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	<title>Archives des littérature - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des littérature - Journal Zebuline</title>
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		<title>Traduire, interpréter</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Jun 2026 08:05:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>On connaissait Tedi Papavrami comme violoniste de renommée internationale&#160;: né à Tirana, en Albanie, enfant prodige formé par son père puis au Conservatoire de Paris où il décroche un Premier Prix à quinze ans, il a construit une carrière internationale sur les plus grandes scènes du monde. On sait moins que l’homme est aussi, depuis [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">On connaissait <strong>Tedi Papavrami</strong> comme violoniste de renommée internationale&nbsp;: né à Tirana, en Albanie, enfant prodige formé par son père puis au Conservatoire de Paris où il décroche un Premier Prix à quinze ans, il a construit une carrière internationale sur les plus grandes scènes du monde. On sait moins que l’homme est aussi, depuis plus de vingt ans, le traducteur de l&rsquo;œuvre de l’immense Ismaïl Kadaré, écrivain sous la dictature d&rsquo;Enver Hoxha, exilé en France en 1990, lauréat du Man Booker International Prize en 2005, quinze fois cité pour le Nobel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est par l&rsquo;intermédiaire de son père, ami et grand lecteur de Kadaré, que le jeune musicien découvre l’auteur albanais. Un été, presque par jeu, il commence à traduire quelques-unes de ses nouvelles. La passion s&rsquo;installe. Depuis les années 2000, il succède à Jusuf Vrioni – le grand traducteur historique –, signant notamment <em>L&rsquo;Accident</em>, <em>L&rsquo;Entravée</em>, <em>La Poupée</em> ou <em>Matinées au café Rostand</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Travail de l’ombre</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Avant de prendre la parole, Papavrami a saisi son violon pour offrir au public la <em>Chaconne </em>de Bach&nbsp;mettant en lumière le paradoxe entre les deux activités. Lorsqu’il interprète, le musicien est souverain : il s&rsquo;approprie la partition, y impose sa patte, son tempo, sa sensibilité. À l&rsquo;issue d&rsquo;un concert, c&rsquo;est lui que le public acclame. Souriant, Papavrami témoigne que même lorsqu’un compositeur contemporain est dans la salle, on l&rsquo;invite seulement à saluer à la fin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le traducteur, lui, doit faire le chemin inverse : son talent se mesure à sa capacité à disparaître, à restituer une voix sans jamais s&rsquo;y substituer. Ce travail de l&rsquo;ombre exige patience, écoute et rigueur&nbsp;: trouver le mot juste, saisir une nuance, comprendre non seulement une langue mais tout un imaginaire – imaginaire que l’IA qui menace le métier de traducteur ne parviendra jamais à restituer. Pour Papavrami, l’imaginaire de Kadaré est aussi le sien : celui d’une terre quittée brutalement à l’âge de onze ans.</p>



<pre class="wp-block-verse">ANNE-MARIE THOMAZEAU<br><br>La rencontre s’est déroulée le <strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">19 juin</mark></strong> à l’Alcazar, Marseille.</pre>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Une programmation à découvrir jusqu’en octobre<br></strong>Après cettepremière rencontre, le temps fort <em>La traduction en coulisse</em> se poursuit jusqu’au 24 octobre. Dans quelques jours c’est Khaled Osman qui viendra parler le 26 juin de son travail autour de l’œuvre de Naguib Mahfouz, auteur égyptien lauréat du prix Nobel. La suite se passe à l’automne avec Dominique Vittoz qui a traduit 24 livres de l’auteur italien Andrea Camilleri. Des ateliers d’initiation à la traduction littéraire (arabe, turc, grec) sont également au programme.</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/on-y-etait/"><em>On y était</em> ici</a></p>
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		<title>Marseille : l’édition en plein Flip</title>
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		<dc:creator><![CDATA[journalzebuline]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Jun 2026 07:23:02 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Comment est née l&#8217;idée de ce festival ?Elsa Pradier. Il y a un peu plus de deux ans, on s&#8217;est rencontrés lors d’un salon du livre à Paris. On s&#8217;était dit qu’il y avait beaucoup de salons et de festivals qui se tenaient à Paris, et qu&#8217;il était plus rare d&#8217;en trouver ailleurs. Notamment [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zébuline. Comment est née l&rsquo;idée de ce festival ?</strong><br><strong>Elsa Pradier.</strong> Il y a un peu plus de deux ans, on s&rsquo;est rencontrés lors d’un salon du livre à Paris. On s&rsquo;était dit qu’il y avait beaucoup de salons et de festivals qui se tenaient à Paris, et qu&rsquo;il était plus rare d&rsquo;en trouver ailleurs. Notamment des salons qui mettent en avant à la fois l&rsquo;indépendance, les idées politiques et les petites maisons d&rsquo;édition engagées.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Beaucoup de maisons d’édition marseillaises sont présentes.</strong><br><strong>Iris Delhoum.</strong> Il y a une grande richesse éditoriale à Marseille, qu’on trouvait intéressante à mettre en avant. Donc, sur les 30 maisons d&rsquo;édition, quasiment un tiers sont marseillaises. Mais le but, ce n&rsquo;est pas de faire uniquement un focus sur le terroir. C&rsquo;est également d&rsquo;avoir une ampleur nationale, parce que c&rsquo;est là que se jouent les questions d&rsquo;indépendance éditoriale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Comment choisissez-vous les maisons d’édition ?</strong><br><strong>E.P.</strong> Les maisons d&rsquo;édition qui viennent au <em>Flip</em> sont engagées sur l&rsquo;environnement, la lutte écologique, le marxisme, la critique du capitalisme, le féminisme, les théories queer, etc. Certaines font des livres directement reliés à la thématique de cette année, à savoir le marxisme écologique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quels sont les moments forts du festival ?</strong><br><strong>I.D.</strong> Les tables rondes. L’année dernière, les retours ont été très positifs. C&rsquo;était vraiment d’une grande qualité par rapport à la gratuité et à l&rsquo;accessibilité. Ça crée une énergie collective avec les lecteur·ices, qui sont intrigué·es politiquement par ce qui se passe dans ce festival.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pourquoi avoir choisi la thématique «&nbsp;environnement et lutte des classes&nbsp;» ?</strong><br><strong>E.P.</strong> Nous avions envie de renouer avec la critique marxiste. C&rsquo;est quelque chose qui est assez important pour nous. Et la crise environnementale n&rsquo;est pas vraiment prise en considération, notamment pour laisser plus de place à la militarisation et à la guerre. Donc il nous a semblé important de reparler de cette thématique, qui est souvent abordée comme un sous-enjeu.</p>



