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	<title>Archives des Société - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Société - Journal Zebuline</title>
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		<title>L’âme de Belsunce, l’âme de Marseille</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Apr 2026 09:26:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
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<p>«&nbsp;<em>Un théâtre, ce n’est pas un bâtiment. C’est un endroit où une ville se transforme.&nbsp;</em>» C’est ainsi que <strong>Dro Kilndjian</strong>, actuel coordinateur du Théâtre de l’Œuvre, a conclu la présentation de la réhabilitation du théâtre de la rue Thubaneau le 21 avril. Des travaux qui vont priver le quartier d’un lieu de vie essentiel à son équilibre jusqu’en janvier 2028, mais qui devraient permettre de retrouver un outil aux normes, qui pourra accueillir artistes, associations, publics et ateliers de pratique artistique loin de la précarité actuelle du lieu.</p>



<p><a></a> Car le Théâtre de l’Œuvre est devenu une maison essentielle dans un quartier marqué par la pauvreté, les trafics et l’habitat précaire, mais riche d’une vie associative intense, de cultures et de mémoires plurielles, et d’un patrimoine architectural et religieux uniques. Le théâtre accueille des spectacles et des concerts, souvent militants (voir p.XVIII), mais aussi des distributions alimentaires du Secours populaire, des associations de femmes, et de nombreuses activités culturelles ou sociales.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Continuité de l’activité</mark></strong></p>



<p>Dro Kilndjian assure que certaines seront reprises par la régie de quartier, d’autres, sans doute, par la bibliothèque de l’Alcazar. Cette continuité est indispensable&nbsp;: il est plus facile et rapide de construire une salle de spectacle à Berre L’Étang [voir page suivante] que dans l’hyper-centre de Marseille, où les rues étroites et la circulation transforment la moindre pose de benne en casse-tête. Mais toute l’activité ne pourra pas être maintenue durant ces vingt mois.</p>



<p>Car ce sont 165 levers de rideau qui ont eu lieu cette saison, dans une salle souvent pleine. Si une partie de la programmation musicale sera sans doute reportée dans l’espace public ou à l’Espace Julien, au Makeda ou à la Mesón, partenaires fidèles, la plus grande part de la programmation, en particulier théâtrale, sera annulée durant la saison prochaine, et le début de la suivante.</p>



<p>C’est donc dans un étrange mix d’inquiétude et d’enthousiasme que la conférence de presse du 21 avril s’est déroulée&nbsp;: <strong>Sophie Camard</strong>, maire du secteur, soulignait que le premier arrondissement de Marseille allait être incroyablement transformé ces prochaines années grâce aux équipements culturels renouvelés et réhabilités, énumérant l’Œuvre, le Gymnase, la Cité de la Musique, l’Ilot Velten, l’Opéra…</p>



<p>Un avenir plein de promesses qui tardent à s’accomplir, tant le bâti culturel marseillais a été&nbsp;laissé à l’abandon, et nécessite, partout, de complexes travaux. Au Théâtre de l’Œuvre le système de chauffage date de 1948, une partie des salles est fermée et plus grand-chose n’est aux normes.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Financements incomplets</mark></strong></p>



<p>Si l’association La Paix, qui gère le lieu, a réussi à trouver des fonds importants, ceux-ci restent pour l’heure insuffisants, en particulier parce que le Département et la Métropole sont absents. Des «&nbsp;Fonds Feder&nbsp;» (subvention européenne de 1 450 000 €) ont été fléchés vers cette réhabilitation par la Région, mais celle-ci n’a enclenché aucun financement propre, pas plus que l’État. La Ville de Marseille apporte 520 000€ et une garantie bancaire, le Centre National de la Musique 500 000€, et la Banque des territoires un prêt de 750 000 euros. Qu’il faudra rembourser. L’équipement technique de la scène, de la salle et des studios, estimé à 450 000 €, n’est pour l’heure pas financé.</p>



<p>Quant au financement du fonctionnement futur, et de la période de transition, il reste notoirement insuffisant et repose sur les reliquats d’un miracle [voir ci-dessous], quelques subventions annuelles (45 000 € de la Ville de Marseille, 6 000 € du Département 13 au titre de la vie associative, et 15 000 € de l’État au titre de l’aide au tiers-lieux), et surtout des recettes propres, qui représentent plus de 70% du budget… et vont disparaitre durant la période de fermeture.</p>



<p>Les sept emplois permanents vont donc être réduits à deux et demi durant la période de fermeture, et Sophie Camard assure que la Ville va les reloger. Mais il faudra, pour mener à bien la réouverture, une équipe de dix personnes, et un sérieux coup de boost des tutelles pour que l’Œuvre de Belsunce s’accomplisse.</p>



<p>AGNÈS FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Construit dans le jus<br></mark></strong><br>Le projet architectural est celui d’une transformation, d’une augmentation, d’une rénovation « qui a su remarquablement tenir compte du mobilier, du bâti et de l’histoire », soulignait Gwénaël Richerolle, adjoint délégué aux équipements culturels. En effet Guillaume Baccaria, de l’agence Land Architectes, expliquait que le bâtiment d’angle ne nécessitait pas de travaux structurels, et que l’essentiel des travaux porterait sur la dent-creuse au-dessus de la salle de spectacles, où deux étages allaient s’élever, pour accueillir des studios de répétition et des ateliers de pratique. La façade s’inscrira dans la continuité architecturale de la rue, un petit toit terrasse – sans activité nocturne bruyante, promet l’équipe – dominera le bâtiment.<br><br>Au-dessous, la salle de spectacle sera profondément transformée, mais sans dénaturer aucune des qualités du petit bijou architectural qu’elle est : l’alcôve disparaitra, permettant une meilleure ouverture de scène, les sièges seront démontés, restaurés puis remontés dans une configuration presque identique… mais ils pourront aussi être escamotés pour que les 174 places deviennent une salle accueillant 300 personnes debout.<br><br>Une configuration qui oriente l’avenir du lieu plutôt vers les musiques actuelles, même si Dro affirme qu’il continuera à programmer du théâtre !<br><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un lieu historique<br></mark></strong><br>L’association la Paix, qui gère le théâtre, est née en 1931, dans le quartier de Belsunce, et s’est toujours engagée à la fois dans la diffusion du music-hall, des musiques, du cabaret, de la mandoline… en étant attentive aux « chemins de vie écorchés » des habitants du quartier, rappelait Dro Kilndjian.<br><br>La Paix a ouvert le théâtre de l’Œuvre en 1952, continuant cette double vocation « art et charité ». Et poursuit aujourd’hui cette double destination de tiers-lieu avant l’heure, sans connotation religieuse. Quoique… Après une fermeture due à la non-conformité des lieux aux normes incendie et accessibilité, Yves Millo, l’ancien coordinateur, a pu rouvrir en 2017 grâce à la vente d’un tableau d’Augustin Lesage, Énigmes des siècles (1924). Un trésor insoupçonné qui ornait les murs de l’escalier et fait désormais partie des collections du Musée d’art moderne de Lille. Un miracle ?<br><br>A.F.</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/politique-culturelle/">Politique culturelle</a></p>
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		<title>Dansez, dansez, sinon nous sommes perdus  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Apr 2026 08:57:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Édito]]></category>
		<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il n’est pas si courant qu’un homme de droite cite cette phrase de Pina Bausch. Michel Bissière, vice-président de la Région Sud en charge de la culture, a adopté un ton grave lors de la conférence de presse du Festival de Marseille, rappelant à demi-mot que nos manifestations culturelles sont menacées par l’extrême droite, mais [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Il n’est pas si courant qu’un homme de droite cite cette phrase de Pina Bausch. Michel Bissière, vice-président de la Région Sud en charge de la culture, a adopté un ton grave lors de la conférence de presse du Festival de Marseille, rappelant à demi-mot que nos manifestations culturelles sont menacées par l’extrême droite, mais aussi par les restrictions budgétaires imposées aux collectivités&nbsp;par le gouvernement.&nbsp;</p>



