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	<title>Archives des Interviews - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Interviews - Journal Zebuline</title>
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		<title>La FNCC à la recherche d’un nouveau pacte </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chloé Macaire]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Apr 2024 15:10:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Idées et rencontres]]></category>
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<p><strong>Zébuline. D’abord, qu’est-ce que la FNCC ?<br>Frédéric Hocquard.</strong> C&rsquo;est une fédération qui existe depuis 1960, et regroupe des élus à la culture, de différentes collectivités, beaucoup de communes, mais aussi des départements, des régions, des intercoms, des métropoles… C&rsquo;est une fédération pluraliste sur le plan politique, donc avec des élus de différentes sensibilités politiques. Ces élus réfléchissent autour des questions culturelles et cherchent à trouver une parole collective autour des grands sujets qui concernent la culture.&nbsp;</p>



<p><strong>Pourquoi était-ce important d&rsquo;organiser un congrès maintenant, sept ans après le précédent&nbsp;?<br></strong>Les collectivités territoriales contribuent pour deux tiers des financements publics dans le domaine de la culture, et on est aujourd’hui à un croisement en termes de politiques culturelles. Certaines sont à bout de souffle, d&rsquo;autres demandent à être changées, redynamisées. On est à un point où il y a besoin de retrouver un nouveau pacte entre les collectivités territoriales et l’État, qui coconstruisent les politiques culturelles. Ce pacte se défait petit à petit à cause des problèmes de financement et du manque d’intérêt. On a une valse des ministres de la Culture depuis des années, on voit bien que la culture n’est pas vraiment prise au sérieux, alors que c&rsquo;est un élément structurant en termes de politique publique. L’idée de ce congrès c’est aussi de faire des propositions en partant de ce qui est fait sur les territoires. On ne va pas se contenter de débat théorique.&nbsp;</p>



<p><strong>Et pourquoi avoir choisi Marseille pour ce congrès&nbsp;?<br></strong>Marseille a été capitale européenne de la culture en 2013, ça a donné une impulsion nouvelle qu’on observe depuis à l&rsquo;échelle de ce territoire très grand. C&rsquo;est quelque chose qu’on veut saluer. Marseille est à la mode aujourd&rsquo;hui sur les sujets culturels, beaucoup de gens cherchent à y développer des projets, et c&rsquo;est une bonne chose, parce que c&rsquo;est une ville qui mérite d&rsquo;être attractive.&nbsp;</p>



<p><strong>À quoi peut-on s’attendre pour ce congrès&nbsp;?<br></strong>Beaucoup de sujets importants traverseront le congrès&nbsp;: la transition climatique et sa possible articulation avec le développement de la culture donnera lieu à une table ronde, les droits culturels, la coopération entre l’État et des les collectivités territoriales…&nbsp;</p>



<p>On a invité beaucoup d’élus de différentes collectivités territoriales d’un peu toute la France. Pour l’ouverture, on aura entre autres le maire de Marseille, la présidente du département, le président de l’Association des maires ruraux de France (AMRF), et puis la ministre de la Culture.</p>



<p><strong>Et vous, qu’attendez-vous de ce congrès&nbsp;?<br></strong>J&rsquo;attends beaucoup&nbsp;! Je voudrais qu’il permette la mise en place d’un pacte qui renouvelle la coopération des collectivités territoriales et de l’État. Depuis quelques années, l&rsquo;État avance tout seul de son côté. Quand il a mis en place le Pass Culture, par exemple, il l’a fait seul. Aujourd’hui, la ministre de la Culture parle de révolutionner le Pass Culture pour l’adapter. Ce sont des choses que les collectivités territoriales disaient il y a quelques années, en faisant la remarque que ça ne fonctionnait pas, qu&rsquo;il fallait faire mieux sur les dépenses collectives. Je prends cet exemple-là, mais ça pourrait se multiplier. La question, c’est de savoir comment on peut remettre en place un cadre de coopération dans ce domaine. &nbsp;</p>



<p><strong>Justement, que pensez-vous des coupes budgétaires annoncées par Bruno Le Maire ?<br></strong>Cette baisse budgétaire est brutale et inédite. Pour la création, c’est 10% du budget qui est retiré sur un claquement de doigts. Et encore une fois, c’est unilatéral. Cette baisse de budget, les collectivités ne pourront pas la compenser.&nbsp;</p>



<p><strong>Rachida Dati, ministre de la Culture, a également annoncé des fermetures d’écoles d’art…<br></strong>Il y a 15 jours, on a fait une Conférence des territoires pour la culture, et il n’en a pas été question. Et là, on apprend que le ministère veut les fermer, alors qu’elles sont financées en grande partie par les collectivités territoriales&nbsp;? On est étonnés de continuer à avoir des décisions qui viennent d&rsquo;en haut&#8230; On ne peut pas faire tout seul dans le domaine de la culture, les choses sont beaucoup trop entremêlées. Prenez l&rsquo;exemple de Marseille&nbsp;: le Mucem est un établissement national, il relève de l&rsquo;État. Juste à côté, vous avez la Grotte Cosquer qui est un établissement régional. De l’autre côté du Vieux-Port, il y a le Théâtre de La Criée, qui est financé par l&rsquo;État, le Département et la Ville. Si une des institutions arrête les financements, qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;on fait&nbsp;? Si la ville veut cesser de financer La Criée, on arrête un tiers de sa programmation&nbsp;? Ça n&rsquo;a aucun sens. Tout ça est entremêlé, au service des habitants et des artistes. C&rsquo;est comme ça qu’ont été construites les politiques culturelles depuis les années 1960. Là, on est en train de tout déconstruire. Ça ne va pas.&nbsp;</p>



