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	<title>Archives des Société - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Société - Journal Zebuline</title>
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		<title>« Notre Salut » et les bégaiements de l’Histoire : un débat avec l’association Promemo au Festival d’automne de Gardanne </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Dussutour]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 30 Oct 2026 12:33:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Idées et rencontres]]></category>
		<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[’Emmanuel Marre]]></category>
		<category><![CDATA[association Promemo]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sorti le 30 septembre dernier, Notre Salut d’Emmanuel Marre revient sur l’histoire de son propre arrière-grand-père, fonctionnaire sous le régime de Vichy. Projeté à l’occasion du Festival d’automne de Gardanne, le film a été suivi d’un échange avec Gérard Leidet, historien et membre de l’association Promemo (Provence mémoire monde ouvrier). L’échange s’est d’abord ouvert par [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Sorti le 30 septembre dernier, <em>Notre Salut</em> d’Emmanuel Marre revient sur l’histoire de son propre arrière-grand-père, fonctionnaire sous le régime de Vichy. Projeté à l’occasion du <strong><em>Festival d’automne de Gardanne</em></strong>, le film a été suivi d’un échange avec <strong>Gérard Leidet</strong>, historien et membre de l’association Promemo (Provence mémoire monde ouvrier).</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’échange s’est d’abord ouvert par une intervention de ce dernier, pour qui le film peut ouvrir trois pistes de débat. Tout d’abord, il permet de poser la question «&nbsp;comment Vichy a-t-il été possible&nbsp;?&nbsp;». Et de rappeler que la France a été un des très rares pays d’Europe à collaborer directement avec l’Allemagne nazie jusqu’à dépasser même les demandes de l’occupant dans la contribution à la déportation des juifs, alors que d’autres pays comme la Belgique et les Pays-Bas ont laissé l’occupant «&nbsp;gérer les juifs&nbsp;», ou ont même essayé de les protéger.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ensuite, <em>Notre Salut</em> propose une vision de Vichy de l’intérieur, à partir du regard d’un fonctionnaire. Le régime pétainiste, porté principalement par l’extrême droite et la droite anti-républicaine, qui n’avait pas supporté l’épisode du Front Populaire, déployait une politique nationaliste, antisémite, autoritaire et verticale qui pouvait séduire des technocrates qui se percevaient comme des «&nbsp;non-conformistes&nbsp;» et se pensaient compétents. C’est, précisément, la «&nbsp;<em>divine surprise&nbsp;</em>» qu’attendait par exemple un Charles Maurras (essayiste d’extrême droite, antisémite, raciste, monarchiste… entre autre).&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, Gérard Leidet souligne le problème moral que soulève le film. Vichy a fait plus qu’obéir aux demandes allemandes, sinon en 1944, concernant la sinistre livraison des juifs. «&nbsp;<em>Il aurait dû réfléchir avant</em>&nbsp;», précise Gérard Leidet qui rappelle l’épisode de la rafle du Vel d’Hiv et souligne que les dirigeants vichystes sont absents du film – à peine voit-on Pétain de dos.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec une modestie non-feinte, le porte-parole de Promemo précise qu’il a préparé son introduction au débat en s’aidant de l’ouvrage de Laurent Joly&nbsp;: <em>Vichy. Histoire d’une dictature</em> (Editions Tallandier, 2025). En croisant cette lecture avec les propos du réalisateur dans la presse, il déclare&nbsp;: «&nbsp;<em>Le film fait écho a beaucoup de maux que nous vivons actuellement sous couvert d’économie efficace</em>&nbsp;» et de «&nbsp;<em>management</em>&nbsp;».&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Emmanuel Marre a des questions sur le présent et est allé voir comment il pouvait trouver des réponses dans le passé. «&nbsp;<em>Moi, quand j’étais gamin, cette histoire de collaboration me faisait honte.</em>&nbsp;» Et de conclure&nbsp;: «&nbsp;<em>Au début, il y avait bien un amour patriote pour Pétain. Celui-ci va s’estomper avec les rafles de juifs. Même dans une tyrannie, l’opinion publique ça compte&nbsp;</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le débat qui s’ensuit avec le public commence par l’actualité du film concernant notamment l’ordo-libéralisme contemporain et le «&nbsp;<em>management</em>&nbsp;». Pour un spectateur, le discours de la fin sur l’ordre est d’une actualité glaçante. L’intervenant rappellera que Vichy n’est jamais allé jusqu’au régime à parti unique, malgré les tentatives de Doriot, Déat et consorts d’imposer leur parti, le «&nbsp;Rassemblement National Populaire&nbsp;»&nbsp;: silence assourdissant dans l’assistance.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">LAURENT DUSSUTOUR</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/politique-culturelle/"><em>Politique culturelle </em>ici </a></p>
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		<title>Lula hop !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Oct 2026 15:43:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Édito]]></category>
