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	<title>Archives des On y était - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des On y était - Journal Zebuline</title>
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		<title>À Éguilles, Cathy Heiting pique au vif</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Dussutour]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Sep 2026 08:36:26 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’inlassable contre-diva provençale Cathy Heiting présentait ce soir-là son nouveau projet en trio consacré à la condition féminine avec la pianiste la plus swinguante des alentours, Maryline Ferrero, et la batteuse Aurélie Agullo, issue d’univers plus rock. Croisant des extraits de « Convenances et bonnes manières », un manuel de « savoir-vivre » à l’usage des femmes paru en [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">L’inlassable contre-diva provençale <strong>Cathy Heiting</strong> présentait ce soir-là son nouveau projet en trio consacré à la condition féminine avec la pianiste la plus swinguante des alentours, <strong>Maryline Ferrero</strong>, et la batteuse <strong>Aurélie Agullo</strong>, issue d’univers plus rock. Croisant des extraits de « <em>Convenances et bonnes manières </em>», un manuel de « savoir-vivre » à l’usage des femmes paru en 1964, qu’elle a retrouvé dans les affaires de sa mère, avec des standards de jazz agrémentés de quelques incartades hors-piste, le trio déroule un set féministe et narquois du meilleur aloi. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Revendication et joie de vivre</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est une lecture musicale délicieusement subversive qui se déploie et les thèmes interprétés font écho aux extraits choisis, telle cette livraison de <em>A Child Is Born</em> lors du tableau rétrospectivement hilarant consacré à l’éducation des enfants. Pendant que la leadeuse lit avec une conviction débordante de second degré, la pianiste égraine quelques notes bleues, et la batteuse, elle, développe quelques piques percussives bien senties. La fin du programme se dirige vers l’émotion, avec quelques mots personnels adressés par Heiting à sa mère, soulignés par une interprétation de <em>Piensa en mi</em> (ce boléro composé en 1935 revigoré par l’interprétation de Luz Casal dans <em>Talons Aiguilles</em> d’Almodovar en 1991).&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La prestation se termine entre revendication (<em>You don’t owe me</em> «&nbsp;Je ne t’appartiens pas&nbsp;» de Lesley Gove en 1963&nbsp;: le premier hit féministe étatsunien) et joie de vivre avec notamment James Brown… une sorte de braquage bien senti sur un monument de soul écrit par un vieux macho que l’on dirait masculiniste de nos jours.</p>



<p class="wp-block-paragraph">LAURENT DUSSUTOUR</p>



<p class="wp-block-paragraph">Concert donné le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">22 août </mark>au domaine Camaïssette, Éguilles. </p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>À venir</strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">23 septembre</mark><br>Hôtel C2, Marseille</pre>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>« Unworlding » : réinventer le monde à la Friche </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Sep 2026 14:42:27 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Une exposition portéé par The Racial Imaginary Institute, plateforme fondée par la poète Claudia Rankine et le photographe John Lucas, qui travaille sur les constructions raciales à travers l’art, la recherche et la pensée. « Unworlding » : dé-assembler un monde construit par des histoires de colonialisme, racisme, déplacement de populations, dépossession des territoires. Parmi la quinzaine d’artistes [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Une exposition portéé par <a href="https://www.theracialimaginary.org/"><strong>The Racial Imaginary</strong> <strong>Institute</strong></a>, plateforme fondée par la poète <strong>Claudia Rankine</strong> et le photographe <strong>John Lucas</strong>, qui travaille sur les constructions raciales à travers l’art, la recherche et la pensée. « Unworlding » : dé-assembler un monde construit par des histoires de colonialisme, racisme, déplacement de populations, dépossession des territoires. Parmi la quinzaine d’artistes présents, plusieurs, américain·e·s, sont en résidence à la Fondation Camargo à Cassis.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Défaire</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’un des exemples les plus littéraux de la notion de «&nbsp;défaire&nbsp;» se trouve sur une petite étagère blanche, où est exposé, par <strong>Sonya Clark</strong>, sous le titre <em>Unraveled</em> ce qu’il reste d’un drapeau confédéré (associé à la défense de l&rsquo;esclavage et à la suprématie blanche) détricoté&nbsp;: du coton dénoué, réduit à des fils, rassemblés en trois petits tas, rouge, blanc, bleu. Une œuvre non spectaculaire, qui a demandé patience, attention et travail partagé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chez <strong>Adam Pendleton</strong>, c&rsquo;est l&rsquo;image d&rsquo;un monument qui est soumise à la déconstruction. <em>Notes on the Robert E. Lee Monument, Richmond VA (figure)</em> est une vidéo en noir et blanc (de 7 minutes) qui se focalise sur la statue équestre du général confédéré Robert E. Lee à Richmond, en Virginie. Un monument devenu le point central des manifestations de <strong>Black Lives Matter</strong> en 2020, à la suite du meurtre de George Floyd. Parcourue de flashes lumineux et d’obscurité, la caméra tourne autour de la statue clôturée, recouverte de graffitis et slogans (« ACAB », « I Can&rsquo;t Breathe »&#8230;), transformant la statue confédérée en symbole de résistance antiraciste.