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Harry et le jeune monde

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Harry et le jeune Monde © X-DR

Après de nombreuses résidences de travail, où des extraits du spectacle ont été partagés avec le public et des adolescents dans des ateliers d’écoute et de co-création, c’est, ce lundi 9 mars, au Bois de l’Aune, la création de Harry et le jeune monde. Mis en scène par Julie Villeneuve, un dialogue philosophique entre deux personnages singuliers : Harry, une vieille femme malade, désinhibée, singulière et libre, qui accueille les spectateurs dans une tente-refuge – un espace immersif pensé comme un lieu de rencontre et de réflexion. Et à ses côtés, Monde, jeune garçon en fuite, fragile et impulsif, en quête de sens dans un monde qu’il tente de comprendre. Leur relation constitue le cœur de la pièce : une rencontre entre deux âges de la vie, deux façons d’être au monde, d’écouter, de perdre et de retrouver sa place.

M.V.

9 et 10 mars
Bois de l’Aune, Aix-en-Provence

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Un succès fou

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Un succes fou © Bernard Richebe

Lauréats du Molière de la Meilleure comédie en 2023 pour Une idée géniale, l’auteur Sébastien Castro et le metteur en scène José Paul reviennent en ce début d’année avec une nouvelle pièce, Un succès fou, créée il y a quelques jours à Villeneuve-sur-Lot.

Cette comédie, donnée le 5 mars au Théâtre de Fos, raconte une soirée dans la vie d’Océane, Antoine et Simon (respectivement Raïssa Mariotti, Guillaume Clérice et Sébastien Castro), trois personnages dépourvus, autant financièrement qu’en amour. Iels ne se connaissent pas, mais se retrouvent par hasard dans le même immeuble, à des étages différents qui cohabitent dans le décor. Pendant 1h30, la pièce suit en temps réel les événements qui se déroulent à ces trois étages au cours de cette soirée.

C.M.

5 mars

Théâtre de Fos, Fos-sur-Mer

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Spécimen

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Specimen © Emile Zeizig

À quoi ressemblerait Alice au Pays des Merveilles si Alice était une prolétaire quadragénaire, et le Pays des Merveilles était la Préhistoire ? Cela paraît improbable, mais c’est à quelque chose près l’argument de départ de Spécimen, nouvelle création de la Cie Arnica (à qui l’on doit notamment Castelet is not Dead). La pièce, signée Gwendoline Soublin, suit l’aventure de Lucy Afarensis, employée de supermarché, qui bascule dans une faille spatio-temporelle après avoir été traitée de « Cro-Magnon » par son patron. S’en suit un voyage initiatique à travers les différentes périodes de la préhistoire.

La mise en scène, signée Émilie Flacher, allie le théâtre et différentes techniques marionnettiques pour donner vie au monde préhistorique, ses animaux et ses premiers humains.

C.M.

10 et 11 mars

Théâtre Joliette, Marseille

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L’Art de la joie

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L’art de la joie © Christophe Raynaud de Lage

Goliarda Sapienza est une figure de la gauche radicale italienne, dans laquelle elle évolue dès son enfance dans les années 1920. Elle bénéficie d’une éducation aux antipodes des normes fascistes alors en vigueur. Ces valeurs, ainsi que ses propres expériences de vie, infusent toute son œuvre et en particulier son Art de la joie, achevé en 1976 et publié à titre posthume en 1998.

En 2023, Ambre Kahan met en scène la première partie de ce roman fleuve qui suit la vie de l’intrépide Modesta, son investissement politique et intellectuel ainsi que ses conquêtes charnelles, à travers le XXe siècle. La pièce dure 5h30 et est interprétée par 13 comédien·nes : un miracle en cette période de diminution des budgets culturels, d’autant plus pour une œuvre ouvertement antifasciste !

C.M.