		<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quelque chose serait-il en train de changer et la fascisation mondiale de rencontrer enfin quelques obstacles&#160;?&#160; Lorsqu’en 1941 Brecht, exilé en Finlande, écrivait La Résistible ascension d’Arturo Ui avec Margarete Steffin (la coautrice fort peu souvent créditée de ses grandes pièces de 1933 à 1945), il espérait qu’Hitler/Ui allait rapidement être défait, et donnait une [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Quelque chose serait-il en train de changer et la fascisation mondiale de rencontrer enfin quelques obstacles&nbsp;?&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsqu’en 1941 Brecht, exilé en Finlande, écrivait <em>La Résistible ascension d’Arturo Ui</em> avec Margarete Steffin (la coautrice fort peu souvent créditée de ses grandes pièces de 1933 à 1945), il espérait qu’Hitler/Ui allait rapidement être défait, et donnait une fin ouverte toute momentanée à sa pièce, la concluant par ces vers devenus célèbres&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Le peuple a gagné</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Mais il ne faut pas crier victoire</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Le ventre est encore fécond d&rsquo;où a surgi la</em> <em>bête immonde</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il tenait surtout à montrer que l’ascension d’Hitler était «&nbsp;résistible&nbsp;», pas inéluctable, et en montrait méthodiquement les étapes&nbsp;: crise capitaliste et corruption politique, alliance progressive du pouvoir avec les nazis, destruction de l’appareil judiciaire, emploi de la police contre le peuple, désignation de boucs émissaires, décrédibilisation de la gauche accusée d’attentat (incendie du Reichstag)… tout est soigneusement dramatisé, à peine transposé à Chicago (Hindenburgh s’appelle Hindsborough, Goebbels Gobbela…).&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">À chaque étape la machine nazie est arrêtable, résistible, pour peu qu’on s’y oppose. Arturo Ui remet d’abord en cause le droit de grève&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Si tu fais grève et ne travailles plus, alors tu n&rsquo;es plus un travailleur, mais un sujet dangereux</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il dresse les pauvres contre les travailleurs syndiqués</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Trop cher pourquoi ?&nbsp;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Parce que nos chauffeurs, nos manutentionnaires, poussés par des meneurs, réclament des salaires toujours plus élevés.&nbsp;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Ce que veut monsieur Ui avec ses compagnons c&rsquo;est un bon nettoyage</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Et influence l’opinion en s’emparant des médias</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>La seule chose que je veuille de vous</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>c&rsquo;est que vous cessiez d&rsquo;imprimer dedans votre gazette&nbsp;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>tous ces récits d&rsquo;horreur qui attisent le feu.&nbsp;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Autant de machineries dont on connait les ressorts, ce qui n’empêche pas aujourd’hui la résurgence forte de l’extrême droite, dans un nombre toujours plus grand de nations démocratiques.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’à ce que ? </mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En un seul week-end Lula a déjoué les prévisions et résisté au retour de l’extrême droite brésilienne. En Serbie, le mouvement des étudiants, entrainant avec lui tout un peuple, a gagné les législatives contre Aleksandar Vucic. La défaite de Trump aux Midterms s’annonce cuisante, celle de Netanyahou aux législatives est moins franche mais il est aujourd’hui possible qu’il dégage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En France le peuple se réveille, défend son droit à manifester, s’élève contre son appauvrissement, et contre les choix budgétaires et la destruction des services publics. Ces services qui sont des biens qu’il possède en propre, parce qu’ils ont été construits avec ses impôts et ses cotisations sociales. En France comme en Serbie ce sont les jeunes gens, que la gérontocratie française regarde sans considération, qui mènent le combat, avec les slogans inventifs, impertinents et joyeux d’une génération qui n’en peut plus d’endurer, et veut un avenir.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant ce temps, aussi, un attentat perpétré par un lecteur de <em>Mein Kampf</em> est commis pour des motifs clairement racistes. Pendant ce temps le RN réélit son président Jordan Bardella à 99% alors même qu’il est l’auteur de propos antisémites clairement identifiés et sourcés par Médiapart.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Le ventre est encore fécond d’où a surgi la bête immonde</em>. Mais nous avons clairement tout en main pour choisir une autre route, avec les jeunes gens qui veulent, partout, changer ce monde malade dont ils héritent dans la douleur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">AGNÈS FRESCHEL&nbsp;</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



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		<title>Semaine de la pop philosophie : éropolitique et révolution joyeuse </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Diego Lesourd]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Oct 2026 14:50:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la Une]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ambiance tamisée, musique house en toile de fond, l’atmosphère est festive. À l’heure où les budgets consacrés à la recherche sont réduits et où la liberté d’expression est attaquée, la Semaine de la pop philosophie semble presque nager à contre-courant en offrant un espace de réflexion collective, de partage et de fête. Créée en 2009 [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Ambiance tamisée, musique house en toile de fond, l’atmosphère est festive. À l’heure où les budgets consacrés à la recherche sont réduits et où la liberté d’expression est attaquée, la <strong><em>Semaine de la pop philosophie</em></strong> semble presque nager à contre-courant en offrant un espace de réflexion collective, de partage et de fête. Créée en 2009 à l’initiative de Jacques Serrano, cette manifestation annuelle fait de Marseille, le temps d’une semaine, « <em>l’épicentre de l’ouverture de la