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="928" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.2.jpg?resize=696%2C928&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-138020" style="aspect-ratio:0.7500104075600517;width:424px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.2-scaled.jpg?resize=768%2C1024&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.2-scaled.jpg?resize=225%2C300&amp;ssl=1 225w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.2-scaled.jpg?resize=1152%2C1536&amp;ssl=1 1152w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.2-scaled.jpg?resize=1536%2C2048&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.2-scaled.jpg?resize=150%2C200&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.2-scaled.jpg?resize=300%2C400&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.2-scaled.jpg?resize=696%2C928&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.2-scaled.jpg?resize=1068%2C1424&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.2-scaled.jpg?w=1920&amp;ssl=1 1920w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.2-scaled.jpg?resize=315%2C420&amp;ssl=1 315w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.2-scaled.jpg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Notes on the Robert E. Lee Monument, Richmond VA</em> &#8211; Adam Pendleton © M.V.</figcaption></figure>
</div>

<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="928" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.1.jpg?resize=696%2C928&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-138018" style="width:297px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.1-scaled.jpg?resize=768%2C1024&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.1-scaled.jpg?resize=225%2C300&amp;ssl=1 225w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.1-scaled.jpg?resize=1152%2C1536&amp;ssl=1 1152w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.1-scaled.jpg?resize=1536%2C2048&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.1-scaled.jpg?resize=150%2C200&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.1-scaled.jpg?resize=300%2C400&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.1-scaled.jpg?resize=696%2C928&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.1-scaled.jpg?resize=1068%2C1424&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.1-scaled.jpg?w=1920&amp;ssl=1 1920w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.1-scaled.jpg?resize=315%2C420&amp;ssl=1 315w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.1-scaled.jpg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Salvage</em> &#8211; Rana Batrawi © M.V.</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Gaza</mark></strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Plusieurs œuvres font directement référence à Gaza&nbsp;: à l’entrée de l’exposition, <em>Salvage</em> de <strong>Rana Batrawi</strong> est une sculpture-installation de trois mètres d’envergure, réalisée à partir de gravats provenant de bâtiments détruits à Gaza lors de la guerre de 2021. Un tas gris dans lesquelles se trouvent des traces de vie&nbsp;: des photographies, une télévision qui grésille, un livre (<em>Men in the sun</em> de Ghassan Kanafani). Une mémoire, une identité et des émotions qui résistent au milieu des décombres.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Juste à côté, sous le titre <em>I love Gaza</em> de <strong>Shareef Sarhan</strong>, une installation constituée d’un ensemble de petits blocs de béton posés individuellement sur des socles, sérigraphiés, sur tous leurs côtés, d’images d’immeubles, transpercés de fers à béton sectionnés. Quelques mètres plus loin, trois photographies d’<strong>Amer Nasser&nbsp;</strong>: <em>En attendant le cessez-le-feu</em>, <em>En attendant le retour</em> et <em>En attendant la reconstruction</em>, documentant, dans une temporalité étrange, à la fois suspendue et suivant son cours, des signaux de vie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">MARC VOIRY</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Unworlding</em></strong><br>Jusqu’au <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">11 octobre</mark><br><a href="https://www.lafriche.org">Friche la Belle de Mai</a>, Marseille</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/arts-visuels">Art visuel</a> ici </p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Survivances, mémoire et transmission </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Carla Lorang]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Sep 2026 11:45:32 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Habitué aux assemblées, aux débats et aux fonctionnaires en cravate, l’Hôtel de Région accueille un tout autre univers du 27 août au 20 septembre avec l’exposition d’art contemporain Survivances organiséepar Le Cube hors les murs. Après un premier projet, Ce qu’il reste du monde, présenté à la Maison arménienne de la jeunesse et de la [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Habitué aux assemblées, aux débats et aux fonctionnaires en cravate, l’Hôtel de Région accueille un tout autre univers du 27 août au 20 septembre avec l’exposition d’art contemporain <strong><em><a href="https://www.maregionsud.fr/agendas/detail/survivances">Survivances</a></em></strong> organiséepar Le Cube hors les murs<em>.