vendredi 22 mai 2026
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Mark Priore Trio

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Mark Priore Trio © X-DR

Mark Priore est sans doute la révélation pianistique jazz de 2024-2025. Lauréat du Prix Evidence de l’Académie du Jazz en 2024 puis nominé aux Victoires du Jazz, le jeune pianiste marque une ascension florissante. Il a enregistré dans huit albums dont celui de Robinson Khoury et sort son premier album solo en 2023. À la suite de cela, il pose les fondations d’un formidable trio avec Juan Villarroel (contrebasse) et Elie Martin-Charrière (batterie) et ensemble, ils enregistrentInitio qui sort quelque mois plus tard. Célébrant l’essence du jazz et inspirés par Thelonius Monk ou McCoy Tyner, le trio y ajoute quelques influences discrètes à la musique baroque.

L.S.

2 avril
Magic Mirrors, Istres
Une proposition du Théâtre de l’Olivier

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Un dimanche aux Aygalades

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Rémireille, Cie Satirix © X-DR

En ce premier dimanche d’avril, la Cité des arts de la rue propose son rendez-vous mensuel : Un dimanche aux Aygalades. Au programme : un grand vide-grenier, le marché de la cascade, des visites du jardin, ainsi que des propositions artistiques. Au marché, Boris Petrychko et Vincent Lucas invitent le public au Yoga un son : une expérience sensorielle qui mêle sièges et lits vibrants, animés par des cordes ou des haut-parleurs bouchés accompagné par l’utilisation d’instruments anciens et traditionnels. La journée se poursuit avec Rémireille de la Cie Satirix, un ciné-concert-spectacle avec les marionnettes et films d’animation de Rémi Verbraeken et la musique signée Mirelle Broilliard. Los Daltones fait le pont entre la chanson française revisitée et des classiques de la musique d’Amérique Centrale.

 L.S.
5 avril
Cité des arts de la rue, Marseille

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Grems

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Grems © X-DR

Issu du boom bap des années 2000, Grems est un artiste prolifique et visionnaire ; pionnier du rap alternatif, il persiste sur la scène française, entamant à l’heure actuelle sa troisième décennie de création. Assurément, Grems est un ovni au flow unique – le premier à fusionner rap et house en France avec le deepkho ou explorer de multiples genres comme le grime, il n’a cessé de brouiller les frontières entre les genres. Un nouveau virage le mois dernier, avec son nouvel EP La saison des bombes. Du jazz-rap radical où le flow dessine la rythmique principale, entre slam rythmique et poésie brute. Sur scène et traversé par l’improvisation, il forme un trio expérimental avec Rose Kid au piano et Nxquantize au looping station et percussions.

L.S.
4 avril
Théâtre de l’Œuvre, Marseille

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Eller, par François Thomazeau

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Lucien « Eller » Roudier

Il a déjà écrit une soixantaine d’ouvrages. Du polar marseillais, bien sûr, dont il est un des précurseurs, sur le cyclisme aussi, la musique, ou le patrimoine marseillais.Mais jamais encore sur la peinture. Voilà chose faite ! François Thomazeau présente aux éditions Gaussen Eller, peintre du Marseille des Années Folles, qui revient sur la vie de témoin de la vie urbaine marseillaise d’il y a un siècle. Une rencontre est organisée ce 7 avril à la Maison Montgrand, pour discuter avec l’auteur, et découvrir quelques toiles du peintre.

 N.S.
7 avril
Maison Montgrand, Marseille

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Teen Play

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Teen Play © Olivier Quéro

Le Breakfast Club, Lolita malgré moi, Heathers… depuis les années 1980 et leur explosion en popularité, une multitude de teen movies se sont intéressés aux rapports interpersonnels entre les adolescents, et en particulier à leur caractère parfois hiérarchique et cruel. Humiliation, ostracisation et harcèlement sont souvent au cœur de l’intrigue de ces comédies extrêmement codées.

L’auteur Marcos Caramès Blanco a eu l’idée de s’emparer des codes de ce genre cinématographique très états-unien et de les transposer au théâtre dans une pièce intitulée Teen Play. Celle-ci se déroule dans un collège, et raconte les relations entre des adolescent·es au cours d’une année scolaire. En mars, Nathalie Bensard a créé une mise en scène de cette pièce avec quatre élèves de l’Eracm.