discipline à des objets ou à des thèmes de la culture populaire</em> ». Le 22 octobre, la thématique « Capitalisme et jouissances » laissait place à une soirée autour du concept d’«&nbsp;éropolitique&nbsp;». Dans la salle du Makeda, <strong>Laélia Véron</strong>, <strong>Myriam Bahaffou</strong>, <strong>Juliette Roguet</strong> et <strong>Raísa Inocêncio</strong> se livraient à des seuls-en-scène en résonance avec l’actualité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le rire comme étendard</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Battles d’aura, pancartes humoristiques et références à la pop culture ; depuis le début des mobilisations, la jeunesse fait de l’humour une force centrale face à la répression. Car le rire est une arme – qui, n’arrache ni des mains ni des yeux –, mais reste vecteur d’un fort sentiment d’appartenance collective. Avec l’humour, « <em>on a l’impression de se comprendre sans avoir besoin d’expliciter pourquoi on se comprend</em> », explique Laélia Véron, spécialiste des liens entre langage et rapports de pouvoir.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Makeda, la linguiste s’empare de la relation entre Alcibiade et Socrate pour développer une réflexion autour de l’ironie mais aussi ses ambiguïtés. Car si le rire peut créer du lien et favoriser une « <em>forme de libération collective</em> », il peut aussi devenir un outil de séduction et même de domination. L&rsquo;ironie ne doit donc pas être une fin en soi, mais bien un point de départ vers un engagement sincère, comme en témoignent les récentes mobilisations.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Éropolitique</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, si les mobilisations sont portées par l’humour, elles le sont aussi par la joie et… l’érotisme. Myriam Bahaffou, autrice de plusieurs ouvrages, dont <em>Éropolitique : Écoféminismes, désirs et révolution</em>, développe le concept d’éropolitique et défend une insurrection joyeuse invitant à érotiser la lutte. Pour la philosophe, l’érotisme ne se résume pas à l’acte sexuel ; il englobe aussi une sensualité plus large, une « <em>pulsion de vie</em> » qui invite à faire corps ensemble en se connectant les uns aux autres. « <em>Les manières créatives, inventives et drôles que les jeunes donnent à voir dans leur façon de faire de la politique ne peuvent pas être réduites à des comportements futiles. Ils sont l’exemple d’une vitalité que nous pouvons envier et rejoindre</em> », explique-t-elle. Fanfares, bals intergénérationnels improvisés… sont autant de démonstrations où l’insurrection tire sa force de la spontanéité, de l&rsquo;érotisme, la joie et d’une capacité à rassembler des présences singulières dans l’espace public au risque de bousculer l’ordre établi…</p>



<p class="wp-block-paragraph">CARLA LORANG</p>



<pre class="wp-block-verse">Soirée donnée <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">le 22 octobre</mark> dans le cadre de la <em>Semaine de la Pop Philosophie</em> au Makeda, Marseille.</pre>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Hautes-Alpes : avec le Nid rouge, une culture de proximité dans la vallée  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Julie Bordenave]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Oct 2026 14:47:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C&#8217;est un joli cocon aux faux airs d’insecte, dardant sa carapace écarlate à 700 mètres d’altitude. Une arche qui invite à se tenir à l’abri, pour mirer les monts environnants par ses larges baies vitrées – Pic de Bure, montagne d’Aujour… Ancien barnum accolé au CDN de Thionville (Moselle), le Nid Rouge a traversé la [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est un joli cocon aux faux airs d’insecte, dardant sa carapace écarlate à 700 mètres d’altitude. Une arche qui invite à se tenir à l’abri, pour mirer les monts environnants par ses larges baies vitrées – Pic de Bure, montagne d’Aujour… Ancien barnum accolé au CDN de Thionville (Moselle), le Nid Rouge a traversé la France pour être réimplantée à la force du poignet, via un ubuesque chantier participatif. Une aventure presque folle au sens strict, d’autant plus dans le contexte actuel, peu propice aux défis culturels d’envergure !&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est en 2024 que <strong>César Frère</strong> a vent de cet imposant chapiteau à ossature bois qui cherche repreneur. Fédérant une myriade de bonnes volontés, il part alors le récupérer gratuitement en Lorraine. La logistique est de taille : il s’agit de démonter sans casser et dans le bon ordre, pour pouvoir ensuite reconstruire à l’identique ! Une fois rapatriée dans le Buëch – cette vallée sauvage et préservée des Hautes-Alpes, entre rivières et montagnes – place aux premiers coups de pelle destinés à poser les fondations, avec la volonté d&rsquo;ouvrir le lieu en octobre 2026. Pari tenu ! C’est désormais à la Bâtie Montsaléon que le Nid Rouge accueille spectacles, ateliers et résidences. Le chapiteau a logiquement trouvé refuge sur le site de l’aérodrome, complice de longue date d’expérimentations festives. Doté d’un bail de 20 ans, le Nid Rouge s’y est implanté sur la dernière parcelle constructible de la zone.<br><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une offre culturelle alternative de proximité</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À la tête de l’association, le binôme constitué par <strong>Julie David</strong> et <strong>César Frère</strong>, venus du monde de la fête foraine artisanale, rêve «&nbsp;<em>un outil de rencontre, de lien social, d&rsquo;échange, de partage et de découverte, mêlant culture et éducation populaire</em>&nbsp;». Les événements testés ces dernières années dans le coin – festivals <em>La Grosse entube</em>, <em>Et pis c’est tout</em>, implantation du Cirque Plaisir… – confortent cette envie d’y créer un lieu pérenne de diffusion et de résidence. «&nbsp;<em>À chaque fois qu&rsquo;on crée des événements sur ce territoire, le public répond présent, et vient même parfois de la Drôme, du Triève, du Gapençais&#8230;</em>&nbsp;», témoigne Julie David.