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	<title>Fred Robert, auteur/autrice sur Journal Zebuline</title>
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	<title>Fred Robert, auteur/autrice sur Journal Zebuline</title>
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		<title>Un ours bien léché</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fred Robert]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 May 2023 09:46:42 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En ces jours de printemps, une nouvelle collection éclot aux éditions Actes Sud. Mondes graphiquesse présente comme «&#160;une&#160;collection de bande dessinée qui expérimente de nouvelles formes de récits documentaires scientifiques et déploie graphiquement les univers étonnants et méconnus qu&#8217;explorent les chercheurs-auteurs.&#160;» Un·e scientifique de terrain et un·e illustrateur·trice collaborent étroitement sur chaque titre. Un croisement [&#8230;]</p>
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<p>En ces jours de printemps, une nouvelle collection éclot aux éditions Actes Sud. Mondes graphiquesse présente comme «&nbsp;une&nbsp;collection de bande dessinée qui expérimente de nouvelles formes de récits documentaires scientifiques et déploie graphiquement les univers étonnants et méconnus qu&rsquo;explorent les chercheurs-auteurs.&nbsp;» Un·e scientifique de terrain et un·e illustrateur·trice collaborent étroitement sur chaque titre. Un croisement original pour des albums pleins d&rsquo;un «&nbsp;gai savoir&nbsp;».&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un album élégant&nbsp;</mark></strong></p>



<p>Ainsi, à la saison où les plantigrades sortent de leurs cavernes après des mois d&rsquo;hibernation,&nbsp; l&rsquo;ours est le premier invité de ces nouveaux mondes graphiques. C&rsquo;est l&rsquo;illustrateur <strong>Olivier Lavigne </strong>qui a eu envie de travailler à partir de l&rsquo;ouvrage de <strong>Rémy Marion, </strong><em>L&rsquo;Ours, l&rsquo;autre de l&rsquo;homme</em>, paru en 2018 dans la collection&nbsp;Mondes sauvages chez le même éditeur. De la rencontre entre l&rsquo;explorateur de l&rsquo;Arctique et le dessinateur à l&rsquo;humour potache est né <em>L&rsquo;Ours, Petit traité humoristique à l&rsquo;usage des humains</em>. De fait, dans cet élégant album cartonné, qu&rsquo;on lit comme on feuilletterait un bloc-notes, un bloc à dessin, ou un peu des deux, on en apprend des choses, sur cet animal qui cohabite avec les humains depuis la préhistoire à travers tout l&rsquo;hémisphère nord. Sur son mode de vie, son rôle dans la nature, mais également sur les mythologies, les religions, les expressions qui le mettent en scène (entre autres d&rsquo;où vient le terme journalistique d&rsquo;«&nbsp;ours&nbsp;»)&#8230; En perdant au passage quelques idées reçues.&nbsp;</p>



<p>Écorner les préjugés des humains sur un de leurs animaux de prédilection (qui n&rsquo;a pas eu son nounours ?) est un des buts du scientifique Rémy Marion. Les illustrations façon gravure, en noir et blanc, avec leurs vignettes et leurs bulles souvent loufoques et décalées, viennent enfoncer le clou. Olivier Lavigne ne recule devant aucun anachronisme, aucun détournement de slogan, publicitaire ou autre. Et cela donne un petit livre qui fourmille d&rsquo;informations très sérieuses sur nos amis les ours&#8230; sans jamais se prendre au sérieux.&nbsp;</p>



<p>FRED ROBERT</p>



<p>À noter la parution simultanée dans la même collection de <em>S&rsquo;il te plaît, dessine-moi un</em> <em>cachalot</em> de Pome Bernos et François Sarano.</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>L'Ours, Petit traité humoristique à l'usage des humains&nbsp;</em><br>De <strong>Olivier Lavigne &amp; Rémy Marion</strong>&nbsp;<br>Actes Sud, Coll. Mondes graphiques - 20 €</pre>
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		<title>Juste au bord de l&#8217;abîme</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fred Robert]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Apr 2023 08:31:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
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		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
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		<category><![CDATA[littérature]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il pleut sur Bogota. Une pluie tenace, crachin souvent, orage diluvien parfois. Le dernier roman de Santiago Gamboa baigne dans cette atmosphère qui colle aux pieds, transperce jusqu&#8217;aux âmes. La pluie donc, qui ravine tout et fait parfois surgir du sol détrempé des ossements. Dès l&#8217;ouverture, le ton est donné&#160;: Colombian Psycho flirte avec l&#8217;horreur. [&#8230;]</p>
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<p>Il pleut sur Bogota. Une pluie tenace, crachin souvent, orage diluvien parfois. Le dernier roman de <strong>Santiago Gamboa</strong> baigne dans cette atmosphère qui colle aux pieds, transperce jusqu&rsquo;aux âmes. La pluie donc, qui ravine tout et fait parfois surgir du sol détrempé des ossements. Dès l&rsquo;ouverture, le ton est donné&nbsp;: <em>Colombian Psycho</em> flirte avec l&rsquo;horreur. Car les os jaillis de la terre s&rsquo;avèrent être ceux d&rsquo;un homme bien vivant qui, réduit à une tête et à un tronc, purge une longue&nbsp; peine de prison. Cette scène macabre n&rsquo;est que la première d&rsquo;une longue série&#8230; Gamboa semble décidé à taper fort. Sur un pays où il est revenu après quelque trente ans d&rsquo;exil en Europe, et qui, en dépit des accords de paix, peine à tourner la page des années terribles. Les paramilitaires règnent encore dans l&rsquo;ombre (certains n&rsquo;ont jamais payé pour leurs exactions), les narcotrafiquants continuent à s&rsquo;en mettre plein les poches. Bref, la Colombie reste toujours sur le fil, au bord du chaos.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Sans jamais rien lâcher </mark></strong></p>