<pre class="wp-block-verse">FANTINE LAMBEY<br><br>Festival du livre indépendant et politique<br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">6 et 7 juin<br></mark></strong>Soma et Brasserie Communale, Marseille</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/litterature/">Littérature</a> ici.</p>
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		<title>La belle semaine d’Oh les beaux jours</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Jun 2026 07:20:13 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Nos larmes Séquence émotion du Festival que ce spectacle Nos Larmes imaginé par la chanteuse Maissiat. Les textes, fruits d’ateliers d’écriture organisés au Centre hospitalier Valvert, ont été restitués en musique par les patients eux-mêmes. À travers ces cascades de petites larmes, émouvantes ou cinglantes, on entend la tristesse mais aussi l’abandon, l’impuissance, la colère, [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Nos larmes</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Séquence émotion du Festival que ce spectacle <em>Nos Larmes</em> imaginé par la chanteuse <strong>Maissiat</strong>. Les textes, fruits d’ateliers d’écriture organisés au Centre hospitalier Valvert, ont été restitués en musique par les patients eux-mêmes. À travers ces cascades de petites larmes, émouvantes ou cinglantes, on entend la tristesse mais aussi l’abandon, l’impuissance, la colère, le sentiment d’injustice, l’histoire qui se répète, la folie des guerres, les cris étouffés de ceux à qui on a répété «&nbsp;un homme ça ne pleure pas&nbsp;». Quand la lumière s’allume, les larmes ne sont plus seulement sur la scène.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Siestes acoustiques<br></mark></strong>Assister à une <em>sieste acoustique,</em> c’est entrer dans une bulle de douceur et comprendre combien, dans un monde devenu virtuel, nous avons besoin de liens, de proximité et de confiance en l’autre comme celle d&rsquo;accepter de s’endormir à côté d’un inconnu. Tandis qu’on ferme les yeux, Guillaume Poix – il vient d’obtenir le prix littéraire du barreau de Marseille – raconte la mer, les voiles et les criques du bord de mer, la journée qui commence, « <em>la joie qui n’a d’autres regards que le temps pur</em> ». Sa voix caresse les corps allongés dans la salle Billoud du Conservatoire Barbizet. Les musiciens Bastien Lallemant, Maissiat, JP Nataf, Maëva le Berre, illustrent en musique dans de doux Blues aux inspirations « bashungiennes ». Tiens, mais déjà certains ronflent et apportent une pulsation à l’ensemble. C’est chaleureux, enveloppant, consolant.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Les Voix de Camus</mark></strong><br>Fidèle à ses grands entretiens posthumes, le festival a choisi cette année de célébrer Albert Camus. Né en Algérie en 1913, l’enfant du quartier pauvre de Belcourt a puisé sur les rives méditerranéennes ce « tragique solaire » qui infuse sur toute son œuvre. Écrivain engagé, philosophe de l’absurde, Camus se définissait d’abord comme un artiste. C’est autour de cette vision que l’écrivain franco-afghan Atiq Rahimi (prix Goncourt 2008) et Rémi Baille (La Crique, éditions le Bruit du Monde) ont échangé. Ils nous ont parlé de « leur » Camus, découvert à l’adolescence mais qui les accompagne encore. L’occasion d’entendre la voix de l’écrivain grâce à des extraits radiophoniques et la lettre à son ancien instituteur Louis Germain, qu’il remercia, quelques jours après avoir appris qu&rsquo;il recevait le prix Nobel de Littérature, de lui avoir permis d’obtenir une bourse pour poursuivre ses études. Une gratitude profonde qui a donné lieu sur la scène de la Vieille Charité à la lecture d’écrits de jeunes lycéens « à la manière de… »</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Delerm en point d’orgue<br></mark></strong>Adolescent, Vincent Delerm n&rsquo;aimait pas lire, au grand dam de son père Philippe, professeur qui venait tout juste de connaître le succès avec ses <em>Petites gorgées de bière</em>. Devenu adulte, pianiste et chanteur, Delerm film n&rsquo;a cessé depuis de se glisser dans les livres et d&rsquo;en faire des chansons qui ressemblent à des nouvelles. Pour cette soirée de clôture du festival, la nuit tombant sur le Fort Saint-Jean, Vincent a chanté son amour pour la littérature : celle qu&rsquo;on chine sur un étal de bouquiniste au bord de la Seine, celle des délicats Modiano et Holder. Une soirée pleine de douce ironie et de nostalgie qui le ramène – et nous avec lui – à ces vendredis soirs, aux côtés des parents devant le sacro-saint Apostrophes de Bernard Pivot.</p>



