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AccueilÀ la UneÀ Marseille, l’art est dans la rue

À Marseille, l’art est dans la rue

Du 8 au 18 octobre, Performer la ville revient pour une saison deux et la même envie de faire de la cité phocéenne un grand espace de création

Décaler les regards. Découvrir Marseille autrement. Transformer la ville en un grand plateau de création artistique. Voilà les ambitions affichés par le festival Performer la ville. Initié par Lieux Public, cette deuxième édition affirme une nouvelle fois l’envie d’investir les espaces publics, pour retrouver, comme son nom l’indique, « le goût de performer la ville ». Du 8 au 18 octobre, dans le cadre de la Saison Méditerranée performances, réflexion immersive, danse spontanée, déambulation, donne à voir des rendez-vous publics et des formats impromptus avec l’idée de remettre l’art dans le quotidien. Une nouvelle édition qui promet de surprendre les Marseillais·es au détours des rues de la ville. 

Des lieux inédits 

En l’espace de quelques jours, de nombreux recoins de Marseille se transforment en espace scénique. À commencer par l’ancienne gare maritime, autrefois lieu de départ des ferries vers le Maghreb, qui se métamorphose en salle de spectacle et accueille CRIÉES – rites de bord de la Méditerranée (9, 10, 11 octobre). Née d’une enquête collective sur les traces des migrations, la création propose une réflexion immersive autour des rituels afro-descendants entre Marseille, Sfax et Izmir. Porté par la Compagnie Rara Woulib, les artistes créent une œuvre sur mesure à partir de chants, textes et sons récoltés au cours de leurs recherches. 

En haut de la Canebière, le 11 octobre, la Compagnie Jeanne Simone propose de travailler avec un groupe de participant·es autour d’une tentative de ralentissement du temps. Avec La Traverse le principe est simple : réaliser une marche lente à travers la ville, qui devient une performance pour les spectateur·ices extérieures. Le festival se réjouit de plusieurs formats participatifs… Porté par la compagnie Chara, Selam livre un spectacle déambulatoire où les danseur·euses proposent de regarder comment la culture hip-hop et les pratiques de breaking se sont hybridées avec les pratiques de danse marocaines. Si les lieux sont affichés pour certains spectacles, ce n’est pas le cas de toutes les créations…

Interventions impromptues

Pas d’heure, pas de lieu. Seulement des formes inédites qui émergent en plein milieu de la ville, avec l’envie « d’aller à la rencontre du public plutôt que d’attendre que le public vienne à nous, afin de retrouver un peu l’essence des arts de la rue ». En parallèle des grandes formes, Performer la ville offre une série d’impromptus. Avec ces formats, « l’idée est d’aller à la rencontre des habitants et de créer une apparition surprenante qui va générer du questionnement et du dialogue » explique les organisateur·ices. 

Avec Le Bousier humain – itinéraire d’une homme libre, un drôle de personnage se promène avec toutes ses affaires, rassemblées dans une énorme boule. Son périple devient prétexte de dialogue avec les passant·es qu’il croisera sur son chemin.Une programmation riche qui se poursuit tout au long de la semaine avec le format « espace public vs espace numérique » des propositions construites autour de la question de l’espace public et de l’espace numérique. Enfin, l’atterrissage est prévu le 18 octobre au Jardin du Pharo autour du « devernissage » de l’œuvre Mar Nostro du collectif UV LAB. Une soirée de clôture en plein air qui illustre pleinement ce que signifie « Performer la ville » !

CARLA LORANG

Performer la ville
Du 8 au 18 octobre
Divers lieux, Marseille
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