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	<title>Archives des De Vives Voix - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des De Vives Voix - Journal Zebuline</title>
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		<title>Festival De Vives Voix : Les chants du voyage </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Oct 2024 09:18:11 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph">Il y a 20 ans, le premier festival <em>De vives voix</em> inondait de sonorités voyageuses le théâtre de verdure de la Sucrière dans le 15<sup>e</sup> arrondissement. Depuis 20 ans, des artistes de nombreuses régions du monde sont venus participer à ce rendez-vous festif et chaleureux apportant avec eux des sons et des mélodies inconnues. La voix est le fil conducteur de toutes ces rencontres&nbsp;; la voix qui exprime et tisse le lien entre les êtres. Cette année est l’occasion pour <strong>Odile Lecour</strong> et <strong>Maxime Wagner</strong>, les deux artisans de cette épopée de retrouver ces artistes amis.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Tunisie, Espagne, Rajasthan…</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En cette rentrée, le festival propose trois concerts. Le 17 octobre c’est le duo de folk tunisien <strong>Yuma</strong> qui va faire résonner la Cité de la Musique avec des mashups originaux de chansons orientales et occidentales. Révélé fin 2015 <strong>Sabrine Jenhani</strong> et <strong>Ramy Zoghlami</strong> s’affirment aujourd’hui comme des leaders de la musique alternative tunisienne. Ils proposent un folk minimaliste dont les textes en tunisien dialectal abordent de manière métaphorique et progressiste des thèmes sociaux au cœur des préoccupations des nouvelles générations comme la condition féminine. Malgré la barrière de la langue, le charme opère grâce à des mélodies lyriques et un phrasé poignant. Le lendemain, et toujours à la Cité de la Musique, rendez-vous avec le flamenco de <strong>Luis de la Carrasca</strong>. Avec son spectacle <em>Baró Drom</em>, il poursuit son exploration sonore un pied dans la tradition et l’autre dans la modernité. Au chant et aux rythmes des deux guitares flamencos s’intègrent le souffle classique du piano, une impulsion jazz avec la contrebasse, un rythme de liberté avec les percussions, une énergie avec les chœurs, les palmas et la danse.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin le 19 octobre changement total d’ambiance avec <strong>Parveen</strong> et <strong>Ilyas Khan</strong>. Ces deux artistes franco-indiens, enfants du percussionniste Hameed Khan Kawa, perpétuent une tradition musicale rajasthanie vieille de sept générations. Parveen Sabrina Khan, voix éminente de la nouvelle scène, interprète des <em>râgas</em>, cadre mélodique utilisé dans la musique classique indienne, mais aussi des <em>maands</em>, chants traditionnels folkloriques en voie de disparition, issus du Rajasthan. De sa voix profonde, elle exprime avec virtuosité la poésie de cette musique sophistiquée, où le texte lyrique laisse une large place à l’improvisation tant sur l’aspect mélodique que rythmique. Ilyas Raphaël Khan soutient ces improvisations par le tablaboxing, une fusion de beatbox et rythmes classiques indiens.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">ANNE-MARIE THOMAZEAU</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>De Vives Voix</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 17 au 19 octobre </mark><br>Cité de la Musique, Marseille</pre>



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		<title>Polyphonies au palais Carli</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Sep 2024 10:49:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
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<p class="wp-block-paragraph">C’est dans la cour du Conservatoire de Marseille, au sein du palais Carli que <em>De Vives Voix</em> donne rendez-vous aux amoureux de polyphonies pour le second round d’une année exceptionnelle&nbsp;: celle des vingt ans du festival, une génération. <strong>Odile Lecour</strong> et <strong>Maxime Wagner</strong>, artisans de cette épopée ont pour l’occasion donné rendez-vous à tous ceux qui ont marqué l’histoire de ce festival porté dès l’origine par la Maison du Chant. Dans ce voyage dans le temps, rétrospective des chemins empruntés et des rencontres artistiques multiples, il est bien sûr question de métissage et de partage. Marseille est une ville par laquelle on passe, où on s’arrête. Les musiciens qu’on y rencontre viennent des quatre points cardinaux, arrivés il y a plusieurs siècles, quelques années ou juste hier, avec toujours en bagage leurs instruments, leurs musiques, leurs chants, leurs mélodies qui souvent parlent d’exil et racontent les terres, les traditions et les amours perdus. C’est pourquoi la voix est au cœur du festival. Quant à la Maison du Chant, elle est devenue tout naturellement le lieu où on se découvre, se retrouve, où l’on partage comme dans une auberge, autour d’un verre et d’un repas, après un long voyage.