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	<title>Archives des Société - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Société - Journal Zebuline</title>
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		<title>[LÉZARDONS DANS LA RUE] Festoyons dans le Vaucluse</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Julie Bordenave]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 12:05:56 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph">Le festival cultive sa marque de fabrique : les ouvertures en musique, avec les forces vives locales. Le jeudi 18 juin, ce sont les enfants du Conservatoire qui tiennent le haut du pavé, avec saxophones, trompettes, tubas, trombones et percussions. La singularité, c’est qu’ici les élèves se forment directement à l’école – le Conservatoire vient à eux, et non l’inverse. Pour ses 10 ans, <em><strong>Lézardons dans la rue</strong></em> s’adjoint aussi les services de <strong>Gratte-Ciel</strong> : habituée, comme son nom l’indique, à tutoyer les sommets, la compagnie arlésienne imagine une forme de proximité pour l’occasion, venant chahuter le discours officiel à base de feux d&rsquo;artifices et autres explosives surprises (<em>Fuego</em>, 18 juin).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autre expérience de proximité : les acrobaties qui émergent au milieu du public, que ce soit sur le bitume de la rue Danton, ou dans la verdure du jardin Martine Fromont. Le bien nommé <strong>Cirque immersif </strong>décline ces nouvelles expériences stimulantes qu’offre le cirque contemporain, quand il abolit la distance entre artistes et spectateurs, faisant côtoyer les agrès les plus surprenants – ici, une perche en constant déséquilibre (<em>How much we carry</em>, le 19 juin).</p>



<p class="wp-block-paragraph">La médiathèque des Carmes joue aussi le jeu : en ses spacieux rayonnages lumineux qui savent si bien accueillir le public au sein de cet ancien couvent du XVI<sup>e</sup> siècle, deux doux allumés revisitent <em>Don Quichotte</em>, et la fantaisie de Cervantes prend vie (<strong>Théâtre du vide poches</strong>, les 19 et 20 juin).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Réfugiés du quotidien</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Citons enfin un road movie de deux pieds nickelés à bord d’une Twingo (<em>Goodbye persil</em>, <strong>L’arbre à vaches</strong>, les 19 et 20 juin), la relecture du répertoire de Céline Dion par deux ferventes fans (<em>D’amour et d’amitié</em>, <strong>Vraiment super</strong>, le 19 juin), une fresque autobiographique du danseur <strong>Kader Attou</strong>, puissante comme un uppercut collectif (<em>Prélude Out</em>, <strong>Accrorap</strong>, le 20 juin), et un final avec une compagnie atypique : <strong>T’es rien sans la terre</strong>. Fédérée autour des valeurs écologiques de sa fondatrice <strong>Aurélie Dauphin</strong> venue du Cirque du Soleil, la troupe réunit des acrobates d’horizons variés, formés dans la rue en Guinée ou en Thaïlande, comme dans de prestigieuses écoles marocaine, américaine, suisse ou espagnole. Pour <em>Petit Frère</em>, cinq artistes se font fi des frontières et des obstacles, explorant symboliquement la quête d’un avenir meilleur, faisant de la solidarité une valeur essentielle, pour la survie du circassien en performance comme de tous les réfugiés au quotidien.</p>



<pre class="wp-block-verse">JULIE BORDENAVE<br><br><strong>Lézardons dans la rue<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> 18 au 20 juin<br></mark></strong>Pertuis</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/escapade/">Escapade </a>Ici</p>
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		<title>[Les Fadas du Monde] Au fil de l’eau à Martigues</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 11:52:51 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph">Ils n’aiment pas du tout qu’on dise «&nbsp;festival&nbsp;». Les <em><strong>Fadas du monde</strong></em> ont été conçus, et restent un état d’esprit. Celui de la Venise provençale, qui construit son été au fil de l’eau, emmenée par l’esprit de ses canaux où le sel se mêle à l’eau douce, la vie ouvrière à celle des pêcheurs, des commerçants, des plaisanciers. Tous et toutes «&nbsp;fada·de·s&nbsp;» du monde, amoureux de la vie, qui savent mettre quelques grains de sable dans les rouages pour arrêter un peu la machine, et penser l’avenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les <em>Fadas du monde</em> sont nés en 2019, après l’arrêt du <em>Festival de Martigues</em>, qui revisitait la notion de «&nbsp;folklore&nbsp;», cet anglicisme qui désigne en français les arts populaires liés à chaque terroir. Repéré et fédérateur, ce festival «&nbsp;danses, musiques et voix du monde&nbsp;» devait, pour la mairie, être remplacé «&nbsp;<em>par une façon plus contemporaine de célébrer la culture populaire</em>&nbsp;». C’est dans cet esprit que la municipalité, communiste depuis 1968, a inventé les Fadas du Monde, qu’elle définit comme «&nbsp;<em>une nouvelle démarche en faveur des droits culturels</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Florian Salazar-Martin, maire-adjoint «&nbsp;<em>non à la culture mais à une délégation transversale sur l’environnement, les transitions, l’aménagement du territoire et la culture</em>&nbsp;» aime aussi relier les arts et leur pratique, leur fabrique, et l’esprit critique qu’ils suscitent lorsqu’on les partage dans l’espace public. Il a donc conçu les Fadas – terme choisi pour désigner «&nbsp;<em>celles et ceux qui se laissent toucher par les fées</em>&nbsp;», et bien sûr «&nbsp;<em>pour la connotation provençale, et populaire</em>&nbsp;» – comme «&nbsp;<em>une nouvelle forme d’action publique avec les habitantes et les&nbsp;habitants&nbsp;</em>», qui <em>«&nbsp;couvre tous les champs artistiques</em>&nbsp;» et «&nbsp;<em>s’élabore avec tous et toutes tout au long de l’année.&nbsp;</em>»&nbsp;Tout en «&nbsp;<em>trouvant sa place en juillet et août</em>&nbsp;», admet-il «&nbsp;<em>au cœur des festivités estivales&nbsp;</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Programmer local, penser global<br></mark></strong><br></p>



