lundi 1 juin 2026
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Bien à Aix

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BIENNALE AIX 2026 Elevations Collectif XY © 2022 Collectif XY_Mobius, Crans Montana, MeIissa Waucquier

Ce samedi, en fin d’après-midi, la Biennale d’Aix revient en fanfare et surtout en mouvement dans l’espace public. Le coup d’envoi se fera en haut du cours Mirabeau à 17h30, avec Élévations du Collectif XY. Cette création in situ réunit une trentaine d’acrobates, accompagnés en live par la Compagnie du Lamparo. Manu Théron, fondateur de la compagnie, dirigera à cette occasion douze musicien·nes venu·es du pays invité de cette édition, l’Italie. Et le lendemain, rebelote avec une seconde représentation de ce spectacle collaboratif, même heure, même lieu. De quoi bien commencer cette première partie de Biennale, avec une programmation riche chaque week-end jusqu’au 14 juin (une seconde partie aura lieu à l’automne).

Vernissages en pagaille 

Ce week-end d’ouverture est aussi l’occasion de nombreux vernissages d’expositions programmées dans le cadre de la première partie de la Biennale. L’art contemporain est particulièrement représenté avec des artistes internationaux comme la plasticienne et vidéaste Ghita Skali qui présente au 3bisf sa première exposition monographique en France, What Remains, autour du rapport au deuil et à la mort (jusqu’au 19 septembre).

Dans De la terre jaillit la lumière, jusqu’au 24 mai au Pavillon Vendôme, l’artiste verrier new-yorkais Andrew Erdos interroge la relation des humains avec la nature, comme le fait le sculpteur Fabien Leaustic dans La chute, histoire d’un châtiment silencieux ?*, en s’inspirant du motif de la chute, présent dans la mythologie grecque comme dans le dogme chrétien (Chapelle des Andrettes). 

Aurélie Sicas explore pour sa part les représentations picturales de l’amour et l’affection partagées, en partant de la Carte du Tendre de Madeleine de Scudéry dans son exposition Au cœur du Tendre (Galerie Ramand, jusqu’au 13 juin). Enfin, les illustratrices Joëlle Jolivet et Katrin Stangl présente l’exposition Voisinage/Nachbarschaft*fruit d’un travail en tandem avec les étudiants de l’École Supérieure d’Art d’Aix-en-Provence et son homologue allemande l’Akademie der Bilden Den Künste Nürnberg autour de cette notion. 

Les Rencontres du 9eart commencent également ce week-end et prennent part à leur façon aux célébrations de l’art italien avec une exposition consacrée à un géant de la bande-dessinée, Hugo Pratt, et à son iconique Corto Maltese (La Manufacture)*.

BIENNALE d’AIX 2026, WHAT REMAINS Ce qui reste et ce qu’on laisse © Ghita Skali

Un nouveau rendez-vous 

La première édition d’Effets Réel, nouveau festival littéraire consacré à la non-fiction, se déroulera également ce week-end à Marseille et à Aix-en-Provence [voir p. 5]. Le volet aixois de sa programmation, donnée à l’Hôtel Olivary, est intégrée à celle de la Biennale, et l’Italie y est donc également mise à l’honneur. 

La question de la guerre et de son héritage comme matière littéraire est centrale dans cette programmation, avec une place de choix réservée aux auteur·ices ukrainien·nes. Le samedi matin, une discussion autour de l’écriture comme acte de résistance réunira le philosophe Constantin Sigov et la journaliste Tetyana Orgokova, puis le président de l’université de Kiev Sergiy Kvit, et les autrices Anastasia Fomitchova et Francesca Melandri (respectivement ukrainienne et italienne) s’interrogeront sur la manière de penser et d’écrire l’Ukraine aujourd’hui. 

Francesca Melandri est invitée à présenter son nouvel livre, Les Pieds froids, dans lequel elle part de l’expérience de son père en tant qu’officier de l’armée italienne pendant l’invasion en Russie (1941) pour développer un propos sur la guerre et son héritage mémoriel. Après sa présentation, elle participera à une discussion avec Vanessa Springora à propos des secrets de famille liés à la guerre comme matière littéraire. Plus tôt dans la journée, Springora aura présenté Patronyme, ouvrage publié l’année dernière et qui s’intéresse aux mêmes questions à partir du passé trouble de son grand-père pendant la Seconde Guerre Mondiale. 

