vendredi 4 avril 2025
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Wagner à Toulon

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Elisabeth Teige © Simon Pauly

Pour bien commencer 2025, l’Opéra de Toulon convie deux solistes exceptionnels pour un concert consacré aux grandes pages de l’opéra allemand. Spécialiste de ce répertoire, la soprano wagnérienne Elisabeth Teige, habituée des plus grandes scènes dont le Festival de Bayreuth, interprètera les quatre derniers Lieder de Strauss et la Liebestod de Tristan et Isolde de Wagner. Le baryton russe Mikhail Timoshenko qui malgré son jeune âge est déjà un habitué de la scène de l’Opéra de Paris, chantera les Kindertotenlieder de Mahler, poignants chants aux enfants morts. L’ouverture du célèbre Tannhäuser et le prélude de Lohengrin de Wagner complèteront ce programme ambitieux. L’Orchestre de l’Opéra sera dirigé par son directeur musical, Victorien Vanoosten. 

ANNE-MARIE THOMAZEAU

22 et 23 janvier 
Palais Neptune, Toulon

Lignes de fuite 

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Lignes de fuite © X-DR

Accueillie quelques jours en résidence au Vélo Théâtre, la jeune compagnie Basses fréquences y présente cette semaine sa création Lignes de fuite qui traite de l’univers carcéral, de l’enfermement et du désir d’évasion. Pour explorer ces sujets, les comédiennes et metteuses en scène Clémence Bucher et Sara Louis s’appuient sur une matière à la fois documentaire et artistique. Ainsi, elles mêlent des archives radiophoniques, des entretiens avec des spécialistes et des témoignages avec des extraits de films ou de romans d’évasion. À partir de cette accumulation de documents, elles font émerger une forme singulière qui joue à la fois sur les codes du théâtre et de la radio, qu’elles accompagnent avec une création sonore au thérémine, un instrument de musique électronique.

CHLOÉ MACAIRE

23 janvier 
Vélo Théâtre, Apt

Une caméra à l’école

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(C) Dean Medias

Après Les Roses noires et Les Charbons ardents, c’est un nouveau documentaire sur l’école que propose Hélène Milano avec Château Rouge – du nom du quartier situé au cœur de la Goutte-d ‘Or, dans le XVIIIe arrondissement de Paris. C’est dans un établissement de ce territoire défavorisé, le collège Georges Clemenceau, que la cinéaste a posé son regard et sa caméra. Une caméra bienveillante qui a su saisir la richesse des pensées et des paroles d’élèves. Ils ont 14 ou 15 ans et sont en 3e, la classe charnière, où se joue leur avenir, le moment où il faut faire des choix alors qu’ils ne savent pas encore qui ils sont. Certains ne sentent pas du tout « extraordinaires ». Certains sont décrocheurs, trouvant que l’école ne sert à rien. D’autres ont des problèmes de concentration, de langue. Ce sont des adolescents, un moment où il faut « apprendre à s’aimer avec ses défauts », le moment où on « découvre le monde et où on se découvre soi-même ».  

« Une porte blindée »

Hélène Milano les filme en groupes, en cours de français où l’on lit Jules Vallès, en atelier philo « pour retrouver le plaisir de penser » et où l’on s’interroge sur le mot « grandir ». Elle les suit lors d’entretiens avec les enseignants, la conseillère d’orientation, d’éducation, la psychologue qui, à l’écoute, bienveillants, essaient de remettre sur le bon chemin ceux qui se sont égarés, leur proposant des solutions, des accompagnements. Parmi tous ces élèves, certains deviennent de vrais personnages : Bilel, casquette sur la tête rêve de devenir footballeur. Mamadou, qui prépare un exposé sur Stromae, a toujours des doutes : « Devant moi, j’ai comme un mur, une porte blindée. »