<p class="wp-block-paragraph">Même s’il n’est pas facile de se repérer dans une programmation foisonnante qui se construit aussi au fil de l’eau, l’été des Fadas du Monde décline ses formes avec quelques constantes&nbsp;repérables !</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les <em>Fadas de musique</em> se retrouvent chaque lundi dans la Cour de l’Île. Cette année les artistes marseillai·ses seront particulièrement présent·es, et on retrouvera le reggae de <strong>Siska</strong>, le duo gémellaire <strong>Isaya</strong>, le duo dream folk <strong>Tessina</strong>, le <strong>Cabaret Cagole nomade</strong>, <strong>DJ Carlala</strong> et <strong>Liquid Jane&nbsp;</strong>! On verra aussi le garage punk de <strong>La Flemme</strong> et la «&nbsp;pop ratée&nbsp;» de <strong>Le Bien</strong>. Sans oublier le flamenco <strong>Juan Carmona</strong>, d’Aubagne, et le gala des dix ans de Lyrique en Provence, emmené par la mezzo-soprano <strong>Sophie Pondjiclis</strong>, à la carrière internationale, mais formée au Conservatoire de Marseille et… martégale&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce soutien aux artistes de la région, qui se retrouve aussi dans les compagnies de théâtre programmées (<strong>Cie Janette</strong>) est pour Florian Salazar-Martin une évidence&nbsp;: il s’agit de «&nbsp;<em>prendre soin de l&rsquo;écosystème culturel</em>&nbsp;», sans pour autant négliger de faire venir les voisins d’Occitanie ou le monde plus lointain (<strong>Lucas Santtana</strong>, <em>Brasiliano</em>, <strong>Bia Ferreira</strong>, figure du féminisme noir queer et antiraciste…).</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’autres rendez-vous&nbsp;? L’ouverture le 30 juin avec <em>La dernière </em>(tournée) de <strong>Radio Nova</strong>, les ciné-fadas, qui s’arrêtent chaque jeudi dans un quartier avec des films tous publics, qui vont d’<em>Astérix et Obélix </em>de Chabat et <em>Fureur</em> de Bruce Lee à des films plus engagés, comme <em>Kneecap</em>, <em>En fanfare</em> ou <em>Chien de la casse</em>…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Au village sans prétention</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce non-festival d’été a même un temps fort, dans un espace village à la base nautique de Tholon. Les horaires et détails sont à découvrir sur place, mais tout s’y déroule chaque jour de 18 h à minuit, avec un marché des assos, des ateliers créatifs pour les enfants, des spectacles et des concerts chaque soir (<em>Surcouf </em>de la Cie Sacékripa, <em>Les Josianes</em>, circassiennes ardéchoises et féministes…), des scènes ouvertes et des jams sessions, un banquet aux saveurs martégales, des karaokés avec orchestre, des discussions et rencontres organisées et animées par <strong>Nora Hamadi</strong>, une <strong>Boum Boom</strong>, et la retransmission de la Coupe du monde de foot. Vraiment fada, fan de chichourle…</p>



<pre class="wp-block-verse">AGNÈS FRESCHEL<br><br><strong>Les Fadas du monde<br></strong><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">À partir du 30 juin<br></mark></strong><br>Divers lieux, Martigues<br><br><strong> Le Village des Fadas<br></strong><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 7 au 12 juillet<br></mark></strong><br>Base nautique de Tholon, Martigues</pre>



