mercredi 26 août 2026
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Waku Doki

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wakudoki©X-DR

En japonais, waku doki désigne la montée d’adrénaline avant de réaliser quelque chose d’excitant. Le prolifique danseur et chorégraphe niçois Éric Oberdorff et sa Compagnie Humaine se sont emparés de cette sensation d’intensité. Sur scène, les quatre interprètes incarnent par le mouvement cet instant grisant de liberté, sur la musique In C de Terry Riley, dans une version revisitée. Etienne Guiol signe une scénographie numérique immersive, accompagnant les danseurs dans leurs mouvements. La chorégraphie pour révéler ce qu’il y a d’universel : les émotions humaines. Dans un instant suspendu, un petit haut le cœur pour un grand haut les corps.

9 juin

Klap - Maison pour la danse,Marseille

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Mega Zorg

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Megazorg © X-DR

Partant du constat que nos sociétés se morcellent, le trio du Muerto Coco, collectif théâtral en questionnement permanent, cherche à retisser les liens. Pour leur sortie de résidence, ielles ont choisi le format d’une comédie musicale humoristique pour confronter les gen(re)s. Affublé·es de costumes de power rangers, ielles signent une véritable auto-critique sociale sur l’entre-soi dans le milieu du théâtre. Une mise en abyme en rodage avant le festival d’Aurillac cet été. Quand le milieu artistique se parle à lui-même, quid de celleux autour ? Comment créer des ponts entre l’art conceptuel et les néophytes ? Tout un programme qui s’annonce dans ce spectacle d’une quarantaine de minutes.

M.L.

5 juin

Citron Jaune, Port-Saint-Louis-du-Rhône

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On a pas pris le temps de se dire au revoir

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On a pas pris le temps de se dire au revoir © X-DR

Les seuls en scène autobiographiques du comédien et metteur en scène Rachid Bouali sont la mémoire vive de la cité de son enfance, la Lionderie, dans le nord de Lille. Son dernier spectacle, On a pas pris le temps de se dire au revoir, c’est l’épisode de la destruction de sa cité, mais aussi de sa famille, avec la maladie de son père. Garder une trace du silence, de l’anéantissement, voici la ligne directrice de cette pièce. Rachid Bouali livre ici un quatrième spectacle, après sa trilogie de Cité Babel, Un jour j’irai à Vancouver et Le jour où ma mère a rencontré John Wayne qui retrace son enfance dans un quartier populaire, l’adolescence et la découverte du théâtre, puis l’émancipation.

M.L.

5 juin

Forum de Berre

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Distro

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Distro, Cie Choari © Mikhael Brun

Raconter par la danse l’ambiance des bistrots bretons. C’est l’idée des danseuses Pauline Sonnic et Nolwenn Ferry, qui proposent un duo poétique autour de ces lieux particuliers, qu’elles ont longuement fréquentés lors d’une tournée. Entre danse contemporaine et danse traditionnelle bretonne, le spectacle, joué habituellement devant l’océan Atlantique, arrive jusqu’à nous dans les alentours de Cavaillon ! Organisé par La Garance six représentations itinérantes et en extérieur sont prévues du 9 au 14 juin, en itinérance. Le spectacle, parsemé d’anecdotes glanées aux détours des bistros, invite aussi à l’interaction. Les deux danseuses s’entremêlent et s’entrechoquent, dans une chorégraphie aussi aérienne que les vapeurs d’alcool et rude que le temps breton.

M.L.

9 au 14 juin

À Mérindol, Oppède, Caumont-sur-Durance, Mollégès, L’Isle-sur-la-Sorgue, Saignon
Dans le cadre de la programmation Nomade(s) de La Garance, Scène nationale de Cavaillon.

