jeudi 9 avril 2026
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L’Ange Esmeralda

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L’Ange Esmeralda © Matthieu Ponchel
L’Ange Esmeralda © Matthieu Ponchel

Dans un quartier pauvre du Bronx, à New York, deux religieuses cherchent par tous les moyens à aider les habitants et à protéger les enfants, allant jusqu’à conclure un accord avec le chef du gang local Ismaël. Une orpheline en particulier occupe l’esprit de Sœur Gracie. Son nom est Esmeralda. Elle est venue de nulle part, puis a disparu. Gracie veut absolument retrouver cette orpheline pour la sauver d’une mort certaine.

Adaptée de la nouvelle éponyme de Don DeLillo, et mise en scène par Simon Mauclair de la Cie CornerstoneL’Ange Esmeralda est une pièce qui exprime la fatalité de la vie dans les quartiers pauvres de New York, dans une ambiance mystique. Et en laissant toute leur place à la musique et au cinéma dans la création scénique. 

CHLOÉ MACAIRE

Du 22 au 25 avril 
Théâtre Joliette, Marseille

Transphonie de Marseille 

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Transphonie de Marseille © X-DR
Transphonie de Marseille © X-DR

Transphonie de Marseille est bien plus qu’un concert. C’est un conte allégorique, sur une composition originale envoutante de Daniele Del Monaco et un texte de Fabrice Denys dit Fantazio. Conté à trois voix, ce récit relate un étrange phénomène cosmique, l’apparition d’un œuf colossal dans le centre ville de Marseille. 

À l’intérieur de l’œuf, toutes les valeurs sont inversées. Et la créature qui l’occupe possède le pouvoir de confronter chacun à son âme. Un petit groupe de marginaux courageux ose suivre la créature, ce qui les conduit à s’adonner à un rituel ancien. La performance vocale et instrumentale vibrante magnifie ce récit poétique, pensé par Maura Guerrera, qui est à l’origine du projet, comme un hommage à Marseille. 

CHLOÉ MACAIRE

22 avril 
Espace Julien, Marseille

Kaléidoscope

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Kaléidoscope
Christelle Abinasr © X-DR

Le 25 avril 2025 à 20h, le Temple Grignan accueille la pianiste libanaise Christelle Abinasr et le violoncelliste Volodia van Keulen pour un concert intitulé Kaléidoscope. Ils y proposent un programme riche et éclectique, à l’image des parcours des deux interprètes. Des Cinq pièces sur des thèmes folkloriques de Sulkhan Tsintsadze à l’univers poétique de César Franck, le « clair-obscur » d’Alfred Schnittke et enfin les œuvres emblématiques d’Astor Piazzolla, Le Grand Tango et Libertango. Organisé par le Label Disques Fy & du Solstice, avec une tombola en soutien à Action contre la Faim, la soirée se finit avec une rencontre avec les artistes et dédicaces de leurs disques. 

LAVINIA SCOTT

25 avril
Temple Grignan, Marseille

Du Balai

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Du balai
© La Bobèche

Pour Le Printemps des minots, festival jeunesse du Forum de Berre-L’Etang, la compagnie La Bobèche propose le 16 avril un spectacle musical de marionnettes de 40 minutes. Du Balai est une histoire de proximité, une réflexion sur la poésie de l’ordinaire et le vivre-ensemble, adaptée aux enfants.

En plusieurs saynètes, Mathilde Henry et Emilie Rigaud mettent en scène la rencontre d’un balayeur de rue et d’un habitant local. La banalité du sujet est revendiquée, ainsi que la simplicité des moyens mis en œuvre. Car modestie ne veut pas dire négligence : tout mouvement est calibré dans le détail, avec grande attention, pour raconter l’amitié, la fête, la rue. Avec philosophie et humour, les comédiennes-marionnettistes réveillent leurs pantins pour leur apprendre le temps qui passe. 

GABRIELLE SAUVIAT

16 avril
Salle polyvalente de Berre-L’Étang

Rave Lucid

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Rave Lucid
MazelFreten_© Jonathan Lutumba Viascent

Tout se lit dans le nom, les deux chorégraphes Brandon Masele et Laura Defretin prennent la main du public pour l’asseoir à la table de l’underground lors d’une Rave Lucid. Dix danseurs de la compagnie MazelFreten transportent leur audience dans un ballet qui s’inscrit dans la transe de l’électro et la frénésie des battles hip-hop, une osmose à la croisée des mondes.

Sur une musique composée par NikiT, les mouvements des interprètes s’inspirent de la tektonik, cette danse comète des années 2000, avec des battements de bras énergiques et dessinés, des variations de rythmes donnant un effet d’hypnose. Le ballet puise dans l’abondante culture électro pour interroger les relations individuelles et collectives et leurs rapports avec l’ère internet.

