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	<title>Laurent Dussutour, auteur/autrice sur Journal Zebuline</title>
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	<title>Laurent Dussutour, auteur/autrice sur Journal Zebuline</title>
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		<title>« Notre Salut » et les bégaiements de l’Histoire : un débat avec l’association Promemo au Festival d’automne de Gardanne </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Dussutour]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 30 Oct 2026 12:33:14 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Sorti le 30 septembre dernier, Notre Salut d’Emmanuel Marre revient sur l’histoire de son propre arrière-grand-père, fonctionnaire sous le régime de Vichy. Projeté à l’occasion du Festival d’automne de Gardanne, le film a été suivi d’un échange avec Gérard Leidet, historien et membre de l’association Promemo (Provence mémoire monde ouvrier). L’échange s’est d’abord ouvert par [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Sorti le 30 septembre dernier, <em>Notre Salut</em> d’Emmanuel Marre revient sur l’histoire de son propre arrière-grand-père, fonctionnaire sous le régime de Vichy. Projeté à l’occasion du <strong><em>Festival d’automne de Gardanne</em></strong>, le film a été suivi d’un échange avec <strong>Gérard Leidet</strong>, historien et membre de l’association Promemo (Provence mémoire monde ouvrier).</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’échange s’est d’abord ouvert par une intervention de ce dernier, pour qui le film peut ouvrir trois pistes de débat. Tout d’abord, il permet de poser la question «&nbsp;comment Vichy a-t-il été possible&nbsp;?&nbsp;». Et de rappeler que la France a été un des très rares pays d’Europe à collaborer directement avec l’Allemagne nazie jusqu’à dépasser même les demandes de l’occupant dans la contribution à la déportation des juifs, alors que d’autres pays comme la Belgique et les Pays-Bas ont laissé l’occupant «&nbsp;gérer les juifs&nbsp;», ou ont même essayé de les protéger.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ensuite, <em>Notre Salut</em> propose une vision de Vichy de l’intérieur, à partir du regard d’un fonctionnaire. Le régime pétainiste, porté principalement par l’extrême droite et la droite anti-républicaine, qui n’avait pas supporté l’épisode du Front Populaire, déployait une politique nationaliste, antisémite, autoritaire et verticale qui pouvait séduire des technocrates qui se percevaient comme des «&nbsp;non-conformistes&nbsp;» et se pensaient compétents. C’est, précisément, la «&nbsp;<em>divine surprise&nbsp;</em>» qu’attendait par exemple un Charles Maurras (essayiste d’extrême droite, antisémite, raciste, monarchiste… entre autre).&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, Gérard Leidet souligne le problème moral que soulève le film. Vichy a fait plus qu’obéir aux demandes allemandes, sinon en 1944, concernant la sinistre livraison des juifs. «&nbsp;<em>Il aurait dû réfléchir avant</em>&nbsp;», précise Gérard Leidet qui rappelle l’épisode de la rafle du Vel d’Hiv et souligne que les dirigeants vichystes sont absents du film – à peine voit-on Pétain de dos.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec une modestie non-feinte, le porte-parole de Promemo précise qu’il a préparé son introduction au débat en s’aidant de l’ouvrage de Laurent Joly&nbsp;: <em>Vichy. Histoire d’une dictature</em> (Editions Tallandier, 2025). En croisant cette lecture avec les propos du réalisateur dans la presse, il déclare&nbsp;: «&nbsp;<em>Le film fait écho a beaucoup de maux que nous vivons actuellement sous couvert d’économie efficace</em>&nbsp;» et de «&nbsp;<em>management</em>&nbsp;».&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Emmanuel Marre a des questions sur le présent et est allé voir comment il pouvait trouver des réponses dans le passé. «&nbsp;<em>Moi, quand j’étais gamin, cette histoire de collaboration me faisait honte.</em>&nbsp;» Et de conclure&nbsp;: «&nbsp;<em>Au début, il y avait bien un amour patriote pour Pétain. Celui-ci va s’estomper avec les rafles de juifs. Même dans une tyrannie, l’opinion publique ça compte&nbsp;</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le débat qui s’ensuit avec le public commence par l’actualité du film concernant notamment l’ordo-libéralisme contemporain et le «&nbsp;<em>management</em>&nbsp;». Pour un spectateur, le discours de la fin sur l’ordre est d’une actualité glaçante. L’intervenant rappellera que Vichy n’est jamais allé jusqu’au régime à parti unique, malgré les tentatives de Doriot, Déat et consorts d’imposer leur parti, le «&nbsp;Rassemblement National Populaire&nbsp;»&nbsp;: silence assourdissant dans l’assistance.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">LAURENT DUSSUTOUR</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/politique-culturelle/"><em>Politique culturelle </em>ici </a></p>