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Esprit de résistance</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au programme de cette rentrée, trois concerts&nbsp;: <strong>La Mossa</strong> le 6 septembre. Cet ensemble de quatre chanteuses&nbsp;– <strong>Emmanuelle Ader</strong>,<strong> Sara Giommetti</strong>,<strong> Aude Marchand</strong> et <strong>Lilia Ruocco </strong>–entraîne le public dans un mouvement perpétuel fiévreux de chant et de percussions, comme une forme de transe. Elles s’inspirent des répertoires issus de traditions séculaires de l’Italie méridionale, de la Réunion, de l’Espagne poétique de Garcia Lorca et d’Occitanie. Elles brassent les langues, les cultures, les récits, réveillant chez l’auditeur ce qu’il y a de plus archaïque et de plus universel à l’humanité. Le 7 septembre, le Palais est offert à <strong>Lo Barrut, </strong>trois chanteuses et trois chanteurs nourris très tôt au répertoire populaire occitan et qui proposent des compositions originales autour de chants révolutionnaires. Enfin, le 8 septembre, <strong>Les Dames de la Joliette</strong>, fortes, puissantes, s’interpellent à coup de pandeiro (instrument de percussion brésilien), de bongos (tambours cubains) et expriment leur combativité dans des compositions originales et des chants récoltés et revisités&nbsp;: On y parle en occitan, en français, en grec, en italien, en sicilien et en espagnol, de femmes au travail, de chansons de guerre, de poèmes d’amour dans lesquels les hommes en prennent pour leur grade. Les Dames de La Joliette, poétesses et conteuses se veulent héritières de l’esprit de résistance de toutes ces femmes qui luttèrent à travers les siècles, à l’image de leurs illustres ainées du <em>Bastion des Dames</em> de Marseille qui défendirent courageusement la ville lors de l’invasion par le connétable de Bourbon à la tête de l’armée de Charles Quint.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">ANNE-MARIE THOMAZEAU</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>De Vives Voix</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 6 au 8 septembre</mark><br>Conservatoire de Marseille<br><a href="http://festivaldevivesvoix.fr">festivaldevivesvoix.fr</a></pre>



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		<title>Les chemins du chant</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Apr 2024 13:38:13 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph">L’année anniversaire 2024 s’orchestre autour de trois temps forts ponctués de parenthèses, escales insérées au cœur du carnet de voyage qui passe des <em>Printemps sacrés</em> (avril) aux <em>Polyphonies au Palais Carli</em> (septembre) et aux <em>Musiques du Monde à la Cité de la Musique</em> (octobre). En avril c’est un compagnon de route de la Maison du Chant, <strong>Manu Théron</strong>, qui propose, interprété par <strong>Madalena</strong>, ensemble vocal composé de 24 femmes, son adaptation de la cantilène à <em>Sancta Maria Magdalena</em>, figure tutélaire de Marseille à la suite d’Artémis d’Éphèse. Autrefois confié aux chanoines de la cathédrale de Marseille, ce chant sera magnifié par les voix du chœur Madalena, ode à la vie, à l’émancipation. L’archaïsme de la partition fait curieusement osciller cette musique entre élans populaires et modernité. Un bijou à découvrir avant de s’immerger dans le tissage sublime des voix du groupe <strong>A Filetta</strong>, sur un répertoire de polyphonies sacrées corses. La maîtrise parfaite, la sensibilité, l’intelligence du chant, font de chaque concert de ce groupe un temps suspendu. Autre privilège, celui de participer à l’atelier animé le 13 avril par les infatigables et généreux chanteurs grâce aux <strong>Voix de la Canebière</strong> (<strong>Maxime Wagner</strong>) dont la restitution sera donnée en fin de journée (17 heures). Quelle collection de pépites !</p>



<p class="wp-block-paragraph">MARYVONNE COLOMBANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>De Vives Voix</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">12 au 13 avril</mark><br>Église Saint-Pierre et Saint-Paul, Marseille</pre>
