mardi 3 mars 2026
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L’Origine du monde (46×55)

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L’Origine Du Monde © Musée Fabre Montpellier

Le projet de L’Origine du monde (46×55) est né dans une brocante, où l’artiste Nicolas Heredia découvre une reproduction du célèbre tableau L’Origine du monde de Gustave Courbet, posée parmi des objets usuels et vendue 200 €. Cette trouvaille inattendue devient chez lui l’élément déclencheur d’une exploration théâtrale et intellectuelle sur la valeur que nous accordons aux œuvres, aux objets et aux histoires qui les entourent. Sur scène, l’auteur, metteur en scène, comédien et scénographe transforme ce récit en une sorte de conférence en forme de voyage à la fois ludique, poétique et philosophique, où les objets, les souvenirs et les idées se répondent pour questionner notre rapport à la beauté, à l’authenticité et à la perception.

M.V.
Du 14 au 18 janvier
À Apt, Lacoste, Maubec,
L’Isle-sur-la-Sorgue, Lourmarin
Une proposition de La Garance – Scène nationale de Cavaillon

Retrouvez nos articles Scènes ici

Les bonnes ondes du Luberon 

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La Caravane Sonore à Vaugines en septembre © X-DR

Créer du lien au sein des territoires ruraux, croiser les regards de ses habitant·es, offrir une première expérience radiophonique à ses jeunes en les invitant à parcourir leur village micro en main. C’est le point de départ de la Caravane Sonore. Lancé en septembre dernier à Vaugines, le projet embarque les jeunes habitant·es de six communes du sud Luberon dans une aventure faite de rencontres et de sons. En ce début d’année, la Caravane traversera quatre nouveaux territoires: du 14 au 17 janvier à Cucuron, du 4 au 7 février à Cadenet, du 18 au 21 mars à La Bastide-des-Jourdans, puis du 25 au 28 mars à La Tour-d’Aigues.

Pour et par les jeunes

Portée par les jeunes villageois·es, la Caravane Sonore prend la forme d’un plateau radio itinérant. Dans chaque bourgade, les apprenti·es journalistes sont accompagné·es par un professionnel de la radio et des médiateur·ices pour découvrir la réalisation de podcasts, les techniques d’interview et l’écriture. 

La génération Z est au cœur du projet : c’est son regard qui guide la narration. À la rencontre des habitant·es, les adolescent·es collectent récits, anecdotes et souvenirs, donnant une voix aux rues, aux maisons, aux commerçant·es et aux patrimoines locaux. Micro à la main, chacun·e devient, le temps des ateliers, un véritable collecteur d’ambiances et d’histoires locales.

Restitution et mémoire

À l’issue de chaque étape, un temps de restitution est proposé sous la forme d’une exposition ouverte à tous·tes. Histoires de vie, récits collectifs et légendes composent ainsi une grande carte sonore interactive, permettant aux habitant·es comme aux curieux·ses d’écouter les sons et témoignages associés aux lieux des villages. Portée par Culture Lub– association culturelle du sud du Luberon – et en partenariat avec leur média Ouste, l’exposition finale, réunissant les six cartes sonores, sera présentée lors du festival Le Grand Ménage de Printemps, en avril 2026 à La Tour-d’Aigues. 

Au-delà de la création artistique, La Caravane Sonore a pour mission de créer et de renforcer les liens entre habitant·es autour d’un attachement commun. Il s’agit aussi de préserver les récits des villages tels qu’ils étaient et tels qu’ils sont. Si les histoires ne vivent plus, elles risquent de s’envoler et de s’oublier : la Caravane Sonore crée cet espace où la jeunesse les fait vivre !

CARLA LORANG 

La Caravane déambulera à Cucuron (du 14 au 17 janvier), Cadenet (du 4 au 7 février), La Bastide-des-Jourdans (du 18 au 21 mars), et à La Tour-d’Aigues (du 25 au 28 mars)

Retrouvez nos articles Escapade ici

Diotima

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Le Quatuor Diotima © X-DR

A l’heure du brunch, la scène du Méjan à Arles accueillera le prestigieux Quatuor Diotima pour un dialogue entre traditions et avant-garde. L’ensemble, composé de Yun-Peng Zhao et Léo Marillier aux violons, Franck Chevalier à l’alto et Alexis Descharmes au violoncelle, ouvrira avec le Quatuor n°2 op. 56 de Karol Szymanowski, qui puise dans le folklore polonais des montagnes du Tatras. Suivra Terra Memoria de Kaija Saariaho, moment de recueillement poignant. Composée en 2007 et dédiée « à ceux qui sont partis » cette œuvre explore la mémoire et le deuil avec une délicatesse caractéristique de la compositrice finlandaise disparue en 2023. Le concert se conclura avec le célèbre Quatuor en fa majeur de Maurice Ravel, chef d’œuvre impressionniste, unique contribution du maître français au genre.

A.-M.T.

18 janvier
Méjan (Espace Van Gogh), Arles

Viva España

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Jennifer Michel © X-DR

Le directeur du Forum de Berre, Mikhael Piccone, convie le public pour une soirée autour des mélodies espagnoles et de la zarzuela, ce genre lyrique à la croisée de l’opéra et de la comédie musicale. Le directeur-chanteur est accompagné par le pianiste franco-espagnol Sylvain Souret, et de la soprano Jennifer Michel – finaliste du concours International de Chant de Tenerife en Espagne en 2013 – et du ténor Juan Antonio Nogueira, ténor.