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		<title>Rock the Casbah </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Dussutour]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Oct 2026 14:53:36 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Alger, juin 1955. Khadidja, 9 ans, rejoint son frère Malek, militant clandestin du FLN. Mais il est arrêté par la police coloniale et Khadidja se retrouve seule. Elle est repérée par 3 garçons au statut différent dans l’Algérie coloniale&#160;: Lyes, Philippe et Ahmed l’aider à libérer Malek. Depuis les terrasses de la Casbah, les quatre [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Alger, juin 1955. Khadidja, 9 ans, rejoint son frère Malek, militant clandestin du FLN. Mais il est arrêté par la police coloniale et Khadidja se retrouve seule. Elle est repérée par 3 garçons au statut différent dans l’Algérie coloniale&nbsp;: Lyes, Philippe et Ahmed l’aider à libérer Malek. Depuis les terrasses de la Casbah, les quatre enfants apprennent à se connaitre, et enquêtent…&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Issu d’une série parue d’abord en bande dessinée puis en dessins animés télévisuels, le passage au long format sur grand écran est plus qu’une réussite. Il y a comme un côté myiazakien dans le récit écrit à hauteur d’enfants, le réalisme des décors de la capitale algérienne (la Casbah, Bab-El-Oued, la ville européenne) ainsi que dans le dessin des personnages, les grands yeux des enfants notamment.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La touche singulière, avec des traits continus pour les personnages, discontinus pour les accessoires, confère au film des vibrations positives alors que les échos de la guerre d’indépendance s’amplifient. Les subtilités de l’animation, du récit et des dialogues, permettent aux autrices et au réalisateur de donner à saisir les fractures d’une société coloniale qui imprègnent jusqu’à l’innocence enfantine, mise à mal par ces dernières.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une décolonisation des imaginaires est à l’œuvre dans ce film d’une grande tendresse, aux échos intergénérationnels, et qui donne une belle place aux militantes de l’indépendance. Un antidote puissant au nostalgérisme, qui peut éclairer les garçons et les filles marqué·es par cette histoire, longtemps censurée, qui est aussi une histoire française.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">LAURENT DUSSUTOUR</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Petite Casbah</em><br>Sorti le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">14 octobre</mark></pre>
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		<title>Quand le blues prend racine à Meyreuil</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Dussutour]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Sep 2026 12:17:12 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La soirée du vendredi au Blues Roots Festival de Meyreuil faisait la part belle aux leadeuses. Le trio d’Élise Frank, tout d’abord, suscita l’adhésion du public par son énergie juvénile et ses compositions exigeantes, pour ne pas dire expérimentales, tant les breaks et autres surprises musicales furent au rendez-vous. C’est surtout la voix de la [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">La soirée du vendredi au <strong><em>Blues Roots Festival</em></strong> de Meyreuil faisait la part belle aux leadeuses. Le trio d’<strong>Élise Frank</strong>, tout d’abord, suscita l’adhésion du public par son énergie juvénile et ses compositions exigeantes, pour ne pas dire expérimentales, tant les breaks et autres surprises musicales furent au rendez-vous. C’est surtout la voix de la chanteuse, originaire de Tarbes mais désormais à la conquête des scènes internationales, qui donne à ce power-trio toute sa saveur&nbsp;: oscillant entre le rocailleux d’une Janis Joplin et les incantations d’une Patti Smith, elle décline des séquences d’ego-trip bluesy débordantes d’émotions contrastées.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quant au set de <strong>Shemekia Copeland</strong>, il a répondu à toutes les attentes et même davantage&nbsp;: cette matriarche de Harlem a conduit son groupe avec maestria, la jouant constamment collectif, au service d’une musique profonde, lorgnant parfois vers le rock’n’roll, servie par un groupe d’excellence (superbe complémentarité des guitares et de la rythmique), pour balancer des messages plus que jamais d’actualité, notamment avec son titre <em>Blame it on Eve</em> («&nbsp;la faute à Eve&nbsp;»), un hymne à la féminité revendicative.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Punk ? Il y en a </mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le second soir voyait se succéder deux formations étatsuniennes. Le trio du chanteur-guitariste <strong>Jamiah Rogers</strong>, originaire de Chicago, déploya une énergie punk pour un set oscillant entre ADN groove et shuffle du Chicago-blues et déflagrations rock d’inspiration hendrixienne. La flamboyance de l’orchestre du Louisianais <strong>D.K. Harrel</strong> fit plus que réchauffer le site de Valbrillant. Un saxophoniste et un trompettiste espagnols en verve, un batteur d’exception, un bassiste d’excellence et un organiste chef d’orchestre forment l’écrin musical de celui qui est considéré comme l’un des artistes les plus demandés de la nouvelle génération de bluesmen. Son art consommé du storytelling dans son jeu de guitare et dans ses intentions vocales amènent les musiciens et le public vers un climax. Si, pour lui, le blues est un langage de vulnérabilité, il n’en est pas moins aussi irrémédiablement politique -il égratignera d’ailleurs Trump entre deux morceaux.