Deux Mendelssohn, deux voix, deux manières d’habiter le Romantisme. Chez Félix, la ligne file avec une évidence lumineuse, portée par l’élan et la clarté ; chez Fanny, sœur longtemps méconnue, l’écriture se resserre, chante, s’assombrit parfois, avec une densité intérieure longtemps mésestimée. Le Trio Pythéas fait dialoguer ces partitions comme on ouvre une chambre d’échos : motifs qui se répondent, tensions harmoniques, frémissements du piano, du violon et du violoncelle. Marie-France Arakélian, Yann Le Roux-Sèdes et Jean-Florent Gabriel y cherchent moins une histoire familiale qu’une écoute croisée, attentive au chant, aux nuances et aux silences.
S.CA.
9 mai
Cité de la Musique, Marseille
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