<p>Heureusement, dans ce pays convulsif, il reste des justes, fermement déterminés à déterrer les vieilles histoires et à faire payer les ordures, si haut placées soient-elles. On retrouve avec plaisir dans ce roman très noir le savoureux procureur Edilson Jutsinamuy et ses adjoints. On y retrouve également la journaliste d&rsquo;investigation Julieta, ainsi que Johana, une ex-guerillera devenue sa fidèle assistante. On y croise même le romancier, devenu pour un temps personnage de sa propre fiction. Il faut dire que la série de crimes atroces qui adviennent dans <em>Colombian Psycho</em> ne sont pas sans évoquer l&rsquo;intrigue d&rsquo;un de ses romans précédents <em>Retourner dans l&rsquo;obscure vallée.</em> Jeux de miroirs, crescendo sanglant. Gamboa s&rsquo;en donne à cœur joie, n&rsquo;hésitant pas à se faire subir les pires outrages. Est-ce pour exorciser sa colère&nbsp;? Pour vomir toute sa rage&nbsp;face à l&rsquo;impunité dont jouissent certains&nbsp;? En tout cas, il entraîne le lecteur dans sa fureur exterminatrice. Car comme toujours l&rsquo;humour, la dérision viennent alléger l&rsquo;insupportable. On se délecte de ses personnages hauts en couleurs, comme cette Esthéphany/ Delia, prisonnière à la personnalité double, ou Amaranta Luna, la toxico amoureuse et naïve. Gamboa ne craint ni les invraisemblances, ni les méandres labyrinthiques d&rsquo;une intrigue complexe. Et on le suit aveuglément au fil de presque 600 pages, car comme ses enquêteurs, il ne lâche rien. Jusqu&rsquo;à la résolution finale, comme un timide rayon de soleil entre deux averses.</p>



<p>FRED ROBERT</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Colombian Psycho</em>, de <strong>Santiago Gamboa</strong> <br>Éditions Métailié - 23 €<br>Traduit de l'espagnol par François Gaudry</pre>
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		<title>Thomas Azuélos : un retour flamboyant </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fred Robert]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 Mar 2023 20:18:29 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est une histoire longuement mûrie. Un conte labyrinthique à la croisée des mondes, au titre et à la couverture en trompe-l’œil. Dans Toute la beauté du monde, il y a d&#8217;abord un lieu&#160;: Cerbère. Un port, une gare, frontières entre l&#8217;Espagne et la France. Et à Cerbère, un hôtel à l&#8217;allure de paquebot, dressant sa [&#8230;]</p>
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<p>C’est une histoire longuement mûrie. Un conte labyrinthique à la croisée des mondes, au titre et à la couverture en trompe-l’œil. Dans <em>Toute la beauté du monde</em>, il y a d&rsquo;abord un lieu&nbsp;: Cerbère. Un port, une gare, frontières entre l&rsquo;Espagne et la France. Et à Cerbère, un hôtel à l&rsquo;allure de paquebot, dressant sa proue entre ciel et mer. Un hôtel désormais décrépit, qui ressemble à une scène de théâtre. Ces espaces de bout du monde, <strong>Thomas Azuélos</strong> les a longtemps arpentés, photographiés, croqués.</p>



<p>Et puis il y a une date&nbsp;: 1939. La République espagnole est morte, les franquistes pourchassent les républicains, les réfugiés affluent&nbsp;; c&rsquo;est la «&nbsp;retirada&nbsp;». De l&rsquo;autre côté de la frontière, certains fuient aussi, les lois antisémites, l&rsquo;ordre nazi qui commence à s&rsquo;étendre sur toute l&rsquo;Europe. Un moment historique critique, des lieux propices aux croisements, aux rencontres, aux chocs. De quoi alimenter une intrigue forte&#8230; que le bédéiste marseillais a mis plusieurs années à peaufiner, tant il avait à cœur de faire vivre les nombreux personnages qui la peuplent.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">L’espoir renaît</mark></strong><br>Dans cet album inspiré se croisent les transbordeuses d&rsquo;oranges (dont Thomas Azuélos a déjà évoqué les luttes mémorables dans une BD documentaire parue dans la revue féministe <em>La Déferlante</em>), des républicains et des franquistes, un cuisinier catalan, un peintre fou, Walter Benjamin, des sbires staliniens et de jeunes femmes qui n&rsquo;ont pas peur de prendre des risques&#8230; On y parle russe, allemand, espagnol, catalan. Azuélos prend des libertés – assumées – avec l&rsquo;Histoire et n&rsquo;hésite pas à enrichir le récit d&rsquo;éléments merveilleux. Un conte donc. Dont le personnage de la Mousseigne, si proche des sorcières et des prophétesses de légendes, est révélateur. Et dont le graphisme épuré, aux tons doux, tout en aquarelles et encre de Chine, exprime la certitude que quelque part se niche «&nbsp;toute la beauté du monde&nbsp;». Comme un contrepoint lumineux aux soubresauts les plus violents de l&rsquo;histoire récente.</p>



