<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des On y était - Journal Zebuline</title>
	<atom:link href="https://journalzebuline.fr/category/critiques/on-y-etait/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://journalzebuline.fr/category/critiques/on-y-etait/</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Wed, 14 Oct 2026 14:24:08 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.1.3</generator>

<image>
	<url>https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/cropped-LOGO512SITE-4-e1659637379402.png?fit=32%2C32&#038;ssl=1</url>
	<title>Archives des On y était - Journal Zebuline</title>
	<link>https://journalzebuline.fr/category/critiques/on-y-etait/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
<site xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">209690185</site>	<item>
		<title>actoral : « Khalil Khalil », au nom du frère </title>
		<link>https://journalzebuline.fr/actoral-khalil-khalil-au-nom-du-frere/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=actoral-khalil-khalil-au-nom-du-frere</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/actoral-khalil-khalil-au-nom-du-frere/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Oct 2026 07:12:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[Actoral]]></category>
		<category><![CDATA[Bilal Alktati]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Festival]]></category>
		<category><![CDATA[Khalil Albatran]]></category>
		<category><![CDATA[Khalil Khalil]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=138525</guid>

					<description><![CDATA[<p>Khalil Albatran arrive sur scène en bermuda, torse nu, les cheveux blond platine. Il slame en arabe. Il danse, se contorsionne en mouvements convulsifs sous des jeux de lumière et des stroboscopes qui fracturent chaque geste. Derrière lui, sur un écran des photos d’enfant et des documents administratifs projetés, où l’on distingue des tampons israéliens. [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/actoral-khalil-khalil-au-nom-du-frere/">actoral : « Khalil Khalil », au nom du frère </a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Khalil Albatran</strong> arrive sur scène en bermuda, torse nu, les cheveux blond platine. Il slame en arabe. Il danse, se contorsionne en mouvements convulsifs sous des jeux de lumière et des stroboscopes qui fracturent chaque geste. Derrière lui, sur un écran des photos d’enfant et des documents administratifs projetés, où l’on distingue des tampons israéliens. Khalil raconte. La voix est grave, solennelle, d’une précision presque liturgique. Sur un second écran, la traduction du récit défile en blanc sur fond noir. On peut y lire&nbsp;: « <em>Mon nom est Khalil, et le nom de mon frère est Khalil. Khalil est mort en martyr pendant la Première Intifada palestinienne en 1989, et ma famille m’a donné son nom. Ceci est mon histoire.</em> »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette histoire, Khalil Albatran, né en 1993 à Idhna, au sud d’Hébron, va nous la dérouler. Il nous transporte d’abord en 1989. Le frère ainé, n’a que 11 ans.&nbsp; Comme des centaines d’autres gamins, il a commencé à jeter des pierres contre les soldats israéliens. L’enfant a de la colère en lui, beaucoup de colère, et notre Khalil la décrit avec une grande justesse. Quelques jours plus tôt, son père, emprisonné, aurait dû être libéré. La libération a été reportée en raison d’une « procédure administrative prolongée ». L’enfant a vu son père menotté, humilié. Une image insupportable. Alors ce soir-là il lance des pierres, et des tirs lui répondent. Ils fauchent l’enfant sur un terrain de jeu. Il décède près d’un toboggan.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">« J’ai oublié de mourir »</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur scène, l’acteur se roule par terre, mime les tirs. Le toboggan, objet de l’innocence et de l’insouciance de l’enfance, devient le lieu de la perte, de la violence, de la mort. Est-il seulement imaginable de mourir à 11 ans, assassiné par des soldats, au pied d’un toboggan&nbsp;? Sur scène, Khalil ne pose pas la question mais elle prend le spectateur à la gorge.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La mère a su pour son fils, avant même d’en être informée&nbsp;: «<em>&nbsp;les mères savent ces choses-là&nbsp;</em>», confie-t-il. Le père, lui, dit : «&nbsp;<em>il est mort en martyr, j’en suis heureux.&nbsp;Oum Khalil, sèche tes yeux. Garde tes larmes de joie pour le jour de la victoire, lorsque nous connaitrons notre État de Palestine libre et indépendant</em>&nbsp;».&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ne pas pleurer. Ne pas rajouter de la peine à la peine. Faire de la petite victime un héros, trouver du sens pour ne pas s’écrouler. « <em>Alors, ils m’ont choisi pour porter leur douleur</em> »<em>,</em> constate Khalil sans juger mais emporté dans une histoire qui n’est pas la sienne et qu’il doit continuer à écrire pour deux, au prix de confondre son identité avec celle du frère disparu. D’ailleurs rapidement, le mot est lancé «&nbsp;schizophrénie&nbsp;»… Dans ce seul corps en lutte sur scène vivent deux jeunes hommes, une créature renommée Khalil Khalil qui lance cette phrase, terrible :&nbsp;«&nbsp;<em>vous m’avez tué, mais j’ai oublié de mourir&nbsp;</em>»<em>.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">D’une très grande force, cette performance soliste remarquable, que le cinéaste <strong>Bilal Alktati,</strong> présent dans la salle, a merveilleusement mis en scène tétanise de bout en bout.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">ANNE-MARIE THOMAZEAU</p>



<pre class="wp-block-verse">Khalil Khalil a été donné le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">7 octobre</mark> à Montevidéo, dans le cadre du <a href="https://www.actoral.org">festival <em>actoral</em> </a></pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/"><em>Scènes</em> ici</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/actoral-khalil-khalil-au-nom-du-frere/">actoral : « Khalil Khalil », au nom du frère </a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/actoral-khalil-khalil-au-nom-du-frere/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">138525</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Philippe Quesne à actoral : l’art du presque rien</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/brouillon-auto-7/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=brouillon-auto-7</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/brouillon-auto-7/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Oct 2026 14:22:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[Rendez-vous]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=138611</guid>

					<description><![CDATA[<p>Presque rien Sous des lumières éteintes, un espace avec des murs blancs, un sol en lino beige, une planche sur des tréteaux, des chaises, des escabeaux, des bonbonnes de gaz jaunes, une chaise suspendue en l’air au crochet d’un treuil, une famille de cinq formes fantomatiques immobiles sous des couvertures grises (elles s’animeront étrangement à [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/brouillon-auto-7/">Philippe Quesne à actoral : l’art du presque rien</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Presque rien</mark></p>



