lundi 6 avril 2026
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Vu 

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Vu © Camille Chalain

Créée en 2012 par la Cie Sacékripa, Vu est un spectacle sans parole qui marie le théâtre d’objets, le cirque miniature et l’art du clown. Étienne Manceau, jongleur de formation et auteur de la pièce, y incarne un personnage atteint de TOC que le public rencontre alors qu’il est en train de préparer le thé de manière très méticuleuse. Mais tout ne se passe pas comme prévu, car sa précision et ses rituels ne lui offrent pas un contrôle absolu sur son environnement et le personnage monte en pression. Dans un décor sobre, avec humour et sensibilité, Manceau multiplie les petits bricolages et détourne lentement des objets du quotidien de leur but premier, révélant peu à peu la psychologie complexe de son personnage.

CHLOÉ MACAIRE

Du 21 au 24 janvier 
Théâtre des Bernardines, Marseille

Biac : Raphaëlle Boitel à l’honneur

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La Bête noire © X-DR

Après Fanny Soriano en 2023 [Lire ici], la Biac met une nouvelle artiste féminine à l’honneur. Une manière de plonger dans l’univers artistique d’une metteuse en scène à travers une partie de son répertoire, soit ici quatre pièces retraçant quasiment une décennie de créations. En filigrane chez Raphaëlle Boitel, une obsession : dire nos maux par le corps, dans des univers léchés offrant toute sa place à l’aérien. Depuis 2012, les pièces de sa compagnies L’Oublié(e) manient le tragicomique pour dire la condition humaine. Tout est déjà là dès 2018 avec La Chute des Anges, une dystopie railleuse dans laquelle un groupe d’humains se voit malmené par les machines (du 15 au 17 janvier, La Criée, Marseille ; 1er et 2 février, Le Liberté, Toulon [Lire ici]). C’est la même puissance cinématographique, sur un plateau baigné de clair-obscur, qui nimbe le majestueux Ombres Portées, créé en 2021. La pièce s’articule autour d’une famille soudée par un secret, qui voit ses membres basculer un à un (23 janvier, La Passerelle, Gap ; 28 et 29 janvier, Théâtre Durance, Château-Arnoux Saint-Auban).

Unité de ton 

L’introspection gagne en intimité – et en intensité – avec un récent diptyque composé de deux formes courtes, portraits successifs de deux jeunes circassiennes se racontant par leur discipline. Solo de la contorsionniste Vassiliki Rossillion, La bête noire met en scène les luttes d’une femme contre ses démons internes, autour d’un agrès d’une inventivité folle, symbolisant une colonne et ses 24 vertèbres ; avec Petite Reine, c’est le vélo acrobatique qui trône sur le plateau, accompagnant le texte loufoque par lequel Fleuriane Cornet nous conte le récit de sa propre chute (du 15 au 18 janvier, Théâtre National de Nice ; du 24 au 26 janvier, Théâtre Joliette, Marseille). La puissance expressive de son travail, Raphaëlle Boitel la doit aussi à la cohésion de son équipe, soudée depuis les débuts ; notamment à la sculpture ciselée sur la lumière opérée par son scénographe Tristan Baudoin, qui confère singularité et unité de ton au répertoire de l’artiste.

JULIE BORDENAVE 

Le Prado, terre de chapiteaux 
Le village chapiteaux du Prado, c’est l’incontournable de la Biac. En face des flots, les toiles dardent leurs mâts vers les cieux azurs pour abriter des propositions éclectiques, à destination de publics variés : jusqu’en février, six spectacles se succèderont, au fil de 42 représentations. Coup d’envoi le 16 janvier avec les trublions de NoFit State Circus – déjà accueillis en 2019 avec l’inoubliable Lexicon – mêlant une énergie punk très british à la démesure d’un grand spectacle osant mettre en valeur des corps différents, un bol d’air au milieu de performances parfois normées ! (Sabotage, jusqu’au 8 février). Le 17 janvier, Fanny Molliens poursuit l’exploration de thèmes métaphysiques avec sa récente création Hourvari, une nouvelle émanation du cirque expressionniste de sa compagnie Rasposo (jusqu’au 26 janvier). J.B.