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Début octobre, le chaleureux weekend d’inauguration, festif et familial, a donné le ton : une participation bénévole de tous les intervenants, y compris les foodtrucks reversant l’intégralité de leurs recettes à l’association. Au plateau, <strong>Typhus Bronx</strong>, <strong>Valentin Dylas</strong>, <strong>Cie Mmmm…</strong>, <strong>Marc Prépus</strong>, ou encore la compagnie voisine du <strong>Pas de l’oiseau</strong>&#8230; Un aperçu de la programmation à venir, de qualité, volontiers irrévérencieuse, pluridisciplinaire. Si l’intuition semble juste – «&nbsp;<em>les lieux sont investis quasi en permanence, on est très sollicités</em>&nbsp;» -, l’enjeu désormais, c’est de faire vivre le lieu, financé jusqu’à présent par un fonds Leader de 80 000 euros (fonds européen d’aide aux zones rurales) et une campagne participative ayant levé plus de 28 000 euros.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Conforté par une équipe municipale militante, le Nid Rouge constitue l’un des maillons qui contribue à asseoir une identité forte pour le Buëch, porté par l’impérieuse nécessité de «&nbsp;<em>continuer de construire l’imaginaire, pour les générations futures</em>&nbsp;», ainsi que l’évoquait l’équipe le soir de l’inauguration.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec un espace intérieur modulable, une jauge de 250 personnes et 6,50 mètres de hauteur sous faîtière propice à l’accueil d’agrès de cirque, le Nid Rouge proposera une saison culturelle d&rsquo;octobre à mai. Pour l’instant, place au <strong>Cirque Bruit</strong>, qui y jouera son spectacle du 30 octobre au 8 novembre.<br></p>



<p class="wp-block-paragraph">JULIE BORDENAVE </p>



<pre class="wp-block-verse">Agenda sur le site <a href="https://nidrouge.fr">nidrouge.fr </a></pre>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/hautes-alpes-avec-le-nid-rouge-une-culture-de-proximite-dans-la-vallee/">Hautes-Alpes : avec le Nid rouge, une culture de proximité dans la vallée  </a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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		<title>À l’Estaque, le PIC menacé par un manque de financement</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Oct 2026 14:21:12 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>« On est un peu comme le coureur de marathon qui arrive à 20 mètres de la ligne d’arrivée et qui s’écroule. » Raoul Lay a le sens de la formule qui dit l’urgence. Le Pôle Instrumental Contemporain (PIC), à l’Estaque, est menacé. Le bail de l’Ensemble Télémaque s’achève le 31 décembre 2026 et le [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">« <em>On est un peu comme le coureur de marathon qui arrive à 20 mètres de la ligne d’arrivée et qui s’écroule.</em> » Raoul Lay a le sens de la formule qui dit l’urgence. Le Pôle Instrumental Contemporain (PIC), à l’Estaque, est menacé. Le bail de l’Ensemble Télémaque s’achève le 31 décembre 2026 et le propriétaire ne souhaite pas le renouveler. Pour garder le lieu, il n’y a qu’une issue : l’acheter. « <em>La Ville, le Département et la Région nous soutiennent magnifiquement et ont tous respecté leurs engagements, mais il manque 120 000 euros, qui correspondent à la défection de la Métropole et de l&rsquo;État.</em> »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au total, l’opération représente environ 1,3 million d’euros : 1,2 million pour le bien, auxquels s’ajoutent les frais de notaire. Elle a été imaginée avec la Ville de Marseille, qui ne préempte plus, faute de pouvoir gérer davantage de lieux, et préfère soutenir une association implantée de longue date et « <em>en laquelle elle a confiance</em> », explique Lay.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un lieu au rayonnement international</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 2013, le PIC a vu défiler plus de 500 artistes sur 213 levers de rideau, devant près de 12 000 spectateurs. Il fonctionne comme un lieu mutualisé de résidence, de travail et de création. « <em>Renoncer à ce lieu, c’est toucher à tout un écosystème</em> », prévient Raoul Lay.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Ensemble Télémaque, qui occupe le lieu, est né à Marseille en 1994 et s’est fait une place unique dans la création contemporaine. Il a passé commande à de très grands compositeurs comme Georges Boeuf, Régis Campo, Pierre-Adrien Charpy, Ivan Fedele ou Bernard Cavanna. Il a collaboré avec Olivier Py, Catherine Marnas ou Frédéric Flamand, et joué de la Cité de la musique à Paris à la Biennale de Venise, dans 17 pays. Il a obtenu en 2016 le label « Atelier de Fabrique artistique » du ministère de la Culture, lancé la même année le temps fort <em>Grandes musiques pour petites oreilles</em>, devenu le festival national <em>Tous en sons</em>, et porte depuis 2018, avec Raoul Lay, <em>October Lab</em>, plateforme internationale d’échanges musicaux qui a déjà réuni des compositeurs des États-Unis, du Canada, de Chine, du pays de Galles, d’Espagne ou de Sardaigne. « <em>On n’est pas si nombreux à Marseille à avoir une carrière à l’international</em>, souligne Raoul Lay. <em>On en parle rarement, mais c’est une compagnie qui s’exporte depuis très longtemps.</em> »</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Ancré dans le quartier</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce rayonnement n’empêche pas un travail de terrain. Télémaque intervient auprès des jeunes et des publics éloignés de la musique, notamment au centre social de la Castellane, avec des projets de percussions et bientôt de direction d’orchestre. « <em>Ce que nous avons monté à l’Estaque ou à la Castellane est transposable à New York</em> », où Raoul Lay doit partir dix jours pour créer un opéra pour enfants au lycée français.