7 et 8 mars

La Criée, théâtre national de Marseille

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Décaméron

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Décaméron © Barabra Buchmann

Pièce opératique conçue d’après le chef-d’œuvre de Boccace, le Décaméron s’installe à l’Opéra Grand Avignon pour sa création, soutenue par le GMEM. Matteo Franceschini signe, avec Stefano Simone Pintor et Caroline Leboutte, un livret qui resserre l’architecture du récit pour en faire un dispositif scénique collectif. Dix jeunes artistes incarnent sans artifice les récits grivois, cruels, romanesques ou burlesques du chef-d’œuvre médiéval. Ils se partagent tour à tour la parole, le chant, le récit, comme dans la retraite florentine imaginée en 1348 : Charlotte Avias, Clara Barbier-Serrano, Elena Caccamo, Mathieu Dubroca, Robin Kirklar, Laure Magnien, Laura Muller et Kenny Ferreiraendossent sans hiérarchie conteurs et personnages ; Hélène Escriva (basson) et Elena Olga Groppo (accordéon) sont à vue, intégrées à l’action. Sous la direction musicale de Bianca Chillemi et dans la mise en scène mobile de Caroline Leboutte, la partition fragmentée circule entre théâtre parlé, lignes lyriques et pulsation contemporaine : l’art du récit devient geste collectif.

S.C.
7 et 8 mars
Opéra Grand Avignon

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Quand le Groupe des Cinq rencontre le Groupe des Six

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Ivan Kobylskiy © X-DR

Il fallait y penser. Deux esthétiques, deux manifestes, deux manières d’affirmer un style et une identité du second XIXe siècle à l’aube du XXe. Autour du Trio de Rimski-Korsakov et de celui de Borodine, la veine russe déploie un lyrisme ample, nourri de folklore et d’élan romantique. En miroir, de l’autre côté de l’Europe et à l’avènement de la polytonalité, le Trio d’anches d’Auric affiche une netteté presque insolente ; la Suite d’après Corrette de Milhaud expose le format baroque à la lumière moderne ; la Sonatine d’Honegger densifie le discours, quand le Trio de Poulenc glisse de la gravité à l’ironie avec une liberté et une fantaisie inédites. Ivan Kobylskiy (hautbois), Alain Geng (clarinette), Frédéric Baron (basson) et Nathalie Lanoë (piano) feront dialoguer ces tempéraments sans les lisser : contrastes assumés, couleurs franches, lignes claires.

S.C.
7 mars
Foyer de l’Opéra de Marseille

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Carmen

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Le baryton Mikhael Piccone © X-DR

La Habanera, l’air du Toréador, L’amour est un oiseau rebelle… Les plus belles pages de l’opéra de Bizet résonneront à Berre-l’Étang sous la direction de Magali Damonte, elle-même grande Carmen sur les scènes internationales. Ses élèves du conservatoire Pierre Barbizet de Marseille, accompagnés du baryton Mikhael Piccone et de la pianiste Anne Guidi, nous feront plonger dans l’univers de cette héroïne libre, passionnée à la destinée tragique. Le concert s’inscrit aussi dans une démarche solidaire. Organisé dans le cadre du festival Pour Elles, à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, l’intégralité des bénéfices sera reversée au Secours populaire de Berre-l’Étang, pour soutenir des projets concrets qui leur sont destinés. Une soirée où l’art et l’engagement se donnent la réplique.

A.-M.T.
8 mars 
Église Saint-Césaire, Berre-l’Étang

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Timothy Chooi et le Wiener Concert-Verein

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Timothy Chooi © Den Sweeney

Le Wiener Concert-Verein est invité au Grand Théâtre de Provence. Conduit depuis son pupitre de premier violon par Franz Michael Fischer, cet ensemble viennois de chambre de tout premier plan s’associe au violoniste canadien Timothy Chooi, lauréat de multiples distinctions. Ensemble, ils revisitent les incontournables Quatre Saisons de Vivaldi avec un regard libre et plein d’invention. Autour de ce chef-d’œuvre s’articulent trois partitions peu connues : la Suite pour cordes « Du temps de Holberg » d’Edvard Grieg, écrite dans le style des suites de danses baroques du XVIIe siècle, les envoûtantes Scènes des Highlands écossais de sir Granville Bantock, et Soleil sur Tachkurgan de Chen Gang – l’un des grands noms de la musique classique chinoise contemporaine –, pièce lumineuse interprétée en soliste. Un programme audacieux, entre grands classiques et découvertes.

