jeudi 3 avril 2025
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Histoire(s) de France 

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Histoire(s) de France © Géraldine Aresteanu
Histoire(s) de France © Géraldine Aresteanu

Pour permettre à ses élèves de s’approprier l’Histoire de France, une professeure d’histoire-géographie leur propose de choisir une période et de la rejouer devant leur classe. Arthur veut représenter les puissants, les vainqueurs, tandis que ses camarades préfèrent interpréter le peuple. Dès lors, des questions se posent : quel regard ces gens portent-ils sur l’histoire de leur pays ? Qui peut jouer à être qui ? Pour cette pièce, l’auteur et metteur en scène Amine Adjina renoue avec les protagonistes de sa pièce précédentes Arthur et Ibrahim, qui interrogeait déjà le rapport d’enfants à leur identité. Ils sont rejoints par leur camarade Camille, qui veut rendre aux femmes leur place dans l’Histoire. Sur scène, les trois comédien·ne·s sont accompagné·e·s par une traductrice en langue des signes. 

CHLOÉ MACAIRE

25 février 
Les Salins, Scène nationale de Martigues 

Cérémonies 

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Cérémonies © AMU
Cérémonies © AMU

Depuis 2009, le Raoul Collectif élabore une méthode de création théâtrale fondée sur le travail collectif. Dans le cadre de son partenariat renouvelé avec l’Université Aix-Marseille, le Théâtre Joliette invite deux des comédiens fondateurs de la troupe belge, Romain David et Jean-Baptiste Szézot, à travailler avec un collectif beaucoup plus élargi. Trente jeunes étudiant·e·s en Arts de la scène se retrouvent ainsi sur le plateau pour Cérémonies. Iels piochent dans le répertoire du Raoul Collectif, qui lui-même se réapproprie les grandes figures théâtrales telles qu’Antigone et Don Quichotte. À travers l’imbrication de ces récits, les nombreux interprètes interrogent les discours de notre passé, nos mythes et la manière dont ils nous arment pour affronter le futur. 

CHLOÉ MACAIRE

Du 18 au 21 février 
Théâtre Joliette, Marseille 

Sens dessus dessous

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Sens Dessus Dessous © Pauline Maillet
Sens Dessus Dessous © Pauline Maillet

Entre danse, concert et théâtre, André Dussolier, voix magnétique et regard perçant, fait partager son amour et sa gourmandise de la langue française, à travers un florilège de textes et d’auteurs qu’il affectionne. À savoir Victor Hugo, Louis Aragon, Charles Baudelaire, Roland Dubillard, Sacha Guitry, Henri Michaux, Raymond Devos, André Frédérique, L’abbé de L’Attaignant, Michel Houellebecq. En bonus, quelques intermèdes amusants avec les vœux de bonne année des Présidents de la Ve République. On peut remarquer qu’il n’y a aucune femme parmi ce panthéon littéraire personnel. Un spectacle que l’acteur met lui-même en scène, plus de 20 ans après son Monstres sacrés, sacrés monstres, déjà patchwork de textes d’illustres écrivains et poètes. 

MARC VOIRY

25 février au 1er mars
Théâtre du Jeu de Paume, Aix-en-Provence

La Belle Hélène

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La Belle Hélène © Christian DRESSE
La Belle Hélène © Christian DRESSE

Chef-d’œuvre du genre mésestimé de l’opéra-bouffe, La Belle Hélène, créé en 1864, ne se contente pas d’être un hilarant vaudeville aux airs remarquablement bien troussée. Non content de singer les travers rossiniens et wagnériens du grand opéra, Jacques Offenbach y réinterprétait également avec malice les travers de la cour de Napoléon III en prenant soin de resituer l’action dans la Grèce antique. Le metteur en scène Bernard Pisani s’est déjà adonné six fois à la direction cette pièce: il pourra compter pour cette production sur Laurence Janot dans le rôle-titre et Matthieu Justine dans celui de l’aimant – mais peureux – Pâris. Le chef Didier Benetti dirigera l’Orchestre de l’Opéra de Marseille sur cette partition qu’il connaît déjà par cœur.

