À Lasalle-en-Cévennes, cela fait maintenant 25 ans que l’on célèbre annuellement la richesse du cinéma documentaire, avec des propositions de films « d’utilité publique (…) qui nous invitent à porter un regard bienveillant et critique sur notre humanité collective », comme l’écrit Jean-François Naud, membre du comité de programmation.
Dans la sélection générale dans laquelle se croisent questionnements sur la famille (Fratrie de Juliette Cazanave, L’Amazone d’Émilie Maréchal et Camille Meynard), et une réflexion sur la manière de se représenter, en particulier sur les réseaux sociaux (Make it look real de Danial Shah, Feu feu feu de Pauline Jeanbourquin), ainsi qu’une mise en avant des réseaux d’aide et de solidarité (Un pays de papier de Marion Boé, Petit rempart d’Ève Chemin). Et tout cela en présence des réalisateur·ices !
Ce regard à la fois critique et bienveillant porte au-delà de la sélection générale : on retrouve également un focus sur le documentaire québécois, des avant-premières de films étrangers, comme Collapse, (voir p IV) et deux films consacrés à Notre-Dame des Landes, Forêt rouge de Laurie Lassalle, qui documente la vie de la ZAD, et Retour vers nos futures de Despina Matsakis en questionne l’héritage.
Rétrospective
Le festival invite Denis Gheerbrant à l’occasion d’une rétrospective qui lui est consacrée. Où qu’il filme, le réalisateur s’intéresse aux gens, à ce qu’ils vivent, à ce que cela dit d’une société donnée. C’est le cas quand il filme La République (2009) à Marseille, où il va à la rencontre des habitant·es de la rue de la République, alors en pleine spéculation immobilière comme quand il va à la rencontre des travailleur·es d’une décharge du Kirghizistan pour La Colline (2022), son film le plus récent co-réalisé avec Lina Tsrimova.
CHLOÉ MACAIRE
Jusqu’au 16 mai
Divers lieux, Lasalle-en-Cévennes
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