’est ce que réussit <em>Les Voix de Silvacane</em>, deuxième volet d’un rendez-vous où <em>Aix en juin</em> affirme ce que l’on y chérit : la jeunesse à l’honneur, les passerelles entre pratique universitaire et exigence artistique, la création accueillie sans fracas dans le sillage du patrimoine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sous la direction attentive de <strong>Philippe Franceschi</strong>, <strong>EV’AMU</strong>, ensemble vocal d’Aix-Marseille Université né du partenariat entre AMU et le Festival d’Aix, impose d’emblée la singularité de ce projet. Le chœur ouvre le programme a cappella avec Clément Janequin, maître de la chanson polyphonique de la Renaissance, puis Harald Genzmer, compositeur allemand du XX<sup>e</sup> siècle, et <strong>Emilio Solé-Sempere</strong>, qui met en musique Federico García Lorca. La belle tenue collective, le sens de l’écoute partagé unissent les voix sans les durcir. Le chœur garde cette fragilité vivante qui donne au chant choral sa vérité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La partie centrale, consacrée à l’univers d’<strong>Alessandra Soro</strong>, déplace le concert vers une Sardaigne de deuils, de berceuses, de rites et d’exil. Turinoise d’origine sarde, chanteuse, compositrice et arrangeuse, elle fait surgir une matière musicale d’une grande sobriété : peu d’effets, des tempi lents, des lignes qui épousent la respiration du lieu. Le minimalisme, ici, paie. Ses pièces originales, <em>Duru duru</em>, <em>Accabadora &#8211; Sa Perda De S’Arregordu</em> ou <em>In Su Caminu</em>, croisent des mélodies populaires sardes qu’elle arrange, comme <em>Gotzos Pro Antonia Mesina</em>. Figure mythique de la culture sarde, l’accabadora, femme qui accompagne le passage de la vie à la mort, fait ici office de mise en bouche sensible à l’opéra éponyme de <strong>Francesco Filidei</strong>, créé cet été au Festival d’Aix. Avec <em>Abbentu</em>, berceuse traditionnelle arrangée par <strong>Fabrizio Leoni</strong>, le programme poursuit ce travail de mémoire sans folklore appuyé. Les pièces semblent moins raconter l’île qu’en laisser remonter les ombres, dans une langue ancienne et pourtant présente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À ses côtés, <strong>Pauline Fritz</strong> trouve une place essentielle. Son violoncelle ne commente pas : il accompagne, relie, veille. Il donne au programme une ligne de basse affective, comme un fil tendu entre les voix, la pierre et le silence. Dans les plus beaux moments, l’instrument paraît respirer avec le chœur, prolongeant les frottements harmoniques dans les voûtes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La conclusion avec <em>Earth Song</em> de Frank Ticheli, compositeur américain né en 1958, pourrait sembler plus attendue. Mais après ce parcours entre amour, mort, enfance et consolation, l’appel à la paix retrouve une simplicité désarmée. On sort de Silvacane avec l’impression d’avoir traversé moins un concert qu’un seuil : un instant suspendu, modeste et précieux, où la création contemporaine se laisse porter par des voix encore jeunes, déjà habitées.</p>



<pre class="wp-block-verse">SUZANNE CANESSA<br>Le concert a été donné <strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">le 20 juin à 16h</mark></strong> à l’Abbaye de Silvacane.</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/on-y-etait/"><em>On y était</em> ici</a></p>



