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	<title>Annie Gava, auteur/autrice sur Journal Zebuline</title>
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		<title>Love story chez les routiers</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 09:25:29 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Salle comble à la Baleine ce lundi 8 juin pour assister à l’avant-première de Du Fioul dans les artères, sélectionné à la 65e Semaine de la critique et récompensé par le Prix Révélation de la Queer Palm. Présent dans le cadre de la reprise de la Semaine à Marseille, Pierre Le Gall a parlé de [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Salle comble à la Baleine ce lundi 8 juin pour assister à l’avant-première de <em>Du Fioul dans les artères</em>, sélectionné à la 65<sup>e</sup> <em>Semaine de la critique</em> et récompensé par le <em>Prix Révélation de la Queer Palm</em>. Présent dans le cadre de la reprise de la<em> Semaine</em> à Marseille, <strong>Pierre Le Gall</strong> a parlé de la genèse de son&nbsp; premier long métrage, de ses recherches, du choix de ses acteurs, des difficultés de production et du tournage de ce film singulier, dont l’unique objectif était de «&nbsp;<em>raconter une histoire d’amour toute simple.</em>&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Etienne&nbsp; est un routier dont la vie est rythmée par le travail, longs trajets, chargements, livraisons dans les entrepôts, pauses sur les aires d’autoroute douches dans les toilettes, repas dans la cabine de son camion bleu. Solitaire, concentré sur sa route, il s’accorde des moments de plaisir avec des amants de passage, le temps d’une éteinte furtive dans les bois ou les toilettes des stations service. Jusqu’au jour où sa rencontre avec un routier polonais, Bartosz (<strong>Julian Świeżewski</strong>) va tout changer. Un coup de foudre pour ce quadragénaire solitaire dont les seules attaches affectives étaient sa sœur et son neveu. Jusque là, il partageait, avec ses collègues chauffeurs, repas, pauses entre deux voyages, quelques coups de fil. Il se disait que son métier, épuisant, contraignant&nbsp; l&#8217;empêchait,&nbsp;&nbsp; en tant que routier homosexuel, de rencontrer l&rsquo;amour. Désormais, Étienne ne pense qu’à une chose, retrouver&nbsp; Bartosz et guetter son camion rouge Mais leurs routes ne se croisent pas toujours car son amour polonais, chauffeur international sillonne toute l’Europe alors qu’Etienne ne roule plus qu’en France et en Angleterre. Alors on se fait des appels vidéo, on se fixe des rendez vous, parfois on se trompe d’aire d’autoroute&nbsp; et on risque sa vie pour se rejoindre, on se dispute, on se quitte pour se retrouver… peut –être plus tard….</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«&nbsp;Le milieu routier est l’un des milieux ouvriers français où les gens travaillent encore avec beaucoup de passion et qui se transmet de génération en génération. J&rsquo;aimais beaucoup l’idée de filmer un milieu ouvrier peu représenté au cinéma</em>&nbsp;» confie le cinéaste qui s’est beaucoup documenté, qui a pris la route lui-même avec un ami routier pour «&nbsp;<em>faire le film le plus haletant et excitant possible tout en restant le plus juste possible sur ce milieu.</em>&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un scenario bien ficelé coécrit avec <strong>Camille Perton</strong> et <strong>Martin Drouot</strong>. Des dialogues qui sonnent&nbsp; juste. Le directeur de la photo <strong>Antoine Cormier</strong> a filmé avec beaucoup de soin, aussi bien les grands espaces où circulent les mastodontes de la route, les vastes entrepôts que les repas entre collègues, les scènes de sexe dans les bois ou les cabines des camions. Il a su saisir les moments de tendresse sur les visages des deux acteurs, tous deux excellents. <strong>Julian Świeżewski</strong> , acteur polonais de cinéma et de théâtre et <strong>Alexis Manenti</strong>&nbsp; qu’on avait beaucoup aimé dans <em>Le Mohican</em>&nbsp; (<a href="https://journalzebuline.fr/le-mohican-quand-un-berger-dit-non/">https://journalzebuline.fr/le-mohican-quand-un-berger-dit-non/</a>) dont on retrouve ici&nbsp; le coté taiseux, déterminé, sensible, s’ouvrant à l’amour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un film réussi, touchant&nbsp; qu’il ne faudra pas louper au moment de sa sortie en salle le 2 décembre 2026</p>



<p class="wp-block-paragraph">Annie Gava</p>
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		<title>Un festival qui a fait parler de lui</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 09:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>«&#160;En 2026, il est inadmissible de mettre à l’honneur un agresseur sexuel présumé. Nous exigeons son retrait immédiat&#160;» &#160;Dans une lettre ouverte, des citoyen.ne.s et militant.e.s de la Collective Féministe de La Ciotat, s’insurgeaient à juste titre du choix de Gérard Darmon comme Président du Jury de la 43e édition du Festival du 1er film [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>En 2026, il est inadmissible de mettre à l’honneur un agresseur sexuel présumé. Nous exigeons son retrait immédiat</em>&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;Dans une lettre ouverte, des citoyen.ne.s et militant.e.s de la Collective Féministe de La Ciotat, s’insurgeaient à juste titre du choix de Gérard Darmon comme Président du Jury de la 43<sup>e</sup> édition du <em>Festival du 1<sup>er</sup> film Berceau du Cinéma de La Ciotat</em>. Après plusieurs tergiversations, les responsables ont annoncé «&nbsp;<em>le désistement de l’acteur pour préserver la sérénité de la manifestation&nbsp;</em>». Il est vrai que l’image de marque du festival risquait d’être bien écornée&nbsp;! C’est <strong>Jean-Pierre Améris</strong> qui le remplace. Au lieu de son dernier film, <em>Aimons-nous vivants</em>, dans lequel joue Gérard Darmon, sera projeté <em>Marie-Line et son juge</em> avec Michel Blanc et Louane Emera. Le Jury aura à choisir entre les 10 films en compétition.