<p><strong>Que pensez-vous de la proposition de loi de Pierre Dharréville, concernant la continuité de revenus pour les artistes ?<br></strong>C&rsquo;est un débat qui date de la dernière élection présidentielle et qui opposait droits d&rsquo;auteur et intermittence du spectacle&nbsp;: soit on ouvrait l’intermittence du spectacle à tous les types de métiers artistiques, soit on laissait les artistes-auteurs vivre seulement de leur droits d’auteur. Cette proposition de Pierre Dharréville est de l’ordre de l’expérimentation, et l’intermittence du spectacle s’est aussi construite ainsi. Ça a commencé sous le Front Populaire avec une caisse de secours pour les techniciens du cinéma, et ça s’est finalisé dans les années 1970, quand les chorégraphes et les danseurs y ont eu accès. Bref, c&rsquo;est cette sédimentation qui fait que c&rsquo;est un bon dispositif. Là, c&rsquo;est pareil, il faut ouvrir un nouveau temps qui permettra dans le futur d’avoir des droits qui seront étendus à plus de gens qui travaillent dans la culture. Pierre Dharréville a eu du mérite de travailler cette question.&nbsp;</p>



<p>ENTRETIEN REALISÉ PAR CHLOÉ MACAIRE</p>
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		<title>De l’Art en partage</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 08 Mar 2024 14:05:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Après une première édition en septembre dernier, votre « joyeux débarras » sera de retour le 9 mars prochain. Pouvez-vous nous en expliquer le principe ? Dorine Julien. Disons que cet événement de septembre dernier nous a servi, en quelque sorte de mode d’emploi. Nous avons imaginé des modalités pour « se débarrasser » avec joie et en [&#8230;]</p>
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<p><strong>Zébuline. Après une première édition en septembre dernier, votre « joyeux débarras » sera de retour le 9 mars prochain. Pouvez-vous nous en expliquer le principe ?</strong></p>



<p><strong>Dorine Julien</strong>.  Disons que cet événement de septembre dernier nous a servi, en quelque sorte de mode d’emploi. Nous avons imaginé des modalités pour « se débarrasser » avec joie et en train d’œuvres créées ces 35 dernières années. <strong><em>Les Pas Perdus </em></strong>ont toujours mis en place des dispositifs de co-création, des méthodes collaboratives de travail. Cet « esprit cabanon » est un peu notre marque de fabrique, et il repose également sur la présence de ces arts visuels dans l’espace public. C’est pourquoi nous avons toujours privilégié des formes artistiques mélangées avec le quotidien, et des pratiques en autodidacte, hors des circuits d’enseignement des arts. Lorsque nous avons créé notre association en 1989, quelques années avant le début de son activité réelle, nous avions à l’esprit de faire naître une création formalisée, et plutôt une création familiarisée, façonnée par les circonstances et moyens dont on dispose. Nous parlons même d’occasionnels de l’art, ceux qui s’y aventurent et même s’y rencontrent à différents moments.</p>



<p><strong>Et comment vous est venue cette idée du débarras comme mode de redistribution&nbsp;?</strong></p>



<p>Notre présence à l’usine Pillard, aux côtés de structures et d’artistes formidables, nous a permis de créer dans un grand souffle de générosité et de partage. Mais nous ne savons pas combien de temps ce siège si confortable durera. La convention durera-t-elle encore un an&nbsp;? Dix ans&nbsp;? L’idée de redistribuer ce que nous avions créé avant de nous voir contraints de nous en débarrasser pour de bon s’est imposée peu à peu. Mais en vérité, le véritable déclencheur a été notre désir de nous alléger pour partir dans d’autres directions, tout en favorisant la circulation des œuvres, qui a toujours été notre principe fondateur.&nbsp;</p>



<p><strong>Et le succès de la précédente édition vous a encouragé à renouveler l’expérience…</strong></p>



<p>Tout à fait ! Cet esprit de « joyeusetés » a séduit un public important : on ne s’imaginait pas qu’il y aurait autant de monde ! Le rendez-vous avait lieu loin du centre ville, il ne faisait pas beau du tout (<em>rires</em>). Cent œuvres sont parties par un système de tombola, et nous n’avons même pas eu à proposer de lots de consolation ! Nous avons constaté que la question du processus même du débarras et celle de la valeur marchande se posait – ou en tout cas, sans mauvais jeu de mots, qu’on ne pourrait pas en faire l’économie ! Mais la journée du 9 mars sera différente : le corps, et avec lui l’idée de mouvement, et même de la danse, accompagnera ce processus de passation. Le lieu sera transformé pour accueillir de nouvelles œuvres : une cabane son, une cabane image et un coin écriture … Avant la prochaine édition de ce Joyeux débarras qui aura lieu le 4 mai pour le Printemps de l’Art Contemporain.</p>



