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	<title>Annie Gava, auteur/autrice sur Journal Zebuline</title>
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	<title>Annie Gava, auteur/autrice sur Journal Zebuline</title>
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		<title>Au fil du FID</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Jul 2026 14:15:38 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Quelques films parmi les 133 présentés au FID cette année Tellement de films à voir&#160; à cette 37e édition du FID Marseille qui se tient du 7 au 12 juillet Alors il faut choisir&#160;: en se fiant aux synopsis, optant pour des thèmes, des styles quand on connait le travail de certains cinéastes. Il y [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quelques films parmi les 133 présentés au FID cette année</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Tellement de films à voir&nbsp; à cette 37<sup>e</sup> édition du FID Marseille qui se tient du 7 au 12 juillet Alors il faut choisir&nbsp;: en se fiant aux synopsis, optant pour des thèmes, des styles quand on connait le travail de certains cinéastes. Il y a eu des déceptions, parfois même de petites irritations aussi, mais aussi de bonnes surprises, dont on vous parle ici.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un mercredi&nbsp; au FID</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>A Requiem in Bishkek</em></strong> <strong>(Compétition Premier film)</strong><br>Dans <em>A Requiem in Bishkek</em>, <strong>Di Sica Ray</strong> nous entraine sur les pas d’un homme déraciné et isolé dans la capitale du Kirghizistan. Il vit dans un hangar en forêt et c’est Di Sica Ray lui même qui le campe, toujours vêtu d’un anorak jaune et coiffé d’une chapka. On le suit dans toutes ses activités quotidiennes, dans ses déplacements dans les rues de Bishkek, au musée où il se sent revivre et surtout on découvre sa créativité à partir d’anciennes pellicules qu’il recycle. De jolies images qu’il fabrique artisanalement, contrastant avec celles, dures, d’une ville et d’un pays en plein troubles. <strong><em>A Requiem in Bishkek</em>, Di Sica Ray a obtenu le Prix de la Fondazione Claudia Cardinale</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Muche dumbre</em></strong><strong> (Compétition Internationale)</strong><br>Une terre marquée par la violence&nbsp;: un village fantôme, un pont suspendu, une chèvre blanche morte, des images récurrentes. Des visages ravagés, certains mutiques, quelques confidences arrachées. Que s’est il passé dans ce village&nbsp;: on apprend qu’un chef d’un groupe paramilitaire Los Chulavitas, Roque Ferreira, y a semé la terreur dans les années 1950. Mais les gens sont comme frappés d’amnésie et méfiants&nbsp;: «<em> Arrêtez de poser des questions. On a déjà fait un film ici. Partez&nbsp;!</em>&nbsp;» lance l’un d’entre eux à <strong>Felipe Rugeles</strong> qui va retrouver ces rushes et mêler passé et présent. Traces de sang, décors en cartons, maquettes de cadavres, reconstitutions&nbsp;: une manière pour le cinéaste de poser la question de la violence en Colombie et de sa représentation.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="366" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/Muche-dumbre.jpg?resize=696%2C366&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-137652" style="width:351px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/Muche-dumbre.jpg?resize=1024%2C538&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/Muche-dumbre.jpg?resize=300%2C158&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/Muche-dumbre.jpg?resize=768%2C403&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/Muche-dumbre.jpg?resize=150%2C79&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/Muche-dumbre.jpg?resize=696%2C365&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/Muche-dumbre.jpg?resize=1068%2C561&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/Muche-dumbre.jpg?resize=800%2C420&amp;ssl=1 800w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/Muche-dumbre.jpg?w=1200&amp;ssl=1 1200w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Muche dumbre</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><strong>1948&nbsp;<em>: L’Amertume que nous avons connue</em><br></strong>Le premier volet du programme conçu par <strong>Iris Neidhardt</strong>, «&nbsp;1948&nbsp;: L’Amertume que nous avons connue&nbsp;» a permis de voir deux films très forts. Celui du Syrien<strong> Omar Amiralay</strong>, <em>There are so many things still to say</em>&nbsp;(1997) et celui du Palestinien <strong>Michel Khleifi</strong>, <em>Ma&rsquo;loul fête sa destruction</em> (1984).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le premier, le célèbre dramaturge syrien <strong>Saadallah Wannous</strong>, très malade, réfléchit à la question palestinienne et au conflit entre Israël et le monde arabe et parle avec son ami <strong>Omar Amiralay</strong> de la manière dont ce conflit a bâti sa vie et celle de toute une génération. Des moments très touchants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le deuxième film celui de <strong>Michel Khleifi</strong>, nous fait suivre des familles palestiniennes qui pique niquent sur les terres qu’on leur a volées, le seul jour où elles sont autorisées à y retourner, le Jour de l’indépendance de l’État d’Israël. Leur village Maaloul, a été détruit par Israël après la guerre de 1948. Les anciens se souviennent et à partir d’un tableau peint par l’un d’ente eux, revoient leurs maisons et leurs arbres. Un