<pre class="wp-block-verse">ANNE-MARIE THOMAZEAU<br><br><strong> Oh les beaux jours</strong> s’est tenu <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>du 26 au 31 mai</strong></mark> à Marseille.</pre>



<pre class="wp-block-verse"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Verve aveyronnaise<br></mark></strong>Alain Guiraudie, bien connu pour son film L’inconnu du lac de 2013, a régalé le public avec sa verve aveyronnaise, son franc parler et les anecdotes cocasses sous lesquelles se cachent une « mâle gaité » et une profondeur d’une grande humanité. La conversation à bâtons rompus avec Chloë Cambreling a fait surgir des éclairages sur son œuvre qui passe sans arrêt du livre au film et inversement. Sa boulimie pour les mots et les histoires le fait imaginer des rencontres au cours d’errances des personnages, mélangeant rêve et réalité. Ainsi les fantasmes lui permettent de franchir des limites. Et il ne s’en prive pas. Il a été question des 1000 pages de Rabalaïre (2021) et de leur suite Pour les siècles des siècles (2024), avec un curé très particulier qui dort avec ses paroissiens, d’hommes nus dans les forêts… Et ce n’est pas fini. Notons que tous ses livres sont édités chez P.O.L. <br><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Souvenirs d’enfance<br></mark></strong>Avale (Grasset), premier roman de Séphora Pondi, a déjà reçu 2 prix. Comédienne accomplie d’une grande intensité, le texte est tout autant ravageur que son jeu, repéré et inoubliable alors qu’elle était élève de l’Eracm à Marseille. Après son passage au TNS, elle est maintenant pensionnaire de la Comédie-Française. Soutenues par la musique d’Edgard Chenest, la voix et la langue se sont imposées. Deux personnages centraux, des souvenirs de l’enfance, des premières amitiés surgissent avec une certaine violence. Séphora a choisi de ne rien dévoiler sur le déroulement de l’intrigue et ne lit rien au-delà des cinquante premières pages. À découvrir. <br><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Ne pas oublier Shaïna<br></mark></strong>Une émotion mêlée de révolte a traversé la grande salle de La Criée pendant la lecture de Negar Haeri, avocate de la famille de Shaïna, adolescente poignardée et brûlée vive en 2017. Elle avait d’abord été victime de viols en réunion, de chantage. Enceinte, elle voulait garder l’enfant. Son violeur avait alors organisé sa mise à mort. Cinq procès ont été nécessaires pour arriver à la condamnation. Negar Haeri n’a pas connu Shaïna, mais elle s’adresse à elle dans un texte sobre, voulant que le livre offre à la jeune fille « un tombeau à l’abri de la violence du monde ». Son livre porte le titre La jeune fille et la mort, emprunté au quatuor à cordes de Shubert exécuté en live par quatre musiciens remarquables. C.B.<br></pre>



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		<title>BIM : Un mois dédié à la BD à Marseille</title>
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		<pubDate>Wed, 27 May 2026 08:04:17 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Qu’est ce qui vous a donné envie de créer ce festival, et mettre en avant les artistes de la région&#160;?Jean-Pierre Soares. Je gravite dans le milieu de la bande dessinée depuis 30 ans. En arrivant à Marseille en 2020, j&#8217;ai commencé à faire des interviews d&#8217;auteurs·ices que je ne connaissais pas. De fil en [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zébuline. Qu’est ce qui vous a donné envie de créer ce festival, et mettre en avant les artistes de la région&nbsp;?</strong><br><strong>Jean-Pierre Soares. </strong>Je gravite dans le milieu de la bande dessinée depuis 30 ans. En arrivant à Marseille en 2020, j&rsquo;ai commencé à faire des interviews d&rsquo;auteurs·ices que je ne connaissais pas. De fil en aiguille, je me suis rendu compte qu&rsquo;il y en avait beaucoup plus que ce que je pensais. Et je me suis dit que c’était pertinent de faire un événement. Depuis, il y a eu encore beaucoup d&rsquo;autres auteurs et autrices qui sont arrivés, notamment des jeunes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Comment décririez-vous le monde de la BD et de l&rsquo;illustration à Marseille ?</strong><br>Il y a des grands anciens, comme Anouk Ricard. Elle n&rsquo;est pas très connue du très grand public, mais dans le milieu oui. Après, il y en a beaucoup de sa génération qui sont présents à Marseille, comme Delphine Durand et Bruno Salamone. Il y a aussi énormément d’artistes émergents. Par exemple cette année au festival il y a Marie Boisson, qui fait un travail très intéressant, à la fois personnel et en même temps très accessible.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Comment choisissez-vous les artistes programmés ?</strong><br>On va vers des artistes pour leur proposer un projet. Ou alors des propositions viennent des artistes eux-mêmes, soit de librairies ou de maisons d&rsquo;édition qui nous disent qu&rsquo;ils aimeraient organiser quelque chose. Ça permet aussi d&rsquo;ouvrir à d’autres. C&rsquo;est une formule qui me semble assez vivante.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quels sont les temps forts de la programmation ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y en a beaucoup. On démarre avec un préambule le week-end du 27-28 et le lancement de deux livres d’autrices : Sophie Couderc et Léa Djeziri. Ce sont deux BD de science-fiction décalées. À partir du 3 juin, on fait un lancement au cinéma Les Variétés. On projettera <em>Cléo de 5 à 7</em> d&rsquo;Agnès Varda. À la sortie du DVD de ce film, dans les années 2000, les producteurs avaient demandé à l&rsquo;illustrateur Sempé de réaliser une dizaine de dessins. Et puis, pour finir, le 27 juin, au Couvent Levat, on fait l&rsquo;exposition d&rsquo;Anouk Ricard et une soirée avec une vingtaine de stands d&rsquo;éditeurs et de micro-éditeurs, collectifs, artistes, tous basés à Marseille.</p>