<p>&nbsp;«&nbsp;<em>La création artistique est une nécessité pour inventer des récits communs</em>&nbsp;», affirme-t-il, tandis que Nicole Joulia, son homologue au Département 13, s’inquiète aussi de l’impasse budgétaire de la Métropole Aix-Marseille&nbsp;: «&nbsp;<em>Les Marseillais ont prouvé qu’ils pouvaient se lever contre ceux qui ne respectent pas les différences. Il faut que nous soyons prêts à défendre ensemble une culture publique ouverte, celle qui fait la richesse de notre territoire et de notre région.</em>&nbsp;»&nbsp;</p>



<p>Une perspective d’alliance inédite&nbsp;? Allons-nous vers la possibilité d’un regroupement républicain d’urgence face à la double menace de l’extrême droite, qui censure et annule les festivals à tour de bras, et de l’extrême centre, qui impose aux collectivités territoriales d’annuler des événements et des subventions pour tenir leurs budgets&nbsp;?&nbsp;</p>



<p><em><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Vous dansiez ? j’en suis fort aise</mark></strong></em></p>



<p>L’élection de Jordan Bardella comme président de la République semble aujourd’hui probable. Plus seulement possible, probable. Le monde culturel s’y prépare avec effroi. Les élus attachés au bien commun et aux valeurs de la République aussi, se demandant quelles alliances nouvelles ils doivent tisser pour éviter le pire.</p>



<p>Et c’est la sidération qui domine, empêchant l’action, empêchant de danser, empêchant d’affirmer que cela est impossible, qu’il faut se mobiliser… Car comment la patrie qui a inventé la démocratie moderne et les droits de l’Homme, les droits d’auteur et l’exception culturelle, le théâtre de service public, une politique publique du livre et du cinéma, peut-elle sombrer à ce point&nbsp;? Comment le pays d’Europe où vivent les plus grandes communautés musulmanes et juives, celui qui au sortir de la guerre a su adopter des lois sociales qui le structurent encore aujourd’hui, peut-il désirer renouer avec le régime et les valeurs de Vichy, le droit du sang et la préférence nationale, la défense inconditionnelle des forces de l’ordre même lorsqu’elles sombrent dans la violence&nbsp;? &nbsp;</p>



<p>À gauche, on sait que l’appauvrissement des classes populaires, l’absence de perspective des jeunes et la destruction progressive des services publics doit s’arrêter pour que le fascisme s’éloigne. Mais comment les fractures entre les partis permettraient-elles aujourd’hui une candidature unique, seule capable de se qualifier au second tour&nbsp;? &nbsp;</p>



<p>À droite, les quelques-uns qui résistent au ciottisme et restent fidèles au gaullisme, les quelques-uns qui pourraient, dans un duel gauche-RN, faire barrage au fascisme, les quelques-uns qui ne cèdent pas au lavage de cerveau du système Bolloré, sont aujourd’hui hyper-minoritaires. Ce sont pourtant eux qui doivent comprendre, et faire comprendre à leur camp, que désespérer le peuple conduit soit au fascisme, soit à la révolution. De type sanglant.</p>



<p><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Et bien chantons maintenant</strong></mark></em></p>



<p>Cet été de festivals qui s’annonce sera peut-être le dernier&nbsp;: un président d’extrême droite ne permettra pas cet espace de liberté et de démocratie. Déjà, à Avignon, le nouveau maire a choisi deux vice-présidents d’extrême droite, et critique la programmation d’un festival qu’il juge pro-palestinien. Déjà, les maires RN retirent les drapeaux LGBTQI, censurent les festivals et les maisons de théâtre. Déjà la commission parlementaire ciottiste a attaqué l’audiovisuel public, ciment essentiel à notre démocratie. Déjà les aides à la presse indépendante disparaissent, laissant le champ libre à la presse Bolloré.</p>



<p>Nous avons un peu plus d’un an. Il est temps de chanter ensemble, à pleins poumons. Sinon nous sommes perdus.</p>



<p>AGNÈS FRESCHEL&nbsp;</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/"><em>Société</em> ici</a></p>



<p></p>
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		<title>Cultures et régénération</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gaëlle Cloarec]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Apr 2026 09:15:35 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Considérer «&nbsp;<em>l&rsquo;espace vacant</em>&nbsp;» des friches comme un lieu de transformation, de soin, et de retrouvailles avec le vivant, par le biais de l&rsquo;art, tel était l&rsquo;objectif du programme européen <em><strong>Future DiverCities</strong></em>. Quatre ans durant, neuf projets ont pu se développer dans les villes de Berlin, Zagreb, Split, Kuopio, Florence, Timişoara, Elefsina, Liepaja et Marseille, en bénéficiant d&rsquo;un budget considérable (<strong>1 994 232&nbsp;€, dont 340 947&nbsp;€ pour La Friche Belle de Mai, qui en assurait la coordination).</strong></p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une expérience réplicable ?</mark></strong></p>



<p>Le 16 avril, c&rsquo;était l&rsquo;heure du bilan à La Friche, et globalement, il semblait satisfaisant. Peut-être réplicable, si on table sur ce qu&rsquo;exprimait <strong>Gilles Pelayo</strong>, qui représentait la Commission Européenne&nbsp;: «&nbsp;<em>mettre ainsi l&rsquo;écologie au centre résonne avec les priorités de l&rsquo;UE</em>&nbsp;». Et sur le portail détaillant les financements, dans le registre technocratique usuel&nbsp;: «&nbsp;<em>c</em><em>es projets pilotes serviront aux chercheurs, qui formuleront des recommandations et des méthodes pour mieux qualifier et systématiser le facteur écologique dans les stratégies de régénération urbaine axées sur la culture. Ce projet vise à préparer les responsables des pôles créatifs à mener des débats plus larges sur la régénération urbaine durable, contribuant ainsi à un changement de paradigme politique plaçant l&rsquo;écologie au cœur des préoccupations.</em>&nbsp;»</p>



