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	<title>Archives des littérature - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des littérature - Journal Zebuline</title>
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		<title>Gémenos, carrefour de toutes les littératures</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 May 2026 07:36:58 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Salle Jean-Jaurès comble, hôtel de ville transformé en village littéraire&#160;; durant deux jours, cinquante écrivains ont investi le centre-ville pour dédicacer leurs ouvrages, débattre et échanger. Floryse Grimaud, l&#8217;enthousiaste organisatrice du salon, est satisfaite : « Il faut se battre pour le livre et les auteurs dans cette époque où tout vacille, et le public [&#8230;]</p>
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<p>Salle Jean-Jaurès comble, hôtel de ville transformé en village littéraire&nbsp;; durant deux jours, cinquante écrivains ont investi le centre-ville pour dédicacer leurs ouvrages, débattre et échanger. <strong>Floryse Grimaud</strong>, l&rsquo;enthousiaste organisatrice du salon, est satisfaite : « <em>Il faut se battre pour le livre et les auteurs dans cette époque où tout vacille, et le public était au rendez-vous.</em> »</p>



<p>Le plateau de cette édition ne manquait pas d&rsquo;ambition. <strong>Johana Gustawsson</strong>, nouvelle reine internationale du thriller français, née à Aubagne, en assurait la présidence. <strong>Jean-Paul Delfino</strong>, auteur prolifique à la plume érudite en était l&rsquo;invité d&rsquo;honneur. Deux grands témoins complétaient ce quatuor d&rsquo;exception : <strong>Pascal Ory</strong>, de l&rsquo;Académie française, historien de référence sur l&rsquo;époque contemporaine et la culture, et <strong>Richard Werly</strong>, correspondant du média suisse Blick et l&rsquo;un des meilleurs éditorialistes européens. À leurs côtés, des auteurs très estimés, comme <strong>Laurine Roux</strong> – tout juste lauréate du Grand Prix des libraires 2026 pour <em>Trois fois la colère</em> (Éditions du Sonneur) – ou <strong>René Frégni.</strong></p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un monde qui « part en vrille »</mark></strong></p>



<p>C&rsquo;est dans les débats que cette édition a pris son relief particulier. Vingt rencontres se sont succédé, débordant rapidement du cadre purement littéraire pour ausculter le temps présent. <strong>Jean-Paul Delfino</strong>, évoquant son roman <em>Counani</em> (Istya &amp; Cie) au côté du photographe et sportif de haut niveau <strong>Stéphan Plana</strong>, a exprimé une inquiétude partagée : celle d&rsquo;un monde qui «&nbsp;part en vrille&nbsp;» miné par les guerres, l&rsquo;individualisme et la déferlante des réseaux sociaux. <strong>Sophie Boutière-Damahi</strong>, dont l&rsquo;éditeur marseillais Le Bruit du monde publie <em>La Part des vivants</em>, a tracé un parallèle troublant entre l&rsquo;atmosphère de Marseille dans les années 1930 et situation politique et économique actuelle. Pascal Ory et Richard Werly ont prolongé cette réflexion, l&rsquo;un avec le regard de l&rsquo;historien, l&rsquo;autre avec l&rsquo;urgence du journaliste qui observe les démocraties vaciller.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La région à l&rsquo;honneur</mark></strong></p>



<p>Fidèle à sa vocation territoriale, le salon a mis en lumière les maisons d&rsquo;édition implantées localement : Le Bruit du monde, Hors d&rsquo;atteinte, Melmac et L&rsquo;Écailler à Marseille, Rouge profond à Aix-en-Provence, Feed Back à Toulon, Kels éditions à Aubagne, Les Livres de la promenade à Nice. Autant de structures indépendantes précieuses, à l&rsquo;heure où de grands groupes dictent leurs lois et potentiellement, comme l&rsquo;a rappelé la récente affaire Grasset, leurs idées d’extrême droite.</p>



<p>Genre, polar et peinture ont aussi trouvé leur place. La toute jeune <strong>Lucie Ramognino</strong> présentait <em>Trop fortes</em>, un jeu des 7 familles singulier où mères et grand-mères cèdent la place à « la Doyenne », « l&rsquo;Oubliée » ou « l’Inspirante&nbsp;» et réhabilitent les artistes invibilisées par les hommes. <strong>Robert Rossi</strong> avec son <em>Chasseur de figues</em> interrogeait la genèse du masculinisme, tandis qu&rsquo;<strong>Agnès de Clairville </strong>et son roman autobiographique <em>La Poupée qui fait oui</em> explorait les logiques d&#8217;emprise et le silence des femmes transmis de génération en génération.</p>



<p>Enfin, <strong>Thierry Maugenest</strong> a fait revivre Cézanne, et <strong>Audrey Sabardeil</strong>, <strong>Thierry Aguila</strong> et <strong>Mathieu Croizet</strong> ont exploré les noires -et toujours très politiques- contrées du polar.</p>



<pre class="wp-block-verse">ANNE-MARIE THOMAZEAU<br><br>Le salon s’est déroulé le<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> 9 et 10 mai</mark> à Gémenos.</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/litterature/">Littérature</a> ici.</p>
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		<title>Jamal Ouazzani et Constant Spina : poésie et militantisme à la Biennale des écritures du réel</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gaëlle Cloarec]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 May 2026 07:28:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
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		<category><![CDATA[Biennale des écritures du réel]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La fin de la Biennale des écritures du réel 2026 était un feu d&#8217;artifice de mots. Notamment lors d&#8217;une rencontre-lecture organisée en librairie, avec une salle pleine d&#8217;auditeurs venus écouter deux écrivains, Jamal Ouazzani et Constant Spina. Intitulée Vers un militantisme poétique, elle a donné l&#8217;occasion de mesurer à quel point, lorsque les temps sont [&#8230;]</p>
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<p>La fin de la <em><strong>Biennale des écritures du réel</strong></em> 2026 était un feu d&rsquo;artifice de mots. Notamment lors d&rsquo;une rencontre-lecture organisée en librairie, avec une salle pleine d&rsquo;auditeurs venus écouter deux écrivains, <strong>Jamal Ouazzani</strong> et <strong>Constant Spina</strong>. Intitulée <em>Vers un militantisme poétique</em>, elle a donné l&rsquo;occasion de mesurer à quel point, lorsque les temps sont difficiles –&nbsp;ou simplement intenses&nbsp;–, la poésie répond à des besoins humains essentiels&nbsp;: «&nbsp;<em>exprimer une vérité dans sa cruauté et sa crudité</em>&nbsp;» disait l&rsquo;un&nbsp;; «&nbsp;<em>savoir ce qu&rsquo;est et n&rsquo;est pas l&rsquo;amour</em>&nbsp;», disait l&rsquo;autre, «&nbsp;<em>et donc apprendre à poser ses limites</em>&nbsp;».</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Formuler la rage et le soin</mark></strong></p>



