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	<title>Archives des Le Chantier - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Le Chantier - Journal Zebuline</title>
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		<title>À Correns, renaître de ses cendres</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Aug 2026 11:20:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
		<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Comment décririez-vous ce qu&#8217;a vécu le village cet été ?Sylvie Aniorte Paz. Le Haut-Var et sa population, les exploitations agricoles, les villages et la nature ont souffert d&#8217;une série de méga-feux longs très impactant pour la nature et le vivant. Le feu est rentré pratiquement dans le cœur du village, et l&#8217;incendie a ravagé [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zébuline. Comment décririez-vous ce qu&rsquo;a vécu le village cet été ?<br>Sylvie Aniorte Paz.</strong> Le Haut-Var et sa population, les exploitations agricoles, les villages et la nature ont souffert d&rsquo;une série de méga-feux longs très impactant pour la nature et le vivant. Le feu est rentré pratiquement dans le cœur du village, et l&rsquo;incendie a ravagé ce que le journal de France 3 a décrit comme un « jardin d&rsquo;Eden ». Le feu a détruit beaucoup, mais pas détruit la force des habitants ni leur solidarité. La crise climatique prépare un terrain miné pour toutes les régions. Correns et son territoire doivent être pensés comme un laboratoire d&rsquo;idées : prévenir, transformer, réunir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quelles sont les répercussions sur la saison ?</strong><br>Dans ce contexte inédit, nous débutons la saison sous le signe de la solidarité, avec des opérations de soutien en faveur des sinistré·es. Le spectacle vivant et la transmission des musiques traditionnelles sont au cœur de notre métier : c&rsquo;est l&rsquo;ADN de notre lieu, de la résidence artistique à notre festival, fin mai, qui fêtera ses 30 ans. Cette année, le fil rouge est bien sûr la Nature. Nous orientons une grande partie de nos ateliers, concerts et actions culturelles pour recréer du lien, ouvrir un espace de dialogue pour les habitant·es éprouvé·es. Ensemble, il nous faudra transformer ce traumatisme en nouvelles forces, d&rsquo;une certaine façon, renaître de ses cendres.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pouvez-vous nous en tracer les grandes lignes ?</strong><br>La nouvelle saison sera placée sous le signe du Vivant et de la Mini-Nature. Cette thématique est une idée proposée par la marraine artiste de la nouvelle édition, l’instrumentiste et chanteuse iranienne Shadi Fathi. L&rsquo;image de la miniature persane – composition rigoureuse qui raconte chasse, musiciens, château, fontaines, guerre – synthétise l&rsquo;essentiel. Elle parvient, dans ses chefs-d&rsquo;œuvre, à aborder des questions complexes liées à la nature, dans un espace poétique différent.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Concrètement, comment s&rsquo;organise la solidarité ?</strong><br>Les musiciens corrensois, en solidarité avec le CCFF (réserve communale de sécurité civile feux et forêt du Var) souhaite participer à l&rsquo;achat de matériel de protection. Ils organisent plusieurs événements : un grand concert familial le 5 septembre avec sept groupes de musique qui se relaieront sur scène. La chanteuse et cheffe de chœur Sylvia Auclair y sera aussi présente avec sa chorale MezzeM. Le 12 septembre, l&rsquo;humoriste Laura Calu, native de Correns, jouera son spectacle et reversera l&rsquo;intégralité des entrées aux sinistré·es. D&rsquo;autres actions sont à venir : exposition photos, performances autour de la Mémoire, ateliers d&rsquo;éducation à l&rsquo;environnement pour les enfants&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quels rendez-vous du Chantier peut-on déjà noter ?</strong><br>À ce stade, nous donnons rendez-vous au public aux dates suivantes : le 9 octobre 2026, à la salle de la Fraternelle avec un ciné-concert de Johanni Curtet autour du cinéma mongol. Musicien, compositeur et ethnomusicologue, il est spécialiste du chant diphonique et de la musique traditionnelle mongole. Le 20 novembre, avec le concert du trio féminin La Soubirane, à l&rsquo;issue d&rsquo;une résidence de création qui s&rsquo;interroge sur la nature sacrée et tisse un répertoire sensible. À la rentrée, le Chantier ouvre aussi les portes d&rsquo;un nouvel atelier de percussions à l&rsquo;année, dirigé par le percussionniste Nicola Marinoni.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Et pour la suite ?</strong><br>Les résidences du Chantier débuteront en janvier. Nous accueillerons la chanteuse sicilienne Maura Guerrera pour sa nouvelle création avec l&rsquo;instrumentiste Malik Ziad et le chanteur Manu Théron. Le Chantier renouera aussi avec sa grande tradition de bals trad et folk, ainsi qu&rsquo;avec les rencontres tout au long de l&rsquo;année. Nous initierons également des partenariats, notamment avec la Cité de la Musique de Marseille, le festival de Chaillol, et dans le Var avec des structures telles que l&rsquo;association varoise Mundozika. Nous sommes ouvert·es aux propositions et prenons dès à présent contact avec des lieux, des exploitations agricoles et des écomusées pour penser ensemble des concerts insolites au cœur de la Provence verte et de ses alentours.</p>