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		<title>Aix en Juin donne le la</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 08:22:33 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Avant que ne se lèvent les rideaux de juillet, Aix en Juin remet le Festival en circulation, à Aix-en-Provence comme dans le plus vaste Pays d’Aix. Du 12 au 30 juin, trente-huit manifestations entièrement gratuites – concerts, spectacles tout public, master classes, ateliers et cycle cinéma – composent ce prélude généreux où se croisent artistes [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Avant que ne se lèvent les rideaux de juillet, <em><strong>Aix en Juin</strong></em> remet le Festival en circulation, à Aix-en-Provence comme dans le plus vaste Pays d’Aix. Du 12 au 30 juin, trente-huit manifestations entièrement gratuites – concerts, spectacles tout public, master classes, ateliers et cycle cinéma – composent ce prélude généreux où se croisent artistes invités, jeunes talents de l’Académie, amateurs et publics curieux. Le 12 juin, le très attendu <em>Panorama</em> ouvrira la marche place des Prêcheurs, avec les équipes du Festival et les artistes de l’édition 2026, entre échanges et interventions musicales.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>La fête hors les murs</strong><br></mark>Dès le 13 juin, le « Parcours initiatique » associera le <strong>Collectif Meute</strong>, <strong>Passerelles</strong> et des musiciens de l’<strong>Orchestre des Jeunes de la Méditerranée </strong>dans une performance collective nourrie de projets participatifs. Puis <em>Aix en Juin</em> prendra le large. Les 19 et 20 juin, l’abbaye de Silvacane, à La Roque-d’Anthéron, accueillera Les Voix de Silvacane, parenthèse vocale dans l’écrin cistercien : <strong>Ana Silvera</strong> et <strong>Saied Silbak</strong> y feront entendre <em>Songs We Carry</em>, entre folk, oud, chant arabe classique et mémoire ladino ; <strong>l’Ensemble vocal Aix-Marseille Université</strong> rejoindra la chanteuse sarde <strong>Alessandra Soro</strong>, tandis qu’<strong>Emma Fekete</strong>, future Papagena de <em>La Flûte enchantée</em>, proposera un récital avec guitare.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Du 21 au 25 juin, le <strong>CIAM, Centre international des arts en mouvement</strong>, ouvrira ses pistes à <em>ORFEO VACILLA, Cirque et voix lyrique en Zone Instable</em>. La <strong>compagnie Rasposo</strong> y relira <em>Orphée et Eurydice</em> de Gluck dans une réécriture de <strong>Marie Molliens</strong> où fil, voltige et voix de contre-ténor feront vaciller le mythe du côté de la fragilité humaine. Le 24 juin, au Pavillon Noir, le trio algérien <strong>TinniT</strong> fera tinter son jazz méditerranéen, entre groove nord-africain et écriture contemporaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>L’Académie en lumière</strong><br></mark><br>Du 25 au 30 juin, les concerts de l’Académie prendront le relais au Pavillon Noir. Sous l’œil de <strong>Darrell Babidge</strong>, <strong>Dorothea Röschmann</strong> et <strong>Leonardo García-Alarcón</strong>, les jeunes artistes de la Résidence Voix offriront plusieurs récitals d’airs d’opéra, dont l’un sera repris à L’Étincelle de Venelles, autre escale hors d’Aix. Côté instruments et composition, <strong>Pierre-Laurent Aimard</strong>, <strong>Marco Stroppa</strong> et<strong> Clara Iannotta</strong> accompagneront quatre pianistes et quatre compositeurs vers deux concerts de répertoire moderne et contemporain. Les 26 et 27 juin, à la Manufacture, la <strong>Compagnie Du Schmock</strong> proposera un spectacle d’objet inspiré de <em>La Flûte enchantée</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Grand Théâtre de Provence, les masterclass publiques permettront d’approcher le travail de transmission au plus près, tandis que le cycle cinéma fera écho aux opéras de juillet. Enfin, le 29 juin, <em>Parades</em> transformera de nouveau le cours Mirabeau en grande scène lyrique : Leonardo García-Alarcón y dirigera les solistes de <em>La Flûte enchantée</em>, <strong>Cappella Mediterranea </strong>et le <strong>Chœur de chambre de Namur</strong>.Une fête finale avant l’ultime journée de l’Académie, pour rappeler que, bien avant juillet, Aix chante déjà – et bien au-delà de ses murs.</p>



<pre class="wp-block-verse">SUZANNE CANESSA<br><br><a href="https://www.aix.fr/agenda/aix-en-juin" type="link" id="https://www.aix.fr/agenda/aix-en-juin">Aix en juin<br></a><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 12 au 30 juin<br></mark></strong>Aix-en-Provence, La Roque-d’Anthéron, Venelles et environs</pre>