<p>«&nbsp;<em>La poésie, c&rsquo;est inutile, mais pour qui&nbsp;?</em>&nbsp;», demandait Jamal Ouazzani, avant de répondre, comme une évidence&nbsp;: «&nbsp;<em>Pour le capitalisme</em>&nbsp;». Certes, elle n&rsquo;est pas rentable, mais demeure la meilleure manière de tirer tout le jus vital de notre capacité langagière. Et parfois, c’est tout ce qu&rsquo;il nous reste, «&nbsp;<em>quand tout brûle</em>&nbsp;», comme c&rsquo;est le cas à Gaza. «&nbsp;<em>Cela fait quelque chose. C&rsquo;est pour cela que les gens pleurent parfois en écoutant un poème de Mahmoud Darwich, mais pas le journal télévisé de 20 heures</em>&nbsp;». Constant Spina, à l&rsquo;origine du média Manifesto XXI, a tenu à y intégrer de la poésie, «&nbsp;<em>qui peut apporter quelque chose d&rsquo;intéressant au journalisme</em>&nbsp;». En recourant à «&nbsp;<em>des plumes énervées, contre l&rsquo;injonction de rester neutre. Comment rester neutre face à un génocide&nbsp;? À Donald Trump&nbsp;?</em>&nbsp;»</p>



<p>Pour l&rsquo;un comme pour l&rsquo;autre de ces auteurs, évoluant dans des milieux queers et progressistes, l&rsquo;écriture est politique, mais prend aussi une dimension de soin. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un «&nbsp;<em>cri impossible à ne pas pousser, un élan qui me sauve</em>&nbsp;», explique Jamal Ouazzani, frappé par des cycles de dépression grave. Constant Spina lui doit l&rsquo;acceptation de sa «&nbsp;<em>condition irréparable</em>&nbsp;» de personne handicapée. Son prochain essai portera sur le care, une notion invitant à admettre notre vulnérabilité plutôt que chercher à tout contrôler.</p>



<pre class="wp-block-verse">GAËLLE CLOAREC<br><br>La rencontre, animée par Roxana Hashemi, co-directrice de la revue poétique Muscle, a eu lieu <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">le 29 avril </mark>à la <a href="https://www.librairesdusud.com/portfolio-item/lhydre-aux-mille-tetes/" type="link" id="https://www.librairesdusud.com/portfolio-item/lhydre-aux-mille-tetes/">librairie L'Hydre aux mille têtes</a>, Marseille.</pre>



<pre class="wp-block-verse">À lire :<br><br>Amour - Révolutionner l'amour grâce à la sagesse arabe et/ou musulmane, Leduc Société<br><br>Feux de joie, Blast<br><br>Jamal Ouazzani<br><br>Manifeste pour une démocratie déviante : amours queers face au fascisme<br><br>Lettre infinie, Thésée en Sicile<br><br>Éditions trouble<br><br>Constant Spina</pre>



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		<title>Les « relégués » de Tora e Piccilli</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 May 2026 07:27:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
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		<category><![CDATA[Albin Michel]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avant de devenir l&#8217;auteur qu&#8217;il est aujourd&#8217;hui, Gianni Solla a longtemps navigué entre les formes. Des nouvelles publiées dans des anthologies, un monologue pour le théâtre, Tooth Dust, joué sur scène, puis des romans – Airbag, L&#8217;Odorat du requin, Tempête de mère –, une œuvre dense, saluée par ses pairs mais qui restait confidentielle. Le [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Avant de devenir l&rsquo;auteur qu&rsquo;il est aujourd&rsquo;hui, <strong>Gianni Solla</strong> a longtemps navigué entre les formes. Des nouvelles publiées dans des anthologies, un monologue pour le théâtre, <em>Tooth Dust</em>, joué sur scène, puis des romans – <em>Airbag</em>, <em>L&rsquo;Odorat du requin</em>, <em>Tempête de mère</em> –, une œuvre dense, saluée par ses pairs mais qui restait confidentielle. <em>Le Voleur de cahiers</em>, salué par la critique est le premier à paraître en français.</p>



<p><a></a> Le roman commence par un lieu&nbsp;: Tora e Piccilli, un village réel situé dans le nord de la Campanie, entre les collines et les routes blanches de poussière, à quelques kilomètres de Caserta. Et ce qui s&rsquo;y passe en septembre 1942 n&rsquo;est pas non plus une invention : sous le régime fasciste de Mussolini, des familles juives sont exilées et assignées à résidence dans les villages les plus reculés du Mezzogiorno. On a appelé cet exil, le <em>confino</em>, la relégation. Une façon bureaucratique de rendre les gens invisibles. Des médecins juifs napolitains, des professeurs, des familles entières se retrouvent parachutés là où les routes finissent et où les enfants gardent les cochons. Ce fait historique, longtemps enfoui, est le point de départ du roman de Solla.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Roman d’émancipation</mark></strong></p>