<p class="wp-block-paragraph">ENTRETIEN RÉALISÉ PAR ANNE-MARIE THOMAZEAU</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/politique-culturelle/"><em>Politique Culturelle</em> ici </a></p>
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		<title>Un autre monde est possible</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 May 2026 08:40:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Escapade]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Qu&#8217;est-ce qui caractérise ce millésime 2026 ?Laurent Sondag. Fidèle à ses cinq piliers – résidences et soutien à la création, diffusion, action culturelle jeunes publics et adultes et la réflexion – le festival porte cette année une ambition forte formulée par notre directeur artistique Frank Tenaille : « Par temps d&#8217;actualités délétères, nous avons [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zébuline. Qu&rsquo;est-ce qui caractérise ce millésime 2026 ?<br></strong><strong>Laurent Sondag.</strong> Fidèle à ses cinq piliers – résidences et soutien à la création, diffusion, action culturelle jeunes publics et adultes et la réflexion – le festival porte cette année une ambition forte formulée par notre directeur artistique Frank Tenaille : «<em> Par temps d&rsquo;actualités délétères, nous avons un besoin vital de réensemencer nos imaginaires. Les musiques ont le pouvoir, non seulement de dispenser du bonheur d&rsquo;oreille, mais aussi de nous ouvrir à d&rsquo;autres univers, de nous remplir de possibles. </em>» Le regard se pose cette année sur des cultures sous le feu de l&rsquo;actualité comme l&rsquo;Iran et toujours dans le cadre exceptionnel de Correns, village du tout bio, où l&rsquo;on préserve le Vivant. «<em> C&rsquo;est la musique et la danse qui me mettent en paix avec le monde </em>», disait Mandela. C&rsquo;est l&rsquo;esprit de ce rendez-vous.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quels sont les temps forts des soirées au théâtre de verdure ?</strong><br>Dès le vendredi soir, DJ Milena ouvre le bal avec un set électropical depuis La Fraternelle. Mais auparavant, le Kóskina Trio nous emporte dans les sillons de l&rsquo;Anatolie – airs de Turquie, lamentations kurdes, chants ottomans – précédé d&rsquo;une création d’élèves du Collège Paul-Cezanne de Brignoles, accompagnés par la chanteuse Julie Lobato dans le cadre des Fabriques à musique. Le samedi monte en puissance : le chœur mixte MezzeM ouvre à 18 heures 30 avec ses chants du monde – basque, zoulou, macédonien, brésilien, arabe&#8230; – puis Ahamada Smis plonge le public dans l&rsquo;océan Indien entre rythmes swahilis et comoriens, durant un concert partagé avec 100 élèves de la Provence Verte. Le Duo Bourry-Rouch assurera ensuite un balèti pyrénéen enflammé avant que No&amp;Mi et son accordéon ne clôture avec ses valses et mazurkas. Le dimanche est sublime : Alex Eghikian, en piano solo, explore l&rsquo;Amérique du Sud et l&rsquo;Europe orientale dès 18h30 puis<em> Sur le fil </em>mêle flûtes méditerranéennes de Miquèu Montanaro et électro onirique d&rsquo;Audioroom. Le sextet 100 % féminin What Elle&rsquo;s décline toutes les nuances du jazz, funk. Enfin, le duo Abstraxion &amp; Schön Paul clôt en beauté avec un DJ set de musiques électroniques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le festival, ce sont aussi des animations en journée. Qu&rsquo;y trouve-t-on ?</strong><br>Dès le samedi matin, le danseur, rappeur et slameur Wadee Alkhouri propose un stage de dabkeh, danse syrienne et palestinienne inscrite au patrimoine immatériel de l&rsquo;Unesco, suivi d&rsquo;un repas syrien à La Petite Corrensoise. L&rsquo;après-midi, une balade commentée sur les traces du patrimoine de Correns part du Fort Gibron à 14h30, avant un café-concert en accès libre sur la place du village. Le dimanche, Frank Tenaille propose au Centre d&rsquo;art contemporain de Châteauvert une sieste musicale consacrée aux récits sonores de peuples ostracisés. Là encore, entrée libre, comme beaucoup d&rsquo;événements diurnes, parce que la fête doit être accessible à tous.</p>



<pre class="wp-block-verse">ENTRETIEN RÉALISÉ PAR ANNE-MARIE THOMAZEAU<br><br><a href="https://www.le-chantier.com/-Festival-Les-Printemps-du-Monde-" type="link" id="https://www.le-chantier.com/-Festival-Les-Printemps-du-Monde-">Les Printemps du monde<br></a><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">22 au 24 mai</mark><br>Correns</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/escapade/">Escapade </a>Ici</p>
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		<title>Christine Zayed et Alexis Paul</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lucie Ponthieux Bertram]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Nov 2024 13:26:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