film que tout le monde devrait voir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>El anorak rojo</em> (Compétition Internationale)</strong><br>Un anorak rouge. Un bel inconnu dans un bar à Madrid. Les Visions d’Anne-Catherine Emmerich. La place Furstenberg à Paris, déserte, pendant Mai-68. Une écharpe jaune et bleue. Un homme raconte une succession de rencontres, de rendez-vous manqués avec l’homme à l’anorak rouge dont un dans un cinéma où est projeté <em>Pointilly, </em>un film réalisé en 1972. Le bel inconnu lui a fait avaler une capsule rouge, un philtre d’amour sans doute puisque les effets ont duré trois ans… Puis ce sera au tour de la femme de raconter sur écran noir le chemin du bel inconnu que des images viennent illustrer. Comme un « conte illustré » précise <strong>Adolfo Arrieta</strong> qui a réalisé et auto produit ce film magique, inspiré par une rencontre dans les années 1990, dans la discothèque Pacha de Madrid. Un film qui nous embarque entre rêve et réalité.<strong><em>El anorak rojo:</em> Mention Spéciale du Jury de la Compétition Internationale</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un jeudi au FID</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Geldikçe Bahar, As the Spring arrives, Water recalls the Nomads</em></strong><strong> (Compétition Premier film)</strong><br>Le tronc d’un hêtre majestueux. Une forêt. La cueillette de thym, Des bergers dans une vallée du sud est de la Turquie. C’est le mode de vie de ces éleveurs nomades que la modernité a fait peu à peu disparaitre que retrace <strong>Dilşad Aladağ</strong>,chercheuse et petite fille de bergers. Elle nous emmène en promenade avec Mahmut, Neva et les autres sur les traces des migrations saisonnière tout comme l’avait fait en 1957 l’ethnologue allemande, Ulla Johansen dont nous découvrons les superbes photos. Longues séquences sur les paysages avec au centre, des mots, comme des notes de terrain et des informations sur la mutation forcée de ce nomadisme agraire.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="366" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/chicken-soup-1200x630-crop.png?resize=696%2C366&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-137653" style="width:337px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/chicken-soup-1200x630-crop.png?resize=1024%2C538&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/chicken-soup-1200x630-crop.png?resize=300%2C158&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/chicken-soup-1200x630-crop.png?resize=768%2C403&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/chicken-soup-1200x630-crop.png?resize=150%2C79&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/chicken-soup-1200x630-crop.png?resize=696%2C365&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/chicken-soup-1200x630-crop.png?resize=1068%2C561&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/chicken-soup-1200x630-crop.png?resize=800%2C420&amp;ssl=1 800w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/chicken-soup-1200x630-crop.png?w=1200&amp;ssl=1 1200w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">chicken-soup</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Chicken soup</em> (Compétitions Française et Premier film)<br></strong>Un groupe d’amies à New York en pleine discussion sur la nécessité d’ôter ses chaussures chez soi et chez les autres. Lili (<strong>Louise Leroy</strong>) française, n’en voit pas la nécessité, ce qui a provoqué la rupture avec son copain. C’est par une vraie séquence de comédie que commence le film de <strong>Caroline Milcent</strong>, <em>Chicken soup.</em> Lili fait du baby sitting pour gagner sa croute et les scènes dans la maison où elle garde deux enfants sont hilarantes. Mais dans un square avec les petits, elle ne peut présenter sa green card à deux policiers et leur résiste. Visa dépassé, travail illégal ! Lili se retrouve embarquée : interrogatoires sans fin, fouilles au corps répétées… Elle n’est plus Lili mais le numéro 72 19 ! On n’est plus dans la comédie mais dans une sorte de cauchemar tragique que la réalisatrice traite avec un humour grinçant. On est en novembre 2024 et Trump va être réélu… Une situation prémonitoire, inspirée par des événements réels. Un film qui fait rire et grincer des dents en même temps. <strong><em>Chicken soup</em> récompensé 3 fois:</strong> M<strong>ention Spéciale du Jury de la Compétition française, Prix Renaud Victor et Prix de L&rsquo;Ecole de la 2e chance</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">ANNIE GAVA ET ELISE PADOVANI</p>
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		<title>Ecologie, mon amour</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Jul 2026 05:51:04 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph"><em>L&rsquo;Écologie des sentiments, </em>est- ce un nouveau concept philosophique&nbsp;? Non, c’est le titre du premier long métrage d&rsquo;<strong>Alexandre Steiger, </strong>acteur et romancier. Un film qui s’inscrit très naturellement dans la suite de ses courts, <em>Pourquoi j’ai écrit la Bible</em> et <em>De longs discours dans vos cheveux.</em> Une exploration des sentiments dans un monde en crise.</p>