<p>Il faut accepter de se perdre dans un scénario complexe, déroutant parfois&nbsp;; accepter de sortir des sentiers battus de la narration réaliste&nbsp;; accepter les histoires dans l&rsquo;histoire et les plongées inattendues dans le surnaturel. Alors éclot la beauté&nbsp;; alors renaît l&rsquo;espoir. Malgré tout.</p>



<p>FRED ROBERT</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Toute la beauté du monde</em>, de <strong>Thomas Azuélos</strong> (texte et dessins)<br>Futuropolis - 25 €</pre>



<p><strong>À lire également</strong><br><em>La révolte des orangères</em>, un documentaire de seize pages paru dans la revue <em>La Déferlante</em> n°3 (septembre 2021)</p>
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		<title>Navigation en eaux troubles</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fred Robert]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Feb 2023 11:50:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Aslak Nore]]></category>
		<category><![CDATA[Le bruit du monde]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La jeune maison d&#8217;édition marseillaise Le bruit du mondes&#8217;est donnée pour vocation de «&#160;révéler une littérature capable d&#8217;enrichir nos imaginaires et d&#8217;élargir nos horizons&#160;». Rien d&#8217;étonnant alors qu&#8217;elle fasse une place au polar et accueille aujourd&#8217;hui, au sein d&#8217;un catalogue exigeant et éclectique, Le cimetière de la mer, premier ouvrage traduit en français d&#8217;Aslak Nore, [&#8230;]</p>
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<p>La jeune maison d&rsquo;édition marseillaise Le bruit du mondes&rsquo;est donnée pour vocation de «&nbsp;révéler une littérature capable d&rsquo;enrichir nos imaginaires et d&rsquo;élargir nos horizons&nbsp;». Rien d&rsquo;étonnant alors qu&rsquo;elle fasse une place au polar et accueille aujourd&rsquo;hui, au sein d&rsquo;un catalogue exigeant et éclectique, <em>Le cimetière de la mer,</em> premier ouvrage traduit en français d&rsquo;<strong>Aslak</strong> <strong>Nore</strong>, auteur etéditeur norvégien, installé à Marseille lui aussi.</p>



<p>Dans quelle catégorie ranger ce roman foisonnant&nbsp;? Thriller psychologique? Saga familiale, dans la grande tradition nordique&nbsp;? Polar géopolitique&nbsp;? Roman d&rsquo;aventures&nbsp;? Le captivant<em>cimetière de la mer</em> est un peu tout cela&#8230; Plus de 500 pages qu&rsquo;on a du mal à lâcher, fourmillant de personnages, de lieux, de péripéties et de rebondissements, avec un remarquable sens du tempo et de l&rsquo;intrigue. Quelques mots de l&rsquo;intrigue justement. Pas trop pour ne pas gâcher le plaisir.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Des énigmes</mark></strong><br>L&rsquo;histoire s&rsquo;ouvre sur le suicide de Vera Lind, matriarche de la puissante famille Falck. Cette mort bouleverse tout le clan, d&rsquo;autant plus que le testament de Vera a disparu et que l&rsquo;existence d&rsquo;un manuscrit compromettant refait surface. Renaissent alors les rivalités anciennes. Ressurgit un passé que certains voudraient bien laisser dans le « cimetière de la mer », là où l&rsquo;express côtier DS Prinsesse Ragnhild fit naufrage en 1940. Et se pose la question cruciale de la vérité. Jusqu&rsquo;où la chercher, tout en restant loyale à la famille ? C&rsquo;est ce que ne cesse de se demander Sasha, une des principales protagonistes, résolue à élucider les énigmes de la vie de sa grand-mère chérie.</p>