Retrouvez nos articles Scènes et cirque ici

En amour 

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En amour - Adrien M & Claire B © Joachim Bertrand

La compagnie Adrien M & Claire B crée des formes à la croisée des arts visuels et des arts vivants. En amour, proposée pour un mois à la Cité des arts de la rue (Marseille), est une installation immersive et interactive créée en 2024 dans le cadre d’une commande du Musée de la musique – Philharmonie de Paris. Elle s’inscrit dans la série des Rituels conçus par la compagnie, et fait suite à Dernière minute, crée en 2022 autour d’un rituel de soin aux morts. Avec En amour, il s’agit d’un rituel de restauration de l’amour, qui vise à offrir « la possibilité de vivre une métamorphose symbolique autour du thème de l’amour et de la séparation ». Dans un espace foisonnant de vidéoprojecteurs, ordinateurs et caméras infrarouges, l’immersion interactive dans l’image et la musique spatialisée se déroule pendant quarante minutes.

MARC VOIRY

Du 18 janvier au 9 février
Lieux publics, Marseille

Aimons-nous vivants 

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Aimons nous © Pierre Planchenault

Sur scène, un mât chinois de cinq mètres cinquante, coiffé de palmes de cocotier et orné de bananes, est le point culminant de l’île maigrelette où évoluent le comédien et metteur en scène Arnaud Saury et le circassien Samuel Rodrigues. Aimons-nous vivants, titre emprunté à une chanson de François Valery, est une proposition entre théâtre et cirque, un spectacle de la compagnie Mathieu Ma Fille Fondation, qui n’en est pas à son premier coup d’essai transdisciplinaire : Arnaud Saury a déjà fait « le malin et de la voltige sur un vélo acrobatique » en 2018 dans Dad is dead avec le circassien Mathieu Despoisse, affublé pour sa part d’un micro-casque sur les oreilles.

MARC VOIRY

15 janvier
Zef, scène nationale de Marseille

Nyege Nyege 

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AUNTY RAYZOR © X-DR

Pour clore sa fourmillante [Lire ici] et éclectique Biennale des Imaginaires Numériques, Chroniques convie les corps et les esprits à une secousse finale orchestrée par le collectif ougandais Nyege Nyege. Fondé en 2013 dans la capitale Kampala, le collectif se dédie à la promotion à l’international d’artistes électro africains. À l’origine, les deux expatriés Arlen Dilsizian et Derek Debru (l’un gréco-arménien, l’autre belge), organisent une série de soirées tournées vers les musiques africaines comme le kuduro ou le coupé-décalé, avant d’étendre le concept à un collectif, label et festival très suivi et réputé, tous couvés sous la dénomination Nyege Nyege, qui se traduit en luganda par « une envie soudaine et incontrôlable de danser ». Il proposera à Marseille un plateau d’artistes déterminés à faire suer leur auditoire, avec la rappeurse Catu Diosis en DJ set, un live d’Aunty et un DJ set de De Schuurman.

LUCIE PONTHIEUX BERTRAM

16 janvier
Espace Julien, Marseille 

Biennale des Imaginaires Numériques : Le bouquet final

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DISCO FUNERAL - Studio Martyr © Studio Martyr

Après nombre d’expositions et installations – à Arles, Istres, Avignon, Aix, Marseille – la Biennale des Imaginaires Numériques se clôture par un bouquet de propositions dédiées au spectacle vivant. Autrement dit, par des créations où les arts numériques rencontrent d’autres disciplines artistiques telles que la danse, les arts sonores, la musique. Elles sont à découvrir le 14 janvier à L’Usine à Istres, les 17 et 18 au Pavillon Noir à Aix-en-Provence, et du 16 au 19 au Zef, à la Friche La Belle de Mai et à l’Espace Julien à Marseille [lire ici].  

Voir et être vu.e

Le 14 à L’Usine à Istres, Mire de l’artiste suisse Jasmine Morand : une installation chorégraphique et performative pour douze danseur·euses nu·es, livré·es au regard du spectateur·trice. Couché·e à même le sol, iel peut observer la performance qui se reflète dans un miroir géant placé au-dessus des danseurs. Une installation également proposée à Aix-en-Provence, au Pavillon Noir les 17 et 18. Le centre chorégraphique national qui accueillera au même moment Topeep Secret Box du duo suisse Delgado-Fuchs, expérience immersive et chorégraphique inspiré du principe du peep-show. On peut voir sans être vu·e et parfois en étant vu·e, un travail qui vise de façon décalée à interroger l’intime dans l’expérience collective. 