<p>Davide a grandi dans ce village : boiteux de naissance, fils d&rsquo;un père analphabète et violent, il passe ses jours avec les porcs qu&rsquo;il surveille, les appelant par leur nom comme s’ils étaient ses frères. Il vole des cahiers au marchand ambulant et y trace des signes, en forme de gribouillis, qui ne veulent rien dire. Il ne sait pas lire. Il ne sait pas écrire. Sa seule amie est Teresa, fille du cordier du village. Elle manie les lettres avec aisance dans ce village où personne ne lit. Ce savoir la rend dangereuse, car rebelle, insoumise, magnétique. On pense à la Lila, de <em>L’Amie prodigieuse</em> d’Elena Ferrante – elle aussi vit dans la région de Naples –, avec cette même façon d&rsquo;habiter intensément le monde&nbsp;et ce lieu trop étroit qu’elle rêve de quitter dès que possible. Puis les juifs arrivent. Trente-six. Parmi eux, Nicolas, mystérieux, fils de Gioacchino, professeur qui ouvre une école clandestine dans le village dans laquelle Davide, en secret, commence à apprendre à lire.</p>



<p>Les trois enfants arpentent ensemble les forêts, des journées d’insouciance loin des bruits d’un monde à la dérive. Mais une nuit tout bascule. Roman d’initiation et d’émancipation, on suit la trajectoire de Davide, enfant, qui apprend que les mots sont une arme, que la lecture est une forme de résistance, puis jeune adulte. Solla rend visible une page de l&rsquo;histoire italienne que personne n&rsquo;avait encore «&nbsp;romanisé&nbsp;» de cette façon et explore avec brio les fidélités aux origines, à l’amitié, aux enfances perdues.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="546" height="800" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/9782226485625-j.jpeg?resize=546%2C800&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-136359" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/9782226485625-j.jpeg?w=546&amp;ssl=1 546w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/9782226485625-j.jpeg?resize=205%2C300&amp;ssl=1 205w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/9782226485625-j.jpeg?resize=150%2C220&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/9782226485625-j.jpeg?resize=300%2C440&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/9782226485625-j.jpeg?resize=287%2C420&amp;ssl=1 287w" sizes="(max-width: 546px) 100vw, 546px" /></figure>



<pre class="wp-block-verse">ANNE-MARIE THOMAZEAU<br><br>Le Voleur de cahiers, de Gianni Solla<br>Traduit de l'italien par Lise Caillat Albin Michel – 21,90 €</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/litterature/" type="link" id="https://journalzebuline.fr/category/litterature/">Littérature </a>ici.</p>



<p></p>
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		<title>Parcourir les campagnes auvergnates</title>
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		<dc:creator><![CDATA[journalzebuline]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 May 2026 07:25:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
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		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Hors Champ]]></category>
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		<category><![CDATA[Marie-Hélène Lafon]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Marie-Hélène Lafon n&#8217;a pas besoin de grands discours, ni de s&#8217;appuyer sur le concept en vogue du «&#160;retour à la terre&#160;» pour tisser l&#8217;univers de ses livres, car elle est née dans une famille de paysan·nes et cet arrière-plan imprègne toute son œuvre. Enseignante de français agrégée et écrivaine, elle raconte ici avec beaucoup de [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Marie-Hélène Lafon</strong> n&rsquo;a pas besoin de grands discours, ni de s&rsquo;appuyer sur le concept en vogue du «&nbsp;retour à la terre&nbsp;» pour tisser l&rsquo;univers de ses livres, car elle est née dans une famille de paysan·nes et cet arrière-plan imprègne toute son œuvre. Enseignante de français agrégée et écrivaine, elle raconte ici avec beaucoup de justesse, dans un style simple et élégant, les vies d&rsquo;un frère et d&rsquo;une sœur qui grandissent dans une petite ferme du Cantal. Au-delà des images d’Épinal, la ruralité n&rsquo;est pas si insouciante et les environnements urbains n&rsquo;ont pas le monopole de la violence.</p>



<p>Claire et Gilles n&rsquo;ont que quelques mois d&rsquo;écart. C&rsquo;est pourtant un monde qui va les séparer. Car elle est née fille et lui garçon. D&rsquo;ailleurs «<em>&nbsp;si elle avait été un garçon, son frère ne serait pas né&nbsp;</em>»<em>, </em>et«<em>&nbsp;elle aurait préféré&nbsp;</em>». Même si, naître fille, ici, fait défaut, c&rsquo;est bien cela qui va tout changer et permettre à Claire de partir, car ses parents n&rsquo;attendent pas d&rsquo;elle qu&rsquo;elle reprenne l&rsquo;exploitation agricole dont l&rsquo;activité tourne autour de la vente du lait de leurs vaches.</p>



<p>Iels grandissent ensemble dans un petit village, proche de Saint-Flour, à la fois beau et ombrageux, tant le père est taiseux et la mère débordée par des émotions qu&rsquo;elle tait. Au bord de la rivière, iels font leurs premières expériences, vivent leurs premières relations sentimentales et se frottent au mal qui ronge le territoire&nbsp;: le suicide. Marie-Hélène Lafon dépeint la vie quotidienne, décrit les habitudes, les gestes, l&rsquo;odeur des bovins et des corps qui travaillent à leurs côtés, les sirops bus à longueur de journée&#8230; et le manque de communication qui s&rsquo;installe entre les enfants et leurs parents, puis entre les enfants eux-mêmes.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Ensauvagement ?</mark></strong></p>



<p>À l&rsquo;image de ses mains caleuses, Gilles, le frère, se durcit, au contact de cette vie, qui, tournée sur elle-même, en huit-clos, s&rsquo;ouvre peu sur l&rsquo;extérieur. Il grandit, devient adulte et vieillit, au contact quasi exclusif de ses parents. Il se sent «<em>&nbsp;coincé&nbsp;</em>», à 20 ans, puis à 30 ans, puis à 40 ans&#8230; Et le temps file. <em>«&nbsp;Si un jour tu veux arrêter tout ça, tu peux compter sur moi&nbsp;»</em> lui dit sa sœur, mais ça va durer plus de 50 ans.</p>



<p>Certaines personnes grandissent dans l&rsquo;ignorance des grandes villes. Pour le meilleur et pour le pire, elles tentent de construire leur vie à l&rsquo;ombre de ces lieux parfois hermétiques. Dans une maison où il ne fait pas bon vivre, que ce soit à la ville ou à la campagne, la violence est identique. La seule différence est que les opportunités sont moins nombreuses – rencontres, découvertes&#8230; Il est d&rsquo;autant plus difficile d&rsquo;en partir car la honte a construit sa route sinueuse jusqu&rsquo;à nos cœurs embarrassés.</p>