 L.S.
18 janvier
Forum de Berre

lovemusic

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lovemusic © X-DR

Invité par le GMEM, le collectif strasbourgeois lovemusic passe par Marseille ce 20 janvier. Un collectif qui œuvre depuis plusieurs années dans la promotion de la nouvelle génération de compositeur·trices, et qui a reçu, en 2025, le Prix d’Ensemble de la Fondation Enrst von Siemens pour la Musique. Ils se démarquent par une démarche inclusive, dans une volonté de créer de la musique où compositeurs et musiciens sont tous impliqués dans le processus de création, et dans une multiplicité des esthétiques. Dans Protest of the Physical, lovemusic explore le corps – source et vecteur de la création musicale.

L.S.
20 janvier
Friche la Belle de Mai, Marseille

Femme non-rééducable

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Femme non reeducable © Louis Josse

Le texte de Stefano Massini, écrit après l’assassinat de la journaliste Anna Politkovskaïa en 2006, révélait les atrocités du régime de Poutine. Fondé sur les notes de ses reportages sur la guerre en Tchétchénie, sur le cynisme, les mensonges d’État et l’emprise despotique d’un pouvoir qui ne recule jamais devant le meurtre, la pièce est aussi un magnifique portait d’une femme remarquable, courageuse au-delà de ses doutes mêmes et de son envie de vivre.

La pièce, portée par Pierre Berçot et Caroline Rochefort et mis en scène par Tadrina Hocking, a été saluée depuis sa création en 2024. Elle est proposée le 17 janvier par Scènes et Cinés dans le cadre d’un week-end sur les femmes journalistes, avec le 18 la projection débat de Kurdistan, la guerre des filles de Mylène Sauloy, et Camille, portrait d’une photographe de guerre en Centrafrique de Boris Lojkine.

A.F.

Les 17 et 18 janvier

Espace Robert Hossein, Grans

Une vie parisienne

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Une vie parisienne © Philippe Mangeot

Une vie parisienne d’Irène Bonnaud mêle théâtre et opéra en revisitant l’univers de Jacques Offenbach à travers les textes de l’écrivain Henri Heine. Juifs allemands originaires de Rhénanie, Henri Heine et Jacques Offenbach ont en commun d’avoir été immigrés à Paris, partageant le même sens de la légèreté, de l’humour et une observation malicieuse de la société française en plein bouleversement.

Sur scène, le comédien François Chattot incarne Heine, accompagné par les voix lyriques de Mylène Bourbeau (soprano) et Aurore Ugolin (mezzo-soprano), ainsi qu’un ensemble musical dirigé par Benjamin Laurent. Ensemble, ils font résonner des airs célèbres ou méconnus d’Offenbach, mettant en lumière la modernité et l’ironie cinglante des œuvres de l’écrivain et du compositeur.

M.V.

16 et 17 janvier

Théâtre Liberté, Scène nationale Toulon

On vous raconte des histoires

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On vous raconte des histoires © Laure Villain

Dans une conférence burlesque, Agnès Larroque et Laure Seguette « dynamitent le merveilleux » en revisitant Blanche-Neige, Le Vilain petit canard et Hansel et Gretel avec à travers une jolie dose de comique et d’énergie. Madame Train, spécialiste autoritaire des contes, expose son analyse tandis que sa joyeuse assistante Mademoiselle Carton illustre les propos à travers des images.

Très vite, les mots et les images s’entrechoquent, les objets s’animent et un lot d’imprévus surgit, mettant à rude épreuve les certitudes de Madame Train. Derrière le rire, le spectacle invite à réfléchir sur la différence, la famille, l’écologie et la mort. La Compagnie du Détour mêle théâtre d’objets et embarque petits et grands dans une relecture burlesque, poétique et politique des histoires qui ont forgé nos histoires.

C.L.

18 janvier

Théâtre de L’Esplanade, Draguignan

Esquif

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Esquif © Christophe Raynaud de Lage

Avec Esquif, l’autrice et metteuse en scène Anaïs Allais Benbouali s’adresse pour la première fois au jeune public, dans ce spectacle qui interroge les inégalités abyssales de notre région. Elle confie à la mer Méditerranée le rôle de conteuse : témoin des passages de migrants et réfugiés en quête d’un avenir meilleur. Au violoncelle, Amandine Dolé incarne la voix de l’Océan Viking, navire de sauvetage de SOS Méditerranée, engagé depuis 2019 dans des missions de secours en mer. La pièce se présente comme un recueil de mémoires sensibles, et cherche à humaniser des rescapés trop souvent réduits à l’anonymat d’une crise humanitaire.

PAULINE LIGHTBURNE

Du 20 au 22 janvier
Zef, Scène nationale de Marseille

65 rue d’Aubagne à La Criée

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65 RUE DAUBAGNE 2025 - FILAGE © Clement Vial

Après l’Astronef, le Théâtre Antoine Vitez et le Théâtre de l’Œuvre, 65 rue d’Aubagne de Mathilde Aurier s’empare de La Criée, pour six représentations, du 14 au 18 juillet. Dans cette pièce, la dramaturge met en scène l’histoire de Nina (Camille Dordoigne), habitante des immeubles effondrées le 5 novembre 2018, mais absente ce matin-là. Mathilde Aurier a construit son récit en l’interrogeant elle, mais aussi des proches de victimes, des membres du Collectif du 5 novembre, des habitant·es de Noailles, des associations. Il en ressort du théâtre documenté qui donne à son récit l’effroi du réel, la pudeur de la fiction. Un tableau puissant du drame marseillais, qui sait jongler entre l’intime et le politique ; le tragique et le documentaire. À voir absolument.

Nicolas Santucci

Du 14 au 18 janvier
La Criée, Théâtre national de Marseille