La cinéaste leur donne la parole, face caméra. Et les visages reflètent tour à tour espoirs, regrets, rêves brisés, toute une gamme d’émotions qui prend le spectateur aux tripes. Une autre belle séquence capte la danse de deux jeunes sur la musique de Songs of Maria, Chunga Changa… On connait le goût et le talent de la cinéaste pour les portraits : « Je suis fascinée par la puissance que je peux trouver chez un être quand je le regarde. On a à la fois accès à un paysage, des émotions, mais on ne sait jamais tout. Ce mystère-là, je le trouve très important. » Quand la caméra, en un long travelling silencieux, révèle, en gros plans superbement éclairés, les visages de ces garçons et ces filles qui ont dû renoncer à leurs rêves, on se dit qu’il faudrait vraiment que tout change. Et ce n’est pas l’uniforme qui va faire disparaitre les inégalités et le déterminisme social.

ANNIE GAVA

Château Rouge, de Hélène Milano
En salles le 22 janvier

Biac : Parenthèses point parenthèses

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© X-DR

Dans le cadre de la Biac et de Avignon Terre de Culture 2025, le fildériste et dessinateur Sébastien Le Guen est invité par le Théâtre des Halles et le Totem à présenter dans deux parcs avignonnais son spectacle participatif Parenthèses point parenthèses. Pendant deux jours, en amont de chacune de ses représentations, l’artiste installe son fil dans l’espace public, et s’y entraîne plusieurs heures par jour. Les passants et spectateurs sont invités à venir discuter avec lui. À partir de ce qu’il observe du haut de son fil, et de ce qu’il entend lors de ces discussions, Le Guen dessine. Au fur et à mesure des dessins, il crée une sorte de petite sociologie artistique du quartier, qui servira de base au spectacle qu’il présentera le troisième jour.

CHLOÉ MACAIRE

22 janvier 
Jardin Sainte-Claire, Avignon
Dans le cadre de la programmation du Théâtre des Halles

Du 23 au 25 janvier 
Square Indochine, Avignon
Dans le cadre de la programmation du Totem

Biac : Suis-je bête ?!

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Suis-je bête ?I © Emmanuel Viverge

Puisque c’est à l’école que se forge l’estime plus ou moins grande de notre propre intelligence, Guillaume Clayssen, ancien comédien et professeur de philosophie, aujourd’hui metteur en scène de théâtre et de cirque, a rencontré élèves, enseignants et enseignantes pour créer en janvier 2024 le spectacle Suis-je bête ?!. Une interrogation par la philosophie, le théâtre et le cirque contemporain de ce qu’on nomme l’intelligence, depuis l’invention des tests de Q.I. jusqu’à l’IA. Une proposition où la prestation de l’orateur-philosophe est accompagné de témoignages sonores d’élèves et de professeur·e·s, et des acrobaties d’un ancien ingénieur devenu artiste de cirque, Mahamat Fofana.

MARC VOIRY

Du 23 au 25 janvier
La Criée, Cendre dramatique national de Marseille

Biac : Macacada 

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Macacada © Natie Paz

Maïra de Oliveira Aggio est une artiste-chercheuse brésilienne, trapéziste, qui place le mouvement et le corps au centre de sa démarche. Macacada est son premier spectacle solo, qu’elle a écrit en croisant des thématiques qui la traversent : la contre-colonisation des savoirs, l’écologie, le féminisme et le spectacle vivant. Un spectacle en trois actes : dans le premier, elle se montre perchée dans un arbre, mi-femme, mi-singe, troublant la frontière entre l’homme et l’animal, transformant l’arbre en scène et partenaire de danse. Dans le deuxième, une performance-conférence, qui questionne les notions occidentales de « nature » et de « culture ». Et dans le troisième, un DJ set, invitant à célébrer notre ancestralité commune à travers la danse.

MARC VOIRY

Les 23 et 24 janvier 
Théâtre des Salins, scène nationale de Martigues

Afropéens

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© X-DR

Ça commence par une descente à la cave, histoire de fêter une rencontre autour d’une dive bouteille. Lamine Diagne est auteur, conteur, metteur en scène et musicien. Raymond Dikoumé, joue, dirige et écrit. Les deux lascars traquent un bon cru au milieu d’un magma de cartons. Lettres, photographies et… un crâne, accessoire de jeu et symbole funèbre : on extirpe souvent d’insolites objets du fond des vieux emballages.  