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">LAURENT DUSSUTOUR</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Le <em>Blues Roots Festival</em><br></strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">du 10 au 12 septembre<br></mark>Domaine Valbrillant, Meyreuil. </pre>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Les Émouvantes : du jazz résistant </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Dussutour]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Sep 2026 09:17:55 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>«&#160;Plus que jamais, il nous semble précieux de cultiver ces moments où l’on se rassemble pour écouter&#160;» proclame l’éditorial des Émouvantes. Ce festival, désormais solidement installé dans la salle Audioli du Conservatoire Pierre Barbizet, à Marseille, est l’un des événements musicaux les plus attendus de la rentrée, et invite, du 10 au 12 septembre, à [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Plus que jamais, il nous semble précieux de cultiver ces moments où l’on se rassemble pour écouter&nbsp;</em>» proclame l’éditorial des <strong><em>Émouvantes</em></strong>. Ce festival, désormais solidement installé dans la salle Audioli du Conservatoire Pierre Barbizet, à Marseille, est l’un des événements musicaux les plus attendus de la rentrée, et invite, du 10 au 12 septembre, à la découverte des expressions du jazz contemporain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout commence par une restitution d’atelier avec la flûtiste et saxophoniste <strong>Léa Ciechlelski</strong>&nbsp;: inlassable glaneuse de couleurs musicales inédites, gageons qu’elle aura à cœur d’ouvrir les oreilles des élèves du conservatoire vers des horizons débordants de vibrations contrastées.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle reviendra en fin de soirée avec <em>Franges</em>, un quintet aux accents cinématographiques lauréat du dispositif Jazz Migration, oscillant entre pulsations synthétiques, énergies rock et improvisations libres. Entretemps, le quartet <strong>Abyskiss</strong> convie l’auditoire dans les profondeurs sensibles en croisant les fréquences inédites de la guitare baryton (<strong>Pierre Tereygeol</strong>) et de l’euphonium (<strong>Camille Maussion</strong>), entre autres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le lendemain, <strong><em>Les Émouvantes</em></strong> mêlent poésie et engagement. Avec le projet <em>Unfolding</em> tout d’abord&nbsp;: un quartet conduit par la vocaliste <strong>Maria-Laura Baccarini</strong> et le batteur <strong>François Merville</strong>, avec le pianiste <strong>Bruno Ruder</strong>&nbsp;et le violoncelliste <strong>Bruno Ducret</strong>, pour une mise en musique de textes de la dramaturge et poète Dorothée Zumstein. Il y est question de faits divers récents, de leur couverture médiatique, et des figures féminines qui se sont retrouvées au centre de ces affaires, souvent réduites au silence ou à l’image que l’on fabrique d’elles.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Panthéon intime </strong></mark></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le même élan, on écoutera <strong>Unsung Heroes&nbsp;</strong>: cinq poèmes musicaux dédiés à des figures d’un panthéon idéal – Nelson Mandela, Vandana Shiva, René Dumont, Frederick Douglass et Albert Ayler – par un orchestre de virtuoses du sensible – <strong>Sakina Abdou</strong>&nbsp;saxophones,&nbsp;<strong>Matthias Mahler</strong>&nbsp;trombone,&nbsp;<strong>Fabrice Martinez</strong>&nbsp;trompettes, bugle,&nbsp;<strong>Claude Tchamitchian</strong>&nbsp;contrebasse, compositions,&nbsp;<strong>Christophe Marguet</strong>,batterie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ouverture en fanfare le dernier soir avec le trio <strong>Journal Intime&nbsp;</strong>: ces funambules d’un jazz chambriste, compagnons de route de Vincent Peirani, Thiéfaine ou Calypso Rose déploient la puissance d’un brass band déjanté (<strong>Sylvain Bardiau</strong>&nbsp;trompette,&nbsp;<strong>Frédéric Gastard</strong>&nbsp;saxophone basse,<strong>&nbsp;Matthias Mahler</strong>&nbsp;trombone). &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La conclusion du festival est confiée à <strong>Jet Whistle</strong> qui fusionne avec une énergie débordante jazz, électro, bruitisme, récits aquatiques et rock, autour des compositions de la flûtiste <strong>Fanny Martin</strong>, leadeuse du groupe désireuse de bousculer l’image de son instrument.</p>



<p class="wp-block-paragraph">LAURENT DUSSUTOUR</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Les Émouvantes</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 10 au 12 septembre<br></mark>Conservatoire Pierre Barbizet, Marseille </pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/musiques">Musique</a> ici </p>