<p>Ce récit haletant propose plus d&rsquo;un voyage. Dans le temps d&rsquo;abord, puisqu&rsquo;il va et vient entre aujourd&rsquo;hui et l&rsquo;époque de la seconde guerre mondiale. Dans l&rsquo;espace également, car s&rsquo;il navigue volontiers dans les eaux norvégiennes, il fait aussi de nombreuses escales dans les zones de combat du Moyen-Orient&nbsp;: Liban des années 1980, Kurdistan actuel&#8230; Ce faisant, il met au jour les manœuvres très sombres (et bien cachées) d&rsquo;une Norvège apparemment si lisse, si soucieuse de démocratie et de paix&#8230; Histoire familiale et histoire nationale s&rsquo;imbriquent habilement dans ce roman à l&rsquo;intrigue très scénarisée, qui n&rsquo;est pas sans rappeler – l&rsquo;auteur le déclare lui-même – certaines séries où les guerres de succession font rage. Ce premier volet très réussi se termine d&rsquo;ailleurs sur un <em>cliffhanger</em> stupéfiant, qui laisse présager une suite tout aussi percutante. On l&rsquo;attend de pied ferme.</p>



<p>FRED ROBERT</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Le cimetière de la mer</em>, d’<strong>Aslak Nore</strong> <br>Le bruit du monde - 25 € </pre>
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		<title>Bien faire son boulot </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fred Robert]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Feb 2023 11:25:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avant que ne commence le spectacle, elle s&#8217;avance sur le plateau et lit un texte de soutien au mouvement contre la réforme des retraites. Puis, en prologue à Vie de voyou, un policier prend la parole, évoquant la disparition de la police de proximité dans les années 2000, et ses conséquences néfastes. Il voudrait juste [&#8230;]</p>
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<p>Avant que ne commence le spectacle, elle s&rsquo;avance sur le plateau et lit un texte de soutien au mouvement contre la réforme des retraites. Puis, en prologue à <em>Vie de voyou</em>, un policier prend la parole, évoquant la disparition de la police de proximité dans les années 2000, et ses conséquences néfastes. Il voudrait juste continuer à bien faire son métier, sans que celui-ci rime seulement avec répression. Aucun doute, <strong>Jeanne Lazar</strong>, elle aussi, fait le job. Celui d&rsquo;une autrice et metteuse en scène engagée, pour qui le théâtre est la chambre privilégiée des échos du monde. D&rsquo;où la fiction qu&rsquo;elle a imaginée à partir de l&rsquo;existence hors normes du célèbre braqueur Rédoine Faïd. À travers la figure de ce <em>bad boy</em> très médiatisé, elle brosse le tableau de la France des années Sarkozy&nbsp;: montée en puissance de médias racoleurs, atteintes à l&rsquo;impartialité de la justice&#8230; Pour écrire, elle a puisé dans des articles, des interviews, des récits. Théâtre documenté, documentaire, qui met en scène un passé récent, pour en révéler les dérives actuelles.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une histoire commune</mark></strong><br>Un théâtre vivant, en prise avec les questions d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. Cela donne une pièce en trois parties ; trois temps du parcours de Faïd, de son évasion spectaculaire de 2018 à son procès en 2020. La scène se transforme en salle de rédaction, en plateau télé, en cour de justice. Sur des portants à vue côté jardin, les comédiens prennent les costumes dont ils ont besoin pour endosser au mieux leur rôle de juge, d&rsquo;avocate, de journalistes, de présentateur, de policier. Quant au braqueur, il apparaît en star, avec musique et fumigènes, au cœur du spectacle, dans un flash-back de 2010. Apparition troublante et séductrice, incarnée par l&rsquo;androgyne Morgane Vallée, à qui on donnerait (presque) l&rsquo;absolution, tant sa repentance semble sincère. Mais à sa démarche sinueuse, à sa douceur apparente, il ne faut pas se fier. Comme il ne faut pas croire tout ce que le cinéma raconte des voyous. C&rsquo;est ce que la fin, poétique, comme en suspens, laisse entendre.</p>



<p>Un spectacle dynamique, qui mixe habilement les époques et les techniques (vidéo, musique – même si on peut regretter un orgue quelque peu envahissant –), multiplie les clins d’œil à l&rsquo;actualité et entraîne le spectateur dans une histoire qui est aussi un peu la sienne.</p>