</em> Après un premier projet, <em>Ce qu’il reste du monde</em>, présenté à la Maison arménienne de la jeunesse et de la culture en mai dernier, le trio de commissaires marseillais – <strong>Rebecca Brodskis</strong>, <strong>Silvio Mildonian</strong> et <strong>Jean-Philippe Vigneron</strong> – poursuit son travail en réunissant une vingtaine de jeunes artistes autour de <em>Survivances</em>. Une exposition qui explore, à travers une diversité de médiums – peintures, sculptures, performances… – ce qui subsiste après les bouleversements, ce qui continue d’exister malgré les ruptures&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Ce qui reste</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’entrée de l’exposition, l’immense toile au crayon de <strong>Julie Darmon</strong>, aux allures du <em>Dormeur du val</em>, interpelle. Inspirée par <em>Touching Reality</em> (2012) de Thomas Hirschhorn, Julie Darmon puise dans des images de corps mutilés issues de différents conflits trouvées en accès libre sur Internet. Sur une immense toile, sont représentées trois victimes de morts violentes dépourvues de couleurs et recomposées en une figure anonyme. Avec <em>Survivances</em>, leur mémoire continue de résonner, tandis que d’autres artistes prolongent cette même réflexion sur les traces laissées par les conflits. Avec <em>My Dear Gaza… I Love You</em>, <strong>Shareef Sarhan</strong> rassemble des photographies prises à Gaza entre 2005 et 2023. Après la destruction de son studio et d’une partie de ses archives, ces images deviennent des témoins directs d’un quotidien ordinaire bouleversé, dont il retranscrit des fragments sur des pierres cubiques couleur ocre.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex"><div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="500" height="632" data-id="137993" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG_6926.jpg?resize=500%2C632&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-137993" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG_6926.jpg?w=500&amp;ssl=1 500w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG_6926.jpg?resize=237%2C300&amp;ssl=1 237w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG_6926.jpg?resize=150%2C190&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG_6926.jpg?resize=300%2C379&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG_6926.jpg?resize=332%2C420&amp;ssl=1 332w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /><figcaption class="wp-element-caption">© C.L.</figcaption></figure>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="500" height="794" data-id="137994" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG_6943.jpg?resize=500%2C794&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-137994" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG_6943.jpg?w=500&amp;ssl=1 500w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG_6943.jpg?resize=189%2C300&amp;ssl=1 189w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG_6943.jpg?resize=150%2C238&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG_6943.jpg?resize=300%2C476&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG_6943.jpg?resize=264%2C420&amp;ssl=1 264w" sizes="auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px" /><figcaption class="wp-element-caption">© C.L.</figcaption></figure>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Place à la couleur</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À quelques pas de là, Silvio Mildonian, artiste d’origine arménienne, présente des toiles colorées inspirées de l’expressionnisme abstrait. Des peintures faites de couches successives, faisant écho aux manuscrits arméniens enterrés pendant les invasions pour être préservés. « <em>Les textes pouvaient disparaître, tandis que les couleurs, elles, subsistent. La couleur devient une trace, capable de traverser le temps</em> », explique-t-il. <em>Survivances</em> interroge les formes contemporaines de la mémoire, de la transmission et de permanence, un troisième chapitre intitulé <em>Hypothèse d’un paradis</em> prévoit de prolonger cette démarche.</p>



<p class="wp-block-paragraph">CARLA LORANG</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Survivances</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">28 août au 9 septembre<br></mark><a href="https://www.maregionsud.fr">Hôtel de Région</a>, Marseille</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/arts-visuels/"><em>Arts visuels</em> ici</a></p>