<p>Entretien réalisé par SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Bon débarras #2<br></em></strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">9 mars</mark> <br>Les 8 pillards, <strong>Marseille</strong></pre>
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		<title>Nos armes tragiques</title>
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		<dc:creator><![CDATA[journalzebuline]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Feb 2024 07:46:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Les personnages de <em>Nos armes</em>&nbsp;sont déchirés entre enfermement et liberté, amitié et trahison, espoir et résignation, amour et manque. Le lecteur est immergé dans une tragédie moderne qui cavale, s’arrête, reprend son souffle, attend et nous embarque à nouveau dans un tumulte puissant. Le jeu sur les différentes temporalités et le mélange des voix permet de capturer des histoires entières de vies, y compris les moments d’introspection et d’incertitude qui en sont les ressorts les plus puissants. Ce roman, à la fois noir et profondément lumineux, peint des figures de femmes réalistes et fortes, dans la lignée des romans d’Albertine Sarrazin et de Goliardia Sapienza. Ce sont des femmes qui désirent, jouissent, s’engagent, se battent et abandonnent aussi, agitées par une violence terrible qu’elles exercent parfois et subissent souvent.</p>



<p><strong>Zébuline&nbsp;: Que signifie militer&nbsp;pour vous aujourd’hui ?</strong></p>



<p>Marion Brunet&nbsp;: Je pense que le sens n’a pas changé. Les moyens sont peut-être différents aujourd’hui. Le militantisme c’est d’abord un rassemblement de gens qui se positionnent contre l’état des choses et du monde. Ils se rassemblent par affinités de convictions et parfois aussi par pure affinité. Au départ c’est souvent une histoire d’amitié ou d’amour.</p>



<p><strong>Est-ce que vous considérez que le roman est un outil pour militer&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p>J’ai du mal avec l’idée d’écrire un roman militant. Mes livres ont souvent plusieurs entrées. <em>Nos armes</em> parle d’amour, de solitude, de rédemption, de trahison, de séparation. Pour autant, il y a des effets secondaires au roman. Le choix des personnages, les histoires qu’ils traversent peuvent avoir un côté militant.</p>



<p><strong>Vos personnages ne font pas partie des classes sociales élevées de notre société. Pourquoi&nbsp;?</strong></p>



<p>Il y a des bourgeois qui militent mais ce n’est pas le même moteur. Quand on est dans une situation précaire, il y a plus de colère et moins de choses à perdre. La colère est plus vive avec un sentiment d’injustice plus fort.</p>



<p><strong>Par conséquent la chute pourrait être moins élevée. Pourtant on a la sensation d’une chute vertigineuse dans <em>Nos Armes</em>.</strong></p>



<p>Oui, mais ce n’est pas une chute sociale comme chez Zola. Déjà les personnages essaient de transformer le monde. Ils ne veulent pas monter socialement. Je crois que si c’est vertigineux, c’est parce qu’ils chutent du haut de leurs espoirs.&nbsp;</p>



<p><strong>L’univers carcéral est au cœur de ce dernier roman. Comment l’avez-vous approché&nbsp;?</strong></p>



<p>J’ai fait un atelier mixte avec une camarade illustratrice Lucile Gauthier aux Baumettes pendant quelques mois. J’avais déjà mon projet de roman. A la fin de l’atelier, j’ai demandé à certaines femmes de s’entretenir avec moi.</p>



<p><strong>Est-ce qu’un écrivain doit expérimenter une situation pour transmettre les émotions qui en découlent&nbsp;?</strong></p>



<p>Non. Je pense qu’on peut écrire sur la prison sans en avoir fait. À ce moment-là, j’étais à un moment de l’écriture où je sentais que j’avais besoin d’une certaine forme de légitimité. Je voulais me confronter au réel pour éviter de me tromper.</p>



<p><strong>Quel lien faites-vous entre colère et passage à l’acte par la violence&nbsp;?</strong></p>



<p>Le lien est énorme et direct. La colère entraîne le passage à l’acte. Certaines personnes ont choisi la lutte armée comme outil politique avec des stratégies et n’étaient pas forcément dans une colère chaude. Je voulais m’écarter de ces groupes. Je voulais créer des personnages dont les ressorts de l’action sont davantage psychiques qu’idéologiques.</p>



<p><strong>Quelle est la place de la lecture pour vous ?&nbsp;</strong></p>



<p>Elle n’a pas toujours les mêmes fonctions. Ça peut être le plaisir de l’imaginaire, l’évasion, l’apprentissage de la vie et de l’écriture, la découverte d’autres cultures. Tout cela mélangé fonctionne encore pour moi aujourd’hui. Le roman reste ma forme préférée. J’aime aussi le théâtre et je continue à lire de la poésie.&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="547" height="800" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/02/MarionNOSARMES.jpeg?resize=547%2C800&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-122800" style="width:159px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/02/MarionNOSARMES.jpeg?w=547&amp;ssl=1 547w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/02/MarionNOSARMES.jpeg?resize=205%2C300&amp;ssl=1 205w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/02/MarionNOSARMES.jpeg?resize=150%2C219&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/02/MarionNOSARMES.jpeg?resize=300%2C439&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/02/MarionNOSARMES.jpeg?resize=287%2C420&amp;ssl=1 287w" sizes="(max-width: 547px) 100vw, 547px" /></figure>
</div>