<p>FRED ROBERT</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Vie de voyou</em> a été donné du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">7 au 11 février</mark> au Théâtre Joliette, Marseille. <br>Une pièce proposée par le Théâtre du Gymnase hors les murs.</pre>
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		<title>Jusqu&#8217;à ce que mort s&#8217;ensuive</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fred Robert]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Feb 2023 15:41:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[En rayon]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Kirstin Innes]]></category>
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		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Métailié]]></category>
		<category><![CDATA[Reine d&#039;un jour]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>22 janvier 2018&#160;: lorsque Ruth pénètre dans la chambre d&#8217;amis où elle héberge Clio Campbell, elle découvre celle-ci morte. Un suicide soigneusement mis en scène, comme s&#8217;il avait été prévu de longue date. Depuis l&#8217;année précédente sans doute, lorsqu&#8217;elle avait fêté ses cinquante ans. Pourquoi ce geste&#160;? Dépression&#160;? Solitude&#160;? Déceptions en chaîne&#160;? Ou dernier coup [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>22 janvier 2018&nbsp;: lorsque Ruth pénètre dans la chambre d&rsquo;amis où elle héberge Clio Campbell, elle découvre celle-ci morte. Un suicide soigneusement mis en scène, comme s&rsquo;il avait été prévu de longue date. Depuis l&rsquo;année précédente sans doute, lorsqu&rsquo;elle avait fêté ses cinquante ans. Pourquoi ce geste&nbsp;? Dépression&nbsp;? Solitude&nbsp;? Déceptions en chaîne&nbsp;? Ou dernier coup d&rsquo;éclat d&rsquo;une combattante toujours prête à en découdre avec un système qu&rsquo;elle haïssait&nbsp;? C&rsquo;est ce que dira, ou pas, le roman de l’Écossaise <strong>Kirstin Innes</strong>, <em>Reine d&rsquo;un jour.</em>&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Hit parade</mark></strong><br>Paru au Royaume-Uni en 2020, il vient tout juste d&rsquo;intégrer la fameuse bibliothèque écossaise des  éditions Métailié. Et c&rsquo;est tant mieux, car une fois qu&rsquo;on l&rsquo;a commencé, ce roman choral fleuve –cinq cents pages tout de même ! – vous prend pour ne plus vous lâcher. Au-delà du parcours de la fictive Clio Campbell, ce sont presque trente ans de la vie sociale et politique d&rsquo;un pays – de l&rsquo;ère Thatcher au Brexit et au référendum pour l&rsquo;indépendance écossaise – qui se racontent ici. Sous la forme d&rsquo;allées et venues dans le temps (entre les années 1990 et 2018), et de points de vue variés, comme autant de pièces d&rsquo;un puzzle compliqué qu&rsquo;on reconstitue peu à peu. </p>



<p>Le titre français évoque la carrière éclair d&rsquo;une chanteuse à la tignasse d&rsquo;un roux flamboyant, venue du fin fond de l’Écosse. En 1990, elle s&rsquo;est hissée en haut du hit parade avec <em>Rise up</em>, un hymne pop contre la <em>poll tax</em> (un impôt très inégalitaire pour les plus modestes, instauré par le gouvernement Thatcher et finalement abandonné en 1991 à la suite de violentes émeutes). Le titre original <em>Scabby Queen </em>offre, lui, une image moins reluisante de l&rsquo;héroïne. On peut en effet traduire «&nbsp;scabby&nbsp;» par «&nbsp;galeuse&nbsp;». Alors qui était-elle, cette Cliodhna Jean, dite Clio, Campbell&nbsp;?&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La muse de l’histoire</mark></strong><br>Une chanteuse à la voix et à la beauté envoûtantes, mais à la carrière morcelée, pour ne pas dire sabordée ? Une paumée aux addictions nombreuses, à l&rsquo;allure provocante et négligée ? Une activiste qui ne lâchait rien, quitte à faire subir aux autres les dommages collatéraux ? Une solitaire en manque d&rsquo;affection ? Une altruiste prête à tout pour venir en aide aux plus démunis qu’elle ? Sans doute un peu tout cela à la fois. </p>



<p>Dès l&rsquo;annonce de la mort de Clio, le roman court de personnage en personnage&nbsp;: famille, amis, compagnes de lutte, musiciens, ex-mari ou amants, journalistes&#8230; Au travers de leurs souvenirs et selon le style de chacun s&rsquo;élabore le portrait composite et contrasté d&rsquo;une personnalité complexe, qui échappe à toutes les étiquettes. Un personnage original, attachant et horripilant, dont on se plaît à découvrir les facettes, au fil d&rsquo;une narration diablement bien menée. Comme on se plaît à retrouver la Grande-Bretagne de toutes ces années-là.</p>