<p class="wp-block-paragraph">Sous des lumières éteintes, un espace avec des murs blancs, un sol en lino beige, une planche sur des tréteaux, des chaises, des escabeaux, des bonbonnes de gaz jaunes, une chaise suspendue en l’air au crochet d’un treuil, une famille de cinq formes fantomatiques immobiles sous des couvertures grises (elles s’animeront étrangement à la fin du spectacle) et un micro sur pied&nbsp;; au fond un autre espace, réduit éclairé, avec pot de peintures et divers matériaux : un atelier d’artiste en latence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mme Laugier va en faire une visite précautionneuse en expliquant que son ami Serge lui a laissé cet appartement pour qu’elle le fasse vivre en tant que galerie. Elle cherche donc des personnes intéressées pour y créer des œuvres et des performances. Le groupe de quatre visiteurs qui sont là l’est.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">« Le kyste de ma mère »</mark></p>



<p class="wp-block-paragraph">Elles et ils investissent avec une curiosité nonchalante l’espace : l’une entreprend d’inhaler dans un masque le gaz d’une bonbonne, gentiment interrompue par Mme Laugier. L’autre trouve le bouton de commande du treuil électrique, la chaise est montée, descendue, remontée, examinée collectivement puis, au fur et à mesure, recouverte d’une gaze transparente, bottes placées en dessous&nbsp;: on tient une œuvre. Proposition de titre&nbsp;: «&nbsp;La vérité peut noyer les enfants&nbsp;» qui jette une sorte de petit froid. «&nbsp;Le kyste de ma mère&nbsp;», satisfaction unanime, accepté. On se congratule chaleureusement, la chaise servira ensuite à autre chose, et on se lance en tâtonnant dans d’autres essais&nbsp;: entre autres, la mise en abyme de l’espace à travers une maquette, avec surgissement, sous forme d’éruption spectaculaire, de mousse expansive&nbsp;; ou performance d’aplatissement à deux, se glissant puis rampant entre deux bandes du linoléum recouvrant le sol. Plus tard, l’introduction burlesque d’une boule disco encombrante.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Songeries</mark></p>



<p class="wp-block-paragraph">Du début à la fin, de la musique variée traverse la représentation (Schubert, Marlène Dietrich, &#8230;) ainsi que les textes écrits pour le spectacle par <strong>Laura Vazquez</strong>, défilant en boucle sur trois bandeaux lumineux disposés ici et là à la verticale, déplacés plusieurs fois. Des phrases songeuses, composant une matière supplémentaire, à côté des corps, des objets et des sons&nbsp;: « <em>comment la terre tournerait-elle s&rsquo;il n&rsquo;y avait pas de colorations sur les choses qui la composent ?</em> », « <em>Si vous voulez savoir ce qui se passe à l’intérieur des choses, il faut d’abord les déplacer</em> », « <em>Les surfaces sont pleines d’individus qui vivent en silence</em> », « <em>Il fut un temps où je connaissais les visages de l&rsquo;avenir</em> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">À la fin, une fête dansante qui dure&nbsp;et le groupe qui se défait doucement. Un spectacle telle une succession de propositions singulières, frisant l’incongru, avec et sous le regard des autres. L’art y est une sorte de rêverie matérielle et immatérielle, relationnelle, où rien n’est définitif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">MARC VOIRY</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Le Paradoxe de John</em> a été donné les <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">7 </mark>et <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">8 </mark>octobre au <a href="https://www.lezef.org/fr/" data-type="link" data-id="https://www.lezef.org/fr/">Zef </a>dans le cadre du <a href="https://www.actoral.org/">festival actoral</a></pre>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/brouillon-auto-7/">Philippe Quesne à actoral : l’art du presque rien</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/brouillon-auto-7/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">138611</post-id>	</item>
		<item>
		<title>L&#8217;art de titiller la politique</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/lart-de-titiller-la-politique/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=lart-de-titiller-la-politique</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/lart-de-titiller-la-politique/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Gaëlle Cloarec]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Oct 2026 14:16:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[Rendez-vous]]></category>
		<category><![CDATA[Arles]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Port Saint Louis du Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[SaSaint Remy de Provence]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=138608</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le Citron Jaune est un « lieu de fabrique entre arts, écologie et territoire ». Le 10 octobre à Arles, Pascal Servera, son directeur, accueillait le public du temps fort Artivisme ! en expliquant que cet événement n&#8217;avait pas vocation, initialement, à perdurer. « Mais il a eu lieu une fois, puis, deux, et là c&#8217;est la troisième. Il [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/lart-de-titiller-la-politique/">L&rsquo;art de titiller la politique</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://lecitronjaune.com/fr" data-type="link" data-id="https://lecitronjaune.com/fr">Le Citron Jaune</a> est un « lieu de fabrique entre arts, écologie et territoire ». Le 10 octobre à Arles, <strong>Pascal Servera</strong>, son directeur, accueillait le public du temps fort <strong><em>Artivisme !</em></strong> en expliquant que cet événement n&rsquo;avait pas vocation, initialement, à perdurer. « <em>Mais il a eu lieu une fois, puis, deux, et là c&rsquo;est la troisième. Il semble que nous ayons trouvé le besoin : au-delà de simplement commenter la catastrophe sociale et écologique, aller infiltrer, pirater le réel.</em> »</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Inspirer</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Et en effet, l&rsquo;après-midi arlésienne fut riche en excellents exemples de subversion. Un mot à prendre au sens large, précisait <strong>Martin Le Chevallier</strong>, auteur du <em>Répertoire des subversions</em> (éditions La Découverte, 2024). Pour constituer ce recueil, l&rsquo;artiste et enseignant-chercheur a collecté une foule d&rsquo;initiatives allant du simple fait de ne pas respecter l&rsquo;ordre établi, jusqu&rsquo;à des actes révolutionnaires. Placer des chaises en rang dans l&rsquo;espace public, pour suggérer que le monde est un spectacle. Organiser une fête techno bien bruyante sur une route indésirable, puis dissimuler sous la crinoline géante d&rsquo;une échassière un marteau-piqueur pour attaquer le bitume. Dénoncer la pollution de l&rsquo;air, comme l&rsquo;a fait un street artist en Amérique Latine, en dessinant avec de l&rsquo;eau et une éponge des têtes de mort sur les parois d&rsquo;un tunnel noirci par les gaz d&rsquo;échappement&#8230; Pratique pour échapper à la police&nbsp;: quelle loi interdit de nettoyer&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>J&rsquo;ai fait ce livre pour inspirer, donner envie d&rsquo;agir</em>, déclare l&rsquo;auteur. <em>Parfois il suffit de peu de choses pour ne pas rester passif. Avec aussi l&rsquo;idée de se réconforter&nbsp;: il y a beaucoup de joie dans ce type de militantisme.</em>&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Respirer</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le même déplacement subtilement iconoclaste a guidé la création de <em>La Fondation du Rien</em>, présentée par <strong>Nicolas Heredia</strong> devant une salle pleine à la Bourse du Travail. Un dispositif conçu pour libérer des plages de temps libre inespérées, dans nos absurdes agendas surchargés. On s&rsquo;inscrit à l&rsquo;une des activités proposées &#8211;&nbsp;conférence, atelier, excursion&#8230;&nbsp;-, avec la garantie qu&rsquo;elle sera annulée. Et hop, le tour est joué&nbsp;! Mais que faire de cette soudaine liberté&nbsp;? Peut-être aller manifester. Ou juste RIEN. Ce qui, en soi, est déjà subversif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">GAËLLE CLOAREC</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Artivisme !</em> a eu lieu du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">9</mark> au <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">14 octobre </mark>à Arles, Port Saint Louis et Saint-Rémy-de-Provence</pre>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/lart-de-titiller-la-politique/">L&rsquo;art de titiller la politique</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/lart-de-titiller-la-politique/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">138608</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Courts de cœur</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/courts-de-coeur-2/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=courts-de-coeur-2</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/courts-de-coeur-2/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Oct 2026 08:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[cinema]]></category>
		<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[Court Bouillon]]></category>
		<category><![CDATA[courts métrages]]></category>
		<category><![CDATA[Festival]]></category>
		<category><![CDATA[fictions]]></category>
		<category><![CDATA[films d'animation]]></category>
		<category><![CDATA[Films du Delta]]></category>
		<category><![CDATA[Rousset]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=138515</guid>