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le quartier, le PIC travaille avec le cinéma L’Alhambra et La Déviation, et a prêté sa salle à l’Agence de voyages imaginaires après l’incendie de ses locaux. L’ensemble participe aussi au Train bleu, déambulation artistique sur le territoire métropolitain jusqu’aux Salins à Martigues. Raoul Lay rêve d’un réseau, « Nord magnétique », pour échanger concerts et projets entre quartiers.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">«&nbsp;La crémaillère ou les adieux&nbsp;»</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà du PIC, Raoul Lay perçoit le signe d’un mouvement plus large. Il s’inquiète de voir les budgets de fonctionnement se réduire drastiquement et constate que les acteurs culturels n’ont jamais rien connu d’équivalent. « <em>Il faudra faire avec moins, mutualiser, nous dit-on dans toutes les collectivités</em> », observe-t-il, <em>alors que les arbitrages semblent déjà rendus, sans que personne sache comment ça va tomber, ni quand.</em> »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les petites structures n’ont pas attendu : « <em>Les économies, on se les ait déjà appliquées.</em> » « <em>Mutualiser, on le fait depuis longtemps</em> », assure-t-il. Il redoute que la contrainte budgétaire n’isole les acteurs et que « <em>chacun tire la couverture à soi</em> » au lieu de se réunir. Sa demande aux élus est simple : de la transparence. « <em>Que l’on se voie, qu’on en parle, qu’on prévoie. L’opacité, ce n’est jamais bien.</em> »</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ensemble a lancé une campagne de financement participatif en ligne sur son site Internet. Les dons ouvrent droit à une réduction d’impôt de 66 % pour les particuliers et de 60 % pour les entreprises. Le dimanche 20 décembre, le PIC accueillera « <em>la crémaillère ou les adieux</em> », selon l’issue de ce rachat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">ANNE-MARIE THOMAZEAU</p>
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		<title>Culture : une conférence pour sonner l’« alerte rouge »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Oct 2026 14:11:11 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La baisse des crédits continuelle, l’absence du thème culturel dans les programmes politiques,&#160; la remise en cause des droits des auteurs et artistes, les coups portés à la liberté de création… Jérôme Clément fait le constat que partage tout le milieu culturel&#160;: l’idée d’une culture publique émancipatrice et décentralisée, d’une exception qui la préserverait des [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">La baisse des crédits continuelle, l’absence du thème culturel dans les programmes politiques,&nbsp; la remise en cause des droits des auteurs et artistes, les coups portés à la liberté de création… <strong>Jérôme Clément</strong> fait le constat que partage tout le milieu culturel&nbsp;: l’idée d’une culture publique émancipatrice et décentralisée, d’une exception qui la préserverait des lois des marchés, est aujourd’hui obsolète, attaquée de toute part par les forces de l’argent qui veulent rentabiliser les œuvres et maîtriser les discours et les artistes. Elle est aussi abandonnée par les politiques qui ne la perçoivent plus que comme un coût, ou au mieux un outil de com’. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En grave danger de disparaître, la culture publique s’essouffle, sur la défensive, défendant sa liberté, ses budgets, ses salariés, ses idéaux aussi, de partage, de défense des valeurs d’égalité et de connaissance de l’autre. Elle appelle à la solidarité, se fédère, rappelant qu’elle est à l’os, incapable d’encaisser un choc supplémentaire qui sera fatal à ses modèles. Pourtant performants, générateurs de profits économiques et d’immenses profits humains.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La conférence de Jérôme Clément sera animée par des militantes de la CGT spectacles, et l’intersyndicale des entrepreneurs du spectacle est également attendue.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">A.F.</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Culture, Alerte rouge !<br>rencontre autour de l’ouvrage de Jérôme Clément<br></strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">21 octobre</mark> La Cômerie, Marseille</pre>
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		<title>Culture : « On est à l’os »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Oct 2026 14:07:42 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Quatre syndicats d’employeurs de la culture en Région Sud &#8211; Synavi, Syndeac, Scènes Ensemble et SMA – ont tiré la sonnette d’alarme le 14 octobre, lors d’une conférence de presse à la Friche de la Belle de Mai. En cause : le long blocage budgétaire de la Métropole Aix-Marseille-Provence, qui laisse des dizaines de structures [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Quatre syndicats d’employeurs de la culture en Région Sud &#8211; Synavi, Syndeac, Scènes Ensemble et SMA – ont tiré la sonnette d’alarme le 14 octobre, lors d’une conférence de presse à la Friche de la Belle de Mai. En cause : le long blocage budgétaire de la Métropole Aix-Marseille-Provence, qui laisse des dizaines de structures sans réponse concernant leurs subventions, auquel s’ajoutent les baisses de crédits de l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Claire Massabo, du Synavi, rappelle que l’imbroglio autour du budget 2026 de la Métropole a plongé les structures culturelles dans une incertitude totale&nbsp;: « <em>Depuis huit mois, les professionnels travaillent sans savoir s’ils seront financés. Selon des informations récentes, les subventions pour 2027 ne seraient décidées qu’au printemps. Nous serons alors restés dix-huit mois sans réponse</em> », déplore-t-elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une enquête flash</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Synavi a réalisé une enquête flash : 23 compagnies de théâtre et de danse et lieux de production ont répondu. Sans prétendre à l’exhaustivité, ce panel donne un aperçu de la situation. Parmi ces structures, 11 étaient financées par la Métropole en 2025 à hauteur de 254 000 euros. Pour 2026, seules deux ont reçu une réponse officielle, celles dont la subvention a été votée pour un montant de… 2 000 euros.