<p>FRED ROBERT</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Reine d'un jour</em>, de <strong>Kirstin Innes</strong> <br>Métailié - 23 €</pre>
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		<title>Dire le passé pour éclairer le présent</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fred Robert]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Feb 2023 08:48:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Ariane Bois]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
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		<category><![CDATA[Ce pays qu&#039;on appelle vivre]]></category>
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<p>C&rsquo;est en 2009 qu&rsquo;<strong>Ariane Bois</strong> découvre le camp des Milles. Avant sa réhabilitation et sa transformation en mémorial – en 2012, après plusieurs décennies de lutte acharnée, car il a bien failli être démoli. Un endroit sombre, angoissant, où flottait encore la poussière rouge des tuiles qu&rsquo;on y fabriquait&nbsp;; une poussière qui s&rsquo;insinue partout et prend à la gorge. Ce camp de transit, d&rsquo;internement puis de déportation en 1943 – le plus grand encore intact de France – est longtemps resté méconnu, malgré les 10 000 étrangers, en majorité juifs, qui y ont été détenus. Il est aujourd&rsquo;hui un lieu de mémoire exceptionnel. Un lieu de réflexion aussi, qui permet de mieux saisir l&rsquo;engrenage de l&rsquo;horreur, mais également de mettre en lumière tous les gestes de résistance possibles.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Créer pour résister</mark></strong><br>De ce lieu qui l&rsquo;a longtemps hantée, l&rsquo;écrivaine a voulu garder la mémoire en le mettant au cœur de son roman tout récemment paru (12 janvier), <em>Ce pays qu&rsquo;on appelle vivre</em>. Car il est particulier : il a vu passer de nombreux artistes et intellectuels, Max Ernst entre autres. La vie culturelle, la création continuaient d&rsquo;y bouillonner malgré les affreuses conditions matérielles. En témoigne la fameuse Salle des Peintures. Créer pour résister, c&rsquo;est ce que faisaient les internés. Créer pour qu&rsquo;on n&rsquo;oublie pas, c&rsquo;est ce que fait Ariane Bois. Et l&rsquo;on mesure, en suivant la visite qu&rsquo;elle ponctue d&rsquo;extraits de son roman, combien elle a œuvré pour intriquer les fils de sa fiction avec la réalité historique. Des lectures – en particulier celle de <em>Le diable en France </em>de Lion Feuchtwanger (à nouveau disponible au Livre de Poche) – de multiples rencontres avec Alain Chouraqui, le directeur de la Fondation du camp des Milles, et Odile Boyer, son adjointe, lui ont fourni le fonds documentaire indispensable à l&rsquo;écriture d&rsquo;un émouvant roman d&rsquo;amour et de résistance.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="522" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/02/IMG-20230113-WA0002.jpg?resize=696%2C522&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-118099" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/02/IMG-20230113-WA0002.jpg?w=700&amp;ssl=1 700w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/02/IMG-20230113-WA0002.jpg?resize=300%2C225&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/02/IMG-20230113-WA0002.jpg?resize=696%2C522&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/02/IMG-20230113-WA0002.jpg?resize=560%2C420&amp;ssl=1 560w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/02/IMG-20230113-WA0002.jpg?resize=80%2C60&amp;ssl=1 80w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/02/IMG-20230113-WA0002.jpg?resize=265%2C198&amp;ssl=1 265w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Ariane Bois © F.R</figcaption></figure>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Les salauds et les justes</mark></strong><br>Jeune caricaturiste de presse juif allemand, Leonard Stein a vu sa vie basculer quand Hitler est arrivé au pouvoir. Après un bref internement à Dachau, il a réussi à s&rsquo;enfuir en Espagne d&rsquo;abord, puis à se réfugier à Sanary-sur-Mer. Mais en 1940, il est arrêté par les gendarmes français et envoyé aux Milles. Dès lors, il n&rsquo;aura qu&rsquo;un but : sortir du camp, quels qu&rsquo;en soient les moyens. Durant une des permissions accordées afin d&rsquo;effectuer les démarches administratives nécessaires à l&rsquo;obtention d&rsquo;un visa pour quitter la France, il fait la connaissance à Marseille de Margot Keller, volontaire d&rsquo;un réseau de sauvetage, juive elle aussi. Coup de foudre réciproque. Les deux amants affronteront le terrible été 42, le durcissement des lois antisémites, la désespérance qui mine les plus vaillants, les déportations de 1943. Dans ce roman riche en péripéties, en vaines tentatives, en espoirs déçus, en pertes mais aussi en retrouvailles, on rencontre Max Ernst, Max Schlesinger, Varian Fry. Le personnage de Leo est inspiré de l&rsquo;artiste Franz Meyer. Une histoire qui souvent croise la grande, avec ses salauds et ses justes. Bref, un livre qu&rsquo;on ne lâche pas, entraîné par le tempo rapide de chapitres brefs, d&rsquo;événements saisissants, de personnages, réels ou fictifs, attachants. Et un roman engagé, pour que jamais ne revienne « le diable en France ». Ni ailleurs. </p>



<p>Une visite et une lecture vivement conseillées par les temps qui courent.</p>



<p>FRED ROBERT</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Ce pays qu'on appelle vivre</em>, d’<strong>Ariane Bois </strong><br>Plon, 20,90 €</pre>
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		<title>Traversée déjantée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fred Robert]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Jan 2023 09:36:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[Axel Drhey]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dès l&#8217;entrée dans le vaste hall du théâtre des Salins, le public est accueilli par le capitaine, les membres de l&#8217;équipage et un trio musical aux accents jazzy. Embarquement imminent. Des sirènes annoncent le départ. On est prié de regagner sa place à bord. Et voilà, c&#8217;est parti pour une folle traversée à bord du [&#8230;]</p>
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]]></description>
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<p>Dès l&rsquo;entrée dans le vaste hall du théâtre des Salins, le public est accueilli par le capitaine, les membres de l&rsquo;équipage et un trio musical aux accents jazzy. Embarquement imminent. Des sirènes annoncent le départ. On est prié de regagner sa place à bord. Et voilà, c&rsquo;est parti pour une folle traversée à bord du paquebot légendaire de la White Star Line, le fameux Titanic.&nbsp;</p>



