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	<title>Annie Gava, auteur/autrice sur Journal Zebuline</title>
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	<title>Annie Gava, auteur/autrice sur Journal Zebuline</title>
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		<title>Lilia en six chapitres</title>
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		<pubDate>Wed, 22 Apr 2026 12:13:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Un aéroport, une voiture et deux jeunes femmes, la brune Lilia (Eya Bouteraa) et la blonde Alice (Marion Barbeau). Lilia, ingénieure qui vit à Paris, revient à Sousse, en Tunisie, pour les funérailles de son oncle, Daly. Mais dans son pays natal et dans sa famille, impossible de présenter sa compagne qui va séjourner à [&#8230;]</p>
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<p>Un aéroport, une voiture et deux jeunes femmes, la brune Lilia (<strong>Eya Bouteraa)</strong> et la blonde Alice (<strong>Marion Barbeau</strong>). Lilia, ingénieure qui vit à Paris, revient à Sousse, en Tunisie, pour les funérailles de son oncle, Daly. Mais dans son pays natal et dans sa famille, impossible de présenter sa compagne qui va séjourner à l’hôtel. 6 chapitres pour 6 jours. Dans la maison de famille- celle de la maison originelle de la grand-mère de la cinéaste- on prépare l’enterrement de Daly, retrouvé mort dans la rue, à moitie dénudé.  Au fil des étapes des rite funéraires, véritables tableaux vivants, des questions se posent et Lilia veut connaitre la vérité d’autant plus que des officiers de police viennent poser des questions. Commence alors pour Lilia une enquête familiale : que s’est-il passé ? Qui était Daly ? Mais aussi une quête intime ; ressurgissent souvenirs, non –dits, mensonges.  Et quand Alice s’invite à un repas, Lilia doit faire face à ce qu’elle cache. Et ce n’est pas facile. Néfissa (<strong>Salma Baccar</strong>) la grand-mère dicte sa loi et Wahida (<strong>Hiam Abbass) </strong>qui aurait pu avoir le Prix d’interprétation), sa mère, médecin, chef de service, ne peut accepter l’homosexualité de sa fille. La scène d’explication entre elles est un des moments les plus forts du film <em>: « Alice me rend heureuse ! C’est juste l’amour ! -Cela aurait été plus simple que tu ne le sois pas ! »</em>lui répond sa mère, la chassant de la chambre.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Caméra de l&rsquo;intime</mark></strong></p>



<p>&nbsp;La caméra du chef opérateur, <strong>Sébastien Goepfert</strong> cadre au plus près les visages, saisissant leur souffrance. Une caméra toujours dans la retenue&nbsp;qui saisit les gestes&nbsp;; une main qui frôle, une caresse échangée. Une caméra qui capte les ombres de la maison, puis peu à peu sa lumière. Une caméra qui filme les photos du mariage imposé à Daly comme le film culte de la cinéaste, <em>la Jetée</em> de Chris Marker. Une mise en scène tout en retenue.C</p>



<p><strong>Leyla Bouzid</strong> dont on avait apprécié les films précédents, <em>À peine j’ouvre les yeux (</em>2015) et <em>Une histoire d’amour et de désir</em> (2021) confirme son talent pour les récits d’émancipation, de combat pour la liberté et pour le choix de ses actrices, toutes excellentes.</p>



<p>Un film à voir pour se souvenir que dans bon nombre de pays, il n’est pas permis de désirer et d’aimer qui on veut.</p>



<p>Annie Gava</p>



<p><strong><em>A voix basse</em> sort en salles le 22 avril 2026</strong></p>
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		<title>En route…</title>
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		<pubDate>Wed, 22 Apr 2026 09:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Un an après la chute de Bachar al-Assad, le 8 décembre 2024, plus d’un million de Syriens qui avaient fui à l’étranger sont rentrés dans leur pays. C’est dès février 2025 que&#160; Mohamad Al Rashi, comédien et musicien&#160; et sa compagne, Mariam Rehayel, libanaise, tous deux réfugiés à Marseille depuis 2014&#160;, décident de retourner en [&#8230;]</p>
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<p>Un an après la chute de Bachar al-Assad, le 8 décembre 2024, plus d’un million de Syriens qui avaient fui à l’étranger sont rentrés dans leur pays. C’est dès février 2025 que&nbsp; <strong>Mohamad Al Rashi,</strong> comédien et musicien&nbsp; et sa compagne, <strong>Mariam Rehayel</strong>, libanaise, tous deux réfugiés à Marseille depuis 2014&nbsp;, décident de retourner en Syrie en compagnie de leurs amis <strong>Catherine &nbsp;Estrade</strong> &nbsp;et <strong>Vincent Commaret</strong> &#8211; qui &nbsp;forment depuis longtemps le duo Catherine Vincent . C’est en effet à Damas qu’ils ont commencé à faire de la musique ensemble et qu’ils ont connu Mohamad. Très vite le voyage s’est organisé «&nbsp;<em>Quand nous avons pris la décision d&rsquo;y aller très vite, je me suis dit que j&rsquo;allais filmer. J&rsquo;aime filmer même si cette pratique est irrégulière,</em> précise Vincent qui est aussi monteur et a collaboré avec Ghassan Salhab, Robert Guédiguian et Paul Vecchiali.</p>