<p class="wp-block-paragraph"> Raconter une histoire de gens que rien ne prédestinait à se rencontrer et qui vont se découvrir. Félix (<strong>Andranic Manet</strong>) le réceptionniste d&rsquo;un petit hôtel parisien, introverti, rêveur, timide, sur couvé par son père, Serge et Lola (<strong>Salomé Rose Stein),</strong> jeune militante écologiste, éprise de liberté, indignée devant un monde qui ne lui convient pas et qu’elle voudrait changer. Lola est venue à Paris pour retrouver des activistes du collectif « Anima » et préparer une action au Salon de l’Agriculture. Et c’est ainsi qu’elle réserve une chambre, si possible écolo, dans l’Hôtel du 1<sup>er</sup> Consul, un hôtel hors du temps, au décor désuet, aux longs couloirs, que tient Serge, le père de Félix. Un hôtel, lieu de tous les possibles, où une erreur d’attribution de chambre peut vous faire découvrir dans la salle de bain, un homme allongé dans la baignoire. Où une panne d’électricité peut provoquer une étincelle et faire se confier deux êtres que tout sépare. Mots qui s’esquissent, gestes maladroits de Félix : voulant éclairer la chambre de Lola avec des bougeoirs, il met le feu aux petits tableaux qu’elle avait peints sur… du papier toilette. Si Félix est timide et malhabile, le « chef » du collectif, Abraham (<strong>Abraham Wapler</strong>), sûr de lui, n’hésite pas à venir retrouver Lola dans sa chambre. « <em>Tu diriges un collectif animaliste ou un collectif de drague ? Je préfère être celle qui drague !</em> lui lance -t-elle, le mettant dans son lit.   Il y a aussi Hélène (<strong>Florence Janas</strong>), la mère de Félix qui s’enferme régulièrement dans un placard ; Corinne (<strong>Charlotte Laemmel)</strong> la femme de ménage, qui allongée dans une chambre, regarde la télé ! Il y a les agriculteurs logeant dans le même hôtel qui boivent et font la fête. Tous dansent, bourrés, au rythme de <em>Cambodia </em>de Kim Wilde même Felix qui tient une vache gonflable. <strong>Alexandre Steiger</strong> filme ses personnages avec douceur.  Son regard ne juge pas, n&rsquo;explique pas. La mise en scène privilégie les circulations, les hésitations, les moments suspendus. Rien ne presse. On sent que ce qui se crée entre Lola et Félix s’inscrit dans ce monde fragile ; ils cherchent une manière plus juste d’y vivre mais aussi de cohabiter avec leurs propres fragilités. Cette double recherche donne au film une tonalité singulière, à la fois légère et mélancolique. « <em>J’ai toujours défini ce film comme un Labiche dans un Rohmer ou un Rohmer dans un Labiche. Dès le début, j’avais le désir de mélanger les tons. À la fois dans l’écriture, mais aussi à l’image »</em> précise le cinéaste <strong>Alexandre Steiger</strong> qui interprète Serge. Tous les acteurs sont excellents.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>L’Ecologie des sentiments</em> est un film qui fait dialoguer la question écologique et la question sentimentale, non pas sur le mode du manifeste, mais à travers les comportements, les maladresses et les contradictions du quotidien. Un film qui ne cherche pas à convaincre, mais à déplacer, peut-être un peu, notre manière de regarder.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il sort en salles le 8 juillet</p>



<p class="wp-block-paragraph">Annie Gava</p>
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		<title>Sous le soleil sicilien</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 09:54:17 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph">Eté 1997. Un camp de vacances pas comme les autres, un lieu où se ressourcent de jeunes adolescentes, géré par l’hôpital qui les soigne. Exercices collectifs pour retrouver son corps. Une jeune fille, blonde, diaphane, toute de blanc vêtue, s’éloigne du groupe. Elle lit, se baigne dans la piscine, et est rejointe par la brune Irène. Dès les premiers regards, le courant passe entre elles. Ensemble, elles se promènent, partent à la découverte de la nature, des grottes. Il n’est pas question pour Irène à la fin du séjour de quitter Clara, qu’elle voudrait inviter chez elle pour les vacances. Impossible ? Elle va donc l’emmener… ailleurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quoi de mieux qu’une île<a></a> pour s’isoler du monde qui leur pèse, des traitements, de la routine. Les voilà parties sur l’isola di Favignana où elles s’installent pour vivre leurs vacances&nbsp;: l’eau turquoise où elles se sentent renaitre, ondines d’un été. Les grottes où l’on s’abrite du soleil qui peut brûler la peau fragile. La peau qu’on caresse en soignant. Ensemble puis bientôt au milieu des autres. Des jeunes comme elles, garçons et filles, du pays ou en vacances, avec lesquels se nouent des relations d’été. Comme pour tous les adolescents. Premiers baisers. La caméra Hi8 fixe ces moments où l’on oublie tout, les fixant pour toujours. Un véritable élan de vie malgré les cauchemars, les vertiges, les maux de tête. Sous le soleil sicilien, la maladie reste dans l’ombre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Quell&rsquo;estate con Irène,</em> présenté dans la section <em>Generation 14 plus</em> de la 74<sup>e</sup> Berlinale est le deuxième long-métrage de <strong>Carlo Sironi</strong> après <em>Sole</em>. Ce film<em>, </em>précise le réalisateur, est né du désir de raconter ce moment où les premières impressions de la vie nous marquent fortement. «&nbsp;<em>Cet été que nous n’oublierons jamais. Je voulais réaliser un film qui ait la texture d’un rêve éveillé et la précision chirurgicale des souvenirs fondateurs.&nbsp;</em>» Un film dont il a eu l’idée en écoutant <em>To Wish Impossible Things</em> de The Cure.Un film sensuel, solaire remarquablement interprété par <strong>Noée Abita</strong> (Iréne) et <strong>Camilla Brandenburg</strong> (Clara)</p>



<p class="wp-block-paragraph">ANNIE GAVA<br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">À Berlin</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Quell&rsquo;estate con Irène</em>, de <strong>Carlo Sironi</strong></p>