<p>Depuis 2010, la compagnie des <strong>Moutons Noirs</strong> revisite les classiques. À sa façon, immersive, burlesque, décalée. Après <em>L&rsquo;Avare</em>, <em>Ruy Bla</em>s et <em>Cyrano </em>(dont quelques échos se font entendre dans le nouveau spectacle), voici donc leur version de <em>Titanic</em>. Comme le déclare <strong>Axel Drhey</strong>, l’auteur, cette idée est venue de «&nbsp;l&rsquo;envie de réunir les nombreux artistes avec lesquels [il] travaille depuis plusieurs années au sein de [sa] compagnie, dans un spectacle choral, festif et joyeux. Un vrai théâtre de troupe.&nbsp;» Sur scène, neuf comédiens (chanteurs, danseurs)&nbsp;et trois musiciens live.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Briser la glace</mark></strong><br>De l&rsquo;histoire extraordinaire du Titanic, fortement ancrée dans la mémoire collective, surtout depuis le film de James Cameron (1997), les Moutons Noirs proposent une lecture résolument comique et engagée. Car ce voyage et ce naufrage symbolisent la fin d&rsquo;un monde, et ne sont pas sans lien avec certaines interrogations actuelles cruciales : comme le Titanic naviguant à toute vapeur vers l&rsquo;iceberg fatal, ne sommes-nous pas tous en train de foncer dans le mur ? Cette question, et d&rsquo;autres, sur la place des femmes, les inégalités sociales&#8230; sont posées au fil d&rsquo;une succession alerte de scènes (jouées sur le plateau et dans la salle), d&rsquo;intermèdes musicaux, chantés, dansés, souvent avec une énergie remarquable.</p>



<p>On sourit du ridicule de certains personnages&nbsp;: le capitaine, d&rsquo;une incompétence et d&rsquo;une fatuité à toute épreuve, le riche fiancé, d&rsquo;une arrogance insupportable&#8230; On rit de la version parodique – et en trois exemplaires&nbsp;! – de l&rsquo;inoubliable scène à la proue du navire. Et pourtant, dans ce spectacle qui fait participer la salle et ne manque pas de trouvailles ingénieuses, on a un peu de mal à embarquer totalement. Serait-on resté trop midinette pour apprécier à sa juste valeur cette version décalée du mélo de Cameron&nbsp;? Peut-être.</p>



<p>FRED ROBERT</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Titanic</em> a été joué les <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">6 et 7 janvier</mark> au théâtre Les Salins, scène nationale de Martigues.</pre>
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		<title>Nougaro-ci, Nougaro-là</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fred Robert]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Jan 2023 17:22:34 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[On y était]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le parti-pris est original. Parler de Nougaro par le biais de son sosie officiel, Mathias, un quadragénaire à la dérive, un perdant pas toujours magnifique, un qui est resté « inconnu au bataillon ». Mathias soliloque, s&#8217;adressant à Jacques, son acolyte silencieux, qui lui répond pourtant&#8230; en musique. L&#8217;un est en blanc (au début), l&#8217;autre en noir ; [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le parti-pris est original. Parler de Nougaro par le biais de son sosie officiel, Mathias, un quadragénaire à la dérive, un perdant pas toujours magnifique, un qui est resté « inconnu au bataillon ». Mathias soliloque, s&rsquo;adressant à Jacques, son acolyte silencieux, qui lui répond pourtant&#8230; en musique. L&rsquo;un est en blanc (au début), l&rsquo;autre en noir ; l&rsquo;un parle, l&rsquo;autre joue. Duo de clowns tristes, désabusés, mais toujours portés par la fièvre « nougarienne » car, s&rsquo;insurge Mathias, « rien ne m&#8217;empêchera de nougariser ». Dans un décor tout en obliques – des toiles colorées suspendues, qui cachent, dévoilent ou servent d&rsquo;écrans, au sol à la géométrie anguleuse –, à l&rsquo;image peut-être d&rsquo;une vie à faire comme si, Mathias se débat dans ses déboires. Maintenu à la surface par la vénération qu&rsquo;il voue à ce « frère qui [l&rsquo;] accompagne » envers et contre tout. Et donc, malgré tous les ratés d&rsquo;une existence passée dans l&rsquo;ombre, l&rsquo;espoir subsiste. </p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un travail remarquable</mark></strong><br>Car il y a la musique, et les mots, de Nougaro. Dans son texte, <strong>Charif Ghattas</strong> a habilement glissé des paroles de chansons ; certaines qu&rsquo;on reconnaît, d&rsquo;autres – magnifiques – que l&rsquo;on découvre. <strong>Grégory Montel</strong> (<a href="https://journalzebuline.fr/gregory-montel-un-crochet-par-le-theatre/">dont on peut lire ici l&rsquo;entretien</a>) les scande, les chante, les murmure, les crie. Et l&rsquo;on croirait voir et entendre Nougaro lui-même. Tout y est, le phrasé et l&rsquo;accent si particuliers, la puissance de la voix, la gestuelle syncopée. Composition fascinante, remarquable travail d&rsquo;acteur. Quant à <strong>Lionel Suarez</strong>, sa virtuosité éclate tout au long du spectacle. Dans les arrangements et le <em>medley</em> qu&rsquo;il a concoctés, dans ses envoûtants solos aux tonalités de tango, dans toutes les réponses musicales qu&rsquo;il lance, comme des bouées de sauvetage, à son partenaire.</p>