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Opening Nights, collectif de compagnies sur le point de fêter ses vingt ans, perd 104 000 euros, soit 60 % de son budget. Il a dû licencier son seul salarié, supprimer une quinzaine de spectacles et 40 contrats d’intermittents.&nbsp;Le Citron Jaune, centre national des arts de la rue à Port-Saint-Louis-du-Rhône a appris qu’il ne percevra plus les 40 000 euros qu’il recevait depuis des années, soit l’équivalent d’un emploi et de plusieurs résidences de création. Au Théâtre Antoine-Vitez,&nbsp;<em>Le Festival des bahuts</em>, qui réunit 200 lycéens devant 2 000 spectateurs, attend toujours ses 23 000 euros, déplore sa directrice, Agnès Loudes, représentante de Scènes Ensemble. Le Pic Télémaque, à Marseille, voit sa subvention métropolitaine baisser de 9000 euros,&nbsp; de subvention de la métropole et 3 dates de concerts PAM ( port saint louis du Rhône, Ventabren, estaque)</p>



<p class="wp-block-paragraph">Côté musiques actuelles, onze adhérents du SMA sont touchés, à hauteur de 135 000 euros. Le cinéma n’est pas épargné comme en témoigne Martial Buisson, de l’association&nbsp;<em>Image de ville</em>, qui organise depuis 2003 un festival consacré à l’architecture et à l’écologie. Jusqu’alors la Métropole, son principal financeur, lui versait 58 000 euros. À son invitation, l’association aixoise avait étendu ses activités à l’ensemble du territoire métropolitain, de Marseille à Vitrolles, Martigues et La Ciotat. Elle a dû annuler cet été ses Rencontres, organisées depuis vingt ans, suppression qui compromet les financements du Département et de la Région. Une double peine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les conséquences sont déjà bien concrètes : de six à huit licenciements, 64 contrats d’intermittents non renouvelés, 2 200 heures de travail perdues, et des tensions de trésorerie généralisées. Les syndicats estiment qu’il faudrait multiplier ces chiffres par trois pour approcher de la réalité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le PAM sans garantie</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Parcours artistique métropolitain (PAM), par lequel la Métropole sélectionne des spectacles qu’elle propose aux communes, n’est guère mieux loti. Chaque structure partenaire avait bien reçu une notification officielle de participation, mais l’institution s’est murée dans le silence à la rentrée, sans confirmer ni annuler. Sur la foi de ces engagements, beaucoup avaient déjà investi, réattribué des rôles ou embauché des chargés de diffusion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enquête comptabilise 32 représentations et 25 actions de médiation bloquées. Le préjudice atteint 40 000 euros pour certaines structures. <strong>L’Agence artistique</strong> perd ainsi six dates et sept médiations. L’ensemble de musique baroque&nbsp;<strong>Concerto Soave&nbsp;</strong>voit quatre dates en suspens, tandis que le célèbre ensemble aixois&nbsp;<strong>Café Zimmermann&nbsp;</strong>est aussi lourdement impacté. Et le <strong>PIC Télémaque</strong>, à Marseille, voit trois dates et 9000 euros de subvention s’envoler.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les intermittents, la suppression de ces cachets menace le renouvellement des droits. Les professionnels dénoncent également des « pertes de chance », certains artistes ayant renoncé à d’autres tournées, ainsi que de profonds « dégâts psychosociaux ».</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Autocensure et épuisement</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Wilma Lévy, du Synavi, s’inquiète également de la santé mentale des professionnels. « <em>Les gens sont sous l’eau</em> », dit-elle, évoquant une « <em>casse sociale</em> » et la multiplication des discours sur la reconversion. Les commentaires recueillis dans l’enquête traduisent un sentiment de catastrophe imminente : les mots « fusion », « fermeture » et « liquidation » reviennent. « <em>Ça nous épuise. On est à l’os</em> », témoigne un participant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière les chiffres, c’est un écosystème qui vacille : emplois menacés, spectacles annulés, festivals en danger et actions culturelles qui disparaissent. Pour les syndicats, l’urgence est d’enrayer cette spirale avant que les dégâts ne deviennent irréversibles. Ils réclament un moratoire sur les coupes budgétaires, une concertation sur l’avenir du service public de la culture et une mobilisation commune des employeurs et des salariés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">ANNE-MARIE THOMAZEAU</p>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe">Société</a> ici !</p>