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		<title>[FLÂNERIES D’ART CONTEMPORAIN] À Aix, l’art contemporain dans son jardin</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 11:57:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Fondée en 2002 par la comédienne Andréa Ferréol, ce rendez-vous adoré du public aixois, doit sa longévité à l’enthousiasme et à la détermination de sa fondatrice qui porte chaque année ce projet avec la même conviction : faire découvrir l’art contemporain en ouvrant au public les plus beaux jardins d’Aix-en-Provence, gratuitement. Les 20 et 21 [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Fondée en 2002 par la comédienne <strong>Andréa Ferréol</strong>, ce rendez-vous adoré du public aixois, doit sa longévité à l’enthousiasme et à la détermination de sa fondatrice qui porte chaque année ce projet avec la même conviction : faire découvrir l’art contemporain en ouvrant au public les plus beaux jardins d’Aix-en-Provence, gratuitement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les 20 et 21 juin, trois jardins du centre historique – Mérindol, des Étuves, des Guerriers – accueilleront peintres, sculpteurs, photographes, céramistes, musiciens, comédiens et danseurs. La programmation de cette édition anniversaire est dense. Parmi les exposants, <strong>Peter Knapp</strong>, photographe et directeur artistique suisse, figure centrale de la presse des années 1960-1970, présente son travail au Jardin des Étuves. Le street-art est représenté par <strong>Thoma Vuille</strong>, connu sous le nom de M. Chat, dont le personnage jaune est devenu l&rsquo;une des icônes du genre en France, et par <strong>César Malfi</strong>, dont les fresques – certaines, comme celle de 1300 m<sup>2</sup> installées à l’aéroport de Nice, sont gigantesques – et puisent dans le répertoire de l&rsquo;art antique. Au jardin Mérindol, les sculptures de <strong>Fabrice Magnée</strong> – des personnages assemblés à partir de vieux clous de parfois 800 ans d’âge –, qui avaient été déjà remarquées l’an dernier, s’exposent à nouveau avec leur imaginaire poétique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Concerts et lectures</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les concerts jalonnent les deux journées. Le vendredi soir, le guitariste <strong>Emmanuel Rossfelder</strong>, Victoire de la Musique 2004, partage la soirée d&rsquo;ouverture à La Manufacture avec le mandoliniste <strong>Vincent Beer-Demander</strong>. Le samedi, le pianiste <strong>Jean-François Zygel</strong>, dont les spectacles d’improvisations font la joie de la vie musicale française, se produit en fin d&rsquo;après-midi au jardin des Étuves. Le dimanche, le duo piano-soprano <strong>Antoine Palloc</strong> et clôt la programmation musicale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On pourra aussi entendre le pianiste <strong>Nans Bart</strong>, la harpiste <strong>Amelya Saad Wu</strong> et le violoniste <strong>Christian Fromentin</strong>. Les lectures occupent également une place importante. <strong>Béatrice Agenin</strong> et Andréa Ferréol liront des lettres entre l’écrivaine Colette et l’actrice Marguerite Moreno ; <strong>Samuel Labarthe</strong> et <strong>Pierre Santini</strong> donnent voix à la correspondance entre Clémenceau et Monet. Le dimanche, <strong>David Foenkinos</strong>, auteur de&nbsp;<em>Charlotte</em>&nbsp;et de&nbsp;<em>La Délicatesse</em>, prend la parole au jardin des Étuves. Enfin, Le G.U.I.D. du Ballet Preljocaj investit pour sa part le jardin des Guerriers avec des extraits du répertoire d&rsquo;Angelin Preljocaj.</p>



<pre class="wp-block-verse">ANNE-MARIE THOMAZEAU<br><br><strong> Les Flâneries d'art contemporain<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">20 et 21 juin<br></mark></strong>JardinsMérindol, des Étuves, des Guerriers<br>Aix-en-Provence</pre>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>[BIENNALE D’AIX] Création et patrimoine à Aix-en-Provence</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 09:12:29 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Du 13 juin au 4 octobre, la Biennale d’Aix-en-Provence donne carte blanche à l’artiste Jeanne Vicerial pour une exposition-parcours intitulée Incarnation. Première artiste en France à obtenir un doctorat SACRe (Sciences, Arts, Création, Recherche), elle a construit un langage plastique singulier à partir du fil textile, donnant naissance à des figures anthropomorphes en noir et [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Du 13 juin au 4 octobre, la <em><strong>Biennale d’Aix-en-Provence</strong></em> donne carte blanche à l’artiste <strong>Jeanne Vicerial</strong> pour une exposition-parcours intitulée <em>Incarnation</em>. Première artiste en France à obtenir un doctorat SACRe (Sciences, Arts, Création, Recherche), elle a construit un langage plastique singulier à partir du fil textile, donnant naissance à des figures anthropomorphes en noir et blanc monumentales, interrogeant le corps féminin, ses métamorphoses et ses représentations à travers l’histoire de l’art, le sacré ou encore la mythologie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Rituel, mémoire et création<br></mark></strong><br></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Incarnation</em> relie quatre lieux patrimoniaux de la ville : le Musée des Tapisseries, le musée du Pavillon de Vendôme, la galerie des sculptures du Musée Granet et la Chapelle de la Visitation, chacun de ces lieux développant « <em>une dimension différente de cette idée d’incarnation</em> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Pavillon de Vendôme, le visiteur découvre le processus de création de l’artiste, tandis que le Musée des Tapisseries accueille les costumes réalisés pour <em>Atys</em>, le ballet-opéra chorégraphié par Angelin Preljocaj. La Chapelle de la Visitation accueille quant à elle des œuvres réunies dans une dimension plus rituelle et spirituelle. Enfin, la galerie des sculptures du Musée Granet présente des photographies réalisées avec la photographe <strong>Leslie Moquin</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Made in Italy<br></mark></strong><br></p>