<p>Loin du jargon, les structures invitées témoignaient de belles expériences, sur des sites très variés. Quatre ans, c&rsquo;est suffisant pour prendre le temps de vivre avec les habitants d&rsquo;un territoire, de les connaître, de leur demander ce qu&rsquo;ils aimeraient que les artistes transmettent à leurs jeunes générations. «&nbsp;<em>Quelles œuvres on laisse dans leurs squares, jardins, montagnes&nbsp;?</em>&nbsp;», voilà qui était important pour <strong>Martina Aiazzi Mancini</strong>, venue des Appenins, région de forêts. Idem pour <strong>Anna Priedola</strong>&nbsp;: Liepaja, sa ville Lettone, a connu une histoire militaire lourde&nbsp;; l&rsquo;enjeu dans ce port de guerre était de montrer à quel point le littoral alentour fourmille d&rsquo;une biodiversité fragile mais vaillante. <strong>Hannu Hautti</strong> et <strong>Laura Pakarinen</strong>, en Finlande, défendaient un propos similaire&nbsp;: prêter attention aux relations entre humains et non-humains, pour envisager un futur plus juste pour tous. Conclusion de <strong>Laetitia Manach</strong>&nbsp;: «&nbsp;<em>Ce sont des apprentissages&nbsp;: le projet s&rsquo;achève, mais le travail n&rsquo;est pas fini. C&rsquo;est toujours une bataille de préserver les communs contre l&rsquo;économie.</em>&nbsp;»</p>



<p>GAËLLE CLOAREC</p>



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		<title>Une histoire d’éclosion</title>
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		<dc:creator><![CDATA[journalzebuline]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Apr 2026 08:56:34 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les Chroniqu’Heureuses. Comment vous sentez-vous avant le concert de vendredi ? Ekloz. Je me sens bien. C’est un concert un peu spécial car je prépare un live avec Falzar. On construit un set d’une heure tous les deux, c’est la première fois qu’on construit un show, j’ai hâte ! On travaille beaucoup, on a d’abord [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Les Chroniqu’Heureuses. Comment vous sentez-vous avant le concert de vendredi ?</strong></p>



<p><strong>Ekloz.</strong> Je me sens bien. C’est un concert un peu spécial car je prépare un live avec Falzar. On construit un set d’une heure tous les deux, c’est la première fois qu’on construit un show, j’ai hâte ! On travaille beaucoup, on a d’abord choisi les morceaux et maintenant on répète, on essaye de penser à la scénographie et au décor.</p>



<p><strong>Comment vous êtes-vous lancée dans la musique ?</strong></p>



<p>J&rsquo;étais jeune et je n’ai pas réfléchi ! [<em>rires</em>]. J’étais dans un lycée spé danse et j’ai découvert le rap à ce moment-là. Ça m’a pris aux tripes, ça a donné un sens à ma vie, je me suis dit que c&rsquo;était ce que je voulais faire. J’ai commencé à travailler et essayé de comprendre comment l’industrie marche. Dix ans plus tard, j’en suis là.</p>



<p><strong>Pouvez-vous citer un artiste qui vous inspire encore aujourd’hui ?</strong></p>



<p>Le cadre tombe bien, je crois que les personnes qui m’inspirent le plus sont mes amis ! Les gens avec qui je suis ou rappe. Ce sont ceux qui me challengent le plus, quand ils font quelque chose que j’admire, ça me pousse.</p>



<p><strong>Composez-vous vous-même vos morceaux ? Quel est le processus de création ?</strong></p>



<p>Je co-compose : je suis toujours avec les beatmakers lorsqu&rsquo;on fait les morceaux. Je ne touche pas à la prod. Le processus dépend des projets, de l’argent qu’on peut y mettre, aussi, ça coûte très cher de payer plein de gens pour faire de la musique. Ces derniers temps, j’écris seule, j’ai le matériel pour m&rsquo;enregistrer à la maison. Je fais des sons et des mélodies, j’essaye des trucs. Lorsque je trouve quelque-chose, j’extrais la ligne de voix et je la re-travaille avec des compositeurs.</p>



<p><strong>Pourquoi appréciez-vous particulièrement l’autotune, très présent sur l’album </strong><em><strong>10 000 heures ?</strong></em></p>



<p>Parce que je peux chanter alors que je ne suis pas chanteuse, et ça c’est trop bien&nbsp;! [rires]. C’est vraiment une histoire de goûts, j’écoute des artistes qui modifient beaucoup leurs voix, ça me parle. J’accède aussi grâce à ça à toute une partie mélodique que je ne ferais pas sans autotune, je me contenterais de rapper.</p>



<p><strong>Votre personnage de scène est assez «&nbsp;badass&nbsp;». Reflète-t-il votre personnalité ?</strong></p>



<p>Il y a un peu de ça. Ce que tu es, ce que tu deviens et ce que tu crées, ce sont des facettes exacerbées de toi-même, c’est tiré. Si je suis 10 % badass dans la vie, il faut que je le sois à 100% sur scène. Il faut qu’il y en ait un peu en moi, sinon ça devient de la comédie et je me suis trompée de métier.</p>



<p><strong>Comment avez-vous vécu l’expérience de l’émission Netflix </strong><em><strong>Nouvelle École</strong></em><strong> ?</strong></p>



<p>Oulala. C’était très stressant parce qu’il y a plein de paramètres que tu n’as pas : c’est une grosse production, c’est la télé, des épreuves, tu es coupé de toi même et des habitudes. tout ce qui t’est familier n’est pas là. Ce qui m’angoissait c’était de savoir que mon image allait être à disposition d’autres personnes, qui pouvaient en faire ce qu’elles voulaient. J’avais raison… Et en même temps, tu vis un rêve de petite fille, je rêvais devant The Voice quand j’avais huit ans, et je suis devenue une de ces personnes qui fait un concours de musique à la télé. C’est aussi stressant que génial.</p>



<p><strong>Comment vit-on l’après d’un concours télévisé très populaire ?</strong></p>



<p>Chacun le vit différemment, je pense. Moi, j’ai reçu beaucoup de haine et de harcèlement, ça a été compliqué. Il y a plein d’étapes, il y a le «&nbsp;vivre après&nbsp;» personnel, puis le professionnel et l’avancée ou non de la carrière… Je suis contente de l’avoir fait mais honnêtement je n’ai pas eu les répercussions que j&rsquo;espérais en y allant. En gros, ça veut dire que je galère toujours à percer…</p>



<p><strong>Comment vous projetez-vous artistiquement dans l’avenir ? Quels sont vos nouveaux projets ?</strong></p>



<p>Bonne question ! Je ne sais pas, je suis en pleine réflexion sur la suite. J’aimerais continuer à faire des concerts mais la forme que prendra ma musique les prochains mois, je ne peux pas le dire. Je fais pas mal d&rsquo;ateliers d&rsquo;écriture avec des jeunes, j’aimerais reprendre ça, et composer des nouveaux morceaux. La vie continue, la musique continue.</p>



<p>Interview réalisée par Yamina, Rabea, Mam’Bousso, Jimmy, Himda, Ilias, Abdel-Aziz et Zineb et retranscrite par Lucie Ponthieux Bertram. Une action éducative imaginée par le Nomad’, avec les jeunes de l’association Because U Art</p>



<p><strong>Quelques réactions et retours en atelier :</strong></p>



<p><strong>Jimmy :</strong> «&nbsp;<em>J’ai trouvé le travail de résidence assez drôle, les artistes inventaient des sketchs pour le show à venir, ils étaient complices.&nbsp;»</em></p>



<p><strong>Yamina : </strong>«&nbsp;<em>Le décor de salon créé par les artistes donnait une impression familière, intimiste.&nbsp;</em>»</p>



<p><strong>Ilias : </strong>«<em>&nbsp;Sur scène, les artistes étaient sûrs d’eux, confiants !&nbsp;</em>»</p>



