vendredi 4 avril 2025
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L’exil au bord des lèvres

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autrice Dé-rangée
Mina Kavani Berlinale 2023 © XDR

Il y a quinze ans, Mina Kavani, jeune actrice iranienne est l’héroïne du film engagé Red Rose, réalisé par sa compatriote Sepideh Farsi. En acceptant ce rôle, qui filme une scène d’amour dans laquelle elle est nue, elle sait le prix à payer mais son désir de cinéma et de théâtre qui lui vient de son oncle le metteur en scène Ali Raffi, est plus fort. Elle dit adieu à sa famille, à son pays, à son chien, à la grande maison familiale pleine de fêtes underground organisées dans les milieux intellectuels de gauche. Elle prend le chemin de l’exil. Libre mais seule dans un studio de 23 mètres carrés à Paris. 

Seule et en scène 

Lors d’une résidence en 2023 à Montevideo à Marseille, elle écrit un spectacle donné le 13 juin à la Friche La Belle de Mai, dans le cadre des Rencontres à l’ÉchelleI’m deranged, titre emprunté à une chanson de David Bowie est un seule en scène, comme elle l’est en France et dans lequel elle livre un récit poétique de son déracinement. Il y est question de la nostalgie, peut-être fantasmée, d’une terre perdue, propre à tous ceux qui sont partis, mêlant rêves et réalité, disséquant son sentiment d’exil et ses contradictions. « Je suis celle qui a fui, celle qui n’a connu que des Mollahs, les gardiens de la révolution, les femmes dans leur tchador noir, la censure, la peur et l’angoisse » mais dans le même temps « je cherche la voix de ma mère, l’odeur de Téhéran. Mes bagages sont toujours fermés. J’aimerais qu’ils gardent l’odeur de chez moi ». Celle qui vivait à Téhéran avec ses rêves de liberté, vit désormais en France avec ses souvenirs et se retrouve dans un présent corseté « coincée dans des rôles de réfugiés. On est toujours ramené à ses origines et son statut ».

La pièce repart en tournée en France durant toute l’année 2025. Et grâce à Sophie Caillat, dynamique fondatrice des Éditions du Faubourg, le texte, dé-rangée, l’exil au bord des lèvres, vient d’être publié avec une préface du journaliste Jean-Pierre Thibaudat et une postface de l’acteur et metteur en scène Jean-Damien Barbin, son professeur au Conservatoire national supérieur d’art dramatique de Paris. Un texte qui affirme la puissance de l’art face à l’oppression.

ANNE-MARIE THOMAZEAU

Dé-rangée, l’exil au bord des lèvres, Mina Kavani 
Éditions du Faubourg – 15 € 

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Les Élancées atterrissent

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élancées
L'écorce des rêves © Lionel Fornetti

Pour les quatre derniers jours des Élancées, Scènes & Cinés programment huit spectacles sur l’ensemble de son territoire. À commencer par L’écorce des rêves, une forme courte à destination du jeune public (à partir de trois ans) par Maëlle Reymond le 5 février à L’Oppidum de Cornillon-Confoux. Dans ce spectacle, elle s’intéresse au sommeil, humain comme animal, et aux transformations qu’il engendre. 

Le 6 février au Magic Mirrors d’Istres, Bahoz Temaux de la Cie La Meute présente son spectacle Newroz. Un concert-cirque dans lequel il partage la crise d’identité qu’il traverse face aux préjugés qui pèsent sur lui en raison de sa double culture, et notamment de son ascendance kurde – Newroz signifie d’ailleurs le jour nouveau en kurde. Seul sur scène, il alterne entre acrobaties et musiques aux sonorités moyen-orientales, accompagnant ses textes au Oud et à la guitare, afin d’exprimer son parcours aussi bien par le corps que par la voix.

Dans Quand on était seul·es, les circassien·ne·s Hugo Ragetly et Maria Del Mar Reyes se retrouvent autour d’un mât chinois pour explorer leur rapport à la solitude, et à la rencontre . Un spectacle à mi-chemin entre le cirque et la danse, dans lequel leurs acrobaties sont accompagnées par les guitares de Javier Arnedo (Théâtre de Fos, 8 février).

