lundi 9 février 2026
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L’Orfeo

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Monteverdi, en 1607, inventait l’opéra en convoquant la figure d’Orphée : un mythe devenu musique. L’incarnation de l’amour et de la poésie faisait voyager d’un monde à l’autre : de la vie à la mort, du passé à l’avenir d’une musique sans cesse réinventée. La mise en scène inspirée de Pauline Bayle promet de redonner à L’Orfeo sa splendeur primitive – celle d’une voix qui réconcilie les dieux et les hommes. Dans un dépouillement symboliste, le spectacle dévoile l’essence du théâtre : dire la perte, la beauté, le miracle d’un souffle. À la tête de l’orchestre, Jordi Savall promet de le faire résonner la Renaissance finissante et le Baroque à venir.

S.C.

21 et 23 novembre
Opéra Grand Avignon

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Viva Napoli

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Au seul rythme arpégé de la mandoline et la harpe, les voix de Luca Lombardo et Mikhaël Piccone célèbrent la mémoire d’un Sud éternel. Naples y chante l’amour, la mer, la perte – avec cette ferveur douce-amère que seul le soleil peut rendre mélancolique. Chansons d’âme, mélodies d’un peuple : Viva Napoli ravive la flamme de l’opéra populaire, entre nostalgie et tendresse, qui s’étend de Verdi à Puccini, en passant par Bizet.

S.C.

23 novembre

Église Saint-Césaire, Berre-l’Étang
Une proposition du Forum de Berre

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Marseille objectif dansE

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Historique ambassadeur de la danse contemporaine dans la Cité Phocéenne, Marseille Objectif Danse avait dû interrompre ses activités de diffusion pendant deux ans, la faute à des « coupes de subventions terribles » expliquait à La Marseillaise Josette Pisani, sa déléguée générale.

Mais cet automne, l’association relance sa programmation, et propose sept rendez-vous, du 13 novembre au 5 décembre. Un monde réel de Rémy Héritier a déjà ouvert la saison [lire notre retour p.XIII], place ensuite à FāSL de Nivine Kallas, ou encore Kono atari no dokoka du performeur nippo-autrichien Michikazu Matsune.

N.S.

Jusqu’au 5 décembre

Friche la Belle de Mai, Marseille

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Repenser le MAAOA

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Depuis plusieurs années, les musées d’ethnologie et d’arts extra-occidentaux s’interrogent sur leur rapport à leurs collections, sur les récits – souvent européocentrés – qu’ils mettent en scène. À Marseille, le MAAOA – Musée d’Arts Africains, Océaniens, Amérindiens – s’interroge lui aussi sur ses collections et propose un temps d’échange intitulé « [Re]penser le MAAOA – Être en collections ».
Ce 19 novembre au Centre de la Vieille Charité, se réunissent Samia Chabani (coordinatrice de l’association Ancrages, et collaboratrice du journal Zébuline) Franck Ogou (directeur de l’École du patrimoine africain), Camille Faucourt (conservatrice au Mucem), Fabien van Geert (maître de conférence en muséologie à Sorbonne-nouvelle), et Benoît Martin (directeur du MAAOA).

 N.S.
19 novembre
Centre de la Vieille-Charité, Marseille

Vincent Moon

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Vincent Moon est un cinéaste indépendant français et explorateur sonore. Il avait co-créé en 2006 les « Concerts à emporter » de la Blogothèque, un site dédié à la musique indé et connu pour des sessions live et intimiste. Depuis plus de vingt ans, il parcourt le monde documentant les musiques populaires des territoires qu’il traverse – musiques sacrées, cérémonies de transe, et expérimentations sonores pour sa Collection Petites Planètes qui comporte aujourd’hui plus de 1300 films, publiés en accès libre. Au Théâtre de l’Œuvre à Marseille, il réinvente sa collection et compose une mosaïque où se mêlent les performances et les images de ses films.

L.S.
22 novembre
Théâtre de l’Œuvre, Marseille

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Carmen

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Julien Lestel fait danser la liberté. Sa Carmen, incarnée par Mara Whittington, y devient une figure flamboyante de l’émancipation. Elle se dépouille sous le regard du chorégraphe, des lignes de l’opéra pour devenir pur mouvement. Sur les pulsations réinventées de Bizet par Iván Julliard, la sensualité devient résistance, et le goût de la passion un cri d’indépendance. Corps en tension, gestes en feu : une Carmen contemporaine, féminine et insoumise, où chaque pas semble dire « non » au destin.