<p class="wp-block-paragraph">À La Manufacture, la <em>Biennale d’Aix</em>, dont l’Italie est le pays invité, propose, en partenariat avec l’association Parallax, <em>La mode italienne de Marino Parisotto</em>. L’exposition met en lumière cette figure de la photographie de mode des années 1990 et du début des années 2000, disparu en 2022, ayant collaboré avec de nombreuses maisons emblématiques du luxe italien et international. Une exposition qui insiste sur la place singulière qu’occupe l’argentique dans son travail, où « <em>le hasard devient composant</em> » et « <em>l’erreur devient caractère</em> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Ré-ouverture estivale</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>La bastide du Jas de Bouffan, propriété des Cezanne à la fin du XIX<sup>e</sup> siècle, terrain de jeu du jeune Paul, avec ses grands murs où il a peint ses premières œuvres, dont certaines étaient revenues à Aix pour la grande exposition de l’été 2025, avait rouvert quelques semaines ses portes au public pour l’occasion. Elles s’étaient ensuite refermées, pour que les travaux de restauration puissent se poursuivre. Elles se ré-ouvrent de nouveau en cet été 2026 (jusqu’au 31 octobre)&nbsp;en commençant par une soirée surprise organisée par la Biennale ce 14 juin.</p>



<pre class="wp-block-verse">MARC VOIRY<br><br><strong>Incarnation<br></strong><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 13 juin au 4 octobre<br></mark></strong><br><a href="https://www.aixenprovence.fr/Musee-des-Tapisseries" data-type="link" data-id="https://www.aixenprovence.fr/Musee-des-Tapisseries"> Musée des Tapisseries</a>,<a href="https://www.aixenprovence.fr/Musee-du-Pavillon-de-Vendome" data-type="link" data-id="https://www.aixenprovence.fr/Musee-du-Pavillon-de-Vendome"> Musée du Pavillon de Vendôme</a>, <a href="https://www.museegranet-aixenprovence.fr/accueil" data-type="link" data-id="https://www.museegranet-aixenprovence.fr/accueil">Musée Granet</a> et <a href="https://www.aixenprovence.fr/Chapelle-de-la-Visitation" data-type="link" data-id="https://www.aixenprovence.fr/Chapelle-de-la-Visitation">Chapelle de la Visitation</a><br><br><strong>La mode italienne de Marino Parisotto<br></strong><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 13 juin au 31 juillet<br></mark></strong><br><a href="https://www.lamanufacture-aix.fr/" data-type="link" data-id="https://www.lamanufacture-aix.fr/">La Manufacture<br></a><br><strong>Ré-ouverture de la bastide du Jas de Bouffan<br></strong><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 15 juin au 31 octobre<br></mark></strong><br>Soirée surprise la 14 juin</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/"><em>Arts Visuels</em> ici</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Aix en Juin donne le la</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 08:22:33 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph">Avant que ne se lèvent les rideaux de juillet, <em><strong>Aix en Juin</strong></em> remet le Festival en circulation, à Aix-en-Provence comme dans le plus vaste Pays d’Aix. Du 12 au 30 juin, trente-huit manifestations entièrement gratuites – concerts, spectacles tout public, master classes, ateliers et cycle cinéma – composent ce prélude généreux où se croisent artistes invités, jeunes talents de l’Académie, amateurs et publics curieux. Le 12 juin, le très attendu <em>Panorama</em> ouvrira la marche place des Prêcheurs, avec les équipes du Festival et les artistes de l’édition 2026, entre échanges et interventions musicales.