<p>Un beau moment de scène donc, dont on sort transporté. Par la performance de l&rsquo;acteur comme par celle du musicien. Ému aussi d&rsquo;avoir retrouvé, le temps d&rsquo;un spectacle intimiste et touchant, la grande voix d&rsquo;un poète disparu.</p>



<p>FRED ROBERT</p>



<pre id="block-04d63ed4-b73b-42b2-bd91-8db19a439938" class="wp-block-preformatted"><strong><em>Ici Nougaro</em> </strong>
<mark><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 28 janvier
</mark></mark>Théâtre des Bernardines
Marseille
08 2013 2013
<a href="http://lestheatres.net">lestheatres.net</a></pre>
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		<title>« La douleur » : une prestation pure et dure</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fred Robert]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Jan 2023 14:59:32 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Théâtre national de Nice]]></category>
		<category><![CDATA[Thierry Thieû Niang]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En 1985 paraissait La douleur de Marguerite Duras. Des six nouvelles inspirées de sa vie en temps de guerre et du journal tenu durant ces années-là, la plus longue a donné son titre au recueil. La douleur retrace l&#8217;attente fiévreuse d&#8217;une femme dont le mari a été déporté. L&#8217;attente de nouvelles qui ne viennent jamais, [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>En 1985 paraissait <strong><em>La douleur</em></strong> de Marguerite Duras. Des six nouvelles inspirées de sa vie en temps de guerre et du journal tenu durant ces années-là, la plus longue a donné son titre au recueil. <em>La douleur</em> retrace l&rsquo;attente fiévreuse d&rsquo;une femme dont le mari a été déporté. L&rsquo;attente de nouvelles qui ne viennent jamais, les accès de désespoir, les sursauts d&rsquo;espoir, les démarches inutiles&#8230;et puis un jour le téléphone et cet «&nbsp;inconnu qui revient&nbsp;», qu&rsquo;il faudra arracher à la mort. Texte âpre, violent. Texte de résistance contre le nazisme, contre l&rsquo;oubli. Texte plein d&rsquo;une force vitale indéfectible aussi.</p>



<p>De ce récit tout à la fois ardent et dépouillé, <strong>Dominique Blanc</strong> s&rsquo;est emparée en 2008, sous la direction de <strong>Patrice Chéreau</strong> et de <strong>Thierry Thieû Niang</strong>. Cette femme qui attend et qui souffre, «&nbsp;c&rsquo;est moi&nbsp;», déclare la sociétaire de la Comédie-Française. Quatorze ans plus tard, elle reprend ce qu&rsquo;elle appelle «&nbsp;le texte de [s]a vie&nbsp;» dans la même mise en scène. Et c&rsquo;est juste bouleversant. De vérité, d&rsquo;incarnation, de chaos maîtrisé.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Fébrilité de l’attente</mark></strong></p>



<p>Quand on pénètre dans le théâtre, la comédienne est déjà là, assise de dos dans la pénombre, longs cheveux dénoués. Et dès qu&rsquo;elle se retourne, qu&rsquo;elle empoigne la prose si particulière de Duras – faite de ruptures, de répétitions, une langue de pièges et de précipices –, ça y est, on plonge avec elle. Quelques gestes&nbsp;: des cahiers et des crayons qu&rsquo;elle aligne, un manteau qu&rsquo;elle boutonne, qu&rsquo;elle enlève, qu&rsquo;elle remet, une pomme qu&rsquo;elle pèle&nbsp;; et c&rsquo;est toute la fébrilité de l&rsquo;attente qui s&rsquo;expose.</p>



<p>Pas grand-chose sur le plateau&nbsp;: une rangée de chaises à jardin, une table de cuisine à cour. Pourtant, les lieux, on les voit, les autres personnages, ils sont là, les situations, on les partage. Miracle d&rsquo;un jeu si impeccablement maîtrisé qu&rsquo;on le dirait presque improvisé. Miracle d&rsquo;une voix qui module toutes les nuances de la douleur, de la folie de l&rsquo;attente, de la violence des temps, de la révolte contre l&rsquo;oubli et fait magnifiquement résonner les mots de Duras. Jusqu&rsquo;à un final exceptionnel où l&rsquo;on revit intensément sa lutte pied à pied (et les mains dans la «&nbsp;merde inhumaine&nbsp;») contre la fièvre, contre la mort. Bravo l&rsquo;artiste&nbsp;!</p>



<p>FRED ROBERT</p>



<p><sub><em>La douleur</em> a été donnée du 13 au 18 décembre au Théâtre des Bernardines, Marseille.</sub></p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>A venir
</strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">2 et 3 juin</mark>
La Cuisine, Théâtre national de Nice
<a href="http://tnn.fr">tnn.fr</a></pre>
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