SUZANNE CANESSA

22 et 23 février
Théâtre de l'Odéon, Marseille

Retrouvez nos articles Scènes ici

Une bleue qui a tout d’une grande 

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Élise Vassallucci © XDR
Élise Vassallucci © XDR

Elise Vassallucci est certainement plus qu’une chanteuse de jazz. Sur son premier album, Capharnaüm, cette artiste, née en 1998 à Marseille, déploie des pans d’une autobiographie sensible aux parfums d’un jazz qui se conjugue pleinement avec la chanson française la plus poétique. Encore étudiante au Centre des musiques Didier Lockwood, à Paris, c’est entre les conservatoires d’Aix-en-Provence et de Marseille qu’elle s’est formée en violon classique, en jazz et en chanson française (ainsi qu’auprès de Francis Cabrel à Asttafort). Elle nous convie ici, dans sa propre chambre, dans la maison familiale de Rognes (où elle a écrit ses premiers textes). Ce premier album peut aussi bien toucher l’amateur·rice du jazz le plus authentique que l’auditeur·trice de la chanson francophone.

Individuel et collectif

Une création individuelle, dans une production collective, c’est ainsi qu’Elise Vassallucci entend définir sa méthode de travail sur ce disque. « Quand je propose une composition, je viens avec des paroles et la mélodie. On s’assied en cercle et on discute. Comme c’est un disque très intime, je devais m’entourer de personnes de confiance. Sans les couleurs de Mélanie Pérez (chœur), Pierre Mikdjian (piano), Nghia Duong (contrebasse) et Léo Achard (batterie), ma musique n’est rien ». De fait, les arpèges impressionnistes du pianiste, les lignes profondes du contrebassiste et les rythmes envoûtants du batteur tissent au fil des titres un canevas sensoriel serti d’émotions contrastées. 

Le duo avec le batteur sur Ma Muse, un titre d’inspiration brésilienne, permet de saisir l’ampleur de la complicité qui l’unit au jeu coloriste de ce rythmicien poétique. Ce morceau est un beau pied-de-nez à la question du genre dans le jazz, puisque cette « muse » en question est un homme, un ancien amoureux. Elle y déclame vouloir s’amuser en homme : « C’est par rapport à toutes les fois où j’ai dû m’imposer pendant les jam-sessions, dans un univers toujours très masculin. J’ai fait mon coming-out queer pendant la création de l’album. Cela fait bien dix ans que je suis militante féministe. Ça permet d’être de moins en moins invisible dans le milieu du jazz où se développe un sens de la sororité qui implique des musiciennes comme la contrebassiste Louise Knobil, ou aussi des techniciennes, des attachées de presse… »

Une nouvelle voix

Et puis il y a cette voix, qui a tout d’un instrument. « J’ai toujours chanté mais j’avais tendance à me cacher derrière le violon », instrument qui ne lui permet pas d’exprimer sa colère à l’adolescence. Elle trouve un espace nouveau dans la littérature, puis dans le jazz, où elle trouve sa voix, notamment par la pratique du scat. « Le be-bop m’a inspirée jusque dans l’écriture de mes textes, par exemple sur Marseille, où je prends appui sur une rythmique impaire qui m’a beaucoup influencée ». 

Mélismes fondants, allongement des phonèmes, ampleur de la tessiture ou même parlé-chanté aux contours rappologiques : Elise Vassallucci s’empare avec délectation de registres variés pour nous balader dans ses émotions intimes. Sans jamais se départir d’un sens de la chanson francophone qui emprunte autant à Piaf qu’à Brel (dont elle retrouve les accents narquois), à Joe Dassin qu’à Cabrel (dans le sens d’une chanson authentiquement populaire). Sans oublier la voix mezzo-soprano d’une Barbara, dont elle reprend, en dernière plage du disque Mon Enfance, où si à l’écoute de ces paroles enrobées dans un écrin symphonique délicatement groovy vous ne versez pas ne serait-ce qu’une larme, consultez !

LAURENT DUSSUTOUR

Capharnaüm, Élise Vassallucci

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Yohanne Lamoulère

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Oeil Noir © Yohanne Lamoulère
Oeil Noir © Yohanne Lamoulère

Photographe reconnue, Yohanne Lamoulère (du collectif Tendance Floue) passe pour la première fois derrière la caméra. Au Zef, scène nationale de Marseille, dont elle fait partie des artistes associés, elle présente son film intitulé L’œil noir. Un moyen métrage qui poursuit le travail au long cours de cette artiste, à savoir capturer les images d’un Marseille périphérique, de ses quartiers, de sa jeunesse populaire – comme on a pu le voir dans son livre paru en 2018 Faux bourgs. Le film est projeté dans le cadre de l’exposition du même nom, qui mêle images fixes comme animées, fanzine et peinture.