Danse avec les morts

Au Zef (le 16) La même chose mais pas tout à fait pareille d’Anne-Sophie Turion, un dispositif participatif et déambulatoire, visant à amener les spectateur·ices à reconquérir leurs facultés d’attention, mises à mal par les effets du monde numérique, à travers la rencontre intime avec des inconnu·es. Enfin, à La Friche la Belle de Mai, entre le 16 et le 19 : Disco Funeral, projet conjuguant performance et réalité virtuelle, organisée par Studio Martyr, où il s’agit de traverser en accéléré la temporalité d’une teuf, en immersion 3D, au milieu de spectres ! Another Deep performance audiovisuelle en direct de Sébastien Robert et Mark IJzerman autour du projet d’une exploitation minière en eaux profondes dans la région du Svalbard (Norvège) et de ses implications environnementales. Pas de deux, d’Anna-Marija Adomaityte, une figure chorégraphique vue par l’artiste comme la structure dansée de l’imagerie normative de l’hétérosexualité. Ou bien encore Je suis une montagne d’Eric Arnal-Burtschy,où le.la spectateur·rice, placé directement sur la scène, est invité·e à être arbre, rocher et montagne et à se laisser traverser par les éléments.

MARC VOIRY

Biennale des Imaginaires Numériques
Du 14 au 19 janvier
Divers lieux, Istres, Aix-en-Provence, Marseille

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Gundog : la jeunesse a du chien  

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Athena Amara © N.S.

Zébuline. C’est votre première mise en scène, comment ce projet a-t-il vu le jour ?  

Athéna Amara : Il y a trois ans, je suis allée taper à la porte de la Friche Belle de Mai pour leur demander comment monter un projet en n’étant personne, et sans argent. Et il y a eu une sorte d’alliance qui s’est faite pour m’aider à créer cette pièce. La compagnie Vol Plané – qui m’a proposé  son dispositif de compagnonnage – puis le Théâtre Joliette et le Pôle art de la scène de la Friche. On s’est tous alliés pour donner jour à ce projet et il est là… c’est fou qu’on y soit arrivé.

Pourquoi avoir choisi ce texte de Simon Langman ?

La première fois que je l’ai lu, c’était à haute voix dans un champ avec mon amie Héloïse Bloch (qui s’occupe des costumes pour la pièce). Il y a quelque chose de très fort qui s’est passé pendant cette lecture, où je me suis identifiée à tous les personnages. Ce texte c’est la rencontre de plusieurs personnes qui traversent des failles personnelles : l’un doit trouver sa place, un autre souhaite quitter son environnement, encore un autre a peur du silence…  Il y a ce sentiment de temps qui passe sans qu’on ait l’impression d’avancer avec lui, en restant en marge en permanence. C’est aussi une sorte de métaphore de la vie : on sait que l’on va mourir, mais on cherche tous le bonheur et notre place. C’est de ça dont parle Gundog.

Athena Amara © N.S.

Il parle aussi de ruralité, un sujet qui vous touche ? 

Oui complètement. J’ai grandi à la campagne, dans les Cévennes, où j’ai vécu jusqu’à mes 17 ans. J’ai eu une relation conflictuelle avec cet environnement. Pendant longtemps, j’ai eu la sensation d’être seule, la même solitude que l’on sent dans la pièce. J’ai grandi avec l’idée qu’il fallait que je parte à Paris, ce que j’ai fait, mais c’était une désillusion totale. Finalement je me suis réconciliée avec ce territoire, et j’ai compris ma place. 

Vous êtes comédienne mais vous signez ici une première mise scène, c’est ce que vous avez envie de faire pour la suite ? 

C’est ma première mise en scène oui, et j’espère en faire d’autres. Mais j’espère aussi ne pas rester cloisonnée. Je veux continuer à jouer, je me forme aussi à la lumière et aux techniques du spectacle, pour appréhender tous les aspects de la création. Avec ma compagnie Cagnard, on prône la pluridisciplinarité, de changer de rôle à chaque fois. La prochaine fois, je serai peut-être aux costumes ou à la lumière.

ENTRETIEN RÉALISÉ PAR NICOLAS SANTUCCI

Gundog
De Simon Langman, traduit de l’anglais par Gisèle Joly
Du 17 au 22 janvier
Théâtre Joliette, Marseille

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DIASPORIK : Beyrouth, Jérusalem, Paris, un voyage métasporique

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© Alain Richard

La pièce de la comédienne et autrice franco palestinienne Lauren Houda Hussein et du metteur en scène israélien Ido Shaked offre un voyage émotionnel et historique profond, séquencé par les grandes chansons de Fairuz, la diva libanaise. Elle égraine les souvenirs d’une famille libanaise et de ses identités morcelées entre Occident et Orient, dressant une cartographie sensible et mettant en scène l’émancipation d’une mémoire piégée par le conflit israélo-palestinien. 