Pluridisciplinaire et partenarial

Côté danse, Les Élancées invitent le hip-hop au Théâtre la Colonne de Miramas, avec Faraëkoto de la Cie 6e dimension (5 février) . Dans ce spectacle jeune public qui mobilise texte et projection vidéo, Séverine Bidaud transpose le hip-hop dans l’univers intemporel du conte, à la croisée de Hansel et Gretel et de Ifaramalemy sy Ikotobekibo (conte malgache) qui a pour protagoniste une jeune fille aux jambes atrophiées et un jeune garçon muet. Et du flamenco à l’Espace Robert Hussein, où la danseuse Ana Péres présentera sa nouvelle création Stans, accompagnée par une composition originale au théorbe interprétée en direct par le musicien José Sanchez (7 février, Espace Robert Hossein).

Un peu de magie également, avec un truculent hommage au monde du cartoon, Goupil et Kosmao de Etienne Saglio, épaulé par son renard-assistant marionnettique Goupil. (Espace 233, 5 février) 

Les Élancées se concluront sur deux spectacles programmés en partenariat avec la Biennale Internationale des Arts du Cirque (BIAC). Le Cabaret renversé de et avec Julien Candy et Juliette Christmann donnera lieu à trois représentations sous chapiteau à Istres, au centre équestre Le Deven, du 7 au 9 février, et la compagnie australienne Gravity & Other myths présentera son spectacle primé Ten Thousand hours qui tout à la fois révèle, explore et rend hommage au travail physique nécessaire pour devenir acrobate. (Théâtre La Colonne, 8 et 9 février)

CHLOÉ MACAIRE 

Jusqu’au 9 février 
Istres, Fos-sur-mer, Cornillon-Confoux, Miramas, Grans

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Une masterclass d’exception

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Masterclass Sébastien Guèze © Anne-Marie Thomazeau
Sébastien Guèze © Anne-Marie Thomazeau

Il y a des instants suspendus où l’on comprend que l’on est en train de vivre un moment extraordinaire. C’est exactement ce qui est arrivé au public marseillais lors de la masterclass du ténor Sébastien Guèze, au foyer Ernest Reyer. Soliste invité de l’Opéra sur la production Rusalka de Dvorák (11 au 16 février) et actuellement en répétition, le ténor français, qui possède à son répertoire 50 rôles et 500 représentations, a accepté de donner deux heures de son temps pour auditionner, conseiller et aiguiller sur de nouvelles pistes vocales trois ténors, grands élèves du Conservatoire Pierre Barbizet. Premier à monter sur scène, Damien est dans ses petits souliers. On le comprend… Pas facile de se produire ainsi devant un public aussi sympathique soit-il. Immédiatement Sébastien Guèze le met à l’aise « on n’est ni en concert, ni en audition mais entre nous. C’est le moment prendre des risques… » 

« Lâches-toi ! »

Le jeune ténor interprète un extrait de Werther de Massenet, l’invocation à la nature. Sébastien Guèze s’enthousiasme. « C’est un air très intéressant, un des seuls dans l’Opéra qui parle de la beauté de la nature. Il est en résonance avec le monde actuel ». Patiemment, le professionnel, reprend une à une chaque mesure « c’est un morceau qui demande un grand calme, une sérénité intérieure ». Avec humour et gentillesse, il invite Damien à se détendre, à marcher, à baisser les épaules et le larynx, n’hésitant pas à le toucher pour bien faire ressentir dans le corps, le placement vocal requis. Le « avant-après » est sidérant. Le public est saisi par la transformation de la voix. C’est au tour de Pierre de se présenter devant l’auditoire avec l’air Vainement ma bien aimée du compositeur Édouard Lalo. Là encore, Sébastien Guèze rectifie, explique ce qu’il attend de l’interprétation, « tu es trop poli, lâches-toi ! » et n’hésite pas à montrer l’exemple en se lançant dans de grandes envolées qui font résonner le foyer et vibrer les spectateurs enthousiastes. « Ils ont déjà tout ce qu’il faut. Je leur donne juste mes petites astuces histoire de leur faire gagner du temps » affirme Sébastien avec humilité. 