<pre class="wp-block-verse">ENTRETIEN RÉALISÉ PAR FANTINE LAMBEY<br><br> Festival BIM <br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 27 juin<br></mark></strong><br>Divers lieux, Marseille</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/"><em>Arts Visuels</em> ici</a></p>
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		<title>Annie Ernaux rencontre Scola</title>
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		<dc:creator><![CDATA[journalzebuline]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 May 2026 13:28:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Idées et rencontres]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Annalisa Romani]]></category>
		<category><![CDATA[Annie Ernaux]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Institut culturel italien]]></category>
		<category><![CDATA[Le Bal]]></category>
		<category><![CDATA[Les héritages infidèles d’Ettore Scola]]></category>
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		<category><![CDATA[Retrospective Scola]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;Institut culturel italien de Marseille accueille une invitée de prestige : Annie Ernaux, prix Nobel de littérature 2022. Figure majeure des lettres françaises, l’autrice est connue pour une œuvre autobiographique et sociologique dans laquelle mémoire collective, sociale et intime se confondent. Son livre Les Années, fresque d&#8217;une génération racontée à travers le prisme du temps [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;Institut culturel italien de Marseille accueille une invitée de prestige : Annie Ernaux, prix Nobel de littérature 2022. Figure majeure des lettres françaises, l’autrice est connue pour une œuvre autobiographique et sociologique dans laquelle mémoire collective, sociale et intime se confondent. Son livre <em>Les Années</em>, fresque d&rsquo;une génération racontée à travers le prisme du temps qui passe, fait écho direct au cinéma d&rsquo;Ettore Scola.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce soir-là, dans le cadre du cycle <em>Les Héritages infidèles d&rsquo;Ettore Scola</em>, sera projeté <em>Le Bal</em> (1983), couronné de trois César. Sans un seul dialogue, ce film singulier est entièrement porté par la musique et la danse, laissant aux corps le soin de raconter l&rsquo;Histoire, la solitude et le désir sur une période de 50 ans. Une rencontre littéraire et cinématographique exceptionnelle modérée par Annalisa Romani, responsable de la rétrospective Scola. </p>