<p><strong>Rabea : </strong>«<em>&nbsp;En voyant les photos de presse d’Ekloz, on pouvait s’attendre à une personne froide, mais en fait c’était une personne sympa et normale.</em>&nbsp;»</p>



<p><strong>Yamina : </strong>«<em>&nbsp;Ekloz a pris le temps de nous répondre, elle était douce et accueillante, ça aide à être moins stressée.&nbsp;</em>»</p>



<p><strong>Jimmy :</strong> «<em>&nbsp;Ses réponses sur Nouvelle École étaient étonnantes, il y a plus de négatif que ce que l’on pense.&nbsp;</em>»</p>



<p><strong>Rabea :</strong> «<em>&nbsp;J’ai vu sur les réseaux sociaux qu’Ekloz se prend beaucoup de haine, derrière un écran les gens se sentent plus libres, ils ne lui diraient rien de tout ça directement ! C’est violent.&nbsp;</em>»</p>



<p><strong>Himda : </strong>«<em>&nbsp;J’ai compris que l’image qu’on a donné d’Ekloz lui faisait peur, et que ça a créé beaucoup de haine sur les réseaux.</em>&nbsp;»</p>
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		<title>Berre-l&#8217;Étang : Plus vite que son nom</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Apr 2026 08:42:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
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		<category><![CDATA[Berre L’Étang]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
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		<category><![CDATA[Mario Martinet]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est tout près de l’étang que la nouvelle salle de spectacle s’est construite, dans un geste architectural osé, et très réussi. L’agence d’architectes marseillaise Leteissier-Corriol a remporté le concours et la Ville lui a donc confié, en novembre 2024, une parcelle triangulaire pour y construire son projet. Celle-ci a choisi l’ellipse, et un geste architectural [&#8230;]</p>
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<p>C’est tout près de l’étang que la nouvelle salle de spectacle s’est construite, dans un geste architectural osé, et très réussi. L’agence d’architectes marseillaise Leteissier-Corriol a remporté le concours et la Ville lui a donc confié, en novembre 2024, une parcelle triangulaire pour y construire son projet. Celle-ci a choisi l’ellipse, et un geste architectural ambitieux&nbsp;: des voiles de béton de grande hauteur, des murs qui oscillent comme des vagues, encerclent une salle de spectacle de 350 places (700 places debout) qui sera équipée d’un plateau large, profond et surmonté d’une belle hauteur, et pourra ainsi accueillir théâtre, musique, danse et cirque. Un soin particulier est apporté à l’acoustique externe pour couvrir le bruit des avions qui survolent l’étang. Les espaces entourant la salle centrale sont en partie dédiés aux professionnels (locaux de stockage, loges, coulisses, bureaux), et pour partie au public, qui sera accueilli dans un hall vaste et lumineux.</p>



<p>Si la scène, les gradins et les espaces intérieurs sont encore à construire, le gros-œuvre est achevé. «&nbsp;<em>On a tenu les délais, on a tenu les budgets</em>&nbsp;» fait remarquer le maire <strong>Mario Martinet</strong> lors de la visite de chantier du 26 avril. Soit 5 millions d’euros, pour un bâtiment de 1650 m<sup>2</sup>, qui doit répondre à des impératifs écologiques forts dans une zone à la fois inondable et classée. Pourtant rien n’a ralenti le chantier sinon la découverte, dans le sol, des ruines de béton de l’ancien aérodrome (voir ci-dessous).</p>



<p>«&nbsp;<em>Tout est allé si vite, si bien, que nous n’avons pas encore réussi à décider de son nom&nbsp;!</em>&nbsp;». Une consultation est lancée auprès des Berrois, et devra aboutir vite…</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Politique publique, sans concurrence</mark></strong></p>



<p>Car la programmation prévue, quant à elle, est «&nbsp;<em>déjà finalisée pour la saison procha</em><em>ine</em>&nbsp;» annonce <strong>Sandrine Prat</strong>, directrice des affaires culturelles de la ville, qui va également assurer la direction de la nouvelle salle. Elle promet une vingtaine de levers de rideau, à partir du dernier week-end de novembre. L’adjoint à la culture, <strong>Loïc Baladéjo</strong>, l’approuve d’un sourire, mais précise que tout cela ne sera dévoilé que le 12 juin, lors d’une conférence de presse qui présentera «&nbsp;<em>toute la programmation des équipements culturels municipaux, ainsi que celle du Forum.</em>&nbsp;»</p>



<p>En effet la ville de Berre possède déjà une salle de spectacle bien connue des programmateurs et des artistes (voir ci-dessous)&nbsp;: Sandrine Prat assure que la complémentarité est son souci permanent «&nbsp;<em>Cette salle donnera l’occasion à l’association qui dirige le Forum de programmer ici, quand elle le voudra, pour aller au-delà de sa jauge de 80 places. Il n’est pas question de concurrence, les politiques publiques bâtissent des synergies entre les équipements de la ville, pour aller plus loin. Cette politique du spectacle vivant a été initiée historiquement par le Forum, son École des Arts est essentielle, nous comptons beaucoup sur elle&nbsp;!&nbsp;»</em></p>