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		<title>Séduire sans emprise avec la Semaine de la Pop philosophie à Marseille </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gaëlle Cloarec]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Oct 2026 14:02:46 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Après un week-end quelque peu bousculé par les manifestations à Marseille, le lundi 19 octobre, la Semaine de la Pop philosophie proposait une série de rencontres aux Rotatives de La Marseillaise. Quatre sessions d&#8217;une heure chacune pour aborder le thème de l&#8217;édition 2026, Séduction et fantasme, sous l&#8217;angle de la domination. Différents types de séduction [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Après un week-end quelque peu bousculé par les manifestations à Marseille, le lundi 19 octobre, la <strong><em>Semaine de la Pop philosophie</em></strong> proposait une série de rencontres aux Rotatives de La Marseillaise. Quatre sessions d&rsquo;une heure chacune pour aborder le thème de l&rsquo;édition 2026, <em>Séduction et fantasme</em>, sous l&rsquo;angle de la domination.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Différents types de séduction</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La première intervenante, <strong>Isabelle Alphandery</strong>, à la fois professeure de littérature américaine et philosophe intéressée par la psychanalyse, a axé son propos sur la séduction comme «&nbsp;<em>la plus délicieuse ou la plus traumatique des expériences</em>&nbsp;». À l&rsquo;aube de son existence, un être humain en devenir doit être «&nbsp;séduit&nbsp;» par sa mère et autres proches, au sens où ils doivent nourrir par leurs soins, leur affection, son goût de vivre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la séduction qu&rsquo;opère un adulte envers un enfant n&rsquo;est pas toujours sur ce versant positif. Ô combien&nbsp;! En s&rsquo;appuyant sur les écrits de Sigmund Freud et son disciple Sandor Ferenczi, Isabelle Alphandary montre à quel point ces «&nbsp;<em>vieilles lunes de la fin du XIX</em><em><sup>e</sup></em> <em>siècle entrent en résonance avec l&rsquo;anthropologie contemporaine et les travaux sur l&rsquo;inceste, qui dévoilent son caractère massif</em>&nbsp;». D&rsquo;après les données officielles, un enfant sur 10 est concerné, rappelait-elle. Des chiffres probablement sous-estimés, en raison d&rsquo;angles morts dans les procédures juridiques, selon le rapport de la commission d&rsquo;enquête parlementaire publié cet été à ce sujet. Une heure, c&rsquo;est un peu court pour entrer dans la nuance en matière de viol et de consentement, mais il était important de montrer que ce dernier ne suffit pas toujours, car il peut être arraché, ou induit par une emprise insidieuse.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Sous le discours, les actes</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est au récit d&rsquo;une telle emprise que s&rsquo;est livrée <strong>Flora Souchier</strong>, la deuxième oratrice. L&rsquo;hiver dernier, elle publiait au Seuil <em>Méfiez-vous des hommes qui se disent féministes</em>, son témoignage d&rsquo;une expérience traumatisante vécue auprès d&rsquo;un gauchiste rencontré à la ZAD de Notre-Dame des Landes. Là encore, une heure n&rsquo;a pas suffi à aller au delà du simple témoignage, pour insérer plus finement son vécu singulier dans la trame de fond de notre société patriarcale. L&rsquo;aspect systémique de l&rsquo;inceste et la culture du viol méritent d&rsquo;être analysés encore et encore, au travers de multiples lectures. Heureusement, les publications et podcasts ne manquent pas, depuis les révélations de #MeToo. En cela, des rencontres comme celles de cette <em>Semaine de la pop philosophie</em> servent de stimulant intellectuel, invitant autant à lire par soi-même les textes fondateurs de la psychanalyse qu&rsquo;à découvrir l’œuvre de Neige Sinno.</p>



<p class="wp-block-paragraph">GAËLLE CLOAREC</p>



<pre class="wp-block-verse">La Semaine de la Pop philosophie se poursuit jusqu'au <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">24 octobre</mark> à <strong>Marseille.</strong></pre>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Mais qui donc a mis Marianne à terre ? </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Oct 2026 07:57:08 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’insurrection n’est jamais fondamentalement désirable, elle est par nature violente, fauteuse de destruction et souvent de mort. Même lorsqu’elle est nécessaire contre des régimes tyranniques, cette violence engendre la désapprobation, la peur et la mise en branle de réflexes réactionnels réactionnaires, qui persistent souvent après les changements de régime que les insurrections victorieuses – les [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">L’insurrection n’est jamais fondamentalement désirable, elle est par nature violente, fauteuse de destruction et souvent de mort. Même lorsqu’elle est nécessaire contre des régimes tyranniques, cette violence engendre la désapprobation, la peur et la mise en branle de réflexes réactionnels réactionnaires, qui persistent souvent après les changements de régime que les insurrections victorieuses – les révolutions – peuvent déclencher.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans <em>L’Éducation sentimentale</em>, Flaubert raconte longuement la révolution de 1848, qui a mis fin au règne de Louis-Philippe et instauré la II<sup>e</sup> République, et le sac du Palais-Royal, avec le trône jeté par la fenêtre, et une prise de possession vengeresse et «&nbsp;obscène&nbsp;» des derniers symboles de la monarchie en France.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Puis la fureur s’assombrit. Une curiosité obscène fit fouiller tous les cabinets, tous les recoins, ouvrir tous les tiroirs. Des galériens enfoncèrent leurs bras dans la couche des princesses, et se roulaient dessus par consolation de ne pouvoir les violer</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sans en venir à ces crimes la journée du 17 octobre a semé le chaos, en particulier à Marseille, et transformé un combat juste et une manifestation massive en ville qui brûle et se calfeutre, en proie à la terreur. Les dégâts infligés à la République n’ont pas renversé le Gouvernement, même si Marianne s’est retrouvée à terre dans le hall de la mairie de Marseille. Mais il est évident que le combat des jeunes pour des conditions d’études décentes, et des classes populaires contre la vie chère, s’en trouve considérablement affaibli. Comme en 1848, cette violence ne peut que conforter les partis qui attendent de s’emparer du pouvoir, la bourgeoisie en 1848, l’extrême-droite aujourd’hui.