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les films en lice</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans <em>La Poupée</em> de <strong>Sophie Beaulieu</strong>, celle en latex de Rémi devient femme de chair et de sang et s’invite dans sa vie professionnelle…Un beau casting pour cette comédie avec <strong>Vincent Macaigne, Cécile de France</strong>… En présence de la réalisatrice le 10 à 19h30</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le lendemain à 14h30, <strong>Caroline Vigneaux</strong> et sa productrice <strong>Pauline Coclin</strong> présenteront <em>Flashbac</em>k, un voyage dans le temps où l’on croise Jeanne d’Arc, Olympe de Gouges, George Sand ou Marie Curie. Dans <em>Muganga</em>, <strong>Marie-Hélène</strong> <strong>Roux </strong>met en lumière le docteur congolais Denis Mukwege, récompensé qui a soigné des milliers de femmes victimes de mutilations génitales dans son pays. Elle parlera de son film à 17h et à 20h30, <strong>Marie Rémond</strong> présente <em>Elise sous emprise</em>, une comédie autobiographique qui évoque le sujet de la dépression.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le graphiste et illustrateur, <strong>Zaven Najjar</strong> a adapté <em>Allah n’est pas obligé</em>, le roman d’<strong>Ahmadou Kourouma</strong>, qui avait mis en lumière la tragédie vécue par les enfants-soldats au cours des guerres civiles au Libéria et en Sierra Leone, à partir des années 80. Zaven Najjar sera là pour nous parler de son film d’animation 12 à 14h30. A 17h, ce sera le documentaire de <strong>Thomas Ellis</strong>, <em>Tout va bien</em>, tourné à Marseille, qui déplace notre regard sur les sur les MNA (Mineurs Non Accompagnés) et fait chaud au cœur (<a href="https://journalzebuline.fr/tout-va-bien/">https://journalzebuline.fr/tout-va-bien/</a>) en présence du directeur de la photo, <strong>Bastian Esser</strong> et l’ingénieur du son <strong>Sébastien Pont</strong>. Dans la chronique familiale, pleine d’émotion, <em>Sauvons les meubles</em> (<a href="https://journalzebuline.fr/sauver-les-meubles/">https://journalzebuline.fr/sauver-les-meubles/</a> <strong>Catherine Cosme</strong> dénonce le système bancaire qui enfonce toujours un peu plus les personnes fragiles et en difficulté. La réalisatrice et la comédienne <strong>Guilaine Londez</strong> seront présentes le 20h30</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’auteur de BD <strong>Jim</strong> brosse le portrait d’une famille dysfonctionnelle dans <em>Belle enfant</em> et sera là en compagnie de la comédienne <strong>Cybèle Villemagne</strong>, le 13 à 14h30. Suivi à 17h par <em>Les Filles du ciel</em>en présence de la réalisatrice <strong>Bérangère McNeese </strong>et de la comédienne <strong>Héloïse Volle</strong>&nbsp;: Héloïse, 15 ans, après avoir fugué de son foyer pour mineurs., rejoint un trio de filles qui l’accueillent dans la chaleur du « ciel » au dernier étage de leur immeuble. Pour finir la journée du samedi, un thriller social sur les mécanismes de la grande distribution,<em>La Guerre des prix,</em>en présence du réalisateur, <strong>Anthony Déchaux</strong> et du comédien <strong>Yannick Choirat</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le programme complet&nbsp;: <a href="https://www.laciotatberceauducinema.com/">https://www.laciotatberceauducinema.com/</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Annie Gava</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Elise sous emprise</em> © KMBO</p>
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		<title>Hair, Paper, Water</title>
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					<description><![CDATA[<p>Nuit, feu, eau, grotte, abeilles, chauves-souris…des mots inscrits en rouge sur l’écran. Et c’est la voix chaude d’une vieille dame, Mme Hậu, qui nomme, en langue Rục les éléments de la nature, filmés en gros plan. «&#160;Dans une grotte, je suis née&#160;» confie t- elle. Venue au monde à sept mois, elle y restée jusqu’à [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Nuit, feu, eau, grotte, abeilles, chauves-souris…des mots inscrits en rouge sur l’écran. Et c’est la voix chaude d’une vieille dame, Mme Hậu, qui nomme, en langue Rục les éléments de la nature, filmés en gros plan. <em>«&nbsp;Dans une grotte, je suis née</em>&nbsp;» confie t- elle. Venue au monde à sept mois, elle y restée jusqu’à ses onze ans. Elle appartient à une minorité ethnique qui a vécu isolée dans des grottes, une communauté découverte en 1959, dans un petit territoire à la frontière du Laos. Mme Hậu transmet sa langue, ses savoirs, ses traditions à la nouvelle génération, en particulier à son petit fils qui partage avec elle son amour de la nature, les yeux émerveillés. <strong>Nicolas Graux</strong> et <strong>Truong Minh Quy</strong> qui l’avait rencontrée et filmée dans un documentaire précédent, vont la suivre au fil de l’eau sur sa barque vers sa grotte, mais aussi à Saigon où elle part aider sa fille qui vient d’accoucher. C’est par ses yeux que nous découvrons une ville, un monde dont elle ignore tout.