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Moussu T e Blu

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Mossu T e Blu © X-DR

Membre fondateur du Massilia Sound System, co-inventeur du reggaemarseillais, Moussu T, ou Tatou, balance ses riddim des scènes de marseille jusqu’au bout du monde – et on ne parle pas de Callelongue ! – depuis quelques décennies. Il a aussi fondé le Moussu e lei Jovents, et ce sont les morceaux de cette formation qu’il vient jouer le 5 juin à la Cité de la Musique de Marseille avec le musicien Blu. Ensemble ils reprennent les classiques de ce groupe, mais en version acoustique. Poésie, amour et luttes sont attendus. 

N.S.
5 juin
Cité de la Musique de Marseille

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 La Critique à Marseille

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La Gradiva(C) Tandem

Organisée par le Syndicat Français de la Critique de Cinéma, la Semaine de la Critique a présenté à Cannes11 longs métrages, 7 en compétition, 4 en séances spéciales et 13  courts métrages .Ils seront presque tous dans notre cité.

Au Variétés

Le 5juin à 20h, Eva Cahen, la Déléguée Générale,  ouvrira la reprise avec le 1er long de Julien Gaspar-Oliveri, La Frappe, un film sur un thème universel,  les liens familiaux. Le lendemain, on pourra voir à 14h 30, le deuxième long de la cinéaste Kosovare Blerta Basholli, Dua, qui nous plonge dans le quotidien de son pays des années 90 : Dua, 13 ans, doit choisir entre les injonctions de ses camarades de classe et ses propres envies. A 19h30, la  directrice de la photo, scénariste et, désormais réalisatrice, Marine Atlan accompagnera son premier film, La Gradiva, «  un film sur l’héritage, l’exil, l’amour ». Dimanche à 15h30, ce sera La deuxième fille de ZOU Jing qui aborde un sujet de la société chinoise des années 80/ 90, peu abordé jusque là : l’abandon et la disparition de nombreuses filles. A 18h, ce sera Viva, le premier opus de la comédienne, réalisatrice, scénariste et productrice espagnole, Aina Clotet ; une comédie douce amère, aux dialogues piquants. On suit Nora, une jeune femme qui se redécouvre et se reconstruit après une grave maladie. A 20h 30, le scénariste, réalisateur et producteur, Félix de Givry présentera son premier film Adieu monde cruel, racontant avec beaucoup de tendresse la jeunesse d’aujourd’hui. On continuera, après le weekend, avec The station, première fiction de la documentariste Sara Ishaq : au Yémen dans un village ravagé par la guerre civile, une station-service exclusivement réservée aux femmes, un havre de paix dans un pays déchiré par la guerre. Et mardi, ce sera Seis meses en el edificio rosa con azulun du Mexicain Bruno Santamaría Razo où le cinéaste convoque ses souvenirs de petit garçon, voilés par le mystère qui entourait la maladie de son père dans les années 90.

A la Baleine

Samedi 6 juin, à 17h, Ava Cohen présentera Tin Castle du documentariste franco-irlandais Alexander Murphy ; une immersion dans une communauté de « Travellers » (« voyageurs ») qui est extrêmement stigmatisée par la société irlandaise. Et le lundi, ce sera une romance dans le milieu routier que nous propose  Pierre Le Gall avec son film Du Fioul dans les artères : «  Je voulais voir deux travailleurs acharnés vivre une grande histoire d’amour. Je voulais offrir à ces deux routiers un droit à la beauté et à la liberté. »  Pierre Le Gall sera à la Baleine pour nous en parler. Et pour clore le 9 juin, en présence des cinéastes,  3 courts métrages dont le documentaire de Laïs Decaster, Love Story 

Annie Gava

La Gradiva de Marine Atlan © Tandem

La belle fête au Vallon des Auffes

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Fête du vallon 2025 © X-DR

Le temps d’un week-end, le Vallon des Auffes se métamorphose en un véritable air de jeux. En collaboration avec la compagnie Échappée Belle Théâtre-École, la mairie du 1er et 7e arrondissements fait du quartier une grande scène accueillant théâtre, concerts, lectures performées et lots d’ateliers en tout genre.