<p>Tourné entre le 21 février et le 5 mars, le documentaire, <em>Notes sur un retour en Syrie,</em> nous donne à voir les premières sensations et impressions dans ce pays fatigué. En route ! On déguste le premier petit déjeuner à la maison, on s’attarde sur le balcon d’où l’on découvre les traces des  roquettes, et l’on évoque les crimes du régime de Bachar al-Assad. Tout à la joie des retrouvailles avec les proches et les amis, on fête l’anniversaire de Mariam qui affirme vouloir revenir. Et surtout on parcourt la ville : longs travellings en voiture qui nous font voir, avec leurs yeux, une ville qui a souffert et en garde de profondes blessures. Immeubles éventrés, chaussées qui n’en sont plus. Quand on arrive au camp de réfugiés de Yarmouk, le premier qu’ils visitent,  les paroles de la chanson« <em>mon cœur s’est serré, j’ai cessé de respirer »</em> traduisent le poids du chagrin. Soudain, comme un espoir de renaissance, du vert entre les amas de pierre, des plants de menthe, de poireaux. « <em>C’est difficile de filmer les destructions, avoue Vincent. Pas de couleurs. Tout est gris, sans vie. »</em> Et quand ils arrivent dans les quartiers de Gaboun et de Jobar qui avaient  subi une attaque chimique,  on est comme Mariam sous le choc. Quartiers fantômes qu’on parcourt dans le silence et la blancheur de la mort.</p>



<p>Pourtant à Damas, on est tellement soulagé d’avoir réussi à chasser Bachar, de pouvoir parler, manifester. « <em>Les premiers jours en Syrie nous étions ahuris, c&rsquo;était surréaliste. Être rentrés, être bien accueillis, ne pas avoir peur, </em>confie Vincent. Une chorale de jeunes femmes, la chorale Gardenia, qui a répété clandestinement durant des années, chante pour la première fois à l’Opéra de Damas  sa soif de liberté. Mohamad pense qu’i faut un dialogue sincère, croit à une réconciliation nationale.. On aurait envie de le croire aussi et on pense en parcourant ces <em>Notes sur un retour en Syrie</em>, dédiées  «  <em>à toutes celles et ceux qui ont cru à la Révolution syrienne » </em>à tous ceux et celles qui fuient leurs pays bombardés et qui ne pourront peut être pas y retourner.</p>



<p>Annie Gava</p>



<p><em><strong> </strong>Notes sur un retour en Syrie </em>sera projeté le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>30 avril </strong></mark>à la Librairie  Zoème à <strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">19h </mark></strong>et sera suivi d’un échange avec les cinéastes</p>
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		<title>Caravane, la liberté en Italie</title>
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		<pubDate>Wed, 22 Apr 2026 08:00:00 +0000</pubDate>
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<p>La mer, reflets de la lumière du soleil, des vagues. Une voix qui murmure&nbsp;: «&nbsp;<em>Ne t’inquiète pas&nbsp;! Ça va être très bien, David. Tu vas voir la mer, le sable, des mouettes&nbsp;!</em>&nbsp;»&nbsp; Des mains entrelacées. Ce sont celles d’une mère et de&nbsp; son fils,&nbsp; Ester et David, un adolescent trisomique et autiste. Ils sont en Italie, invités par une amie dans la grande maison où elle vit avec son mari et leurs deux enfants.&nbsp; . Mais quand David a saccagé leur salon, effrayant les deux fillettes, Ester et son fils doivent aller dormir dans le camping car du couple. Ayant surpris une conversation lui révélant que ses amis ont pitié d’elle et ne savent comment l’aider, elle décide de partir avec le camping car vers le Sud. Moments de complicité heureuse, dans la caravane, douche céleste dos à dos, courses au super marché, rythmées par la chanson de Dusty Springfield, <em>I only be with you</em>. La rencontre avec une jeune femme aux cheveux roses va tout changer. En panne&nbsp; de voiture, laissant ses deux copains elle demande à Ester de l’embarquer. C’est Zuza, tchèque comme elle, libre et pleine de vie. .</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Être au monde</mark></strong></p>