La classe de maitre est à son apogée avec l’entrée du troisième élève Hassan. Il a choisi l’air No puede ser, immortalisé par Placido Domingo. La voix du chanteur est déjà exceptionnelle mais Sébastien veut plus : « Tu te donnes à 30 %. On lit la bonté dans tes yeux mais le personnage que tu incarnes est un lion. On va tuer sa femme. Il faut me convaincre de ne pas le faire ». Hassan chante et Sébastien, vif et agile, lui prend les mains, le provoque comme un taureau dans l’arène, bien décidé à faire sortir le jeune homme de ses gongs et par la même occasion sa voix à son plus haut potentiel. Le résultat est époustouflant prouvant que la pédagogie, la transmission est aussi du grand art.

ANNE-MARIE THOMAZEAU

La masterclass s’est déroulée le 30 janvier à l’Opéra de Marseille.

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Un monde en surchauffe

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Opera Mundi La Biodiversité à l'épreuve du Progrès © Gaëlle Cloarec
La Biodiversité à l'épreuve du Progrès © Gaëlle Cloarec

Du 27 janvier au 1er février, Marseille a accueilli huit penseurs de l’écologie, à l’invitation d’Opera Mundi, célébrant ainsi les dix ans de son cycle de conférences. C’est la climatologue Valérie Masson-Delmotte qui a ouvert le bal, dans l’auditorium de la Grotte Cosquer. En un discours bien rodé, elle rappelait que le réchauffement climatique, si les émanations de gaz à effet de serre se poursuivent sur la trajectoire actuelle, s’achemine vers une hausse de +3,2°C en moyenne d’ici la fin du siècle. De quoi faire disparaître des écosystèmes entiers et complètement bouleverser la vie sur terre. « Il y a 15 ans, on pensait que le réchauffement toucherait “les générations futures”. On a sous-estimé la vulnérabilité des sociétés humaines, y compris celle des riches californiens. » En d’autres termes, ceux qui, appartenant aux 10 % les plus fortunés, font exploser le bilan carbone de l’humanité, se leurrent s’ils pensent échapper aux conséquences de leurs modes de consommation.

En milieu de semaine, c’est le politologue François Gemenne qui enfonçait le clou en évoquant les interdépendances géopolitiques dans un monde en surchauffe. Avec son charmant accent belge,  taclant les USA de Donald Trump, prêts à forer de plus belle, il soulignait la nécessité d’embrasser notre commune destinée. « Même si nous avons du mal à aller à l’encontre de nos intérêts, dans une époque de grand individualisme », il faut faire face à un danger collectif, qui ne frappera pas que les petits États insulaires…

Science à vendre 

Le dernier jour, dans la bibliothèque du Conservatoire de musique, le biologiste Pierre-Henri Gouyon a mis l’accent sur l’effondrement de la biodiversité. Un phénomène qui passe souvent après le climat dans les urgences à affronter, alors que les deux sont liés, dans une dégradation catastrophique. La faute, en partie, aux mercenaires de la science, payés pour mentir à la population. « Bayer et Sygenta rémunèrent mieux que le CNRS. Il est ensuite facile de faire entrer les marchands de doute sur la toxicité des pesticides dans les instances intergouvernementales telles que l’IPBES, le Giec de la biodiversité. » L’agriculture industrielle mène une guerre contre la nature, avec des moyens colossaux. « On vous dit que c’est pour nourrir la planète ; c’est faux. Ce sont les inégalités qui sont responsables de la faim et la malnutrition. » 

Dans son viseur, l’idéologie du progrès qui imprègne encore les formations scientifiques. « Il est très courant chez les chercheurs de penser qu’ils n’ont pas d’idéologie, qu’ils sont “dans la rationalité”. Mais Irène Frachon, la pneumologue qui a lancé l’alerte sur le Mediator, a eu des ennuis pendant des années avec la communauté scientifique soit disant “rationnelle”. » Quand le solutionnisme chimique ou technologique converge avec les intérêts économiques, la voie est pavée pour le désastre. « Mon ami Bernard Maris, assassiné en 2015 lors des attentats de Charlie Hebdo, me le disait : il ne faut pas donner le pouvoir aux économistes sur la biodiversité par la financiarisation ; ils aiment ce qui est rare, parce que c’est cher. » Mais dans un monde où le vivant est drastiquement appauvri, il n’y aura pas de fortune qui tienne.