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		<title>De Vive Voix : 20 ans de voyage</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Santucci]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Feb 2024 08:18:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Le festival De Vives Voix fête ses 20 ans, qu’est-ce-que vous ressentez ?  Odile Lecour. C’est très agréable, très gratifiant. J’avoue que je n’ai pas réalisé pendant tout ce temps que l’on avançait autant. Et là, depuis un mois, je suis dans les photos, les dossiers de presse… Ça remue beaucoup de choses, je me [&#8230;]</p>
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]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zébuline.</strong> <strong>Le festival <em>De Vives Voix</em> fête ses 20 ans, qu’est-ce-que vous ressentez ? </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Odile Lecour.</strong> C’est très agréable, très gratifiant. J’avoue que je n’ai pas réalisé pendant tout ce temps que l’on avançait autant. Et là, depuis un mois, je suis dans les photos, les dossiers de presse… Ça remue beaucoup de choses, je me dis que c’est un super voyage et que j’ai de la chance de vivre une aventure pareille. Je pense aussi à toutes les personnes qu’il y a autour : les artistes, le public, les journalistes, les partenaires… c’est une histoire collective géniale, c’est pour ça que ça a marché. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>C’est un festival qui ressemble à sa ville, très multiculturelle…</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand j’ai créé ce festival, et je suis toujours dans cette même idée, ce qui était important pour moi c’était la voix, dont j’ai une culture familiale très ouverte&nbsp;: ma mère était chanteuse dans une chorale baroque, j’ai vécu en Afrique, j’ai écoute beaucoup de jazz, de chanson, des musiques du monde. J’ai pratiqué aussi beaucoup de chant de méditation indien. Il y avait cette idée à la fois de musique du monde mais aussi de musique ancienne, de créations… avec toujours la voix au cœur des propositions.&nbsp;</p>



<pre class="wp-block-preformatted"><strong>Brève de comptoir </strong><br>Quand la Maison du Chant emménage dans son nouvel espace, rue Chape, en 2018, Odile Lecour souhaite installer un comptoir dans la salle principale, pour favoriser les rencontres. Elle en trouve un sur Le Bon Coin, mais une fois arrivée sur place, elle se rend compte que le vendeur avait menti sur sa taille – trop grand, il n’arrivait pas à le vendre. Elle décide de le prendre quand même, et tant pis s’il dépasse du camion. Arrivé rue Chape, l’équipe passe près d’une heure trente pour le faire rentrer, un ébéniste intervient pour gagner des millimètres çà ou là… C’est aujourd’hui le lieu central de la Maison du chant, où les rencontres se font et les projets naissent ! <em>N.S.</em></pre>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cette édition 2024 est spéciale, avec plusieurs propositions tout au long de l’année, pourquoi ce choix&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur cette édition, je travaille beaucoup avec Maxime Vagner de Prodig’art, avec qui on a décidé d’organiser cette édition. J’avais envie de programmer des artistes avec qui j’avais déjà travaillé, non pas pour refaire ce que l’on a déjà vu, mais pour marquer toute leur trajectoire, et les retrouver là où ils sont aujourd’hui. On va faire trois tempos importants&nbsp;: le week-end d’ouverture les 9, 10 et 11 février, avec un événement informel et des concerts [<em>Enco de Botte, Bruno Allary,Cesare Matina et Françoise Atlan notamment, ndlr</em>]. Le premier tempo, mi-mars, ce sera <em>Les Printemps sacrés</em>, avec deux ensembles vocaux. Un de femme, Madalenna, dirigé par Manu Théron, et l’ensemble polyphonique corse A Filetta avec qui je travaille depuis 20 ans. On fait ensuite un tempo <em>Polyphonies au Palais Carli</em>, tout début septembre, en partenariat avec le Conservatoire, avec des ensembles de différentes origines. Il y aura Lo Barrut, La Mossa et Les Dames de la Joliette. Puis un tempo fin octobre à la Cité de la Musique autour des musiques du monde, avec Parveen &amp; Ilyas Khan, frère et sœur indiens qui font tout un travail entre le beatbox et la musique classique indienne. Et Luis de la Carrasca sextet, une formation de flamenco que l’on suit depuis toujours. Il y aura aussi beaucoup de choses à l’automne à la Maison du Chant et ailleurs…</p>



<p class="wp-block-paragraph">ENTRETIEN RÉALISÉ PAR NICOLAS SANTUCCI</p>
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		<title>Pour que vive Claude McKay</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Oct 2023 08:37:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[’Eric Massua]]></category>
		<category><![CDATA[Ben Rando]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Christophe Lincontang]]></category>
