lundi 9 février 2026
No menu items!
Plus d'infos cliquez ci-dessousspot_img
Accueil Blog Page 42

Lune Jaune

0

Le Centre dramatique des villages du Haut-Vaucluse propose Lune Jaune – La ballade de Leila et Lee à l’Espace culturel de Vaison-la-Romaine. Le texte signé David Greig, raconte l’histoire d’une jeune adolescente : Leïla, mutique, s’imagine héroïne au cinéma, un personnage en cavale, dans un road movie. Le spectacle se décline alors comme un film d’initiation, qui raconte l’adolescence et la relation amoureuse entre elle et Lee. Le public suit alors la quête identitaire de Leïla, qui doit apprendre à parler, se positionner, s’imposer pour grandir et faire face au réel.

L.S.

25 novembre

Espace culturel de Vaison-la-Romaine
Une proposition du Centre dramatique des villages du Haut-Vaucluse

Retrouvez nos articles Scènes ici

Opening Night

0

Le collectif flamand De Hoe – ou le Het Onaf Ensemble (l’Ensemble inachevé) – est une troupe intergénérationnelle qui explore les différentes formes de théâtre, d’écriture, de dramaturgie.

Dans Opening Night, la troupe part du film de John Cassavetes, pour arriver dans une sorte de mise en abyme. Ça commence avec un « trou » de mémoire, qui devient panique sur scène et où les personnages s’emballent. Le plateau se transforme en tourbillon – on assiste à la répétition de la répétition d’une pièce qui n’existe pas encore et le plateau devient alors le fond d’une quête, tragique et comique à la fois, mais toujours à la recherche de l’authenticité.

L.S.

24 et 25 novembre

Théâtre du Bois de l’Aune, Aix-en-Provence

Retrouvez nos articles Scènes ici

Aaron

0

Créer un monde meilleur, voilà ce qui inspirait Aaron Swartz, mais cela lui a valu d’être traqué par le FBI. Son « crime » ? Avoir voulu diffuser la connaissance en téléchargeant des thèses universitaires payantes pour les rendre accessibles gratuitement sur le web. À travers une création à la frontière de la fiction et du théâtre documentaire, Aaron nous plonge dans l’histoire de l’« hacktivisme ».

Au-delà de faire découvrir au public ce célèbre militant du libre accès à la connaissance, le spectacle questionne les inégalités d’accès au savoir et résonne particulièrement avec les enjeux actuels du numérique. Une pièce portée Fabrice Murgia et Vladimir Steyaert, où le comédien Naïm Bakhtiar incarne l’étonnant destin Aaron Swartz.

C.L.

25 novembre

Centre social des quartiers Sud, Istres

26 novembre

Lycée des métiers des Alpilles, Miramas

Une programmation de Scènes & Cinés

Retrouvez nos articles Scènes ici

M. Un amour suprême

0

Né de la rencontre entre le comédien et metteur en scène Gustavo Giacosa et le musicien Fausto Ferraiuolo, M. Un amour suprême met en scène le portrait de Melina Riccio, une femme guidée par une mission : créer le paradis sur Terre et sauver l’humanité de sa destruction.

C’est la troisième fois que Gustavo Giacosa raconte sur scène la vie d’un·e artiste issu du mouvement de l’art brut. Il s’était déjà attaqué à Fernando Nannetti et Giovanni Galli. Dans cette nouvelle création, il emmène le public dans un fabuleux voyage, et retrace sa vie en s’inspirant de leur rencontre et de leur relation. Le spectacle joue avec les genres en mêlant chanson, poésie et vidéo.

C.L.

20 et 21 novembre

Théâtre du Bois de l’Aune, Aix-en-Provence

Retrouvez nos articles Scènes ici

Femmes inspirantes

0
Erige Sehiri (C) Lola Contal

Vos films sont souvent inspirés par des rencontres ; comment vous est venue l’idée de Promis le ciel que vous avez co-écrit avec Anna Ciennik et Malika Cécile Louati ?