L’auteur Alessandro Perissinotto s’intéresse également à la violence fasciste, mais du point de vue de la répression politique. Sa performance Raccommoder la mémoire, adapté de son livre La Guerra dei Traversa (2024), mobilise les témoignages d’une famille italienne victime du massacre de Turin en décembre 1922, juste après l’accession au pouvoir de Mussolini.

CHLOÉ MACAIRE 

*Ces expositions sont visibles jusqu’au 23 mai 

Biennale d’Aix (première partie)
Du 11 avril au 14 juin

Focus hongrois 
La Biennale d’Aix met également à l’honneur la Hongrie, avec laquelle la ville entretient un lien fort depuis que Vasarely a décidé d’y installé sa Fondation, et d’autant plus depuis jumelage avec Pécs, ville de naissance du plasticien, en 2011. Cette programmation hongroise est pensée en deux temps, dont le premier est consacré au cinéma avec des projections quotidiennes dans l’amphithéâtre de l’École supérieure d’art jusqu’au 3 mai. L’occasion de rendre hommage au réalisateur Belà Tarr, monstre sacré disparu en janvier, avec quatre projections de son chef d’œuvre Les Harmonies Werckmeister (2000). L’œuvre de la réalisatrice Márta Mészáros y est aussi centrale, avec des projections de versions restaurées d’Adoption (premier film réalisé par une femme à obtenir l’Ours d’Or à la Berlinale en 1975), Neuf mois (1976) et Elles deux (1977). Les films les plus récents programmés dans le cadre de ce cycle, Corps et Âme (Ours d’or 2017) et Silent Friend (sorti en avril 2026), tous deux réalisés par Ildikó Enyedi.
Le deuxième temps, aura lieu le 12 juin à la Fondation Vasarely et réunira arts visuels, architecture et DJ sets d’artistes français et hongrois pour célébrer les 50 ans de la Fondation. C.M.

Retrouvez nos articles Politique culturelle ici

Pâques, Pâques et Aïd-el-Fitr

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Cette année, la fin du jeûne musulman a peu ou prou coïncidé avec Pessah, la Pâques juive, et avec les Pâques chrétiennes et l’arrivée du printemps. Une drôle de conjonction des « religions d’Abraham » : ces fêtes sont aussi les héritières de rituels païens du printemps, elles signent la renaissance, la fin de la pénitence, et la purification. 

Les chrétiens fêtent avec force chocolat la résurrection du fils de Dieu, les juifs leurs premiers-nés épargnés grâce au sang des agneaux, les musulmans la régénérescence de leur lien avec leur famille et avec Allah. Tous ces rituels ont en commun le jeûne, la transformation progressive et le renouveau, l’agneau, le pardon, la famille.

Pourtant cette conjonction n’est plus qu’une coïncidence : les tensions communautaires entre les trois monothéismes n’ont jamais été aussi vives. L’État hébreu attaque l’Iran et le Liban après avoir détruit Gaza, et Trump, comparé à Jésus-Christ par sa conseillère évangéliste Paula White, entraine le monde dans une guerre de religion sans précédent, tandis que les chiites iraniens attaqués répliquent en bombardant les sunnites du golfe. 

Conséquence indirecte de cette violence internationale, en France, le racisme s’exprime au grand jour. Un million de Français déclarent avoir subi une violence physique ou insulte à caractère raciste durant l’année écoulée. Les propos dits « décomplexés » fleurissent contre un maire noir. La gauche condamne cela sans ambiguïtés.

Il n’en est pas de même pour les actes spécifiquement antisémites, qui explosent (+280% depuis le 7-Octobre) et suscitent l’indignation, mais peu l’analyse : ils sont relayés par les médias avec une prudence mesurée tandis que sur les réseaux sociaux fleurit l’idée que les juifs, assimilés à Israël, l’ont bien cherché…

Il faut dire que les institutions juives françaises dérivent vers la droite voire l’extrême droite, et qu’un malaise qui ressemble à de la honte diffuse s’installe chez les juifs de gauche, croyants ou athées. Certains relèvent timidement que l’attentat devant la synagogue de Liège le 9 mars n’a fait aucune Une en France, pas plus que la mort de Dan Elkayan, français de 27 ans tué comme 14 autres victimes lors de la fête du Hanouka, le 15 décembre dernier, sur une plage de Sydney… 

Peuples antisémites, peuples d’Abraham

Les trois religions d’Abraham sont nées des mêmes textes, mais leurs antagonismes ont la vie dure en France. Jean-Luc Mélenchon s’était égaré en 2020 en affirmant que Jésus avait été « tué par ses compatriotes », et les clichés antisémites persistent. Celui du juif déicide, de Judas le traitre « judéen », de l’avarice, de la cruauté, de la main mise insidieuse, ressurgissent en cas de crise. 