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tourné avec une caméra Bolex 16mm, avec un son post-synchrone,<em>Hair, Paper, Water </em>se lit comme un livre d’images, une sorte d’abécédaire&nbsp; poétique&nbsp; <strong>Hair </strong>comme les longs cheveux de&nbsp; Mme Hậu, qu’elle peigne avec soin, qu’elle a coupés trois fois et vendus pour acheter de la nourriture. <strong>Paper,</strong> fabriqué avec les acacias coupés dans les forêts dévorées par ce qu’on appelle le progrès. <strong>Water</strong>, l’eau des fleuves et rivières, l’eau d’un pays en crue, symbole du temps qui s’écoule, mémoire mouvante qui pourrait disparaitre et que Mme Hậu transmet à travers mots et gestes. Cueillette de plantes médicinales, herbes qu’on hache, qu’on fait infuser et qui soignent les entorses, macérations dans lesquelles on baigne les bébés. La caméra saisit tous ces gestes qui risquent de se perdre, les visages de la grand mère et de son petit fils, la force de leur lien, mais aussi le souffle du vent dans les arbres, le clapotis de l’eau, le vert pâle des paysages. Un film au grain granuleux, au rythme lent,&nbsp; entre documentaire et rêverie, qui peut nous emporter ou nous laisser sur la rive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Annie Gava</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Hair, Paper, Water </em></strong>&nbsp;sort en salles le 10 juin</p>
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		<title>17 à la Quinzaine !</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 06:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pour commencer le 10 juin à 20h 30, on plongera au cœur du mouvement Harlem Renaissance dans les années 1920 avec le documentaire de William et David Greave , Once Upon a Time in Harlem, &#160;que nous présentera Matthieu Verdeil, réalisateur de Claude Mc Kay, Errances d’un poète révolté&#160; et l’universitaire Claudine Raynaud. Le lendemain, [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Pour commencer le 10 juin à 20h 30, on plongera au cœur du mouvement Harlem Renaissance dans les années 1920 avec le documentaire de <strong>William et David Greave</strong> , <em>Once Upon a Time in Harlem, </em>&nbsp;que nous présentera <strong>Matthieu Verdeil,</strong> réalisateur de <em>Claude Mc Kay, Errances d’un poète</em> r<em>évolté</em>&nbsp; et l’universitaire <strong>Claudine Raynaud</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le lendemain, on sera en Amérique Latine avec le film argentin, <em>Double freedom</em> de <strong>Lisandro Alonso</strong> et <em>Death has no master </em>du Vénézuélien <strong>Jorge Thielen Armand</strong>. De même, vendredi&nbsp; avec <em>La Chienne</em> de la Chilienne <strong>Dominga Sotomayor</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ceux qui suivent le travail d’<strong>Alain Cavalier </strong>seront ravis samedi 13 à 16h 30 de découvrir le  dernier épisode de son journal filmé, <em>Merci d’être venu.</em> Suivra le <em>Coup de cœur de la SACD</em>  qui a choisi de primer ‘ <em>« la jeunesse dans son élan et ses fragilités, un film qui révèle une actrice hors du commun </em>»  <strong>Eva Huault </strong>qui interprète <em>Shana</em> dans le nouveau film de <strong>Lila Pinell.</strong> Et pour finir cette soirée, ce sera, le <em>Prix label Europa Cinéma,</em>  le 1<sup>er</sup> long métrage de <strong>Sarah Arnold,</strong>entre comédie noire absurde et polar rural<em>,</em> <em>L’Espèce explosive.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dimanche&nbsp; 14 à 14h,&nbsp; ce sont les fans de <strong>Bruno Dumont</strong> qui seront ravis de découvrir son nouvel opus, <em>Les Roches rouges,</em> tourné avec six&nbsp; enfants sur La Côte d’azur. Et à 18h, ce sont ceux du Roumain <strong>Radu Jude</strong> qui se précipiteront pour voir <em>le Journal d’une femme de chambre</em>, librement adapté du roman d’Octave Mirbeau&nbsp;: Gianina, une jeune&nbsp; Roumaine&nbsp; travaille comme employée de maison dans une famille bourgeoise bordelaise et le soir répète avec une troupe de théâtre amateur…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Entre les deux, le Prix du Public, <em>Je vois des immeubles tomber comme la foudre</em> où&nbsp; la cinéaste britannique <strong>Clio Barnard</strong> dresse l’image d’une génération, des trentenaires et d’une ville, Birmingham.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lundi 15 juin&nbsp; à 14h et 20h 45, Le réalisateur <strong>Maxence Voiseux</strong> présentera son documentaire <em>Gabin&nbsp;</em>: il y suit Gabin, le petit dernier de la famille Jourdel &nbsp;pendant près de dix ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’autres films venus du Nigéria (<em>Clarissa </em><strong>d’Arie et Chuko Esiri)</strong> , de Norvège (<em>Low Expectations</em> d’ <strong>Eivind Landsvik</strong>), de Corée du sud (<em>Dora </em>de <strong>July Jung )</strong> et de Thaïlande (<em>9 temples vers le ciel</em> de <strong>Sompot Chidgasornpongse</strong>) complètent cette foisonnante programmation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;Si vous n’êtes pas allés à Cannes, n’hésitez pas à aller à L’Alhambra</p>



<p class="wp-block-paragraph">Annie Gava</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le programme complet&nbsp;: <a href="https://www.alhambracine.com/">https://www.alhambracine.com/</a></p>