<p>Comment grandir sous pression, dans de grands espaces sans horizons ? Comment s&rsquo;enfuir, s&rsquo;extirper d&rsquo;un piège qui se referme sans bruit ni fracas ? Comment transformer des habitudes qui se transmettent de génération en génération ? Voici les grandes questions qui nous rassemblent tous·tes, peu importe l&rsquo;endroit d&rsquo;où l&rsquo;on vient.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="242" height="340" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/CVT_Hors-champ_8582.jpg?resize=242%2C340&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-136375" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/CVT_Hors-champ_8582.jpg?w=242&amp;ssl=1 242w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/CVT_Hors-champ_8582.jpg?resize=214%2C300&amp;ssl=1 214w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/CVT_Hors-champ_8582.jpg?resize=150%2C211&amp;ssl=1 150w" sizes="(max-width: 242px) 100vw, 242px" /></figure>



<pre class="wp-block-verse">ÉLODIE MOLLÉ<br><br>Hors Champ, de Marie-Hélène Lafon<br><br>Éditions Buchet-Chastel - 19,90 €</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/litterature/" type="link" id="https://journalzebuline.fr/category/litterature/">Littérature</a> ici.</p>



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		<title>Ocean Vuong : écrire la joie au bord du vide</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nemo Turbant]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Apr 2026 09:38:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
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		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ocean Vuong est né en 1988 au Vietnam, et vit depuis l’âge de deux ans aux États-Unis où il est maintenant reconnu comme un auteur et poète majeur. Il a reçu plusieurs récompenses prestigieuses pour ses textes poétiques, et notamment le prix T.S. Eliot en 2017. Son premier roman,&#160;Un bref instant de splendeur, brillamment traduit [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Ocean Vuong est né en 1988 au Vietnam, et vit depuis l’âge de deux ans aux États-Unis où il est maintenant reconnu comme un auteur et poète majeur. Il a reçu plusieurs récompenses prestigieuses pour ses textes poétiques, et notamment le prix T.S. Eliot en 2017. Son premier roman,&nbsp;<em>Un bref instant de splendeur</em>, brillamment traduit en français par Marguerite Capelle, a rencontré un succès exceptionnel partout dans le monde : il a été nommé Meilleur Livre de l’année par les revues américaines les plus emblématiques, et a été récompensé en France par le prix&nbsp;<em>Les Inrockuptibles</em>&nbsp;étranger. Son deuxième roman, <em>L’Empereur de la joie</em>, sorti aux États-Unis il y a bientôt un an, vient d’être traduit par Hélène Cohen et publié aux éditions <em>Du Monde Entier</em> par Gallimard.&nbsp;</p>



<p>Hai, sur le point de se jeter d’un pont, est interrompu dans son élan à la vue un drap emporté par une brise. Il le rattrape, oubliant un instant ce qui l’avais conduit à se trouver là, pour le ramener à Grazina, une vielle femme lithuanienne gagnée par la démence, qui vit devant ce pont. Iels fabriquent alors un quotidien traversé par la mémoire fragmentée de Grazina et la routine de Hai, employé au HomeMarket d’East Gladness, petite ville du Connecticut touchée par la crise des opioïdes au début des années 2000.</p>



<p><strong>Des vies sans issue, une solidarité fragile</strong></p>



<p>Dans un épisode de <em>Tricycle Talk</em>, Ocean Vuong revient avec James Shaheen sur les fondements de son récit : <em>«&nbsp;La fiction est à son apogée lorsqu’elle soulève une question morale, pour l’Empereur de la joie, la question est : quelle est la fonction de l’altruisme lorsqu’il n’y a pas d’issue ?&nbsp;Comment vivre une vie digne de notre souffle ?&nbsp;Le parcours d’un héros peut aussi être un voyage où l’on ne va nulle part.</em>&nbsp;» Il est à la fois bouleversant et terriblement politique de concentrer un récit autour de personnages aux existences sans issues, et de conter l’aliénation d’un rêve américain inaccessible où justement, l’altruisme subsiste. <em>«&nbsp;C’est le fait de ne pas savoir qui nous rapproche. Un jeune auteur suicidaire et une vieille veuve succombant à la démence… Dans notre culture, les très jeunes et les très vieux sont en quelque sorte repoussés vers les marges de la société. Et le lien entre ces deux pôles, la relation qui les unit, est une immense solitude.&nbsp;».</em></p>



<p>La poésie d’Ocean Vuong s’arme autant de celles des femmes illettrées qui l’ont élevé que de la culture drag, au croisement de cultures queer extravagantes et de récit de survivances. À la limite pesée d’un <em>too much</em> grotesque, c’est une écriture&nbsp;<em>camp</em>&nbsp;sincèrement amoureuse de sa langue et des identités de ses personnages.&nbsp;<em>L’Empereur de la joie</em> est un récit d’alliances circonstancielles de personnages immigrés, précaires aux expressions forgées par des cultures spécifiques et une expérience commune de l’altérité, de ne pas pouvoir atteindre plus.</p>



<p>La traduction d’Hélène Cohen en gomme malheureusement les hésitations, les conjugaisons transformées propre aux cultures noires américaines et aux personnages non anglophones de l’histoire. L’écriture ornementée d’Ocean Vuong aux services de la marginalité et des existences invisibles s’oppose à l’efficience, au misérabilisme descriptif, à la recherche d’un au-delà satisfaisant. La beauté est partout : dans les décombres d’East Gladness, dans les bad trips à la codéine, dans l’ignorance, dans la mort&nbsp;: <em>«&nbsp;Il n’y a pas de lignes droites, tout vacille, et les poètes le savent depuis longtemps ; nous attendons que la science rattrape son retard&nbsp;».</em></p>