À Six-Fours les électeurs ont choisi un maire condamné, qui tenait une librairie notoirement antisémite et raciste [Lire ici]. La plus vieille synagogue de France, celle de Carpentras, est désormais sous administration du Rassemblement national (en France les édifices religieux sont propriété des villes), tout comme son cimetière juif profané par des fachos en 1990. 

Racisme anti-musulman, négrophobie et antisémitisme se contaminent et s’alimentent des mêmes peurs, des mêmes ignorances, des mêmes manipulations qui désignent une communauté à la vindicte de l’autre.

Aujourd’hui des États violemment répressifs, terroristes, génocidaires, colonialistes, attisent des haines que seules la connaissance et la culture peuvent apaiser dans une région qui vote désormais majoritairement RN. Flamenco Azul [Lire ici] témoigne de la singulière beauté artistique de l’Espagne des trois cultures, tandis qu’à Marseille les associations rappellent que la déportation nazie s’est exercée envers les juifs, les communistes, les roms, les asociales (putes, trans et lesbiennes) et les homosexuels (gays) après que les handicapés et les malades mentaux ont été euthanasiés (le 8 avril à 18h, Maison des combattants).

Les fascismes n’ont jamais restreint leurs violences à une seule communauté, et c’est ensemble qu’il faut les combattre, sans opposer ou hiérarchiser les oppressions. 

AGNÈS FRESCHEL


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L’enfant et la rose

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L’enfant et la rose © Olivier Menart

Si le théâtre et le cinéma se sont déjà emparés à plusieurs reprises du célèbre Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry, c’est cette fois-ci au tour de la danse et de Florencia Gonzalez de s’approprier le célèbre conte et d’en faire un voyage dansé. À travers l’interprétation de cinq danseur·euses, l’enfant et la rose prennent vie en direct sur le plateau de Klap. Dans les pas du Petit Prince, les passages du livre se transforment en mouvements, gestes, les éléments s’entremêlent, et les souvenirs resurgissent. Porté par le regard d’un enfant, le spectacle explore un monde fait de « rencontres, de différences et de sensibilités ».L’Enfant et la Rose promet une traversée rythmée et hypnotique, qui s’adresse à tous·tes, petits comme grands.

C.L.
10 avril
Klap Maison pour la danse, Marseille

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Dialogue avec ce qui se passe

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Dialogue avec ce qui se passe © Jean-Louis Fernandez

Partir d’un geste simple, presque anodin, et en faire une plongée vertigineuse dans la pensée humaine : voilà l’idée derrière le théâtre de Nicolas Doutez et Adrien Béal. Avec Dialogue avec ce qui se passe, le duo nous entraîne dans un laboratoire vivant où la parole se construit en direct sur le plateau. Tout part d’une femme qui doit écrire à son neveu, mais ne se souvient plus du propos. De ce constat naît un dialogue avec ce qu’il se passe. Dans un élan collectif, les artistes s’élancent pour retrouver la pensée perdue. Le groupe tente alors de la reconstituer, une mission qui risque de les mener vers d’autres aventures et rencontres inattendues. Entre absurde et comique, le spectacle plonge dans la pensée humaine et y explore ses drôleries et sa complexité.

C.L.
9 et 10 avril

Théâtre du Bois de l’Aune,Aix en Provence

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Chevaleresses

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Chevaleresses © X-DR

Il y a des histoires que l’on tait, trop souvent, trop longtemps, collectivement. En réponse à ce silence, l’artiste Nolwenn Le Doth transforme la scène en un espace de parole pour dire l’inceste. La comédienne se projette alors en chevaleresse et mêle parcours judiciaire sur fond de pop culture. Accompagnée dans chaque ville de chanteuses amatrices, la pièce devient un manifeste contre la domination et le silence, éclairant « les liens entre politique, justice et intimité ». Au-delà d’une autofiction, Chevaleresse fait écho à une réalité trop fréquente et pourtant encore trop tue. À l’heure où, toutes les trois minutes, un enfant est victime d’agression sexuelle en France (Ministère des Solidarités, 2024), la parole est indispensable et doit aussi etre conquise sur scène.

C.L.
9 et 10 avril
Quai des arts,Veynes
Une proposition du Théâtre La Passerelle, Scène nationale de Gap.