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		<category><![CDATA[Wim Welker]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Près d’un siècle après le séjour de Claude McKay dans la cité phocéenne, Marseille continue de célébrer cet auteur touche-à-tout. De son passage à Marseille de 1924 et 1928, entre ses séjours successifs à Harlem, Londres, Moscou, Berlin ou Tanger, Claude McKay avait tiré un récit récemment republié aux Éditions Héliotropismes&#160;: Romance in Marseille, écrit [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/pour-que-vive-claude-mckay/">Pour que vive Claude McKay</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Près d’un siècle après le séjour de Claude McKay dans la cité phocéenne, Marseille continue de célébrer cet auteur touche-à-tout. De son passage à Marseille de 1924 et 1928, entre ses séjours successifs à Harlem, Londres, Moscou, Berlin ou Tanger, Claude McKay avait tiré un récit récemment republié aux Éditions Héliotropismes&nbsp;: <em>Romance in Marseille</em>, écrit en 1933 à Tanger, se déployait dans le quartier de la Fosse.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Ce fut un soulagement que d’aller vivre à Marseille parmi des gens à la peau noire ou brune, qui venaient des États-Unis, des Antilles, d’Afrique du Nord et d’Afrique occidentale, et se trouvaient tous rassemblés pour former un groupe chaleureux», écrivait-il au sujet de ce séjour marseillais aujourd’hui immortalisé par un passage jouxtant le Vieux Port.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Création plurielle</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le poète, musicien et conteur <strong>Lamine Diagne </strong>s’est déjà adonné à des lectures de Claude McKay lors de la republication de cet opus rare et précieux. Il s’est depuis attelé à la conception d’un spectacle musical intitulé <em>« Kay ! Lettres à un poète disparu »</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Proposée par Les Voies du Chant, cette création s’articule autour de textes de Claude McKay et de Lamine Diagne lui-même, également à l’écriture de la partition musicale. Sur scène, la création visuelle de <strong>Matthieu Verdeil</strong>, soutenue par la scénographie et l’installation vidéo d’<strong>Eric Massua</strong>, accueillera ce récit pensé comme une adresse à cet auteur encore méconnu. La contrebasse de <strong>Christophe Lincontang</strong>, les claviers de <strong>Ben Rando</strong>, la batterie de <strong>Jérémi Martinez </strong>et la guitare de <strong>Wim Welker </strong>s’érigeront comme autant de voix auteur de cette poésie singulière. À ne manquer sous aucun prétexte&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Kay, Lettres à un poète disparu</em><br>dans le cadre du festival De Vives Voix <br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le 21 octobre <br></mark>Cité de la Musique, Marseille <br><a href="http://festivaldevivesvoix.fr">festivaldevivesvoix.fr</a></pre>
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		<title>Les voix de la lutte et de la transmission</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ludovic Tomas]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Nov 2022 10:01:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Cité de la musique]]></category>
		<category><![CDATA[De Vives Voix]]></category>
		<category><![CDATA[Festival]]></category>
		<category><![CDATA[Italie]]></category>
		<category><![CDATA[La Maison du Chant]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors qu’un rejeton du fascisme accède au pouvoir en Italie, des voix, d’autres voies, résonnent dans l’auditorium de la Maison du chant. D’abord avec la joyeuse bande de La Buonasera, venue célébrer la sortie de son quatrième album, Piazza Aperta (lire notre article). Une place ouverte au brassage des traditions orales du répertoire chanté de [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Alors qu’un rejeton du fascisme accède au pouvoir en Italie, des voix, d’autres voies, résonnent dans l’auditorium de la Maison du chant. D’abord avec la joyeuse bande de <strong>La Buonasera</strong>, venue célébrer la sortie de son quatrième album, <em>Piazza Aperta</em> (<a href="https://journalzebuline.fr/rendez-vous-places-ditalie/">lire notre article</a>). Une place ouverte au brassage des traditions orales du répertoire chanté de la moitié sud de la botte italienne. Au chant et aux compositions originales <strong>Xavier Rebut</strong> qu’accompagne la voix baladeuse et le tambourin de <strong>Germana Mastropasqua</strong>. Villanelles, sérénades et autres sont jouées avec grâce par un trio de musiciens composé d’<strong>Anne-Sophie Chamayou </strong>au violon, <strong>Maïeul Clairefond</strong> à la contrebasse et <strong>Sébastien Spessa</strong> (Marsapoli, ex-Còr de la Plana) aux guitares. Nous plongeant dans le bouillonnement des rues d’une Italie populaire et métissée, La Buonasera livre le récit vivant et vivifiant d’un art de vivre et de partage universel, que ses experts en collectage restituent pour le pérenniser. Dans le même esprit de transmission d’un patrimoine populaire, <strong>A Vuci longa</strong> nous emmène dans les campagnes siciliennes. Trio vocal féminin réunissant <strong>Oriana Civile</strong> et <strong>Catherine Catella</strong> autour de <strong>Maura Guerrera</strong> (Les Dames de la Joliette), la formation explore la polyvocalité des paysannes de la province de Messine, sur l’île italienne, dont les journées rythmées par le travail dans les champs libèrent les humeurs et les sentiments. De chants à une, deux voix ou plus qu’elles ont décortiqués à partir de rares enregistrements, les chanteuses travaillent à l’assemblage complexe de timbres élégamment nasillards et d’amplitudes vocales qui se confrontent et dont l’harmonisation provoque une puissance tellurique. Et avec quelle maîtrise ! Bonifiée par une interprétation a cappella et sans sonorisation.<br><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Avec les vignerons de l’Aude</mark></strong><br>« Viure e trabalhar al país » (Vivre et travailler au pays). C’est la seule exigence des vignerons et leurs familles qui, quinze années durant, ont milité au sein des Comités d’actions viticoles, dans l’Aude. Une aventure sociale et humaine que <strong>Marie Courmes</strong> (La Mal Coiffée) et <strong>Laurent Cavalié</strong> ont reconstruite en un « spectacle-veillée », à travers chants, poèmes et témoignages. Du collectage pour un recollage d’une histoire de résistance et de dignité, encore vivace dans la mémoire des protagonistes toujours vivants de cette époque pas si lointaine (1961-1976).  Originaires du même territoire, les deux artistes ont décidé de ne pas laisser se dissoudre le souvenir de cette lutte violente et inventive, dans une histoire officielle et institutionnelle qui n’a été que mépris et instrumentalisation à l’égard de ces hommes et femmes de courage et de valeur. Puisant dans le répertoire de Laurent Cavalié mais aussi dans la poésie occitane de Claude Marti, lui-même acteur du mouvement, le récit est truffé d’épisodes littéralement épiques. Ici, l’arrestation d’un manifestant qui déclenche le rassemblement de dix-mille personnes outillées de torches devant la gendarmerie. Là, des rails et des camions citernes détruits à l’explosif. Ou encore cette opération d’une ingéniosité folle, à peine croyable, qui consistera à faire disparaître toute indication routière au moment du chassé-croisé des vacanciers de l’été puis à bloquer l’axe principal pour que la cohorte d’automobilistes en direction de la sacro-sainte plage se perde et s’entasse sur les voies sinueuses et étroites du massif des Corbières. Échappée enjouée du spectacle, une narration par Marie Courmes d’un apéro chez un habitant qui se transforme en fête interminable où villageois·ses et vendangeurs espagnols mettent en acte l’utopie concrète de la solidarité ouvrière, par-delà les nationalités. Comme souvent avec Cavalié et sa complice de La Mal Coiffée, les histoires les plus authentiques n’ont pas besoin d’artifice pour transporter et émouvoir : des textes emplis d’humanité et un instrument sans nom, le « Padenou ». Inventé par le luthier Camille Paicheler et Laurent Cavalié, il ne comporte que trois cordes en boyau et permet de jouer la percussion tout en développant un jeu de basse à la fois rythmique et mélodique. L’absence de frette permet quant à elle de choisir la hauteur de la note, celle qui convient à la voix comme à la couleur modale de la chanson.<br><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>L’Iran au cœur</strong><br></mark>Si elles ne sont pas explicitement lisibles sur les partitions, une forme de lutte et d’espérance s’immisce dans les silences, les respirations, les effluves et entrelacs perso-méditerranéens du <em>Souffle des roses</em>, l’épopée musicale guidée par la chanteuse <strong>Françoise Atlan</strong> et la musicienne <strong>Shadi Fathi</strong>. Un des moments les plus exaltants de cette 18<sup>e </sup>édition du festival <em>De Vives Voix</em>. Par l’excellence des interprètes, la portée de leur message artistique et l’intensité du témoignage de la soliste franco-iranienne, Shadi Fathi, de retour de d’Iran où elle vécut de l’intérieur, géographiquement et personnellement, les jours qui construisent quelle qu’en soit l’issue, l’Iran de demain.<br><br>LUDOVIC TOMAS </p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Le souffle des roses</em> a été joué le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">17 octobre</mark> à la Cité de la Musique, <strong>La Buonasera</strong> s’est produite le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">22</mark>, <strong>A Vuci longa</strong> le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">30</mark> tandis que <em>N’I A Pro</em> a été présenté le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">28</mark>, à la Maison du chant, à Marseille</pre>