					<description><![CDATA[<p>C’est habituel et réjouissant&#160;: la salle Emilien Ventre comble pour toutes les séances&#160;! Un programme si varié qu’il a pu satisfaire le public, jeunes et moins jeunes. 18 courts sans compter les 17mini&#160; courts des écoles d’animation française&#160;; comme Et après et Le Stagiaire venus de MOPA, Chère fin des Gobelins ou A contre couture [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/courts-de-coeur-2/">Courts de cœur</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">C’est habituel et réjouissant&nbsp;: la salle Emilien Ventre comble pour toutes les séances&nbsp;! Un programme si varié qu’il a pu satisfaire le public, jeunes et moins jeunes. 18 courts sans compter les 17mini&nbsp; courts des écoles d’animation française&nbsp;; comme <em>Et après</em> et <em>Le Stagiaire</em> venus de MOPA, <em>Chère fin</em> des Gobelins ou <em>A contre couture</em> de l’Ecole Méliès.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On a ri devant <em>Coupe au bol</em> de <strong>Tamara Vittoz</strong> où Suzie (incroyable <strong>Ambrine Trigo Ouaked</strong>) 7 ans, &nbsp;à qui son père a fait une coupe genre «&nbsp;<em>Mireille Mathieu sous cocaïne</em>&nbsp;», prend le contrôle de la dynamique familiale, voulant réconcilier ses parents séparés. Devant <em>Saillie</em> d’<strong>Aude Thuries</strong> on a assisté&nbsp; à la copulation de Pauline et de Magic, les chiens de Frédérique (<strong>Noémie Lvovsky</strong>) et Philippe (<strong>Guillaume Gallienne</strong>). Le dialogue entre eux est &nbsp;drôle et ambigu à souhait&nbsp;; l’interprétation excellente. On compatit à ce qui arrive à&nbsp; <strong>Philippe Rebbot</strong> dans <em>Fiction</em> d’<strong>Ambroise Rateau&nbsp;</strong>. L’acteur qui joue son propre rôle arrive sur un tournage sans avoir lu le scenario.&nbsp; Il est pris dans un engrenage dont il ne maitrise pas les rouages, entrainant le spectateur dans une sorte de thriller teinté d’absurde, &nbsp;interrogeant la frontière entre le vrai et le faux, les tournages et le traitement des acteurs. Excellent&nbsp;<strong>!</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Né d’histoires vraies, le thriller noir, <strong><em>Coyotes</em></strong> du Palestinien <strong>Said Zagha</strong>, nous interroge&nbsp;: que se passe t-il lorsque notre humanité est prise au piège&nbsp;? <em>«&nbsp;</em><em>J’ai grandi en Palestine, sous une occupation israélienne brutale conçue pour armer nos vulnérabilités et éroder notre volonté – par la violence, la surveillance, la coercition et la peur.. je me suis senti obligé de créer une réponse cinématographique à un système construit sur des couches d’injustice</em>&nbsp;» Sa réponse c’est&nbsp; <em>Coyotes&nbsp;:</em> Lubna, une chirurgienne palestinienne qui rentre chez elle après une garde de nuit, se retrouve en panne , sur une route déserte de Cisjordanie Une atmosphère angoissante accentuée par la musique d’<strong>Amin Goudarzi</strong>. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deux films forts posent chacun à leur manière la question des rapports dans notre société&nbsp;: Dans <em>Pentest</em> de <strong>Tristan Lhomme</strong> et <strong>Benjamin Chevallier</strong>, Nabil, un jeune livreur se voit refuser l’accès aux bureaux d’une grande banque&nbsp;; un vigile compatit et lui permet d’y accéder par une issue de secours. Une aide&nbsp; qui devient une faille de sécurité (pentest), une infraction avec les conséquences pour celui qui a aidé. Dans <em>Rives</em> une rencontre fortuite entre des jeunes que tout oppose met en relief la persistance des réflexes et des barrières de classe, montrant la cruauté des milieux privilégiés. Une histoire qui touche à la cruauté humaine, un peu comme dans les nouvelles de Maupassant, en dit son réalisateur, <strong>Arthur Cahn.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">On aurait pu parler aussi des deux films d’animation, fort réussis, <em>Dernier Printemps</em> de <strong>Mathilde Bedouet</strong> et <em>La Virginité</em> de <strong>Guillaume Boulay,</strong> tous deux parlant du corps des femmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une après -midi riche en émotions cinématographiques</p>