Au programme le vendredi 5 juin : du théâtre avec À celles et ceux qui viennent après nous, création porté trois groupes de l’Echappée Belle qui explore le passage des âges, suivi de Phèdre à la plage – adaptation de Sénèque (Cie Bobèche Dégaine) –, sous forme d’impromptu théâtral. Place ensuite à la littérature avec Faire Maison de la compagnie Sirine : une lecture performée autour de la notion de chez-soi, dans laquelle trois amies questionnent ce que signifie habiter un lieu, entre bribes de récits et souvenirs intimes. Le rap sera également de la partie avec Zélie Gillet qui vient performer sa création inédite La Mâle.

Cette première soirée se poursuivra sous les étoiles avec Comme il nous plaira, une lecture à ciel ouvert par La Déserteuse sous forme de patchwork mêlant péripéties de Don Quichotte, chansons d’Anne Sylvestre et assortiment de poèmes. La fête s’étend sur deux jours et reprend sportivement le samedi 6 juin avec un cours de yoga matinal proposé par Justine Gallardo. Avec Le Monde et Merveilles, les enfants du Vallon du CMA-ACM proposent l’après-midi ateliers et exposition d’œuvres plastiques réalisées à partir d’objets de récupération. Autre concept convivial, Le Bal des bâtons réunit petits et grands autour d’un atelier participatif intergénérationnel musical. Enfin, pour clôturer les festivités, place à la fête avec le groupe YaMaMé, un quartet marseillais aux sonorités hip-hop et jazz, teintées de musiques kabyles et iraniennes.

C.L.
5 et 6 juin
Vallon des Auffes, Marseille

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Dafné Kritharas

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Dafne Kritharas © Chloe Kritharas

La voix de Dafné Kritharas semble venir de loin, et pourtant parler au présent le plus vif. Du rebetiko traditionnel aux compositions originales, la chanteuse fait circuler l’amour, l’exil, la fête et les blessures de la mémoire grecque, sans jamais figer l’héritage. Entourée de Paul Barreyre, à la guitare, au chant et au bouzouki, et de Camille El Bacha au piano, elle déploie une musique de passage, traversée par les langues, les rives et les fantômes heureux. Le concert, organisé par Scènes et Ciné, sera suivi d’un buffet grec offert.

S.C.
5 juin
Espace Gérard Philipe,
Port-Saint-Louis-du-Rhône

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Rigoletto

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Rigoletto © Christian Dresse

Tout brûle dans cet étrange opéra verdien : la malédiction, le désir, la vengeance, l’amour paternel poussé jusqu’à l’aveuglement. Avec Rigoletto, le compositeur vériste tire du Roi s’amuse de Victor Hugo un drame de grande ampleur, où les airs les plus célèbres n’adoucissent jamais la cruauté du monde. À l’Opéra de Marseille, Paolo Arrivabeni dirige la production mise en scène par Charles Roubaud, avec Sebastian Catana dans le rôle-titre, Ruth Iniesta en Gilda et John Osborn en Duc de Mantoue. Une histoire de père et de fille, donc, mais surtout d’emprise, de classe et de fatalité.

S.C.
Du 7 au 16 juin
Opéra de Marseille

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Les Noces de Figaro

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Les Noces de Figaro © X-DR

Il y a, dans Les Noces de Figaro, tout l’art de Mozart : la mécanique folle du désir, du déguisement, du jeu de rôle, mais aussi celle du pouvoir et de la sujétion. Et soudain, sous le rire, cette tendresse inquiète qui laisse les personnages plus nus qu’ils ne l’auraient voulu. La production d’Opéra Éclaté et de l’Opéra des Landes, dirigée par Gaspard Brécourt et mise en scène par Éric Perez, réunit notamment Judith Fa, Charlotte Despaux, Jean-Gabriel Saint-Martin, Anas Séguin et Estelle Mazzillo autour de cette journée qui n’en finit pas de défaire les hiérarchies.

S.C.
4 et 5 juin
Théâtre de l’Odéon
, Marseille

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