<p>Commence alors pour ce trio, un road movie, sur les routes italiennes du nord au sud, vers la Calabre. Road movie intime aussi pour Ester qui semble s’alléger un peu de son poids de mère&nbsp;; Zuza lui offre une sorte de respiration, par ce qu’elle est, une nomade, qui ne porte aucun jugement, qui accepte David comme il est. <em>Voglio l’estate</em> chante Daniele Benati.&nbsp; Ensemble, ils dansent, se baignent s’installent sur une plage privée, cueille des raisins qu’ils dégustent allongés sur la plage. C’est cette liberté que filme <strong>Zuzana Kirchnerova</strong>. Peu de mots, des gestes, des regards. David ne parle pas, il touche, frôle. Ses mains sont souvent filmées en gros plan, caressant la peau de sa mère, les cheveux de Zuza. La cinéaste nous offre un&nbsp; film très sensuel, tactile, à l’image de ce&nbsp; jeune adolescent, pas comme les autres, qui découvre&nbsp; son corps, celui des autres,&nbsp; l’amour. Elle nous fait partager les moments où Ester retrouve le désir, oubliant un instant son fils, ses crises de colère ou d’angoisse.&nbsp; C’est à travers les sons, la lumière, les mouvements que David perçoit le monde&nbsp;; les directrices de la photo, <strong>Simona Weisslechner</strong> et <strong>Denisa Buranová</strong> ont réussi à nous le rendre perceptible par les reflets, les lens flare, les images floues, les gros plans sur les yeux, sur la peau, sur les mains qui caressent, qui consolent, qui tiennent un outil, qui découvrent le monde.</p>



<p> <strong>Aňa Geislerovà</strong> incarne avec subtilité cette mère courage et Juliana Brutovská avec énergie et conviction cette femme qui vit dans l’instant. Pour jouer David,&nbsp; <strong>David Vodstrcil</strong>, que&nbsp; <strong>Zuzana Kirchnerova </strong>a choisi après avoir vu 150 garçons, venant de République Tchèque et de Slovaquie. <em>«&nbsp; Dès le début, nous savions que nous voulions trouver un garçon qui soit mentalement handicapé. Je ne voulais absolument pas que quelqu’un fasse semblant d’avoir un handicap mental, car pour moi ce serait un tout autre film.&nbsp;»</em></p>



<p>Dédié à David et Vaclav, <em>Caravane</em> est un film qui laisse des traces.&nbsp; Un film inspiré à la cinéaste par sa propre histoire «&nbsp;<em>J’ai un enfant handicapé, et c’est à partir de cette expérience que tout s’est forgé. Je voulais montrer ce que signifie&nbsp; être au monde différemment&nbsp;»</em></p>



<p>C’est réussi<em>&nbsp;! «&nbsp;Par les soirs bleus d’été, j’irai dans les sentiers, Picoté par les blés, fouler l’herbe menue &nbsp;&nbsp;Rêveur, j’en sentirai la fraîcheur à mes pieds. Je laisserai le vent baigner ma tête nue&nbsp;» </em>écrivait Rimbaud</p>



<p>Annie Gava</p>



<p><strong><em>Caravane</em> en salles le</strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> <strong>22 avril</strong></mark></p>



<p></p>
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		<title>Affection, affection : au-delà des apparences</title>
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		<pubDate>Sun, 19 Apr 2026 09:18:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Si vous aimez le jeu de l’oie, le dernier film du duo Maxime Matray et Alexia&#160; Walther est fait pour vous.&#160;! Dès le titre, double, Affection, affection, on peut se poser la question&#160;; sentiment et/ou maladie&#160;? Et bien d’autres questions dans ce film espiègle où des gens disparaissent et réapparaissent, où des événements se répètent… [&#8230;]</p>
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<p>Si vous aimez le jeu de l’oie, le dernier film du duo <strong>Maxime Matray</strong> et <strong>Alexia&nbsp; Walther</strong> est fait pour vous.&nbsp;! Dès le titre, double, <em>Affection, affection,</em> on peut se poser la question&nbsp;; sentiment et/ou maladie&nbsp;? Et bien d’autres questions dans ce film espiègle où des gens disparaissent et réapparaissent, où des événements se répètent…</p>