<pre class="wp-block-verse">A.-M.T.<br><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">21 mai<br></mark>Institut culturel italien, Marseille</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/rencontres/" type="link" id="https://journalzebuline.fr/category/societe/rencontres/">Idées et rencontres</a> ici</p>
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		<title>« Le test Elzéard », le plaidoyer pour la montagne de Laurine Roux</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 May 2026 10:18:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
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		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>On connaissait Laurine Roux pour ses romans aux registres toujours renouvelés – fresque familiale, guerre civile espagnole, épopée médiévale – toujours menés avec la même maîtrise. Avec Le test Elzéard, elle réalise sa première enquête littéraire. Le livre s&#8217;ouvre sur Elzéard Bouffier, le berger de l’Homme qui plantait des arbres de Giono qui reboisa une [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><a></a> On connaissait <strong>Laurine Roux</strong> pour ses romans aux registres toujours renouvelés – fresque familiale, guerre civile espagnole, épopée médiévale – toujours menés avec la même maîtrise. Avec <em>Le test Elzéard</em>, elle réalise sa première enquête littéraire. Le livre s&rsquo;ouvre sur Elzéard Bouffier, le berger de <em>l’Homme qui plantait des arbres </em>de Giono qui reboisa une forêt entière dans la solitude et l&rsquo;humilité sur les adrets désolés de Haute-Provence. Il est, pour l’auteur, cet&nbsp;homme exceptionnel, capable de mener une action dépouillée de tout égoïsme, de se montrer d&rsquo;une générosité sans exemple et ne cherchant nulle part sa récompense.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Laurine Roux s&#8217;empare de ce héros pour faire de cette façon d’être au monde une boussole éthique. Chaque projet humain ne devrait-il pas répondre à ces quatre questions. Est-il dépouillé de tout égoïsme ? L&rsquo;idée qui le dirige est-elle d&rsquo;une générosité sans exemple ? Ne cherche-t-il aucune récompense nulle part ? Rend-il le monde meilleur ? À cette aune, elle soumet les géants du photovoltaïque &#8211; Boralex, Sonnedix, Q Energy, Siemens &#8211; qui, aujourd’hui, dans les Alpes de Haute Provence, sur les terres mêmes de Giono, rasent les forêts pour y installer des centrales photovoltaïques à grande échelle. Face à eux des collectifs citoyens entrent en résistance.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une enquête familiale et politique</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le combat entre le pot de terre et le pot de fer qu’elle décrit, fait aussi écho à la mémoire familiale de Laurine. Née à Gap dans les Hautes-Alpes, elle a grandi à Veynes, dite « la Rouge », dans une famille de gauche radicale au sein de laquelle règne une figure tutélaire : Madeleine, grand-mère paternelle, militante communiste et pionnière du solaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est elle qui lisait à Laurine enfant <em>L&rsquo;homme qui plantait des arbres</em>. C&rsquo;est elle qui, en 1976, fit voter par le conseil municipal un projet de cité solaire, basé sur le développement de capteurs thermiques venant alimente piscines, serres horticoles et habitations, bien avant que le photovoltaïque industriel n&rsquo;existe. Pendant quelques années, Veynes, va devenir un laboratoire d’innovation. Mais le succès appelle les convoitises. Les manœuvres politiques eurent raison de la centrale de chauffe et Madeleine dut démissionner en 1983, laissant derrière elle les ruines d&rsquo;une belle utopie. Ce passé irrigue tout le livre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La montagne arrachée</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand Laurine Roux arrive à Cruis et lit sur le panneau d&rsquo;entrée du village « Boralex dégage », c&rsquo;est Madeleine qui surgit, elle qui croyait dans l&rsquo;énergie solaire comme émancipation, jamais comme prédation capitaliste. Laurine Roux enquête, croise des militants, se frotte aux industriels, et navigue le long de la Durance pour suivre la bataille contre ce libéralisme drapé de vert. Elle raconte comment, le 19 septembre 2022 à six heures du matin, les bûcherons de Boralex coupèrent neuf cents arbres sur les parcelles de Cruis, alors que le Conseil national de la protection de la nature avait émis un avis défavorable. Des militants grimpèrent dans les arbres encore debout. Deux militantes écologistes âgées, allongées devant les engins furent menottées et arrêtées. L&rsquo;autrice décrit la stratégie qui consiste à étiqueter ces résistants d&rsquo;« écoterroristes ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le livre se clôt sur une proposition : et si l&rsquo;on accordait une personnalité juridique à la montagne de Lure ? Dans le sillage du parlement de la Loire porté par l&rsquo;écrivain Camille de Toledo, ou de la démarche de Wendy Delorme pour l&rsquo;eau, Roux imagine un « parlement de Lure » où animaux, plantes, hommes et chimères pourraient voisiner. Que répondrait la montagne, si elle pouvait plaider, devant un tribunal, aux multinationales qui scarifient sa peau ?</p>



<pre class="wp-block-verse">ANNE-MARIE THOMAZEAU<br><br>Le test Elzéard, de Laurine Roux<br>Julliard - 22 €<br><br>Laurine Roux sera présente au festival<a href="https://ohlesbeauxjours.fr/" type="link" id="https://ohlesbeauxjours.fr/"> Oh les beaux jours !</a> ce <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">28 mai</mark> pour la remise du Prix écriture et création Robert Fouchet dont elle est la présidente.</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/litterature/">Littérature</a> ici.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="600" height="879" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/couvtestelzeard.jpeg?resize=600%2C879&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-136658" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/couvtestelzeard.jpeg?w=600&amp;ssl=1 600w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/couvtestelzeard.jpeg?resize=205%2C300&amp;ssl=1 205w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/couvtestelzeard.jpeg?resize=150%2C220&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/couvtestelzeard.jpeg?resize=300%2C440&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/couvtestelzeard.jpeg?resize=287%2C420&amp;ssl=1 287w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>
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		<title>« L&#8217;effondrement du vivant » : encore temps de l’enrayer ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gaëlle Cloarec]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 May 2026 10:14:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Presses universitaires Blaise Pascal, avec leur collection L&#8217;Opportune, se penchent sur les grands enjeux de société dans un format idéal&#160;: 64 pages pour faire un point synthétique sur la prison, la viande, la laïcité républicaine, l&#8217;économie de l&#8217;immigration, ou encore le posthumain. Un petit livre léger, qui se glisse dans une poche et se [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Les Presses universitaires Blaise Pascal, avec leur collection L&rsquo;Opportune, se penchent sur les grands enjeux de société dans un format idéal&nbsp;: 64 pages pour faire un point synthétique sur la prison, la viande, la laïcité républicaine, l&rsquo;économie de l&rsquo;immigration, ou encore le posthumain. Un petit livre léger, qui se glisse dans une poche et se lit en moins d&rsquo;une heure. Mais rédigé par des universitaires capables d&rsquo;une bonne vulgarisation&nbsp;; soit une mine d&rsquo;informations à moins de 5&nbsp;€, pour se faire sa propre idée sur tel ou tel sujet nécessitant l&rsquo;implication des citoyens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deux biologistes, <strong>Christian Amblard</strong> et <strong>Stéphane Herbette</strong>, ont co-signé <em>L&rsquo;effondrement du vivant</em>, paru en février 2026. La biodiversité est trop souvent négligée dans les médias, pour qui l&rsquo;urgence environnementale se résume, quand elle est abordée, au climat. Or ce sont les différents aspects, articulés, d&rsquo;un même bouleversement dû à notre civilisation thermo-industrielle, qui menace l&rsquo;habitabilité de la Terre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Constats et solutions</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les auteurs définissent les termes et apportent des chiffres, sans noyer le lecteur. Lequel apprend des notions fondamentales en toute simplicité&nbsp;: l&rsquo;importance de la diversité dans les écosystèmes, pour garantir leur robustesse. Mais aussi celle, cruciale, des interactions, au sein et entre chaque milieu. Les zones humides, par exemple, qui disparaissent à vue d’œil, régulent les crues, filtrent la pollution, séquestrent le carbone&#8230; Toutes les espèces, végétales et animales, ont un rôle dans l&rsquo;équilibre dynamique des biotopes. Or une extinction de masse est en cours&nbsp;: si nous poursuivons dans la voie colonisatrice qui est la notre, les scientifiques prévoient que la moitié aura disparu d&rsquo;ici 2100.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le dernier chapitre dessine des voies pour enrayer cet effondrement&nbsp;: stopper la destruction des habitats, l&rsquo;artificialisation des terres, la surexploitation des mers et des forêts&nbsp;; lutter contre le trafic d&rsquo;animaux et plantes sauvages (3<sup>e</sup> plus gros commerce illégal dans le monde, après les armes et la drogue&nbsp;!)&nbsp;; créer des réservoirs de biodiversité pour gagner du temps et permettre de repenser l&rsquo;occupation des territoires. Il faudrait, écrivent Christian Amblard et Stéphane Herbette,massivement renforcer la coopération internationale, obliger les États à rendre compte de leur gestion. Des solutions existent pour nourrir tout le monde sans empoisonner les sols, l&rsquo;eau et l&rsquo;air, notamment l&rsquo;agro-écologie.</p>