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		<title>Dua : Une adolescence dans la guerre</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Jun 2026 16:50:52 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En 2022, la cinéaste kosovar Blerta Basholli avait réalisé Hive (La Ruche), un film touchant sur le combat d’une femme pendant la guerre du Kosovo&#160; Cette année, c’est Dua , sélectionné et récompensé à juste titre à la Semaine de la Critique. Un film inspiré par sa propre&#160; adolescence dans un pays en guerre. &#160;Dua&#160; [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">En 2022, la cinéaste kosovar <strong>Blerta Basholli</strong> avait réalisé <em>Hive (La Ruche),</em> un film touchant sur le combat d’une femme pendant la guerre du Kosovo&nbsp; Cette année, c’est <em>Dua ,</em> sélectionné et récompensé à juste titre à <em>la Semaine de la Critique.</em> Un film inspiré par sa propre&nbsp; adolescence dans un pays en guerre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;Dua&nbsp; Gashi a 13 ans et comme toutes les adolescentes parle des garçons, d’un futur premier baiser. Cadette d&rsquo;une fratrie de quatre enfants, il lui tarde que son corps se transforme. On danse, on écoute de la musique. Mais on est à Pristina au&nbsp; Kosovo, à la fin des années 1990 et&nbsp; les tensions grandissent&nbsp; entre Serbes et Albanais. Dans la salle de classe, on accueille de jeunes réfugiés d’une&nbsp; zone de combat. Humiliations ordinaires, contrôles policiers, répression féroce de manifs étudiantes, le climat de peur grandit et des familles quittent le pays. La mort de la sœur d’une de ses amies, abattue dans une rue de Pristina par la police serbe, rend la menace encore plus présente pour Dua. Elle se lie d’amitié avec Maki (<strong>Vlera Bilalli),</strong> réfugiée d’une autre région qui l’initie au judo. Pour gagner,&nbsp; «&nbsp;<em>Pense à la bête qui est en toi</em>&nbsp;»&nbsp; lui conseille-t-elle. Dua et son frère Vegim (<strong>Andi Bajgora)</strong> pensent à rejoindre l’UÇK, l’armée de libération. «&nbsp;<em>Tout le monde n&rsquo;est pas né pour se battre</em> » rétorque la mère (<strong>Yllka Gashi)</strong> Mais Dua a la rage…</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;Dua, c’est <strong>Pinea Matoshi</strong> dont c’est le premier rôle. Et c’est un coup de maitre&nbsp;! Son regard en dit long sans qu’elle ait besoin de parler. La caméra de la talentueuse directrice de la photo <strong>Lucie </strong><strong>Baudinaud</strong> ne la lâche pas, scrutant son visage comme un paysage changeant au fil des émotions, la suivant dans les rues de la ville en de longs plans séquences. La scène où, après la fermeture forcée de l’école, avec sa sœur Tina (<strong>Kaona Sylejmani</strong>), elle chante et danse dans leur chambre au rythme de <em>Brazen </em>de Skunk Anansie&nbsp; <em>«&nbsp;Pourquoi ne pleures tu pas quand je te blesse&nbsp; et la colère grandit en toi..</em>&nbsp;»&nbsp; traduit la colère et la soif de vivre de cette jeune adolescente&nbsp;; les oscillations entre l’insouciance et la conscience du danger se plus en plus prégnant.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«&nbsp;Je&nbsp; voulais </em><em>montrer la complexité de la vie d’adolescent en temps de guerre, faire un film sur des jeunes dans un pays en guerre, pour montrer qu’ils sont comme tous les ados du monde. Ils ont leurs rêves et leurs problèmes</em>.&nbsp;» précise <strong>Blerta Basholli</strong>. C’est réussi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Annie Gava</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dua&nbsp; © Jour2Fete</p>
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		<title> La Critique à Marseille</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Jun 2026 08:00:00 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph"> Organisée par le <em>Syndicat Français de la Critique de Cinéma</em>, la Semaine de la Critique a présenté à Cannes11 longs métrages, 7 en compétition, 4 en séances spéciales et 13  courts métrages .Ils seront presque tous dans notre cité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><u>Au Variétés</u></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 5juin à 20h, <strong>Eva Cahen,</strong> la Déléguée Générale, &nbsp;ouvrira la reprise avec le 1<sup>er</sup> long de <strong>Julien Gaspar-Oliveri,</strong> <em>La Frappe</em>, un film sur un thème universel,&nbsp; les liens familiaux. Le lendemain, on pourra voir à 14h 30, le deuxième long de la cinéaste Kosovare <strong>Blerta Basholli</strong>, <em>Dua,</em> qui nous plonge dans le quotidien de son pays des années 90&nbsp;: Dua, 13 ans, doit choisir entre les injonctions de ses camarades de classe et ses propres envies. A 19h30, la&nbsp; directrice de la photo, scénariste et, désormais réalisatrice, <strong>Marine Atlan</strong> accompagnera son premier film, <em>La Gradiva</em>,&nbsp;«&nbsp; <em>un film sur l’héritage, l’exil, l’amour</em>&nbsp;». Dimanche à 15h30, ce sera <em>La deuxième fille</em> de <strong>ZOU Jing</strong> qui aborde un sujet de la société chinoise des années 80/ 90, peu abordé jusque là&nbsp;: l’abandon et la disparition de nombreuses filles. A 18h, ce sera <em>Viva, </em>le premier opus de la comédienne, réalisatrice, scénariste et productrice espagnole, <strong>Aina Clotet</strong>&nbsp;; une comédie douce amère, aux dialogues piquants. On suit Nora, une jeune femme qui se redécouvre et se reconstruit après une grave maladie. A 20h 30, le scénariste, réalisateur et producteur, <strong>Félix de Givry</strong> présentera son premier film <em>Adieu monde cruel</em>, racontant avec beaucoup de tendresse la jeunesse d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. On continuera, après le weekend, avec <em>The station</em>, première fiction de la documentariste <strong>Sara Ishaq</strong>&nbsp;: au Yémen dans un village ravagé par la guerre civile, une station-service exclusivement réservée aux femmes, un havre de paix dans un pays déchiré par la guerre. Et mardi, ce sera <em>Seis meses en el edificio rosa con azulun</em> du Mexicain <strong>Bruno Santamaría Razo</strong> où le cinéaste convoque ses souvenirs de petit garçon, voilés par le mystère qui entourait la maladie de son père dans les années 90.