GAËLLE CLOAREC

Le festival Opera Mundi 10 ans s’est tenu du 27 janvier au 1er février à Marseille. 

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C’était un samedi

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23 Juin 2021 : Générale de C'était un samedi, création d'Irène Bonnaud, Joseph Eliyia, Dimitris Hadzis, avec Fotini Banou, à la salle des 4 chemins. Aubervilliers (93), France.
C'était un samedi © Nicolas Lascourreges

Le 25 mars 1944, est un samedi, un jour de Shabbat et aussi la fête nationale grecque. C’était un samedi, mis en scène par Irène Bonnaud, raconte le deuil d’un monde disparu en utilisant le théâtre comme lieu de mémoire et de reconnaissance. Souvent en musique, l’actrice et chanteuse Fotini Banou, entourée de 11 figurines réalisées par les sculptrices Natalia Manta et Frantzeska Boutsi, témoigne de la déportation de la communauté juive de Ioannina, une province en Grèce, à Auschwitz par la Wehrmacht, et presque totalement exterminée. Un texte tiré de l’histoire de l’écrivain de Ionnina Dimitris Hadzis, et du témoignage des rares survivants. 

LILLI BERTON FOUCHET

4 au 6 février
Liberté, scène nationale de Toulon 

Révolte 

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Révolte © Kalimba
Révolte © Kalimba

Face au danger que faut-il faire ? Abdiquer ou affronter ses peurs ? Johanne Humblet et ses acolytes du collectif féminin Les Filles du renard pâle ont un avis, et le font savoir, tout haut, dans Révolte, le dernier épisode de la trilogie des airs (après Résiste et Respire). Elles sont cinq sur scène, deux musiciennes et trois circassiennes, tour à tour sur un fil, perchées sur une immense toile, ou dans une roue giratoire. Du grand spectacle, mais certainement pas un simple divertissement tape à l’œil. Ici, c’est un cri de rage et d’espoir qu’elles professent, face à un monde toujours plus répressif et incertain. 

NICOLAS SANTUCCI

18 et 19 février 
Les Salins, Scène nationale de Martigues

Sous la surface 

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Sous la surface Cie ecailles © A. Aubry
Cie ecailles © A. Aubry

C’est du théâtre d’objets, et d’ombres, que propose le Jeu de Paume ces 5 et 6 février à Aix-en-Provence. Il accueille la compagnie Écailles et leur spectacle Sous la surface, mis en scène par Coralie Maniez. Sur le plateau, des boules de papiers froissés, des brouillons destinés à la poubelle sont jetés… mais ici ce ne sera pas le cas. Avec l’aide de jeux de lumières (assurés par Michaël Phillis et Pascal Nougier), voilà que les boules de papiers prennent vie dans l’ombre, et un monde poétique se crée sous les yeux du jeune public (à partir de 7 ans). À eux de se méfier, parfois, des apparences. 

NICOLAS SANTUCCI

5 et 6 février
Théâtre du Jeu de Paume, Aix-en-Provence

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Ça ne pass pas

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Non mais on croyait quoi ? Que Rachida Dati, nommée ministre de la Culture par trois premiers ministres successifs (honneur que seuls Malraux et Jack Lang ont connu), allait comprendre l’inanité du pass Culture, dispositif extrêmement coûteux pour l’État et son ministère ? Et qu’elle allait donc le réformer pour que l’argent public cesse d’alimenter des intérêts privés sans réellement enrichir et diversifier les usages culturels des jeunes ? 