L’idée du film a germé en 2016 : j’avais réalisé un documentaire sur des étudiantes de Côte d’Ivoire et du Cameroun qui venaient étudier en Tunisie. Je trouvais intéressant que la Tunisie soit une terre d’accueil, un lieu pour de futures ingénieures. C’était déjà le cas, il y a 20 ans. Ces étudiantes m’avaient raconté que l’expérience de leurs parents qui avaient étudié en Tunisie était tout autre ; eux vivaient beaucoup de racisme et de xénophobie, ce qui n’était pas le cas 20 ans auparavant. Je me suis dit que tout pouvait basculer dans une société ; c’est le cas aussi en Europe. J’ai commencé à m’intéresser à cette question et avec Malika, on a fait des recherches ; un peu plus tard, j’ai revu une amie journaliste qui m’a dit qu’elle était aussi pasteure. Petit à petit on a commencé à écrire et après, Anna nous a aidées à structurer les choses. Le scenario a évolué au cours du tournage.

Comment avez-vous construit vos personnages féminins et aviez-vous en tête vos actrices au moment de l’écriture du film ?

Non. Au départ, je voulais faire jouer une vraie pasteure puis je me suis dit qu’il fallait une comédienne assez charismatique et j’ai pensé à Aïssa Maïga.  Car le personnage porte à bout de bras une communauté : elle doit jouer un double rôle car le rôle de pasteur, c’est déjà un rôle dans la vie ; elle doit jouer aussi le rôle de celle qu’elle était avant, quand elle s’appelait Aminata et qu’elle était journaliste. Déborah Christelle Naney, je l’ai rencontrée à Tunis en faisant un casting sauvage et Laetitia Ky sur Instagram. Et la petite Kenza dans une église évangélique. C’est très varié ! Je me laisse porter pendant mon travail de recherche à ces rencontres. Je suis en attente de ces rencontres, de ces coups de cœur qui vont venir chambouler le scénario que j’ai écrit au départ.

Votre film, très riche, aborde plein de thématiques différentes ; évidemment la condition des femmes subsahariennes en Tunisie mais aussi le rapports femmes/ hommes, le rapport à l’argent, à la maternité, la situation sociale, sans didactisme :  ce n’est pas évident de traiter tout cela ! quelle est votre recette ?

(Rires) C’est juste en faisant beaucoup de recherches, en travaillant en immersion avec ces femmes et en créant des scènes qui retracent ce à quoi elles sont confrontées dans leur quotidien ; en condensant les choses comme si c’était un moment de leur vie ; il suffit que l’une éclaire l’autre sur la trajectoire des femmes subsahariennes et de cet entre-deux   dans lequel elles se trouvent : entre les portes de l’Europe, l’Europe et l’Afrique subsaharienne. Coincées dans une vie provisoire, en attente de décisions politiques, de questions administratives. Tout cela se mélange parce que dans la vie, on n’est pas compartimenté comme on peut l’être dans les films : quand il y a une histoire on se concentre sur l’histoire ; dans la vie on doit gérer plusieurs éléments et j’aimais bien que ce soit un peu comme cela.

(C)Jour2 fête

Vous avez réussi à ce qu’on s’intéresse aussi bien Marie qu’à Naney et Jolie même si elles sont très différentes

Elles racontent toutes les trois quelque chose de très différent Marie, une intellectuelle qui a décidé de devenir pasteure sûrement parce qu’elle a vécu quelque chose de trouble, de grave dans sa vie. Elle porte à bout de bras une communauté et elle est assez fragile, ambiguë parfois. Elle gère cette église comme une petite PME. On sait peu de choses sur son passé mais on devine. Jolie est une étudiante ; elle a sa carte de séjour et pense qu’elle n’a rien à voir avec les migrants. Naney est un électron libre entre la rue, l’église, le jour, la nuit ; c’est pour cela qu’on s’attache beaucoup à elle ; Et la petite Kenza est une enfant de 4 ans, très intelligente et qui a beaucoup d’humour.

Et comment avez-vous travaillé avec cette petite fille ?

Elle est extraordinaire dans la vie ! parfois il fallait être patient : c’est une enfant. Parfois elle était fatiguée, parfois trop joyeuse pour le rôle. J’ai passé beaucoup de temps avec elle avant le tournage ; j’allais la voir chez elle, je l’emmenais au parc. Ainsi j’ai créé un lien de confiance comme avec les autres acteurs. Par exemple la manière dont elle regarde Jolie, très froide avec elle. J’ai demandé à l’actrice d’être vraiment froide avec elle-même en dehors du plateau. A Aïssa, j’ai demandé d’avoir un peu un rôle de maman. Cela a favorisé les rapports.

Et les hommes dans tout ça ?

