lundi 27 avril 2026
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Cinéma : Panorama met le cap au nord

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La convocation © Eye Eye Pictures 2024

Chaque année, le festival Panorama propose une nouvelle destination à son public. L’an dernier, il était parti du côté du cinéma indépendant d’Amérique du Nord, cette année, on reste dans le Nord, mais en Europe. Avec pas moins de trente films dont trois avant-premières. Des rendez-vous pour les jeunes cinéphiles également, et, pour les moins jeunes, des conférences, et débats accompagnant les projections – toutes présentées par des spécialistes. Un voyage en septentrion jalonné de polars, de drames, de satires, de comédies… à découvrir du 15 au 24 novembre sur le territoire de Scènes & Cinés, à Miramas, Istres, Grans, Fos-sur-Mer…

Ouverture islandaise à Miramas le 15 novembre avec When the light breaks de Rúnar Rúnarsson. Entre deux couchers de soleil, un amour secret, un accident et un deuil à cacher au reste du monde : le réalisateur de Sparrows capte ici un drame intime traversé d’ombres et de lumières. La clôture sera finlandaise à Istres avec Maja, une épopée finlandaise de Tiina Lymi – invitée de cette édition. La réalisatrice adapte une saga-culte, et nous transporte dans une île isolée, à la suite de sa protagoniste, une femme de pêcheur pauvre dont la vie bascule.

Nord magnétique

Entre les deux, une riche programmation. « Dépaysement sauvage » sur les pas d’un prêtre danois dans le superbe Godland de Hlynur Pálmason. Plongée dans un cinéma social : pour suivre la dérive d’une jeunesse sans repères dans Les Belles Créatures de Gudmundur Arnar Gudmundsson . Pour imaginer la rencontre de deux solitudes sur fond de mutations économiques dans Le vieil homme et l’enfant de Ninna Pálmadóttir. Ou encore pour interroger la société danoise à travers un conflit dans le huis clos d’une école avec La Convocation de Halfdan Ullmann Tondel (Caméra d’or 2024). On retrouvera dans ce film Renate Reinsve,la comédienne de Julie en 12 chapitres du Norvégien Joachim Trier également programmé. Des films exprimant la toxicité de certaines relations et les malaises mijotant sous le vernis de sociétés policées et lisses : Mon parfait Inconnu de Johanna Pyykkö ou The Innocents d’Eskil Vogt.

Plusieurs focus sont proposés. Le cinéma suédois au féminin avec deux films des années 1960 signés Mai Zetterling : Les Filles (1968) injustement boudé et Les Amoureux (1966) virulente critique du patriarcat. Le polar nordique, véritable genre dans le genre, autour de Sons de Gustav Möller où vacille l’honnêteté d’une matonne se confrontant à l’assassin de son fils. Focus aussi sur une réalisatrice peu connue, Selma Vilhunen dont on découvrira deux longs métrages Amours à la finlandaise et Little wing. Et, enfin sur deux réalisateurs emblématiques : le Suédois multi primé Ruben Öslund qui étrille avec férocité et délectation le néolibéralisme dans Sans Filtre et l’image rassurante de la famille dans Snow Thérapy. Et le Finlandais Ari Kaurismäki aux accents chaplinesques, tendre, poétique, décalé et chaleureux. Un Panorama qui met en évidence les thèmes récurrents, les spécificités et l’universalité de ce cinéma nordique.

ÉLISE PADOVANI

Panorama
Du 15 à 24 novembre
Divers lieux, Bouches-du-Rhône
scenesetcines.fr

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À Africapt, une « Aïcha » bien vivante 

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Tout comme son premier long métrage, Le Fils, le scenario d’Aicha s’inspire d’un fait réel survenu en 2019 : une jeune femme après un accident de voiture avait eu l’idée de se faire passer pour morte, pour tester l’amour des siens.

Aya, vit dans le sud de la Tunisie, à Tozeur, avec ses parents qui voudraient la marier avec un homme plus âgé et plus fortuné, ce qui aiderait la famille, pauvre. Aya travaille dans un hôtel  et a depuis quatre ans une relation clandestine avec le directeur, Youssef, un homme marié qui lui promet sans cesse de divorcer. Sur une route de montagne, le grand taxi qui transporte les employés et une passagère embarquée en chemin tombe dans un ravin et prend feu. Sept corps, sept victimes dont la liste est envoyée par la direction de l’hôtel. Mais la seule survivante, Aya, décide de ne rien dire. Elle est déclarée morte et assiste, entièrement voilée, à sa propre inhumation.

Désormais, elle s’appelle Amira, part à Tunis et va partager un appartement avec Lobna (Yasmine Dimassi), qui se dit doctorante en sciences humaines. Lobna va l’entrainer dans les folles nuits ou l’on boit, où l’on danse, où l’on drague, jusqu’au soir où un drame se produit dans la boite de nuit. Amira, impliquée, est interrogée par la police, confrontée à son mensonge et à ceux des autres. C’est ainsi que sa route croise celle de Farès, chef adjoint de la police qu’interprète Nidhal Saadi (une star en Tunisie).