<p>&nbsp;C’est la morte saison dans une petite ville de la Côte d’Azur. Géraldine, qui doit son prénom à Fitzgerald, travaille pour la mairie au service des parcs et jardins Son compagnon, Jérôme (<strong>Christophe Paou),</strong>&nbsp; le maire, est angoissé&nbsp;: il subit des pressions par rapport à un projet de marina. Sur le mur en face de sa villa,&nbsp; l’inscription&nbsp;: «&nbsp;<em>This is the way the world ends</em>&nbsp;» l’inquiète beaucoup. &nbsp;Il prépare l’anniversaire de sa fille&nbsp; Kenza, qui… disparait. Alors que réapparait Rita&nbsp; (<strong>Nathalie Richard)</strong> , la mère de Géraldine qu’elle n’a pas vue depuis…17 ans. Partie en Thaïlande, elle débarque sans prévenir avec en cadeau, une écharpe, bleue&nbsp; thai&nbsp; &nbsp;et un ami retrouvé (<strong>Marc Susini)</strong> Un petit chien blanc a lui aussi disparu&nbsp;! Géraldine, décontenancée, déambule dans la cille, de la maison au port, dans la campagne environnante. Elle questionne des gens qu’elle connait comme son ami policier, Sammy,&nbsp; encore amoureux de&nbsp; Nadia, amie d’enfance de Géraldine, qui préfère faire la fête avec un des deux démineurs venus accomplir leur mission&nbsp;: car il y a des mines datant de la Seconde Guerre mondiale qui explosent parfois.. Quand Jérôme disparait à son tour, Géraldine intensifie ses recherches. Rencontrant tour à tour, de jeunes lycéennes, copines de Kenza. Les propos qu’elles tiennent ne l’éclairent pas vraiment&nbsp;: elles parlent de spiritisme,&nbsp; de serment de feu, de cold cases&nbsp;: la mort par noyade de la mère de Kenza, Kali&nbsp;, il y a quelques années&nbsp;;n’est peut être pas un accident. Et que signifie l’inscription trouvée sur une feuille de figuier de barbarie. «&nbsp;<em>Kenza et Elliott</em>&nbsp;». Ce serait une allusion au recueil de poèmes de&nbsp; <strong>T.S. Eliot</strong>, <em>Les Hommes creux</em>, suggère la prof de français de Kenza, qu’un marin offre à des jeunes filles pour les séduire. C’est <strong>Agathe Bonitzer</strong> qui incarne avec&nbsp; nuances et justesse Géraldine, une enquêtrice pas comme les autres, qui essaie de démêler cette singulière et ténébreuse affaire de famille, où dit –on, il y a des signes qui ne trompent pas, où il faut accepter le monde au-delà des apparences car «&nbsp;<em>c’est ainsi que finit le monde !&nbsp;»</em></p>



<p><strong><em>Affection, affection</em></strong>&nbsp;en salles le 15 avril</p>



<p>Annie Gava</p>



<p>© Ufo distribution</p>
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		<title>[MUSIC &#038; CINEMA] Babystar</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 05 Apr 2026 07:14:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Luca (Maja Bons), Pourrait être une adolescente comme les autres. Mais elle a 4, 3 millions de followers. Fille unique, elle vit dans une luxueuse maison, acquise grâce au travail acharné de ses parents… influenceurs ! C’est en partie grâce à elle qu’ils sont devenus riches : depuis sa naissance, tout est mis en scène et [&#8230;]</p>
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<p>Luca (<strong>Maja Bons</strong>), Pourrait être une adolescente comme les autres. Mais elle a 4, 3 millions de followers. Fille unique, elle vit dans une luxueuse maison, acquise grâce au travail acharné de ses parents… influenceurs ! C’est en partie grâce à elle qu’ils sont devenus riches : depuis sa naissance, tout est mis en scène et filmé, même les moments les plus intimes. On commente, on conseille, on recommande ce qu’il faut acheter, consommer, pratiquer pour ressembler à cette « babystar », pour réussir comme cette famille « idéale » . En permanence on prépare le prochain podcast. « <em>Mes parents sont les plus importants pour moi, » </em> précise Luca…Tout brille, tout scintille. La lumière expose les visages, les corps, les couvrant d’un vernis qui commence à se craqueler le jour où sa mère (<strong>Bea Brocks</strong>) et son père (<strong>Liliom Lewald) t</strong>out excités, lui annoncent qu’ils envisagent d’avoir un deuxième enfant. Elle ne sera plus unique !  Très dure sera la chute ! Luca commence à réaliser qu’elle a été utilisée, depuis sa naissance, comme un « instrument », une machine à faire de l’argent.  Une séquence au bord de la piscine, terrible. Luca  feint de se noyer et les parents, nonchalamment allongés sur leur transat, discutant du futur podcast, ne réagissent pas. Il faudra que Luca jette à l’eau un livre de son père pour qu’il plonge et le récupère ! .Lorsque ses parents créent un modèle d&rsquo;IA à son image, elle prend conscience, à la manière du <em>Truman Show,</em> à quel point elle est surveillée. Quand sa mère est enceinte, une fille, Luca réalise que sa sœur sera elle aussi exposée, utilisée, une machine à rêves pour les autre, une machine à fric pour ses parents. Rien ne sera plus pareil !</p>