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		<title>Quand l’enfant grandit</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 09:34:13 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En  2013 Maxence Voiseux avait réalisé son premier court métrage, Des Hommes et des bêtes, où il filmait André Lourdel et son fils Hubert, éleveurs et vendeurs de bovins,  dans l’Artois.  Trois ans plus tard, il consacre son premier long documentaire, Les Héritiers, à Hubert  et ses deux frères qui travaillent tous dans les métiers de [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">En  2013 <strong>Maxence Voiseux </strong>avait réalisé son premier court métrage,<em> Des Hommes et des bêtes</em>, où il filmait André Lourdel et son fils Hubert, éleveurs et vendeurs de bovins,  dans l’Artois.  Trois ans plus tard, il consacre son premier long documentaire, <em>Les Héritiers</em>, à Hubert  et ses deux frères qui travaillent tous dans les métiers de la viande. C’est lors de ce tournage qu’il  rencontre Gabin, âgé de huit ans, fils de Dominique, un des frères et de Christiane, sa femme. Il décide de filmer  cet enfant car <em>«il était plus drôle et plus irrévérencieux que ses frères et ses cousins. Il osait déjà exprimer ses sentiments, ses volontés et pleurer, ce qui est rare dans cette famille. ». </em>Ce qu’il va faire de 2019 à 2025. C’est le petit dernier d’une fratrie et pour Dominique, qui a consacré sa vie à sa boucherie, il est évident que Gabin prendra sa succession. Mais Gabin, lui, voudrait  faire un métier avec les animaux vivants.  Comment résister à cette pression paternelle ? Il n’est pas à l’aise à l’école. « <em>Je me méfie</em>, confie-t-il<em>. On y fonctionne en bandes séparées. Je m’entendrais bien avec les filles ; les garçons ne comprennent pas les choses ! »</em>…Gabin s’inquiète; sa mère s’est installée en 2012 mais malgré un travail acharné, la ferme est presque en faillite, confie-t-il à son amie, Lilou. <em>« On n’a pas de  matériel, juste un tracteur et une remorque. Rien que de penser perdre les vaches, ça me fait mal au cœur ! »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’adolescent, la pression est forte. On le voit grandir entre les exigences de son père et l’affection de sa mère avec qui il a une tendre complicité.  A 14 ans il doit décider de son avenir .Quel lycée ? En internat ? « <em>Du moment que tu bosses, je m’en fous »</em> lui lance son père, déçu qu’il ne choisisse pas de s’orienter vers la boucherie. Ce sera un lycée agricole. On le voit avec ses camarades à l’internat, dans les alpages où il fait son stage, apprenant, avec un berger, à dresser un chien de troupeau. Le petit Gabin est devenu grand.  Il ira jusqu’au bout de ses rêves même si c’est dur de laisser sa mère, épuisée…Pour sortir de leur lassitude, Dominique et Christiane vont aussi faire des choix,  qu’on vous laisse découvrir. Des personnages attachants, des prés, les gestes du travail des champs, des visages, tout est filmé avec soin et justesse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si vous n’aimez pas la campagne, si vous n’aimez pas les paysages, si vous n’aimez pas les bêtes, n’allez pas voir <em>Gabin</em>&nbsp;! Si non, courez- y et vous y rencontrerez des gens très attachants que vous quitterez à regret.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Annie Gava</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Gabin </em>sortira en salles le18 novembre</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;© Arizona distribution</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Love story chez les routiers</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 09:25:29 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Salle comble à la Baleine ce lundi 8 juin pour assister à l’avant-première de Du Fioul dans les artères, sélectionné à la 65e Semaine de la critique et récompensé par le Prix Révélation de la Queer Palm. Présent dans le cadre de la reprise de la Semaine à Marseille, Pierre Le Gall a parlé de [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Salle comble à la Baleine ce lundi 8 juin pour assister à l’avant-première de <em>Du Fioul dans les artères</em>, sélectionné à la 65<sup>e</sup> <em>Semaine de la critique</em> et récompensé par le <em>Prix Révélation de la Queer Palm</em>. Présent dans le cadre de la reprise de la<em> Semaine</em> à Marseille, <strong>Pierre Le Gall</strong> a parlé de la genèse de son&nbsp; premier long métrage, de ses recherches, du choix de ses acteurs, des difficultés de production et du tournage de ce film singulier, dont l’unique objectif était de «&nbsp;<em>raconter une histoire d’amour toute simple.</em>&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Etienne&nbsp; est un routier dont la vie est rythmée par le travail, longs trajets, chargements, livraisons dans les entrepôts, pauses sur les aires d’autoroute douches dans les toilettes, repas dans la cabine de son camion bleu. Solitaire, concentré sur sa route, il s’accorde des moments de plaisir avec des amants de passage, le temps d’une éteinte furtive dans les bois ou les toilettes des stations service. Jusqu’au jour où sa rencontre avec un routier polonais, Bartosz (<strong>Julian Świeżewski</strong>) va tout changer. Un coup de foudre pour ce quadragénaire solitaire dont les seules attaches affectives étaient sa sœur et son neveu. Jusque là, il partageait, avec ses collègues chauffeurs, repas, pauses entre deux voyages, quelques coups de fil. Il se disait que son métier, épuisant, contraignant&nbsp; l&#8217;empêchait,&nbsp;&nbsp; en tant que routier homosexuel, de rencontrer l&rsquo;amour. Désormais, Étienne ne pense qu’à une chose, retrouver&nbsp; Bartosz et guetter son camion rouge Mais leurs routes ne se croisent pas toujours car son amour polonais, chauffeur international sillonne toute l’Europe alors qu’Etienne ne roule plus qu’en France et en Angleterre. Alors on se fait des appels vidéo, on se fixe des rendez vous, parfois on se trompe d’aire d’autoroute&nbsp; et on risque sa vie pour se rejoindre, on se dispute, on se quitte pour se retrouver… peut –être plus tard….