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><u>A la Baleine</u></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Samedi 6 juin, à 17h, <strong>Ava Cohen</strong> présentera <em>Tin Castle</em> du documentariste franco-irlandais <strong>Alexander Murphy</strong> ; une immersion dans une communauté de « Travellers » (« voyageurs ») qui est extrêmement stigmatisée par la société irlandaise. Et le lundi, ce sera une romance dans le milieu routier que nous propose  <strong>Pierre Le Gall</strong> avec son film <em>Du Fioul dans les artères</em> : «  <em>Je voulais voir deux travailleurs acharnés vivre une grande histoire d’amour. Je voulais offrir à ces deux routiers un droit à la beauté et à la liberté.</em> »  Pierre Le Gall sera à la Baleine pour nous en parler. Et pour clore le 9 juin, en présence des cinéastes,  3 courts métrages dont le documentaire de <strong>Laïs Decaster,</strong> <em>Love Story </em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Annie Gava</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>La Gradiva</em> de Marine Atlan © Tandem</p>
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		<title>Danse, jeu et caméra</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Jun 2026 06:19:40 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph">Le18 septembre 2008 a eu lieu au Lyttleton, National Theatre de Londres la première mondiale de <strong><em>IN-I,</em></strong>un spectacle entre danse et théâtre<em>, </em>conçu par l’actrice <strong>Juliette Binoche</strong>&nbsp; qui veut danser et le danseur <strong>Akram Khan</strong> qui veut jouer. <em>« Si nous devions dire en un mot ce que nous souhaitons pour notre création In-I, nous choisirions le mot « ose ». Si nous pouvions en ajouter deux de plus, nous choisirions certainement: «le nouveau». Oser le nouveau, c&rsquo;est pourquoi nous nous sommes dit oui.&nbsp;»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Marion Stalens</strong>, sœur de Juliette,  photographe et  réalisatrice, est venue filmer dans la salle de répétitions  pour réaliser ses deux courts documentaires , <em>L’actrice et le danseur</em>  (<em>2008 )</em> et <em>Juliette Binoche dans les yeux</em> (2009) ; puis les 7 dernières représentations à Paris à la demande de l’actrice à qui  Robert Redford, séduit par la création, avait suggéré « <em>Vous devez faire un film de ce spectacle !’ </em> » C’est chose faite. Conçu en deux parties, <em>En nous,</em>  montre  en quelque sorte les coulisses de la création, la rencontre dans le travail de ces deux artistes, puis le fruit de mois d’apprentissages, le spectacle abouti, avec le plateau conçu par <strong>Anish Kapoor</strong> et la partition musicale de <strong>Philip Sheppard.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">« Arrêtez tout, c&rsquo;est de la merde! »</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous sommes dans la salle de répétitions avec Juliette et Akram. Nous&nbsp; assistons à leur rencontre&nbsp;: ils s’apprivoisent, s’initient mutuellement aux secrets de leur art, improvisent&nbsp; et explorent avec leur corps, avec leurs mots, les relations entre un homme et une femme. Comment s’accorder avec son partenaire, et partager l’énergie de l’autre ? Les corps se cherchent, se rapprochent. Les visages sont parfois tendus, parfois soulagés d’avoir réussi, souvent épuisés, souriants et confiants. La coach <strong>Susan Batson,</strong> au franc parler, les guide, leur donnant&nbsp; des conseils&nbsp;: chercher les corps&nbsp;; aller vers la sensation&nbsp;; créer un mouvement à partir de son état intérieur. Parfois elle crie quand les deux esquissent un pas de tango raté.&nbsp; «&nbsp;«<em> Bon arrêtez tout, c’est de la merde</em> » On voit aussi <strong>Su-Man Hsu</strong>, une ancienne danseuse de Anne &nbsp;Teresa De Keersmaeker, directrice des répétitions, les encourager&nbsp; et recadrer avec calme.&nbsp; On assiste aux essais pas toujours réussis comme celui où Juliette doit être collée au mur de scène, en hauteur, à l’aide d’un aimant et doit dire son texte&nbsp; durant plus de 5minutes… On prend conscience des difficultés du travail de ceux qui montent un spectacle. Et quand, dans la deuxième partie du film, on assiste à la représentation, on découvre&nbsp; tout le travail fourni, cherchant même à retrouver les moments où on a vécu tout près d’eux,&nbsp; partagé les essais et vibré.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors pourquoi ce film,  <em>En nous</em>, seize ans après&nbsp;: «&nbsp;<em>Nous avons tous des désirs enfouis, qui n’ont jamais été réalisés, qui n’ont jamais vu le jour. Ce film est une invitation à croire que tout est possible. On peut peindre, écrire, jouer, composer ou réaliser, cuisiner, n’importe, le rêve est permis, tout rêve est permis, il n’est jamais trop tard. Il suffit d’y croire et de se donner.</em>&nbsp;» &nbsp;précise cette «&nbsp;jeune&nbsp;»&nbsp;réalisatrice qui, en tant qu’actrice,&nbsp; a plus de 60 films à son actif, un Oscar, un Ours d’Argent,&nbsp;un Goya International et bien d’autres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un deuxième film après <em>En nous.</em> Peut être un film de fiction&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Annie Gava</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le&nbsp; film sort en salles le 3&nbsp; juin</p>