3 avril

Le Pôle, Le Revest-les-Eaux

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Bleu nuit

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© X-DR

Publié en 2022, Bleu nuitde l’autrice Dima Aballah raconte le parcours d’un homme qui vit reclus depuis des années pour fuir ses souvenirs, jusqu’à ce qu’une mauvaise nouvelle, vienne le sortir de sa torpeur. Commence alors une vie d’errance dans les rues de Paris.

Le parcours du personnage inspire à Alexia Vidal, fondatrice de la compagnie avignonnaise Corps de Passage, une adaptation à la croisée du théâtre et de l’art de rue dont le dispositif est pensé en écho à l’ouvrage. Le spectacle, également intitulé Bleu nuit, débute ainsi en intérieur, avant que le comédien Kristof Lorion entraîne le public pour une déambulation dans l’espace public. Muni·es de casques audio les spectateur·ices sont alors plongé·es dans le monologue interne du personnage.

C.M.

3 et 4 avril

La Manufacture, Bollène

Dans le cadre de la programmation du Centre dramatique des Villages du Haut-Vaucluse.

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Kafka Fragments / Kata

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Kafka Fragments © Valentin Haas

À Klap, la soirée du 2 avril fait se croiser deux artistes qui se connaissent bien. Anna Chirescu et Clara Freschel, qui ont conçu ensemble La Sibylla, solo pour danseuse-chanteuse né d’un même intérêt pour la voix, le mythe et les puissances du corps. Ici, chacune signe sa forme et endosse le rôle de danseuse et de chorégraphe, À 19 h, dans le cadre intime et participatif de Question de danse, Clara Freschel présente Kafka Fragments avec le musicien Jean-Marc Montera : une traversée de Kafka où le chant, les berceuses yiddish et le mouvement fouillent l’intériorité. À 20 h, Anna Chirescu déploie Kata, solo où l’art martial, porté par la musique live de Grégory Joubert, s’érige comme un rempart face au trauma de la dictature de Ceaucescu. Deux écritures, une même question : quelle langue pour faire parler le geste ?

S.C.
2 avril
Klap - Maison pour la danse, Marseille

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Mencho

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Melchior « Mencho » Campos © X-DR

Dans le cadre du festival Flamenco Azul, Melchior Campos, dit « Mencho », embarque le public dans un voyage andalou entre les deux rives de la Méditerranée. Né à Montpellier au sein d’une famille gitane héritière de la prestigieuse dynastie des Montoya – grands noms du flamenco de Triana, à Séville –, ce chanteur puise dans ses racines pour livrer une interprétation personnelle du cante jondo. Formé dès l’enfance par une mère chanteuse et un père guitariste, inspiré par Camarón de la Isla, il débute sa carrière professionnelle à 17 ans et collabore depuis avec Vicente Amigo, Niña Pastori ou Enrico Macias. En 2021, il signe l’album solo De Sal y de Espuma. Entouré de Kuky Santiago (danse), deux guitares, percussions et chœurs, il déploie un large éventail de palos flamencos, mêlant tradition et touches expérimentales.

A.-M.T.
3 avril
Cité de la Musique, Marseille

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Le Western imaginaire de Cathy Escoffier

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« Du fait de mes origines italiennes, je suis une fan de Sergio Leone et du western spaghetti, en particulier de la psychologie des personnages, qui ont souvent comme un sens de la justice intérieure ». Le répertoire d’Ennio Morricone est d’ailleurs une source d’inspiration pour certaines compositions de Cathy Escoffier, en particulier sur le titre éponyme. Il commence comme une marche lancinante pour aller vers une cavalcade endiablée aux accents symphoniques, après un solo de piano fondant de délicatesse de la leadeuse, qui passe ensuite aux accords acidulés du Fender Rhodes. Les arrangements de l’octet réuni sur le disque, confiés à Christophe Dal Sasso, esquissent les portraits des personnages qui se succèdent au fil des plages, avec des contradictions soulignées par des délicats traits d’orchestre ou des échanges révélateurs de conflits intérieurs.