Les deux artistes sont « français du sol ». Lamine est né à Lyon, d’une mère métropolitaine et d’un père sénégalais. Raymond a vu le jour en banlieue parisienne, de parents camerounais. 

Leur recherche met à jour un bric-à-brac mémoriel où les réminiscences intimes se confrontent aux balafres de l’Histoire. Où le sort abject des tirailleurs sénégalais croise l’ascension sociale d’un français d’origine camerounaise, au cœur des gisements miniers de la terre des ses ancêtres. Il est encore question de « regard qui tâche », de mirage consumériste, de « rêver français », même si l’on « mange camerounais ».

Au centre d’un périmètre lumineux dont la couleur varie au gré des douleurs, indignations, et quelques bribes d’espérance, les cubes de cartons s’éventrent ou se sédimentent. Des tréfonds des ténèbres s’érige un édifice schizophrénique, sur les pierres duquel se projettent des yeux, des visages, des images d’actualités. Conçu par Emmanuelle Yacoubi, chanteuse-comédienne franco-togolaise, l’environnement documentaire contextualise les propos, à l’écart de toute lourdeur didactique.

« Notre héritage nous rattrape toujours, pour le meilleur et pour le pire ». Porté par deux « hommes passerelles », « Françé » place l’assimilation au défi des secrets familiaux et des zones d’ombre diachroniques. Lamine Diagne et Raymond Dikoumé dotent d’un corps tonique et instillent une verve distanciée à cette dialectique vertigineuse, propre à ces « familles décomposées où tout reste à composer ». 

Michel Flandrin

Françé a été joué au Théâtre des Halles, Avignon, le 8 janvier.
Un spectacle soutenu par la Fondation pour la mémoire de l’esclavage, en partenariat avec
l’Agence Française de Développement
A venir
les 23 et 24 janvier
Théâtre de Grasse
le 31 janvier
 Forum Jacques Prévert, Carros

Retrouvez nos articles On y était ici

Biac : Face aux murs

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Face aux Murs © Loriane Moranton

Un immense mur en plexiglas entouré de deux trampolines, le tout sur une centaine de roulettes, tel est le dispositif de ce nouveau spectacle de la compagnie Hors-Surface, qui œuvre à la croisée des arts, trampoline, danse, voltige, dont la création a lieu au Théâtre des Salins ce 23 janvier. Pour Damien Droin, metteur en scène et directeur de la compagnie, il s’agit de plonger « au coeur d’une révolte intérieure, racontant ces instants de vertiges et de doutes que l’on peut vivre face aux autres, ou parfois face à soi-même ». Six acrobatEs pour un récit qui se déroule de chaque côté du mur (l’un est visible, l’autre non), défiant les lois de l’apesanteur, et qui se veut optimiste sur les capacités de l’homme à s’adapter, se dépasser, à recommencer et à se réinventer.

MARC VOIRY

23 janvier
Théâtre des Salins, scène nationale de Martigues

Marseille enfin classée !

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Rachida Dati lors de sa visite à ,Marseille © Victor Mouquet

L’enjeu pour Marseille est de taille. Seulement 93 monuments sont protégés à ce jour, quand Bordeaux en compte près de 400 ou Nancy 260. Avec l’annonce de Rachida Dati de protéger une cinquantaine de sites supplémentaires, c’est une partie du retard accumulé par la deuxième ville de France qui s’estompe. Car un classement ou une inscription au titre de monument historique, s’ils impliquent des contraintes de conservation, ouvrent aussi des droits à la communication, et la possibilité d’obtenir des financements publics importants pour les travaux de réhabilitation : jusqu’à 80% pour les classés, 40% pour les inscrits. Perrine Prigent, adjointe au maire en charge de la valorisation du Patrimoine se félicite « que la ministre ait entendu le besoin de rattrapage de de Marseille sur le plan de la protection patrimoniale » après avoir mené, depuis 2020, « en coopération avec les services de l’État » un travail de priorisation et de repérage « qui a abouti à une demande de protection de 40 sites »