<p class="wp-block-paragraph">Annie Gava</p>



<p class="wp-block-paragraph">Courts-&nbsp; Bouillon 21 le 10 octobre salle Emilien Ventre</p>



<p class="wp-block-paragraph">L</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/courts-de-coeur-2/">Courts de cœur</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/courts-de-coeur-2/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">138515</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Pour qu’oublier soit impossible </title>
		<link>https://journalzebuline.fr/pour-quoublier-soit-impossible/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=pour-quoublier-soit-impossible</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/pour-quoublier-soit-impossible/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Oct 2026 05:41:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[cinema]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[Bombardements]]></category>
		<category><![CDATA[Ciné Palestine]]></category>
		<category><![CDATA[Gaza]]></category>
		<category><![CDATA[Giornate Degli Autori]]></category>
		<category><![CDATA[guerre]]></category>
		<category><![CDATA[Jawdat Khoudari]]></category>
		<category><![CDATA[mémoire]]></category>
		<category><![CDATA[Nicolas Wadimoff]]></category>
		<category><![CDATA[Oscars]]></category>
		<category><![CDATA[paroles]]></category>
		<category><![CDATA[réfugiés]]></category>
		<category><![CDATA[Variétés]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=138365</guid>

					<description><![CDATA[<p>Un sol gris noir-grise sur lequel un homme peint des lignes blanches&#160;: c’est la carte de Gaza. Des carrés blancs&#160;: ses quartiers, ses camps. Un dispositif qui permet des parcours mémoriels &#160;Neuf hommes et femmes, des réfugié.e. s palestinien.ne.s qui ont pu sortir de Gaza avant 2024. Ils ont eu les moyens de payer fort [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/pour-quoublier-soit-impossible/">Pour qu’oublier soit impossible </a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Un sol gris noir-grise sur lequel un homme peint des lignes blanches&nbsp;: c’est la carte de <strong>Gaza.</strong> Des carrés blancs&nbsp;: ses quartiers, ses camps. Un dispositif qui permet des parcours mémoriels &nbsp;Neuf hommes et femmes, des réfugié.e. s palestinien.ne.s qui ont pu sortir de Gaza avant 2024. Ils ont eu les moyens de payer fort cher pour le faire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"> C’est au Caire que  <strong>Nicolas Wadimoff </strong> a rencontré <strong>Jawdat Khoudari</strong> , un entrepreneur réfugié féru d’archéologie qui avait créé en 2008 le musée Al-Mathaf. Le réalisateur qui avait déjà tourné deux documentaires  à Gaza décide de faire un film « <em>qui laisse la parole se déployer ».</em>  Un groupe est constitué : ils vont évoquer ce qu’ils ont vécu à Gaza, sous les bombes et leur départ. Un tournage d’abord envisagé en Suisse mais suite au refus d’accord des visas c’est en Afrique du Sud, seul pays qui n’exige pas de visas pour les Palestiniens que seront enregistrées leurs paroles,  que seront filmés en gros plans superbement éclairés, leurs visages où coulent souvent des larmes. Ils prennent place, l’un après l’autre dans l’un des carrés, l&rsquo;endroit correspondant à leur quartier,  leur lieu de vie, transformant la carte en espace de mémoire. Pas d’images d’archives, pas d’images de guerre. C’est la parole qui fait surgir les lieux : les maisons, les commerces, les rues, le musée  se reconstituent faisant apparaitre une Gaza avant la guerre à travers ceux qui l&rsquo;ont habitée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Des mots et des silences</strong></mark></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong> Haneen Harara</strong>, une journaliste. <strong>Firaz Elshrafi,</strong> un écrivain, <strong>Hanaa Eleiwa,</strong>  une médecin,<strong> Adel Al Taweel </strong>un  artiste plasticien, <strong>Malak Khadra</strong> une étudiante très active sur les réseaux sociaux qui y montrait les beautés de la ville. Tous évoquent  la peur des missiles silencieux « ceux qui vous tombent  dessus,  les destructions systématiques, les bombardements de  nuit, les enfants qu’on essaie de protéger, les immeubles éventrés Le moment brutal du départ où quelques vêtements remplacent livres et cahiers dans les cartables. Parfois les mots se figent : toute une famille sous les décombres  et un seul survivant qui n’arrive plus à contenir ses larmes. Et puis il y les silences qui suggèrent le vide, l’absence des êtres disparus. <strong>Mahmoud Jouda,</strong> un musicien  joue un air sur son qanun qu’il ne quitte jamais, Symbole de la résistance et de la vie .</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Nicolas Wadimoff</strong>&nbsp; a donné à chacun.e un &nbsp;espace de parole, éclairant superbement les visages et quand, comme dans une chorégraphie, il les filme ensemble sur la carte-territoire, le « je » devient « nous <strong>»</strong>. Chaque histoire reste singulière, mais l&rsquo;ensemble forme peu à peu une mémoire collective. <em>Qui vit encore</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«&nbsp;Nous avons imaginé ce film pour laisser une trace, pour qu’oublier soit impossible</em>&nbsp;»&nbsp; Il est certain que ce film présenté au Festival de Venise 2025 en section <em>Giornate Degli Autori</em> laisse une trace dans nos cœurs et nos consciences.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Qui vit encore</em></strong> <strong>représentera la Suisse aux Oscars</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Qui vit encore</em></strong> <strong>sort en salles le 14 octobre</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Annie Gava</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/pour-quoublier-soit-impossible/">Pour qu’oublier soit impossible </a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/pour-quoublier-soit-impossible/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">138365</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Sur les routes de la soie</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/sur-les-routes-de-la-soie/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=sur-les-routes-de-la-soie</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/sur-les-routes-de-la-soie/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Oct 2026 13:32:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la Une]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Cité de la musique]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Musiques]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=138445</guid>