<p>Vous l’aurez compris le premier long métrage de <strong>Joscha Bongard, </strong><em>Babystar,</em> n’est pas un film confortable malgré ces images, lisses et brillantes. Sous ses couleurs séduisantes, ses cadres soignés, son éclat presque pop, le film met en scène quelque chose de très trouble : la fabrication des êtres par le regard des autres. Le directeur de la photographie,, <strong>Jakob Sinsel</strong> avec qui .le réalisateur avait déjà travaillé pour son documentaire <em>Pornfluencer </em>.et ses courts métrages, &nbsp;a su par ses choix, dont le fish-eye traduire le malaise qui s’installe. Le compositeur <strong>Jonas Vogler</strong> a opté pour la voix humaine comme élément central de la bande son. Choix particulièrement intéressant ! Tout au long du film Luca cherche sa propre voix et la musique l’accompagne dans cette quête douloureuse.</p>



<p>La violence n’est pas toujours brutale. Elle peut être pastel, glamour, photogénique. Elle peut sourire à la caméra.et c’est ce paradoxe qui fait qu’on sort<em> Babystar</em> &nbsp;avec un sentiment de malaise même si on est conscient du danger des réseaux sociaux &nbsp;« <em>Les réseaux sociaux sont le reflet de notre système capitaliste, et il faut qu&rsquo;on en parle </em>(…) <em>Je pense que ce film s’adresse à tout le monde et qu’il est peut-être même plus intéressant pour des personnes qui ne sont pas beaucoup en ligne ou qui s’intéressent aux réseaux sociaux sans y être vraiment présentes.</em> »précise <strong>Joscha Bongard</strong> qui espère ainsi alerter sur l’usage excessif des téléphones et des plateformes.  » Espérons –le&nbsp;!</p>



<p>Annie Gava</p>
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		<title>[MUSIC &#038; CINEMA] Don’t let the sun</title>
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		<pubDate>Fri, 03 Apr 2026 09:23:09 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Un lever de soleil. Il est 18h 55 et la température est de 49 degrés. Une ville se couche. Rues désertes, dans une lumière blanche. Une voix appelle la population à rester enfermée dès que le soleil se lève. Don’t let the sun…C’est ainsi que commence le premier film de fiction de Jacqueline Zünd, sélectionnée [&#8230;]</p>
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<p>Un lever de soleil. Il est 18h 55 et la température est de 49 degrés. Une ville se couche. Rues désertes, dans une lumière blanche. Une voix appelle la population à rester enfermée dès que le soleil se lève. <em>Don’t let the sun…</em>C’est ainsi que commence le premier film de fiction de <strong>Jacqueline Zünd,</strong> sélectionnée à Locarno en section <em>Cinéastes du présent</em>. Un film qui nous donne à voir un monde menacé par un désastre écologique imminent,  un désastre qui est peut être déjà arrivé. La chaleur a déplacé les rythmes, transformé les villes, réduit les gestes à leur stricte nécessité. On vit la nuit, on attend, on s’économise et dans les appartements, l’air semble manquer. La catastrophe n’est pas seulement météorologique ; elle est relationnelle. À mesure que la température monte, quelque chose se retire des rapports humains. Cleo (<strong>Agnese Claisse</strong>) qui vit seule avec sa fille, Nika (<strong>Maria Pia Pepe), </strong>9 ans, s’adresse à une agence de location de personnes pour jouer le rôle de gens absents, combler une solitude. C’est Jonah (excellent <strong>Levan Gelbakhiani)</strong> qui lui est proposé pour servir de père à Nika. Les premières rencontres ne se passent pas très bien malgré les efforts de Jonah ; il lui achète un skate, l’emmène à la fête foraine, au musée des animaux à présent disparus… « <em>Je n’ai pas besoin d’un père !</em> » répète Nika. C’est dans un labyrinthe des glaces que la glace va se briser entre eux…et donner un peu d’espoir.</p>



<p>Peu de dialogues dans ce film où le silence est un outil narratif essentiel .La musique du compositeur <strong>Marcel Vaid</strong>  accentue la chaleur qui pèse sur la ville blanche, sur les rues vides dont le  directeur de la photo <strong>Nikolai von Graevenitz</strong> a réussi à faire ressentir la poussière et le poids  accablant. Mention spéciale pour le choix des décors, en particulier pour l’immeuble et la cage d’escalier, superbes, d’un architecte milanais. Les plans récurrents de la ville vue de haut, des séances d’entrainement d’un sport de combat où les corps se rapprochent puis se repoussent, très symboliques, les appels journaliers à se confiner dés le lever du soleil,  enferment le spectateur dans ce monde dystopique : quand tout devient invivable, ce n’est pas seulement la lumière qui manque, c’est la possibilité de se tenir encore les uns auprès des autres.</p>



