Le dessin n’est pas seulement réservé aux artistes plasticiens. Qui connaissait ceux du réalisateur Federico Fellini ? Ou de Pier Paolo Pasolini ? Cette année, le Festival du Dessin d’Arles met à l’honneur des dessinateurs italiens méconnus du grand public, ou dont les talents graphiques restent inexplorés. La sélection, réalisée par Frédéric Pajak, dessinateur et cofondateur de l’événement avec Vera Michalksi en 2023, offre du 18 avril au 17 mai quarante expositions à travers les lieux emblatiques d’Arles. Et prouve, une fois encore, que le dessin est une langue universelle, qui sait traverser le temps et les pratiques.
L’exposition VIVA L’ITALIA, visible au Museon Arlaten, est née grâce à la collection Ramo. Une collection caractérisée par son intérêt pour le dessin, sous toutes ses formes. Des œuvres de maîtres du XVIIe siècle aux bandes-dessinées de Guido Crepax, en passant par le futurisme avec Umberto Boccioni, cette exposition retrace l’héritage de l’Italie. Un héritage lexical également, puisque dessiner vient de l’italien designo, la représentation graphique.
On retrouvera aussi une sélection d’artistes contemporains italiens, comme Chiara Gaggiotti et ses gravures toute en finesse, ou internationaux, comme Rosa Maria Unda Souki et ses intérieurs colorés.
La jeunesse crayonne
La « jeune garde » sera mise à l’honneur dans la chapelle du Méjan. Une exposition qui accueille chaque année les futurs talents du dessin. Pour cette édition, des étudiants de l’académie des Beaux Arts de Florence et d’Athènes y seront exposés, aux côtés des talents de l’école des Arts-décoratifs de Paris. Une sélection qui se démarque tant par le choix des sujets que par les styles graphiques.
À Croisière, on pourra admirer plusieurs expositions collectives : des œuvres naïves et colorées, une sélection plus politique, voire philosophique, avec en tête d’affiche des originaux du chanteur-fantasque Philippe Katerine. Il donnera d’ailleurs une lecture accompagné de son acolyte Philippe Eveno au Théâtre d’Arles, suivi d’un concert, le 15 mai. Pas moins fantastique, la chanteuse Catherine Ringer (des Rita Mitsouko) sera également présente sur la scène du Théâtre d’Arles, et parlera de son père, le dessinateur Sam Ringer.
Nouveauté cette année, un plan permettra de se repérer dans la ville parmi les nombreuses expositions. Notons aussi que des cours de dessin pour tous les âges seront donnés par des artistes locaux, sur inscription, à l’espace Van Gogh. De quoi se mettre en pratique après tant d’inspirations !
MONA LOBERT
Festival du Dessin
Du 18 avril au 17 mai
Divers lieux, Arles
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