L’église Saint-Ferréol, par exemple, avait été fermée d’urgence en octobre parce que l’usure d’une poutre maîtresse mettait en danger la structure et les visiteurs. Le diagnostic et les travaux d’urgence ont été effectués « en lien avec les services de l’État, ce qui a permis la réouverture de l’édifice le 24 décembre. »

Prière de protéger 

Même si les monuments protégés relèvent souvent du patrimoine religieux, Jean-Marc Coppola, adjoint à la Culture, se félicite aussi du classement de nombreux bâtiments à usage culturel, qui nécessitent des travaux importants à ce jour, pour lesquels « des financements seront demandés et devraient être obtenus : les engagements de la ministre vont nous permettre d’aborder sereinement les prochaines phases de travaux, en particulier de l’Opéra et du Palais Carli ainsi que du bâtiment de l’École Nationale Supérieure de Danse de Marseille. »

Ces 40 protections viennent s’ajouter aux « 24 obtenues depuis 2022, dont la Fontaine Cantini et les Grands escaliers de la gare Saint-Charles ». Les protections concernent essentiellement du patrimoine municipal mais aussi Notre-Dame de la Garde qui appartient au diocèse, la cathédrale arménienne et l’église orthodoxe grecque, le Palais de la Bourse à la Chambre de commerce et d’industrie, des biens privés, les lycées Montgrand et Thiers qui appartiennent à la Région.

Un rattrapage historique, après des années de « désintérêt du patrimoine bâtimentaire par la Ville, qui n’était pas répertorié », dénonce Jean-Marc Coppola. Par peur des engagements conjoints que cela entraîne ? « Peut-être, mais surtout par négligence, à l’image des immeubles d’habitation et des écoles négligées. »

SUZANNE CANESSA

Édifices déjà inscrits, en attente de classement 
École nationale de danse (VILLE) ;
Musée Grobet-Labadié (VILLE) ;
Fontaine Cantini (VILLE) ;
Fontaine des Danaïdes (VILLE) ;
Fontaine Estrangin (VILLE) ;
Monument aux Mobiles (VILLE) ;
Domaine Borély (VILLE) ;
Escalier Saint-Charles (MÉTROPOLE/VILLE)
Église des Chartreux (VILLE) ;
Sacré-Cœur du Prado (VILLE) ;
Église Saint-Ferréol-Les- Augustins (VILLE) ;
Sainte-Marie-Majeure, extension (ÉTAT) ;
Mazargues War Cemetery (ÉTAT) ; 
Palais de la Bourse (CCI) ; 
Hôtel de Pesciolini, extension (PRIVÉ)

Édifices à inscrire
Chapelle Saint-Etienne et digue de Berry au Frioul (VILLE) ;
Chapelle Saint-Joseph-du- Cabot (VILLE) ;
Église de la Trinité/La Palud (VILLE) ;
Église Notre-Dame-du-Mont (VILLE) ;
Église Saint-André Séon (VILLE) ;
Église Saint-Barnabé (VILLE) ;
Église Saint-Lazare (VILLE) ;
Château Pastré et son parc (VILLE) ;
Jardin de la Colline Puget (VILLE) ;
Parc Chanot (VILLE) ;
Caserne des Marins-Pompiers (VILLE) ;
Monument aux aéronautes Capazza et Foncière (VILLE) ;
Monument des Rapatriés (VILLE) ;
Obélisque de Mazargues (VILLE) ;
Palais du Pharo (VILLE) ;
Bastide Saint-Joseph et parc du Grand Séminaire (VILLE) ;
Mairie des 13-14e (VILLE) ; Crématorium Saint-Pierre (VILLE) ;
Cité des Associations (VILLE) ;
Citerne des Moulins (VILLE) ;
Halle Puget (VILLE) ;
Piscine Tournesol de la Martine (VILLE) ;
Basilique Notre-Dame de la Garde (DIOCÈSE) ;
Église Saint-Martin d'Arenc (DÉPARTEMENT) ;
Cathédrale arménienne (PRIVÉ) ;
Centre Notre-Dame du Roucas (PRIVÉ) ;
Chapelle Saint-Georges (PRIVÉ) ;
Église orthodoxe grecque de la Dormition (PRIVÉ) ;
Colonne de l'immaculée Conception (PRIVÉ) ;
Maison de Pierre Puget (PRIVÉ) ;
Batterie Fenouil à l'Estaque (PRIVÉ) ;
Villa Gastaud (PRIVÉ) ;
Cheminée rampante de l'ancienne usine Legré-Mante (PRIVÉ) ;
Lycée Montgrand, extension (RÉGION) ;
Lycée Thiers (RÉGION),
Blockhaus du lycée Saint-Charles (RÉGION)
Liste communiquée par la Préfecture