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>La fête hors les murs</strong><br></mark>Dès le 13 juin, le « Parcours initiatique » associera le <strong>Collectif Meute</strong>, <strong>Passerelles</strong> et des musiciens de l’<strong>Orchestre des Jeunes de la Méditerranée </strong>dans une performance collective nourrie de projets participatifs. Puis <em>Aix en Juin</em> prendra le large. Les 19 et 20 juin, l’abbaye de Silvacane, à La Roque-d’Anthéron, accueillera Les Voix de Silvacane, parenthèse vocale dans l’écrin cistercien : <strong>Ana Silvera</strong> et <strong>Saied Silbak</strong> y feront entendre <em>Songs We Carry</em>, entre folk, oud, chant arabe classique et mémoire ladino ; <strong>l’Ensemble vocal Aix-Marseille Université</strong> rejoindra la chanteuse sarde <strong>Alessandra Soro</strong>, tandis qu’<strong>Emma Fekete</strong>, future Papagena de <em>La Flûte enchantée</em>, proposera un récital avec guitare.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Du 21 au 25 juin, le <strong>CIAM, Centre international des arts en mouvement</strong>, ouvrira ses pistes à <em>ORFEO VACILLA, Cirque et voix lyrique en Zone Instable</em>. La <strong>compagnie Rasposo</strong> y relira <em>Orphée et Eurydice</em> de Gluck dans une réécriture de <strong>Marie Molliens</strong> où fil, voltige et voix de contre-ténor feront vaciller le mythe du côté de la fragilité humaine. Le 24 juin, au Pavillon Noir, le trio algérien <strong>TinniT</strong> fera tinter son jazz méditerranéen, entre groove nord-africain et écriture contemporaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>L’Académie en lumière</strong><br></mark><br>Du 25 au 30 juin, les concerts de l’Académie prendront le relais au Pavillon Noir. Sous l’œil de <strong>Darrell Babidge</strong>, <strong>Dorothea Röschmann</strong> et <strong>Leonardo García-Alarcón</strong>, les jeunes artistes de la Résidence Voix offriront plusieurs récitals d’airs d’opéra, dont l’un sera repris à L’Étincelle de Venelles, autre escale hors d’Aix. Côté instruments et composition, <strong>Pierre-Laurent Aimard</strong>, <strong>Marco Stroppa</strong> et<strong> Clara Iannotta</strong> accompagneront quatre pianistes et quatre compositeurs vers deux concerts de répertoire moderne et contemporain. Les 26 et 27 juin, à la Manufacture, la <strong>Compagnie Du Schmock</strong> proposera un spectacle d’objet inspiré de <em>La Flûte enchantée</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Grand Théâtre de Provence, les masterclass publiques permettront d’approcher le travail de transmission au plus près, tandis que le cycle cinéma fera écho aux opéras de juillet. Enfin, le 29 juin, <em>Parades</em> transformera de nouveau le cours Mirabeau en grande scène lyrique : Leonardo García-Alarcón y dirigera les solistes de <em>La Flûte enchantée</em>, <strong>Cappella Mediterranea </strong>et le <strong>Chœur de chambre de Namur</strong>.Une fête finale avant l’ultime journée de l’Académie, pour rappeler que, bien avant juillet, Aix chante déjà – et bien au-delà de ses murs.</p>



<pre class="wp-block-verse">SUZANNE CANESSA<br><br><a href="https://www.aix.fr/agenda/aix-en-juin" type="link" id="https://www.aix.fr/agenda/aix-en-juin">Aix en juin<br></a><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 12 au 30 juin<br></mark></strong>Aix-en-Provence, La Roque-d’Anthéron, Venelles et environs</pre>



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