L’histoire commence à Beyrouth, lieu du premier tableau composant le triptyque de souvenirs. Alors que la jeune femme doit assister à un concert de Fairuz dans les historiques ruines de Baalbek, celui-ci est subitement annulé en raison de la seconde guerre israélo-libanaise. Ainsi débute la quête de ses origines. 

À Beyrouth, de mon cœur
Des baisers aux maisons et à la mer
Au rocher qui ressemble à un vieux marin 

Dans les années 1980, Li Beyrouth résonne en boucle, hommage poignant à la ville. Fairuz chante la douleur tout en soulignant la détermination de Beyrouth à surmonter les épreuves. Depuis, la chanson est devenue une sorte d’hymne de résistance et de solidarité pour les Libanais, surtout après le 4 août 2020 – jour où la ville, secouée par une explosion massive, a compté plus de 220 morts, 6 500 blessés, 300 000 sans-abris, entraînant de nouveaux exils et des répercussions socio-économiques profondes.

De Beyrouth à Jérusalem, sur les traces du poète Mahmoud Darwich, l’autrice nous rappelle que Celui qui impose son récit hérite la terre du récit… On croise des amours impossibles, à l’image de celui que le poète partage avec Rita, jeune juive israélienne. Al-Quds, ou Jérusalem en arabe, évoque la résilience des habitants. Le troisième tableau de la pièce nous conduit à Paris ou plutôt sa banlieue, où se croisent les exilés du monde entier, auxquels la pièce rend largement hommage. 

O fleur des cités, O Jérusalem ! 
Nos yeux, vers toi, s’élancent chaque jour 
Embrassent les antiques églises 
Et essuient la tristesse 
Sur les murs des mosquées 

Les chansons, un p·matrimoine métasporique

Ces chansons représentent de véritables hymnes « métasporiques ». Le concept, théorisé par l’écrivain québécois d’origine haïtienne Joël Des Rosiers, explore l’idée de la dispersion culturelle et identitaire. La Métaspora se réfère à un espace d’hybridité, où les identités multiples se nourrissent mutuellement. L’art y joue un rôle thérapeutique, et permet une réflexion profonde sur la manière dont les expériences d’exil enrichissent la compréhension des cultures : le pouvoir de l’héritage culturel réside dans la puissance narrative du récit. 

Un concept particulièrement d’actualité et pertinent dans le contexte de l’histoire palestinienne. 

SAMIA CHABANI

Les trois épisodes Beyrouth, Jérusalem, Paris ont été joués au Théâtre Joliette du 8 au 11 janvier. 

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Nos articles Diasporik, conçus en collaboration avec l’association Ancrages sont également disponible en intégralité sur leur site

MIRE 

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MIRE - création de la Cie Prototype Status, Jasmine Morand © Celine Michel

Avec son installation performative MIRE, la chorégraphe Jasmine Morand joue sur le regard du spectateur en le plaçant comme voyeur. Douze interprètes sont présent·e·s sur le plateau, toustes nu·e·s… mais invisibles : ils sont entourés par une cloison, et surplombés par un grand miroir. Le dispositif rend les spectateur·ice·s maîtres de leur point de vue. Ils peuvent choisir à leur guise de circuler, d’observer les danseur·euse·s à travers de petites meurtrières percées dans la cloison, ou de s’allonger pour contempler le reflet de leurs mouvements. Chacune de ces possibilités fait apparaître des tableaux singuliers mais fragmentés, qui font de cette pièce une expérience de spectateur unique et contemplative.

CHLOÉ MACAIRE 

17 et 18 janvier 
Pavillon Noir, Aix-en-Provence

Kemia Party 

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Rabie Houti Band © X-DR

Depuis deux ans, l’association Cultur’all Massalia se donne pour mission de valoriser les cultures populaires à travers l’organisation d’événements artistiques et notamment de leurs Kemia Party dans divers lieux de la ville. Ces soirées qui tirent leur nom des assortiments de hors-d’œuvre maghrébins, célèbrent le brassage de culture du bassin méditerranéen. Pour cette première de l’année 2025, accueillie au Makeda, Cultur’all Massalia programme le Rabie Houti Band. Ce groupe montpelliérain, fondé par le violoniste oranais Rabie Houti, propose un rock arabo-andalous qui puise aussi dans les inspirations et les rythmes du blues, du swing ou de l’afrobeat. Leur concert sera suivi d’un DJ set amazigh grooves de Mehtoze, initiateur des Kemia Party, pour célébrer le Yennayer, le nouvel an berbère.

CHLOÉ MACAIRE

16 janvier
Makeda, Marseille