<pre class="wp-block-verse">NEMO TURBANT<br><em>L’Empereur de la joie</em>, <strong>Ocean Vuong,</strong> traduit de l’anglais (États-Unis) par Hélène Cohen, Gallimard, collection Du Monde entier, 2024, 384 pages, 23 €.</pre>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="1020" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/G09738.jpeg?resize=696%2C1020&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-136320" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/G09738.jpeg?resize=699%2C1024&amp;ssl=1 699w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/G09738.jpeg?resize=205%2C300&amp;ssl=1 205w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/G09738.jpeg?resize=768%2C1125&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/G09738.jpeg?resize=150%2C220&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/G09738.jpeg?resize=300%2C439&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/G09738.jpeg?resize=696%2C1019&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/G09738.jpeg?resize=287%2C420&amp;ssl=1 287w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/G09738.jpeg?w=827&amp;ssl=1 827w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /></figure>
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		<title>Faire place aux histoires</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Apr 2026 10:25:12 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dès l’ouverture, à l’Institut culturel italien, la couleur est donnée. Claudio Milanesi rappelle qu’il faut désormais se rendre à l’évidence : du Nobel attribué à Annie Ernaux à l’ouverture du Prix Strega à la non-fiction, le genre n’est plus marginal. Il est en train de remodeler en profondeur notre rapport à la littérature. La suite [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Dès l’ouverture, à l’Institut culturel italien, la couleur est donnée. <strong>Claudio Milanesi</strong> rappelle qu’il faut désormais se rendre à l’évidence : du Nobel attribué à Annie Ernaux à l’ouverture du Prix Strega à la non-fiction, le genre n’est plus marginal. Il est en train de remodeler en profondeur notre rapport à la littérature. La suite du festival ne cessera de le confirmer.</p>



<p>À l’EJCAM le matin même, puis le lendemain à l’Hôtel d’Olivary, la question ukrainienne s’impose comme un point nodal du programme, notamment lors de la rencontre <em>Comprendre la situation en Ukraine</em> avec <strong>Constantin Sigov</strong> et <strong>Sergiy Kvit</strong>. Dans leur sillage, <strong>Tetyana Ogarkova </strong>et <strong>Anastasia Fomitchova</strong> ouvrent de nouvelles perspectives : écrire, ici, consiste à documenter la guerre, à maintenir des lignes de vérité dans un contexte saturé de récits concurrents.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Mémoire, langue et récits fragmentés</mark></strong></p>



<p>Invitée d’honneur, <strong>Helena Janeczek</strong> prolonge ce déplacement. Première femme lauréate du Prix Strega, elle a consacré une grande partie de son œuvre à raconter une histoire familiale traversée par la déportation et l’exil &#8211; des Juifs polonais passés par l’Allemagne puis l’Italie.<br>Pour elle, la fiction ne disparaît jamais : elle subsiste, y compris dans les récits les plus soucieux de coller à l’Histoire. La mémoire, avance-t-elle, consiste précisément à combler ses lacunes. Interviewée avec une émotion palpable par <strong>Federica Gianni</strong>, dont le travail de thèse a porté, entre autres, sur son œuvre, elle revient sur les identités fragmentées, les langues qui circulent et se répondent. Dans un italien étonnamment limpide pour les francophones, Helena Janeczek répond avec un plaidoyer pour les dialectes, qu’elle envisage comme un moteur paradoxal du multilinguisme et, peut-être, de l’entente entre les peuples. Du milanais au catalan, tant de similarités demeurent, argue-t-elle, évoquant <strong>Mar García Puig</strong>, invitée lors du festival dans une rencontre présentée par <strong>Ikram Chilah</strong>.</p>



<p>Avec <strong>Sylvie Tanette</strong>, le festival semble revenir à un terrain plus proche&nbsp;: le récit d’une fille d’immigrés italiens venus élire domicile à Marseille. Mais <em>Une vieille colère</em> (2024) marque pour l’autrice un basculement : pour la première fois, la romancière renonce à la fiction. À l’oral comme à l’écrit, elle impressionne par la netteté de sa pensée autant que par une forme de candeur. Notamment lorsqu’elle avoue ne comprendre souvent ce qu’elle a écrit qu’après coup. Ce terrain vague australien qui surgit dans son récit, elle ne réalise que bien plus tard qu’il reconstruit celui de son enfance phocéenne – le mot, dit-elle, a un sens, pour une génération qui a entremêlé le récit de ses origines à ceux des mythologies grecques et romaines. La non-fiction devient alors un moyen d’affronter ce qui résiste : une histoire familiale marquée par des zones troubles, par des vérités difficiles à regarder. La colère demeure, intacte, mais elle se double d’un humour sec, presque inattendu.</p>



<p>Le soir, <strong>François Beaune</strong> prolonge cette attention au réel dans une veillée où chacun est invité à partager une histoire vécue. Autour de vin et de victuailles, les récits circulent, se répondent, s’agrègent &#8211; comme une archive vivante en train de se constituer.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Hériter sans détour</mark></strong></p>



<p>Le lendemain, un dialogue rare se noue entre <strong>Vanessa Springora</strong> et <strong>Francesca Melandri</strong>, toutes deux réunies autour des liens entre mémoire intime et histoire collective. Leur point commun est frappant : en 2022, la guerre en Ukraine interrompt leurs projets d’écriture respectifs. Toutes deux se tournent alors vers leurs histoires familiales. Vanessa Springora évoque, dans la lignée d’Annie Ernaux, un désir d’« <em>archéologie de soi</em> », du côté paternel &#8211; où elle découvre des vérités qui ont nourri les récits instables de son père, jusqu’à l’ombre d’un grand-père engagé aux côtés de l’armée nazie. Francesca Melandri, de son côté, revient sur l’histoire d’un père impliqué dans la campagne italienne en Russie &#8211; c’est-à-dire, souligne-t-elle, sur le territoire de l’Ukraine actuelle, « <em>car personne ne le rappelle</em> ». Entre elles, une même exigence : ni expliquer, ni absoudre. Mais comprendre.Une idée commune s’impose : « <em>plus on écrit, plus on se rend compte que l’indicible existe.» </em>Ni justification, ni absolution. Plutôt un geste commun : comprendre sans simplifier, ouvrir des lignes de réflexion plutôt que clore les récits.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La politique écrite au féminin</mark></strong></p>