Portrait d’une femme en quête de liberté, Aicha est aussi la radioscopie d’un pays où règnent la corruption et l’oppression de la police, l’injustice sociale, où les femmes sont soumises aux pressions de la famille et du patriarcat. Le voyage initiatique d’Aya-Amira est filmé par la caméra portée d’Antoine Héberlé, le directeur de la photo, qui avait déjà travaillé sur  Un Fils. Il ne la lâche pas : gros plans de face à Tozeur, aux couleurs aussi ternes que son quotidien, la ville qu’elle veut quitter. À Tunis, la caméra la suit, nous permettant de découvrir la capitale avec ses yeux. Une ville qui la fascine, pleine de couleurs d’énergie et de mystère. Fatma Sfar qui interprète cette femme en changement, est excellente, montrant avec subtilité, toutes ses facettes.

Questions de société, d’intimité, de politique, de police, de suspense s’entremêlent dans ce film superbement mis en scène. La musique d’Amine Bouhafa, narrative, y contribue largement. «  Tozeur n’est pas filmé comme Tunis. Aya n’est pas filmée comme Amira qui n’est pas filmée comme Aïcha. […] Je devais être constamment vigilant pour m’assurer la cohérence de l’histoire et l’évolution du personnage », précise Mehdi M. Barsaoui. C’est réussi ! Il a su à travers son histoire et ses personnages contrastés montrer la complexité des rapports humains. : Aïcha, qui en arabe littéral, signifie « vivant » a donné son titre au film. Il suffit de le voir pour comprendre pourquoi.

ANNIE GAVA

Aïcha a été projeté le 10 novembre dans le cadre du festival Africapt.
En salles le 19 mars 2025

La Nuit du Cirque : un marathon de créations

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Le récit des yeux © Mati Gentillon

Malgré des figures de proue fédératrices telles que Johann Le Guillerm ou Vimala Pons, le cirque de création reste encore méconnu, sous-doté, et mal représenté dans les institutions culturelles. Depuis 2019, l’association Territoires de Cirque, associée au ministère de la Culture, mobilise les énergies durant un week-end automnal sur le territoire national – et même désormais un peu au-delà – pour contribuer, inlassablement, à le faire découvrir. Dans la Région Sud, plusieurs partenaires jouent le jeu. En premier lieu, l’incontournable pôle national Archaos a la joyeuse idée de consacrer une soirée au jonglage, en ses locaux du 15earrondissement marseillais. En ouverture de soirée le samedi 16 novembre dès 20 h, Le récit des yeux propose une hypnotique épopée futuriste, dans laquelle le protagoniste est suivi par des objets circulaires ressemblant à des yeux… Entre sculptures cinétiques et machines à jongler, un nouveau pan des expérimentations que nourrit Carlos Muñoz depuis plus de 10 ans à la tête de la compagnie franco-chilienne Sombra. Place ensuite au maître ès jonglage : avec le solo intimiste AssisJérôme Thomas revisite 45 ans de carrière, entre jonglage de matières improbables – gélatines, sacs plastiques, plumes, grelots… – et anecdotes de tournées.

Contorsions de genres  

À la Seyne-sur-Mer, le cirque se mêle de sujets sociétaux. Sous chapiteau, le Cirque Queer revisite l’esprit cabaret : freaks, fakirs et contorsionnistes mélangent joyeusement les genres (Le premier artifice, du 15 au 17 novembre). Le 16, Circus Baobab propose en sus une sortie de résidence de sa prochaine création, une nouvelle fois sous l’oeil azimuté de Yann Ecauvre. Après s’être attelé à déboulonner les mythes de la masculinité dans , la compagnie guinéenne explore cette fois un pan féminin de la société africaine avec Yongoyély(littéralement « l’exciseuse »), à travers la figure de la militante indépendantiste M’Balia Camara. À Istres, le Cirque Aïtal saupoudre la tradition d’une bonne dose de punkitude, comme savent si bien le faire Victor Cathala, colosse d’1m90 et Kati Pikkarainen, poupée d’1m53, rejouant un campement entre poulailler, pigeonnier et caravanes (A ciel ouvert, du 15 au 17 novembre). Dans les Alpes-Maritimes, le cirque se fait participatif et revêt ses habits de bal : sur parquet ciré, les 8 acrobates du Doux supplice convient les spectateurs à revisiter les danses populaires – tango, mambo, rock, slow, valse, rondeau, jazz – mâtinées de voltige, jusqu’à la transe finale (En attendant le grand soir, le 17 novembre à La Roquette-sur-Siagne).  