<p><strong>Dans vos romans, les dialogues tiennent une place importante et sont très réalistes.&nbsp;</strong></p>



<p>Je trouve que les dialogues sont en prise avec l’histoire qu’on raconte. En tant qu’autrice, la langue est importante mais il ne faut jamais oublier de raconter une histoire. Il faut attraper l’autre. Le dialogue a cette fonction d’immersion directe. Les personnages parlent et sont là. On les entend rire et vivre.&nbsp;</p>



<p>Entretien réalisé par Julie Surugue</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Nos armes </em>de <strong>Marion Brunet</strong><br>Albin Michel, 20,90 €</pre>



<pre class="wp-block-verse">Marion Brunet elle est la lauréate 2025 du prestigieux prix suédois de la littérature jeunesse, le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Prix_comm%C3%A9moratif_Astrid-Lindgren">prix commémoratif Astrid-Lindgren</a></pre>



<p>Retrouvez nos articles <em><a href="https://journalzebuline.fr/category/litterature/">Littérature</a></em> ici </p>



<p></p>
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		<title>La Distillerie, une ivresse à cultiver !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Nov 2023 11:19:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Tout d’abord, pourriez-vous définir ce qu’est exactement La Distillerie&#160;? Christophe Chave. La Distillerie, c’est un lieu de fabrique à destination régionale de spectacle vivant. On accueille toute l’année des compagnies de théâtre, de performances, de danse, pour des temps de travail, de résidence d’une à trois semaines avec mise à disposition du plateau, du [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Zébuline.</strong> <strong>Tout d’abord, pourriez-vous définir ce qu’est exactement La Distillerie&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>Christophe Chave.</strong> La Distillerie, c’est un lieu de fabrique à destination régionale de spectacle vivant. On accueille toute l’année des compagnies de théâtre, de performances, de danse, pour des temps de travail, de résidence d’une à trois semaines avec mise à disposition du plateau, du son, des lumières, sans régisseur&nbsp;: les compagnies sont totalement autonomes. Grâce au dispositif Place aux Compagnies, né en 2016, s’orchestre un soutien à la production du spectacle vivant régional, depuis la production jusqu’à la diffusion. À la fin de la semaine de résidence (une seule est proposée dans ce cadre), une présentation du travail est effectuée devant des professionnels. En général, les projets tournent sur le plan régional. Il ne faut pas oublier «&nbsp;Le goûter des créations&nbsp;» mis en œuvre conjointement avec le Cercle de midi (la branche sud-est au niveau régional du «&nbsp;Chaînon manquant&nbsp;»). Cette année neuf compagnies exposeront leur projet de la manière qui leur convient à un public de professionnels (directeurs de structure, producteurs, diffuseurs, Réseau Traverse, la Drac).&nbsp;</p>



<p><strong>On peut parler d’un lieu en synergie&nbsp;?</strong></p>



<p>Oui. Pour la Drac, on fait partie des rares lieux de résidences tremplin (actuellement il y en a deux sur le territoire de la région Sud, l’Entre-Pont de Nice et La Distillerie). Malheureusement nous ne sommes pas encore un lieu labellisé, ce qui permettrait de soutenir toutes les compagnies en résidence (certes, il y a aussi des lieux labellisés qui accueillent des compagnies en résidence, mais ce n’est pas leur principale fonction).&nbsp;</p>



<p><strong>Quelles relations entretenez-vous avec les compagnies régionales&nbsp;?</strong></p>



<p>Le bouche à oreille suffit. Les compagnies m’envoient par mail leur projet, mais je ne me contente jamais d’un dossier, je rencontre toujours personnellement les artistes afin de parler de leur projet. Souvent, on a affaire à de jeunes compagnies qui sont encore assez précaires. Aussi, on cherche à les soutenir dans leurs démarches administratives, à les orienter vers des lieux qui pourront les aider. Les choix se font sur l’artistique, le rapport au monde des artistes, leurs questionnements. Le travail sur l’artistique ne correspond pas à une «&nbsp;nécessité de la création&nbsp;» mais à l’émancipation du public&nbsp;: le sortir de l’ornière télévisuelle et du carcan de l’individualisme.</p>



<p><strong>Vous évoquiez les difficultés financières de La Distillerie en début de saison. Qu’en est-il aujourd’hui&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p>Je pourrais dire que nous en sommes au même point&nbsp;! Le 10 octobre, nous avons eu une réunion avec des représentants de la Ville d’Aubagne, du Département, de la Région Sud, de la Drac. Toutes les subventions ont baissé sauf celles de la Région Sud. Sans vouloir être alarmiste, l’avenir de La Distillerie est en jeu. Si rien ne change on dépose le bilan en juin 2024, c’est une réalité. L’an dernier nous avons pu aider douze compagnies, cette année seulement neuf. Pour augmenter leurs financements, les structures institutionnelles attendent un geste de la Ville d’Aubagne, notre principal financeur, puisque La Distillerie est née de la volonté de la ville, pour devenir ce qu’elle est aujourd’hui, une belle plate-forme de la création artistique et un tremplin de la vie culturelle régionale. Je crois qu’il ne faut jamais oublier que ce ne sont pas les lieux qui font les artistes, mais les artistes qui font les lieux. L’obscurantisme est fatal pour les démocraties c’est pourquoi le théâtre est fondamental car il est un endroit de réflexion.</p>