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		<title>À Éguilles, Cathy Heiting pique au vif</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Dussutour]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Sep 2026 08:36:26 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’inlassable contre-diva provençale Cathy Heiting présentait ce soir-là son nouveau projet en trio consacré à la condition féminine avec la pianiste la plus swinguante des alentours, Maryline Ferrero, et la batteuse Aurélie Agullo, issue d’univers plus rock. Croisant des extraits de « Convenances et bonnes manières », un manuel de « savoir-vivre » à l’usage des femmes paru en [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">L’inlassable contre-diva provençale <strong>Cathy Heiting</strong> présentait ce soir-là son nouveau projet en trio consacré à la condition féminine avec la pianiste la plus swinguante des alentours, <strong>Maryline Ferrero</strong>, et la batteuse <strong>Aurélie Agullo</strong>, issue d’univers plus rock. Croisant des extraits de « <em>Convenances et bonnes manières </em>», un manuel de « savoir-vivre » à l’usage des femmes paru en 1964, qu’elle a retrouvé dans les affaires de sa mère, avec des standards de jazz agrémentés de quelques incartades hors-piste, le trio déroule un set féministe et narquois du meilleur aloi. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Revendication et joie de vivre</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est une lecture musicale délicieusement subversive qui se déploie et les thèmes interprétés font écho aux extraits choisis, telle cette livraison de <em>A Child Is Born</em> lors du tableau rétrospectivement hilarant consacré à l’éducation des enfants. Pendant que la leadeuse lit avec une conviction débordante de second degré, la pianiste égraine quelques notes bleues, et la batteuse, elle, développe quelques piques percussives bien senties. La fin du programme se dirige vers l’émotion, avec quelques mots personnels adressés par Heiting à sa mère, soulignés par une interprétation de <em>Piensa en mi</em> (ce boléro composé en 1935 revigoré par l’interprétation de Luz Casal dans <em>Talons Aiguilles</em> d’Almodovar en 1991).&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La prestation se termine entre revendication (<em>You don’t owe me</em> «&nbsp;Je ne t’appartiens pas&nbsp;» de Lesley Gove en 1963&nbsp;: le premier hit féministe étatsunien) et joie de vivre avec notamment James Brown… une sorte de braquage bien senti sur un monument de soul écrit par un vieux macho que l’on dirait masculiniste de nos jours.</p>



<p class="wp-block-paragraph">LAURENT DUSSUTOUR</p>



<p class="wp-block-paragraph">Concert donné le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">22 août </mark>au domaine Camaïssette, Éguilles. </p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>À venir</strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">23 septembre</mark><br>Hôtel C2, Marseille</pre>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Le jazz dans toute sa virtuosité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Dussutour]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Jul 2026 07:49:41 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est un festival qui se joue dans un cadre somptueux, les carrières du Bon Temps. Un bijou patrimonial désormais relié à Jazz à Junas qui l’occupe chaque été depuis une trentaine d’années avec sa myriade d’artistes connu·e·s, souvent au delà des cercles d’initiés les plus pointus. Le 22 juillet, tout commence sur la place de [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">C’est un festival qui se joue dans un cadre somptueux, les carrières du Bon Temps. Un bijou patrimonial désormais relié à <em><strong>Jazz à Junas</strong></em> qui l’occupe chaque été depuis une trentaine d’années avec sa myriade d’artistes connu·e·s, souvent au delà des cercles d’initiés les plus pointus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 22 juillet, tout commence sur la place de l’Avenir avec un concert en accès libre de <strong>Prima Kanta</strong>, un gang de musiciens·nes se revendiquant de la musique minimaliste, conduit par le multi-instrumentiste <strong>Laurent Rochelle</strong> (sax soprano, clarinette…). Un «&nbsp;jazz de chambre&nbsp;» délicieusement foutraque. Puis direction les carrières, pour le set de <strong>Marcin Wasilewski Trio</strong>, une des meilleures formations du genre en Europe. En fin de soirée, place à la vocaliste <strong>Marion Rampal</strong> qui, avec ses musiciens, propose une livraison de <em>Songs For Abbey</em> &#8211; un hommage d’une originalité confondante à la légendaire chanteuse et activiste des droits civiques Abbey Lincoln.