					<description><![CDATA[<p>C&#8217;était la rentrée à la Cité de la Musique. Après un apéritif musical concocté par la classe de musique arabo-andalouse de Fouad Didi, Manu Théron, son directeur artistique a présenté une saison enthousiasmante malgré le contexte difficile que traverse le monde de la culture. Résidences, partenariats avec plusieurs festivals : la Cité crée, programme et [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/sur-les-routes-de-la-soie/">Sur les routes de la soie</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;était la rentrée à la Cité de la Musique. Après un apéritif musical concocté par la classe de musique arabo-andalouse de Fouad Didi, <strong>Manu Théron,</strong> son directeur artistique a présenté une saison enthousiasmante malgré le contexte difficile que traverse le monde de la culture. Résidences, partenariats avec plusieurs festivals : la Cité crée, programme et se fait lieu d&rsquo;accueil. La saison 2026-2027 sera baignée par les lumières de l&rsquo;Asie centrale, avec plusieurs événements consacrés aux musiques des routes de la soie. La soirée en offrait la meilleure illustration.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">5 musiciens, 5 rivières</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Place au Panjrud Ensemble, « cinq rivières » en persan, en référence aux affluents qui donnent naissance à l&rsquo;Amou-Daria. Le quintet réunit <strong>Solmaz Badri</strong> (Iran, chant et santur), <strong>Sadriddin Gulov</strong> (Ouzbékistan, shashtar, g&rsquo;ijjak, doyra, chant), <strong>Tigran Davtyan</strong> (Arménie, duduk), <strong>Samuel Wornom</strong> (daf, tombak, chant) et <strong>Adrien Séguy</strong> à l&rsquo;accordéon. Il y a douze ans, ce dernier a parcouru la route de la soie jusqu&rsquo;en Chine, accordéon sur le dos. Il y a croisé Solmaz à Téhéran, Tigran à Erevan, et passé un mois chez Sadriddin à Boukhara. Réunis il y a deux ans, ces musiciens d&rsquo;âges et de pays différents ont vu naître « une alchimie improbable ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le concert s&rsquo;ouvre sur&nbsp;<em>Morgh-e Sahar</em>&nbsp;(« l&rsquo;oiseau de l&rsquo;aube »), célèbre tasnif iranien devenu chant de liberté, popularisé par le grand chanteur Mohammad-Reza Shajarian : l&rsquo;ode d&rsquo;un oiseau prisonnier de sa cage qui aspire à s&rsquo;en échapper. Tout un symbole pour Solmaz qui, pour rejoindre Marseille, a pris un car de Téhéran à Erevan, vingt-quatre heures à travers l&rsquo;Azerbaïdjan iranien. Ces retrouvailles sont « émotionnellement importantes », petite échappatoire face à une situation terrible. Vient ensuite&nbsp;<em>Uch Usul</em>, suite ouzbèke apprise à Boukhara dans laquelle les instruments sont lancés dans une ronde sans fin, pleine de gaieté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Adrien Séguy rappelle que la musique est un langage. À son arrivée à Boukhara en 2014, Sadriddin lui a appris une polka, devenue son passeport musical dans tous les pays traversés : la célèbre&nbsp;<em>Andijan Polka</em>, qui file comme une immense farandole, le shashtar virevoltant et l&rsquo;accordéon exultant. Moment suspendu ensuite avec la composition de Tigran Davtyan : une petite ritournelle nostalgique à l&rsquo;accordéon, puis avec l&rsquo;entrée du duduk, et l&rsquo;émotion est à son comble. La salle, conquise, l&rsquo;ovationne. Vient alors un second hommage à l&rsquo;Iran avec&nbsp;<em>Az khun-e javanan-e vatan</em>&nbsp;(« du sang des jeunes de la patrie »), tasnif d&rsquo;Aref Qazvini écrit pendant la Révolution constitutionnelle (1906-1912), hélas toujours d&rsquo;actualité.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Adrien Séguy, qui a grandi au pied d&rsquo;un château cathare, a choisi, lui, de partager&nbsp;<em>Lo Boièr</em>&nbsp;(« Le Bouvier »), grand chant occitan arrangé pour le quintet dans une version dense, rapide, qui s’emballe.&nbsp; Une vraie réussite aux accents presque rock. Le dernier morceau, puis le bis, sont fous : l&rsquo;Ouzbékistan et sa doyra, enflamment la salle, debout.</p>



<p class="wp-block-paragraph">ANNE-MARIE THOMAZEAU</p>



<pre class="wp-block-verse">Le concerts s’est déroulé <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">le 2 octobre</mark> à la <strong>Cité de la musique</strong></pre>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/sur-les-routes-de-la-soie/">Sur les routes de la soie</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/sur-les-routes-de-la-soie/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">138445</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Loghofète, ou le prénom perdu: Une enquête sur l’exil signée Fred Nevché </title>
		<link>https://journalzebuline.fr/loghofete-ou-le-prenom-perdu-une-enquete-sur-lexil-signee-fred-nevche/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=loghofete-ou-le-prenom-perdu-une-enquete-sur-lexil-signee-fred-nevche</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/loghofete-ou-le-prenom-perdu-une-enquete-sur-lexil-signee-fred-nevche/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Sep 2026 13:57:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la Une]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Arménie]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=138186</guid>