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		<title>Faire durer les Festivals</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 08:13:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La conférence de presse organisée par la Région Sud le avait notamment pour but d’affirmer qu’elle «&#160;voit la culture non pas comme une dépense mais comme une identité&#160;», selon les mots de sa vice-présidente chargée de la culture et du patrimoine culturel Sophie Joissains. Cette «&#160;identité&#160;» de «&#160;terre de festivals&#160;» a conduit la région à [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">La conférence de presse organisée par la Région Sud le avait notamment pour but d’affirmer qu’elle «&nbsp;<em>voit la culture non pas comme une dépense mais comme une identité</em>&nbsp;», selon les mots de sa vice-présidente chargée de la culture et du patrimoine culturel <strong>Sophie Joissains</strong>. Cette «&nbsp;<em>identité&nbsp;</em>» de «&nbsp;<em>terre de festivals</em>&nbsp;» a conduit la région à se distinguer d’autres collectivités qui se sont désengagées brutalement du financement de la culture, comme le Pays de Loire. Mais si la baisse des subventions à la Culture a été moins brutale et moins notable (entre 5 et 10% selon les opérateurs), Sophie Joissains explique, avec regret, que la baisse des dotations d’État a amené la Région à se recentrer sur ses compétences obligatoires, tout en maintenant «&nbsp;<em>autant que possible</em>&nbsp;» son soutien, «&nbsp;<em>essentiel aussi pour l’attractivité du territoire</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’ailleurs, les représentant·es des festivals n’aborderont jamais les difficultés financières qu’ils rencontrent tous pourtant, en raison de cette baisse générale des subventions régionales, qui se combine à d’autres désengagements locaux, et à une hausse des coûts.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le coût environnemental, au contraire, a occupé une place centrale dans les prises de parole. Chacun·e abordé les dispositions mises en place pour minimiser l’impact environnemental des festivals, qui nécessitent souvent une mutualisation des transports techniques, et une réflexion sur les déplacements du public. À ce sujet <strong>Michel Bissière</strong>, conseiller régional délégué à la vie artistique, a annoncé la création d’un pacte intitulé «&nbsp;Transition en scène&nbsp;» donnant des directives pour une meilleure soutenabilité des institutions signataires.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Durabilité</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Tiago Rodrigues</strong>, le directeur du Festival d’Avignon (voir p&nbsp;68 et 69) qui fête cette année ses 80 ans, s’interroge : «&nbsp;<em>Comment exister encore dans 80 ans ?</em>&nbsp;». Le bouleversement climatique impacte particulièrement le Festival d’Avignon, qui subit les canicules de plein fouet, et a adapté ses horaires, en prévoyant une pause durant les heures les plus chaudes. Mais la question dépasse les enjeux environnementaux : il s’agit aussi de faire vivre l’héritage de la décentralisation initiée par Jean Vilar qui a installé le plus grand festival de théâtre dans la Cité des Papes. Mais «&nbsp;<em>comment décentraliser au plus près quand on représente nous-mêmes une nouvelle centralisation ?</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette question est au cœur du projet du Festival de Chaillol depuis 30 ans, comme l’explique son directeur <strong>Michaël Dian.</strong> Proposer l’excellence musicale dans les villages des Hautes Alpes est l’essence même de sa démarche qui «&nbsp;<em>concerne</em>&nbsp;» aujourd’hui «&nbsp;<em>tous les habitants</em>&nbsp;». Une démarche à laquelle Les Rencontres d’Arles (voir p&nbsp;42 et 43) travaillent aussi, en particulier étendant leurs expositions jusqu’en octobre&nbsp;: <strong>Aurélie de Lanlay</strong>, directrice adjointe du Festival, soulignait le succès de <em>La rentrée en images</em>, fréquentée par 4800 lycéens en 2025.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car cette richesse tient aussi de la diversité des arts représentés dans ces festivals &#8211; malgré l’étonnante omission de la danse durant la conférence, le Festival de Marseille étant absent. Comme le souligne <strong>Hugo Lucchino</strong>, nouveau directeur de la Villa Noailles, le festival est «&nbsp;<em>le seul en France à faire découvrir la création contemporaine dans les domaines de la mode, de l’architecture</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Lyrique</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La continuité que toustes appellent de leurs vœux prend des airs de résurrection pour les Chorégies d’Orange (voir p&nbsp;84), représentées pour l’occasion par leur président <strong>Richard Galy</strong>, qui est également président de la Commission Rayonnement culturel de la Région. Cet été, explique l’édile, marque le début d’une restructuration du plus vieux festival de France, ce qui passe par un changement de statut et l’embauche d’un nouveau directeur artistique pour l’édition prochaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nouveau directeur également, <strong>Ted Hufman</strong> confirme la démocratisation en cours du Festival d’Aix (voir p&nbsp;26 et 29), avec Aix en juin, en entré libre, qui s’étoffe, et les programmes qui se sont ouverts au jazz et aux musiques de la Méditerranée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Reste que pour le lyrique, les financements publics demeurent importants. Avec ses 11 millions de subventions, le Festival d’art lyrique est mieux doté que le Festival d’Avignon (moins de 8 millions pour le In et le Off) ou que les Rencontres d’Arles (moins de 4 millions). Alors même qu’il concerne moins de spectateurs et génère moins de retombées économiques pour le territoire, l’impérieuse nécessité de faire des économies ne remet pas en cause sa primauté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’opéra n’a pas de prix, mais les autres festivals sont tout aussi essentiels&nbsp;!</p>