Les femmes migrantes sont souvent seules et les hommes gravitent autour. Ce sont des Tunisiens comme le propriétaire de la maison, qui est là. Foued, l’ami de Naney : on ne sait pas trop la relation qu’il entretient avec elle. Ce ne sont pas des liens aboutis. C’est pour cela que j’emploie le mot « graviter ». Quand on est dans un pays étranger, on est vulnérable et les gens qui s’approchent sentent cette vulnérabilité et s’en servent. Sans les diaboliser, ils regardent d’abord leur intérêt.

La caméra de votre directrice de la photo, Frida Marzouk,cadre souvent vos personnages de très près. Comment avez -vous travaillé avec elle ? Avez-vous regardé ensemble des films, des photos, des tableaux ?

Non ! Cela avait été le cas pour mon film précédent Sous les figues  ((https://journalzebuline.fr/une-jeunesse-mi-figue-mi-raisin/) mais là non ! Il y a eu très peu de préparation. On a tourné sur le vif. On s’inspirait du réel. On n’avait pas le temps. Pour le cadre, on a utilisé un format large, en scope qui sert plutôt à filmer les paysages mais pour moi les paysages, c’était les visages. On filmait de très près, ce qui donnait cet effet de portrait mais aussi comme si les femmes étaient dans un grand espace, enfermées. Frida est venue avec moi dans les églises. En fait, oui on a regardé ensemble un film, Moonlight de Jenkins qui a beaucoup de couleurs bleues. On a pensé à utiliser une palette chromatique dans le bleu et le rose : le bleu du ciel et de la mer, et le rose comme la robe à paillettes de Naney. Ces deux couleurs sont celles du crépuscule. Le film est à la lisière du jour et de la nuit comme leur vie ; On n’a pas l’habitude de voir ces couleurs-là dans le cinéma africain. C’est un film africain mais aussi tunisien et le crépuscule tunisien a ces couleurs-là. Je voulais aller vers la froideur ; ce que ces femmes ressentent dans ce pays qui ne les accueille pas.

Le titre : Promis le ciel : Alors le ciel, promis pour qui ?

Toutes les promesses qu’on se fait les uns aux autres, les promesses d’un état à ses citoyens, les promesses d’une pasteure à ses fidèles, d’une mère à son enfant, les promesses de l’amitié et de la solidarité : toutes ces promesses-là qui sont abordées dans le film : « On m’a promis le ciel, en attendant je suis sur la terre, à ramer. » c’est cette chanson du groupe Delgres que j’ai découverte à la radio et qui reflétait le film et qui devait y être ; ce que j’ai demandé au groupe. Une chanson qui a donné son titre au film.

Votre film a fait l’ouverture d’Un Certain Regard au Festival de Cannes 2025, a remporté plusieurs prix dans les festivals. Cela doit vous ouvrir facilement des portes pour la production de votre futur film ?

On m’avait déjà dit cela après Sous les figues. Le film suivant est souvent plus ambitieux, plus difficile à financer donc. Promis le ciel a été fait plus vite en deux ans.  J’espère juste que ce qui va être soutenu est mon processus de travail. En France les financements restent toujours liés au scenario, qui doit toujours être écrit et récrit…J’essaie d’expliquer que tout ne peut s’écrire au scenario. J’espère qu’on fera confiance à ma démarche. Le 3ème volet qui est aussi sur les femmes au travail en Tunisie, traitera d’un métier, d’un univers qu’on connait très peu. Je n’en dirai pas plus… Ce qui m’importe aujourd’hui est que Promis le ciel soit vu, qu’on puisse en discuter, qu’on puisse regarder d’autres perspectives de la migration que celles qu’on a l’habitude de voir ; toute l’Afrique voudrait venir en Europe !  alors que c’est beaucoup plus complexe que ça.  En Europe, on entend qu’on veut remplacer l’ADN chrétien par l’ADN musulman. Les islamistes disent que les chrétiens veulent remplacer l’ADN musulman par l’ADN chrétien !!!Je montre l’absurdité de cette situation sans oublier la pression européenne sur la Tunisie. Bloquer la migration en protégeant les frontières. Le film n’est pas aussi dur que ce qui se passe dans la vie. Le quotidien de certaines femmes est beaucoup plus difficile que ce que je montre. J’ai choisi une famille recomposée plus confortable que d’autres. Ces femmes ne sont ni des héroïnes, ni des victimes. Elles sont pleines de vie, de vitalité. Des femmes INSPIRANTES !