<p>AGNÈS FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Berre et la culture publique, une affaire qui dure…</strong></mark><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong><br></strong></mark>À Berre-L’Étang, la politique culturelle publique n’est pas secondaire. Le maire Mario Martinet,&nbsp;réélu depuis 2016, explique même que sa troisième mandature sera «&nbsp;celle de l’affirmation du caractère essentiel, pour les Berrois, de la vie culturelle&nbsp;». Son adjoint à la culture, Loïc Baladejo, est désormais Premier adjoint. Un symbole fort, qui repose sur une politique volontaire d’équipements structurants et de médiation entamée dès les années 1980 par la municipalité communiste, et poursuivie par les édiles socialistes qui ont succédé.<br><br>En effet la petite ville de&nbsp;14 000 habitant·es s’est équipée dès 1986 de sa Médiathèque Edmonde Charles-Roux Defferre, véritable lieu de vie en centre-ville qui met à la disposition gratuite des Berrois·es plus de 45 000 livres, journaux, et DVD. Son cinéma, municipal, Ciné89, à quelques pas, est classé «&nbsp;art et essai&nbsp;» et «&nbsp;label jeunesse&nbsp;»&nbsp;: il propose une programmation de films d’auteurs, de rencontres, d’avant-premières et de festivals remarquable.<br><br>Quant au Forum de Berre, il est connu de tous les programmateurs de spectacle vivant&nbsp;: la salle, historique, propose depuis&nbsp;1989, sous la direction de&nbsp;Patrick Veyron durant 35 ans, puis sous celle de Mikhael Piccone, une programmation exigeante, attentive aux artistes du territoire, à la pointe des musiques actuelles mais aussi classiques et lyriques, fondée sur un travail de médiation avec les publics, en particulier les jeunes des cités environnantes. Son École des arts associe les participants aux cours de théâtre, d’arts plastiques, de danseS et de musiques, à la programmation et à la médiation, et tient lieu de conservatoire.</pre>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="463" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/DSC_1213.jpeg?resize=696%2C463&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-136250" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/DSC_1213-scaled.jpeg?resize=1024%2C681&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/DSC_1213-scaled.jpeg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/DSC_1213-scaled.jpeg?resize=768%2C511&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/DSC_1213-scaled.jpeg?resize=1536%2C1022&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/DSC_1213-scaled.jpeg?resize=2048%2C1363&amp;ssl=1 2048w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/DSC_1213-scaled.jpeg?resize=150%2C100&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/DSC_1213-scaled.jpeg?resize=696%2C463&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/DSC_1213-scaled.jpeg?resize=1068%2C711&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/DSC_1213-scaled.jpeg?resize=1920%2C1277&amp;ssl=1 1920w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/DSC_1213-scaled.jpeg?resize=631%2C420&amp;ssl=1 631w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/DSC_1213-scaled.jpeg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">L’interieur de la salle, en travaux © Mairie de Berre</figcaption></figure>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Bol d’air<br></mark><br>Dans cette ville dont l’histoire industrielle et sociale est très marquée par la pétrochimie, le barrage EDF de Saint-Chamas qui a tant pollué l’étang, et les restes enfouis de la base aéronautique navale – camp militaire d’hydravions détruit par les l’armée nazie en 1942 – le bol d’air d’une vie culturelle riche et généreuse est indispensable.<br><br>C’est d’ailleurs au bord de l’étang, sur l’ancien site de la base navale, que la salle de spectacles sans nom mais avec murs ondulés s’élève. L’état sanitaire de l’étang permet à nouveau la baignade et Berre a engagé, avec Martigues et les autres villes de l’étang, une démarche d’inscription au patrimoine mondial de l’Unesco. Le nouveau quartier, plus résidentiel, pavillonnaire, estival, est désormais relié au centre-ville par «&nbsp;une promenade plantée d’arbres&nbsp;» où le maire promet aussi des «&nbsp;œuvres d’art et des sculptures de grande taille&nbsp;».<br><br>Les arbres sont déjà plantés, et la promenade du centre-ville vers la rive est déjà fréquentée par les familles, qui observent le chantier, et ce beau bâtiment qu’ils ont hâte de pouvoir nommer.<br><br>A.F.</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/politique-culturelle/" type="link" id="https://journalzebuline.fr/category/societe/politique-culturelle/">Politique culturelle</a></p>
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		<title>Faire place aux histoires</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Apr 2026 10:25:12 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dès l’ouverture, à l’Institut culturel italien, la couleur est donnée. Claudio Milanesi rappelle qu’il faut désormais se rendre à l’évidence : du Nobel attribué à Annie Ernaux à l’ouverture du Prix Strega à la non-fiction, le genre n’est plus marginal. Il est en train de remodeler en profondeur notre rapport à la littérature. La suite [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Dès l’ouverture, à l’Institut culturel italien, la couleur est donnée. <strong>Claudio Milanesi</strong> rappelle qu’il faut désormais se rendre à l’évidence : du Nobel attribué à Annie Ernaux à l’ouverture du Prix Strega à la non-fiction, le genre n’est plus marginal. Il est en train de remodeler en profondeur notre rapport à la littérature. La suite du festival ne cessera de le confirmer.</p>



<p>À l’EJCAM le matin même, puis le lendemain à l’Hôtel d’Olivary, la question ukrainienne s’impose comme un point nodal du programme, notamment lors de la rencontre <em>Comprendre la situation en Ukraine</em> avec <strong>Constantin Sigov</strong> et <strong>Sergiy Kvit</strong>. Dans leur sillage, <strong>Tetyana Ogarkova </strong>et <strong>Anastasia Fomitchova</strong> ouvrent de nouvelles perspectives : écrire, ici, consiste à documenter la guerre, à maintenir des lignes de vérité dans un contexte saturé de récits concurrents.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Mémoire, langue et récits fragmentés</mark></strong></p>



<p>Invitée d’honneur, <strong>Helena Janeczek</strong> prolonge ce déplacement. Première femme lauréate du Prix Strega, elle a consacré une grande partie de son œuvre à raconter une histoire familiale traversée par la déportation et l’exil &#8211; des Juifs polonais passés par l’Allemagne puis l’Italie.<br>Pour elle, la fiction ne disparaît jamais : elle subsiste, y compris dans les récits les plus soucieux de coller à l’Histoire. La mémoire, avance-t-elle, consiste précisément à combler ses lacunes. Interviewée avec une émotion palpable par <strong>Federica Gianni</strong>, dont le travail de thèse a porté, entre autres, sur son œuvre, elle revient sur les identités fragmentées, les langues qui circulent et se répondent. Dans un italien étonnamment limpide pour les francophones, Helena Janeczek répond avec un plaidoyer pour les dialectes, qu’elle envisage comme un moteur paradoxal du multilinguisme et, peut-être, de l’entente entre les peuples. Du milanais au catalan, tant de similarités demeurent, argue-t-elle, évoquant <strong>Mar García Puig</strong>, invitée lors du festival dans une rencontre présentée par <strong>Ikram Chilah</strong>.</p>



<p>Avec <strong>Sylvie Tanette</strong>, le festival semble revenir à un terrain plus proche&nbsp;: le récit d’une fille d’immigrés italiens venus élire domicile à Marseille. Mais <em>Une vieille colère</em> (2024) marque pour l’autrice un basculement : pour la première fois, la romancière renonce à la fiction. À l’oral comme à l’écrit, elle impressionne par la netteté de sa pensée autant que par une forme de candeur. Notamment lorsqu’elle avoue ne comprendre souvent ce qu’elle a écrit qu’après coup. Ce terrain vague australien qui surgit dans son récit, elle ne réalise que bien plus tard qu’il reconstruit celui de son enfance phocéenne – le mot, dit-elle, a un sens, pour une génération qui a entremêlé le récit de ses origines à ceux des mythologies grecques et romaines. La non-fiction devient alors un moyen d’affronter ce qui résiste : une histoire familiale marquée par des zones troubles, par des vérités difficiles à regarder. La colère demeure, intacte, mais elle se double d’un humour sec, presque inattendu.</p>



<p>Le soir, <strong>François Beaune</strong> prolonge cette attention au réel dans une veillée où chacun est invité à partager une histoire vécue. Autour de vin et de victuailles, les récits circulent, se répondent, s’agrègent &#8211; comme une archive vivante en train de se constituer.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Hériter sans détour</mark></strong></p>



<p>Le lendemain, un dialogue rare se noue entre <strong>Vanessa Springora</strong> et <strong>Francesca Melandri</strong>, toutes deux réunies autour des liens entre mémoire intime et histoire collective. Leur point commun est frappant : en 2022, la guerre en Ukraine interrompt leurs projets d’écriture respectifs. Toutes deux se tournent alors vers leurs histoires familiales. Vanessa Springora évoque, dans la lignée d’Annie Ernaux, un désir d’« <em>archéologie de soi</em> », du côté paternel &#8211; où elle découvre des vérités qui ont nourri les récits instables de son père, jusqu’à l’ombre d’un grand-père engagé aux côtés de l’armée nazie. Francesca Melandri, de son côté, revient sur l’histoire d’un père impliqué dans la campagne italienne en Russie &#8211; c’est-à-dire, souligne-t-elle, sur le territoire de l’Ukraine actuelle, « <em>car personne ne le rappelle</em> ». Entre elles, une même exigence : ni expliquer, ni absoudre. Mais comprendre.Une idée commune s’impose : « <em>plus on écrit, plus on se rend compte que l’indicible existe.» </em>Ni justification, ni absolution. Plutôt un geste commun : comprendre sans simplifier, ouvrir des lignes de réflexion plutôt que clore les récits.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La politique écrite au féminin</mark></strong></p>