<pre class="wp-block-verse">CHLOÉ et AGNÈS FRESCHEL</pre>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Poussière d’étoiles, nos festivals</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Jun 2026 07:34:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Édito]]></category>
		<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il est un discours discriminatoire qui court les présentations de festivals et les déclarations de politique culturelle. Il s’agirait, année après année, de «&#160;rajeunir les publics&#160;», voire de «&#160;dépoussiérer le théâtre&#160;» pour les autres. Lorsqu’un directeur de théâtre choisit pour «&#160;son&#160;» public des œuvres simplifiées et «&#160;dynamisées&#160;» pour «&#160;dépoussiérer&#160;» sa programmation, il renonce, de fait, [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Il est un discours discriminatoire qui court les présentations de festivals et les déclarations de politique culturelle. Il s’agirait, année après année, de «&nbsp;<em>rajeunir les publics&nbsp;</em>», voire de «&nbsp;<em>dépoussiérer le théâtre&nbsp;</em>» pour les autres. Lorsqu’un directeur de théâtre choisit pour «&nbsp;<em>son</em>&nbsp;» public des œuvres simplifiées et «&nbsp;<em>dynamisées</em>&nbsp;» pour «&nbsp;<em>dépoussiérer</em>&nbsp;» sa programmation, il renonce, de fait, à la pensée complexe. Celle d’Edgar Morin, centenaire qui donnait des leçons de jeunesse si souvent à Avignon. Qui expliquait si bien que se débarrasser des aspérités et des traces du temps, c’est céder à l’idée que le présent doit s’adapter à la vitesse imposée du monde, et interdire l’avenir en niant la mort.&nbsp; &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le théâtre n’est pas un yaourt nature, un tweet, une distraction. Il peut construire des digues, imposer des arrêts, des catharsis, provoquer des entailles profondes. Il est puissant. Il n’existe que s’il bouleverse, que s’il change nos vies intimes et modifie le cours du monde. Quand je dis le théâtre, je veux dire tous les arts du partage, de la scène et des rues. Tout cela vibre ensemble, creuse, s’empoussière, salit, se détrempe de larmes, va chercher dans les replis de l’histoire, se nourrit de contradictions, d’émotions, de souvenirs, de douleurs. L’avenir ne se construit pas sans remuer la poussière, le théâtre non plus. Nos festivals.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Les festivals résistent</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui tous sont entrés en résistance. Leur existence est clairement menacée par la perspective du RN au pouvoir. Déjà, dans les communes qu’il gouverne, il annule, détruit, à Vauvert, Six-Fours… L’extrême droite s’empare aujourd’hui des manifestations culturelles pour parfaire sa fabrique de l’opinion, entamée dans les médias et les réseaux sociaux. Ceux-ci ont déjà imposé l’idée que les gens cultivés sont une « <em>élite intellectuelle </em>», pour mieux masquer le véritable élitisme, de classe. Les simplifications médiatiques ont déjà contaminé les discours publics, qui répètent qu’il faut économiser l’argent public dans une activité qui rapporte pourtant, en termes de retombées économiques, 6 fois son coût aux terres de festivals. Et en termes de retombées intimes, tant de joie, qu’ils combattent plus que tout, parce que le désespoir ranci est leur fonds de commerce, le terreau des replis identitaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Transgénérationnez&nbsp;!&nbsp;</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Quant à la nécessité de rajeunissement du public, et aux commentaires sur les têtes grises majoritaires dans les festivals de classique, lyrique, jazz, danse et théâtre, ils deviennent insultants à force d’être répétés comme une évidence. Insultants pour les jeunes, qui seraient incapables d’ingérer autre chose que du look et des musiques actuelles qui font bouger les corps. Insultants pour les vieux et les vieilles qui ont le droit d’aller au théâtre et au concert sans s’y sentir indésirés.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les têtes grises (ou teintées) sont majoritaires dans le public parce qu’elles sont majoritaires dans la France adulte (+ de 18 ans), dont la moyenne d’âge avoisine les 50 ans. Ce qui est exactement l’âge moyen des spectateurs du Festival d’Avignon. On ne fabriquera pas le public de demain en culpabilisant celui d’aujourd’hui d’aimer le théâtre.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors, festivalez, sans culpabilité, sans retenue, quel que soit votre âge. Sortez des schémas qu’on vous impose, allez voir ailleurs, plus profondément, soulevez la poussière. L’été des festivals commence. Il ne sera le dernier que si on les laisse faire.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">AGNÈS FRESCHEL</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