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		<title>Le poids des morts</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Aug 2026 12:22:27 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La mort accompagne depuis longtemps le désir de modernité de la danse. Elle faisait déjà du Roméo et Juliette d’Angelin Preljocaj une pièce inoubliable. Dans le pas de deux final, Roméo empoigne Juliette inerte et tente de lui insuffler les gestes qui avaient éclairé sa vie ; réveillée trop tard, elle les lui rend avec [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">La mort accompagne depuis longtemps le désir de modernité de la danse. Elle faisait déjà du <em>Roméo et Juliette</em> d’<strong>Angelin Preljocaj</strong> une pièce inoubliable. Dans le pas de deux final, Roméo empoigne Juliette inerte et tente de lui insuffler les gestes qui avaient éclairé sa vie ; réveillée trop tard, elle les lui rend avec moins de force, mais le même désespoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Requiem(s)</em> revient à plusieurs reprises sur cette image. Duos, trios et ensembles se construisent entre corps vivants et corps abandonnés à leur poids. On relève, traîne, porte, enlace ; l’élan se brise contre l’inertie. Ce travail redoutable exige des dix-neuf interprètes une technique souveraine : donner sa vérité au relâchement sans perdre la précision du geste. Le chaos vient régulièrement rompre les architectures, jusque dans une bande sonore remarquablement pensée. La fureur mélancolique de <strong>System of a Down</strong> surprend davantage que Ligeti, Bach ou Messiaen, mais s’impose. On ne sait plus si la paix se trouve dans la frénésie des vivants ou dans la douce quiétude des morts.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Libérer la vie</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La voix de Gilles Deleuze prolonge le travail engagé par le chorégraphe dans <em>Deleuze/Hendrix</em> : corps et pensée, existence et idée ne sont jamais compartimentés. Évoquant Primo Levi et la « honte d’être un homme », le philosophe assigne à l’art la tâche de « libérer la vie que l’homme a emprisonnée ». La Shoah élargit ainsi le deuil intime aux morts de l’Histoire. Plus loin, des voix marquées par l’âge racontent la perte d’un nouveau-né et retrouvent dans le récit une tendresse et une vigueur intactes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette porosité gagne toute la pièce. Sur Messiaen, fait rare chez Preljocaj, la mélopée semble un instant dicter sa ligne à la danse, sans que celle-ci devienne mimétique. Les vidéos de <strong>Nicolas Clauss</strong>, qui évoquent Bill Viola, reprennent l’image sur laquelle s’achevait <em>Mythologies</em> : <em>Requiem(s)</em> commence là où l’œuvre précédente finissait. Les costumes gothiques d’<strong>Eleonora Peronetti</strong>, les Pietà, les figures renaissantes et les poupées de <em>Noces</em> composent moins un musée de la mort qu’un répertoire de formes sans cesse réanimées. Vie et mort travaillent ici plus que jamais le même corps.</p>



<p class="wp-block-paragraph">SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Requiem(s)</em> a été donné du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">28 au 30 juillet</mark> au Théâtre de l’Archevêché, à Aix-en-Provence.</pre>



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		<title>L’art du dialogue s’impose à la Roque d’Anthéron</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Aug 2026 13:00:29 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>À La Roque, le piano se donne le plus souvent seul, à deux ou face à l’orchestre. Le duo avec violoncelle demeure plus rare, et la réunion de deux artistes amis de longue date n’ayant pourtant jamais partagé l’affiche ensemble, avait de quoi enthousiasmer. Et ce d’autant plus qu’aucune des partitions choisies ne relègue le [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">À La Roque, le piano se donne le plus souvent seul, à deux ou face à l’orchestre. Le duo avec violoncelle demeure plus rare, et la réunion de deux artistes amis de longue date n’ayant pourtant jamais partagé l’affiche ensemble, avait de quoi enthousiasmer. Et ce d’autant plus qu’aucune des partitions choisies ne relègue le clavier au rang d’accompagnateur, et que chacune se distingue par une approche singulière de la composition et de l’instrument.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Fauré, inclassable parmi les inclassables, ouvre ce parcours. <strong>Victor Julien-Laferrière</strong> tire de son instrument un chant mélodique presque éthéré, mais aussi poignant et puissant lorsque l’écriture l’exige. Rien n’est forcé : la ligne respire, soutenue par un piano qui ne la double pas mais l’interroge, l’oriente et lui ouvre d’autres profondeurs. Sur le rare Stephen Paulello Opus 102 aux cordes parallèles, <strong>Lucas Debargue</strong>, pianiste singulier, lettré, également compositeur, distingue chaque voix sans assécher le lyrisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La <em>Sonate</em> de César Franck confirme cet équilibre. Sa version pour violoncelle, autorisée par le compositeur, n’est pas une transcription de circonstance. Le violoncelle n’y occupe pas le centre soliste : il est porté, entouré, englobé par l’architecture mouvante et fascinante d’un piano monumental. La technique est omniprésente ; l’intelligence des plans et la musicalité à l’œuvre n’étonnent pas quand on sait également la carrière de chef d’orchestre de Victor Julien-Laferrière, à l’écoute de toutes les inflexions qui l’entourent.