<p>On est frappée, surtout, par la rareté d’un tel moment. Quand a-t-on vu, en littérature, des autrices ausculter ainsi leurs héritages politiques familiaux ? Quand les a-t-on entendues discuter, ensemble, de politique internationale avec une telle précision, et un tel souci de l’écoute ? Dans sa capacité à ne jamais réellement théoriser ce qu’il met en place, Effets Réels célèbre autant qu’il rend possible une manière singulière et précieuse de faire de la littérature. Une respiration &#8211; dont on espère qu’elle saura durer.</p>



<pre class="wp-block-verse">SUZANNE CANESSA<br>Le festival a eu lieu dans divers lieux à Aix et Marseille du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">10 au 12 avri</mark>l et a été organisé par Ikram Chilah, Federica Gianni et Claudio Milanesi.</pre>
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		<title>Un regard glacé</title>
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		<dc:creator><![CDATA[journalzebuline]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Apr 2026 10:20:04 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
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		<category><![CDATA[Constance Debré]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avant, Constance Debré était avocate, elle entrait dans les prisons régulièrement. Aujourd&#8217;hui, elle y retourne, mais en tant qu&#8217;écrivaine. Pour ce nouvel ouvrage, Protocoles, elle s&#8217;est plongée pendant deux ans dans la lecture des protocoles d&#8217;exécution&#160;: par balle, par injection, par pendaison, par électrocution&#8230; Là-bas, «&#160;la loi supprime les questions&#160;» et perpétue les exécutions. C&#8217;est [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Avant, Constance Debré était avocate, elle entrait dans les prisons régulièrement. Aujourd&rsquo;hui, elle y retourne, mais en tant qu&rsquo;écrivaine. Pour ce nouvel ouvrage, <em>Protocoles</em>, elle s&rsquo;est plongée pendant deux ans dans la lecture des protocoles d&rsquo;exécution&nbsp;: par balle, par injection, par pendaison, par électrocution&#8230;</p>



<p>Là-bas, <em>«&nbsp;la loi supprime les questions&nbsp;»</em> et perpétue les exécutions. C&rsquo;est bien du pays aux 50 étoiles dont il est question, qui applique des règles administratives &#8211; absurdes &#8211; conformément à des lois que l&rsquo;on pourrait qualifier d&rsquo;inhumaines. Les méthodes sont listées et les protocoles détaillés&#8230; Cette rationalité froide et millimétrée, qui ne fonctionne pas à tous les coups, contrairement à ce que l&rsquo;on pourrait croire &#8211; « <em>30% des exécutions capitales échouent </em>» &#8211; donne le tournis. Poussée à l&rsquo;extrême ici, par l&rsquo;accumulation de descriptions, on se demande comment son existence peut être encore légitimée de nos jours.</p>



<p>Sans artifice, sans euphémisme, sans consolation, l&rsquo;œuvre de l&rsquo;autrice se déroule brute et frontale. Constance Debré poursuit son travail de déconstruction&nbsp;: l&rsquo;hétérosexualité dans <em>Play</em> <em>boy</em>, la maternité dans <em>Love</em> <em>Me Tender</em>, la famille dans <em>No</em><em>m</em>. L&rsquo;absurdité des règles et des lois de nos sociétés face au chaos, ici. Dans ce nouveau roman, pas un mot futile, ni un brin d&rsquo;émotion partagée. Mais que construit-elle, que ressent-elle face à cela&nbsp;? Nous n&rsquo;avons aucun indice, nous ignorons d&rsquo;où elle parle ou encore la manière dont cela l&rsquo;affecte, ou pas. C&rsquo;est peut-être de ce manque de «&nbsp;situé&nbsp;» que vient l&rsquo;exaspération : où veut-elle en venir, quel message envoie-t-elle&nbsp;au monde ? On ressort de ce nouveau livre avec une enclume dans l&rsquo;estomac et une détestation de l&rsquo;humanité au cœur.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Surplombant et moralisateur</mark></strong></p>



<p>Au fil des pages, elle dévoile, en parallèle des protocoles de mises à mort, des bribes de sa propre vie, traitées comme des faits divers sans passion, sans lien et sans amour&#8230; Depuis la sortie du livre, Constance Debré donne de nombreuses interviews. Elle évoque, non sans cynisme une <em>«&nbsp;pornographie du réel&nbsp;»</em>. Comme si elle imaginait une fascination vis-à-vis de ce théâtre de la mort. Une projection personnelle, peut-être, comme si nous allions nous extasier de ce récit, avec un plaisir coupable salissant et mal assumé. Pourquoi le proposer, sinon uniquement pour nous montrer à quel point l&rsquo;humain est médiocre&nbsp;?</p>



<p>Pourquoi la sphère littéraire médiatique aime-t-elle tant les auteurices cyniques, qui incarnent des postures surplombantes et moralisatrices&nbsp;? Cela reste un mystère, ou peut-être un problème de déconstruction, justement. <em>Protocoles</em> est un texte écrit sans générosité, dans lequel ne subsiste aucun espoir. Cette désincarnation laisse finalement les lecteurs et les lectrices flotter à la surface. Mettre nos schémas en pièce sans imaginer ce qui peut être construit sur leurs ruines ne nous aidera probablement pas. Qu&rsquo;avons-nous à inventer plutôt qu&rsquo;à détruire&nbsp;? #nofutur&nbsp;? Un acte littéraire qui ne nourrit aucun imaginaire qui nous ferait miroiter un avenir désirable.</p>



<pre class="wp-block-verse">ÉLODIE MOLLÉ<br><br>Protocoles – Ici on achète les âmes, de Constance Debré<br><br>Éditions Flammarion - 19 €Paru le 07 janvier 2026</pre>