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		<category><![CDATA[Christine Zayed et Alexis Paul]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est une invitation onirique et poétique que propose ici le Chantier de Correns. C’est autour d&#8217;une résidence artistique qu’est proposée la découvertele duo Christine Zayed et d’Alexis Paul, dont la musique est ancrée dans la tradition palestinienne. Christine Zayed baigne dès l’enfance dans les musiques arabe et palestinienne, dont elle est originaire. Après un cursus [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">C’est une invitation onirique et poétique que propose ici le Chantier de Correns. C’est autour d&rsquo;une résidence artistique qu’est proposée la découvertele duo Christine Zayed et d’Alexis Paul, dont la musique est ancrée dans la tradition palestinienne. Christine Zayed baigne dès l’enfance dans les musiques arabe et palestinienne, dont elle est originaire. Après un cursus musical vertigineux, elle est aujourd&rsquo;hui une référence et virtuose du qanoun, cithare sur table à cordes pincées. Alexie Paul a lui pour fils rouges de travail artistique la poésie et le détournement. À l&rsquo;orgue de barbarie, effets et guitare, il accompagne l’instrument et la voix de Christine, et tous deux inventent un format hybride dans lequel poésie, performance et enregistrement rendent hommage au patrimoine culturel palestinien tout en en offrant une vision moderne et ouverte au monde. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>LUCIE PONTHIEUX BETHAM</em></p>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">22 novembre</mark><br><a href="http://www.le-chantier.com"><strong>Le Chantier</strong>,</a> Correns</pre>
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		<title>[Spécial Saison] LE CHANTIER : À l’écoute du monde</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Jan 2024 08:22:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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		<category><![CDATA[Frank Tenaille]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«&#160;Cultiver les singularités du monde à travers des résidences de création, transmettre au jeune public, polliniser les territoires avec des bonheurs d’oreille » … les propos de Frank Tenaille, directeur artistique du Chantier donnent le cap des propositions de ce lieu unique dans notre région. Après un mois de janvier qui aura suivi les chants [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Cultiver les singularités du monde à travers des résidences de création, transmettre au jeune public, polliniser les territoires avec des bonheurs d’oreille</em> » … les propos de <strong>Frank Tenaille</strong>, directeur artistique du Chantier donnent le cap des propositions de ce lieu unique dans notre région. Après un mois de janvier qui aura suivi les chants des chemins de muletiers du Nord au Sud de l’Italie, on mettra le cap sur les Balkans et la fantastique réserve de musiques de régions qui font se rencontrer Orient et Occident. Le <strong>Jarava Sextet</strong> (23 février), nous invitera à un <em>Voyage au pays d’Orphée</em> mêlant inspirations bulgares, grecques, macédoniennes et tziganes. S’évadant du giron de Correns, le Chantier propose aussi des concerts buissonniers&nbsp;: le flamenco/électro de <strong>Rocío Márquez (</strong>15 mars) déploiera ses mélodies associées aux élans de l’ancien batteur punk <strong>Santiago Gonzalo</strong> alias Bronquio à la Croisée des Arts de Saint-Maximin.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La musique au sommet</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce sont les chemins et les chansons «&nbsp;de traverse&nbsp;» que le groupe <strong>Tant que Li Siam</strong> (Marie-Madeleine Martinet, Audrey Peinado, Mickaël Portalès, Mario Leccia) arpentera grâce aux polyphonies du Ventoux auxquelles auront été initiés quelque cent élèves de la Provence Verte. Entre-temps, Kady Coulibaly et Lucas Rizzotti (avril) conjugueront, lors d’ateliers itinérants de territoire, percussions dunduns, kora, électro, traditions du Burkina Faso et modernité, dans leur duo <strong>Aôn</strong> («&nbsp;nous&nbsp;» en diaoula). Les ateliers autour des chansons et musiques populaires du Brésil menés par la parolière, chanteuse et mandoliniste <strong>Claire Luzi</strong> et le compositeur guitariste et tromboniste <strong>Cristiano Nascimento</strong> s’adresseront à une classe de 5<sup>e</sup> du collège de Carcès tandis qu’une autre résidence de création (tous les ensembles cités bénéficient de ces temps indispensables) accueillera en mai le projet «&nbsp;«&nbsp;Ukulele Paradise&nbsp;» avec <strong>Ies Miss’u</strong> (Isabelle Temple, Véronique Fis, Cécile Lasfargues, Gérard Vedeche)… «&nbsp;Aloha&nbsp;»&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">MARYVONNE COLOMBANI&nbsp;</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Le Chantier</strong><br>Correns<br>04 94 59 56 49 <br><a href="http://le-chantier.com">le-chantier.com </a></pre>
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		<title>Tous Les Printemps du Monde</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ludovic Tomas]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 May 2023 10:06:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
		<category><![CDATA[Correns]]></category>
		<category><![CDATA[Festival]]></category>
		<category><![CDATA[Le Chantier]]></category>
		<category><![CDATA[Les Printemps du Monde]]></category>