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le sens de l’écoute</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Après l’entracte, les <em>Trois Pièces</em> de Nadia Boulanger fascinent. Deux viennent de l’orgue et conservent quelque chose de son étagement des registres : le violoncelle devient tour à tour pédalier mouvant ou ligne suspendue, tandis que le piano fait chanter le grave et diffuse l’harmonie dans l’aigu. Qui porte alors le chant ? Les deux instruments, selon un échange constant des fonctions. Trop souvent considérée d’abord comme pédagogue, ou laissée dans l’ombre de sa sœur Lili, Nadia Boulanger apparaît ici de nouveau comme une musicienne passionnante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Grieg ne rompt pas le fil français : on entend plutôt l’estime réciproque que lui et Ravel se vouaient. La netteté du rythme, la couleur, l’art de faire surgir un paysage de l’harmonie. Le duo révèle la modernité et les accents presque français de cette <em>Sonate</em> sans lui retirer son élan propre. Leur entente se mesure moins aux regards échangés qu’à la précision avec laquelle chacun sait écouter et laisser place à l’autre.</p>



<pre class="wp-block-verse">SUZANNE CANESSA<br>Le concert a été donné <strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">le 1<sup>er</sup> août</mark></strong> au Parc de Florans dans le cadre du festival international de piano de la Roque d’Anthéron</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/musiques/">Musiques </a>ici </p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Le poids des morts</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Aug 2026 11:59:40 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La mort accompagne depuis longtemps le désir de modernité de la danse. De La Mort du cygne de Fokine au Sacre du printemps, un corps s’éteint pour qu’une forme renaisse. Elle faisait déjà du Roméo et Juliette d’Angelin Preljocaj une pièce inoubliable. Dans le pas de deux final, Roméo empoigne Juliette inerte et tente de [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">La mort accompagne depuis longtemps le désir de modernité de la danse. De <em>La Mort du cygne</em> de Fokine au <em>Sacre du printemps</em>, un corps s’éteint pour qu’une forme renaisse. Elle faisait déjà du <em>Roméo et Juliette</em> d’<strong>Angelin Preljocaj</strong> une pièce inoubliable. Dans le pas de deux final, Roméo empoigne Juliette inerte et tente de lui insuffler les gestes qui avaient éclairé sa vie ; réveillée trop tard, elle les lui rend avec moins de force, mais le même désespoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Requiem(s)</em> revient à plusieurs reprises sur cette image. Duos, trios et ensembles se construisent entre corps vivants et corps abandonnés à leur poids. On relève, traîne, porte, enlace ; l’élan se brise contre l’inertie. Ce travail redoutable exige des dix-neuf interprètes une technique souveraine : donner sa vérité au relâchement sans perdre la précision du geste. Le chaos vient régulièrement rompre les architectures, jusque dans une bande sonore remarquablement pensée. La fureur mélancolique de System of a Down surprend davantage que Ligeti, Bach ou Messiaen, mais s’impose. On ne sait plus si la paix se trouve dans la frénésie des vivants ou dans la doucequiétude des morts.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Libérer la vie</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La voix de Gilles Deleuze prolonge le travail engagé dans <em>Deleuze/Hendrix</em> : corps et pensée, existence et idée ne sont jamais compartimentés. Évoquant Primo Levi et la « honte d’être un homme », le philosophe assigne à l’art la tâche de « libérer la vie que l’homme a emprisonnée ». La Shoah élargit ainsi le deuil intime aux morts de l’Histoire. Plus loin, des voix marquées par l’âge racontent la perte d’un nouveau-né et retrouvent dans le récit une tendresse et une vigueur intactes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette porosité gagne toute la pièce. Sur Messiaen, fait rare chez Preljocaj, la mélopée semble un instant dicter sa ligne à la danse, sans que celle-ci devienne mimétique. Les vidéos de <strong>Nicolas Clauss</strong>, qui évoquent Bill Viola, reprennent l’image sur laquelle s’achevait <em>Mythologies</em> : <em>Requiem(s)</em> commence là où l’œuvre précédente finissait. Les costumes gothiques d’<strong>Eleonora Peronetti</strong>, les Pietà, les figures renaissantes et les poupées de <em>Noces</em> composent moins un musée de la mort qu’un répertoire de formes sans cesse réanimées. Vie et mort travaillent ici plus que jamais le même corps.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>SUZANNE CANESSA</strong></p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Requiem(s)</em> a été donné <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">du 28 au 30 juillet</mark> au Théâtre de l’Archevêché, à Aix-en-Provence.