<p class="wp-block-paragraph">© Ad Vitam</p>
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		<title>Deux rives, une seule jeunesse méditerranéenne</title>
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		<pubDate>Wed, 20 May 2026 06:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Elisabeth Leuvrey, on vous connait comme réalisatrice (La Traversée, At Home) Aujourd’hui vous avez créé un dispositif TiLEM. Qu’est- ce que TiLEM&#160;? &#160;Tilem en arabe ancien signifie «&#160;le sillon&#160;»&#160;et c’est l’acronyme de Tiers Lieu en Méditerranée. Cela nous a été soufflé par un jeune Algérien qui gravitait autour du projet à son origine. C’est un [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><em>Elisabeth Leuvrey, on vous connait comme réalisatrice (</em>La Traversée, At Home<em>) Aujourd’hui vous avez créé un dispositif TiLEM. Qu’est- ce que TiLEM</em>&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;Tilem en arabe ancien signifie «&nbsp;le sillon&nbsp;»&nbsp;et c’est l’acronyme de Tiers Lieu en Méditerranée. Cela nous a été soufflé par un jeune Algérien qui gravitait autour du projet à son origine. C’est un programme de deux ans qui s’inscrivait après un précédent, <em>Le Champ des possibles</em>, financé par un fonds d’accès culture de l’Institut français à destination des pays d’Afrique dans lequel je m’étais investie, avec un grand désir de mieux connaitre la jeunesse algérienne, ouvrant une parenthèse sur mon chemin de cinéma. Envie de partager ce qu’on aime. Je leur avais proposé des actions autour du cinéma documentaire en les accompagnant sur des actions de programmation et des projets d’écriture de films. Ce projet s’est fait entre 2021 et 2023 en Algérie seulement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Donc, tout naturellement, vous avez imaginé TiLEM&nbsp;?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Je vis entre les deux rives et je me sens à l’aise dans l’entre- deux. J’ai eu envie de proposer des actions de médiation culturelle qui connecterait la jeunesse d’ici et la jeunesse algérienne&nbsp;; imaginer que l’espace méditerranéen pouvait être un espace de travail et de collaboration. La Méditerranée comme un espace mental, qui pouvait être investi émotionnellement, affectivement, qui nous permettrait de sortir &nbsp;des états, des nations. Un espace commun, apaisé. Face aux difficultés, à la politique, c’est un petit miracle de pouvoir se rencontrer sans se censurer, accompagné de manière très bienveillante</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Pouvez- vous nous parles des lettres-vidéo&nbsp;?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est un espace de partage numérique&nbsp;: se rencontrer avec le numérique. S’est imposée l’idée d’un cinéma avec le téléphone portable, un outil du quotidien vraiment intime. Les jeunes ont été accompagnés par des cinéastes. La 1<sup>e</sup> année, 5 jeunes en Algérie (Oran, Timimoun, Touggourt, Alger, Bejaia) ont travaillé sur la thématique «&nbsp;<em>Mon monde change</em>&nbsp;». Ils ont été accompagnés en Algérie à travers des résidences et il y a eu la même chose à Marseille, à La Friche. Puis dans un 2<sup>e</sup> temps, avec une résidence croisée en numérique. Une 3<sup>e</sup> session a permis d’inviter les Algériens lors des Rencontres d’AFLAM. Chacun a réalisé 2 vidéo-lettres. 20 petits films en 6 mois&nbsp;! Pour la 2<sup>e</sup> année, &nbsp;en perspective de la Saison Méditerranée, on a pensé à un moment de restitution de tous ces projets et on a eu envie d’ouvrir à un plus grand nombre de jeunes, leur proposant un travail de sélection de films. On a réuni des jeunes de 3 territoires différents, Belle de mai, quartiers Nord et Belsunce et on a groupé des villes algériennes. Ainsi on a formé 3 ateliers&nbsp;: ils ont regardé les mêmes films durant 4 samedis et se sont mis d’accord sur une sélection avec une thématique par atelier. Des thématiques très en lien avec la jeunesse et des problèmes concernant les 2 pays&nbsp;: <em>Place&nbsp;! Blaça&nbsp;!</em> pour Quartiers nord de Marseille / Oran des courts documentaires qui seront présentés à l’Alhambra le 21. <em>Échos et Reflets</em> présentés par Belle de Mai/ Sétif au Gyptis le 22 et <em>Port d’Attaches</em> par Belsunce/ Alger le 23 au Musée d’Histoire de Marseille. 28 jeunes en tout</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Autant de filles que de garçons&nbsp;?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Oui, on y a été attentif aussi bien en France qu’en Algérie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Comment ce projet a-t-il été financé&nbsp;?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">On a été aidé par la Mission Méditerranée de la Ville de Marseille, soutenu par TELEMMe de l’Université Aix Marseille et par de partenaires comme La Friche. La saison Méditerranée nous a labellisés</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>TiLEM va-t-il continuer en 2027&nbsp;?