					<description><![CDATA[<p>Il est seul sur scène. Une vieille chanson arménienne s&#8217;élève. Sur l&#8217;écran, le portrait d&#8217;un couple apparaît, digne, venu d&#8217;un autre temps. Fred Nevché commence à parler. C&#8217;est un fleuve qu&#8217;il évoque. Il remonterait à contre-courant pour retrouver sa source. Il pourrait être le&#160;Nahr Beyrouthdont l’embouchure se situe dans la zone de&#160;Karantina, quartier d&#8217;installation des [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/loghofete-ou-le-prenom-perdu-une-enquete-sur-lexil-signee-fred-nevche/">Loghofète, ou le prénom perdu: Une enquête sur l’exil signée Fred Nevché </a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Il est seul sur scène. Une vieille chanson arménienne s&rsquo;élève. Sur l&rsquo;écran, le portrait d&rsquo;un couple apparaît, digne, venu d&rsquo;un autre temps. <strong>Fred Nevché</strong> commence à parler. C&rsquo;est un fleuve qu&rsquo;il évoque. Il remonterait à contre-courant pour retrouver sa source. Il pourrait être le&nbsp;Nahr Beyrouthdont l’embouchure se situe dans la zone de&nbsp;Karantina, quartier d&rsquo;installation des réfugiés arméniens après leur quarantaine du Lazaret. Il le sépare du Bourj Hammoud où beaucoup de familles se sont ensuite installées.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui se déroule sur le plateau, ce sont plusieurs histoires en une seule. Celle de la famille de Nevché d’abord et de son arrière-grand-père Loghofète, orfèvre arménien arrivé le 15 octobre 1923 au service sanitaire de quarantaine de Marseille, puis au camp Oddo, avec sa femme Satenik et leurs cinq enfants, dont le grand-père de l&rsquo;artiste. De ce prénom, l’artiste n&rsquo;a jamais retrouvé la moindre trace ailleurs. Personne d&rsquo;autre ne l&rsquo;a porté. Comment en retrouver l’origine&nbsp;?&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En avril 2025 Nevché rencontre, à l&rsquo;initiative de l&rsquo;Institut français et de la Bibliothèque Orientale de Beyrouth, Diala Lteif, urbaniste et historienne à Cambridge. Ensemble, ils vont imaginer, grâce aux fonds photographiques libanais, une traversée croisée entre le quartier de la quarantaine à Beyrouth et la mémoire de l’exil des Arméniens à Marseille. Si la famille de Nevché n’a jamais mis les pieds à Beyrouth, son destin ressemble à celui des exilés au Liban. En se rendant dans ce pays avec Diala, Fred retrouve les saveurs de son enfance&nbsp;: les sou-beureg, lasagnes arméniennes, le soudjouk, saucisse séchée…&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Ambre, satin et racisme</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le récit se déploie par fragments, entrecoupé de chansons : celle, magnifique, qu&rsquo;il compose autour du prénom de son arrière-grand-mère, Satenik, qui signifie ambre et satin tandis que son portrait s’anime en fonds d’écran. Des photos de famille défilent, tantes, cousins, grands-parents, tandis qu’à Beyrouth, Lteif décrit l&rsquo;architecture particulière des maisons arméniennes en tôle ondulée (tanaké), modulables, à charpente de bois, bâties par des mains d&rsquo;exilés.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le spectacle évoque les 58 000 réfugiés débarqués à Marseille entre 1922 et 1924 relégués dans des camps de fortune – Oddo, Saint-Jérôme, Les Milles –, l’hostilité de la population, jusqu&rsquo;aux mots de Simon Flaissières, sénateur-maire de Marseille en 1923 – pourtant connu comme le médecin des pauvres – dénonçant une redoutable immigration des peuples d’orient qui s’est «&nbsp;<em>abattu sur les quais de notre grand port. La variole, le typhus la peste se dirigent vers nous&nbsp;avec ces immigrants dénués de tout, réfractaire aux mœurs occidentales.</em> » De cette succession de voix, de visages, naît un objet hybride&nbsp;; un « podcast vivant », qui entrelace récit documentaire, poésie, chansons originales et projections d&rsquo;archives et dans lequel le prénom disparu de Loghofète incarne tous les anonymes de l&rsquo;exil.</p>



<p class="wp-block-paragraph">ANNE-MARIE THOMAZEAU</p>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">14 octobre 2026 </mark><br>Création française au Palais de la Porte Dorée – Musée national de l’histoire de l’immigration, à Paris, dans le cadre de la Saison Méditerranée.<br><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">28 octobre 2026</mark> <br><strong> </strong>Ouverture des Nouvelles Rencontres Averroès, à l’Espace Julien, Marseille</pre>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/loghofete-ou-le-prenom-perdu-une-enquete-sur-lexil-signee-fred-nevche/">Loghofète, ou le prénom perdu: Une enquête sur l’exil signée Fred Nevché </a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/loghofete-ou-le-prenom-perdu-une-enquete-sur-lexil-signee-fred-nevche/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">138186</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Les Émouvantes, La flûte autrement</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/les-emouvantes-la-flute-autrement/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=les-emouvantes-la-flute-autrement</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/les-emouvantes-la-flute-autrement/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lavinia Scott]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Sep 2026 13:23:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Musiques]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Aix-en-Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Émouvantes]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=138178</guid>

