La célèbre improvisation de Keith Jarrett à Cologne, sur un piano dont il n’aimait pas la sonorité trop « classique », met en scène, de l’intérieur, par ironie, la fabrique du style sonore. C’est cette impro, entremêlée de mélodies de Joni Mitchell, qui accueille les sept danseureuses de Zürich sur sept tabourets de piano : la dernière création du chorégraphe américain Trajal Harrell, directeur artistique du ballet suisse, embrasse tous les styles contemporains : de toutes les rues, de toutes boîtes et de toutes les traditions, explorant le détail des figures, doucement. Ce Köln concert chorégraphique emmène vers la langueur lente et le détail, mais toujours dans l’ampleur et la profondeur du geste, du mouvement et du contact.
A.F.
28 mai
Pavillon Noir, Aix-en-Provence
Retrouvez nos articles Scènes ici







