Fidèle à son ADN curatorial, art-o-rama 2026 fait de nouveau la part belle aux présentations monographiques, permettant ainsi à plusieurs galeries de déployer un univers artistique cohérent plutôt que quelques œuvres isolées.
Parmi celles-ci, la galerie Good Weather (Chicago / Little Rock / North Little Rock) consacre ainsi son stand à Raque Ford, artiste américaine, dont le cœur de pratique est axé sur le langage. Elle crée des œuvres qui se situent à la frontière de la peinture, de la sculpture et de la poésie, « explorant la manière dont l’identité se façonne à partir des restes de la culture populaire, de la musique et de la vie nocturne ».
Dittrich & Schlechtriem (Berlin) présente Lukas Städler, artiste et photographe, ancien danseur de salon et designer de mode, dont le travail explore l’identité queer.
La Galerie Maubert (Paris) consacre son espace à Nicolas Daubanes, dont les œuvres abordent les questions d’enfermement, de mémoire politique et de violence institutionnelle. Utilisant aussi bien le dessin que la sculpture ou des matériaux issus de l’univers carcéral, il développe une réflexion sur les rapports entre pouvoir, justice et liberté.
Quant à Bombon Projects (Barcelone), elle met en lumière Enric Farrés Duran, avec une performance El feedback francés (2026) (Le feedback français), qui se déroulera les 28 et 29 août dans l’espace « Films & Conversations » du salon, en lien avec un long métrage actuellement en post-production.
Dialogues entre galeries
Autre marque de fabrique d’art-o-rama, les stands en dialogue, qui invitent deux galeries à construire ensemble un projet d’exposition commun. Plus qu’un simple partage d’espace, il s’agit de favoriser les échanges entre scènes artistiques, les rapprochements esthétiques et les collaborations internationales.
Parmi les projets présentés, celui réunissant DS Galerie (Paris) et Xxijra Hii (Londres) avec des œuvres de Max Blotas et Glen Pudvine, le premier réalisant des installations liées à l’architecture d’espaces collectifs, le second des peintures de nus aux corps singuliers.
Le rapprochement entre Season 4 Episode 6 (Londres) et LAILA (Sydney) met en regard les œuvres des australiens Christina May Carey et Michael Sandford. Les deux artistes partagent un intérêt pour les dispositifs de surveillance, la première à travers des installations vidéo, le second par des dessins à la craie non fixés réalisés sur des tableaux récupérés.
La scène méditerranéenne sera notamment représentée par Spiaggia Libera (Marseille), associée à Punta Gallery (Sofia). Leur projet réunit Veronika Desova, Slava George et Elvire Ménétrier autour de recherches qui croisent peinture, installation et expérimentations formelles, entre corps, mythe et architecture.
L’art au Sud
Parmi les nombreux prix qui seront distribués lors du salon, le Prix Région Sud Art s’adresse chaque année aux artistes issus des écoles d’art de Provence-Alpes-Côte d’Azur diplômé·es du DNSEP depuis cinq ans maximum. Pour cette édition 2026, quatre artistes ont été sélectionné·es: Maïssane Alibrahimi, Louise Belin, Marine Pistien et Nina Boughanim qui exposeront leurs travaux dans le Show-room du salon. Tandis que la lauréate 2025 du prix, Juliette George, est, comme de tradition, l’artiste invitée d’art-o-rama.
MARC VOIRY
art-o-rama
Du 28 au 30 août
Friche la Belle de Mai, Marseille
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