					<description><![CDATA[<p>En 1969, sortait Space Oddity, de David Bowie. Près de soixante ans plus tard, le quintet de Fanny Martin propose également une odyssée spatiale tout aussi novatrice que le folk-rock psychédélique de la légende britannique, mais dans un style assurément jazz. C’est à ce voyage intergalactique qu’a convié le quintet de Fanny Martin depuis la [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/les-emouvantes-la-flute-autrement/">Les Émouvantes, La flûte autrement</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">En 1969, sortait <em>Space Oddity</em>, de David Bowie. Près de soixante ans plus tard, le quintet de <strong>Fanny Martin</strong> propose également une odyssée spatiale tout aussi novatrice que le folk-rock psychédélique de la légende britannique, mais dans un style assurément jazz. C’est à ce voyage intergalactique qu’a convié le quintet de Fanny Martin depuis la salle Audoli du Conservatoire Pierre Barbizet de Marseille pour clôturer le festival des <strong><em>Émouvantes</em></strong>. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais avant le grand départ, il y avait d’abord le trio <strong>Journal Intime</strong>. Composé de <strong>Sylvain Bardiau</strong> à la trompette, <strong>Frédéric Gastard</strong> au saxophone basse et <strong>Matthias Mahler</strong> au trombone, le trio a traversé les époques et les styles. Passant de Jimi Hendrix à Chostakovitch ou même les mélodies du <em>Livre de la jungle</em>, Journal Intime reprend le tout avec les éclats du jazz. Puis la formation cuivrée s’oriente vers le bruitisme. Les notes se mutent en sons aux accents comiques, où les instruments évoquent tour à tour des voix de personnages de dessins animés, un scratch de vinyle ou encore des gargouillements lorsque le saxophoniste verse de l’eau dans son embouchure.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Puis arrive, dans un tout autre style, le projet <em>Jet Wistle</em> de Fanny Martin, accompagnée de <strong>Jules Regard</strong> (trombone), <strong>Adlane Aliouche</strong> (claviers), <strong>Théo Fardèle</strong> (basse), et <strong>Sacha Souêtre</strong> (batterie). Avec sa flûte traversière, la leadeuse bouscule les codes du classique grâce à des effets de reverb ou les recherches harmoniques sonores. La flûte est déchaînée et scintillante, portée par des esthétiques électro, rock, ou bruitiste.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a aussi des passages doux, qui laissent place à une voix aérienne ou un solo de trombone à la reverb appuyée. La performance multiplie les éclats d’énergie pour mieux suivre un personnage perdu dans l’espace, cherchant la «&nbsp;planète des poissons&nbsp;». Major Tom ne retrouvera pas sa planète bleue, mais Fanny a certainement trouvé la sienne et le public aussi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">LAVINIA SCOTT</p>



<pre class="wp-block-verse">Concert donné le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">12 septembre</mark> au Conservatoire Pierre Barbizet.<br>Une proposition du festival les <em>Émouvantes</em>.</pre>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/les-emouvantes-la-flute-autrement/">Les Émouvantes, La flûte autrement</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/les-emouvantes-la-flute-autrement/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">138178</post-id>	</item>
		<item>
		<title>La Maison Forestière d’Anne Alvaro et François Cervantès : parler d’inceste et prendre soin </title>
		<link>https://journalzebuline.fr/la-maison-forestiere-danne-alvaro-et-francois-cervantes-parler-dinceste-et-prendre-soin/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=la-maison-forestiere-danne-alvaro-et-francois-cervantes-parler-dinceste-et-prendre-soin</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/la-maison-forestiere-danne-alvaro-et-francois-cervantes-parler-dinceste-et-prendre-soin/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Sep 2026 11:52:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la Une]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[François Cervantes]]></category>
		<category><![CDATA[Friche]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=138167</guid>

					<description><![CDATA[<p>La délicatesse d’écriture de François Cervantès, sur un sujet comme les violences intrafamiliales et l’inceste, peut laisser un sentiment ambigu. Le respect bienfaisant qu’il dégage pour son personnage, la victime, est évident, et rare dans ce moment qui exhibe et médiatise les plaies, et qui expose les victimes à un double traumatisme&#160;: celui de la [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/la-maison-forestiere-danne-alvaro-et-francois-cervantes-parler-dinceste-et-prendre-soin/">La Maison Forestière d’Anne Alvaro et François Cervantès : parler d’inceste et prendre soin </a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">La délicatesse d’écriture de <strong>François Cervantès</strong>, sur un sujet comme les violences intrafamiliales et l’inceste, peut laisser un sentiment ambigu. Le respect bienfaisant qu’il dégage pour son personnage, la victime, est évident, et rare dans ce moment qui exhibe et médiatise les plaies, et qui expose les victimes à un double traumatisme&nbsp;: celui de la violence, celui de sa révélation.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la mise à distance peut aussi être vue comme une atténuation, un dévoiement, une appropriation, qui peut aussi choquer les victimes qui ont besoin d’une accusation crue, d’une dénonciation radicale, qui ne se déroulerait pas face à un homme assis qui est de fait l’auteur, et le metteur en scène, des mots et des maux d’une autre. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car le parti pris de François Cervantès est de mettre en abyme théâtral la révélation de cette femme, directrice de théâtre, qui a été battue et violée par son père comme ses sœurs. Elles ont toutes failli en mourir, on les a séparées en les «&nbsp;plaçant&nbsp;». Et si les mains tendues, les livres, le théâtre, ont «&nbsp;sauvé&nbsp;» cette femme, il n’en est pas de même de ses sœurs.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">1 enfance sur 10</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Anne Alvaro</strong> entre progressivement dans le personnage. Se présente&nbsp;: Anne Alvaro, actrice, portant les mots de François, qui est là et répond «&nbsp;oui&nbsp;». Puis elle s’approche d’une servante – cette lampe de théâtre qui sert à éclairer les plateaux vides – et entre dans le rêve de son personnage – qui représente une personne vraie – pour dire ses mots, soit la transcription calme et sereine, que l’auteur en fait.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’un geste, quand elle évoque le moment où son père la fait venir dans son lit, Anne Alvaro ploie comme une liane. S’écroule, de biais. Au paroxysme du spectacle, sans même hurler, un peu plus fort, un peu plus raide, elle évoque la hache qu’elle arrache aux mains de son père qui allait décapiter sa sœur.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>La Maison forestière</em> prend le temps de remercier de leur délicatesse ceux qui tendent la mains accueillent, protègent. De souligner les vertus réparatrices du jeu, du théâtre, des fictions, de l’onirique. Le spectacle émeut et déclenche une immense compassion. Mais compatir signifie souffrir avec. Pour se débarrasser des réflexes incestueux qui ravagent 1 enfance sur 10 en France, il ne s’agit plus seulement de compatir, mais d’accorder pleinement crédit aux victimes directes qui savent aussi, aujourd’hui, prendre la parole.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">AGNÈS FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>La Maison forestière</em> a été créé à la Friche Belle de Mai (Marseille) <br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">du 8 au 12 septembre.</mark></pre>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/la-maison-forestiere-danne-alvaro-et-francois-cervantes-parler-dinceste-et-prendre-soin/">La Maison Forestière d’Anne Alvaro et François Cervantès : parler d’inceste et prendre soin </a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/la-maison-forestiere-danne-alvaro-et-francois-cervantes-parler-dinceste-et-prendre-soin/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">138167</post-id>	</item>
		<item>
		<title>« Glaneuses et glaneurs » : une cartographie sensible du monde avec les diplomé·e·s des Beaux-arts de Marseille</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/glaneuses-et-glaneurs-une-cartographie-sensible-du-monde-avec-les-diplome%c2%b7e%c2%b7s-des-beaux-arts-de-marseille/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=glaneuses-et-glaneurs-une-cartographie-sensible-du-monde-avec-les-diplome%25c2%25b7e%25c2%25b7s-des-beaux-arts-de-marseille</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/glaneuses-et-glaneurs-une-cartographie-sensible-du-monde-avec-les-diplome%c2%b7e%c2%b7s-des-beaux-arts-de-marseille/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Sep 2026 09:58:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Beaux-Arts]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Expo]]></category>
		<category><![CDATA[Glaneurs]]></category>
		<category><![CDATA[Glaneuses]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Varda]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=138081</guid>