</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«&nbsp;Le milieu routier est l’un des milieux ouvriers français où les gens travaillent encore avec beaucoup de passion et qui se transmet de génération en génération. J&rsquo;aimais beaucoup l’idée de filmer un milieu ouvrier peu représenté au cinéma</em>&nbsp;» confie le cinéaste qui s’est beaucoup documenté, qui a pris la route lui-même avec un ami routier pour «&nbsp;<em>faire le film le plus haletant et excitant possible tout en restant le plus juste possible sur ce milieu.</em>&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un scenario bien ficelé coécrit avec <strong>Camille Perton</strong> et <strong>Martin Drouot</strong>. Des dialogues qui sonnent&nbsp; juste. Le directeur de la photo <strong>Antoine Cormier</strong> a filmé avec beaucoup de soin, aussi bien les grands espaces où circulent les mastodontes de la route, les vastes entrepôts que les repas entre collègues, les scènes de sexe dans les bois ou les cabines des camions. Il a su saisir les moments de tendresse sur les visages des deux acteurs, tous deux excellents. <strong>Julian Świeżewski</strong> , acteur polonais de cinéma et de théâtre et <strong>Alexis Manenti</strong>&nbsp; qu’on avait beaucoup aimé dans <em>Le Mohican</em>&nbsp; (<a href="https://journalzebuline.fr/le-mohican-quand-un-berger-dit-non/">https://journalzebuline.fr/le-mohican-quand-un-berger-dit-non/</a>) dont on retrouve ici&nbsp; le coté taiseux, déterminé, sensible, s’ouvrant à l’amour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un film réussi, touchant&nbsp; qu’il ne faudra pas louper au moment de sa sortie en salle le 2 décembre 2026</p>



<p class="wp-block-paragraph">Annie Gava</p>
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		<title>Un festival qui a fait parler de lui</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 09:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>«&#160;En 2026, il est inadmissible de mettre à l’honneur un agresseur sexuel présumé. Nous exigeons son retrait immédiat&#160;» &#160;Dans une lettre ouverte, des citoyen.ne.s et militant.e.s de la Collective Féministe de La Ciotat, s’insurgeaient à juste titre du choix de Gérard Darmon comme Président du Jury de la 43e édition du Festival du 1er film [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>En 2026, il est inadmissible de mettre à l’honneur un agresseur sexuel présumé. Nous exigeons son retrait immédiat</em>&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;Dans une lettre ouverte, des citoyen.ne.s et militant.e.s de la Collective Féministe de La Ciotat, s’insurgeaient à juste titre du choix de Gérard Darmon comme Président du Jury de la 43<sup>e</sup> édition du <em>Festival du 1<sup>er</sup> film Berceau du Cinéma de La Ciotat</em>. Après plusieurs tergiversations, les responsables ont annoncé «&nbsp;<em>le désistement de l’acteur pour préserver la sérénité de la manifestation&nbsp;</em>». Il est vrai que l’image de marque du festival risquait d’être bien écornée&nbsp;! C’est <strong>Jean-Pierre Améris</strong> qui le remplace. Au lieu de son dernier film, <em>Aimons-nous vivants</em>, dans lequel joue Gérard Darmon, sera projeté <em>Marie-Line et son juge</em> avec Michel Blanc et Louane Emera. Le Jury aura à choisir entre les 10 films en compétition.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les films en lice</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans <em>La Poupée</em> de <strong>Sophie Beaulieu</strong>, celle en latex de Rémi devient femme de chair et de sang et s’invite dans sa vie professionnelle…Un beau casting pour cette comédie avec <strong>Vincent Macaigne, Cécile de France</strong>… En présence de la réalisatrice le 10 à 19h30</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le lendemain à 14h30, <strong>Caroline Vigneaux</strong> et sa productrice <strong>Pauline Coclin</strong> présenteront <em>Flashbac</em>k, un voyage dans le temps où l’on croise Jeanne d’Arc, Olympe de Gouges, George Sand ou Marie Curie. Dans <em>Muganga</em>, <strong>Marie-Hélène</strong> <strong>Roux </strong>met en lumière le docteur congolais Denis Mukwege, récompensé qui a soigné des milliers de femmes victimes de mutilations génitales dans son pays. Elle parlera de son film à 17h et à 20h30, <strong>Marie Rémond</strong> présente <em>Elise sous emprise</em>, une comédie autobiographique qui évoque le sujet de la dépression.