		<category><![CDATA[musiques traditionnelles]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>On ne présente plus Le Chantier, le centre de création dédié aux nouvelles musiques traditionnelles et musiques dites du monde, situé à Correns, premier village bio de France, dans cette partie centrale du Var que l’on nomme Provence verte. On ne présente pas davantage Les Printemps du Monde, anciennement Joutes musicales, son festival « vitrine » qui [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/tous-les-printemps-du-monde/">Tous Les Printemps du Monde</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">On ne présente plus <strong>Le Chantier</strong>, le centre de création dédié aux nouvelles musiques traditionnelles et musiques dites du monde, situé à Correns, premier village bio de France, dans cette partie centrale du Var que l’on nomme Provence verte. <a href="https://journalzebuline.fr/etre-au-monde/">On ne présente pas davantage <strong><em>Les Printemps du Monde</em></strong></a>, anciennement <em>Joutes musicales</em>, son festival « vitrine » qui donne à voir, entendre et comprendre non seulement les actions menées localement tout au long de l’année mais également le pouls du monde à travers ses artistes, musicien·nes, poètes, danseur·euses… Et leur soif de rencontres, de croisements culturels, leurs messages de résistance et d’espoir, de nous permettre de porter un regard apaisant et apaisé sur la planète. Cette 28<sup>e</sup> édition ne fait pas exception, levant le voile sur des projets qui nous mèneront des pays d’Oc aux rives du Nil, du Brésil aux Balkans, de la Perse à l’Irlande, des tavernes grecques aux pistes de danse africaine…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Voyages musicaux</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Commençons par ce qui pourrait faire figure de tête d’affiche, <em>Les Égarés</em>, ou la réunion de quatre pointures musicales qui transcendent les esthétiques (27 mai). À l’initiative de cette aventure, <strong>Vincent Ségal</strong>, improvisateur réputé pour son appétence pour les collaborations. Le violoncelliste a formé un quatuor lumineux en invitant son complice depuis plusieurs années, le joueur de kora malien <strong>Ballaké Cissoko</strong>, le saxophoniste <strong>Émilien Parisien</strong> et l’accordéoniste star <strong>Vincent Peirani</strong>, les deux derniers partageant eux aussi de nombreuses scènes jazz. Une conversation libérée des genres, dont le cours varie au gré des cordes et du vent. En prélude puis en épilogue, la chanteuse percussionniste <strong>Leila Négrau</strong> nous entraîne sur les rythmes de l’océan Indien. D’abord avec <em>Ek marmaille</em>, une création sous influence du maloya issue d’ateliers avec cent élèves des écoles de Garéoult et Tourves. En dernière partie de soirée, elle offre la primeur de son nouveau répertoire, façonné par un séjour à La Réunion. &nbsp;</p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="464" data-id="119451" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/LesEgares-9489-Press%C2%A9ClaudeGassian.jpeg?resize=696%2C464&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-119451" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/LesEgares-9489-Press%C2%A9ClaudeGassian.jpeg?w=900&amp;ssl=1 900w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/LesEgares-9489-Press%C2%A9ClaudeGassian.jpeg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/LesEgares-9489-Press%C2%A9ClaudeGassian.jpeg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/LesEgares-9489-Press%C2%A9ClaudeGassian.jpeg?resize=150%2C100&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/LesEgares-9489-Press%C2%A9ClaudeGassian.jpeg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/LesEgares-9489-Press%C2%A9ClaudeGassian.jpeg?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Les Egares © Claude Gassian</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="464" data-id="119450" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/HAL-1088-Press%C2%A9RemiHostekind.jpeg?resize=696%2C464&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-119450" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/HAL-1088-Press%C2%A9RemiHostekind.jpeg?w=900&amp;ssl=1 900w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/HAL-1088-Press%C2%A9RemiHostekind.jpeg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/HAL-1088-Press%C2%A9RemiHostekind.jpeg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/HAL-1088-Press%C2%A9RemiHostekind.jpeg?resize=150%2C100&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/HAL-1088-Press%C2%A9RemiHostekind.jpeg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/HAL-1088-Press%C2%A9RemiHostekind.jpeg?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">HAL © Remi Hostekind</figcaption></figure>
</figure>



<p class="wp-block-paragraph">Ils sont également quatre et portent un patronyme enchanteur&nbsp;: le <strong>Quartet Chemirani</strong> (28 mai) présente <em>Hâl, le voyage amoureux</em>. Keyvan (zarb, percussions, santur), Bijan (zarb, percussions, luth saz) et Maryam Chemirani (chant), rejoints par Sylvain Barou (flûtes celtiques, bansouri, duduk, neyanban), offrent un programme à la croisée des musiques iraniennes, indiennes et irlandaises sur des poèmes chantés en anglais et persan. Changement de continent avec une incursion parmi les musiques populaires brésiliennes à travers un hommage aux grands compositeurs de ce pays orchestré par <strong>Cristiano Nascimento</strong> et <strong>Wim Welker</strong> (27 mai). La libération des corps viendra compléter celle de l’esprit avec deux bals. Le premier aux accents occitans avec <strong>Castanha é Vinovèl</strong> (26 mai, La Fraternelle), le second sous la houlette de <strong>Jocelyn Balu &amp; Borumba</strong> pour transpirer au rythme de la rumba congolaise (28 mai). Trobar, tarab, taraf et rebetiko viennent étoffer le programme. Et quel programme&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">LUDOVIC TOMAS</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Les Printemps du Monde</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 26 au 28 mai<br></mark>Divers lieux, Correns<br><a href="http://le-chantier.com">le-chantier.com</a></pre>