LILLI BERTON FOUCHET

22 et 23 avril 
Pavillon Noir, Aix-en-Provence

La tête loin des épaules

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La-tête-loin-des-épaules-
La-tête-loin-des-épaules-© Alain Dalmasso

Seule en scène dans son premier spectacle, La tête loin des épaules, Kristina Chaumont invite à cheminer avec elle vers la déculpabilisation des malades psychiques, alternant dialogues et soliloques. Où le public passe la porte, et les idées reçues sont jetées par la fenêtre. Le point de départ : le diagnostic de la mère de la comédienne comme maniaco-dépressive, alors qu’elle-même n’a que 6 ans. Dans une mise en scène intimiste et imprévisible, Kristina Chaumont tire le fil de sa réflexion petit à petit, et amène l’assemblée à partager sa révolte contre un secteur psychiatrique qui n’écoute plus et donc qui ne soigne plus. Un spectacle né de la rage d’une fille contre une société qui se fait violente envers des personnes qui ont tantbesoin de sa tendresse. 

GABRIELLE SAUVIAT

Du 26 au 28 mars
Théâtre Joliette, Marseille
Dans le cadre de la Biennale des écritures du réel

L’histoire de la musique au féminin

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musique
Juliette Journaux © Olivier Lalane

Voilà désormais quinze ans que le festival Présence Compositrices rend justice aux oubliées de l’histoire de la musique. Du 11 au 27 avril, c’est un programme exigeant qui se déroule à l’abbaye de la Celle. La pianiste Juliette Journaux ouvrira le bal avec un récital hommage à la Provence, illuminé entre autres par les notes de Cécile Chaminade et Germaine Tailleferre, ainsi qu’une création d’Emmanuelle Da Costa. En clôture, le Trio Haydée mettra l’œuvre de Joséphine Stephenson en correspondance avec des romantiques et post-romantiques de tout crin. 

Les immanquables de ce festival seront nombreuses : on pense notamment au programme Del Cerro, mené par Mandy Lerouge, qui exhumera le 18 avril la mémoire d’Antoinette Paule Pépin-Fitzpatrick, alias Pablo Del Cerro. Ou encore aux Dix-huit pièces d’après une lecture de Dante de Marie Jaëll, interprétées au piano le 19 avril par la formidable Célia Oneto Bensaïd, accompagnée de la comédienne Marie Oppert et des peintures numériques de Jacques Berteaud. On attend également beaucoup des Préludes Jeunes Artistes, qui donneront à voir et à entendre la relève.

SUZANNE CANESSA

Présence Compositrices
Du 11 au 27 avril
Abbaye de La Celle

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Hispanorama : regards d’Amérique

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hispanorama
© Johan Carrasco

Pour accueillir les premiers festivaliers, 25 planches du célèbre dessinateur argentin, Quino, invitent à un moment suspendu, teinté de nostalgie. Le festival Hispanorama a choisi de mettre en avant son personnage emblématique, Mafalda, petite fille malicieuse, qui nous interpelle avec une acuité toujours actuelle et une lucidité désarmante. 

Cette sélection de dessins, centrée sur l’environnement, fait écho à un monde en crise : les courtes séquences qui s’enchaînent font sourire, avec un brin d’amertume, et réfléchir, avec beaucoup de tendresse. À la fois critique et profondément humain, le personnage créé par Quino dans les années 1960 incarne une conscience écologique et sociale visionnaire. À son époque, Mafalda s’indignait déjà de la pollution, s’interrogeait sur l’avenir de la planète et se désolait des injustices sociales. 

Ces préoccupations résonnent dans Raíz (Racines), film péruvien de Franco García Becerra, qui ouvre le festival. On y suit le quotidien de Feliciano, un petit berger de huit ans et de ses alpagas. À travers lui, le film dépeint les difficultés d’une communauté menacée par la pollution des pâturages et la pression d’une entreprise minière.

Laura González présente Milonga

Le second film d’ouverture, Milonga, retrace l’histoire de Rosa, veuve d’un mari violent, qui apprend peu à peu à reconstruire son quotidien malgré l’éloignement de son fils. Le titre fait référence à une expression argentine : « La vida es una milonga y hay que saberla bailar » (« La vie est une milonga, et il faut savoir la danser »). Présenté pour la première fois en France, le film est accompagné de sa réalisatrice, Laura González, venue spécialement de Londres pour échanger avec le public varois. Elle évoque ses choix artistiques : la présence symbolique des fleurs, la palette de couleurs choisie pour suggérer l’espoir, et les jeux de lumière qui traduisent tour à tour l’enfermement et l’émancipation de son personnage.