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		<title>La Maison du Chant fait feu de toutes voix</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Oct 2022 07:24:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[De Vives Voix]]></category>
		<category><![CDATA[Festival]]></category>
		<category><![CDATA[La Maison du Chant]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Odile Lecour]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Cette édition est baptisée «&#160;traversée en polyphonie au fil du temps et des rivages&#160;». Pourquoi&#160;? Odile Lecour. Ce que j’aime dans la polyphonie c’est qu’elle ne peut exister que s’il y a des différences, sinon, ce serait de la monophonie. Toutes ses couleurs de voix me touchent énormément. Cette année il y en aura [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Zébuline. Cette édition est baptisée «&nbsp;traversée en polyphonie au fil du temps et des rivages&nbsp;». Pourquoi&nbsp;?</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Odile Lecour.</strong> Ce que j’aime dans la polyphonie c’est qu’elle ne peut exister que s’il y a des différences, sinon, ce serait de la monophonie. Toutes ses couleurs de voix me touchent énormément. Cette année il y en aura beaucoup. Il s’agit d’une revendication humaine et philosophique&nbsp;: il y a des œuvres écrites pour quarante voix différentes et cela donne quelque chose de magnifique.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Vous dites qu’il faut sortir de sa zone de confort…</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut que nos oreilles aillent à la rencontre de ce dont elles n’ont pas l’habitude, se nourrissent de découvertes. Avec les musiques du festival on part toujours en voyage, d’une époque, d’une région à une autre, goûtant les sonorités que viennent de tous les coins du monde. On est à Marseille, dans une palette de sons, de couleurs, de parfums différents, essentiels à la construction de notre humanité.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Pourriez-vous évoquer quelques-uns de vos choix&nbsp;?&nbsp;</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a des compagnonnages, comme celui avec <strong>Maura Guerrera</strong> pour <em>A Vuci Longa</em> avec <strong>Oriana Civile</strong>, <strong>Catherine Catella</strong>, consacré à la polyvocalité paysanne des femmes de Sicile. <strong>Kalliroi Raouzeou</strong> et <strong>Sylvie Paz</strong> qui sortent leur album <em>Photographia</em>, avec <strong>Cedrick</strong> <strong>Bec</strong> à la batterie et <strong>Pierre Fenichel</strong> à la contrebasse. <strong>Annie Maltinti</strong> et son chœur <strong>Babelika</strong>, <strong>Jean-François Luciani</strong> à qui est laissée une carte blanche. Également les «&nbsp;bébés&nbsp;» de la Maison du Chant, comme <em>SenLimo</em>, création musicale et polyphonique en sortie de résidence, et des coups de cœur nouveaux parmi lesquels on peut citer la création par le duo <strong>Ablaye Cissoko</strong>, griot sénégalais (kora) et <strong>Cyrille Brotto</strong> (accordéon) qui est donné à la Cité de la Musique. Ou <strong>Mze Shina</strong> et ses polyphonies et percussions de Géorgie. Citons le fabuleux travail de collectage, par <strong>Marie Coumes</strong> (La Mal Coiffée) et <strong>Laurent Cavalié</strong>, de chants de révolte des vignerons de l’Aude des années 1960 à 76, une poésie occitane des luttes ! Il ne faut pas oublier la beauté du <em>Souffle des roses</em>, avec <strong>Françoise Atlan</strong> et <strong>Shadi Fathi</strong> Les griots amènent la paix avec eux, la musique porte un message plus ou moins fort mais signifie toujours quelque chose.</p>



<p class="wp-block-paragraph">ENTRETIEN REALISE PAR MARYVONNE COLOMBANI</p>



<pre class="wp-block-verse">Festival <strong><em>De Vives Voix</em></strong>
<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 30 septembre au 5 novembre</mark>
<strong>La Maison du Chant </strong>et autres lieux, Marseille
09 54 45 09 69 
<a href="http://lesvoiesduchant.org">lesvoiesduchant.org</a></pre>
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