Des concerts gratuits, dans les places et les quartiers de Toulon. Le tout gratuitement, et orné d’une constellation de concerts qui s’inscrivent dans le off .Voilà la belle promesse que tient année après année le festival Jazz à Toulon, qui se tient cette année du 26 juillet au 8 août.
Le concert d’ouverture, avec le Spanish Harlem Orchestra, devrait ravir l’auditoire : 13 musiciens qui n’ignorent rien des secrets des claves, pour des salsas endiablées. Le second soir, l’Orkesta Akokan – le mot yoruba utilisé par les Cubains pour signifier « du cœur » ou « de l’âme » – devrait enflammer le public de la place de la Liberté avec des mambos – déhanchements sensuels garantis.
Petite incursion hors des vibrations caribéennes le troisième soir avec le quartet suisse MOHS, l’une des formations les plus courues d’un jazz contemporain élaboré en Europe : une formation mêlant instruments acoustiques et effets électroniques pour créer des paysages sonores inspirés, entre autres, par l’échelle de dureté des minéraux de Friedrich Mohs.
Retour aux pulsations des caraïbes le quatrième soir avec le pianiste Alfredo Rodriguez : avec son groupe, ce protégé de Quincy Jones transforme le moindre tube planétaire en salsa furieuse et tendre.
Des grands noms
Du jazz contemporain du meilleur aloi le cinquième soir avec Solaxis : ce projet réunissant parmi les meilleures saxophonistes de l’Hexagone (entre autres, Géraldine Laurent, Sophie Alour), propose un répertoire original fondé notamment sur l’afro-beat.
Le lendemain, voici Fabiola Mendez ! Chanteuse et joueuse de cuatro – guitare portoricaine –, l’artiste propose un répertoire célébrant les identités afro-latines.
C’est ensuite au tour du batteur d’origine niçoise Thomas Galliano qu’il appartiendra de ravir le public de la place Saint-Jean le 4 août. Son appétence pour les polyrythmies et son usage de la batterie comme un orchestre a de quoi convaincre plus d’un·e jazzfan.e. Riche de son séjour de longue durée à New York, il devrait, avec son quartet, dérouler des pépites de swing.
Rendez-vous plage du Mourillon, le 6 août, pour le huitième soir. L’organiste et chanteur des légendaires Snarky Puppy, Cory Henry, avec ses Funk Apostles, saura donner au public de la rade le groove qui lui sied.
Retour aux sonorités latines les deux derniers soirs. D’abord, le 7 août, le New Sketches of Spain du trompettiste féru d’expérimentations électro Erik Truffaz et du chanteur flamenco et saxophoniste Antonio Lizana : une relecture d’un classique de Miles Davis au service des émotions ibériques les plus vibrantes. Le lendemain, le concert de clôture a été confié à El Comité, la formation la plus caribéenne du pays, qui n’hésite pas à passer Oasis à la moulinette de ses rythmes enfiévrés.
Le festival propose également un Off conviant dans divers lieux de la ville des artistes locaux aux talents musicaux avérés. Signalons entre autres le duo guitaristique aux saveurs brésiliennes Milton Nascimiento/Wim Welkers, Tifanny & The Nightbirds ou encore Pernille Aid Quintet pour un hommage au meilleur du jazz scandinave.
LAURENT DUSSUTOUR
Jazz à Toulon
Du 26 juillet au 8 août
Divers places, rues et plages de Toulon
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