<figure class="wp-block-image size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="293" height="456" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/9782080436542.jpeg?resize=293%2C456&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-136201" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/9782080436542.jpeg?w=293&amp;ssl=1 293w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/9782080436542.jpeg?resize=193%2C300&amp;ssl=1 193w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/9782080436542.jpeg?resize=150%2C233&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/9782080436542.jpeg?resize=270%2C420&amp;ssl=1 270w" sizes="auto, (max-width: 293px) 100vw, 293px" /></figure>
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		<title>La voix des anonymes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gabrielle Bonnet]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Apr 2026 10:16:03 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans un pays qui n’est jamais nommé, mais que l’on reconnaît facilement comme étant Haïti, un jeune homme écrit une longue lettre à son oncle alors qu’il a été dépêché pour dresser l’inventaire d’une bibliothèque, dans une « petite ville du bord de mer ». Dès son arrivée, il fait face à de violents maux de tête, [&#8230;]</p>
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<p>Dans un pays qui n’est jamais nommé, mais que l’on reconnaît facilement comme étant Haïti, un jeune homme écrit une longue lettre à son oncle alors qu’il a été dépêché pour dresser l’inventaire d’une bibliothèque, dans une « petite ville du bord de mer ». Dès son arrivée, il fait face à de violents maux de tête, puis se sent progressivement envahi par des figures et des voix qui le hantent pendant son sommeil. La narration du jeune homme, au départ très académique, semble se libérer peu à peu, tandis que le récit se transforme en roman choral.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Des fantômes obsédants</mark></strong></p>



<p>Mais bien plus que ce jeune homme, fils adoptif d’un riche politicien, le personnage central est Manie, la « petite bossue de la rue des Fronts-forts ». Sa voix est d’ailleurs la première offerte aux lecteurs parmi celles de ces « anonymes » que Lyonel Trouillot veut faire entendre. À travers ses évocations parfois naïves, parfois cruellement réalistes, elle donne à voir la misère sociale et psychologique des laissés-pour-compte de Port-au-Prince et l’emprise grandissante des sectes évangélistes sur cette population.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Échos de la violence</mark></strong></p>



<p>L’anonymat est ici inversé&nbsp;: tous les personnages ont des noms, sauf celui qui, par sa naissance et son éducation, est appelé à faire partie de la sphère du pouvoir en Haïti. Depuis la bibliothèque qu’il a la charge d’examiner, il entend les échos des affrontements qui secouent le pays : guerre des gangs, fuite des politiques, violences à l’encontre du peuple.</p>



<p>Lyonel Trouillot vit aujourd’hui encore en Haïti. Avec <em>Bréviaire des anonymes</em>, il lutte contre l’oubli de son pays, plongé dans une crise profonde depuis 2021 dans l’indifférence générale, mais aussi contre celui des premières victimes de cette situation&nbsp;: les femmes, les enfants et les marginaux.</p>



<pre class="wp-block-verse">GABRIELLE BONNET<br><br>Bréviaire des anonymes de Lyonnel Trouillot, Actes Sud</pre>



<figure class="wp-block-image size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="250" height="475" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/CVT_Breviaire-des-anonymes_3557.jpg?resize=250%2C475&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-136197" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/CVT_Breviaire-des-anonymes_3557.jpg?w=250&amp;ssl=1 250w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/CVT_Breviaire-des-anonymes_3557.jpg?resize=158%2C300&amp;ssl=1 158w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/CVT_Breviaire-des-anonymes_3557.jpg?resize=150%2C285&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/CVT_Breviaire-des-anonymes_3557.jpg?resize=221%2C420&amp;ssl=1 221w" sizes="auto, (max-width: 250px) 100vw, 250px" /></figure>
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		<title>Chanter la révolte et la nostalgie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gabrielle Bonnet]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Apr 2026 10:10:52 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le fort lien qui unit l’auteur de Banjo à Marseille n’est plus à démontrer. L’écrivain jamaïcain, qui a vécu aux États-Unis avant de vagabonder en Europe et en Afrique du Nord, s’est implanté dans la cité phocéenne entre 1923 et 1928. Du 17 au 21 février, la bibliothèque de l’Alcazar lui a consacré plusieurs événements [&#8230;]</p>
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<p>Le fort lien qui unit l’auteur de <em>Banjo</em> à Marseille n’est plus à démontrer. L’écrivain jamaïcain, qui a vécu aux États-Unis avant de vagabonder en Europe et en Afrique du Nord, s’est implanté dans la cité phocéenne entre 1923 et 1928. Du 17 au 21 février, la bibliothèque de l’Alcazar lui a consacré plusieurs événements dans le cadre d’une rétrospective intitulée « Claude McKay, back to Marseille ». La maison d’édition marseillaise Héliotropismes s’était déjà penchée sur l’œuvre de l’écrivain, en publiant notamment en 2022 son autobiographie, <em>Un sacré bout de chemin</em>. C’est au tour d’Hors d’atteinte, également basée à Marseille, de s’y consacrer avec la publication d’une sélection de poèmes rassemblés sous le titre <em>Nous qui nous révoltons</em>.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une sélection de poèmes en version bilingue</mark></strong></p>



<p>Cette édition bilingue permet d’apprécier à la fois les poèmes dans leur version originale, en créole jamaïcain et en anglais « standard », ainsi que le travail des trois traductrices pour tenter de faire entendre le rythme puissant et la couleur des mots de McKay. Les poèmes présentés dans cette édition ont été choisis parmi les <em>Complete Poems</em> (2008) qui réunissent quatre recueils publiés entre 1912 et 1922, auxquels s’ajoutent d’autres poèmes datant de 1910 à 1940. Dans <em>Nous qui nous révoltons</em>, ces poèmes sont répartis en six ensembles&nbsp;(Jeunesse jamaïcaine, Racisme et résistance, Engagement politique et conscience sociale, Les ombres de Harlem, Exils et Vagabondages) et abordent des thématiques aussi variées que les violences raciales, le rapport à la nature, l’amitié ou encore la nostalgie du pays natal. L’un de ces poèmes rapproche avec tendresse « les collines de Jamaïque » et les champs provençaux par l’intermédiaire d’une couleur, le rouge, commune aux poinsettias et aux coquelicots.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un poète précurseur et actuel</mark></strong></p>