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le lendemain, rendez-vous est encore donné sur la place de l’Avenir pour un apéro au son de <strong>Duo Brady</strong>, deux violoncellistes qui, au-delà de leur parité genrée, déploient une musique malicieuse et étrangement groovy. Direction les carrières pour <strong>Adam Baldych Quartet&nbsp;</strong>: le violoniste polonais, avec son groupe, propose un voyage aux confins des folklores européens sans jamais se départir d’un profond sens du swing le plus épuré. En seconde partie de soirée, la batteuse <strong>Anne Pacéo</strong> défendra son nouveau répertoire, <em>Atlantis</em>, dédié à la vie océane si essentielle à notre avenir commun – avec à ses côtés notamment la chanteuse <strong>Cynthia Abraham</strong> et le sémillant pianiste <strong>Gautier Toux</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une fin en fanfare</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 24 juillet, les carrières accueillent <strong>Motion Trio</strong> – trois accordéonistes pour un set détonnant, aux confins des rythmes du monde et des improvisations les plus débridées. Ensuite, <strong>Léon Phal</strong> <strong>quintet</strong> proposera son univers singulier aux confins du jazz modal le plus exigeant et du groove le plus immersif. Puisant son inspiration aussi bien chez Coltrane que dans le dance-floor, le saxophoniste suisse est l’une des étoiles montantes du jazz en Europe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Direction le Temple ce 25 juillet pour un duo soutenu par le réseau Occijazz, <strong>Virage Ravage</strong>, soit deux musiciennes croisant les sonorités de la gadulka (vièle bulgare à cordes sympathiques) et d’un accordéon chromatique dans des tourbillons d’émotions improvisées. Même lieu, autre duo&nbsp;: le batteur <strong>Daniel Humair</strong> et le saxophoniste <strong>Vincent Lé Quang</strong> proposeront une approche musicale improvisée des plasticiens contemporains les plus renommés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La dernière soirée aux carrières sera ouverte par la fanfare <strong>Wonderbrass Band</strong>, à laquelle succèdera la formation polonaise <strong>Pink Freud</strong> – l’un des groupes les plus novateurs du jazz européen, réputé pour son énergie punk&nbsp;! Enfin, place à <strong>Avishaï Cohen trio</strong>, le contrebassiste star qui sait toujours livrer des sets incandescents.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Jazz à Junas</strong></em>, ce sont aussi des stages pour les minots et les adultes, dans un esprit musical exigeant qui ne se départit jamais d’un sens de la convivialité au service d’une ouverture à l’Autre qui ne peut que faire du bien en ces temps de replis identitaires.</p>



<pre class="wp-block-verse">LAURENT DUSSUTOUR<br><br><strong>Jazz à Junas<br></strong><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 22 au 25 juillet</mark></strong></pre>
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		<title>Des notes dans le grand bleu</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Dussutour]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Jul 2026 07:49:33 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph">Cette année, la 25<sup>e</sup> édition du festival <em><strong>Jazz à Porquerolles</strong></em> s’amarre sur son île du 10 au 14 juillet. Et ça commence par un bal avec l’ensemble <strong>Papanosh</strong>&nbsp;: cet orchestre composé d’improvisateurs redoutables, basé en Normandie, n’a de cesse, depuis une quinzaine d’années, de convier les publics à se déhancher sur ses grooves entêtants, ses chansons mexicaines et ses tarentelles enjazzées. L’entrée sera libre pour accéder au somptueux écrin du fort Saint-Agathe. Leur succèdera un set de <strong>Yaguara DJ</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 11 juillet, carte blanche au saxophoniste <strong>Laurent Bardainne</strong>&nbsp;pour un concert de sortie de résidence à la Fondation Carmignac – où il aura passé une semaine en création. Le festival s’honore ainsi d’être un laboratoire de création artistique. Le saxophoniste <strong>Samy Thiébault</strong>, désormais directeur artistique de l’événement, propose, le 12 juillet, un hommage à Weather Report, le légendaire ensemble jazz «&nbsp;progressif&nbsp;» qui compta dans ses rangs le claviériste Joe Zawinul, le saxophoniste Wayne Shorter et le bassiste Jaco Pastorius, entre autres. Ce soir-là, le saxophoniste est accompagné de la pianiste <strong>Emilie Aridon-Kociołek</strong>, et c’est dans l’épure du duo que le «&nbsp;bulletin météo&nbsp;» sera livré. Le pianiste <strong>Shaï Maestro</strong> jouera le même soir le répertoire de son nouvel album, <em>The Guesthouse</em>&nbsp;: une maison ouverte à tous les vents de l’improvisation, où l’acoustique se mêle à l’électronique, avec guitare, contrebasse et batterie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Turbulences</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Place, le 13 juillet, à un plateau conviant des métissages tous azimuts. D’abord, le pianiste <strong>Sofiane Saidi</strong>, pour son projet <em>Zaïr</em>, qui convoque raï et medahates – ces chants féminins traditionnels de l’Oranie – pour un mix aux saveurs résolument contemporaines, confiant le chant à <strong>Camélia Jordana</strong> – cette varoise de l’étape s’emparant avec délectation d’un propos décolonial. La formation compte aussi dans ses rangs <strong>Théo Ceccaldi</strong> (violon) et <strong>Valentin Ceccaldi</strong> (violoncelle), dont les turbulences improvisatrices ont l’art de chambouler les ordonnancements musicaux. Ensuite, c’est au percussionniste multi-instrumentiste <strong>Papatef </strong>(aka <strong>Cyril Atef</strong>), que reviendra la jouissive tâche d’amener le public sur les voies de transes tropicales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;Feu d’artifice&nbsp;» le 14 juillet. En ouverture, le duo <strong>Airelle Besson</strong> (trompette, auréolée d’une Victoire du Jazz 2026 comme instrumentiste)/<strong>Lionel Suarez</strong> (accordéon), pour un voyage intimiste aux confins des émotions. Enfin, le dernier concert renoue avec la grande histoire du jazz&nbsp;: c’est au saxophoniste <strong>Kenny Garret</strong>, un temps compagnon de route de Miles Davis, que reviendra la tâche de, quelque part, rappeler l’ombre portée de la musique classique noire américaine (appellation dont se targuait Archie Shepp, parrain du festival et ami du regretté Franck Cassenti). Le répertoire «&nbsp;Sounds from the Ancestors&nbsp;» convoque les esprits des diasporas africaines transatlantiques dans un maelstrom émancipateur.</p>



<pre class="wp-block-verse">LAURENT DUSSUTOUR<br><br><strong> Jazz à Porquerolles<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 10 au 14 juillet</mark></strong></pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/musiques/"><em>Musiques</em> ici</a></p>
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		<title>Les 7 couleurs du jazz</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Dussutour]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Jul 2026 07:49:25 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph">Esprit (de) Django es-tu là&nbsp;? Le festival <em><strong>Jazz à Sète</strong></em> convie sur la scène du Théâtre de la Mer parmi les meilleurs praticiens du swing manouche&nbsp;pour une première soirée dédiée à l’incontournable Django Reinhardt. Des guitaristes évidemment (<strong>Angelo Debarre</strong>, les frères <strong>Rosenberg</strong>, <strong>Adrien Moignard</strong>…) mais aussi un saxophoniste – Baptiste Herbin, qui a décortiqué sur son instrument le phrasé du légendaire guitariste –, sans oublier l’impeccable <strong>Diego Imbert</strong> à la contrebasse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le plateau du lendemain aligne une première partie incendiaire avec <strong>The Getdown</strong>, trio issu d’un collectif parisien avec notamment le sémillant <strong>Laurent Coulondre</strong> aux claviers et le batteur aux inflexions <em>gwoka</em> <strong>Arnaud Dolmen</strong>. Puis, place à la nouvelle diva du jazz global&nbsp;: <strong>Samara Joy</strong>, dont les mélismes lyriques de contre-alto convoquent la tradition du gospel et l’héritage des légendaires Ella Fitzgerald et Sarah Vaughan. Elle défendra un répertoire issu de son dernier album <em>Portrait</em> (Verve).</p>



<p class="wp-block-paragraph">En ouverture le 17 juillet, la régionale de l’étape&nbsp;: <strong>Naïma Girou</strong>. Chanteuse et contrebassiste, elle a fondé un quartet à la complicité rare, au son collectif d’où résonne la joie d’être esnmble. Lui succèdera <strong>Selah Sue &amp; The Gallands&nbsp;</strong>: la reine belge de la soul-pop s’est adjointe les services du batteur <strong>Stéphane Galland</strong> et de son claviériste-producteur de fils pour un set aux confins du sensible.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Journal de bord</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Quatrième soir. Une première partie manouchisante, avec le duo <strong>Yeore Kim</strong> (harmonica)/<strong>Antoine Boyer</strong> (guitare)&nbsp;: des textures musicales originales au service d’une musique onirique. En tête d’affiche, une étoile du jazz mondial&nbsp;: <strong>Diana Krall</strong>, redoutable jazzwoman au swing sans faille, que ce soit au piano ou au chant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la cinquième soirée, ce sont des formations de blues électrique qui sont proposées. D’abord, <strong>Jessie Lee &amp; The Alchemists</strong>, qui égrène ses riffs sur les scènes du monde depuis une bonne dizaine d’année. Ensuite, c’est le guitariste <strong>Robben Ford</strong>, légende vivante de l’instrument, qui a notamment travaillé avec Miles Davis ou George Harrisson, qui s’emparera de la scène.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 20 juillet, on attend des formations à la créativité exacerbée. La première partie&nbsp;<strong>Influences, Vol.2</strong> livrera un set aux confins de la mélancolie et de la luminosité, grâce notamment aux entrelacs des deux vocalistes <strong>Mélina Tobiana</strong> et <strong>Sophie Darly</strong> avec la trompette de <strong>Stéphane Belmondo</strong>, le tout porté par une section rythmique impeccable. En seconde partie, la contre-diva <strong>Cécile McLorin Salvant</strong>, servie par le pianiste <strong>Sullivan Fortner</strong>, le contrebassiste <strong>Yasushi Nakamura</strong> et le batteur <strong>Kyle Poole</strong>, devrait ravir l’auditoire avec son art consommé du swing le plus évident, ses incursions dans la chanson française, voire l’occitan et ses expérimentations musicales issues de son désormais avant-dernier album <em>Oh Snap</em> (Nonesuch, 2025).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour terminer le voyage, le 21 juillet, la première partie a été confiée à la remarquable flûtiste <strong>Ludivine Issambourg</strong>, à la tête d’un sextet jazz-funk incandescent tandis que ce sera à la chanteuse et pianiste brésilienne <strong>Eliane Elias</strong> de clôturer l’édition 2026 du festival – son immense musicalité conjuguée à son art des pulsations cariocas devrait faire monter la température de quelques degrés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jazz à Sète, c’est aussi les concerts hors les murs à l’abbaye de Valmagne, au Musée Paul-Valery, à l’Espace Georges Brassens, au Domaine de Massane et Domaine du Grand Puy… Auxquels s’ajoutent les événements du Off avec des conférences-concerts, rencontres artistes, séances ciné autour du jazz, dans divers lieux autour du mont Saint-Clair.</p>