S.C.
23 novembre
Théâtre de Fos-sur-Mer

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Stabat Mater

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Sous la direction fervente d’Emmanuelle Haïm, Le Concert d’Astrée s’attaque à un chef-d’œuvre du répertoire baroque. Le Stabat Mater fait entendre la douleur de Marie nimbée d’une lumière presque charnelle. Les cordes pleurent, la foi se fait chair. L’opus se déploie comme un trajet de l’ombre à la lumière. Le chef-d’œuvre de Pergolèse s’élève ici comme une plainte suspendue entre ciel et terre – où les grandes voix d’Emőke Baráth et Carlo Vistoli se répondront dans un passionnant dialogue de timbres et textures.

S.C.
22 novembre
Grand Théâtre de Provence, Aix-en-Provence

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Piano en Fleurs

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Le Campus Art Méditerranée accueille la 5e édition de Piano en Fleurs imaginé par la pianiste Amandine Habib. Ce festival place la neuroatypie au cœur de son projet et réfléchit aux façons de partager la musique avec les personnes autistes, TDAH ou « dys »… des moments de Pianos Partagés permettront à des enfants neurotypiques et neuroatypiques de se produire.

Trois soirées rythmeront le festival : Éric Artz interprètera des musiques de Miyazaki, Célimène Daudet explorera les racines haïtiennes de la musique et Enigma, quatre-mains entre Pierre-François Blanchard (jazz) et Frédérick Vaysse Knitter (classique), clôturera le week-end. Ces concerts seront précédés d’une scène ouverte aux jeunes pianistes du Conservatoire Barbizet. Un Atypik Lab réunira neurologues, architectes et producteurs autour de la création d’espaces culturels plus inclusifs.

 A.-M.T.
Du 21 au 23 novembre
Campus Art Méditerranée, Marseille

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Ressemblance et coïncidences

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(C)Les Alchimistes

«  Ceci est l’histoire d’un homme, marqué par une image d’enfance. » Cette phrase ouvre le film mythique de Chris Marker, La Jetée. Des écrans dans une salle de montage qu’on découvre en un plan séquence, sont les premières images du dernier film de Dominique Cabrera. Un lieu où la réalisatrice va « inviter »  hommes et femmes pour qui La Jetée, plus particulièrement le 5éme plan, fait surgir des souvenirs, des images, des questions. Des gens qui ont connu Chris Marker, des collaborateurs, des amis de celui qui n’aimait pas être photographié et qui a fait tout un film avec des photographies, celui qu’on surnommait « l’ombre ». Mais aussi des proches de Dominique Cabrera, puisque tout a commencé par une découverte. Son cousin, Jean –Henri, voyant  le film à la Cinémathèque Française, croit se reconnaitre avec ses parents dans le 5e plan de La Jetée : une photo avec un homme en costume, une femme en manteau et un petit garçon aux oreilles décollées ; tous trois de dos sur une terrasse d’Orly.  Le petit garçon, ce serait lui. Un visage anonyme inscrit dans un chef d’œuvre, est –ce comme être dans un vitrail à Notre Dame, ou sur une frise du Parthénon, s’interroge Dominique. Cette découverte va donner naissance au film : un film enquête et aussi un film très personnel, autobiographique qui le rapproche  de ses films antérieurs Demain et encore demain ou Grandir dont on voit quelques images. Et aussi de son film précédent sur le cinéma, Bonjour Monsieur Comolli (https://journalzebuline.fr/une-journee-avec-dominique-cabrera/)°)