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		<title>Un melting-pot musical à Correns</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Mar 2023 18:03:49 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>« Buru », c’est le pain en wolof mais aussi la tête, le sommet en basque… La multiplicité des traductions possibles contribue à la richesse du terme dont aucune signification n’est vraiment choisie par le quartet formé autour de Pape Amath N’diaye, alias Paamath, en résidence d’enregistrement au Chantier de Correns. Chacun des musiciens vient d’un univers différent : [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">« Buru », c’est le pain en wolof mais aussi la tête, le sommet en basque… La multiplicité des traductions possibles contribue à la richesse du terme dont aucune signification n’est vraiment choisie par le quartet formé autour de Pape Amath N’diaye, alias <strong>Paamath</strong>, en résidence d’enregistrement au Chantier de Correns. Chacun des musiciens vient d’un univers différent : Paamath (guitare, chant, compositions) s’inspire de ses racines sénégalaises, <strong>Jean-Paul Raffit</strong> (guitares électriques, compositions), fondateur de l’Orchestre de Chambre d’Hôte développe un son original venu principalement du jazz, <strong>Isabelle Bagur</strong> (flûte traversière) est une musicienne classique qui a été soliste à la Kamerata d’Athènes, enfin, <strong>Eliot Saour</strong> est comédien, mais se livre avec brio à l’art de la Beat Box. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de la présentation/entretien qui précède rituellement les concerts proposés par le Chantier,&nbsp;<strong>Frank Tenaille</strong>, directeur artistique de cette structure, centre de création des nouvelles musiques traditionnelles et musiques du monde, insistait sur le métissage inhérent à cette formation. «&nbsp;<em>L’important, c’est l’émotion produite</em>, sourit Paamath,&nbsp;<em>le langage que j’emploie dans mes chansons est assez intraduisible, il est forgé à partir des sonorités du wolof et de la langue des Pyrénées. Ce dialecte imaginaire laisse parfois naître des bribes de sens, mais l’essentiel est de transmettre l’informulé, ce qui nous touche au-delà des mots.&nbsp;Cette langue inventée distille des sentiments qui la plupart du temps ne sont pas habillés de mots significatifs et ici ils sont enveloppés dans un orbe poétique de sens.</em>&nbsp;»&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Conteur fantastique</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La voix du chanteur peint des paysages tandis que la musique de Jean-Paul Raffit invite les mots à une «&nbsp;valse du fond des temps&nbsp;», incandescente. Les musiques traditionnelles, le jazz, le blues, un brin de choro, le classique et le beatbox, offrent un écrin subtil à cette performance sensible. Ces musiques se tissent, s’écoutent, trouvent de nouvelles et poignantes harmonies sans jamais se perdre, ni se dévoyer. Un hymne à la richesse de l’humanité profondément émouvant car il nous dit que s’entendre et s’écouter est possible, sans se renier. Le superbe&nbsp;<em>Chant de la Terre</em>&nbsp;se pose sur l’amples nappes sonores, on se retrouve au fil de l’eau, on danse sur les crètes des notes, on rit avec la démonstration cocasse d’Eliot Saour et son irrépressible beat box. Un texte est cependant formulé en wolof et en français, le poème de Birago Diop,&nbsp;<em>Le chant des rameurs</em>, («&nbsp;J’ai demandé souvent / Écoutant la Clameur / D’où venait l’âpre Chant / Le doux chant des Rameurs&nbsp;»). Paamath, outre son recours au chant, est un conteur fantastique, que ce soit en une langue compréhensible ou pas, ses attitudes, ses poses sont celles d’un narrateur éloquent que l’on se plaît à écouter, dans ses élans, ses arrêts, ses accélérations, ses murmures. Une pépite&nbsp;!&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le CD qui portera le nom MBURU sortira en décembre, une très belle idée de cadeau&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">MARYVONNE COLOMBANI</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mburu a donné son concert le 17 mars au <a href="http://www.le-chantier.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Chantier</a>, à Correns. </p>