<pre class="wp-block-verse">GAËLLE CLOAREC<br><br>L'effondrement du vivant, Stéphane Herbette et Christian Amblard<br><br>Presses universitaires Blaise Pascal - 4,90 €</pre>



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		<title>« Gaza ô ma joie » d’Hend Jouda, écrire malgré l’innommable</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 May 2026 08:59:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Gaza ô ma joie]]></category>
		<category><![CDATA[Hend Jouda]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Poésie]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Scène]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre Liberté]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comment écrire après la catastrophe, l’horreur absolue, la mort&#160;? La question s’est posée aux artistes après la Seconde Guerre mondiale, et résolue par des œuvres aux codes bouleversés et abrupts. Pour Hend Jouda, il ne s’agit pas d’écrire après, mais d’écrire pendant la catastrophe. De l’écrire. Ce qu’elle fait. Et avec la même force que [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Comment écrire après la catastrophe, l’horreur absolue, la mort&nbsp;? La question s’est posée aux artistes après la Seconde Guerre mondiale, et résolue par des œuvres aux codes bouleversés et abrupts. Pour <strong>Hend Jouda</strong>, il ne s’agit pas d’écrire après, mais d’écrire pendant la catastrophe. De l’écrire. Ce qu’elle fait. Et avec la même force que Char, Desnos ou Éluard pendant la guerre, ses mots traversent les consciences.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«<em>&nbsp;Je me fais violence pour conserver, malgré mon humeur, ma voix d’encre&nbsp;»</em>, écrivait René Char depuis son maquis. Hend Jouda dit «&nbsp;<em>Je ne veux pas être poète en temps de guerre</em>&nbsp;». Et l’est pourtant, malgré elle. Réfugiée en Égypte avec ses enfants, «&nbsp;<em>en sécurité en temps de guerre</em>&nbsp;» elle ne sait pas comment s’excuser d’être en vie, de boire un café, de «&nbsp;<em>la possibilité d’une douche</em>&nbsp;», face à des «&nbsp;<em>oiseaux sans nid</em>&nbsp;», des «&nbsp;<em>enfants pâles après la mort</em>&nbsp;», des «&nbsp;<em>mères tristes / ou tuées</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son esprit, son corps, son écriture, n’ont pas quitté ces «&nbsp;<em>rues pulvérisées</em>&nbsp;» et ses voisins morts, par dizaines, par centaines, par milliers. Ni sa tente, piètre refuge sous les missiles qui sifflent, où le sable s’immisce et persiste, inarrêtable.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Les poètes témoignent</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Hend Jouda parle, ajuste son foulard entre chaque poème, fait sonner son sourire et sa langue au-delà, au travers de la douleur. Elle fait sentir furtivement, douloureusement, la douceur du pied d’un enfant mort, la mer qui continue de sourire, contre la mort.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Le désespoir est un pêcheur obstiné /je suis son poisson convoité.&nbsp;</em>»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce verset ponctue le spectacle, sépare les poèmes, qui disent les plaies de Gaza mais aussi le souffle de vie, d’amour, de joie, qui résiste. La bande son, discrète, permet de courtes respirations, aussi métaphorique que les mots&nbsp;: la chanson de Solveig, attente sans espoir d’une femme seule, des ressacs, et le bourdonnement obstiné des missiles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Peut-être la langue sublime des poètes pourra-t-elle enfin s’entendre, et agir dans les consciences comme le poème d’Éluard en temps de guerre&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Et par le pouvoir d’un mot / je recommence ma vie</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Je suis né pour te connaitre / pour te nommer</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Liberté.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Nommer Gaza, et connaitre à nouveau la joie.</p>