Le mercenaire et la justicière

Le premier titre, Proverbe amérindien, est construit autour d’une mélodie originale amérindienne. Quand il s’agit de tirer le portrait de Harry le mercenaire, c’est dans le métal progressif du groupe Messhuggah qu’elle a puisé son inspiration, un peu à la manière d’un Tigran Hamasyan, non sans partir d’une clave aux contours latins, sur laquelle se pose, dans une séquence éthérée, un fondant solo de clarinette, comme révélant la sensibilité d’un personnage faussement dur. Les morceaux sont d’ailleurs conçus pour exister indépendamment du texte.

« Dans notre société, on est un peu comme dans un western : on doit se tenir à nos principes. » Conçu dans une période de sa vie où le monde est bouleversé par la guerre en Ukraine, les conflits sociaux en France, et où sa propre vie devient un combat suite à des bouleversements dans sa vie familiale, elle conçoit le portrait de Serket, la justicière égarée comme une pièce autobiographique. Sur cette composition douce et angulaire, la flûte de Dal Sasso émerge comme un charme envoutant, et la pianiste déroule des accords d’une tendresse infinie. C’est d’ailleurs le dessinateur Laurent Pascal, concepteur d’un roman graphique de douze pages inspiré du récit écrit par Cathy Escoffier, qui a suggéré à cette dernière de renouer avec ce nom de justicière. Signalons qu’elle est signataire d’une tribune récente contre les violences sexistes et sexuelles encore trop présentes dans le milieu du jazz.

LAURENT DUSSUTOUR

Un Western imaginaire, de Cathy Escoffier

Le Mouton Atonal

Avec : Christophe Dal Sasso – flûtes & arrangements ; Chloé Cailleton – voix & narration
Thomas Savy – clarinettes ; Cécile Hardouin – basson ; Camille Lebrequier – cor d’harmonie ; Mathias Allamane – contrebasse ; Karl Jannuska – batterie


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[MUSIC & CINEMA] Sandbag Dam

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Un village traversé par une rivière. Une famille comme une autre. Marko (Lav Novosel ) aide à l’atelier son père qui l’entraine dur pour la prochaine compétition de bras de fer. Pas d’autre choix pour les garçons que d’être viril, et de parler avec ses muscles ! Marko a sa vie bien tracée, un métier qu’il n’a pas vraiment choisi, des copains braillards et une petite amie. Son côté tendre, c’est avec son frère, Fico (Leon Grgic), trisomique,  qu’il apparait. Marko l’aide à s’endormir, lui raconte des histoires dont celle du petit lapin qui a filé, sans même dire au revoir…car Fico a une passion pour les lapins qu’il soigne, nourrit, cajole, des lapins qu’il fait sortir de leur clapier, leur accordant un peu de liberté. Quand revient au village pour l’enterrement de son père, Slaven (Andrija Žunac), parti à Berlin trois ans auparavant- On saura plus tard pourquoi-  tout va changer. Regards furtifs, fuyants et gênés d’abord, puis retrouvailles de ces deux amis qui se sont aimés Ils jouent, ils s’inventent des histoires, ils prétendent qu’ils vont partir loin ensemble dans leur voiture imaginaire…

 Le village est menacé d’une crue et on aligne le long des berges des sacs de sable pour empêcher l’eau de déborder. Métaphore des murs érigés entre Marko et Slaven par la famille et les voisins. Non dits, regards qui accusent, insultes. L’homophobie ordinaire. L’eau  monte peu à peu, inexorablement comme le désir entre les deux jeunes hommes, filmé avec pudeur par la caméra de Marko Brdar,  comme ce plan magnifique sur leurs mains après l’amour qui donne à voir la force de leurs sentiments. La musique de  Domas Strupinskas, discrète au début, s’amplifie  au fur et à mesure que grandit le désir, que l’eau monte, que risquent de craquer les digues.

« La Croatie reste un pays très fermé d’esprit. Je ne m’en rendais pas pleinement compte avant de me lancer dans ce projet, précise la réalisatrice. On vit tous dans nos bulles, on se dit que la tolérance et l’acceptation vont de soi, mais c’est faux. En Croatie, même des parents très éduqués rejettent encore leurs enfants simplement parce qu’ils sont gais.Si Sandbag Dam pouvait aider ne serait-ce qu’une personne à ouvrir les yeux, ce serait déjà une victoire. »

Espérons que ce soit le cas pour ce premier film de Čejen Černić Čanak,  tout en retenue et fort réussi

Annie Gava