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		<title>Universelles cornemuses&#160;!</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Feb 2023 10:42:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Éric Montbel, saxophoniste de jazz, eut le coup de foudre à dix-sept ans, l’âge où l’on n’est guère sérieux, pour la cornemuse. «&#160;Pour se démarquer, c’est parfait, sourit-il&#160;! c’est un instrument insupportable et adorable&#160;». En résidence au Chantier de Correns, ce compositeur, chercheur, docteur en ethnomusicologie, jouait au sein du Babeloni Quartet, formation composée de [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Éric Montbel</strong>, saxophoniste de jazz, eut le coup de foudre à dix-sept ans, l’âge où l’on n’est guère sérieux, pour la cornemuse. «&nbsp;<em>Pour se démarquer, c’est parfait</em>, sourit-il&nbsp;! <em>c’est un instrument insupportable et adorable&nbsp;</em>». En résidence au Chantier de Correns, ce compositeur, chercheur, docteur en ethnomusicologie, jouait au sein du <strong>Babeloni Quartet</strong>, formation composée de musiciens inventifs, <strong>Yvon Bayer</strong>, sonneur* et danseur, <strong>Marc Anthony</strong> et sa vielle à roue acoustique et <strong>Nicola Marinoni</strong>, percussions et bruitages.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Se rencontraient sur scène les mélodies, toutes des créations, dont les motifs plongeaient dans l’humus des musiques traditionnelles, et les œuvres filmées de peintres. <em>Le combat de Carnaval et Carême</em> de Pieter Brueghel l’Ancienet <em>Le Jardin des délices</em> de Jérôme Bosch, en un voyage qui soulignait les détails, découvrant dans le foisonnement des œuvres les représentations allégoriques ou simplement pittoresques de la cornemuse. Les airs et les rythmes s’accordent avec le jeu des images, les nappes électroniques de la vielle dessinent des atmosphères d’autres mondes, l’époustouflant duo de guimbardes répond à la riche palette du udu et aux infinies variations des cornemuses (chacune accordée différemment, permettant de passer des tonalités majeures à mineures avec finesse).</p>



<p class="wp-block-paragraph">La danse d’Yvon Bayer vient transcrire l’esprit de fête véhiculé par les ritournelles de village, entraînante d’abord, «&nbsp;aux&nbsp;bras&nbsp;» d’une robe rouge, puis surlignant les pauses des danseurs en les figeant au cœur de leurs tournoiements par des arrêts sur image tout droit sortis de l’œuvre de Brueghel. C’est une conclusion stellaire portée par les vagues oniriques de la vielle qui nous emporte dans la dimension métaphysique des compositions. Jonction émouvante entre la matière organique et l’élan spirituel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">MARYVONNE COLOMBANI</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Les Cornemuses alchimiques</em> ont été jouées le 27 janvier à La Fraternelle, Correns.</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>A venir
</strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">10 février</mark>
Vélo Théâtre, Apt</pre>
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		<title>Soustrak : l’orchestre des hommes-orchestres</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Dec 2022 09:07:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Jean-François Vrod et Frédéric Aurier, violons, Sylvain Lemêtre, percussions.&#160;Un énoncé très sage qui laisserait croire que La Soustraction des fleurs, présenté sous l’abréviation La Soustrak, va se contenter de reprendre la tradition des violoneux du Massif Central dont Jean-François Vrod a patiemment et passionnément collecté les airs. Bien sûr pouvait mettre la puce à l’oreille [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Jean-François Vrod</strong> et <strong>Frédéric Aurier</strong>, violons, <strong>Sylvain Lemêtre</strong>, percussions.&nbsp;Un énoncé très sage qui laisserait croire que <strong>La Soustraction des fleurs</strong>, présenté sous l’abréviation <strong>La Soustrak</strong>, va se contenter de reprendre la tradition des violoneux du Massif Central dont Jean-François Vrod a patiemment et passionnément collecté les airs. Bien sûr pouvait mettre la puce à l’oreille la présence de Frédéric Aurier, membre du <strong>Quatuor Béla</strong>, familier de la musique classique aussi bien que de la création contemporaine, mais bon, un détour par la bourrée auvergnate est souvent emprunté par le violoniste et compositeur.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si l’on a déjà écouté le théâtre musical parlé et percuté de Sylvain Lemêtre (son superbe solo <em>Sonore Boréale</em> par exemple), on sait que le musicien est adepte des fabrications inédites et des percussions improbables. Bref, La Soustrak menée par Jean-François Vrod qui porte son attention sur les formes contemporaines, les cultures de la planète et la poésie sortait ce jour-là d’une résidence studieuse au Chantier de Correns et offrait à nos oreilles neuves une création traversée par les musiques traditionnelles du Massif Central, le théâtre nō, un soupçon de musique des Balkans, mêlant les instruments «&nbsp;traditionnels&nbsp;» tels les violons à une série de «&nbsp;prototypes&nbsp;» inventifs et cocasses. «&nbsp;<em>On pourrait dire que nous avons fait un concert de prototypes</em>&nbsp;», souriait Sylvain Lemêtre à la fin de la représentation. Frank Tenaille, directeur artistique du Chantier présentait le trio comme <em>«&nbsp;trois explorateurs des champs esthétiques</em>&nbsp;» et citait Jean-François Vrod «&nbsp;<em>laissez notre mémoire inventer et notre imagination se souvenir.