<pre class="wp-block-verse">AGNÈS FRESCHEL<br><br>Gaza ô ma joie a été joué <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">les 18 et 19 mai</mark> au <a href="https://www.chateauvallon-liberte.fr/" type="link" id="https://www.chateauvallon-liberte.fr/">Théâtre Liberté</a>, Scène nationale de Toulon.<br><br> Le texte est publié aux éditions suisses Héros-Limites</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/on-y-etait/"><em>On y était</em> ici</a></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="1017" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/Hend_Jouda_couv_visuel2-scaled-1.jpeg?resize=696%2C1017&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-136650" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/Hend_Jouda_couv_visuel2-scaled-1.jpeg?resize=701%2C1024&amp;ssl=1 701w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/Hend_Jouda_couv_visuel2-scaled-1.jpeg?resize=205%2C300&amp;ssl=1 205w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/Hend_Jouda_couv_visuel2-scaled-1.jpeg?resize=768%2C1122&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/Hend_Jouda_couv_visuel2-scaled-1.jpeg?resize=1051%2C1536&amp;ssl=1 1051w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/Hend_Jouda_couv_visuel2-scaled-1.jpeg?resize=1402%2C2048&amp;ssl=1 1402w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/Hend_Jouda_couv_visuel2-scaled-1.jpeg?resize=150%2C219&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/Hend_Jouda_couv_visuel2-scaled-1.jpeg?resize=300%2C438&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/Hend_Jouda_couv_visuel2-scaled-1.jpeg?resize=696%2C1017&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/Hend_Jouda_couv_visuel2-scaled-1.jpeg?resize=1068%2C1561&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/Hend_Jouda_couv_visuel2-scaled-1.jpeg?resize=287%2C420&amp;ssl=1 287w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/Hend_Jouda_couv_visuel2-scaled-1.jpeg?w=1752&amp;ssl=1 1752w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /></figure>
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		<title>Omar Sharif : icône en partage</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 May 2026 07:41:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Escapade]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En dix ans d’existence, Oh les beaux jours ! s’est imposé comme l’un des rares festivals littéraires capables d’inventer, au-delà de la rencontre attendue, des formes scéniques singulières. Le livre sort de sa page, la voix se frotte à l’image, au son , au récit intime ; et ces moments uniques, conçus pour ne vivre qu’une seule [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">En dix ans d’existence, <em><strong>Oh les beaux jours !</strong></em> s’est imposé comme l’un des rares festivals littéraires capables d’inventer, au-delà de la rencontre attendue, des formes scéniques singulières. Le livre sort de sa page, la voix se frotte à l’image, au son , au récit intime ; et ces moments uniques, conçus pour ne vivre qu’une seule fois, conservent édition après édition la grâce des apparitions. L’an dernier, la soirée d’ouverture consacrée à Mylène Farmer, avait ainsi intrigué et enthousiasmé un public d’habitués mais également de novices.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><em>Mythe à facettes</em></mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette année, c’est à un autre mythe artistique et hautement populaire que le festival dédie ce format engageant : le comédien Omar Sharif. Soit le premier grand acteur égyptien, et l’un des premiers acteurs arabes projeté au rang de vedette internationale. Jeune premier incandescent, prince mélancolique, amoureux tragique, puis figure paternelle, voire grand-paternelle du cinéma d’auteur. Un visage passé de ciel en ciel, de <em>Lawrence d’Arabie </em>à <em>Docteur Jivago</em>, du cinéma égyptien engagé aux grandes machines hollywoodiennes, des romances grand public à un cinéma d’auteur plus confidentiel. Artiste fétiche du britannique David Lean comme de son compatriote Youssef Chahine, Omar Sharif aura également ravi la caméra d’Henri Verneuil, de Sidney Lumet ou de Jodorowsky, mais aussi de Blake Edwards, John McTiernan ou Valeria Bruni Tedeschi. On l’a aussi raconté joueur, polyglotte et séducteur&nbsp;: Dalida, Ava Gardner, Ingrid Bergman, Anouk Aimée … et même Barbra Streisand n’auraient pas résisté à ses charmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><em>D’une rive à l’autre</em></mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour explorer la réception d’un artiste devenu mythe pop et – pourquoi pas – littéraire, cinq auteurices&nbsp;partageront ici le devant de la scène. Le journaliste, scénariste et enseignant <strong>Marwan Chahine</strong>, qui a longuement enquêté sur les prémices de la guerre civile libanaise dans <em>Beyrouth, 13 avril 1975. Autopsie d’une étincelle</em>, y apportera sans doute son sens du récit historique et des zones d’ombre. <strong>Amira Ghenim</strong>, grande voix tunisienne dont <em>Le Désastre de la maison</em> <em>des notables</em> traverse plus d’un demi-siècle d’histoire nationale et de combats féminins, son goût de la mémoire à la fois politique et romanesque. <strong>Maya Ouabadi</strong>, éditrice algéroise, fondatrice des éditions Motifs, déplacera probablement l’hommage du côté des images et des transmissions.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Abdellah Taïa</strong>, écrivain et cinéaste marocain, n’a cessé de faire de l’intime une force d’arrachement et de vérité ; sa présence promet d’ouvrir l’icône aux blessures de l’exil, de l’identité et du désir. Quant à <strong>Nassera Tamer</strong>, dont <em>Allô la Place</em> tente de renouer avec le darija, cette « langue-chimère » séparée par la mer autant que par l’empêchement, elle pourra faire entendre ce que la star réveille de langues perdues, fantasmées ou retrouvées. Mis en scène par Amine Adjina, accompagné par la musique de <strong>Fabien Aléa Nicol</strong> et la vidéo de <strong>Guillaume Mika</strong>, <em>Omar Sharif, ma grand-mère et moi</em> promet donc moins une célébration figée qu’un dispositif de résonances.</p>