<p>ENTRETIEN RÉALISÉ PAR MARYVONNE COLOMBANI</p>
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		<title>Opéra Orchestre national de Montpellier : « Mozart me trotte dans la tête depuis toujours »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Oct 2023 08:43:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
		<category><![CDATA[Dorota Anderszweska]]></category>
		<category><![CDATA[Entretien]]></category>
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		<category><![CDATA[Philippe Jaroussky]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Après avoir brillé dans le répertoire baroque, en tant que chanteur, vous voilà sur le point de diriger un récital dédié à Mozart. Pourquoi ce choix&#160;? Philippe Jaroussky. Il s’agit en effet d’un gros changement, je dirais même&#160;: d’un saut de l’ange dans l’inconnu&#160;! Je dirigerai vendredi 27 et samedi 28 un orchestre symphonique, [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Zébuline. Après avoir brillé dans le répertoire baroque, en tant que chanteur, vous voilà sur le point de diriger un récital dédié à Mozart. Pourquoi ce choix&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>Philippe Jaroussky.</strong> Il s’agit en effet d’un gros changement, je dirais même&nbsp;: d’un saut de l’ange dans l’inconnu&nbsp;! Je dirigerai vendredi 27 et samedi 28 un orchestre symphonique, c’est-à-dire un orchestre non baroque pour la première fois&nbsp;de ma vie : l’orchestre de l’Opéra de Montpellier, que j’affectionne tout particulièrement depuis que j’ai été nommé artiste associé dans cette merveilleuse institution. J’ai tant de chance, à mon âge, de pouvoir vivre encore des premières fois&nbsp;! <em>[rires]</em> La formation Mozart est certes moins intimidante que les effectifs romantiques, mais tout de même, l’effectif s’impose. Heureusement, l’orchestre est constitué de musiciens très talentueux mais également gentils, disponibles et patients. Et <strong>Marie Lys </strong>est une chanteuse formidable, et une soliste hors pair, particulièrement facile et agréable à accompagner.</p>



<p><strong>Les choses ne se sont cependant pas faites du jour au lendemain. Vous avez notamment dirigé deux opéras baroques, dont un à Montpellier même en juin dernier, l’<em>Orfeo </em>d’Antonio Sartorio, avec votre ensemble Artaserse.</strong></p>



<p>Et je dois tout cela en grande partie à la confiance que m’a accordée l’Opéra de Montpellier, et à cette résidence qui revêt de multiples façettes&nbsp;: soliste, pédagogique… J’ai pu m’y produire en récital moi-même, mais aussi proposer des masterclasses, auxquelles j’ai pu rattacher les activités de mon académie. Certains des jeunes talents que j’ai accueillis à la Seine Musicale se sont produits à la salle Molière&nbsp;! Et puis il y a ce rêve que je nourrissais depuis toujours de diriger un orchestre, et de m’attaquer à Mozart. Il a toujours été le compositeur que je rêvais de diriger&nbsp;: il me trotte dans la tête depuis toujours… J’étais heureux de pouvoir commencer avec ses œuvres de jeunesse, encore proches de la période baroque qui m’est si familière, et pourtant déjà singulières. Ce programme m’a permis de comprendre Mozart en profondeur. Il débarque réellement sur la scène musicale dans le style galant des années 1770&nbsp;: il compose des opéras <em>serias</em> à l’ancienne avec une inventivité phénoménale. Ses premières symphonies durent 12, 13 minutes, à l’instar des <em>sinfonias</em> baroques. Tout y est flamboyant&nbsp;! Nous en parlions lors de notre première répétition avec <strong>Dorota Anderszweska</strong>, la violon solo supersoliste&nbsp;: sur certains traits malicieux, on a presque l’impression de l’entendre rire&nbsp;! Il s’amuse&nbsp;: il ne se pose pas encore les questions existentielles, profondes qui l’occuperont pendant les dernières années de sa vie. L’intégralité du programme que nous avons pensé a été composée entre ses quatorze et ses seize ans&nbsp;: on y lit aussi un désir de prouver, comme l’éternel enfant célébré par Milos Forman, de quoi il est capable. Il sait en effet déjà mieux écrire que tous les autres…</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="683" height="1024" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/10/La-soprano-Marie-Lys-est-egalement-presente-sur-la-scene-de-lOpera-Comedie%C2%A9-Alex-Annen-.jpeg?resize=683%2C1024&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-121217" style="aspect-ratio:0.6666666666666666;width:549px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/10/La-soprano-Marie-Lys-est-egalement-presente-sur-la-scene-de-lOpera-Comedie%C2%A9-Alex-Annen--scaled.jpeg?resize=683%2C1024&amp;ssl=1 683w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/10/La-soprano-Marie-Lys-est-egalement-presente-sur-la-scene-de-lOpera-Comedie%C2%A9-Alex-Annen--scaled.jpeg?resize=200%2C300&amp;ssl=1 200w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/10/La-soprano-Marie-Lys-est-egalement-presente-sur-la-scene-de-lOpera-Comedie%C2%A9-Alex-Annen--scaled.jpeg?resize=768%2C1152&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/10/La-soprano-Marie-Lys-est-egalement-presente-sur-la-scene-de-lOpera-Comedie%C2%A9-Alex-Annen--scaled.jpeg?resize=1024%2C1536&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/10/La-soprano-Marie-Lys-est-egalement-presente-sur-la-scene-de-lOpera-Comedie%C2%A9-Alex-Annen--scaled.jpeg?resize=1365%2C2048&amp;ssl=1 1365w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/10/La-soprano-Marie-Lys-est-egalement-presente-sur-la-scene-de-lOpera-Comedie%C2%A9-Alex-Annen--scaled.jpeg?resize=150%2C225&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/10/La-soprano-Marie-Lys-est-egalement-presente-sur-la-scene-de-lOpera-Comedie%C2%A9-Alex-Annen--scaled.jpeg?resize=300%2C450&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/10/La-soprano-Marie-Lys-est-egalement-presente-sur-la-scene-de-lOpera-Comedie%C2%A9-Alex-Annen--scaled.jpeg?resize=696%2C1044&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/10/La-soprano-Marie-Lys-est-egalement-presente-sur-la-scene-de-lOpera-Comedie%C2%A9-Alex-Annen--scaled.jpeg?resize=1068%2C1602&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/10/La-soprano-Marie-Lys-est-egalement-presente-sur-la-scene-de-lOpera-Comedie%C2%A9-Alex-Annen--scaled.jpeg?resize=1920%2C2880&amp;ssl=1 1920w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/10/La-soprano-Marie-Lys-est-egalement-presente-sur-la-scene-de-lOpera-Comedie%C2%A9-Alex-Annen--scaled.jpeg?resize=280%2C420&amp;ssl=1 280w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/10/La-soprano-Marie-Lys-est-egalement-presente-sur-la-scene-de-lOpera-Comedie%C2%A9-Alex-Annen--scaled.jpeg?w=1707&amp;ssl=1 1707w" sizes="(max-width: 683px) 100vw, 683px" /><figcaption class="wp-element-caption">La soprano Marie Lys est également présente sur la scène de l&rsquo;Opéra Comédie © Alex Annen</figcaption></figure>
</div>