JULIE BORDENAVE

La Nuit du Cirque
Du 15 au 17 novembre
Divers lieu, Région Sud 
lanuitducirque.com

Ladaniva

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LADANIVA © Robert Koloyan

La nouvelle équipe de l’Espace Julien ne boude pas son plaisir de remplir sa salle d’un public très varié. Ils invitent le 14 novembre les excellents Ladaniva, formation franco-arménienne aux lives ultra festifs et aux clips léchés. Porté par la talentueuse chanteuse Jacqueline Baghdasaryan et le multi-instrumentiste Louis Thomas, le groupe crée une musique nourrie à la pluralité culturelle. Concrètement, l’on trouve – en plus de racines folkloriques arméniennes, russes et balkaniques – des rythmiques traditionnelles allant puiser dans la musique arabo andalouse, le maloya ou bien même le reggae. Le tout parsemé de ce qu’il faut de pop, pour la fraîcheur. Sur scène, le duo s’accompagne de cuivres, percus et choristes, procurant à tous les coups un doux mélange d’envoûtement et de fougue à l’auditoire.

LUCIE PONTHIEUX BETHAM

14 novembre
Espace Julien, Marseille 

Prélude /Polémique

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Polémique © Naif Production

L’Alpilium de Saint-Remy de Provence invite, au cours d’une même soirée, deux compagnies de danse contemporaine à présenter chacune leurs dernières créations, en version courte. Deux univers différents, pour aborder la danse dans sa pluralité. Kader Attou vient présenter Prélude, dans laquelle une dizaine de danseurs professionnels hip-hop de la région investissent son univers artistique, sur une musique électro-accoustique composée par Romain Dubois. Et Naïf Production présente Polémique (recherche d’une pédagogie du conflit), pièce chorégraphique pour deux danseurs-acrobates, Mathieu Desseignes et Lucien Reynès. Que l’on observe se disputer en mouvements, de façon plus ou moins civilisée ou sauvage, dans un espace tenant à la fois du laboratoire et du ring de boxe.

MARC VOIRY

14 novembre
L’Alpilium, Saint-Rémy-de-Provence

Sidiaz

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Sidiaz © Benoit Guidi

Le projet Sidiaz est né d’une volonté de fusionner les musiques actuelles (blues, rock et funk) aux racines africaines et méditerranéennes. Un joli mélange qui donne naissance aux compositions originales de son auteur et interprète, Salaheddine Zaïdi.Guitariste, chanteur, il crée son répertoire en mêlant des influences sahraouies, gnawa, blues et traditionnel du sud algérien dont il est originaire, invitant au voyage et à la transe. Ses textes sont chantés en arabe dialectal. Le blues américain et le blues saharien y sillonnent ensemble.

ANNE-MARIE THOMAZEAU

16 novembre 
Cité de la Musique, Marseille

Ad Fontes

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Ensemble Ad Fontes © X-DR

Au camp des Milles, l’ensemble vocal aixois Ad Fontes rend hommage à Anne Frank. La récitante Catherine Sparta incarnera Miep Gies, qui a soutenu les Frank dans leur cachette jusqu’à leur arrestation. Le chœur, sous la direction de Jan Heiting, interprètera des œuvres créées pendant la guerre par des compositeurs tels que Poulenc, Milhaud, Bernstein, Britten, Stravinsky… Ad Fontes a souhaité créer un Oratorio, drame lyrique qui retrace le calvaire de la jeune écrivaine,dans l’auditorium du Camp des Milles afin de contribuer ainsi au travail de mémoire mené par le lieu. Ce concert est donné dans le cadre de la Biennale d’art d’Aix-en-Provence.

ANNE-MARIE THOMAZEAU

14 novembre
Camp des Milles, Aix-en-Provence

Daddy

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Daddy © Matthieu Bareyre

Après _jeanne_dark_ (2020) qui racontait l’histoire d’une adolescente aux prises avec ses ennemis sur les réseaux sociaux, spectacle ayant lieu en temps réel à la fois sur scène et sur Instagram, la metteuse en scène Marion Siéfert poursuit son exploration des liens entre le théâtre et le numérique avec sa dernière création Daddy. Un spectacle qui mêle texte, danse, musique et jeu vidéo, autour du personnage de Mara, 13 ans, qui rencontre, en jouant en ligne, Julien, 27 ans, qui la fait rêver. Et qui va l’entraîner dans un autre jeu, « Daddy », un jeu où l’on va avec son vrai corps… Une pièce qui explore les mécanismes de prédation à l’heure du virtuel, doublé d’une recherche sur les possibilités de représentation par le théâtre de ce que le numérique fait à nos vies.