<pre class="wp-block-verse">SUZANNE CANESSA<br><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">21 mai<br></mark><a href="https://mucem.org/evenement/omar-sharif-ma-grand-mere-et-moi/" type="link" id="https://mucem.org/evenement/omar-sharif-ma-grand-mere-et-moi/">Mucem</a>, Marseille</pre>



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		<title>Gémenos, carrefour de toutes les littératures</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 May 2026 07:36:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
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		<category><![CDATA[Agnès de Clairville]]></category>
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		<category><![CDATA[Salon du Livre de Gémenos]]></category>
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		<category><![CDATA[Thierry Aguila]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Salle Jean-Jaurès comble, hôtel de ville transformé en village littéraire&#160;; durant deux jours, cinquante écrivains ont investi le centre-ville pour dédicacer leurs ouvrages, débattre et échanger. Floryse Grimaud, l&#8217;enthousiaste organisatrice du salon, est satisfaite : « Il faut se battre pour le livre et les auteurs dans cette époque où tout vacille, et le public [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Salle Jean-Jaurès comble, hôtel de ville transformé en village littéraire&nbsp;; durant deux jours, cinquante écrivains ont investi le centre-ville pour dédicacer leurs ouvrages, débattre et échanger. <strong>Floryse Grimaud</strong>, l&rsquo;enthousiaste organisatrice du salon, est satisfaite : « <em>Il faut se battre pour le livre et les auteurs dans cette époque où tout vacille, et le public était au rendez-vous.</em> »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le plateau de cette édition ne manquait pas d&rsquo;ambition. <strong>Johana Gustawsson</strong>, nouvelle reine internationale du thriller français, née à Aubagne, en assurait la présidence. <strong>Jean-Paul Delfino</strong>, auteur prolifique à la plume érudite en était l&rsquo;invité d&rsquo;honneur. Deux grands témoins complétaient ce quatuor d&rsquo;exception : <strong>Pascal Ory</strong>, de l&rsquo;Académie française, historien de référence sur l&rsquo;époque contemporaine et la culture, et <strong>Richard Werly</strong>, correspondant du média suisse Blick et l&rsquo;un des meilleurs éditorialistes européens. À leurs côtés, des auteurs très estimés, comme <strong>Laurine Roux</strong> – tout juste lauréate du Grand Prix des libraires 2026 pour <em>Trois fois la colère</em> (Éditions du Sonneur) – ou <strong>René Frégni.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un monde qui « part en vrille »</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est dans les débats que cette édition a pris son relief particulier. Vingt rencontres se sont succédé, débordant rapidement du cadre purement littéraire pour ausculter le temps présent. <strong>Jean-Paul Delfino</strong>, évoquant son roman <em>Counani</em> (Istya &amp; Cie) au côté du photographe et sportif de haut niveau <strong>Stéphan Plana</strong>, a exprimé une inquiétude partagée : celle d&rsquo;un monde qui «&nbsp;part en vrille&nbsp;» miné par les guerres, l&rsquo;individualisme et la déferlante des réseaux sociaux. <strong>Sophie Boutière-Damahi</strong>, dont l&rsquo;éditeur marseillais Le Bruit du monde publie <em>La Part des vivants</em>, a tracé un parallèle troublant entre l&rsquo;atmosphère de Marseille dans les années 1930 et situation politique et économique actuelle. Pascal Ory et Richard Werly ont prolongé cette réflexion, l&rsquo;un avec le regard de l&rsquo;historien, l&rsquo;autre avec l&rsquo;urgence du journaliste qui observe les démocraties vaciller.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La région à l&rsquo;honneur</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Fidèle à sa vocation territoriale, le salon a mis en lumière les maisons d&rsquo;édition implantées localement : Le Bruit du monde, Hors d&rsquo;atteinte, Melmac et L&rsquo;Écailler à Marseille, Rouge profond à Aix-en-Provence, Feed Back à Toulon, Kels éditions à Aubagne, Les Livres de la promenade à Nice. Autant de structures indépendantes précieuses, à l&rsquo;heure où de grands groupes dictent leurs lois et potentiellement, comme l&rsquo;a rappelé la récente affaire Grasset, leurs idées d’extrême droite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Genre, polar et peinture ont aussi trouvé leur place. La toute jeune <strong>Lucie Ramognino</strong> présentait <em>Trop fortes</em>, un jeu des 7 familles singulier où mères et grand-mères cèdent la place à « la Doyenne », « l&rsquo;Oubliée » ou « l’Inspirante&nbsp;» et réhabilitent les artistes invibilisées par les hommes. <strong>Robert Rossi</strong> avec son <em>Chasseur de figues</em> interrogeait la genèse du masculinisme, tandis qu&rsquo;<strong>Agnès de Clairville </strong>et son roman autobiographique <em>La Poupée qui fait oui</em> explorait les logiques d&#8217;emprise et le silence des femmes transmis de génération en génération.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, <strong>Thierry Maugenest</strong> a fait revivre Cézanne, et <strong>Audrey Sabardeil</strong>, <strong>Thierry Aguila</strong> et <strong>Mathieu Croizet</strong> ont exploré les noires -et toujours très politiques- contrées du polar.</p>



<pre class="wp-block-verse">ANNE-MARIE THOMAZEAU<br><br>Le salon s’est déroulé le<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> 9 et 10 mai</mark> à Gémenos.</pre>



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