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		<title>Censure et boycott à Marseille</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 08:03:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Édito]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Rencontres à l’échelle, posent avec acuité les questions du rapport politique entre les États et les peuples, et la concurrence des récits ; le Festival de Marseille, dont nous présentons la programmation dans les pages suivantes, propose de visiter la diversité du monde depuis ses quartiers, et fabrique un festival populaire avec les Marseillais·es ; [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><em>Les Rencontres à l’échelle</em>, posent avec acuité les questions du rapport politique entre les États et les peuples, et la concurrence des récits ; le <em>Festival de Marseille</em>, dont nous présentons la programmation dans les pages suivantes, propose de visiter la diversité du monde depuis ses quartiers, et fabrique un festival populaire <em>avec</em> les Marseillais·es ; la ville bouillonne de langues du nord et du sud, de touristes et de « venants », de réfugié·es et d’exilé·es. Pourtant, au même moment, la censure et le boycott des artistes et de la presse resurgissent et mettent en danger la démocratie culturelle dans sa diversité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une balle dans le pied</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le FID Marseille avait invité le cinéaste israélien, habitant en France, critique sans ambiguïté de la politique nationale et internationale d’Israël, Nadav Lapid. Il devait faire une masterclass à propos de son film, <em>Oui</em>, qui lui a valu les foudres du Gouvernement israélien, qu’il qualifie très clairement de fasciste, et dont il combat la politique colonialiste et génocidaire.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La commission européenne avait d’ailleurs refusé de financer son projet de film, qu’elle a jugé «&nbsp;antisémite&nbsp;». Mais cela importe peu&nbsp;: il s’agit pour quelques cinéastes programmés par le FID de boycotter tout le cinéma israélien. Pas de s’en prendre au Crif ou à l’ambassade d’Israël, aux relais médiatiques de la propagande israélienne, aux produits israéliens, aux États qui le soutiennent, mais aux artistes. Censure insensée&nbsp;: le Gouvernement israélien se réjouit du revers de son opposant, à qui cette polémique donne d’ailleurs une visibilité que le FID était loin de lui offrir.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quant à ses détracteurs boycotteurs, ils portent la responsabilité de l’escamotage qui s’opère, et détourne les regards des nécessaires sanctions contre l’état génocidaire, au profit de querelles franchouillardes qui crispent les positions dans une binarité délétère. Plus grave, ils désignent des boucs émissaires à la vindicte de celles et ceux qui s’identifient à la juste cause palestinienne. Si l’accusation d’antisémitisme, qui sert d’outil politique contre LFI, est la plupart du temps ridicule et extensible, les actes antisémites réels, les agressions, ne cessent d’augmenter, y compris dans les cours d’écoles.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Censurer la presse</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Un autre établissement marseillais pratique la censure, dans un contexte plus anodin, et moins urgent. Il révèle pourtant la même volonté de faire taire les voix discordantes qui militent pour la diversité culturelle et la représentation de toustes.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Opéra de Marseille refuse désormais la venue des journalistes de <em>Zébuline</em>, du moins à ses grosses productions contestables. Il faut dire que celles-ci se permettent d’être critiques de son fonctionnement, même si c’est aujourd’hui le seul opéra de France qui ne programme aucune femme cheffe, aucune compositrice, aucune musique contemporaine ou de création.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pas question non plus d’être critique de ses productions dispendieuses, qui ne tournent pas. Ni de remettre en cause ses mises en scène qui n’interrogent jamais les rapports coloniaux, la domination masculine, les préjugés de classe pourtant si présents, et si problématiques, dans les opéras du XIX<sup>e</sup> siècle. Qui constituent la quasi-totalité de ce que propose la maison marseillaise. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une journaliste émet un doute sur ces représentations problématiques du répertoire et ce refus caricatural de la parité&nbsp;? L’Opéra de Marseille lui ferme les portes, et préfère inviter les critiques dithyrambiques qui ne parlent que des voix, et jamais de ce qu’elles chantent.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les valeurs réactionnaires qu’elles trimballent perpétuent, à grand renfort d’argent public, une culture de classe, patriarcale, dépassée. Qu’il ne s’agit pas de censurer, mais de remettre en cause, en débats, pour qu’elle évolue et se partage. Parce qu’à <em>Zébuline</em>, vraiment, on adore l’opéra…&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">AGNÈS FRESCHEL</p>