Une belle rencontre qui en appelle d’autres jusqu’au 4 avril, pour ce festival de cinéma hispanophone qui rencontre année après année un succès croissant. 

CÉLIANE PERES-PAGÈS

À venir
2 avril
18h15 : L’affaire Nevenka – Icíar Bollaín
21 h : Viridiana – Luis Buñuel 
3 avril
18h30 : El ladrón de perros – Vinko Tomičić
20h30 : Marco, l’énigme d’une vie – Aitor Arregi et Jon Garaño
4 avril
18h30 : Sélection de courts-métrages

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Un musée à décoloniser

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décoloniser
Masque N’domo Marka, Burkina Faso - Don L. - P. Guerre, MAAOA © Hugo Maertens, Bruges

L’histoire a près de quarante ans : en 1988, Alain Nicolas était nommé conservateur du futur Musée des Arts Africains, Océaniens et Amérindiens (MAAOA), inauguré en 1992 à Marseille. Jusqu’en 2005, le MAAOA a organisé de nombreuses expositions temporaires, notamment Byéri Fang (1992), Batcham, sculptures d’ancêtres en Afrique (1993) et Paysages rêvés, peintres aborigènes australiens de Balgo (2005). Un musée donc, avec une approche artistique qui veut s’éloigner de la seule dimension ethnographique.

La principale collection du MAAOA provient de la donation de Léonce-Pierre Guerre (1911-1978), avocat et critique d’art, composée de 87 masques et sculptures, majoritairement d’Afrique de l’Ouest. Le parcours du collectionneur illustre le contexte colonial de la collecte : dès 1922, Pierre Guerre, alors âgé de douze ans, acquiert sa première statue sénoufo à l’Exposition coloniale de Marseille.

Statue Imunu, Kiwaï, Papouasie-Nouvelle-Guinée © Hugo Maertens,
Bruges

D’autres donations enrichissent le fonds : Henri Gastaut (1915-1995) avec 88 objets, principalement d’Océanie, ou encore Marcel Heckenroth (1921-1993), réalisateur ayant collecté des objets lors de ses voyages au Mexique. Ces collections sont complétées par des dépôts de la chambre de commerce et d’industrie de Marseille Provence, issus des anciens musées coloniaux de la ville.

Mais aujourd’hui l’enjeu de la restitution des œuvres extra-européennes et la critique des musées ethnographiques s’est accentué. Benoît Martin, nouveau directeur du MAAOA, doit relever plusieurs défis, notamment renforcer le dialogue avec les chercheurs et la société civile pour réfléchir à la refondation du musée. L’intérêt pour ces collections s’articule à l’histoire coloniale. 

Déconstruire les imaginaires racialistes

La table-ronde du 12 mars 2025 et la visite du 22 mars visaient à réinterroger ces collections. En effet la question de leur mise en (re)circulation est aujourd’hui cruciale. Le rapport Sarr-Savoy sur la restitution du patrimoine africain remis en 2018 au président Macron, préconise une restitution massive des œuvres africaines détenues en France, mais son application se heurte encore à différents obstacles à la fois scientifiques, juridiques, politiques et institutionnels. 

Claire Bosc Tiessé, Chercheuse (AMU IMAF)
© X-DR

Claire Bosc Tiessé soulignait le lien avec la colonialité l’influence des musées d’ethnographie : si tous ne visaient pas à justifier le projet colonial, ils ont véhiculé des idéologies racistes et européocentristes. Une cartographie en ligne, « Le Monde en musée » (INHA, 2021), permet aujourd’hui d’identifier les collections concernées. Benoît Martin insistait sur la nécessité d’une polyphonie des récits au sein du MAAOA, notamment en ce qui concerne les objets dont la monstration est désormais exclue, mais présents dans les collections : l’enjeu est bien de déconstruire les imaginaires racialistes entretenus par ces collections pendant plus de deux siècles.

Restitution et recherche de provenance

Le nouveau directeur recommande une approche concertée entre conservateurs, chercheurs et publics pour repenser la présentation des collections, la provenance des objets et leur restitution éventuelle : depuis une vingtaine d’années, les musées européens s’engagent dans la recherche de provenance et dans une réflexion sur les conditions de collecte, et le MAAOA n’y fait pas exception. 

Emery Patrick Effiboley, historien de l’art et
muséologue au Bénin © S.C.