&nbsp;</em>»&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Piano et machine à coudre</mark></strong><br>Pour fêter ses presque vingt ans La Soustrak reprenait le mode de création des violoneux d’antan, véritables hommes-orchestres, qui inventaient des façons de faire pour être seuls et orchestre à la fois. «&nbsp;<em>Nous essayons d’être un orchestre d’hommes-orchestres en augmentant nos instruments d’une petite alchimie</em>&nbsp;», expliquait Jean-François Vrod. La mélodie reste l’ADN de La Soustrak, on part sur des airs de moyenne montagne (la musique a ses géographies), puis au cœur d’une «&nbsp;Cérémonie douteuse&nbsp;», («&nbsp;attention, c’est comme de la peinture fraîche, nous sommes en cours de création, précisent les interprètes&nbsp;»), et dans la campagne du Périgord, on se love dans un poème de Christian Bobin, le poète de l’infime et de l’universel trop tôt disparu, on écoute le «&nbsp;blues de l’alouette&nbsp;», on danse sur des mazurkas et des bourrées aux subtiles dissonances contemporaines en bis.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un écran permet de voir «&nbsp;en direct&nbsp;» la vidéo des incroyables inventions instrumentales en action. Les musiciens auront orné leurs violons de curieux élytres d’insectes extra-terrestres, prolongé leur corps de cannes à pêche terminées par des grelots, attaché aux chevilles des sonnailles indiennes, ajusté aux chaussures des maillets capables de percuter la peau de tambours installés au sol (spécialités de Jean-François Vrod). Par terre aussi une sanza, ce piano à pouces africain, que le luthier Amour Makouya a transformé à la demande de Sylvain Lemêtre pour que l’instrumentiste puisse en jouer avec les pieds en l’agrémentant de «&nbsp;petites extensions&nbsp;», pinces à linge et autres fantaisies qui, à l’instar des cuillères en bois fixées sur les cordes des violons offrent de nouvelles sonorités.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autre clou créatif, l’alto à pédale inventé par Frédéric Aurier, reprenait le principe de la machine à coudre à pédale, actionnant une roue de vélo qui entraîne une courroie qui passe sur les cordes d’un alto, ouf&nbsp;!. Le tout baigné par les lumières de <strong>Sam Mary</strong>. Quelle palette de timbres et de couleurs&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">MARYVONNE COLOMBANI</p>



<p class="wp-block-paragraph"><sup><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Concert donné le 9 décembre à La Fraternelle Correns à l’issue d’une résidence organisée par Le Chantier (Centre de création des musiques du monde en Provence Verte).</mark></sup></p>
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		<title>Avec Julie Azoulay, savourez les mots</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Dec 2022 08:56:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
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		<category><![CDATA[Le Chantier]]></category>
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		<category><![CDATA[Var]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La nouvelle création de Julie Azoulay, en résidence du 14 au 17 novembre au Chantier,&#160; cette structure atypique et vivifiante de Correns, se pliait au charme des concerts buissonniers du village, et trouvait un écrin privilégié dans l’auditorium du conservatoire de Brignoles.&#160; Frank Tenaille, directeur artistique du Chantier évoquait la démarche subtile de l’artiste&#160;: «&#160;une [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">La nouvelle création de <strong>Julie Azoulay</strong>, en résidence du 14 au 17 novembre au Chantier,&nbsp; cette structure atypique et vivifiante de Correns, se pliait au charme des concerts buissonniers du village, et trouvait un écrin privilégié dans l’auditorium du conservatoire de Brignoles.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Frank Tenaille</strong>, directeur artistique du Chantier évoquait la démarche subtile de l’artiste&nbsp;: «&nbsp;<em>une proposition est valide si elle fait bouger les choses sur un plan esthétique, outre ses qualités intrinsèques. Julie Azoulay propose un travail fragile, presque diaphane, métaphysique, inspiré par des textes anciens&nbsp;</em>».&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Baptisé <em>Nu</em>, comme la lettre de l’alphabet grec, le spectacle s’orchestrait autour de haïkus tissés ensemble pour composer (la forme de ces poèmes serait trop brève pour constituer l’étoffe d’un texte complet) les chansons du programme. «&nbsp;<em>J’ai réuni ces haikus, je les ai mêlés. C’est un défi particulier de faire de la musique sur des poèmes qui parlent du silence. Il faut le moins de moyens possibles, un propos minimaliste dans l’éclat de l’apparition même de l’élément naturel</em>&nbsp;», explique Julie Azoulay.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La guitare de <strong>Jérémie Schacre</strong> et les percussions de <strong>Thomas Bourgeois</strong> enrobent de leur orbe souple les mots des poètes enchâssés dans l’écrin des mélodies. Voici «&nbsp;le ciel (qui) s’abaisse vers les arbres&nbsp;», puis, « immobile et sereine /&nbsp;la grenouille (qui) fixe / les montagnes&nbsp;», ou la narratrice, « une pierre pour oreiller / (qui) accompagne / les nuages&nbsp;».&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’infime se fait écho des palpitations d’une âme accordée à la harpe du monde. Le fil des mélodies tisse de secrètes connivences avec les paysages esquissés, légèreté d’une vague, élévation quasi mystique d’un relief, soupirs de la lune, goût du citron, couleur d’un bouton d’or, bruit d’une cascade, respiration d’une fleur… Une gorgée d’eau puisée à la source suffit à illuminer le printemps tandis que la glace en fondant «&nbsp;avec l’eau se raccommode&nbsp;». Un «&nbsp;<em>oratorio pour le vivant</em>&nbsp;» ainsi que l’a nommé Frank Tenaille se dessine. Cette fluidité délicate semble effleurer les choses alors qu’elle nous livre les clés de notre univers.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">MARYVONNE COLOMBANI</p>



