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Accueil Blog Page 36

Sonar Sessions #2

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Kena Womo © X-DR

Dans l’océan musical, certains talents passent sous les radars. Les Sonar Sessions, à Martigues, les font émerger ! Ce 22 mai, ce sont deux artistes féminines qui viendront faire découvrir leurs univers respectifs, qui mêlent r&b, soul et hip-hop. Kena Womo, chanteuse marseillaise, s’impose avec une voix envoûtante capable de naviguer entre les tonalités, et des textes parlant aussi bien d’amour que de confiance en soi. De son côté, l’autrice et compositrice Tora Meishi s’inspire de la néo-soul et du rap, construisant son identité musicale autour d’influences jazz soulignées par un flow nonchalant.

I.L.

22 mai

Les Salins, Scène nationale de Martigues

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Qui doit combattre Bolloré ?

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La pétition des 651 professionnel·les du cinéma français contre le principal financeur du cinéma français, Canal+, est un acte courageux, parce qu’ils osent attaquer celui qui les nourrit. Ils sont pourtant accusés de lâcheté par Mediapart, qui relève l’absence des principaux syndicats de réalisateurs. De fait, le festival continue même si Maxime Saada, directeur de Canal +, a tranquillement annoncé qu’il ne travaillera plus avec les signataires. Ce qui aurait dû susciter un tollé : le financement est une obligation contractuelle en échange de l’attribution du canal hertzien. Mais le propos de Saada de Canal+ est seulement jugé « disproportionné » par la ministre de la Culture, et non illégal et insensé. Quant au Figaro, comme on s’y attendait, il dénonce ces « frondeurs » systématiques que sont les artistes, gâtés par un système français de financement du cinéma très protecteur. Celui du CNC, dont le directeur Gaëtan Bruel, s’est empressé de défendre « canal ».

Pourtant, ce qui a mis le feu aux poudres et déclenché la « fronde » des professionnelles du cinéma n’est pas un caprice d’enfant gâté, mais le rachat d’UGC par le milliardaire breton. Son entreprise, très progressive, de main mise sur l’opinion française par le contrôle de la culture s’appuie sur l’acquisition minutieuse de l’ensemble des circuits : dans la presse, il s’agit d’acheter les titres, mais aussi les écoles (ESJ Paris) et les réseaux de distribution (Relay), qui distribuent aussi les livres édités par Bolloré-Fayard et Bolloré-Grasset.

Qui paie décide

Qui peut croire que Bolloré-Canal+ continuera de financer sans sourciller des œuvres qui combattent l’idéologie du milliardaire ? Il est déjà difficile, pour les cinémas indépendants ou publics, d’obtenir des copies des films à leur sortie, souvent réservés par Bolloré-Canal+ au réseau Bolloré-UGC.

« He pays the piper calls the tune ». « Celui qui paye les violons choisit la musique ». Ce principe du pouvoir capitaliste a été simplifié dans la formule « qui paie décide », maintes fois employée par Sarkozy (avant qu’on apprenne qui payait ses campagnes). Le président en évacuait la dimension artistique, mais Bolloré ne l’oublie pas : c’est celui qui paye qui décide de l’orientation idéologique de la création artistique.

Heureusement, nos démocraties sont en principe protégées contre les tentatives d’appropriation des biens publics, et de monopole culturel. La création artistique, le cinéma, l’édition, la presse, la diversité et les droits culturels sont couverts par des lois internationales et européennes que la France a ratifiées, bien au-delà de l’exception culturelle.

I don’t Trust in you

Les divers monopoles de Bolloré devraient donc tomber sous le coup de lois antitrust qui nécessitent d’être adaptées et appliquées au secteur culturel. Si Canal+ est devenu le premier financeur du cinéma, c’est parce que l’État a ouvert à la chaine cryptée un « canal » hertzien qu’elle commercialise, puis d’autres pour CNews, et enfin des marchés publicitaires dont il a privé son propre service public. Il continue d’ailleurs d’affaiblir France Télévisions, qui doit baisser son financement du cinéma.

Si on peut faire confiance à Bolloré, c’est dans la mise en œuvre d’une stratégie à l’œuvre au JDD, à Fayard et à Grasset : même quand il laisse d’abord une certaine liberté éditoriale, il serre ensuite la vis brutalement. Nul doute qu’il le fera pour le cinéma. Mais peut-on continuer à faire confiance à l’État et à ses services publics, pour défendre la démocratie culturelle ?