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le graphiste et illustrateur, <strong>Zaven Najjar</strong> a adapté <em>Allah n’est pas obligé</em>, le roman d’<strong>Ahmadou Kourouma</strong>, qui avait mis en lumière la tragédie vécue par les enfants-soldats au cours des guerres civiles au Libéria et en Sierra Leone, à partir des années 80. Zaven Najjar sera là pour nous parler de son film d’animation 12 à 14h30. A 17h, ce sera le documentaire de <strong>Thomas Ellis</strong>, <em>Tout va bien</em>, tourné à Marseille, qui déplace notre regard sur les sur les MNA (Mineurs Non Accompagnés) et fait chaud au cœur (<a href="https://journalzebuline.fr/tout-va-bien/">https://journalzebuline.fr/tout-va-bien/</a>) en présence du directeur de la photo, <strong>Bastian Esser</strong> et l’ingénieur du son <strong>Sébastien Pont</strong>. Dans la chronique familiale, pleine d’émotion, <em>Sauvons les meubles</em> (<a href="https://journalzebuline.fr/sauver-les-meubles/">https://journalzebuline.fr/sauver-les-meubles/</a> <strong>Catherine Cosme</strong> dénonce le système bancaire qui enfonce toujours un peu plus les personnes fragiles et en difficulté. La réalisatrice et la comédienne <strong>Guilaine Londez</strong> seront présentes le 20h30</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’auteur de BD <strong>Jim</strong> brosse le portrait d’une famille dysfonctionnelle dans <em>Belle enfant</em> et sera là en compagnie de la comédienne <strong>Cybèle Villemagne</strong>, le 13 à 14h30. Suivi à 17h par <em>Les Filles du ciel</em>en présence de la réalisatrice <strong>Bérangère McNeese </strong>et de la comédienne <strong>Héloïse Volle</strong>&nbsp;: Héloïse, 15 ans, après avoir fugué de son foyer pour mineurs., rejoint un trio de filles qui l’accueillent dans la chaleur du « ciel » au dernier étage de leur immeuble. Pour finir la journée du samedi, un thriller social sur les mécanismes de la grande distribution,<em>La Guerre des prix,</em>en présence du réalisateur, <strong>Anthony Déchaux</strong> et du comédien <strong>Yannick Choirat</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le programme complet&nbsp;: <a href="https://www.laciotatberceauducinema.com/">https://www.laciotatberceauducinema.com/</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Annie Gava</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Elise sous emprise</em> © KMBO</p>
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		<title>Hair, Paper, Water</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 06:40:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Nuit, feu, eau, grotte, abeilles, chauves-souris…des mots inscrits en rouge sur l’écran. Et c’est la voix chaude d’une vieille dame, Mme Hậu, qui nomme, en langue Rục les éléments de la nature, filmés en gros plan. «&#160;Dans une grotte, je suis née&#160;» confie t- elle. Venue au monde à sept mois, elle y restée jusqu’à [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Nuit, feu, eau, grotte, abeilles, chauves-souris…des mots inscrits en rouge sur l’écran. Et c’est la voix chaude d’une vieille dame, Mme Hậu, qui nomme, en langue Rục les éléments de la nature, filmés en gros plan. <em>«&nbsp;Dans une grotte, je suis née</em>&nbsp;» confie t- elle. Venue au monde à sept mois, elle y restée jusqu’à ses onze ans. Elle appartient à une minorité ethnique qui a vécu isolée dans des grottes, une communauté découverte en 1959, dans un petit territoire à la frontière du Laos. Mme Hậu transmet sa langue, ses savoirs, ses traditions à la nouvelle génération, en particulier à son petit fils qui partage avec elle son amour de la nature, les yeux émerveillés. <strong>Nicolas Graux</strong> et <strong>Truong Minh Quy</strong> qui l’avait rencontrée et filmée dans un documentaire précédent, vont la suivre au fil de l’eau sur sa barque vers sa grotte, mais aussi à Saigon où elle part aider sa fille qui vient d’accoucher. C’est par ses yeux que nous découvrons une ville, un monde dont elle ignore tout.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tourné avec une caméra Bolex 16mm, avec un son post-synchrone,<em>Hair, Paper, Water </em>se lit comme un livre d’images, une sorte d’abécédaire&nbsp; poétique&nbsp; <strong>Hair </strong>comme les longs cheveux de&nbsp; Mme Hậu, qu’elle peigne avec soin, qu’elle a coupés trois fois et vendus pour acheter de la nourriture. <strong>Paper,</strong> fabriqué avec les acacias coupés dans les forêts dévorées par ce qu’on appelle le progrès. <strong>Water</strong>, l’eau des fleuves et rivières, l’eau d’un pays en crue, symbole du temps qui s’écoule, mémoire mouvante qui pourrait disparaitre et que Mme Hậu transmet à travers mots et gestes. Cueillette de plantes médicinales, herbes qu’on hache, qu’on fait infuser et qui soignent les entorses, macérations dans lesquelles on baigne les bébés. La caméra saisit tous ces gestes qui risquent de se perdre, les visages de la grand mère et de son petit fils, la force de leur lien, mais aussi le souffle du vent dans les arbres, le clapotis de l’eau, le vert pâle des paysages. Un film au grain granuleux, au rythme lent,&nbsp; entre documentaire et rêverie, qui peut nous emporter ou nous laisser sur la rive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Annie Gava</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Hair, Paper, Water </em></strong>&nbsp;sort en salles le 10 juin</p>