<pre class="wp-block-verse">Julie Azoulay a joué sa création le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">17 novembre </mark>au Conservatoire de Brignoles sur une proposition du Chantier de Correns</pre>
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		<title>À Correns, les points cardinaux se rejoignent</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Sep 2022 14:49:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Musiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au Chantier de Correns, le jeune duo &#8211; elles ont commencé à travailler ensemble il y a deux ans &#8211; Nawal et Catherine Braslavsky proposait un cheminement inspiré entre l’Afrique et l’Europe nourri des traditions soul et soufi : Roses des vents. Les instruments disposés sur scène offraient un raccourci des univers abordés&#160;: gambusi, guitare, daf, [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Au <strong>Chantier</strong> de Correns, le jeune duo &#8211; elles ont commencé à travailler ensemble il y a deux ans &#8211; <strong>Nawal</strong> et <strong>Catherine Braslavsky</strong> proposait un cheminement inspiré entre l’Afrique et l’Europe nourri des traditions soul et soufi : <em>Roses des vents</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les instruments disposés sur scène offraient un raccourci des univers abordés&nbsp;: gambusi, guitare, daf, halo pan, bols tibétains, sanza, grand dulcimer des Apalaches, tanbura de voyage, bendir, grand tambour, bobre. Les époques se mêlent aux géographies, faisant coexister objets du XVIII<sup>e</sup> siècle comme du XXI<sup>e</sup>. Le concert rassemblait quasiment exclusivement des créations des deux musiciennes, certaines composées avant leur rencontre, d’autres, conçues ensemble.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l’ombre des commencements, pépient des oiseaux, une onde ruisselle, le souffle du vent doucement glisse ses vibrations que nouent les percussions légères. Pressée contre le plexus solaire de Nawal, la calebasse du bobre (arc musical de la Réunion) fait corps avec son instrumentiste. La matière devient spirituelle, le chant se coule dans un <em>Kyrie eleison</em>, scellant l’accord entre les êtres et le monde, tandis que retentit l’appel à la paix, «&nbsp;<em>en particulier la paix intérieure </em>», <em>Aman</em>, au cœur des harmoniques larges du tanbura unies à celles plus sèches, de la kora qui porte la mélodie, reprise par un sublime duo vocal.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">« La scène est un espace sacré »</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Nawal s’indigne de l’usage guerrier des religions qui sont pourtant porteuses de messages de paix et de concorde, les deux artistes s’élancent vers «&nbsp;<em>le neuf&nbsp;</em>» souhaitant une liberté qui se déploie avec leurs chants en un émouvant duo a cappella. Les oiseaux sont invoqués dans un texte en grec d’avant la koinè – langue liturgique grecque –, découvert en 1945 parmi les manuscrits de Nag Hammadi en Égypte, «&nbsp;<em>plus proches du ciel que nous&nbsp;</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">La voix de Catherine Braslavsky se meut sur les hauteurs dans des volutes qui évoquent celles de la grande chanteuse grecque Savina Yanatou. Les souffles soufis s’abreuvent des accents de la musique traditionnelle de l’Inde, tandis que l’appel à la mère Terre, sublime invocation des racines et des mémoires communes de l’humanité, croise les rythmes des Indiens d’Amérique. Le mysticisme de l’ensemble dépasse le cadre strict d’une croyance monolithique mais développe un humanisme empathique&nbsp;: «&nbsp;<em>Dieu ne peut être ni “ il ”, ni “&nbsp;elle&nbsp;” puisqu’il est le tout, il ne peut avoir de genre</em> » … Une berceuse pour la Terre clôt cette parenthèse d’harmonie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>La scène est un espace sacré, on y est autre. Elle est comme un temple, il faut que chacun s’y oublie afin que l’on ne soit qu’un. La présence du public permet d’exister, de donner du sens au terme “&nbsp;ensemble&nbsp;”, </em>sourient les deux musiciennes après le spectacle<em>. Avant la virtuosité, nous recherchons d’abord la plénitude de chaque note, et de leurs résonnances, parfois le son se joue de nous et se met à exister sans le support des instruments ou des voix, seulement par les harmoniques. C’est là qu’il devient intéressant, dans sa qualité vibratoire, car c’est cette vibration qui nous emmène. C’est pourquoi la polyphonie est essentielle&nbsp;: elle nous conduit sur tous les étages de l’être…&nbsp;</em>» &nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">MARYVONNE COLOMBANI</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Roses des vents</em>, création née au Chantier, a été jouée le 23 septembre à la Fraternelle de Correns</p>
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