Euro sans vision

Le spectacle de l’Eurovision a été, cette année, absolument consternant. Artistiquement atterrant. L’Eurovision produite par un réseau de chaines publiques européennes ou affiliées, jusqu’à l’Australie, a été conçue pour défendre la chanson comme un art populaire, et non ces shows monstrueux de sexisme, paillettes, et nationalistes décomplexés.

Mais cette Eurovision 2026 témoigne surtout de la défaite démocratique des services publics audiovisuels : les pays votent en fonction de leurs relations diplomatiques et Israël a visiblement influencé le vote des spectateurs.

Son candidat, drapeau israélien sur les épaules, hué par le public sans que les commentateurs ne commentent, a failli remporter un trophée dont la Russie de Poutine est exclue, mais pas l’Israël de Netanyahou, malgré les 72 000 morts officiels à Gaza.

Si on ne veut pas laisser la culture française aux mains de l’extrême-droite il nous faut retrouver le sens de la culture publique. En revendiquant son financement, mais aussi en redéfinissant ses enjeux, loin des paillettes et des tapis rouges.

AGNÈS FRESCHEL


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Annie Ernaux rencontre Scola

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L’Institut culturel italien de Marseille accueille une invitée de prestige : Annie Ernaux, prix Nobel de littérature 2022. Figure majeure des lettres françaises, l’autrice est connue pour une œuvre autobiographique et sociologique dans laquelle mémoire collective, sociale et intime se confondent. Son livre Les Années, fresque d’une génération racontée à travers le prisme du temps qui passe, fait écho direct au cinéma d’Ettore Scola.

Ce soir-là, dans le cadre du cycle Les Héritages infidèles d’Ettore Scola, sera projeté Le Bal (1983), couronné de trois César. Sans un seul dialogue, ce film singulier est entièrement porté par la musique et la danse, laissant aux corps le soin de raconter l’Histoire, la solitude et le désir sur une période de 50 ans. Une rencontre littéraire et cinématographique exceptionnelle modérée par Annalisa Romani, responsable de la rétrospective Scola.

A.-M.T.

21 mai
Institut culturel italien, Marseille

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Cinq versions de Don Juan 

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Don Juan © Cécile Martini

L’un des personnages les plus marquants de la littérature sur la scène du Théâtre des Salins. À l’origine du projet : la chorégraphe Josette Baïz, et sa Compagnie Grenade. Elle présente ici une œuvre singulière en cinq tableaux qui retrace l’histoire de ce personnage de Molière, connu pour être un séducteur sans scrupules, rebelle, qui rejette les valeurs de l’époque. Mais il est présenté ici sous un nouveau jour : pendant un peu plus d’une heure, sur scène, danseurs classiques, contemporains et hip-hop se rencontrent et évoluent ensemble pour raconter cette histoire.

F.L
20 mai 

Les Salins, Scène nationale de Martigues

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Möbius

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Mobius © Cie XY

Sur scène, les corps s’entrelacent et voltigent. Möbius, spectacle de la Compagnie XY, imaginé avec le chorégraphe Rachid Ouramdane, mêle les arts du cirque avec l’acrobatie et de la danse. Un moment suspendu dans le temps sur une scène immaculée aux airs de ciel bleu et au son de la musique de Jean-Benoît Dunckel. Par vagues, les danseurs entrent et quittent la scène, sans jamais se détacher du groupe. Une ode au vivant, autant qu’au collectif. Le projet propose aux danseurs d’évoluer ensemble, avec coordination pour des voltiges des plus impressionnantes. L’inspiration principale pour lui : la murmuration des étourneaux. Un rassemblement de milliers d’oiseaux qui crée un nuage opaque dans le ciel.

F.L.
20 mai 
L’Escale, La Garde  
Une proposition du Pôle, arts en circulation.

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Tu connais la chanson ?

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Louis Caratini © Charlotte Adrien

Plutôt théâtre ou concert ? Louis Caratini a choisi les deux, à la fois comédien et chanteur. Son spectacle participatif Tu connais la chanson ?, mis en scène par Charlotte Adrien, est une invitation à se replonger dans les classiques de la chanson française autant qu’à découvrir de nouvelles compositions. Tel un blind test, Louis Caratini s’entoure d’instruments, piano, guitare et clavecin, et use de sa voix pour faire deviner aux spectateur·ices les morceaux qu’il interprète. Sur la scène, une chaise en bois, un tapis et une lampe créent une ambiance intimiste et conviviale. Entre slam, chant et rap, l’artiste aux multiples casquettes délivre de nombreuses anecdotes humoristiques, quelques-unes de ses propres compositions et surtout beaucoup d’émotions.