<p><strong>Qu’apprend-on justement de son style si singulier en se plongeant dans ses œuvres de jeunesse&nbsp;?</strong></p>



<p>Ce qui m’a avant tout frappé, c’est qu’il comprend et connaît déjà si bien les voix. Les choix qu’il fait pour les doubler, les accompagner avec le pupitre des bois, et les cuivres, sont très audacieux et surtout inédits&nbsp;! Il y a quelque chose de si jubilatoire dans ses intuitions mélodiques, et dans ses choix de timbre. Le travail de chef m’a toujours passionné, il est si différent de celui de chanteur&nbsp;! On se met à la table, en face de la partition, on écoute chaque voix, on essaie de comprendre pourquoi le hautbois double la mélodie ici, pourquoi cette petite échappée de la trompette par là… Ce travail d’analyse musicale est grisant&nbsp;: on a l’impression d’entrer dans sa tête, dans son cerveau, tout simplement. On finit par pleurer en lisant simplement une partition, c’est prodigieux. Et puis, il y a le travail avec l’orchestre, l’engagement physique qui est très intense, même si j’espère apprendre par la suite à communiquer avec un peu plus de sérénité pour moins m’épuiser&nbsp;! Mais j’ai davantage appris en cinq heures de répétition que pendant toute une année d’étude.&nbsp;</p>



<p><strong>Êtes-vous donc parvenu à pardonner à Mozart son plus grand défaut&nbsp;: ne pas avoir écrit de grand rôle pour contre-ténor&nbsp;?</strong></p>



<p>Peut-être oui, enfin&nbsp;[rires]&nbsp;! Cependant, même si peu de ces rôles sont passés à la postérité, Mozart a écrit pour les castrats de son époque lors de sa première période&nbsp;: dans <em>Lucio Silla</em>, ou dans <em>Mitridate, re di Ponto</em>… Et puis, à la fin de sa vie, il y revient avec <em>La Clémence de Titus</em>. Mais les castrats d’alors avaient des ambitus que les contre-ténors ne possèdent pas. A Coven Garden, récemment, on a entendu un contre-ténor chanter le rôle de Chérubin dans <em>Les Noces de Figaro </em>par exemple. Mais ce sont des rôles que je ne pense pas être en mesure d’aborder. Mon plus grand rêve, ce serait un jour, je l’espère, diriger un <em>Don Giovanni&nbsp;</em>!</p>



<p>ENTRETIEN RÉALISÉ PAR SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Mozart, l’enfant prodige</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">27 et 28 octobre<br></mark>Opéra Comédie, Montpellier<br><a href="http://opera-orchestre-montpellier.fr">opera-orchestre-montpellier.fr</a></pre>
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		<title>Sempre Sembène</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Oct 2023 08:48:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Idées et rencontres]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
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<p><strong>Zébuline. Comment vous est venue l’idée de rééditer <em>Le Docker Noir&nbsp;</em>?</strong><br><strong>Renaud Boukh.</strong> Il me semblait crucial que ce livre puisse continuer à rencontrer un lectorat important. Or il était de moins en moins distribué&nbsp;: le fonds de la maison Présence Africaine circule un peu moins bien qu’à une époque. <em>Le Docker Noir </em>n’était alors disponible que dans une quinzaine de librairies en France … L’idée n’était cependant pas de faire disparaître cette édition, mais bel et bien d’en proposer une édition alternative&nbsp;: une version brochée et augmentée d’archives sur la vie d’Ousmane Sembène et son séjour à Marseille, dont nous avons trouvé un certain nombre de traces. Ainsi que des écrits qu’il a produits ici et qui n’ont jamais été publiés&nbsp;: de la poésie, des nouvelles.</p>