</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/">Scènes ici</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Avant le soir : Du théâtre social et engagé à Marseille</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chris Bourgue]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Jul 2026 12:54:35 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Olivier Pauls]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le festival Avant le soir a permis au public de découvrir un dispositif particulier qui consiste à s’occuper d’enfants hospitalisés au service hémato-oncologie de l’hôpital La Timone. Il y a 20 ans, Cathy Darietto, profondément touchée par leurs souffrances et leur isolement, créait la compagnie Après la pluie, pour leur venir en aide. Sur l’espace [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Le festival <strong><em>Avant le soir</em></strong> a permis au public de découvrir un dispositif particulier qui consiste à s’occuper d’enfants hospitalisés au service hémato-oncologie de l’hôpital La Timone. Il y a 20 ans, <strong>Cathy Darietto</strong>, profondément touchée par leurs souffrances et leur isolement, créait la compagnie <strong>Après la pluie</strong>, pour leur venir en aide. Sur l’espace dépouillé de la place Labadié, avec les comédiennes <strong>Agnès Audiffren</strong> et <strong>Claire Philippe</strong>, elle expose la genèse de son projet. Visite aux enfants dans les chambres stérilisées, dialogue, écriture, chansons. Il s’agissait de « <em>mettre des mots sur les maux</em> ». Les enfants ont écrit, les musiciens mis leurs mots en musique. Des livres et des CD ont été édités et vendus.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une expérience unique, une mise en scène adaptée</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Tâche délicate car il fallait créer l’empathie en respectant la distance, <strong>Olivier Pauls</strong> s’est attelé à la mise en scène en recueillant le ressenti des comédiennes. Ainsi il y a deux espaces de jeu&nbsp;: celui des chansons, de la poésie et celui de l’expérience des artistes confrontés à une situation si particulière pour des interprètes.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La version donnée dans le jardin a dû être adaptée spécialement car les spectacles étaient auparavant joués dans des espaces clos. Les textes des enfants parfois très jeunes sont chantés, ils disent leurs rêves, leurs espoirs, mais aussi leurs douleurs. Écrire et chanter leur a permis d’oublier un moment leur situation. Ils laissent leur «&nbsp;trace&nbsp;», même si certains ont maintenant disparu… Hommage à ces artistes totalement engagés qui trouvent la manière la plus juste possible de rendre compte de la parole de ces enfants qui ont beaucoup parlé d’amour. «&nbsp;<em>L’amour, c’est essentiel</em>&nbsp;», disent-ils.</p>



<p class="wp-block-paragraph">CHRIS BOURGUE</p>



<pre class="wp-block-verse">…<em>Traces</em>… s’est joué le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">15 juillet </mark>place Labadie. <br>Prochaines représentations les <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">29 juillet</mark> au jardin Benedetti et le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">18 août</mark> au square Bertie Albrecht </pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/on-y-etait/"><em>On y était</em> ici </a></p>
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		<title>L&#8217;Orchestre des Jeunes de la Méditerranée électrise Aix</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Jul 2026 12:33:37 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est toujours un bonheur d&rsquo;assister à un concert de l&rsquo;Orchestre des Jeunes de la Méditerranée. Leur fougue et leur enthousiasme donnent aux œuvres une vitalité particulière, celle d&rsquo;une jeunesse qui découvre ensemble un répertoire exigeant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus de vingt nationalités sont représentées dans cette formation symphonique, réunie quelques jours avant le concert dans le cadre du <em>Festival d’Aix-en-Provence</em> : le pari est de faire naître en quelques jours une communauté sonore à partir de personnalités qui n&rsquo;ont rien de commun a priori. Pour cette session, l&rsquo;orchestre affiche 87 musiciens et un programme construit sur mesure autour du grand répertoire et sous la direction musicale, la cheffe coréenne <strong>Sora Elisabeth Lee</strong>, ample et enthousiasmante qui est déjà venue à l&rsquo;Académie du Festival en 2024 comme cheffe en résidence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le concert s&rsquo;ouvre sur les&nbsp;<em>Danses de Galánta</em>&nbsp;de Zoltán Kodály, magnifique compositeur hongrois trop peu joué. L&rsquo;œuvre puise dans ses souvenirs d&rsquo;enfance : le village de Galánta, sur la route reliant Prague, Bratislava et Budapest, était renommé pour son orchestre tsigane, dont le répertoire de danses nourrit toute l&rsquo;inspiration de la pièce.