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Tiens, un facho fait un salut nazi… 

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Bon. L’ultra droite américaine veut déréglementer les réseaux sociaux pour que des propos injurieux puissent s’y tenir librement et sans « modération » ; d’un autre côté, ces mêmes « libertariens » refusent que le fait de tendre violemment le bras soit qualifié de salut nazi ; même lorsque c’est pendant l’investiture du président, à deux reprises, en grimaçant un rictus qu’on peut interpréter comme un mélange de triomphe et de haine. 

Ces libertariens, adeptes du libre échange de propos comme de va- leurs, étant capables de représailles, judiciaires ou non, quand on exerce cette liberté d’expression à leur encontre, nous ne dirons donc pas que ce geste maladroit, chez un homme aux propos fréquemment fascistes, est un salut nazi. 

Prétéritions

Nous ne prétendrons pas non plus que cet homme qui renie sa fille trans, rêve d’un homme nouveau sans « absurdité woke » et se déclare « absolutiste de la liberté d’expression » est un fasciste – même si on ne peut que constater qu’il tient des propos fascistes, soutient un président des États-Unis qui, aussitôt investi, veut envahir la Pologne et est félicité par tous les gouvernements belliqueux, racistes, despotiques et meurtriers de la planète, jusqu’à Mars où les States n’ont pas encore planté leur bannière étoilée mais y songent très sérieusement.

Non. Nous ne dirons rien. Mais Zébuline a quitté X pour Blue sky. Nous cherchons des alternatives à Méta, puisque Zuckerberg devient lui aussi dangereusement libertarien et masculiniste, et ne veut plus modérer ses réseaux. Nous vous invitons à nous suivre, à quitter ces outils qui semblent nous faciliter la communication mais nous rendent dépendants et malléables, férocement binaires, inversant le rapport entre le mensonge et le fait vérifié, le réel et le virtuel, la rencontre humaine et ce qui fait écran.

Rejoignons le réel

Nous vous invitons à rejoindre le réel, celui où les journaux s’achètent et se lisent en les feuilletant, où les journalistes enquêtent librement, recoupent les informations et protègent leurs sources. Celui où les artistes se rencontrent dans les théâtres et les salles de concerts, les vernissages ; les écrivains et les réalisateurs, les scientifiques et les historiens, dans des rencontres publiques, des avant-premières. Celui où l’on discute avec ses amis au restau ou au bar sans regarder l’écran de son téléphone, sans écouteurs dans les oreilles. 

Cette semaine, ce sont encore une fois les artistes et les penseurs qui ont proposé des contrepoids puissants au naufrage politique que nous vivons : une réflexion sur le fascisme avec Tiago Rodrigues ou à L’Istituto italiano, une recherche d’équilibre de suspension et de délivrance avec le cirque, des maisons folies communes à Avignon, des penseurs écologiques avec Opéra Mundi, et des réflexions sur le lien humain sur toutes les scènes.

Rejoignons-les, physiquement, histoire d’imposer nos rêves dans le réel, et de sortir des cauchemars qu’ils infusent à nos pauvres esprits, et jusque dans nos assemblées démocratiques. 

Agnès Freschel


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