I.L.

22 mai

Espace Robert Hossein, Grans

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Une histoire de France

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© X-DR

Jeanne d’Arc et Napoléon, Édith Piaf et Henri IV. Autant de figures qui ont marqué l’histoire de France, réunies dans un spectacle familial burlesque mis en scène par Patrice Thibaud et Jean-Marc Bihour. Sur scène, le premier s’empare de ces personnalités, tout en humour et avec une vision des plus décalées. Accompagné de Fran Espinosa, danseur de flamenco, le metteur en scène et comédien va jusqu’à incarner Charles de Gaulle, avec son corps comme unique moyen d’expression. Le spectacle se veut visuel et sans paroles, mais comporte des effets sonores réalisés en direct par Jean-Marc Bihour. Un choix qui rend la création accessible aux spectateurs sourds et malentendants, qui pourront d’ailleurs profiter d’une rencontre en langue des signes française après la représentation du vendredi 22 mai.

I.L.

Les 21 et 22 mai

Liberté, Scène nationale de Toulon

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Ni Ni Ya Mo Mo

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© David Leborgne


Né à Toulouse d’un père marocain et d’une mère française, le danseur et chorégraphe Guilhem Chatir s’est plongé avec Ni Ni Ya Mo Mo dans le souvenir d’une berceuse arabe qui a longtemps peuplé ses nuits. Dernier vestige d’une culture que son père, soucieux de redessiner les contours de son identité, lui aura légué, Ni Ni Ya Mo Mo lie l’artiste à un pan lacunaire et fantasmé de son identité. Sa danse s’y fait une fois de plus portée par un sens du commun, du collectif, et une esthétique du vertige et du suspens. Sur scène trois danseureuses – Guilhem Chatir lui-même, Karima El Amrani et Bilal El Had – s’élancent sur la musique poreuse de Milan Van Doren.

S.C.
20 mai
Klap - Maison pour la danse, Marseille
En coproduction avec le Théâtre Joliette et la Saison Méditerranée

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« Le test Elzéard », le plaidoyer pour la montagne de Laurine Roux

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Laurine Roux © Eleonore Wallet

On connaissait Laurine Roux pour ses romans aux registres toujours renouvelés – fresque familiale, guerre civile espagnole, épopée médiévale – toujours menés avec la même maîtrise. Avec Le test Elzéard, elle réalise sa première enquête littéraire. Le livre s’ouvre sur Elzéard Bouffier, le berger de l’Homme qui plantait des arbres de Giono qui reboisa une forêt entière dans la solitude et l’humilité sur les adrets désolés de Haute-Provence. Il est, pour l’auteur, cet homme exceptionnel, capable de mener une action dépouillée de tout égoïsme, de se montrer d’une générosité sans exemple et ne cherchant nulle part sa récompense.

Laurine Roux s’empare de ce héros pour faire de cette façon d’être au monde une boussole éthique. Chaque projet humain ne devrait-il pas répondre à ces quatre questions. Est-il dépouillé de tout égoïsme ? L’idée qui le dirige est-elle d’une générosité sans exemple ? Ne cherche-t-il aucune récompense nulle part ? Rend-il le monde meilleur ? À cette aune, elle soumet les géants du photovoltaïque – Boralex, Sonnedix, Q Energy, Siemens – qui, aujourd’hui, dans les Alpes de Haute Provence, sur les terres mêmes de Giono, rasent les forêts pour y installer des centrales photovoltaïques à grande échelle. Face à eux des collectifs citoyens entrent en résistance.

Une enquête familiale et politique

Le combat entre le pot de terre et le pot de fer qu’elle décrit, fait aussi écho à la mémoire familiale de Laurine. Née à Gap dans les Hautes-Alpes, elle a grandi à Veynes, dite « la Rouge », dans une famille de gauche radicale au sein de laquelle règne une figure tutélaire : Madeleine, grand-mère paternelle, militante communiste et pionnière du solaire.

C’est elle qui lisait à Laurine enfant L’homme qui plantait des arbres. C’est elle qui, en 1976, fit voter par le conseil municipal un projet de cité solaire, basé sur le développement de capteurs thermiques venant alimente piscines, serres horticoles et habitations, bien avant que le photovoltaïque industriel n’existe. Pendant quelques années, Veynes, va devenir un laboratoire d’innovation. Mais le succès appelle les convoitises. Les manœuvres politiques eurent raison de la centrale de chauffe et Madeleine dut démissionner en 1983, laissant derrière elle les ruines d’une belle utopie. Ce passé irrigue tout le livre.