A.-M.T.
6 mars
Grand Théâtre de Provence, Aix-en-Provence

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Ermione, le brasier des passions

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Ermione © Christian DRESSE

Dans une version concertante d’une intensité dramatique rare, les 22 et 24 février, le chef-d’œuvre de Rossini a retrouvé ses lettres de noblesse, porté par une distribution d’une exigence absolue, et un livret inspiré par Andromaque de Racine.

Le mirage d’une mise en scène

Bien que les pupitres remplacent les décors, l’illusion théâtrale est totale. Nul besoin d’artifices pour ressentir la fureur et le désespoir. Par la seule force du regard et de l’engagement des corps, les interprètes transcendent le format du concert. On voit, autant qu’on entend, les tourments d’une tragédie antique devenue viscérale, prouvant que le chant, lorsqu’il est habité, se suffit à lui-même

pour créer le spectacle.

Un trio vocal d’exception

Si on ne peut que rendre honneur au talent fou de tous les chanteurs, Karine Deshayes, au centre de ce brasier, prouve une fois encore sa souveraineté. Sa maîtrise des nuances, passant du murmure blessé aux éclats de fureur, dessine une Hermione d’une humanité bouleversante.

Face à elle, le duo des ténors est de haute voltige. Enea Scala (Pyrrhus) déploie une projection

insolente et une vaillance d’acier,tandis que Levy Sekgapane (Oreste) impressionne par une virtuosité ailée, défiant les lois de la physique dans des suraigus de toute beauté.

L’orfèvre et son armée

Sous la baguette de Michele Spotti, l’orchestre de l’Opéra de Marseille a rugi et frémi avec une précision millimétrée, sublime, laissant toute la place nécessaire aux voix. Le maestro, véritable architecte du son, insuffle une tension constante, secondé par un chœur impeccable de cohésion.

Entre ovations debout et rappels nourris, le public marseillais a vibré à l’unisson, transformant ces représentations en des moments de grâce partagés.

DANIELLE DUFOUR-VERNA

Ermione de Rossini a été donné en version concertante à l’Opéra de Marseille les 22 et 24 février

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Un Voyage accidentel et musical

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Sharon Tulloch © Lawrence Damalric

Comment transposer un traumatisme collectif tel que les effondrements de Noailles le 5 novembre 2018 en une geste artistique ? Sharon Tulloch s’est assurément posé cette question pour concevoir son Voyage accidentel. L’ouvrage publié chez Editions Commune début 2024 est devenu en deux ans une lecture musicale où l’introspection le dispute à la proposition scénique.

Avec force ellipses, l’autrice-performeuse lit des extraits de son journal qui, en fait, commence pour elle au printemps 2019 avec un arrêté de péril frappant son immeuble rue Clovis Hugues. Sur scène, elle essaime les feuilles de son texte et, parfois, s’assoit sur une sorte d’escabeau qui lui sert aussi de pupitre. Avec une aisance chorégraphique certaine, et avec sa pointe d’accent british, elle est d’autant plus légitime à donner à son témoignage un tour sensible.

Sans se revendiquer porte-parole c’est en tant que femme artiste et créole – elle a des origines anglaises, jamaïcaines et sud-américaines – qu’elle se livre sur scène. La présence d’un contrebassiste à ses côtés (formidable Emmanuel Reymond, ancien de Poum-Tchak) lui permet de donner à son journal les atours d’un dialogue.

La contrebasse sait se faire baroque, ou même bluesy, à l’évocation de Belle de Mai. Un montage de photos et de « pocket films », parfois en split-screen, donne des accents documentaires à la proposition. Et pendant une heure, l’autrice/lectrice/performeuse ne nous lâche pas.

LAURENT DUSSUTOUR

Spectacle donné le 21 février à la Cité de la Musique, Marseille.

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