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>La première stupéfaction passée, il y eut chez les bourgeois comme un étonnement de vivre encore. L’exécution sommaire de quelques voleurs, fusillés sans jugements, parut une chose très juste.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Qui va-t-on «&nbsp;fusiller&nbsp;» aujourd’hui&nbsp;? Les pilleurs&nbsp;? Les casseurs&nbsp;? LFI qu’on accuse d’avoir poussé au crime&nbsp;? Les mineurs qui vont devoir rester confinés chez eux&nbsp;?&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">À qui profite le crime ? </mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Flaubert décrivait, en multipliant les voix et les tons, les rouages objectifs de l’accession de la bourgeoisie au pouvoir, et l’échec du peuple à s’en emparer vraiment par l’insurrection.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Alors, la Propriété monta dans les respects au niveau de la Religion et se confondit avec Dieu. Les attaques qu’on lui portait parurent du sacrilège, presque de l’anthropophagie.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque nos pilleurs s’en prennent aux commerces des centres-villes, les forces de l’ordre semblent davantage occupées à contenir et réprimer les manifestants pacifiques qu’à arrêter les déprédations. La Propriété, depuis 1848, a conservé son caractère sacré. Lorsqu’ils se révèlent impuissants à la protéger, ceux qui plongent la France dans la récession et le désespoir se permettent alors d’insulter le peuple qui se révolte. Retailleau n’hésite pas à parler de «&nbsp;<em>la chienlit qui menace la République&nbsp;</em>», et Bardella de «&nbsp;<em>l’armée du crime&nbsp;</em>».&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quant au président Macron, au lieu d’être confus de l’imprévision manifeste du dispositif policier, il promet d’être impitoyable envers les inconséquents qui détruisent les biens communs et le service public. Pense-t-il à lui-même&nbsp;?&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">AGNÈS FRESCHEL</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/"><em>Société</em> ici</a></p>
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		<title>Sète rend hommage à Jean Vilar, un Sétois peu ordinaire </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Oct 2026 09:42:56 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Sète, ville natale de Georges Brassens, Jean Vilar, Paul Valéry, Hervé di Rosa, Manitas de Plata… et ville d’enfance d’Agnès Varda ou Robert Combas, est clairement une exception culturelle. Mais en célébrant Jean Vilar, la ville rend hommage à celui de ses enfants qui a le plus profondément révolutionné la vie culturelle française. Fondateur du [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Sète, ville natale de Georges Brassens, Jean Vilar, Paul Valéry, Hervé di Rosa, Manitas de Plata… et ville d’enfance d’Agnès Varda ou Robert Combas, est clairement une exception culturelle. Mais en célébrant Jean Vilar, la ville rend hommage à celui de ses enfants qui a le plus profondément révolutionné la vie culturelle française. Fondateur du <em>Festival d’Avignon</em>, directeur du Théâtre National populaire, penseur et défenseur acharné du «&nbsp;Théâtre de service public&nbsp;», son empreinte est immense, et ses descendants aussi variés que nombreux.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <a href="https://museepaulvalery-sete.fr">musée Paul Valéry</a> propose depuis juillet et jusqu’au 8 novembre une exposition <em>Les couleurs de Jean Vilar</em> [voir journalzebuline.fr] qui, à travers un parcours d’œuvres majeures, rappelle l’attachement du metteur en scène aux couleurs des costumes et des décors, mais aussi des programmes, des oriflammes et des publications. Le 17 octobre une visite commentée de l’exposition sera suivie d’un débat sur les métiers du théâtre entre <strong>Hervé di Rosa</strong> et <strong>Macha Makeieff</strong>, puis une conférence de <strong>Violaine Vielmas</strong>, docteure en littérature et spécialiste de Jean Vilar, éclairera sur son parcours méconnu d’écrivain. Le lendemain une conférence de <strong>Geneviève Winter</strong> s’attachera à l’art du comédien. Des lectures et spectacles ponctueront les conférences, en particulier <em>Le Dossier Oppenheim</em>, création du jeune Vilar auteur, et la lecture par <strong>Denis Lanoy</strong> de sa correspondance avec Georges Perros, que Vilar avait chargé de lui dégotter des auteurs dramatiques, et qui s’est révélé peu conciliant… </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Écouter les fantômes des théâtres </mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais c’est au Théâtre Molière que débuteront ces journées le 16 octobre, avec la création <em>Vous êtes ici</em> d’<strong>Édith Amsellem</strong>. La metteuse en scène marseillaise a pourtant déjà créé ce spectacle [voir journalzebuline.fr], plusieurs fois ! Mais <em>Vous êtes ici</em> raconte l’histoire de chaque lieu où il passe, réécrit avec chaque équipe qui intervient sur scène. Un spectacle toujours formidable, où l’on voit aussi défiler de fausse Angelica Liddell, une Mnouchhkine plus vraie que nature, un très sombre Claude Régy… Sans doute le plus bel hommage que l’on puisse rendre au théâtre public, à Jean Vilar et à la décentralisation !</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;AGNÈS FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Les Journées Jean Vilar</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 16 au 18 octobre</mark><br><a href="https://tmsete.com">Théâtre Molière</a>, <a href="https://museepaulvalery-sete.fr">Musée Paul Valéry</a>, Sète</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/tag/occitanie/"><em>Occitanie</em> ici </a></p>
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