samedi 14 février 2026
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Offenser la mort 

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© Offenser la mort un théâtre des années folles - le Théâtre de la mer

Rendre compte de l’émergence, de l’incandescence puis de l’extinction des Années folles, au sortir de la première guerre mondiale jusqu’à la Grande Dépression, tel est le projet du Théâtre de L’Ajmer pour ce spectacle programmé dans le cadre du Centenaire de la reconstruction de l’Opéra de MarseilleOffenser la mort retrace les samedis soirs d’un cabaret marseillais durant les années 1919-1929. On y voit Miss Maud, dompteuse de lions et de mâles qui joue de l’accordéon en chantant Mon homme de Mistinguett, Nedjima, liseuse de pensées hallucinée, le pétomane Jacky Norman dans son show Le train sifflera quatre fois, ou Barbette le travesti dépressif. Un spectacle drôle, loufoque et poignant.

MARC VOIRY

8 mars
Archives Municipales de Marseille

L’appel du vide

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l'appel du vide
© X-DR

Caroline Lerda, Lili Payre et Christelle Reynaud ont créé ensemble la compagnie Les méduses me disent en décembre 2023 autour du clown. En organisant des laboratoires de recherche sur des thématiques différentes (féminin, corps, écriture…), elles ont eu l’envie d’aller plus loin et d’écrire. C’est ainsi qu’est né L’appel du vide, spectacle constitué de trois solos de théâtre-clown : CabanesNos solitudes et Le Tant d’être là. Le vide du titre est le vide de sens qui succède au constat d’impuissance que fait le clown Anselme. Celui de la solitude pour le clown Stytch. Et pour le clown Capsule, c’est la recherche d’un espace spatio-temporel vacant. Un spectacle proposé à la Cité des Arts de la Rue en sortie de résidence (gratuit). 

MARC VOIRY

7 mars
Cité des Arts de la Rue, Marseille

Par grands vents

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© Rehaf Al Batniji

Les Belges Eléna Doratiotto et Benoît Piret travaillent ensemble depuis 2015, tout en s’inscrivant chacun·e dans différents projets et collectifs artistiques, notamment La Station pour elle et Raoul Collectif pour lui. En binôme, c’est la tension entre la puissance évocatrice des mots et la liberté de jeu dans l’écriture théâtrale qu’ils explorent. Dans Par grands vents, créé à l’automne 2024, ils activent l’imaginaire du public pour meubler leur plateau nu, en luidemandant de se figurer mentalement un ancien palais. Sur scène, les six interprètes (dont les deux metteurs en scène) incarnent des marginaux tentant de dévoiler des récits, mais empêché·e·s par l’émotion et le poids de l’histoire. Une fantaisie tragique mêlant poésie, absurdité et situations cocasses. 

MARC VOIRY

7 et 8 mars
Théâtre Joliette, Marseille

Les contes du hibou

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les contes du hibou
Laureline Clair-Koenig en medium © X-DR

Conteuse professionnelle depuis 2005, Laureline Clair-Koenig s’est notamment formée aux enjeux théoriques et ethnologiques de la littérature orale avec le Centre méditerranéen de littérature orale (CMLO), et a par ailleurs collecté une partie de son répertoire, accompagnée par des ethnologues, en Iran et dans le Caucase, où elle a vécu de 2009 à 2012. Dans Les contes du hibou, programmés ce 8 mars à La Criée en partenariat avec La Baleine qui dit vague, elle s’adresse aux plus petits (de 0 à 5 ans) en puisant dans le répertoire immense des comptines et contes, berceuses, jeux de doigts et jeux de mains, tirés du répertoire populaire français. Mais aussi de celui d’autres pays, parfois traduits en français et parfois laissés dans leur langue d’origine.

MARC VOIRY

8 mars
La Criée, Théâtre national de Marseille

Une opérette à Ravensbrück

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Ravensbrück
© Xavier Cantat

« J’ai écrit une opérette, parce que le rire, même dans les situations les plus tragiques, est revivifiant », écrit Germaine Tillion, résistante entrée au Panthéon en 2015. Déportée à Ravensbrück, elle imagine, cachée dans une caisse, Verfügbar aux Enfers avec l’aide de ses codétenues qui lui fournissent papier, crayon et participent à la création. Le titre est inspiré d’Orphée aux Enfers de Jacques Offenbach. Verfügbar est le nom que donnaient les Allemands aux prisonniers corvéables à merci. La résistante détourne des airs célèbres en faisant appel à la culture musicale de ses compagnes, d’où une variété de sources : chansons scoutes, grivoises, airs de publicités, d’opérettes et d’opéras. Claudine Van Beneden et sa troupe redonnent vie avec une grande humanité à la création de ces femmes courage. 