NICOLAS SANTUCCI

Vernissage le 25 février
Zef, Scène nationale de Marseille

Montagne Sauvage 

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Shan Montagne sauvage © Phillipe Clin
Shan Montagne sauvage © Phillipe Clin

Shan est un groupe, membre de la compagnie musicale vauclusienne Naï Nô Production, et composé du guitariste et compositeur Pascal Charrier, du saxophoniste et clarinettiste Julien Pontvianne et du batteur et percussionniste Ariel Tessier. À travers leurs improvisations, ils font dialoguer leurs instruments, donnant naissance à des sonorités profondes, vibrantes et contemplatives inspirées par la montagne – d’où le nom de leur projet Montagne Sauvage, déjà immortalisée sur un album live lors d’un concert dans les Hautes-Alpes. Accueilli quelques jours en résidence au Vélo Théâtre (Apt) pour sa nouvelle création, le trio est rejoint par la Norvégienne Sigrid Aftret au saxo et à la flûte, et par le Turc Canan Domurcakli au saz et à la voix.

CHLOÉ MACAIRE

21 février 
Vélo Théâtre, Apt 

Marjan

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MARJAN © Morteza Herati
MARJAN © Morteza Herati

Abdul Haq Haqjoo et Farhad Yaqubi sont deux comédiens-marionnettistes afghans, évacués vers la France en 2021, lors du retour des talibans au pouvoir. Avec la Compagnie Hasards d’Hasards, ils créent Marjan, le dernier lion d’Afghanistan, un conte marionnettique destiné aux enfants à partir de 8 ans. Ce spectacle juxtapose leur histoire, et celle de Marjan, un lion détenu au zoo de Kaboul entre les années 1975 et 2002, surpassant largement l’espérance de vie de son espèce malgré une blessure causée par une grenade, devenant un symbole du courage du peuple afghan. Ce double récit permet aux deux interprètes d’aborder des sujets comme la dictature, l’extrémisme religieux et l’exil, mais aussi le vivre ensemble et la capacité de l’humain à trouver du beau dans l’horreur. 

CHLOÉ MACAIRE

19 février, 10h30 et 14h30
Forum de Berre, Berre l’Étang 

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Courgette

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Courgette © Fabienne Rappeneau
Courgette © Fabienne Rappeneau

Paru en 2002, Autobiographie d’une courgette, roman de Gilles Paris, a connu de multiples adaptations, à la télévision, au cinéma, et en bande dessinée. Puis au théâtre, par Pamela Ravassard et Garlan Le Martelot : un spectacle de théâtre-musical créé en 2021, qui, après des centaines de représentations, a obtenu sept nominations et le Molière de la meilleure comédienne de théâtre public 2024 pour Vanessa Cailhol. Courgette, c’est l’histoire du jeune Icare (alias Courgette), 10 ans, qui se retrouve en foyer suite à un drame familial, et raconte ce qui lui arrive, dans un langage, franc, direct, piqué d’humour, et d’espoir. La mémoire se mêle aux rêves et la tristesse à l’humour, au cours de scènes rapides, jouées par cinq comédien·ne·s – musicien·ne·s épatant·e·s.

MARC VOIRY

25 février
Théâtre de l’Esplanade, Draguignan

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Jyeuhair 

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Jyeuhair ©CAMULO
Jyeuhair © CAMULO

MC Solaar nous prévenait déjà il y a presque trente ans que Les temps changent. Avec lui, le rap, ses coutumes, ses modes (d’expression), et les biais de reconnaissance du public. Jyeuhair fait partie de ces nouveaux rappeurs révélés par la série-tremplin Netflix Nouvelle École, qui propose à une poignée de « stars » du rap actuel de départager de jeunes talents. Arrivé en finale de la troisième saison l’an passé, le jeune franco-malgache installé à Caen profite du très gros coup de projecteur pour dévoiler une aisance scénique et un univers parfois à contre-courant des codes actuels qui font souvent référence au rap US, dans son tout frais MYLNUI. Prods parfois rétro, flow mature et précis, rimes et textes réfléchis, le tout avec les yeux qui sourient. Chez Jyeuhair, on ne trouve pas d’auto-tune ni de fierté mal placée, mais une énergie touche à tout attirante.

LUCIE PONTHIEUX BERTRAM

21 février
Espace Julien, Marseille