<p><strong>Ainsi qu’un appareil critique d’une vingtaine de pages rédigé par vos soins…<br></strong>Je me suis intéressé à tout ce qui avait trait à sa militance. Celle-ci était d’une modernité folle&nbsp;: communiste, internationaliste, féministe, panafricaine … Son séjour marseillais a duré quatorze ans, de 1946 à 1960, et a forgé le militant et l’artiste qu’il était. Sa conscience politique est née ici au sein des luttes syndicales de la CGT, mais aussi du FLN algérien qui était très prisé des dockers marseillais, dont il a fait partie pendant dix ans. Il me semblait que ce séjour, pourtant fondateur pour sa pensée et sa littérature, n’avait pas fait l’objet de recherches très approfondies. C’est donc ce que nous avons voulu faire avec un petit collectif constitué par les éditions Héliotropismes.&nbsp;</p>



<p><strong>On est frappé, à la lecture du <em>Docker Noir</em>, par la description de ce Marseille qui n’a que peu intéressé la littérature. Les dockers échangent, sur un mode de dialogue très cinématographique, entre argot marseillais – «&nbsp;Piting de la bon’mère et de ta race&nbsp;», «&nbsp;Fadade&nbsp;» &#8211; ou wolof – «&nbsp;toubab&nbsp;», «&nbsp;dihanama&nbsp;» … C’est un monde dont on a gardé peu de traces.</strong><br>Il s’agit d’un moment de grande effervescence culturelle et politique&nbsp;: cette période marseillaise était d’une richesse inouïe, et elle était déjà préfigurée par Claude McKay et son <em>Romance in Marseille </em>en 1929 … Ce Harlem marseillais dont Ousmane Sembène parle à son tour&nbsp;! Et c’est ce creuset, fait de militance politique et artistique, qu’il met en scène à travers ses personnages. Il a fréquenté ce milieu par tous les biais possibles&nbsp;: notamment le monde universitaire. Son amie de toujours Odette Arouh, qui a élevé en grande partie son fils Alain lorsqu’Ousmane est reparti en Afrique en 1960, racontait notamment qu’il était à l’époque le seul non juif à militer au MRAP&nbsp;! Ousmane Sembène était d’une grande curiosité, y compris vers l’international&nbsp;: il écrivait en correspondance avec un poète vietnamien, Nam trân, des choses assez formidables. <em>Le Docker Noir </em>a été publié quasiment simultanément en France et en Russie. Cela se verra dans sa carrière par la suite&nbsp;: ses coproductions au cinéma, avec l’Algérie notamment … Au-delà de son engagement pour son pays, et ce de nouveau au lendemain de l’Indépendance du Sénégal, Sembène s’est toujours engagé en faveur des minorités, et cela implique également les minorités sociales et les combats de luttes de classe.</p>



<pre class="wp-block-preformatted"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Ousmane Sembène, un militant à Marseille</mark></strong>
Il s’y est installé juste après la guerre, et n’en est parti qu’à l’indépendance du Sénégal. De 1946 à 1960 il a été docker sur le Port de Marseille, habitant de Belsunce, membre du Parti Communiste Français, militant anticolonialiste pour son pays mais aussi, dès 1956, fiché par la police pour son action contre la colonisation en Indochine, puis en Algérie.</pre>



<p><strong>Les personnages de ses romans et de ses films ne sont cependant pas toujours dépeints sous leur meilleur jour&nbsp;: Diaw Falla est accusé de plagiat et de meurtre&nbsp;; Diouanna, l’héroïne de La Noire de … choisit de partir pour la France poursuivre une chimère postcolonialiste alors que le Sénégal vit enfin son indépendance.</strong><br>Tout à fait&nbsp;! Ce sont des personnages relativement innocents mais en négatif, car ils s’opposent à un système tout en étant isolés. Diaw Falla est, à la façon de Meursault dans <em>L’Etranger, </em>jugé non pas sur son possible crime mais pour sa différence, et ici sa couleur de peau. Il ne rencontre pas de réelle solidarité, pas d’entraide. Or Ousmane Sembène croyait au collectif. C’était certes avant tout un artiste, qui a voulu vivre de son art et de dégager peu à peu de l’appareil politique traditionnel. Mais il n’avait pas peur de prendre parti, et même de prendre la parole, notamment sur le terrain de la lutte des classes. Il fut l’un des premiers à s’opposer à la bourgeoisie noire du Sénégal lorsque celle-ci s’est installée. Cela lui a causé des problèmes avec Léopold Sédar Senghor, qui se méfiait de lui. Ils étaient rares, ces ouvriers qui, à l’instar de Richard Write, faisaient montre d’une revendication littéraire et politique. Il faut les chérir&nbsp;!&nbsp;</p>