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour nous ces 3 jours sont un aboutissement. Nous avons tenu notre pari de travail de production de cinéma et de diffusion. Une chose importante : lors des 3 soirées, on va montrer des films, mais, surtout, les jeunes pourront faire part de leur expérience, de cette aventure. Le 20 on va tous se retrouver au Vidéodrome pour une journée de travail sur les 3 projections. On souhaiterait que chaque soir il y ait un temps de rencontres avec les spectateurs pour donner au public marseillais l’occasion de rencontrer la jeunesse algérienne. On se connait tellement peu ! On aura accompli notre mission. Début juin, il y aura une réunion en visio pour que les jeunes aient un retour et puissent voir que quelque chose existe même quand on est dispersé. Il y aura peut- être des suites ? Moi, je vais retrouver mon cinéma que j’avais mis en pause…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Propos recueillis par Elise Padovani et Annie Gava</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Ecrans de Large Friche La Belle de Mai –Marseille</p>



<p class="wp-block-paragraph">La MaisonDAR&nbsp; 4, rue Aissaoui Boualem &#8211; quartier Meissonier 16000 Alger &#8211; Algérie</p>
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		<title>L&#8217;Amour à crédit</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 May 2026 09:30:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Munie de son appareil photo canon, une grande femme brune. C’est Lucile, une photographe reconnue qui vit à Paris et s’est éloignée de la province où elle a grandi. «&#160;J’ai le sentiment que le revenu universel est un appui pour consommer autrement au-delà d’un recours contre la grande pauvreté. Au fond, le revenu universel pour [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Munie de son appareil photo canon, une grande femme brune. C’est Lucile, une photographe reconnue qui vit à Paris et s’est éloignée de la province où elle a grandi. «&nbsp;<em>J’ai le sentiment que le revenu universel est un appui pour consommer autrement au-delà d’un recours contre la grande pauvreté. Au fond, le revenu universel pour l’immensité de la population, çà changerait tout&nbsp;» </em>&nbsp;conclut celui dont elle tire le portait, Benoit Hamon (dans son propre rôle)&nbsp; Séance photo interrompue par des appels téléphoniques. Lucile doit venir au plus vite auprès de sa mère, très malade.&nbsp; Ce retour dans la maison familiale, encombrée, comme figée, dans un village du sud, est un choc pour Lucile. Elle y retrouve, son père (<strong>Jean- Luc Piraux)</strong>, lunaire, complètement perdu, son frère Paul (<strong>Yoann Zimmer) </strong>et sa nièce (jouée par la fille de la cinéaste) Ainsi que tous ses souvenirs d’enfance. Les objets, les photos, les herbes folles du jardin, l’atelier boutique dont sa mère, alitée, ne peut plus s’occuper. Elle apprend par l’infirmière, Nadège (<strong>Ophélie Bau) </strong>que Colette n’en a plus pour longtemps et qu’on doit l’accompagner. Quand frère et sœur découvrent que leur mère a fait des prêts à la consommation, usurpant l’identité de sa fille, c’est un choc, surtout pour Lucile. Que révèle ce geste de leur lien&nbsp;? Que dit-il de l’amour&nbsp;? Et comment «&nbsp;sauver les meubles&nbsp;»&nbsp;?&nbsp; Regarder la réalité en face&nbsp;? Affronter l’huissier qui va tout saisir&nbsp;? Trouver une solution pour ne pas payer les 40 000 euros que Lucile doit&nbsp;: prêts que Colette a contractés pour un voyage scolaire, pour renflouer les caisses de la boutique, pour les études&nbsp;; tout cela pour faire bonne figure … Pour sauver les meubles, il faudrait que Lucile porte plainte pour usurpation d’identité, et s’explique avec sa mère avant qu’il ne soit trop tard. Au fil des heures passées dans la chambre&nbsp;; les tensions s’apaisent, des choses se disent&nbsp;: «&nbsp;<em>Pourquoi tu as fait ca&nbsp;?-&nbsp; C’est pour vous protéger&nbsp;»</em>. Une mère qui aurait aimé étudier l’histoire de l’art, qui ne s’est pas permis d’être plus dans la joie. «&nbsp;<em>On n’a pas réussi à se parler toutes les deux&nbsp;</em>» C’est par la photographie que mère et filles se disent enfin qu’elles s’aiment Une séquence bouleversante qui se conclut par un selfie et une parole qui permettra à Lucile de lâcher prise&nbsp;&nbsp; «&nbsp;<em>Je t’aime ma fille. Ma fille, ma beauté</em>&nbsp;» et de vivre désormais&nbsp; plus dans la joie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Guilaine Londez</strong> incarne Colette ; c’est la propre mère de  <strong>Catherine Cosme</strong>, à qui elle dédie son film,  qui a inspiré ce personnage: « <em>une femme très élégante, et rien dans son apparence ne laissait transparaître la difficulté financière dans laquelle elle vivait. C’est cette dualité que j’ai voulu transposer dans le personnage.</em> » confie la réalisatrice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La talentueuse <strong>Vimala Pons</strong>, qui est de tous les plans du film, joue délicatement, avec nuances,&nbsp; Lucile, cette fille, tour à tour froide, dure, fragile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La directrice de la photo <strong>Caroline Guimbal</strong> a su capter la lumière du Sud, dans les rues du village, le jardin, la rivière, en parfait contraste avec les couleurs en demi -teinte de la maison et de la chambre où tout se dénoue. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce premier&nbsp; long métrage de <strong>Catherine Cosme</strong>,&nbsp; à la fois chronique familiale et dénonciation du système bancaire qui enfonce toujours un peu plus les personnes fragiles et en difficulté va résonner en chacun.e, faisant resurgir des émotions enfouies ou /et renaitre l’espoir de liens à recréer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Annie Gava</p>