Emery Patrick Effiboley, historien de l’art et muséologue au Bénin, voit dans la restitution une opportunité de revitaliser des techniques artisanales perdues. Les réserves des musées européens regorgent d’artefacts, dont beaucoup ne seront jamais exposés. Dans ce contexte, la concentration des collections interroge autant que leur conservation et la restitution constitue une forme de réparation symbolique qui favorise une réintroduction des savoirs locaux.

Vers un musée décolonisé 

Ainsi l’historien de l’art se distingue du philosophe Bachir Souleimane Diagne, qui considère que la restitution ne se limite pas à un retour des objets, mais implique une réflexion plus large sur le rôle des musées et le dialogue culturel entre l’Afrique et l’Occident. Une réflexion que repense l’universalisme classique, que les musées ethnographiques proposaient sur le principe de l’inégalité des races. 

Ces musées doivent devenir des espaces de dialogue sur le passé colonial et ses blessures. Fondateur des écomusées, Georges-Henri Rivière les considéraient  « comme un lieu de libération davantage que de liberté »Il incarne aujourd’hui une volonté de renouveler le musée et de redéfinir son rapport avec les publics notamment par la médiation. Le MAAOA a désormais l’opportunité de se réinventer en intégrant pleinement les débats contemporains sur la restitution, la décolonisation des collections et la relecture des discours muséographiques. L’implication des publics et des chercheurs sera déterminante pour en faire un musée repensé et ouvert sur le monde.

SAMIA CHABANI

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Iliennes : des nouveaux récits à Marseille

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îliennes
Ici s’achève le monde connu de Anne-Sophie Nanki © X-DR

Pourquoi avoir eu envie de monter ce festival ? 

 Mialy Ralijaona. Nous avons fait le constat de la sous représentation des cultures iliennes à Marseille. Il n’y a pas assez de propositions dans ce champ-là, alors que Marseille c’est la cinquième île des Comores par exemple. Il y a des communautés afro-diasporiques dans la population, mais pas dans les propositions culturelles. 

Sidney Cadot-Sambosi. Les îles sont des territoires qu’on voit peu, qu’on entend peu, souvent associés à la métropole. On ne les met pas assez en lumière pour ce qu’elles sont, très multiples, résultat d’une histoire mélangée, à la fois heureuse et très malheureuse. 

Vous donnez aussi la parole à des artistes femmes. 

S.C.-S. Les réalisatrices femmes sont moins nombreuses que les hommes, donc de facto il y a moins de voix de femmes. Pareil dans la musique, où il y a moins de productrices. Donc c’est intéressant de créer des canaux de distribution de leurs œuvres. Que ce soit un moteur encourageant pour elles. Qu’elles puissent se dire qu’il y aura au moins un débouché. 

M.R. Quand un cinéma reçoit des propositions de films à mettre à l’affiche, combien y a-t-il de pourcentage de femmes, et combien de pourcentage de femmes de ces territoires-là ? Pour arriver en haut de la liste c’est compliqué. Nous souhaitons mettre en lumière ces regards de femmes. 

Vous offrez de la visibilité à la création ilienne, y-a-t-il une singularité qui se dégage de ces artistes ? 

S.C.-S. Il y a une pluralité, donc des singularités. Et aussi des choses en commun, comme la colonisation, la violence de l’accaparement d’un territoire, de l’extermination de populations. 

M.R. Quand on parle d’accaparement, on aussi a envie d’aborder l’écologie décoloniale, c’est à dire l’accaparement des terres, qui est un sujet très violent et actuel. Comment à travers le cinéma, la littérature, la poésie, on peut trouver une force pour parler de cette violence et comment réagir à cette dépossession ?

Vous avez ouvert le festival avec le film Fahavalo, qui revient l’insurrection et les massacres au Madagascar de 1947. Une histoire très méconnue en France.

M.R. Oui cette histoire est silenciée, et à notre échelle, on participe à sa transmission. C’est pour ça que l’on a choisi la date symbolique du 29 mars pour commencer le festival [date du début du soulèvement à Madagascar, ndlr].

À travers le film de Marie-Clémence Andriamonta-Paes, on entend les voix des derniers insurgés de cette insurrection. C’est un témoignage vivant. Nous souhaitons que les Marseillais·e·s puissent entendre ces voix-là et se sentent concerné·e·s, que ce soit une histoire partagée, qu’elle concerne toutes les communautés à Marseille car c’est notre histoire commune finalement. Pour cela, le cinéma est un média facilitateur : on regarde des images,on écoute, et ensuite on échange. 

ENTRETIEN RÉALISÉ PAR NICOLAS SANTUCCI

Iliennes
Jusqu’au 13 avril
Divers lieux, Marseille
Le programme à découvrir sur iliennes.org

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