Entretien réalisé à Apt le 9 novembre 2025 par Annie Gava

Lire ICI la critique du film

The Weight of a woman

0

C’est dans un Rwanda meurtri par la colonisation qu’éclate en 1994 le génocide contre les Tutsis. Porté par la poétesse belgo-rwandaise Lisette Ma Neza, The Weight of a Woman est un rituel d’art et de mémoire, un chant de transmission.

Accompagnée d’artistes rwandais·es, elle compose un poème scénique polyphonique où les mots, les corps et les sons s’entrelacent. Entre musique traditionnelle, danse et poésie déclamée, le spectacle explore la mémoire, la filiation, le pardon et les silences laissés par la violence, questionnant ce que pèsent les héritages, les silences, les absences. Les voix se répondent, se confrontent, se consolent : celles des femmes qui portent la douleur du passé et la force de la résilience. Un spectacle en néerlandais et anglais surtitré français.

M.V.

22 novembre

Théâtre Joliette, Marseille

Retrouvez nos articles Scènes ici

Tonight

0

Adepte de l’absurde et de la remise en question, le duo franco-gréco-britannique Bert et Nasi revient sur scène avec un nouvel opus : Tonight. « Tonight », c’est-à-dire « Ce soir », est en fait une histoire qui se répète à l’infini, avec beaucoup de questionnements à la chaîne. Par exemple : peut-on jouer un spectacle qui s’intitule « Ce soir » tous les soirs ? Qu’est-ce que sera « ce soir » dans dix ans ? Sur scène, les comédiens Bertrand Lesca et Nasi Voutsas s’amusent des rires, des silences, des gestes de la salle pour les transformer en matière de jeu. Et ouvrent une réflexion sur l’instant présent et sur l’acte théâtral en tant que tel. Pour les deux comédiens, l’absurde est d’ailleurs avant tout une manière de dire le monde.

C.L.

20 et 22 novembre

Théâtre des Bernardines, Marseille

Retrouvez nos articles Scènes ici

Exposition Aden – Marseille

0

La Ville de Marseille et le musée du Louvre s’associent pour présenter une nouvelle exposition inédite qui investira Le Centre de la Vieille Charité du 21 novembre au 29 mars 2026 : Aden-Marseille. D’un port à l’autre. Elle retrace plus d’un siècle d’échanges entre ces deux villes portuaires à travers une sélection d’une vingtaine d’œuvres yéménites, des artefacts et des documents d’archives provenant de collections internationales – Londres, Paris, Vienne et Berlin.

L’exposition explore la richesse des liens historiques, économiques et culturels qui unissent notre cité phocéenne et la ville d’Aden au Yémen et met en lumière le rôle du port méditerranéen dans les échanges commerciaux, scientifiques et diplomatiques des XIXe et XXe siècles.

L.S.

Du 21 novembre au 29 mars 2026

Centre de la Vieille Charité, Marseille

Retrouvez nos articles Arts visuels ici

Tujiko Noriko

0

Ce 26 novembre, la Friche la Belle de Mai accueille Tujiko Noriko : l’artiste japonaise explore un paysage sonore de textures électro-acoustiques où « la voix devient matière et le son, émotion pure » et la distorsion laisse le public dans un monde suspendu.

En première partie, le duo marseillais Blind to the Architects, formé par Celine Chiasera et Arcam, mêle voix et compositions cinématographiques dans une performance live où la voix murmure un texte poétique. Une soirée qui s’inscrit dans le cadre du festival Jest [lire sur journalzebuline.fr], en partenariat avec le GMEM.

L.S.

26 novembre

Friche la Belle de Mai, Marseille

Retrouves nos articles Musiques ici

Collecte de gestes

0

À Apt, le Vélo Théâtre propose une soirée vernissage et récital autour du travail de ses artistes associés. Marie Lelardoux invite le public à découvrir son exposition Collecte de gestes, issu de son travail mené à Apt, mais aussi avec le Zef de Marseille, qui interroge… le geste. Peut-il nous définir ? Comment est transmis l’héritage culturel ? L’exposition restera visible jusqu’au 16 janvier 2026.

En deuxième partie de soirée, le compositeur, guitariste et musicien électronique, Benjamin Dupé, propose un récital en clôture de ses trois années de compagnonnage dans ce théâtre. Gratuit sous réservation.

L.S.

21 novembre

Vélo Théâtre, Apt

Retrouvez nos articles Scènes ici