ANNE-MARIE THOMAZEAU

6 mars 
Théâtre La Colonne, Miramas

Tout-Moun

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Tout Moun © Laurent Philippe
Tout Moun © Laurent Philippe

Héla Fattoumi et Éric Lamoureux, tandem de chorégraphes, co-dirigent le Centre chorégraphique national de Belfort depuis 2015, où ils proposent des pièces autour des questions d’altérité et de transdisciplinarité. Créé en 2023, leur spectacle Tout-Moun, qui signifie en créole « tout un chacun, toute personne, tout le monde », plonge dans la poétique et les paysages mentaux d’Édouard Glissant, auteur martiniquais, inventeur de la pensée archipélique, du « Chaos-monde », de « l’identité-relation », de « la créolisation » … Sur scène, une « danse chorale hybridée » et 10 « créatures-interprètes » à l’énergie débordante, pris par des rythmes et des émotions qu’iels se transmettent les un·e·s aux autres, au sein d’un monde foisonnant. 

Tout Moun © Laurent Philippe

MARC VOIRY

6 et 7 mars 
Le Zef, Scène nationale de Marseille

Vuelta a uno

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Vuelta A Uno © Jose Alberto Puertas
Vuelta A Uno © Jose Alberto Puertas

Enfant prodige devenue chorégraphe et danseuse iconoclaste, Rocío Molina réinvente la tradition du flamenco, en alliant dans ses créations virtuosité technique et recherche contemporaine. Dans cette nouvelle pièce, créée en 2024, ultime opus de son triptyque conçu comme une étude approfondie de la guitare Trilogía sobre la Guitarra, (comprenant Inicio (Uno) avec le guitariste Rafael Riqueni et Al fondo riela (Lo Otro del Uno) avec les guitaristes  Eduardo Trassierra et Yerai Cortés), elle retrouve le guitariste Yerai Cortès pour un corps à corps fantaisiste et irrévérencieux, célébrant les plaisirs de la vie dans une danse pulsionnelle. En revenant à l’essentiel du flamenco : une robe, une chaise et une guitare. 

MARC VOIRY

7 mars
Châteauvallon, Scène nationale d’Ollioules

Les Saisons 

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Les
Les "SAISONS" © Olivier Houeix

Le Malandain Ballet Biarritz revient sur la scène du Grand Théâtre de Provence avec Les Saisons. Créé au Festival Cannes-Côte d’Azur en novembre 2023, ce ballet de Thierry Malandain qui a tourné en France et jusqu’en Asie, connaît un immense succès. Très attaché à l’esprit du ballet classique, intemporel et sobre, qu’il emmène dans son imaginaire, le chorégraphe fait flirter les célébrissimes Quatre Saisons d’Antonio Vivaldi avec une œuvre méconnue de son contemporain et compositeur Giovanni Antonio Guido. Comme dans ses précédents ballets La Pastorale (2019), Sinfonia (2020) ou L’Oiseau de feu (2021) Malandain poursuit sa célébration du vivant avec des êtres ailés qui, dans un décor de pétales noirs, déploient le deuil de l’esprit et de la clarté. Une ode somptueuse à la nature. 

ANNE-MARIE THOMAZEAU

11 mars
Grand Théâtre de Provence, Aix-en-Provence

Métamortem

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Métamortem
© Ludovic Rozec

Dans une société désertée par le religieux, les rites funéraires ne répondent plus aux besoins des endeuillés et l’invention de vraies cérémonies laïques reste à investir. Si des coopératives viennent ces derniers temps suppléer les classiques pompes funèbres, les artistes de rue s’emparent eux aussi de la thématique depuis plus d’une dizaine d’années – Elsa Mingot, Rara Woulib, Les trois points de suspension… Avec Métamortem, le collectif Grand dehors propose une « contre-célébration » pour fêter dignement nos disparus, un rassemblement cathartique n’excluant pas une certaine forme de joie réparatrice, dans les pas de la maîtresse de cérémonie Maryne Linaro. Après deux semaines de résidence, la compagnie vous convie au Citron Jaune pour la présentation d’une étape de travail, suivie d’un apéro. 

JULIE BORDENAVE 

7 mars
Citron Jaune, Port-Saint-Louis-du-Rhône

For gods only

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Le chorégraphe Olivier Dubois, souhaitant répondre à l’appel du Sacre du Printemps, célèbre pour la musique révolutionnaire de Stravinsky et la chorégraphie avant-gardiste de Nijinski, s’est rendu compte qu’il ne pouvait le faire par une seule et unique pièce. C’est donc une « collection » de Sacre(s) du Printemps qu’il a créée, avec Prêt à baiser, premier volet, montéen 2012 au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, puis Mon élue noire en décembre 2014, avec la danseuse de 70 ans Germaine Acogny. Le troisième volet s’appelle For gods only, créé en novembre et décembre dernier au Théâtre du Rond-Point : une déclaration d’amour à la danseuse étoile Marie-Agnès Gillot, qu’il a imaginée « en samouraï, assise, elle attend, on l’observe. Elle danse son Sacre… ». 

MARC VOIRY

6 au 15 mars
Théâtre des Bernardines, Marseille