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		<title>Lézardons dans la rue</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Carla Lorang]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 08:03:35 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis dix ans déjà, Lézardons dans la rue anime les rues de Pertuis avec une programmation mêlant artistes locaux et compagnies venues d’ailleurs. Le festival vauclusien s’ouvre cette année le 18 juin avec l’Orchestre à l’école, qui réunit les élèves du Conservatoire autour des sons des saxophones, trompettes, tubas, trombones et percussions. Côté spectacles vivants, [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Depuis dix ans déjà, <em>Lézardons dans la rue</em> anime les rues de Pertuis avec une programmation mêlant artistes locaux et compagnies venues d’ailleurs. Le festival vauclusien s’ouvre cette année le 18 juin avec l’Orchestre à l’école, qui réunit les élèves du Conservatoire autour des sons des saxophones, trompettes, tubas, trombones et percussions. Côté spectacles vivants, la compagnie arlésienne Le Gratte-Ciel détourne les codes officiels avec <em>Fuego</em> (18 juin), offrant un cirque de proximité ponctué de surprises explosives en tout genre. Avec <em>How Much We Carry</em> (19 juin), les acrobates Débora Fransolin et Marin Garnier proposent un cirque à la fois contemporain et immersif. Le festival se poursuit avec un road movie en Twingo, un hommage décalé à Céline Dion, ou encore une fresque autobiographique de Kader Attou…</p>



<pre class="wp-block-verse">C.L.<br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">18 au 20 juin<br></mark></strong>Divers lieux,Pertuis<br>Un article complet est à lire dans notre magazine à paraître ce 12 juin.</pre>



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		<title>Les Flâneries d&#8217;art contemporain</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Carla Lorang]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 08:01:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les Flâneries d’art contemporain célèbrent cette année leur 20e édition. Au programme : arts plastiques, danse, musique et lecture s’entremêlent dans les jardins du centre ville historique d’Aix-en-Provence. Les jardins Mérindol, des Étuves et des Guerriers accueilleront peintres, sculpteurs, photographes, céramistes, musiciens, comédiens et danseur·euses. Parmi les temps forts, la venue du photographe suisse Peter [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><em>Les Flâneries d’art contemporain</em> célèbrent cette année leur 20<sup>e</sup> édition. Au programme : arts plastiques, danse, musique et lecture s’entremêlent dans les jardins du centre ville historique d’Aix-en-Provence. Les jardins Mérindol, des Étuves et des Guerriers accueilleront peintres, sculpteurs, photographes, céramistes, musiciens, comédiens et danseur·euses. Parmi les temps forts, la venue du photographe suisse Peter Knapp, figure de la presse des années 1960-70, les œuvres de street-art de M. Chat, les fresques de César Malfi, ou encore les sculptures poétiques de Fabrice Magnée, réalisées à partir de vieux clous. Côté musique, Emmanuel Rossfelder, Vincent Beer-Demander et Jean-François Zygel se succéderont, tandis qu’un temps lecture permettra de découvrir les correspondances entre l’écrivaine Colette et l’actrice Marguerite Moreno ou encore entre Clémenceau et Monet. </p>



<pre class="wp-block-verse">C.L.<br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">20 et 21 juin<br></mark></strong>Jardin Mérindol, des Etuves, des Guerriers, Aix en Provence<br><br>Un article complet est à lire dans notre magazine à paraître ce 12 juin.</pre>



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		<title>Aix en juin</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Carla Lorang]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 07:57:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Escapade]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Du 12 au 30 juin, Aix en juin donne un avant-goût au Festival d’Aix-en-Provence avec trente-huit manifestations gratuites. Concerts, spectacles en tout genre, ateliers et cinéma investissent différents lieux emblématiques de la ville et de la région. Le 12 juin, le Panorama lancera la fête place des Prêcheurs avec les équipes du Festival et les [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Du 12 au 30 juin, <em>Aix en juin</em> donne un avant-goût au Festival d’Aix-en-Provence avec trente-huit manifestations gratuites. Concerts, spectacles en tout genre, ateliers et cinéma investissent différents lieux emblématiques de la ville et de la région. Le 12 juin, le<em> Panorama</em> lancera la fête place des Prêcheurs avec les équipes du Festival et les artistes de l’édition 2026. Parmi les temps forts, le « Parcours initiatique » associera le Collectif Meute Passerelles et des musiciens de l’Orchestre des Jeunes de la Méditerranée dans une performance collective. Puis place à une parenthèse vocale les 19 et 20 juin, à l’abbaye de Silvacane, avec les Voix de Silvacane portées par Ana Silvera, Saied Silbak ; l’Ensemble vocal Aix-Marseille Université, Alessandra Soro et le récital de guitare d’Emma Fekete. Un prélude musical et festif qui donne le la à la suite des festivités. </p>



<pre class="wp-block-verse"><em>C.L.</em><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">12 au 30 juin<br></mark>Divers lieux</strong>, Aix-en-Provence et environs<br><em>Un article complet est à lire dans notre magazine à paraître ce 12 juin</em></pre>