C’est donc à une véritable exploration que se livre la cinéaste, fouillant avec patience et passion : témoignages sur le travail de Chris Marker , celui qui aimait les chouettes et les chats, carnets de notes où l’on découvre que c’est le 23 septembre 1962 qu’a débuté le photo-roman, appareils photo argentiques dont le « Pentax » qu’utilisait Marker. Dans une séquence assez drôle, l’oncle Paul fait le calcul des probabilités pour que la famille de Jean – Henri se soit trouvée là, à Orly, au moment où Marker prenait ses photos. 1 chance sur 4520 ! L’aéroport d’Orly, c’est là où la famille Cabrera a débarqué  et où elle se promenait tous les dimanches pour voir arriver les pieds-noirs venus comme elle d’Algérie en 1962. La mère de la cinéaste, Monique, ne reconnait personne sur la photo mais est au bord des larmes en regardant l’album  où elle revoit son défunt mari dont elle évoque le petit studio de photos qu’il avait monté là-bas.  L’histoire familiale rejoint l’Histoire, évoquée par Chris Marker dans Le joli Mai dont la cinéaste nous montre quelques séquences. Autre coïncidence : n’y a -t-il pas une ressemblance entre Jean –Henri et Davos Hanich, le peintre et sculpteur qui interprète le rôle principal de La Jetée, né à Saint Denis du Sig dans la même région que toute la famille… Tout cela donne le vertige.  Vertigo le film qui a inspiré Sans Soleil comme l’a précisé Marker. Et Dominique de conclure : «  Tu as inscrit notre famille dans le vortex de ton film »   Conclusion d’une enquête passionnante qui nous a fait voyager dans le temps, l’espace et le cinéma.

Annie Gava

Le 5e plan de La Jetée sort en salles le 5 novembre 2025

©  Les Alchimistes

Entre deux pôles

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L'incroyable femme des neiges

Baie de Baffin.Groendland. Une femme, seule sur l’étendue de glace,  avance contre le vent polaire, dans une lumière rasante et installe un bivouac. Tout à coup un ours et un combat, à mains nues, dans ce froid extrême. Cette femme, c’est Coline Morel jouée par Blanche Gardin dans le nouveau film de Sébastien Betbeder , L’Incroyable femme des neiges . On  retrouve Coline,  en France, dans un hôpital  du Jura, où  un diagnostic lui est donné . « J’ai 46 ans et je vais bientôt mourir » nous apprend –elle.  Elle vient de se faire licencier de son emploi de chercheuse, spécialiste des pôles, et revient dans la maison familiale où vit son frère  Basile (Philippe Katerine), surpris et gêné : elle n’a plus donné de nouvelles depuis des années. Un retour qui commence par un coup de poêle sur la tête et ce ne sera pas le seul couac de ce séjour. Elle apprend que son compagnon, Sacha la quitte après 18 ans de vie, presque commune : Coline était souvent en expédition sur les traces du qivittoq, un  être surnaturel errant et mystérieux, issue de la mythologie inuit. « Je t’ai quittée parce que tu me faisais peur, lui dit –il par téléphone. Effectivement, Coline semble incontrôlable et dans le village , elle « sème la terreur » si bien que le frère cadet, Lolo (Bastien Bouillon) est appelé en renfort. Quand Coline croise Christophe, son premier amour, marié et instituteur, elle s’invite dans sa classe de maternelle pour venir raconter ses aventures polaires devant sa classe de maternelle. Une séquence hilarante ; un vocabulaire de spécialiste puis une démonstration, couteau à la main d’un  avec l’ours. Des enfants terrifiés et un prof  affolé chez qui elle va débarquer un soir. Elle agresse sa femme  l’accusant de lui avoir « volé » Christophe, jusqu’à ce qu’elle soit interpellé. Malgré l’aide apportée par ses frères à qui elle n’a toujours pas révélé sa maladie incurable, elle n’arrive pas à vivre là et….disparait. Tous la croient morte  et on laisse aux spectateurs découvrir la nouvelle vie ,  le choix de cette femme, borderline, qui vient de vivre une expérience ; se confronter à sa propre famille pour vraiment être sûre de sa place dans le monde. Une femme libre de choisir « un bon jour pour mourir » comme Dustin Hoffman dans Little Big Man qu’on entrevoit sur un écran.

Un film au sujet grave, un personnage confronté à la mort, mais que Sébastien Betbeder traite avec humour comme une comédie : « J’assume totalement le film comme une comédie, même si j’aime beaucoup le terme de « dramedy ».Et c’est vrai qu’on rit dans ce film, souvent surpris par ce personnage de femme exploratrice, solitaire, qui a toujours cherché un sens à sa vie, dont Blanche Gardin  a su exprimer toutes les facettes. Quant aux deux frères, l’interprétation de Philippe Katerine et Bastien Bouillon est parfaite.  Un beau travail aussi du directeur de la photo, Pierre-Hubert Martin, aussi bien pour les plans larges aux couleurs froides du Groenland  que pour les intérieurs aux tons chauds,  jaunes ocres.  Un film à découvrir

Annie Gava

L’incroyable femme des neiges en salles le 12  novembre