					<description><![CDATA[<p>Glaneuses et glaneurs propose de considérer les pratiques artistiques comme autant de façons de « glaner » dans l’environnement, qu’il soit physique ou intellectuel. Dans les travaux des 36 jeunes artistes et designers présents, l’acte de glaner devient moins une collecte qu’une manière de prêter attention aux relations : entre les êtres, les matières, les [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/glaneuses-et-glaneurs-une-cartographie-sensible-du-monde-avec-les-diplome%c2%b7e%c2%b7s-des-beaux-arts-de-marseille/">« Glaneuses et glaneurs » : une cartographie sensible du monde avec les diplomé·e·s des Beaux-arts de Marseille</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Glaneuses et glaneurs</em></strong> propose de considérer les pratiques artistiques comme autant de façons de « glaner » dans l’environnement, qu’il soit physique ou intellectuel. Dans les travaux des 36 jeunes artistes et designers présents, l’acte de glaner devient moins une collecte qu’une manière de prêter attention aux relations : entre les êtres, les matières, les territoires et les mémoires. Les pratiques sont multiples et les médiums variés&nbsp;: peinture, sculpture, photographie, installation, design, performance, vidéo.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Terre et ciel</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’entrée de l’exposition on découvre une constellation de cinq vases en céramique de <strong>Yijie Fan</strong>, présentés sur des socles à différentes hauteurs, titrée <em>Mémoire du sol</em>, portant sur tous leurs côtés des empreintes de sol récoltées par l’artiste. Tout autour, plusieurs œuvres qui regardent du côté du ciel, de la spiritualité, des rêves&nbsp;: <em>Promenade stellaire</em> de <strong>Valentin Aubert</strong>, une structure en tiges et plateaux de métal fine et légère, telle une cartographie en 3D, accueillant diverses sphères en verre coloré, réalisées lors d’un workshop avec le Cirva.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Esprit es-tu là</em>&nbsp;? d’<strong>Elliot Fortin</strong>, une vidéo documentaire d’une trentaine de minutes, accompagnée d’un petit carnet de photographies et de dessins rêveurs, réalisée lors de son séjour au sein de la communauté spirituelle de la Vale do Amanhecer au Brésil, où on découvre une communauté baignant dans un syncrétisme religieux total, qui compte des milliers d&rsquo;habitants et de médiums résidents. Ou bien encore un tableau de <strong>Victoire Junot</strong>, <em>La chimère et les endormies</em>, à l’aspect de conte doux, et une série de 16 dessins aux traits fins de <strong>Kaki Weiss</strong>, <em>Cantique des oiseaux</em>, réalisés sur set de table jaune, figurant sur chacun un homme ou une femme à tête d’oiseau et au corps nu, en train de danser.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Intimes</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En peinture, à côté des propositions à tendance surréaliste amusante et inquiétante de <strong>Mathilde Jardin</strong> (<em>Les jeux sont faits</em> &#8211; <em>Communion, colza et gymnastique</em> &#8211; <em>Tubercules</em>) on trouve plusieurs travaux figuratifs liés aux relations familiales ou intimes&nbsp;: une peinture qui regarde pour retenir avec <strong>Florian Leu</strong> et ses deux portraits attentionnés de grand-mère, accrochés côte à côte, <em>Nonna</em> et <em>Mamie</em>. Et dispersés dans plusieurs espaces de l’exposition, les œuvres d’<strong>Emilie Martinez Ngombet</strong>, une constellation autour de la transmission, de la filiation et des gestes domestiques&nbsp;: portrait de <em>Sophie Akendengue</em>, assise cigarette à la main au coin d’une table, regard perçant. <em>Main de maman</em> et <em>Structure de soutien</em>, petite peinture à l’huile sur bois posée à l’horizontale sur un petit support en plâtre et en grès, au-dessus desquels est installée <em>Aux tresses que j’ai coupées</em>, deux suspensions composées de mèches synthétiques et de grès blanc. Et <em>Triptyque autour de la table</em>, huile sur un bloc de bois aux côtés biseautés, représentant une sorte d’architecture familiale&nbsp;: ombre de dossier de chaise, bras nu et main ouverte, verre de vin, femme assise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce même registre, une vidéo d’une dizaine de minutes signée <strong>Zoé Bardot</strong>, <em>J’aime tout</em> <em>(extrait)</em>. L’artiste est filmée en train d’ouvrir de vieilles portes, fermées depuis longtemps, dont les serrures résistent, de sa maison familiale, et redécouvre en les commentant espaces, objets et histoires intimes.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">MARC VOIRY</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Glaneuses et glaneurs</em></strong> <br>Jusqu’au <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">4 octobre </mark><br>Friche la Belle de Mai, Marseille</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/arts-visuels">Art Visuel</a> ici </p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/glaneuses-et-glaneurs-une-cartographie-sensible-du-monde-avec-les-diplome%c2%b7e%c2%b7s-des-beaux-arts-de-marseille/">« Glaneuses et glaneurs » : une cartographie sensible du monde avec les diplomé·e·s des Beaux-arts de Marseille</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/glaneuses-et-glaneurs-une-cartographie-sensible-du-monde-avec-les-diplome%c2%b7e%c2%b7s-des-beaux-arts-de-marseille/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">138081</post-id>	</item>
	</channel>
</rss>