La montagne arrachée

Quand Laurine Roux arrive à Cruis et lit sur le panneau d’entrée du village « Boralex dégage », c’est Madeleine qui surgit, elle qui croyait dans l’énergie solaire comme émancipation, jamais comme prédation capitaliste. Laurine Roux enquête, croise des militants, se frotte aux industriels, et navigue le long de la Durance pour suivre la bataille contre ce libéralisme drapé de vert. Elle raconte comment, le 19 septembre 2022 à six heures du matin, les bûcherons de Boralex coupèrent neuf cents arbres sur les parcelles de Cruis, alors que le Conseil national de la protection de la nature avait émis un avis défavorable. Des militants grimpèrent dans les arbres encore debout. Deux militantes écologistes âgées, allongées devant les engins furent menottées et arrêtées. L’autrice décrit la stratégie qui consiste à étiqueter ces résistants d’« écoterroristes ».

Le livre se clôt sur une proposition : et si l’on accordait une personnalité juridique à la montagne de Lure ? Dans le sillage du parlement de la Loire porté par l’écrivain Camille de Toledo, ou de la démarche de Wendy Delorme pour l’eau, Roux imagine un « parlement de Lure » où animaux, plantes, hommes et chimères pourraient voisiner. Que répondrait la montagne, si elle pouvait plaider, devant un tribunal, aux multinationales qui scarifient sa peau ?

ANNE-MARIE THOMAZEAU

Le test Elzéard, de Laurine Roux
Julliard - 22 €

Laurine Roux sera présente au festival Oh les beaux jours ! ce 28 mai pour la remise du Prix écriture et création Robert Fouchet dont elle est la présidente.

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« L’effondrement du vivant » : encore temps de l’enrayer ?

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Les Presses universitaires Blaise Pascal, avec leur collection L’Opportune, se penchent sur les grands enjeux de société dans un format idéal : 64 pages pour faire un point synthétique sur la prison, la viande, la laïcité républicaine, l’économie de l’immigration, ou encore le posthumain. Un petit livre léger, qui se glisse dans une poche et se lit en moins d’une heure. Mais rédigé par des universitaires capables d’une bonne vulgarisation ; soit une mine d’informations à moins de 5 €, pour se faire sa propre idée sur tel ou tel sujet nécessitant l’implication des citoyens.

Deux biologistes, Christian Amblard et Stéphane Herbette, ont co-signé L’effondrement du vivant, paru en février 2026. La biodiversité est trop souvent négligée dans les médias, pour qui l’urgence environnementale se résume, quand elle est abordée, au climat. Or ce sont les différents aspects, articulés, d’un même bouleversement dû à notre civilisation thermo-industrielle, qui menace l’habitabilité de la Terre.

Constats et solutions

Les auteurs définissent les termes et apportent des chiffres, sans noyer le lecteur. Lequel apprend des notions fondamentales en toute simplicité : l’importance de la diversité dans les écosystèmes, pour garantir leur robustesse. Mais aussi celle, cruciale, des interactions, au sein et entre chaque milieu. Les zones humides, par exemple, qui disparaissent à vue d’œil, régulent les crues, filtrent la pollution, séquestrent le carbone… Toutes les espèces, végétales et animales, ont un rôle dans l’équilibre dynamique des biotopes. Or une extinction de masse est en cours : si nous poursuivons dans la voie colonisatrice qui est la notre, les scientifiques prévoient que la moitié aura disparu d’ici 2100.

Le dernier chapitre dessine des voies pour enrayer cet effondrement : stopper la destruction des habitats, l’artificialisation des terres, la surexploitation des mers et des forêts ; lutter contre le trafic d’animaux et plantes sauvages (3e plus gros commerce illégal dans le monde, après les armes et la drogue !) ; créer des réservoirs de biodiversité pour gagner du temps et permettre de repenser l’occupation des territoires. Il faudrait, écrivent Christian Amblard et Stéphane Herbette,massivement renforcer la coopération internationale, obliger les États à rendre compte de leur gestion. Des solutions existent pour nourrir tout le monde sans empoisonner les sols, l’eau et l’air, notamment l’agro-écologie.

GAËLLE CLOAREC

L'effondrement du vivant, Stéphane Herbette et Christian Amblard

Presses universitaires Blaise Pascal - 4,90 €

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