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		<title>30 ans et toutes ses danses</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 07:45:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Escapade]]></category>
		<category><![CDATA[(LA) HORDE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Créé en 1996 par Apolline Quintrand, le Festival a toujours permis aux Marseillais d’accueillir les plus grand·es artistes du monde, surtout les chorégraphes, tout en ne négligeant pas la création régionale, et en produisant les artistes de la ville. En 20 ans les plus grands noms de la danse se sont succédé sur les scènes [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><a></a> Créé en 1996 par Apolline Quintrand, le Festival a toujours permis aux Marseillais d’accueillir les plus grand·es artistes du monde, surtout les chorégraphes, tout en ne négligeant pas la création régionale, et en produisant les artistes de la ville. En 20 ans les plus grands noms de la danse se sont succédé sur les scènes d’une cité qui a aussi appris avec son festival à faire de ses parcs, de ses musées, des lieux d’accueil public. Jan Goossens a repris le flambeau après 20 ans pour 6 éditions qui ont orienté les regards vers la création méditerranéenne et africaine, et proposé de grands projets participatifs ancrés dans une ville cosmopolite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À la tête du Festival depuis 2022, <strong>Marie Didier</strong> poursuit le travail de démocratisation culturelle et d’échos du monde. Elle développe des actions culturelles à l’année auprès des étudiants et des scolaires, met en place une politique tarifaire à 10 € (1€ pour les places solidaires). Elle permet ainsi à tous et toutes de «&nbsp;faire&nbsp;» le festival, qui dure désormais près de quatre semaines, brasse tous les arts et propose 65 rendez-vous publics. Soit, en 2026, 31 propositions artistiques dont 23 spectacles, 4 films, 5 ateliers de danse et 3 DJ sets, sans oublier une sieste collective.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Reposant, comme depuis 30 ans, sur un équilibre entre propositions internationales et production locale, le Festival démontre que Marseille est une ville monde&nbsp;: les artistes marseillais, aixois parfois, s’appellent <strong>Éric Minh Cuong Castaing</strong>, <strong>Marine Relinger</strong>, <strong>Édith Amsellem</strong>, <strong>Taoufiq Izzeddiou</strong>, <strong>Marina Gomes</strong>, <strong>Oona Doherty</strong>, <strong>(La)Horde</strong>, <strong>Dorothée Munyaneza</strong> ou<strong> Chabana</strong>. Certains sont nés à Marseille, d’autres s’y sont installés depuis peu, par choix ou au terme d’un exil. À leurs côtés des artistes venus de 17 pays du monde, à la croisée de l’Europe et de la Méditerranée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un festival de créations</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Si cette édition s’inscrit dans un principe de continuité et de développement, elle affirme quelques valeurs fortes&nbsp;: l’inclusivité, puisque la plupart des spectacles sont accessibles aux malentendants, et cinq aux déficients visuels, et que la question du validisme s’y décline en débats et en spectacle ( <em>_pArc_</em> au Ballet de Marseille)&nbsp;; l’égalité femme/homme, puisque la parité est atteinte <em>«&nbsp;non seulement dans le nombre de spectacles créés par des femmes mais aussi dans les moyens de création qui leur sont attribués&nbsp;</em>», comme le souligne <strong>Julie Chenot</strong>, présidente du festival&nbsp;; dans le défense des œuvres nouvelles, puisque 20 créations seront présentées au festival, qui proposera aussi une re-création, 3 premières françaises, et 5 projets de co-créations impliquant plus de 500 personnes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un choix qui n’est pas anodin dans un secteur en crise économique. Il inscrit le festival dans le présent du monde. Car, comme l’explique Marie Didier&nbsp;: «&nbsp;<em>sur le fond les œuvres n’évitent rien&nbsp;: elles regardent la dureté du monde en face, explorent nos fractures, interrogent nos clivages</em>.&nbsp;» Mais sur les formes, toute revendicatrices qu’elles soient, sont éclatantes de vie : quand <strong>Sofiane Chalal</strong> veut lutter contre la grossophobie, il met en scène quatre danseuses <em>XXL </em>qui s’opposent aux insultes par la joie et la force des corps. Quand le projet <em><strong>Nouba-ti</strong></em> veut sortir les femmes méditerranéennes de l’oppression ou l’invisibilité, ce sont 10 artistEs qui s’unissent en collectif, affirment que c’est leur tour, et créent ensemble films, musiques, performances et textes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces spectacles «&nbsp;<em>opposent à la peur de l’autre la rencontre entre les cultures&nbsp;</em>» et «&nbsp;<em>hybrident les luttes et les formes, détournent les codes, ouvrent les brèches</em>.&nbsp;» Elles construisent un formidable espace de convivialité, de liberté, et d’avenir.</p>



<pre class="wp-block-verse">AGNÈS FRESCHEL<br><br><a href="https://www.festivaldemarseille.com/" type="link" id="https://www.festivaldemarseille.com/">Festival de Marseille<br></a><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 14 juin au 8 juillet<br></mark></strong>Divers lieux, Marseille</pre>



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