<p>On est frappée, surtout, par la rareté d’un tel moment. Quand a-t-on vu, en littérature, des autrices ausculter ainsi leurs héritages politiques familiaux ? Quand les a-t-on entendues discuter, ensemble, de politique internationale avec une telle précision, et un tel souci de l’écoute ? Dans sa capacité à ne jamais réellement théoriser ce qu’il met en place, Effets Réels célèbre autant qu’il rend possible une manière singulière et précieuse de faire de la littérature. Une respiration &#8211; dont on espère qu’elle saura durer.</p>



<pre class="wp-block-verse">SUZANNE CANESSA<br>Le festival a eu lieu dans divers lieux à Aix et Marseille du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">10 au 12 avri</mark>l et a été organisé par Ikram Chilah, Federica Gianni et Claudio Milanesi.</pre>
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		<title>« Aimer quelqu’un, c’est aussi le laisser vivre ce qu’il a à vivre »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Apr 2026 10:00:58 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Dans vos films, vous avez exploré la GPA, le placement familial, et aujourd’hui une question plus inattendue comme le divorce religieux… On a l’impression que vous creusez toujours, sous des formes différentes, ce qui fait famille. D’où vient ce fil chez vous ?Fabien Gorgeart. Je pense que ça vient d’une histoire personnelle, celle que [&#8230;]</p>
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<p><strong>Zébuline. Dans vos films, vous avez exploré la GPA, le placement familial, et aujourd’hui une question plus inattendue comme le divorce religieux… On a l’impression que vous creusez toujours, sous des formes différentes, ce qui fait famille. D’où vient ce fil chez vous ?</strong><br><strong>Fabien Gorgeart.</strong> Je pense que ça vient d’une histoire personnelle, celle que je raconte dans <em>La Vraie famille</em>. Ça a été un événement fondateur, à la fois marquant et un peu traumatique. Et puis il y a eu le divorce de mes parents quand j’étais enfant. Mes premiers réflexes d’écriture allaient toujours vers ces questions-là, presque malgré moi. Ce n’est pas quelque chose que j’ai décidé, c’est là que se trouve mon inspiration. Alors à force, j’ai continué à creuser. Ce film me permettait de poursuivre cette exploration, mais avec un nouveau terrain de jeu, plus ouvert à la comédie, tout en gardant une interrogation sur les liens, sur nos histoires d’amour passées et présentes.</p>



<p><strong>Comment avez-vous pensé le casting, notamment avec Lyes Salem, et quelle place ont les acteurs dans votre écriture ?</strong><br>J’ai écrit pour Lyes Salem et pour Mélanie Thierry. On avait travaillé ensemble sur mon film précédent et j’avais très envie de les retrouver. Lyes est quelqu’un de très inspirant, c’est lui qui s’est imposé immédiatement en écrivant. Les acteurs sont au cœur du processus : j’écris en pensant à eux, à leur manière de parler, à leur énergie. Et puis il y a une confiance qui s’installe, une liberté dans le travail, qui permet d’aller vers quelque chose de très vivant.</p>



<p><a></a> <strong>Lyes Salem, votre personnage de mari délaissé est souvent en retrait, mis de côté par les autres et par l’intrigue. Était-il difficile à construire ?</strong><br><strong>Lyes Salem.</strong> Au départ, oui, parce que je ne comprenais pas complètement sa place. On en a beaucoup parlé. Et puis j’ai trouvé une entrée : ne pas en faire un personnage jaloux, mais quelqu’un qui comprend très vite ce qui est en train de se jouer. Il accompagne, autant qu’il peut, ce que traverse sa femme. Et ça m’a intéressé de me dire que le personnage devenait une réponse possible à la question du film : aimer quelqu’un, c’est aussi le laisser vivre ce qu’il a à vivre. Dans l’univers de Fabien, je me sens très à l’aise. Il y a un naturalisme «&nbsp;plus plus&nbsp;» -quelque chose de très proche de la vie, mais qui reste du jeu. Ça donne beaucoup de liberté.</p>



<pre class="wp-block-verse">ENTRETIEN RÉALISÉ PAR SUZANNE CANESSA<br><br>C’est quoi l’amour ?, de Fabien Gorgeart<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">En salles le 6 mai</mark><br><br>La rencontre a eu lieu dans le cadre d’une projection organisée par le cinéma Les Variétés à Marseille.</pre>



<p></p>
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		<title>« Éditer, c’est résister »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Apr 2026 09:55:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline : Vous êtes un acteur célèbre, un metteur en scène reconnu depuis près de 40 ans, vous avez dirigé le Théâtre National de Strasbourg et son école supérieure … Qu’est ce qui vous amène à vous tourner vers une petite maison d’édition théâtrale de province ? Stanislas Nordey : D’abord, c’est en tant qu’acteur [&#8230;]</p>
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<p><strong>Zébuline : Vous êtes un acteur célèbre, un metteur en scène reconnu depuis près de 40 ans, vous avez dirigé le Théâtre National de Strasbourg et son école supérieure … Qu’est ce qui vous amène à vous tourner vers une petite maison d’édition théâtrale de province ?</strong></p>



<p><strong>Stanislas Nordey</strong> : D’abord, c’est en tant qu’acteur et metteur en scène que je reprends cette maison, que j’ai toujours aimée. Ces livres d’Espaces 34, je les ai toujours saisis quand je les rencontrais en librairie, et je les achetais sans les ouvrir ou regarder la quatrième de couverture.</p>



<p><strong>Pourquoi ?</strong></p>



<p>Sabine Chevallier, qui dirigeait cette maison depuis les années 90, a toujours eu une ligne éditoriale très claire, qui ressemble à mes choix artistiques, qui travaillent à la frontière du politique et du poétique. Quand elle a décidé de passer la main j’ai cherché qui pourrait la remplacer, j’ai appelé ceux que j’imaginais à cette place d’éditeur de théâtre… et je me suis dis pourquoi pas moi ? Je me demandais si j’en avais le droit…</p>



<p><strong>Le droit ?</strong></p>



<p>Bon, j’avais la légitimité par rapports aux auteurs et autrices contemporain·es, j’avais aussi une idée de l’économie des maisons d’édition de niche comme celle-ci, dont le but est de se maintenir à flot et pas de gagner de l’argent… Je savais aussi que je pourrais y être un directeur artistique bénévole, et que la seule salariée serait Chantal Regairaz, qui au TNS s’occupait des auteurs-autrices. Mais je ne connaissais rien à la mise en pages, à la diffusion… même si au fond, en tant que metteur en scène et acteur, j’ai aussi la capacité de faire passer des textes, aux acteurs et actrices, metteur·es en scène, directeurs et directrices… en les connaissant vraiment, et en sachant vraiment ce qui, dans les nouvelles publications ou le répertoire d’Espaces 34, va leur parler, pour créer ces textes, les dire…</p>



<p><strong>Les lire aussi. Vous vous définissez comme un lecteur de théâtre, alors que la pratique des lecteurs s’oriente majoritairement vers le roman…</strong></p>



