dimanche 26 juillet 2026
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Marseille : l’édition en plein Flip

Les 6 et 7 juin, le Festival du livre indépendant et politique organise sa deuxième édition à Marseille, sur le cours Julien. Entretien avec les organisatrices, Iris Delhoum, Pauline Guily et Elsa Pradier

Zébuline. Comment est née l’idée de ce festival ?
Elsa Pradier. Il y a un peu plus de deux ans, on s’est rencontrés lors d’un salon du livre à Paris. On s’était dit qu’il y avait beaucoup de salons et de festivals qui se tenaient à Paris, et qu’il était plus rare d’en trouver ailleurs. Notamment des salons qui mettent en avant à la fois l’indépendance, les idées politiques et les petites maisons d’édition engagées.

Beaucoup de maisons d’édition marseillaises sont présentes.
Iris Delhoum. Il y a une grande richesse éditoriale à Marseille, qu’on trouvait intéressante à mettre en avant. Donc, sur les 30 maisons d’édition, quasiment un tiers sont marseillaises. Mais le but, ce n’est pas de faire uniquement un focus sur le terroir. C’est également d’avoir une ampleur nationale, parce que c’est là que se jouent les questions d’indépendance éditoriale.

Comment choisissez-vous les maisons d’édition ?
E.P. Les maisons d’édition qui viennent au Flip sont engagées sur l’environnement, la lutte écologique, le marxisme, la critique du capitalisme, le féminisme, les théories queer, etc. Certaines font des livres directement reliés à la thématique de cette année, à savoir le marxisme écologique.

Quels sont les moments forts du festival ?
I.D. Les tables rondes. L’année dernière, les retours ont été très positifs. C’était vraiment d’une grande qualité par rapport à la gratuité et à l’accessibilité. Ça crée une énergie collective avec les lecteur·ices, qui sont intrigué·es politiquement par ce qui se passe dans ce festival.

Pourquoi avoir choisi la thématique « environnement et lutte des classes » ?
E.P. Nous avions envie de renouer avec la critique marxiste. C’est quelque chose qui est assez important pour nous. Et la crise environnementale n’est pas vraiment prise en considération, notamment pour laisser plus de place à la militarisation et à la guerre. Donc il nous a semblé important de reparler de cette thématique, qui est souvent abordée comme un sous-enjeu.

FANTINE LAMBEY

Festival du livre indépendant et politique
6 et 7 juin
Soma et Brasserie Communale, Marseille

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