<p>SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse">Rencontres entre<strong> Renaud Boukh</strong> et <strong>Valérie Berty</strong>
Le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">2 novembre </mark>à 16h30 à l’Ecole Nationale de la Photographie, Arles et le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">4 novembre</mark> à 10h à la Médiathèque de Saint-Martin-de-Crau
Le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">2 novembre</mark> à 19h&nbsp;à l’Ecole Nationale de la Photographie, projection du film <em>Sembène&nbsp;! </em>en compagnie du réalisateur <strong>Samba Gadjigo </strong>et du Consul du Sénégal à Marseille <strong>Abdourahmane Koïta</strong></pre>



<p></p>



<p></p>
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		<title>Les Héroïnes, c’est nous !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Oct 2023 08:19:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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		<category><![CDATA[Entetien]]></category>
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		<category><![CDATA[Wilma Lévy]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zebuline: Qu’est-ce que cette notion de participatif, dans le théâtre, pour vous&#160;? Wilma Lévy&#160;: Le mot ne me convient pas particulièrement, c’est un mot «&#160;institutionnel&#160;» disons. Je préfère dire que je fais du théâtre avec des gens, qui ne sont ni acteurs professionnels, ni amateurs. Pour moi, la création participative c’est proposer à des personnes [&#8230;]</p>
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<p><strong>Zebuline</strong>: Q<strong>u’est-ce que cette notion de participatif, dans le théâtre, pour vous&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>Wilma Lévy</strong>&nbsp;: Le mot ne me convient pas particulièrement, c’est un mot «&nbsp;institutionnel&nbsp;» disons. Je préfère dire que je fais du théâtre avec des gens, qui ne sont ni acteurs professionnels, ni amateurs. Pour moi, la création participative c’est proposer à des personnes d’un territoire, habitantes, habitants, de partager une question. Et par le biais du théâtre et de la danse, de discussions, de lectures et de recherches, d’essayer d’en traduire quelque chose sur scène.&nbsp;</p>



<p><strong>Quelle est la question qui a été partagée pour «&nbsp;Nos Héroïnes&nbsp;»&nbsp;?</strong></p>



<p>C’est, en partant du postulat que l’Histoire et la société effacent globalement les femmes des scènes de l’Histoire et de la société, la question&nbsp;de savoir avec quels modèles les femmes peuvent se construire en tant que femme. Et corrélée&nbsp;: peut-on essayer de définir ce qu’est une héroïne&nbsp;?</p>



<p><strong>Qui sont les personnes qui partagent cette question avec vous&nbsp;?</strong></p>



<p>Une partie habite les quartiers nord de Marseille, parce que le projet est né autour du centre social du Grand Saint-Antoine. Mais on a aussi invité d’autres femmes, à travers les réseaux sociaux, le bouche à oreille, des affichages, à venir avec nous. Donc sur la scène de La Criée, il y a 23 femmes, habitantes du tout Marseille.</p>



<p><strong>Quelles ont été les différentes étapes de travail&nbsp;?</strong></p>



<p>C’est forcément un processus long. Pour synthétiser, on peut dire qu’il y a eu un temps de rencontre, un temps de recherche et un temps d’écriture. C’est un projet qui a débuté il y a deux ans&nbsp;: la première étape a été de se rencontrer et d’essayer de faire groupe, tout en faisant des exercices pour rentrer dans la «&nbsp;matière&nbsp;» du théâtre et de la danse. Ensuite la question est arrivée, des thématiques ont émergé, il y a eu de l’écriture, des allers-retours, des improvisations. Pour arriver à ce qu’on a là aujourd’hui, c’est-à-dire une écriture plus construite et un spectacle. Toutes les thématiques que le public va entendre sur scène partent des femmes présentes. &nbsp;</p>



<p><strong>Quelles sont les difficultés particulières liées à ce type de démarche pour vous&nbsp;?</strong></p>



<p>Essayer de tenir, justement, la «&nbsp;vraie&nbsp;» participation : que chacune ait, à toutes les étapes du projet, le sentiment d’avoir toute sa place, pour elle et pour sa parole. Je pense qu’on n’a pas trop mal réussi, mais c’est une des difficultés de ces projets-là. L’autre, c’est l’absentéisme constant.</p>



<p><strong>Qu’est ce qui va se passer sur scène&nbsp;?</strong></p>



<p>Vous allez voir ce chœur de femmes qui essaye de répondre à la question de&nbsp;: qu’est-ce qu’une héroïne&nbsp;? en passant par des portraits d’héroïnes connues, et des récits plus intimes.</p>



<p><strong>Qu’avez-vous envie de transmettre au public à travers ce spectacle&nbsp;?</strong></p>



<p>Je ne peux pas le dire, le public verra bien ce qu’il veut voir. La seule chose qu’on peut se dire c’est qu’on est parti de la question de «&nbsp;qu’est-ce qu’une héroïne&nbsp;?&nbsp;», et qu’on en est arrivé au fait que les héroïnes, c’est nous&nbsp;!&nbsp;</p>



<p>Entretien réalisé par MARC VOIRY</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Nos Héroïnes</em><br></strong>écrit et joué par 23 marseillaises<br>chorégraphie Elisabetta Guttuso&nbsp;<br>dramaturgue Jenny Lauro-Mariani&nbsp;<br>mise en scène Wilma Lévy<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">les 20 et 21 octobre</mark><br>La Criée, Marseille<br><a href="http://théâtre-lacriée.com">théâtre-lacriée.com</a></pre>
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