<p>Oui. D’ailleurs, au fond, je me rends compte que je suis allé très logiquement vers l’édition de théâtre. D’abord parce que j’aime les textes écrits. Je fais partie de ces vieux crocodiles qui croient encore que le théâtre se fabrique dans l’épaisseur d’une langue creusée par un auteur, un poète, qu’un metteur en scène porte sur un plateau…</p>



<p><strong>On voit pourtant de plus en plus, sur scène mais aussi dans les maisons d’édition théâtrales, des textes portés par des auteurs/metteurs en scène qui travaillent leur écriture au plateau…</strong></p>



<p>Oui. Personnellement j’aime bien quand la langue est première, quand le dramatique prend naissance dans le poétique. Lorsque la langue s’affirme hors du cadre de scène, le metteur en scène et l’acteur doivent se demander comment l’y porter. C’est ce qui m’intéresse, au théâtre.</p>



<p><strong>Vous avez porté sur scène un texte important pour l’histoire de l’édition, </strong><em><strong>La Question </strong></em><strong>d’Henry Alleg, qui révélait la torture en Algérie, et a valu un procès à Jérôme Lindon, directeur des Éditions de Minuit.</strong></p>



<p>Oui. Effectivement, pour moi, éditer c’est résister. J’ai été marqué par la dernière scène de <em>Fahrenheit 51</em>, par cette idée que chacun devient un livre pour résister. Le livre est la trace du théâtre, aux deux sens du mot : il trace une ligne directrice, il garde une trace mémorielle.</p>



<p><strong>Pourtant l’édition est en danger, les auteurs des éditions Grasset prennent la tangente pour fuir la mainmise de Bolloré…</strong></p>



<p>Quelque part, nous avons la chance de ne pas être à cette échelle ! L’édition indépendante, de&nbsp;théâtre, dans l’Hérault, c’est une niche ! même si j’ai conscience que ma notoriété permet aujourd’hui une plus grande visibilité. Mais nous n’avons pas les problèmes de rachat des maisons parisiennes. Notre problème, c’est plutôt que les aides à l’édition se raréfient. Il y a trois ans, sur les 12 titres annuels du catalogue, 9 ont été aidés. Aujourd’hui, c’est plutôt 3. Et évidemment l’édition théâtrale ne vit pas de ses ventes, qui sont faibles. À part Wajdi Mouawad qui est au programme du Bac, aucun auteur dramatique ne gagne sa vie avec ses livres, parfois avec ses droits de représentation…</p>



<p>Mais je reste persuadé qu’il ne faut pas déserter cet endroit de l’édition. Qu’il faut que les livres vivent, que les auteurs doivent être aidés. J’ai lu tous les auteurs du catalogue, plus de 300 titres, pour pouvoir les défendre, les porter. Chacun est singulier…</p>



<p><strong>Et quels sont les nouveaux projets d’Espaces 34 ?</strong></p>



<p>D’abord, continuer le travail de Sabine Chevallier, remarquable en tous points, y compris dans l’équilibre économique qu’elle a maintenu dans ce difficile contexte. Ses collections françaises et étrangères, sa collection Hors cadre sur des textes qui ne se disent pas directement dramatiques, sa collection jeunesse. C’est incroyable l’inventivité de forme des auteurs jeunesse de théâtre, ils imaginent des biais pour s’adresser au enfants ou aux jeunes qui travaillent un imaginaire foisonnant, des métaphores…</p>



<p><strong>Vous annoncez des nouveautés…</strong></p>



<p>Pour l’instant j’ai continué les projets d’édition de Sabine Chevallier, mais depuis septembre je suis entièrement responsable des parutions. Sont donc publiés deux livres de Claudine Galéa, <em>Tango</em> dans Hors cadre (voir ci-contre, <em>ndlr</em>) et <em>Leurs coeurs se balancer</em> en Jeunesse. Et deux de Gwendoline Soublin, en théâtre contemporain et en Jeunesse. Je vais aussi créer d’autres collections, en commençant par Les Introuvables, consacrés à des perles inconnues du répertoire, comme<em> L’Orestie</em> de Pasolini, un inédit de Gabily, <em>Zoologie</em>. Je pense aussi à une collection Mémoires, qui se penchera sur les archives de spectacles, en commençant par Jean-Pierre Vincent… Et je vais éditer un Théâtre complet de Claudine Galéa, que j’aime beaucoup, qui était déjà éditée par Sabine Chevallier, et a été une de mes autrices associée au TNS.</p>



<p>ENTRETIEN RÉALISÉ PAR AGNÈS FRESCHEL</p>
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		<title>Le polar s’invite dans les Calanques</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Carla Lorang]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Apr 2026 08:52:13 +0000</pubDate>
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<p>Lecture et détente ne sont pas incompatibles, loin de là. Avec <em><strong>Polar en Calanques</strong></em>, le Comité des Fêtes de La Couronne fait le pari de réunir lecteurices et auteurices de la région dans le cadre estival et atypique de la plage de la Saulce, à Martigues. Installé en bord de mer, l’événement propose de mêler littérature et rencontres, tout en faisant (re)découvrir le polar. Fort du succès de sa première édition, qui avait séduit à la fois les passionné·es et les curieux·ses, le rendez-vous réunit cette année encore une dizaine d’auteur·ices de la région. Parmi eux : <strong>Patrick Barbuscia, Florence Bremier, Cécile Carello, Cécilia Castelli, Marianne Chabadi, Gilles Del Pappas, Pierre Dharréville, Jean-Claude Di Ruocco, Peggy François, Maurice Gouiran, Gabriel Katz, Anouk Langanay, Audrey Sabardeil </strong>ou encore <strong>Pascal Thiriet</strong>. L’occasion de découvrir des univers singuliers et d’explorer la diversité de ce genre au contour mystérieux.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le polar : un genre à part</mark></strong></p>



<p>Parfois confondu avec le roman policier, le polar se distingue par un regard davantage social et profondément politique. De Ken Follett et sa fresque <em>Les Piliers de la Terre </em>jusqu’à <em>La Calanque </em>de Gilles Del Pappas &#8211; figure emblématique du polar marseillais -, le polar couvre un large spectre et constitue un véritable outil de critique sociale. Là où le roman policier se concentre sur la résolution d’un crime, le roman noir, interroge les failles de la société. Ses dimensions socio-politiques en font un genre vivant, en mouvement constant, puisant autant dans le réel que dans l’intime. Par chance la région ne manque pas de talents dans ce genre, comme en témoignent les auteur·ices invité·es au festival.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Des auteur·ices de la région et des surprises</mark></strong></p>



<p>Cette nouvelle édition met la lumière sur plusieurs auteur·ices de la région, sélectionnés pour le prix littéraire de Polar en Calanques. La marseillaise Audrey Sabardeil viendra présenter son dernier livre <em>Cargo Blues</em>, un polar à l’univers à la fois sombre et méditerranéen, qui suit l’histoire d’un navigateur entre la Cité Phocéenne et la Corse. Florence Bremier proposera quant à elle, avec <em>Les héros sont fatigants</em>, un polar antique teinté d’humour. Pascal Thiriet viendra présenter son dernier roman <em>Micca</em>. Enfin, Patrick Barbuscia poursuit ses explorations de l’univers sicilien avec <em>Le Tocar, </em>une création remplie d’ironie.</p>