<p class="wp-block-paragraph">© New&nbsp; story</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>En salles le 6 mai 2026</strong></p>
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		<title>Gaza, aux frontières de l&#8217;horreur</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 May 2026 08:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Tu as choisi de défier la société par la langue du cinéma. Courageux mais anecdotique. Je mets fin à nos échanges. » écrit Ariel Cypel, coscénariste, à Anat Even, la réalisatrice israélienne du documentaire Collapse (Effondrement) tourné pendant deux ans dans le kibboutz de Nir Oz et dans le désert du Néguev. Eh bien, [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">« <em>Tu as choisi de défier la société par la langue du cinéma. Courageux mais anecdotique. Je mets fin à nos échanges</em>. » <strong>écrit Ariel Cypel,</strong> coscénariste, à <strong>Anat Even</strong>, la réalisatrice israélienne du documentaire <em>Collapse </em>(<em>Effondrement</em>) tourné pendant deux ans dans le kibboutz de Nir Oz et dans le désert du Néguev. Eh bien, c’est loin d’être anecdotique ! Certes, on a vu beaucoup d’images sur Gaza, fictions et documentaires mais difficile d’oublier la voix d’<strong>Anat Even </strong>qui nous guide sur ce territoire. Déambulations à pied dans le kibboutz en ruines où elle a vécu, jeune&nbsp;: maisons abandonnées, photos d’habitants de Nir Oz, des amis qui lui ont appris « l’histoire et le cinéma. Plans larges, coupés en deux par la frontière, les barbelés. Terre ocre, champs traversés sans cesse par des machines, tracteurs, chars et les D9, monstres de 60 tonnes d’acier qui renversent, abattent, expulsent, aplanissent. Longs travellings en voiture le long des routes et, au loin, omniprésents, la fumée et l’écho sourd des bombardements et des explosions. Anat Even a commencé à filmer le 24 octobre 2023 et en automne 2025, dit-elle, chaque matin est pareil à l’autre. « <em>J’entends les bombardements incessants et mon cœur se brise.&nbsp;</em>» 100.000 obus d’artillerie, ainsi que des bombes à fragmentation, contenant jusqu’à 429 kg de matière explosive, ont été largués ; en une semaine de guerre, plus que ce qu’ont lancé les Américains sur l’Afghanistan en 2019. &nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Voix off, lettres échangées avec Ariel, témoignages comme celui d’<strong>Ezzideen Shehab, </strong>médecin et poète palestinien, 27 ans, rentré à Gaza en octobre 2023, 5 jours avant le début de la guerre. «&nbsp;<em>Ce n’est pas le destin qui nous affame, ce ne sont pas les cieux qui nous bombardent, c’est la logique des puissants, l’arithmétique froide de la géopolitique qui ont transformé nos rues en abattoirs&nbsp;; 60 000 morts, 150 000 mutilés, principalement des enfants dont le seul crime et d’être nés à Gaza, du mauvais coté d’une ligne imaginaire, tracée par des messieurs en costumes</em>.&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Israéliens comme Anat Even qui sont contre cette guerre, et toutes les autres, sont vus comme des fous dangereux, tel cet homme assis sur la route, tenant un panneau appelant à la paix, fantôme muet. Comment parler de Gaza&nbsp;? <em>D’une zone d’extermination, d’un enfer à portée de main et à des années-lumière ?</em> &nbsp;La réalisatrice filme les quelques rassemblements d’opposants à cette guerre éternelle, qui manifestent pour la paix, contre Netanyahou en visite au kibboutz, 650 jours après le désastre. Elle nous met face aux discours haineux de ceux qui traitent les Gazaouis de rats et affirment leur volonté de recoloniser Gaza.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A Ariel qui souhaiterait mettre Israël au ban des nations comme les Allemands, les Serbes et les Hutus, elle confie ne pouvoir se détacher, née là et n’ayant nulle part où aller. Pas d’autre langue, pas d’autres paysages.  Ariel qui met fin à leurs échanges, craignant que la caméra de son amie ne se cantonne à un seul côté de la frontière : derrière cette barrière vit un peuple condamné à mort qui n’a ni visage, ni nom.  Elle, ne veut pas renoncer à l’espoir. Quelle place pour le cinéma face à cette machine de guerre ? Anat Even a choisi de laisser une trace, au plus près des lieux, des contradictions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est une citation du prix Nobel de littérature, <strong>Imre Kertész,</strong> qui ouvrait ce documentaire sombre et courageux&nbsp;: <em>«&nbsp;Nous étions parfaitement conscients de la stupidité de la barbarie et de la malfaisance destructrice qui se propageait dans notre pays comme un fléau avec l’aval des autorités. Pourtant, nous les avons considérées avec indifférence comme des gens qui auraient renoncé depuis longtemps à tenter d’améliorer la vie publique ou à provoquer un changement quel qu’il soit. </em>»</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Collapse</em> se termine par une dédicace aux enfants et aux victimes innocentes de crimes contre l’humanité</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un documentaire qui résonne encore plus fort en cette période où beaucoup d’innocents sont sous les bombes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Annie Gava</p>



<p class="wp-block-paragraph">Collapse en salles le 6 mai</p>
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