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		<title>17 à la Quinzaine !</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 06:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pour commencer le 10 juin à 20h 30, on plongera au cœur du mouvement Harlem Renaissance dans les années 1920 avec le documentaire de William et David Greave , Once Upon a Time in Harlem, &#160;que nous présentera Matthieu Verdeil, réalisateur de Claude Mc Kay, Errances d’un poète révolté&#160; et l’universitaire Claudine Raynaud. Le lendemain, [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Pour commencer le 10 juin à 20h 30, on plongera au cœur du mouvement Harlem Renaissance dans les années 1920 avec le documentaire de <strong>William et David Greave</strong> , <em>Once Upon a Time in Harlem, </em>&nbsp;que nous présentera <strong>Matthieu Verdeil,</strong> réalisateur de <em>Claude Mc Kay, Errances d’un poète</em> r<em>évolté</em>&nbsp; et l’universitaire <strong>Claudine Raynaud</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le lendemain, on sera en Amérique Latine avec le film argentin, <em>Double freedom</em> de <strong>Lisandro Alonso</strong> et <em>Death has no master </em>du Vénézuélien <strong>Jorge Thielen Armand</strong>. De même, vendredi&nbsp; avec <em>La Chienne</em> de la Chilienne <strong>Dominga Sotomayor</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ceux qui suivent le travail d’<strong>Alain Cavalier </strong>seront ravis samedi 13 à 16h 30 de découvrir le  dernier épisode de son journal filmé, <em>Merci d’être venu.</em> Suivra le <em>Coup de cœur de la SACD</em>  qui a choisi de primer ‘ <em>« la jeunesse dans son élan et ses fragilités, un film qui révèle une actrice hors du commun </em>»  <strong>Eva Huault </strong>qui interprète <em>Shana</em> dans le nouveau film de <strong>Lila Pinell.</strong> Et pour finir cette soirée, ce sera, le <em>Prix label Europa Cinéma,</em>  le 1<sup>er</sup> long métrage de <strong>Sarah Arnold,</strong>entre comédie noire absurde et polar rural<em>,</em> <em>L’Espèce explosive.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dimanche&nbsp; 14 à 14h,&nbsp; ce sont les fans de <strong>Bruno Dumont</strong> qui seront ravis de découvrir son nouvel opus, <em>Les Roches rouges,</em> tourné avec six&nbsp; enfants sur La Côte d’azur. Et à 18h, ce sont ceux du Roumain <strong>Radu Jude</strong> qui se précipiteront pour voir <em>le Journal d’une femme de chambre</em>, librement adapté du roman d’Octave Mirbeau&nbsp;: Gianina, une jeune&nbsp; Roumaine&nbsp; travaille comme employée de maison dans une famille bourgeoise bordelaise et le soir répète avec une troupe de théâtre amateur…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Entre les deux, le Prix du Public, <em>Je vois des immeubles tomber comme la foudre</em> où&nbsp; la cinéaste britannique <strong>Clio Barnard</strong> dresse l’image d’une génération, des trentenaires et d’une ville, Birmingham.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lundi 15 juin&nbsp; à 14h et 20h 45, Le réalisateur <strong>Maxence Voiseux</strong> présentera son documentaire <em>Gabin&nbsp;</em>: il y suit Gabin, le petit dernier de la famille Jourdel &nbsp;pendant près de dix ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’autres films venus du Nigéria (<em>Clarissa </em><strong>d’Arie et Chuko Esiri)</strong> , de Norvège (<em>Low Expectations</em> d’ <strong>Eivind Landsvik</strong>), de Corée du sud (<em>Dora </em>de <strong>July Jung )</strong> et de Thaïlande (<em>9 temples vers le ciel</em> de <strong>Sompot Chidgasornpongse</strong>) complètent cette foisonnante programmation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;Si vous n’êtes pas allés à Cannes, n’hésitez pas à aller à L’Alhambra</p>



<p class="wp-block-paragraph">Annie Gava</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le programme complet&nbsp;: <a href="https://www.alhambracine.com/">https://www.alhambracine.com/</a></p>
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		<title>Dua : Une adolescence dans la guerre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Jun 2026 16:50:52 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En 2022, la cinéaste kosovar Blerta Basholli avait réalisé Hive (La Ruche), un film touchant sur le combat d’une femme pendant la guerre du Kosovo&#160; Cette année, c’est Dua , sélectionné et récompensé à juste titre à la Semaine de la Critique. Un film inspiré par sa propre&#160; adolescence dans un pays en guerre. &#160;Dua&#160; [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">En 2022, la cinéaste kosovar <strong>Blerta Basholli</strong> avait réalisé <em>Hive (La Ruche),</em> un film touchant sur le combat d’une femme pendant la guerre du Kosovo&nbsp; Cette année, c’est <em>Dua ,</em> sélectionné et récompensé à juste titre à <em>la Semaine de la Critique.</em> Un film inspiré par sa propre&nbsp; adolescence dans un pays en guerre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;Dua&nbsp; Gashi a 13 ans et comme toutes les adolescentes parle des garçons, d’un futur premier baiser. Cadette d&rsquo;une fratrie de quatre enfants, il lui tarde que son corps se transforme. On danse, on écoute de la musique. Mais on est à Pristina au&nbsp; Kosovo, à la fin des années 1990 et&nbsp; les tensions grandissent&nbsp; entre Serbes et Albanais. Dans la salle de classe, on accueille de jeunes réfugiés d’une&nbsp; zone de combat. Humiliations ordinaires, contrôles policiers, répression féroce de manifs étudiantes, le climat de peur grandit et des familles quittent le pays. La mort de la sœur d’une de ses amies, abattue dans une rue de Pristina par la police serbe, rend la menace encore plus présente pour Dua. Elle se lie d’amitié avec Maki (<strong>Vlera Bilalli),</strong> réfugiée d’une autre région qui l’initie au judo. Pour gagner,&nbsp; «&nbsp;<em>Pense à la bête qui est en toi</em>&nbsp;»&nbsp; lui conseille-t-elle. Dua et son frère Vegim (<strong>Andi Bajgora)</strong> pensent à rejoindre l’UÇK, l’armée de libération. «&nbsp;<em>Tout le monde n&rsquo;est pas né pour se battre</em> » rétorque la mère (<strong>Yllka Gashi)</strong> Mais Dua a la rage…</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;Dua, c’est <strong>Pinea Matoshi</strong> dont c’est le premier rôle. Et c’est un coup de maitre&nbsp;! Son regard en dit long sans qu’elle ait besoin de parler. La caméra de la talentueuse directrice de la photo <strong>Lucie </strong><strong>Baudinaud</strong> ne la lâche pas, scrutant son visage comme un paysage changeant au fil des émotions, la suivant dans les rues de la ville en de longs plans séquences. La scène où, après la fermeture forcée de l’école, avec sa sœur Tina (<strong>Kaona Sylejmani</strong>), elle chante et danse dans leur chambre au rythme de <em>Brazen </em>de Skunk Anansie&nbsp; <em>«&nbsp;Pourquoi ne pleures tu pas quand je te blesse&nbsp; et la colère grandit en toi..