Vu au Grand Théâtre de Provence en mars dernier, Le Roi et l’Oiseau confirme le talent d’Émilie Lalande pour faire danser les récits sans les réduire. Après Pierre et le Loup, elle s’empare de ce chef-d’œuvre du cinéma d’animation avec ce même goût pour la musique, la fantaisie et la lisibilité du geste. Ancienne recrue du Ballet Preljocaj, la chorégraphe compose une fable limpide et troublante, où l’élégance du geste, la précision des corps et le goût du théâtre ouvrent l’imaginaire autant qu’ils aiguisent le regard. Chez elle, la fantaisie n’adoucit pas le propos : elle donne à voir, avec grâce, l’amour, la peur, la tyrannie et le désir obstiné de liberté.
S.CA.
6 mai
La Colonne, Miramas
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