<p>McKay, grand lecteur de Villon, Baudelaire, Byron ou encore Keats, utilise généralement des formes poétiques classiques, comme la ballade et le sonnet, et met souvent un refrain ou une structure cyclique qui rappelle le blues. Parmi les poèmes choisis figure « If We Must Die » (Si nous devons mourir), qui devint un symbole de la lutte contre les violences raciales lors du sanglant « Red Summer » en 1919 aux États-Unis. Il fut l’un de textes fondateurs du Harlem Renaissance, ce mouvement culturel, artistique et politique de renouveau de la culture afro-américaine qui s’est développé dans les années 20 et 30. Pourtant, McKay ne s’est jamais « considéré comme un poète noir », selon ses propres dires, et cette apparente absence d’engagement lui a parfois été reprochée. Il n’empêche que son chant de révolte, qui a inspiré jadis les poètes de la Négritude, est aujourd’hui encore d’une criante actualité.</p>



<pre class="wp-block-verse">GABRIELLE BONNET<br><br>Claude McKay, Nous qui nous révoltons, Traduit du créole jamaïcain par Karine Guerre et de l’anglais (États-Unis) par Gaëlle Cogan et Michaëla Cogan, Édition dirigée par Matthieu Verdeil</pre>



<figure class="wp-block-image size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="600" height="1017" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/MCKAY_NOUSQUINOUSREVOLTONS_COUV-600x1017-1.jpeg?resize=600%2C1017&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-136193" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/MCKAY_NOUSQUINOUSREVOLTONS_COUV-600x1017-1.jpeg?w=600&amp;ssl=1 600w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/MCKAY_NOUSQUINOUSREVOLTONS_COUV-600x1017-1.jpeg?resize=177%2C300&amp;ssl=1 177w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/MCKAY_NOUSQUINOUSREVOLTONS_COUV-600x1017-1.jpeg?resize=150%2C254&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/MCKAY_NOUSQUINOUSREVOLTONS_COUV-600x1017-1.jpeg?resize=300%2C509&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/MCKAY_NOUSQUINOUSREVOLTONS_COUV-600x1017-1.jpeg?resize=248%2C420&amp;ssl=1 248w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>
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		<title>Faire tanguer les certitudes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Apr 2026 10:06:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Elle a tenu, dans les années 90, la rubrique culture de La Marseillaise, succédant à Jean-Claude Izzo. A été un peu comédienne au Théâtre de Lenche, dirigé par Maurice Vinçon. Puis elle s’est consacrée à l’écriture, théâtrale, mais aussi radiophonique, et romanesque, portant la même attention poétique à ses albums jeunesse qu’à son roman sur [&#8230;]</p>
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<p>Elle a tenu, dans les années 90, la rubrique culture de La Marseillaise, succédant à Jean-Claude Izzo. A été un peu comédienne au Théâtre de Lenche, dirigé par Maurice Vinçon. Puis elle s’est consacrée à l’écriture, théâtrale, mais aussi radiophonique, et romanesque, portant la même attention poétique à ses albums jeunesse qu’à son roman sur son enfance marseillaise, entre quartiers est et quartiers nord, ou à son récit d’amour sur Patti Smith.</p>



<p>Personnages récurrents de ses propres livres, la <em>Jeune fille</em> qu’elle fut -plus ou moins- côtoie souvent l’autrice qu’elle est devenue, et qui la regarde être. <em>Tango</em>, une des dernières parutions de la collection Hors cadre d’Espaces 34 (voir ci-contre), reprend ce principe à l’œuvre aussi dans <em>Hurlevent</em>, qui vient de paraitre aux Solitaires Intempestifs.</p>



<p>Dans les deux livres, elle travaille sur la réception d’œuvres problématiques où des hommes fragiles, mystérieux et violents, Heathcliff et Paul/Marlon Brando, sont désirés par des femmes parce que fragiles et violents.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Devenir libre prend du temps</mark></strong></p>



<p>Claudine Galéa, qui a lu Sarraute, ne définit pas des personnages, plutôt des instances de parole. Elle écrit sans ponctuation, sans autre respiration que les blancs de la page, les marges, et les rythmes, les énumérations de verbes succédant aux isolements d’un adjectif choisi, aux triades de réalités qui ont plusieurs faces.</p>



<p>Dans<em> Tango</em> la langue est particulièrement crue, au sens où aucune sauce, aucune cuisson ne vient troubler les viol, sodomie, suicide dans la baignoire ou balle dans le ventre que le film met en scène. Le scandale de l’agression sexuelle réelle de Maria Schneider par Brando n’est pas occulté, mais Claudine Galéa explore surtout l’autre scandale, celui d’un désir de souffrance, de violence, d’une pulsion de mort qui accompagne la jouissance, et l’existence même du corps. Elle laisse aussi transparaître, au détour d’une page, qu’elle fut une enfant violentée.</p>



<p>Aujourd’hui, avec son regard queer, libéré, l’autrice a le courage de ne pas trouver refuge dans une attitude morale. Elle affronte la noirceur, les élans inexpliqués du corps, la soif juvénile de jouir, et la proximité si dérangeante entre ce que l’on désire et ce que l’on tue. Elle explore des interstices noirs que les plus jeunes ne comprendront certainement pas : les femmes de 60 ans ont dû apprendre à désirer ceux qui les opprimaient , les violentaient parfois. Elles admirent toutes celles qui, aujourd’hui, savent faire autrement, et détester Marlon Brando, Woody Allen et Depardieu sans avoir pour autant à renier les jeunes filles qu’elles ont été.</p>



<pre class="wp-block-verse">Agnès FRESCHEL<br><br>Tango<br><br>Claudine Galéa<br><br>Espaces 34</pre>



<figure class="wp-block-image size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="494" height="800" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/image.htmljsessionid027C1748B8DA0B245E6784136F2AD638.jpeg?resize=494%2C800&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-136189" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/image.htmljsessionid027C1748B8DA0B245E6784136F2AD638.jpeg?w=494&amp;ssl=1 494w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/image.htmljsessionid027C1748B8DA0B245E6784136F2AD638.jpeg?resize=185%2C300&amp;ssl=1 185w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/image.htmljsessionid027C1748B8DA0B245E6784136F2AD638.jpeg?resize=150%2C243&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/image.htmljsessionid027C1748B8DA0B245E6784136F2AD638.jpeg?resize=300%2C486&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/image.htmljsessionid027C1748B8DA0B245E6784136F2AD638.jpeg?resize=259%2C420&amp;ssl=1 259w" sizes="auto, (max-width: 494px) 100vw, 494px" /></figure>
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