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vient ensuite une œuvre d’un autre hongrois Ernő Dohnányi, dont tout le monde a le thème principal à l&rsquo;oreille : les&nbsp;<em>Variationen über ein Kinderlied</em>, tournent autour du « Ah vous dirai-je maman », popularisé par Mozart mais attribué aussi à Campra ou à Rameau. Cette fresque symphonique est portée au piano par <strong>Aris Alexander Blettenberg</strong>, directeur musical de l&rsquo;Opéra de chambre de Munich depuis 2024, qui fait ici ses débuts au festival d&rsquo;été. L&rsquo;œuvre déploie un dialogue constant avec chaque pupitre. On peut entendre des carillons de Noël, des moments joueurs et des passages plus sombres ou lyriques, des fugues enjouées où le thème circule d&rsquo;un pupitre à l&rsquo;autre. Une partition qui va comme un gant à cet orchestre, mettant en valeur cors, bassons, flûte et piccolo, avant une dernière variation convoquant l&rsquo;orchestre au grand complet, puis un finale qui redonne toute sa place au soliste.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Terre et mer</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme toujours avec l&rsquo;OJM, un principe de création clôt la première partie. Cette année une composition collective pour quintette, née d&rsquo;une résidence au Caire sous la direction de Fabrizio Cassol, directeur musical depuis 2015 des sessions de composition collective de l&rsquo;orchestre. Le propos : depuis un lointain recoin du cosmos, la Terre apparaît comme un point bleu pâle ; l&rsquo;humanité s&rsquo;est égarée sur de sombres chemins, oubliant l&rsquo;importance du contact, de la paix et de la solidarité. Cette musique se veut un noyau de gratitude et de bienveillance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Grande place est donnée au trombone impressionnant du jeune <strong>Jules Regard</strong>, qui ouvre la création, rejoint par <strong>Akram Ben Romdhane</strong> à l&rsquo;oud, passé par l&rsquo;Institut Supérieur de Musique de Tunis. Le quintette s&rsquo;enrichit du piano de la Grecque <strong>Eirini Alisá</strong> et des voix d&rsquo;<strong>Amena El Abd</strong>,chanteuse égyptienne formée sur les appels à la prière et les maqâms, et du Tunisien <strong>Saber Radhouani</strong>, aux graves exceptionnels. Une belle richesse née de la rencontre entre traditions multiples.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La seconde partie est consacrée aux&nbsp;<em>Tableaux d&rsquo;une exposition</em>&nbsp;de Moussorgski. Chaque tableau y ménage un solo pour un musicien de l&rsquo;orchestre : un exercice formateur pour ces jeunes interprètes, appelés à porter seuls la couleur de l&rsquo;œuvre avant de se fondre à nouveau dans le <em>tutti</em>. Un programme généreux, une soirée qui confirme la vitalité de ce magnifique projet de rencontre entre des jeunes musiciens méditerranéens… Ovationnés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">ANNE-MARIE THOMAZEAU</p>



<pre class="wp-block-verse">Le concert s’est déroulé <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">le 20 juillet </mark>au <a href="https://www.lestheatres.net/fr/33-grand-theatre-de-provence">Grand Théâtre de Provence, Aix-en-Provence</a></pre>



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		<title>Ainsi va la Vague Classique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Jul 2026 12:04:42 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph">Ce soir-là, rien ne va. Déplacé à l’Espace André-Malraux en raison de la chaleur et des impératifs de sécurité, après avoir déjà changé de date quelques mois plus tôt, le concert commence avec un léger retard. <strong>Patricia Petibon</strong> paraît trop tôt : « <em>Je me suis trompée d’entrée. </em>» Dès <em>L’Arrivée de la reine de Saba</em>, une corde de violon cède. <strong>Jean-Christophe Spinosi</strong> meuble, raconte une anecdote, fait rire sans peine une salle complète et manifestement ravie d’être là.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’amplification légère ne dénature guère les instruments, mais complique la tâche des voix. Très peu augmentée, Patricia Petibon souffre parfois de la trop grande présence des graves, tandis que les micros saisissent jusqu’au moindre soupir de Jean-Christophe Spinosi. Heureusement, sa ligne de violon ne tremble jamais. L’<strong>Ensemble Matheus</strong> part à l’assaut de Haendel : le continuo fuse, les attaques claquent, la musique avance avec une énergie à toute épreuve.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Remanié pour s’accorder à l’acoustique, le programme devient un voyage plus libre encore que la succession d’airs annoncée. La <em>Music for the Funeral of Queen Mary</em> de Purcell répond à la <em>Médée</em> de Charpentier ; le <em>Cum dederit</em> de Vivaldi, transcrit pour violon et continuo, glisse vers la <em>Sarabande</em> de Haendel, avant le <em>Concerto rustico</em> et les folies de <em>Platée</em>. Les pages espagnoles de José de Nebra et de Haendel, puis les airs de tradition orale, déplacent encore les frontières. Tonalités parentes, traits semblables, mêmes élans de danse ou de plainte : ici, la musique classique n’est ni corsetée ni morte. Elle circule, vibre et se partage.