<p>Si certains sont en lice pour le prix littéraire, d’autres seront simplement présents pour dévoiler leurs œuvres. Des auteurices, comme Maurice Gouiran, figure du polar engagé, ou encore Cécilia Castelli, dont les romans explorent les failles familiales, seront au rendez-vous. Mais au-delà des prix, et des rencontres, le public pourra aussi assister à des tables rondes, participer à des ateliers d’écriture, à un escape game, un rallye BD et même profiter de jolis intermèdes musicaux animés par le Studio 14. Une journée qui promet d&rsquo;être littéraire, conviviale et festive avec un supplément : baignade et pied dans le sable.</p>



<pre class="wp-block-verse">Carla Lorang<br><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">10 mai<br></mark><br>Plage de la Saulce, La Couronne, Martigues</pre>
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		<title>10 ans, et toujours à la page</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Apr 2026 08:46:14 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Fondé par la libraire Nadia Champesme et l&rsquo;éditrice Fabienne Pavia, <em><strong>Oh les beaux jours&nbsp;!</strong></em> fête ses dix ans. Et pour cet anniversaire, le festival littéraire ne se contente pas de souffler les bougies, il nous emmène au cœur de ce qui fissure, résiste, disparaît et renaît autour de six thématiques&nbsp;: de la «&nbsp;Désintégration&nbsp;»à la «&nbsp;Terra incognita&nbsp;», en passant «&nbsp;Par le corps&nbsp;» les «&nbsp;Contes et légendes modernes&nbsp;», «&nbsp;l&rsquo;Histoire en nous&nbsp;» et les «&nbsp;Vies secrètes&nbsp;».</p>



<p>Que se passe-t-il quand les cadres cèdent, les systèmes sociaux et politiques se désintègrent ? <strong>François Bégaudeau</strong>, <strong>Guillaume Poix</strong>, <strong>Cédric Gerbehaye</strong>, <strong>Arno Bertina</strong> ou encore <strong>Clément Camar-Mercier</strong> et <strong>Loïc Hecht</strong> explorent les glissements – carcéraux, guerriers, numériques – d&rsquo;un réel de plus en plus instable.</p>



<p>Mais la désintégration n&rsquo;est jamais séparable de ce qui lui résiste et en particulier le corps : <strong>Chowra Makaremi</strong> et <strong>Laurine Roux</strong> montrent comment les émotions et les liens affectifs deviennent des formes de résistance tandis que <strong>Nathacha Appanah</strong> et <strong>Negar Haeri</strong> offrent des mots à des corps révoltés, exposés à la violence extrême. <strong>Marwan Mohammed</strong> et <strong>François Beaune</strong> rappellent que par l&rsquo;éducation populaire – avec laquelle il est urgent de renouer –, d&rsquo;autres chemins d’intégration sont possibles.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La littérature exhume</mark></strong></p>



<p>Cette tension entre brisure, transmission et re-création traverse aussi la façon dont circule l&rsquo;Histoire en nous. De la déportation de Jorge Semprún au destin brisé de Kid Francis – jeune champion de boxe marseillais pris dans la tourmente des rafles du Vieux-Port –, des résonances contemporaines de la peste noire dont nous parle <strong>Patrick Boucheron</strong> à la révolte iranienne portée par Chowra Makaremi, c&rsquo;est cette mémoire blessée qui se raconte y compris par les voix de <strong>Pierre Singaravélou</strong>, <strong>Maylis de Kerangal</strong>, <strong>Neige Sinno</strong> ou <strong>Philippe Sands</strong>. À travers <strong>Marin Fouqué</strong> et <strong>Samira Negrouche</strong>, les héritages entre la France et l’Algérie trouvent une voix. Et c’est avec ses amis musiciens que <strong>Joann Sfar</strong> donne, par le dessin, forme et visage, à un passé en tension.</p>



<p>La littérature a ce pouvoir singulier de faire surgir les non-dits, d&rsquo;exhumer. <strong>Véronique Le Normand</strong> réhabilite <strong>Hilma af Klint</strong>, peintre pionnière de l&rsquo;abstraction longtemps invisibilisée. <strong>Jakuta Alikavazovic</strong> et <strong>Christophe Boltanski</strong> sondent les parts d&rsquo;ombre dans les destins familiaux. <strong>Marie Richeux</strong> interroge la persistance des absents, en écho aux voix qu&rsquo;<strong>Amaury da Cunha </strong>fait surgir comme des fantômes, tandis que <strong>Mathieu Simonet</strong> tente de continuer à vivre après la disparition de son mari. Pour la soirée anniversaire, les auteurs·ices sont invité·e·s à dévoiler leurs lectures inavouables, ce moment où la littérature cesse d&rsquo;être une posture pour redevenir un plaisir honteux et vivifiant.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Apprendre à se perdre</mark></strong></p>



<p>Intemporel, le mythe, lui, irrigue toujours le présent même s’il prend de nouveaux visages. <strong>Marwan Chahine</strong>, <strong>Amira Ghenim</strong>, <strong>Abdellah Taïa</strong> et <strong>Nassera Tamer</strong> composent ensemble sur scène la performance <em>Omar Sharif, ma grand-mère et moi</em>, récit mêlant souvenirs et figures des deux rives. <strong>Atiq Rahimi</strong> transforme l&rsquo;exil en écriture qui sauve, <strong>Louise Rose</strong>, <strong>Kinga Wyrzykowska</strong> et <strong>Camille Potte</strong> déplacent les codes du conte vers des territoires féministes, <strong>Théo Casciani</strong> accède à son île intérieure guidé par la voix d&rsquo;<strong>Aurore Clément</strong>, et <strong>Anthony Martine</strong> transmute le conte en expérience scénique afro-queer.</p>



<p>Lire, c&rsquo;est aussi apprendre à se perdre : de la préhistoire arpentée par <strong>Marc Graciano</strong> et <strong>Pierre Schoentjes</strong> à la Malaisie de <strong>Tash Aw</strong>, de l&rsquo;Albanie de <strong>Marie Charrel</strong> aux labyrinthes intérieurs de <strong>Benoît Coquil</strong>, la Terra incognita est un graal pour les désirs qui cherchent une terre où se dire.</p>



<p><a></a> Côté scène, <strong>Vincent Delerm</strong> clôturera le festival entrelaçant chansons et livres de chevet. Le cabaret queer <strong>La Bouche</strong>, <strong>Maissiat</strong> et <strong>JP Nataf</strong> promettent des soirées mémorables. Les siestes acoustiques – très appréciées –, la bande dessinée, la littérature jeunesse la poésie, les lectures musicales et le prix du barreau de Marseille, complètent ce panorama déjà totalement enthousiasmant au sein duquel dans lequel – et c’est un scoop –, Albert Camus devrait venir faire une apparition. De bien beaux-jours en perspective.</p>



<pre class="wp-block-verse">ANNE-MARIE THOMAZEAU<br><br><a href="https://ohlesbeauxjours.fr/" type="link" id="https://ohlesbeauxjours.fr/">Oh les beaux jours !<br></a><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 26 au 31 mai<br></mark>Divers lieux, Marseille</pre>
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