<p>Un film très maitrisé qui préfère l’atmosphère au récit, la sensation au discours mais qui peut refroidir certains…. malgré la chaleur</p>



<p>Annie Gava</p>
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		<title>[MUSIC &#038; CINEMA] Sandbag Dam</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Apr 2026 06:59:51 +0000</pubDate>
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<p>Un village traversé par une rivière. Une famille comme une autre. Marko (<strong>Lav Novosel )</strong> aide à l’atelier son père qui l’entraine dur pour la prochaine compétition de bras de fer. Pas d’autre choix pour les garçons que d’être viril, et de parler avec ses muscles&nbsp;! Marko a sa vie bien tracée, un métier qu’il n’a pas vraiment choisi, des copains braillards et une petite amie. Son côté tendre, c’est avec son frère, Fico (<strong>Leon Grgic),</strong> trisomique,&nbsp; qu’il apparait. Marko l’aide à s’endormir, lui raconte des histoires dont celle du petit lapin qui a filé, sans même dire au revoir…car Fico a une passion pour les lapins qu’il soigne, nourrit, cajole, des lapins qu’il fait sortir de leur clapier, leur accordant un peu de liberté. Quand revient au village pour l’enterrement de son père, Slaven&nbsp;(<strong>Andrija Žunac</strong>), parti à Berlin trois ans auparavant- On saura plus tard pourquoi-&nbsp; tout va changer. Regards furtifs, fuyants et gênés d’abord, puis retrouvailles de ces deux amis qui se sont aimés Ils jouent, ils s’inventent des histoires, ils prétendent qu’ils vont partir loin ensemble dans leur voiture imaginaire…</p>



<p>&nbsp;Le village est menacé d’une crue et on aligne le long des berges des sacs de sable pour empêcher l’eau de déborder. Métaphore des murs érigés entre Marko et Slaven par la famille et les voisins. Non dits, regards qui accusent, insultes. L’homophobie ordinaire. L’eau&nbsp; monte peu à peu, inexorablement comme le désir entre les deux jeunes hommes, filmé avec pudeur par la caméra de <strong>Marko Brdar</strong>,&nbsp; comme ce plan magnifique sur leurs mains après l’amour qui donne à voir la force de leurs sentiments. La musique de &nbsp;<strong>Domas Strupinskas</strong>, discrète au début, s’amplifie&nbsp; au fur et à mesure que grandit le désir, que l’eau monte, que risquent de craquer les digues.</p>



<p>«&nbsp;<em>La Croatie reste un pays très fermé d’esprit. Je ne m’en rendais pas pleinement compte avant de me lancer dans ce projet, précise la réalisatrice. On vit tous dans nos bulles, on se dit que la tolérance et l’acceptation vont de soi, mais c’est faux.&nbsp;En Croatie, même des parents très éduqués rejettent encore leurs enfants simplement parce qu’ils sont gais.Si Sandbag Dam pouvait aider ne serait-ce qu’une personne à ouvrir les yeux, ce serait déjà une victoire</em>.&nbsp;»</p>



<p>Espérons que ce soit le cas pour ce premier film de <strong>Čejen Černić Čanak,&nbsp; </strong>tout en retenue et fort réussi</p>



<p><strong>Annie Gava</strong></p>
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		<title>Un festival de cinéma hispanique</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Apr 2026 07:04:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Du 4 au 10 avril au Cinéma  La Croisée des Arts à Saint Maximin la Ste Baume, se tiendra la 14  édition d’Hispanorama,  organisée par l’Association Agissez dans votre ville. Une sélection d’une douzaine de films venus du Chili, du  Pérou, de  Bolivie, Colombie, Argentine, République Dominicaine et péninsule ibérique Des invitées Eléna Molina présentera [&#8230;]</p>
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<p>Du 4 au 10 avril au <em>Cinéma  La Croisée des Arts</em> à Saint Maximin la Ste Baume, se tiendra la 14  édition d<strong><em>’Hispanorama, </em></strong> organisée par l’Association <em>Agissez dans votre ville.</em> Une sélection d’une douzaine de films venus du Chili, du  Pérou, de  Bolivie, Colombie, Argentine, République Dominicaine et péninsule ibérique</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Des invitées</strong></mark></p>



<p><strong>Eléna Molina</strong> présentera le 4 avril au soir <em>Remember my Nam</em><s><em>e </em>(</s>Meilleur Documentaire à <em>Cine Horizontes </em>2025<s>) </s> sur de jeunes mineurs non accompagnés, ayant franchi illégalement la frontière espagnole à Melilla et qui trouvent un soutien dans une compagnie de danse… Le lendemain, sera là, <strong>Florencia Santucho</strong>, coréalisatrice du documentaire <em>Identidad ,</em> une quête de vérité, de justice et de mémoire face aux crimes de la dictature argentine de 1976 à 1983.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong> Des films</strong></mark></p>