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Le Printemps des minots

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Une petite Carmen © X-DR

Avec une première édition à succès, le festival jeune public Le Printemps des Minots revient pour une seconde édition au Forum de Berre. Au programme : théâtre, musique et autres surprises. Débuté fin mars avec Les Contes Défaits (Cie Duo Frictions), le festival se poursuit le 11 avril avec une création inédite de la compagnie Intim’Opéra. Après une résidence au Forum, et le succès de Une petite flûte enchantée, la compagnie propose cette fois-ci une nouvelle création : Une petite Carmen. Derrière ce spectacle, l’envie de « faire découvrir les codes de l’opéra avec une exigence professionnelle ». À travers les voix de Sarah Laulan et du ténor Christophe Poncet de Solages, les enfants pourront s’initier à l’opéra de Georges Bizet. La semaine suivante, Blanc Flocon (15 avril) revisite un conte des frères Grimm en théâtre d’ombres. Enfin, le 22 avril, Ça cartonne promet un mélange de magie et de poésie.

C.L.
11 avril

Forum de Berre

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Dom Juan

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Dom Juan © Juliette Parisot

Figure incontournable du théâtre français, Don Juan se tiendra sur la scène de l’Opéra Grand d’Avignon ce 9 avril. La metteuse en scène Macha Makeïeff offre le rôle de ce héros torturé à Xavier Gallais, incarnant un bourgeois aux multiples casquettes. Après Tartuffe et Les Femmes savantes, l’ancienne directrice de La Criée met en scène non plus un séducteur victorieux, mais un homme empêtré, un réel « loser». Entre modernité et tradition, cette version revisitée invite à une nouvelle exploration de la pièce, en plongeant le public au XVIIIe siècle. Porté par des décors et des costumes, Dom Juan devient un véritable voyage à l’époque du Marquis de Sade.

C.L.
9 avril
Opéra Grand Avignon, Avignon

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Les Abîmés

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Les Abimés © North Sebastien

Comment se construire dans un environnement empreint de violence ? Victimes de la brutalité de leur père, deux frères, P’tit Lu et Ludo, sont placés en foyer, cahotés entre domicile familial et institution. L’autrice Catherine Verlaguet s’empare de la violence faite aux enfants et place au cœur de l’histoire les liens fraternels ; les attaches qui unissent une fratrie lorsque tout semble s’effondrer. Entre construction et reconstruction, Les Abîmés explore aussi la place de l’art comme un échappatoire et moyen de s’émanciper d’un passé douloureux. À travers la mise en scène de Bénédicte Guichardon, quatre comédien·nes promettent d’incarner avec douceur et sensibilité une histoire intime et humaine…

 C.L.
11 avril
Théâtre Le Pôle, Le Revest-les-Eaux

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Concert de l’orchestre philharmonique de Marseille

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Michele Spotti © X-DR

À la tête de l’Orchestre philharmonique de Marseille, le chef titulaire Michele Spotti compose un programme qui fait dialoguer écriture orchestrale et imaginaire narratif. En ouverture, une œuvre de Nicola Piovani, figure majeure de la musique de film italienne ayant entre autres officié chez Fellini ou Benigni. Son Cyberknife installera un climat aux accents mélodiques marqués, où brillera la clarinette d’Alessandro Carbonare. La seconde partie se tourne vers Robert Schumann : d’abord avec Ouverture, scherzo et finale, partition vive et contrastée, puis avec la Symphonie n°3 dite « Rhénane ». Cette fresque ample et structurée en cinq mouvements conjuguant élan lyrique et puissance orchestrale, entre paysages sonores et architecture romantique. Une soirée où la narration musicale promet de circuler

S.C.
12 avril
Auditorium du Pharo, Marseille

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Les Cris de Paris

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Les cris de Paris © Jean Larive MYOP

À l’invitation de Musicatreize, l’ensemble vocal Les Cris de Paris investit le Foyer Reyer de l’Opéra de Marseille avec Strana armonia, un parcours musical qui défie le temps. Le chef Geoffroy Jourdain y tisse madrigaux de la Renaissance – Vicentino, Gesualdo, Luzzaschi, Marenzio – avec une création de la compositrice Francesca Verunelli, VicentinoOo, commande de l’ensemble et du CCR d’Ambronay. Au cœur du projet : la division de l’octave en 31 intervalles, héritage visionnaire de Niccolò Vicentino et de son archicembalo microtonal, un clavecin extraordinaire qu’il a imaginé en 1555. Création contemporaine et avant-garde de la Renaissance se répondent et s’illuminent mutuellement, abolissant toute chronologie au profit d’une expérience d’écoute unique et immersive.

 A.-M.T.
12 avril
Foyer Reyer, Opéra de Marseille

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