L’écologie des relations
Présentée sur le plateau « perspectives » du Frac Sud, L’écologie des relations
est le deuxième volet d’une exposition organisée l’année dernière à La Maison du Japon à Paris intitulée L’écologie des choses. Sous le commissariat d’Elodie Royer, spécialiste de l’art contemporain japonais, il s’agit d’observer quel impact, dans une culture où la nature est un sujet et non un objet, la triple catastrophe du 11 mars 2011 (séisme, tsunami, et accident nucléaire de Fukushima) a eu sur les artistes japonais. Photographies, dessins, vidéos, pièces sonores sont exposés sur et autour d’une structure autoportante ajourée, construite en tasseaux de bois, reprenant la forme de la salle dessinée par l’architecte du Frac, Kengo Kuma.
Parmi les travaux des dix artistes présentés, à noter notamment les dessins en fils sur papier de Keita Mori intitulés de façon générique Bug Reports, et les photographies de Lieko Shiga, issues de sa série Rasen Kaigen, réalisée entre 2008 et 2012, qu’elle a conçues en collaboration étroite avec les habitants de la ville de Kitakama, ville très durement touchée par la « triple catastrophe ».
M.V.
Jusqu’au 15 novembre
Frac Sud, Marseille
Champ étoilé
Présentée sur le plateau « explorations », Champ étoilé est signée des artistes brésiliens Angela Detanico et Rafael Lain. On y voit notamment La Floraison de la lumière, œuvre présenté au prix Marcel Duchamp 2024, projection vidéo en noir et blanc et en wall-mapping, qui associe jusqu’à la fusion ciel étoilé et champ de fleurs.
Les autres œuvres présentées associent intimement écriture et forme plastique : au sol, un disque de gravier blanc reçoit des gouttes de lumière en expansion, associées aux noms anciens des mers de la Lune. Suspendue à l’entrée de la salle, un ensemble de mobiles en inox poli miroir, Rivière d’étoiles, dont les diamètres et épaisseurs différentes sont liés aux densités en encre des lettres du nom des étoiles. C’est également le cas pour Soulèu, pièce en six panneaux de medium dorés à la feuille, spécialement créée pour l’exposition. Enfin, Analemne est un calligramme de 365 mots en forme de huit, représentant directement sur le mur la variation de la position du soleil dans le ciel pendant une année.
M.V.
Jusqu’au 15 novembre
Frac Sud, Marseille
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