<p>En ouverture et avant- première, un film venu de Bolivie: <em>La Hija Cóndor</em> d’ <strong>Álvaro Olmos Torrico</strong> suit la fille d&rsquo;une accoucheuse traditionnelle dans une communauté rurale en Bolivie qui aspire à d&rsquo;autres horizons.</p>



<p>Des films à découvrir comme <em>Un poète</em> du réalisateur colombien <strong>Simón Mesa Moto</strong>, une comédie de l’échec&nbsp; (<a href="https://journalzebuline.fr/un-poete-la-poesie-ca-sert-a-quoi/">https://journalzebuline.fr/un-poete-la-poesie-ca-sert-a-quoi/</a>) ou <em>El Cuarto pasagero</em> de l’Espagnol <strong>Álex de la Iglesia,</strong> une comédie romantique pétaradante. Ou encore<em> Sorda</em> d’<strong>Eva Libertad, </strong>un<strong> </strong>film délicat, sensible, qui nous immerge, dans le monde des non-entendants. (<a href="https://journalzebuline.fr/cine-horizontes-sorda-sourde-angoisse/">https://journalzebuline.fr/cine-horizontes-sorda-sourde-angoisse/</a>)</p>



<p>Une soirée est consacrée au Vénézuela avec <em>Aún es de noche en Caracas</em> de <strong>Mariana Rondón</strong> et <strong>Marité Ugás</strong>, où l’on suit dans un Caracas au bord du chaos, Adelaida qui,&nbsp; après avoir enterré sa mère, découvre sa maison occupée par une milice violente. On pourra voir aussi <em>Si vas para Chile</em> d’<strong>Amilcar Infante </strong>et <strong>Sebastián González M,</strong> un voyage choral à travers le plateau andin, le désert d’Atacama et les falaises de la côte, en passant par les zones urbaines, où se révèle la réalité de la crise migratoire vénézuélienne.</p>



<p>Hispanorama,&nbsp; c’est aussi une sélection de courts métrages, une exposition, <em>Mayas du Guatemala</em>, des conférences et, en ouverture le 3 avril, un concert de&nbsp; <strong>Mandy Lerouge</strong>, <em>Del Cerro</em>, une mise en lumière du poète argentin Atahualpa Yupanqui et de sa compagne française qui composa pour lui sous un pseudo masculin.</p>



<p>Annie Gava</p>



<p>Pour le programme complet&nbsp;: <a href="https://agissezdansvotreville.fr/hispanorama-2/">https://agissezdansvotreville.fr/hispanorama-2/</a></p>



<p><em>La Hija Cóndor</em> d’ <strong>Álvaro Olmos © </strong>Trigon films</p>
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		<title> Entre territoire, identité et justice</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Apr 2026 05:12:22 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Des images vues du ciel, un paysage aux formes géométriques colorées. La caméra s’approche progressivement, nous faisant découvrir une terre aride, puis un stade où s’entrainent filles et garçons. Soudain, un contrôle policier. On se retrouve dans un tribunal en plein procès. Cette entrée de Nuestra Tierra est emblématique de la structure même du film : [&#8230;]</p>
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<p>Des images vues du ciel, un paysage aux formes géométriques colorées. La caméra s’approche progressivement, nous faisant découvrir une terre aride, puis un stade où s’entrainent filles et garçons. Soudain, un contrôle policier. On se retrouve dans un tribunal en plein procès. Cette entrée <em>de Nuestra</em> <em>Tierra</em> est emblématique de la structure même du film : la vie de la communauté des Chuschagasta à Tucuman, et le procès de ceux qui ont tué leur leader, <strong>Javier Chocobar</strong>. </p>