Las, comme disaient des poètes que plus personne n’achète, c’était faire crédit à la ministre d’un sens du bien public, du bien commun, qu’on est en droit d’attendre d’un serviteur de l’État. Las, (je persiste), nous avions, dans l’affolante dégringolade internationale vers une intense nazification décomplexée, presque oublié les petits antécédents judiciaro-capitalistiques, somme toute véniels, de la ministre. Certes, elle est mise en accusation, à la demande du parquet national financier pour « corruption et trafic d’influence passifs par personne investie d’un mandat électif public au sein d’une organisation internationale » avec le très aimable, honnête et courageux Carlos Ghosn. Cela n’augure pas vraiment d’un amour illimité pour le bien public et d’une absence d’intérêt pour les capitalistes français, souvent dénigrés. Sérieux, on pensait vraiment que Rachida Dati allait sacrifier les intérêts de la Fnac, de Pathé et d’Hachette pour défendre le service public de la culture et les dispositifs d’éducation artistique et culturelle ? 

Financer les bénéfices privés

Le scandale du pass Culture repose sur deux aberrations dénoncées par la cour des comptes. Sa gestion par un organe privé d’un budget presque exclusivement public, et sur lequel l’État n’a pas de droit de regard, en particulier sur la hauteur des rémunérations de ses 190 salariés ; son absence de fléchage des dépenses de la « part individuelle », celle que chaque jeune décide d’utiliser comme il le veut, y compris pour acheter une PS5, faire un escape game ou voir un navet interstellaire. L’argent public, le nôtre, sert donc les intérêts des industries culturelles sans changer les usages culturels, pauvres ou riches, de nos jeunes.

Pourquoi donc se plaindre du brutal arrêt du dispositif ? Parce qu’aux marges de la gabegie les librairies indépendantes constatent aussi un accroissement de leurs ventes grâce au pass Culture, même si une part se concentre sur les mangas et les bestsellers. Mais aussi, surtout, parce que la « part collective » gérée par les professeurs permet aujourd’hui de financer les sorties des élèves, et est devenue importante pour les recettes des théâtres et lieux culturels qui mettent en place des dispositifs à destination des jeunes. En ces temps de disette, cette part de recettes n’est plus négligeable.

Alors que le Haut Conseil de l’éducation artistique et culturelle est violemment attaqué par le Sénat, que les subventions aux associations culturelles et sociales sont en baisse drastique, que les adultes relais sont supprimés par l’État, que les services civiques sont suspendus, c’est toute une chaîne patiemment construite entre les générations, les cultures et les pratiques qui est attaquée, de toute part. 

Les capitalistes ont-ils oublié que souffler sur les braises des guerres sociales ne peut, à terme, que desservir leurs intérêts, et nous entraîner tous ensemble vers un nazisme réinventé, que seuls des esprits libres, démocratiques, éduqués, cultivés, savent combattre ?  

AgnÈs Freschel


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Pépin

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Pépin © XDR
Pépin © XDR

La Criée sait comment lancer les vacances d’hiver. Du 6 au 9 février, la Scène dramatique nationale de Marseille propose le spectacle jeune public Pépin (à partir de 9 ans), écrit par Kariam El Kharraze et Christelle Harbonn, qui en assure aussi la mise en scène. Dans cette fable aux allures de dystopie très humide – la quasi-totalité de la planète est recouverte par les eaux – ne survit qu’un petit territoire appelé Ville, tenu de main de fer par un régime autoritaire : on n’a même pas le droit de pleurer pour ne pas rajouter de l’eau ! On y suit les aventures de Pépin et Baba, en quête d’un avenir meilleur pour le monde. 

NICOLAS SANTUCCI

6 au 8 février 
La Criée, Théâtre national de Marseille  

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Black Lights 

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Black Lights © Marc Coudrais, les danseurs en mouvement
Black Lights © Marc Coudrais

Parler des femmes face à toutes les violences, qu’elles soient physiques ou morales. C’était le point de départ de la série H24, diffusée sur Arte, qui s’appuyait sur 10 textes écrits par autant d’autrices à travers le monde. De cette série coup de poing, la chorégraphe Mathilde Monnier en a fait le spectacle-manifeste intitulé Black Lights. Ici la littérature se fait danse, et les huit interprètes incarnent à travers leurs mouvements les paroles de ces écrivaines. Le plateau devient alors l’espace de lutte, où colère, joie, impuissance, et détermination se bousculent. Au plus près du spectacle, et du vivant. 

NICOLAS SANTUCCI

6 et 7 février
Bois de l’Aune
, Aix-en-Provence

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