<pre class="wp-block-verse">LAURENT DUSSUTOUR<br><br><strong>Jazz à Sète<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 15 au 21 juillet</mark></strong></pre>



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		<title>Un air latino à Toulon</title>
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		<pubDate>Mon, 13 Jul 2026 07:49:16 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Des concerts gratuits, dans les places et les quartiers de Toulon. Le tout gratuitement, et orné d’une constellation de concerts qui s’inscrivent dans le off .Voilà la belle promesse que tient année après année le festival Jazz à Toulon, qui se tient cette année du 26 juillet au 8 août. Le concert d’ouverture, avec le [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Des concerts gratuits, dans les places et les quartiers de Toulon. Le tout gratuitement, et orné d’une constellation de concerts qui s’inscrivent dans le off .Voilà la belle promesse que tient année après année le festival Jazz à Toulon, qui se tient cette année du 26 juillet au 8 août.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le concert d’ouverture, avec le <strong>Spanish Harlem Orchestra</strong>, devrait ravir l’auditoire&nbsp;: 13 musiciens qui n’ignorent rien des secrets des claves, pour des salsas endiablées. Le second soir, l’<strong>Orkesta Akokan </strong>– le mot&nbsp;yoruba&nbsp;utilisé&nbsp;par les&nbsp;Cubains&nbsp;pour signifier « <em>du&nbsp;cœur&nbsp;</em>»&nbsp;ou&nbsp;« <em>de&nbsp;l’âme&nbsp;</em>» – devrait enflammer le public de la place de la Liberté avec des mambos – déhanchements sensuels garantis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Petite incursion hors des vibrations caribéennes le troisième soir avec le quartet suisse <strong>MOHS</strong>, l’une des formations les plus courues d’un jazz contemporain élaboré en Europe&nbsp;: une formation mêlant instruments acoustiques et effets électroniques pour créer des paysages sonores inspirés, entre autres, par l&rsquo;échelle de dureté des minéraux de Friedrich Mohs.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Retour aux pulsations des caraïbes le quatrième soir avec le pianiste <strong>Alfredo Rodriguez</strong>&nbsp;: avec son groupe, ce protégé de Quincy Jones transforme le moindre tube planétaire en salsa furieuse et tendre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> Des grands noms</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Du jazz contemporain du meilleur aloi le cinquième soir avec <strong>Solaxis&nbsp;</strong>: ce projet réunissant parmi les meilleures saxophonistes de l’Hexagone (entre autres, <strong>Géraldine Laurent</strong>, <strong>Sophie Alour</strong>), propose un répertoire original fondé notamment sur l’afro-beat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le lendemain, voici <strong>Fabiola Mendez</strong>&nbsp;! Chanteuse et joueuse de cuatro – guitare portoricaine –, l’artiste propose un répertoire célébrant les identités afro-latines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ensuite au tour du batteur d’origine niçoise <strong>Thomas Galliano</strong> qu’il appartiendra de ravir le public de la place Saint-Jean le 4 août. Son appétence pour les polyrythmies et son usage de la batterie comme un orchestre a de quoi convaincre plus d’un·e jazzfan.e. Riche de son séjour de longue durée à New York, il devrait, avec son quartet, dérouler des pépites de swing.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rendez-vous plage du Mourillon, le 6 août, pour le huitième soir. L’organiste et chanteur des légendaires Snarky Puppy, <strong>Cory Henry</strong>, avec ses <strong>Funk Apostles</strong>, saura donner au public de la rade le groove qui lui sied.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Retour aux sonorités latines les deux derniers soirs. D’abord, le 7 août, le <strong>New Sketches of Spain</strong> du trompettiste féru d’expérimentations électro <strong>Erik Truffaz</strong> et du chanteur flamenco et saxophoniste <strong>Antonio Lizana</strong>&nbsp;: une relecture d’un classique de Miles Davis au service des émotions ibériques les plus vibrantes. Le lendemain, le concert de clôture a été confié à <strong>El Comité</strong>, la formation la plus caribéenne du pays, qui n’hésite pas à passer Oasis à la moulinette de ses rythmes enfiévrés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le festival propose également un Off conviant dans divers lieux de la ville des artistes locaux aux talents musicaux avérés. Signalons entre autres le duo guitaristique aux saveurs brésiliennes <strong>Milton Nascimiento</strong>/<strong>Wim Welkers</strong>, <strong>Tifanny &amp; The Nightbirds</strong> ou encore <strong>Pernille Aid Quintet</strong> pour un hommage au meilleur du jazz scandinave.</p>