<p>Premier documentaire de la réalisatrice argentine <strong>Lucrecia Martel</strong> , qu’on connait surtout par ses fictions (<em>La Cienaga, Zama) </em>qu’elle a mis plus de 15 ans à réaliser. <em>Nuestra Tierra</em> chronique la spoliation par l’état argentin des droits des communautés indigènes, nous fait suivre le procès des trois prévenus, le propriétaire terrien <strong>Dario Luis Amín</strong> et deux policiers, <strong>Luis Humberto Gómez</strong> et <strong>Eduardo José Valdivieso</strong>.  Revendiquant la propriété des terres et armés de fusils, ils ont tué le leader de la communauté, Javier Chocobar. Le meurtre a été filmé en vidéo et ce sont ses images violentes qui ont incité <strong>Lucrecia Martel</strong> à se documenter, à  rencontrer la communauté, à faire parler hommes et femmes de leur vie, de leurs terres, de leur luttes pour conserver leur territoire et tenter d’obtenir justice. Le procès ne se tiendra qu’en 2018. Lucrecia Martel a eu le temps de récolter, témoignages, archives, photos auprès de la communauté Chuschagasta. Des images et des paroles qui racontent leur histoire, leur relation à la terre, élément fondateur de l’identité indigène. Certaines paroles comme celle de la vieille Maria, devant la table basse où sont étalées les photos qui racontent sa vie et celles de sa communauté sont très fortes. Néanmoins, tous ces matériaux, un peu trop nombreux, risquent à certains moments de perdre le spectateur.</p>



<p> Construit en alternance entre présent et passé,  avec des séquences récurrentes comme celle de la vidéo de mauvaise qualité, pixellisée  de l’exécution de Javier Chocobar, ou les plans au tribunal des personnes blanches qui témoignent en faveur des accusés, <em>Nuestra tierra</em> est un documentaire politique, une réflexion sur la relation entre territoire, identité et justice. C’est aussi l’occasion d’admirer la beauté de ce territoire.que nous offre la cinéaste par ses cadres et ses choix sonores.</p>



<p>Annie Gava</p>



<p>Sortie en salles le 1<sup>er</sup> avril</p>



<p>© Méteore films</p>
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		<title>Dans les archives palestiniennes</title>
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		<pubDate>Sun, 29 Mar 2026 06:54:42 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>« Pour moi, réaliser ce film est un acte de résistance. » affirme Kamal Aljafari, le réalisateur du documentaire A Fidai Film, un film d’archives, retrouvées, retravaillées, montées qui tentent de reconstituer une mémoire disparue, celle du peuple palestinien. &#160; Un bord de mer, des vagues, une comptine… Des images en noir et blanc et la couleur [&#8230;]</p>
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<p>« <em>Pour moi, réaliser ce film est un acte de résistance.</em> » affirme <strong>Kamal Aljafari,</strong> le réalisateur du documentaire <em>A Fidai Film</em>, un film d’archives, retrouvées, retravaillées, montées qui tentent de reconstituer une mémoire disparue, celle du peuple palestinien.</p>



<p>&nbsp; Un bord de mer, des vagues, une comptine… Des images en noir et blanc et la couleur rouge du sang versé, des flammes qui ravagent des immeubles. Des rues où patrouillent des soldats, des arrestations&nbsp;; des hommes à terre, mains sur la tête. Mais aussi des scènes de la vie quotidienne, des marchés, des enfants dans la boue. Des camions de Tsahal qui sortent, chargés de dossiers, pillés au siège de l’OLP. Ce sont ces archives dont Kamal Aljafari a récupéré une partie qui vont peu à peu nous raconter l’histoire du peuple palestinien. Des images terribles comme celles de la violente explosion en plein cœur de Beyrouth- ouest à l’heure du déjeuner, (220 kg de TNT) puis aux obsèques, en gros plan, une femme qui pleure. La mer, rouge du sang versé. Le camp de Badaoui où l’l’UNRWA accueillent les réfugiés palestiniens et où ont lieu des affrontements, des arrestations, des massacres. Des fils rouges et des flashs rayent ces images. Et tout à coup un intertitre&nbsp;: <em>«&nbsp;La caméra des expropriés</em>&nbsp;»</p>



<p>La caméra des dépossédés « <em>dans le sens où il s’agit de rassembler et de collecter ce qui est possible de l’être, du point de vue de quelqu’un qui a tout perdu. </em>» Deux types d’images : des archives avec des inscriptions de l’armée israélienne, grattées en rouge et des extraits de films de fiction. Des silhouettes recouvertes de rouge qui deviennent des fantômes. Des séquences auxquelles le travail sonore d’<strong>Attila Faravelli </strong>redonne vie. Un film personnel et universel.</p>



<p>«&nbsp;<em>Ce film est autobiographique, parce qu’il traite du pays dont je viens. Je travaille librement et ce travail essaie de mettre de l’ordre, d&rsquo;ouvrir une voie pour que je puisse m’exprimer et exprimer mon rapport à ces images d’une manière qui devient universelle. Au bout du compte, ce film ne parle pas que de la Palestine, mais de tout endroit qui a été occupé et de tout peuple qui a subi l’oppression.&nbsp;» </em>Kamal Aljafari</p>



<p>Un film nécessaire pour parler aussi de tous les peuples qui continuent à subir l’oppression et sont aujourd’hui sous les bombes.</p>



<p><strong>Annie Gava</strong><em></em></p>
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