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Vers l’horizon</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette liberté tient beaucoup à l’amitié ancienne et à la complicité réelle entre la soprano et le violoniste. Elle joue, ose, passe de la tragédie au sourire ; il relance, accompagne, provoque. Même les accidents deviennent matière de concert.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la fête ne dissipe pas tout. Depuis mars, la commune est dirigée par le RN, vainqueur par vingt et une voix d’avance. Le nouveau maire a promis de conserver l’édition 2026, tout en annonçant qu’en 2027 le festival « prendra une nouvelle forme » [<em><a href="https://journalzebuline.fr/le-rn-naime-pas-la-vague/">Lire ici</a></em>]. Une formule assez vague pour nourrir les craintes exprimées par Jean-Christophe Spinosi et les musiciens en fin de soirée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Patricia Petibon<strong> </strong>prend alors le micro pour évoquer sa famille de La Seyne-sur-Mer, les ouvriers des chantiers navals, artistes et musiciens en puissance qui auraient peut-être pu le devenir pleinement si les circonstances le leur avaient permis. Elle se dit chanceuse. L’émotion la gagne. Soutenir un festival, rappelle-t-elle en creux, c’est aussi empêcher que des vocations demeurent des vies inaccomplies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En bis, <em>Danny Boy</em> suspend la salle. Le navire tangue, mais la musique tient bon.</p>



<p class="wp-block-paragraph">SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse">Le concert a été donné le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">19 juillet</mark> à l’Espace André-Malraux de Six-Fours-les-Plages dans le cadre du<em><a href="https://www.sixfoursvagueclassique.fr"> festival La Vague Classique</a></em></pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr"><em>Musiques </em>ici</a></p>



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		<title>De 10 à 13 : Tribulations d’une adolescente du XXIe siècle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chris Bourgue]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Jul 2026 11:28:30 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Camille Dordoigne]]></category>
		<category><![CDATA[Chloé Zufferey]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Camille a 10 ans en 2006. Dans la cour de récréation, les amitiés se nouent, se déchirent, se rabibochent. Les rêves frétillent puis s’effritent. La vraie Camille, la metteuse en scène Camille Dordoigne, a retrouvé son journal intime en mettant de l’ordre dans ses affaires. Dans ces mots rédigés quinze ans auparavant, elle trouve, inquiétude [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Camille a 10 ans en 2006. Dans la cour de récréation, les amitiés se nouent, se déchirent, se rabibochent. Les rêves frétillent puis s’effritent. La vraie Camille, la metteuse en scène <strong>Camille Dordoigne</strong>, a retrouvé son journal intime en mettant de l’ordre dans ses affaires. Dans ces mots rédigés quinze ans auparavant, elle trouve, inquiétude ou rage, une vérité pure. Brute, l’écriture s’est faite sans calcul n’étant pas destinée à être lue. Avec le recul, elle voit se dessiner sa trajectoire et porte son regard de jeune adulte sur son parcours.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Turbulences de l’adolescence</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle a choisi une amie comédienne qui a la même énergie&nbsp;: <strong>Chloé Zufferey</strong> possède une voix aux modulations étonnantes dans les graves qui ouvre d’ailleurs le spectacle. Descendant du fond de la salle, elle saute sur la scène dans un hurlement. S’ensuivent les récits alternés de victoires amoureuses, de défaites et de trahisons. Car le sujet est bien celui des amours de jeunesse, du désir de plaire, du corps qui change, des premières règles…</p>



<p class="wp-block-paragraph">La scénographie est sobre. Un grand tableau noir occupe le fond. Camille y écrit et dessine, note les dates. Les épisodes se succèdent avec cocasserie, recherche de vêtements sexy, jeux de lèvres et de hanches dans le miroir. Épisode enthousiasmant&nbsp;: la comédienne va s’assoir sur les genoux d’un spectateur qu’elle appelle papa et lui donne à lire des répliques imprimées. Tout cela a un charme fou, c’est inventif et léger&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le spectacle se fait plus sobre et plus sérieux quand Camille est confrontée au décès de sa grand-mère, découvrant à la fois la douleur de la perte et la crainte de sa propre disparition. Surgissent alors les questionnements sur ce que l’on devient après la mort avec l’angoisse de grandir trop vite. Un spectacle très équilibré et des artistes pleines de promesses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">CHRIS BOURGUE</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>De 10 à 13</em> écrit et mis en scène par <strong>Camille Dordoigne</strong> se joue au<a href="https://theatredutrainbleu.fr"> Train Bleu</a><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> jusqu’au 23 juillet</mark></pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/on-y-etait/"><em>On y était</em> ici </a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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