<pre class="wp-block-verse">LAURENT DUSSUTOUR<br><br><strong>Jazz à Toulon<br></strong><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 26 juillet au 8 août<br></mark></strong>Divers places, rues et plages de Toulon</pre>



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		<title>À La Londe, on ne s’en lasse pas</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Dussutour]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Jul 2026 07:49:06 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph">Un festival de jazz où l’exigence musicale le dispute à la ferveur populaire (et inversement), en accès libre, c’est possible&nbsp;? Oui. Depuis 2009, <em><strong>La Londe Jazz Festival</strong></em>, sous la direction artistique de <strong>Christophe Dal Sasso</strong>, accueille pendant quatre soirées une moyenne de 1800 spectateurs sur la plage de l’Argentière, à La Londe-les-Maures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout commence le jeudi 30 juillet avec <strong>Radio Mezcal</strong> à l’apéro&nbsp;: ce combo latin-jazz avec une touche électro ouvrira les festivités chaque soir. En tête d’affiche, le nouveau projet de <strong>Christophe Dal Sasso</strong>&nbsp;: le chef d’orchestre et flûtiste a concocté un répertoire au croisement des cultures, entre préciosité musicale et appétence pour la danse, conviant notamment la chanteuse et saxophoniste <strong>Shekina Rodz</strong> ainsi qu’une floppée d’excellents musiciens (Raphael Illes, Michael Steinman, Manuel Marchès, Nadia Tighidet…).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le même soir, <strong>Olivier Lalauze Trio</strong> va jouer quelques compositions et ouvre la jam-session –ce contrebassiste d’excellence se produira chaque soir avec le sémillant pianiste <strong>Lionel Dandine</strong> et le batteur <strong>Léo Achard</strong>, dont la profonde musicalité n’est plus à prouver.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">De Broadway à la French Riviera</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Place au grand format le vendredi 1<sup>er</sup> août. <strong>Big Sud</strong>, orchestre de 18 musiciens d’envergure conduit par Dal Sasso et le trompettiste <strong>Nicolas Folmer</strong> croisera ses propositions swing avec les traits de l’Orchestre de l’Opéra de Toulon pour un répertoire intitulé <em>De Broadway à la French Riviera</em>, traversant un siècle de musique et esquissant un pont entre l’imaginaire des comédies musicales de Broadway et celui, plus intime et solaire, de la Méditerranée provençale. Pour cette représentation exceptionnelle, <strong>Big Sud</strong>&nbsp;invite la chanteuse toulonnaise&nbsp;<strong>Andrea Caparros</strong>. Sa voix chaleureuse et expressive, à la croisée du jazz et de la chanson, apporte une dimension sensible et élégante à ce voyage musical. Gageons que la jam-session qui s’ensuivra durera jusqu’à l’aube&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le lendemain, en tête d’affiche, il y aura <strong>Abraham Reunion&nbsp;</strong>: la famille guadeloupéenne (<strong>Cynthia Abraham</strong>&nbsp;: voix&nbsp;; <strong>Clélya Abraham</strong>&nbsp;: piano, chœurs&nbsp;; <strong>Z</strong><strong>acharie Abraham</strong>&nbsp;: contrebasse, chœurs&nbsp;; <strong>Zaza Desiderio</strong>, batterie) viendra défendre son nouvel album, <em>Jaden an nou</em>, où les émotions se nimbent d’effluves de créolisation, avec ce qu’il faut de grooves caraïbes et de mélodies alizéennes. Trop souvent ignoré sur les scènes du Sud de l’Hexagone, le jazz issu de la diaspora antillaise tel que pratiqué par ces jeunes musicien·nes vient à point nommé nous rappeler notre dette, au moins musicale, envers la diversité. Parions sur une jam-session aux couleurs caribéennes pour la fin de soirée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le dernier soir, le festival se place sous le signe de la soul avec <strong>The Buttshakers</strong>. Ces «&nbsp;remueurs de popotin&nbsp;», basés dans la région lyonnaise, écument les scènes internationales depuis une quinzaine d’années, avec une énergie puisée aussi bien dans la Stax du siècle dernier que dans les grooves les plus subtils de notre époque, avec ce qu’il faut de rythmes enfiévrés et de cuivres doux et rugissants. Emmené par la charismatique chanteuse américaine <strong>Ciara Thompson</strong>, fervente porte-parole féministe et antiraciste, le groupe devrait mettre le public en transe. La jam-session prendra-t-elle alors les voies du hard-bop, ce jazz nimbé de soul&nbsp;?</p>



<pre class="wp-block-verse">LAURENT DUSSUTOUR<br><br><strong>La Londe Jazz Festival<br></strong><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 30 juillet au 3 août<br></mark></strong><br> Plage de l’Argentière</pre>



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