</em>&nbsp;»&nbsp; traduit la colère et la soif de vivre de cette jeune adolescente&nbsp;; les oscillations entre l’insouciance et la conscience du danger se plus en plus prégnant.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«&nbsp;Je&nbsp; voulais </em><em>montrer la complexité de la vie d’adolescent en temps de guerre, faire un film sur des jeunes dans un pays en guerre, pour montrer qu’ils sont comme tous les ados du monde. Ils ont leurs rêves et leurs problèmes</em>.&nbsp;» précise <strong>Blerta Basholli</strong>. C’est réussi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Annie Gava</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dua&nbsp; © Jour2Fete</p>
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		<title> La Critique à Marseille</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Jun 2026 08:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Organisée par le Syndicat Français de la Critique de Cinéma, la Semaine de la Critique a présenté à Cannes11 longs métrages, 7 en compétition, 4 en séances spéciales et 13  courts métrages .Ils seront presque tous dans notre cité. Au Variétés Le 5juin à 20h, Eva Cahen, la Déléguée Générale, &#160;ouvrira la reprise avec le [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"> Organisée par le <em>Syndicat Français de la Critique de Cinéma</em>, la Semaine de la Critique a présenté à Cannes11 longs métrages, 7 en compétition, 4 en séances spéciales et 13  courts métrages .Ils seront presque tous dans notre cité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><u>Au Variétés</u></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 5juin à 20h, <strong>Eva Cahen,</strong> la Déléguée Générale, &nbsp;ouvrira la reprise avec le 1<sup>er</sup> long de <strong>Julien Gaspar-Oliveri,</strong> <em>La Frappe</em>, un film sur un thème universel,&nbsp; les liens familiaux. Le lendemain, on pourra voir à 14h 30, le deuxième long de la cinéaste Kosovare <strong>Blerta Basholli</strong>, <em>Dua,</em> qui nous plonge dans le quotidien de son pays des années 90&nbsp;: Dua, 13 ans, doit choisir entre les injonctions de ses camarades de classe et ses propres envies. A 19h30, la&nbsp; directrice de la photo, scénariste et, désormais réalisatrice, <strong>Marine Atlan</strong> accompagnera son premier film, <em>La Gradiva</em>,&nbsp;«&nbsp; <em>un film sur l’héritage, l’exil, l’amour</em>&nbsp;». Dimanche à 15h30, ce sera <em>La deuxième fille</em> de <strong>ZOU Jing</strong> qui aborde un sujet de la société chinoise des années 80/ 90, peu abordé jusque là&nbsp;: l’abandon et la disparition de nombreuses filles. A 18h, ce sera <em>Viva, </em>le premier opus de la comédienne, réalisatrice, scénariste et productrice espagnole, <strong>Aina Clotet</strong>&nbsp;; une comédie douce amère, aux dialogues piquants. On suit Nora, une jeune femme qui se redécouvre et se reconstruit après une grave maladie. A 20h 30, le scénariste, réalisateur et producteur, <strong>Félix de Givry</strong> présentera son premier film <em>Adieu monde cruel</em>, racontant avec beaucoup de tendresse la jeunesse d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. On continuera, après le weekend, avec <em>The station</em>, première fiction de la documentariste <strong>Sara Ishaq</strong>&nbsp;: au Yémen dans un village ravagé par la guerre civile, une station-service exclusivement réservée aux femmes, un havre de paix dans un pays déchiré par la guerre. Et mardi, ce sera <em>Seis meses en el edificio rosa con azulun</em> du Mexicain <strong>Bruno Santamaría Razo</strong> où le cinéaste convoque ses souvenirs de petit garçon, voilés par le mystère qui entourait la maladie de son père dans les années 90.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><u>A la Baleine</u></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Samedi 6 juin, à 17h, <strong>Ava Cohen</strong> présentera <em>Tin Castle</em> du documentariste franco-irlandais <strong>Alexander Murphy</strong> ; une immersion dans une communauté de « Travellers » (« voyageurs ») qui est extrêmement stigmatisée par la société irlandaise. Et le lundi, ce sera une romance dans le milieu routier que nous propose  <strong>Pierre Le Gall</strong> avec son film <em>Du Fioul dans les artères</em> : «  <em>Je voulais voir deux travailleurs acharnés vivre une grande histoire d’amour. Je voulais offrir à ces deux routiers un droit à la beauté et à la liberté.</em> »  Pierre Le Gall sera à la Baleine pour nous en parler. Et pour clore le 9 juin, en présence des cinéastes,  3 courts métrages dont le documentaire de <strong>Laïs Decaster,</strong> <em>Love Story </em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Annie Gava</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>La Gradiva</em> de Marine Atlan © Tandem</p>
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