MARC VOIRY

14 et 15 novembre
Liberté, Scène nationale de Toulon

Pentecôte, fait du Prince et pensée binaire

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Emmanuel Macron le veut, Emmanuel Macron le fait. Les vitraux classés de Viollet-le-Duc seront déposés et remplacés par des vitraux tout neufs. Contre l’avis unanime des experts de la commission nationale du patrimoine, les grisailles abstraites et florales du grand restaurateur de Notre-Dame de Paris, précurseur de l’art nouveau, vont céder la place à un « geste contemporain ».

L’opposition au projet présidentiel est-elle d’arrière-garde ? L’histoire du patrimoine bâtimentaire n’est-elle pas faite d’incessants ajouts par des artistes de leur temps, grâce à des commandes publiques ? Les réacs des différentes écoles n’ont-ils pas lutté contre la tour Eiffel, le Centre Pompidou ou les pyramides du Louvre ? Zébuline va-t-elle hurler avec les loups, Bardella et Le Figaro, et pétitionner contre la création contemporaine ?

Pour quel récit édifiant ? 

Les vitraux en grisaille de Viollet-le-Duc, dans les chapelles latérales, n’ont pas été endommagés. Mais depuis l’incendie le président Macron veut apposer la « marque du XXIe siècle », sa marque, dans la cathédrale de Paris, visible et spectaculaire. Il a renoncé à sa flèche en titane, mais ne cède pas sur les vitraux.

Les grisailles des chapelles laissent filtrer une lumière changeante et colorée, et leurs motifs ne sont pas sans rappeler les arabesques des mosquées. La commande d’Etat appuyée par l’Église qui vise à les remplacer est précise sur ses attentes : elle veut des « créations contemporaines figuratives et historiées représentant l’épisode de la Pentecôte raconté dans les Actes des apôtres ».

Où est donc le camp progressiste dans cette volonté édifiante d’imager les Actes des apôtres ? La Pentecôte surtout, qui fait l’apologie de la mission civilisatrice d’une religion centralisée et conquérante ? Le président de notre république laïque rêve-t-il de laisser sa marque de commanditaire dans ce monument religieux, au point d’y figurer, sinon en Esprit Saint descendant sur les hommes, du moins sur un cartel imposant et visible ?

Figé dans le binaire

L’affaire des vitraux est emblématique de la pensée binaire qui amène à tout simplifier, à choisir un camp à chaque question soulevée. Le président du « en même temps » qui disait gouverner au centre, a joué avec le feu en établissant de fausses analogies entre « les extrêmes ». L’état de tension et d’urgence dans lequel il a plongé la France sidère aujourd’hui la gauche, la fige dans des positions binaires qui lui interdisent les nuances entre ses composantes, et détruisent toute pensée dialectique élaborée contre ses adversaires de droite et ses ennemis d’extrême droite. Il faut être pour ou contre, ce qui signifie avec ou contre, et on hésite aujourd’hui à voter pour l’annulation de la réforme des retraites avec le RN, à signer contre les vitraux de Notre-Dame avec Bardella, à se réjouir avec Le Pen du prix Goncourt décerné à un auteur algérien que l’Algérie interdit.

Vers un récit commun

Le piège se referme, et la nuance n’est plus possible sans être soupçonné de trahir son camp. L’art, pourtant, nous aide à élaborer une pensée complexe qui peut nous préserver des monstres : cette semaine nous vous parlons des Imaginaires numériques qui transforment les arts binaires en rencontres humaines, des Artistes en exil qui exposent toutes les censures, de l’Alcazar qui affiche les mémoires migratoires de Belsunce, du théâtre Liberté qui laisse s’épanouir les problématiques queer au cœur du Var. Mémoire, mondialité, attention aux marges, refus des dominations : un autre symbole d’une Pentecôte humaine, où les langues de feu ne descendraient pas du Ciel pour envoyer les 120 disciples du Christ à la conquête culturelle du monde, mais où chacun pourrait témoigner en sa langue de son histoire singulière.

AgnÈs Freschel

La maison de mon esprit/Trois petits cochons 

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La maison de mon esprit © Julie Masson

Deux spectacles à l’affiche du Zef cette semaine : La maison de mon esprit, présentée les 14 et 15, est un spectacle jeune public du collectif suisse Old Masters, dans lequel quatre créatures, Kim, Cleub Mauro et Jonathan, aux visages et aux corps entièrement camouflés, bricolent des objets de façon très fantaisiste. Mais Jonathan trouve nul tout ce qu’il fait. Il apprendra très vite que, dans le monde réinventé par ses ami·e·s, le jugement n’a plus droit de cité. Trois petits cochons de Marion Pelissier est présenté du 19 au 22. Et, malgré son titre, ce n’est pas un spectacle jeune public : de la fable populaire, la metteuse en scène conserve essentiellement la trame pour débusquer les « loups », observer les monstres qui peuplent nos histoires familiales…

MARC VOIRY.

La maison de mon esprit 
14 et 15

3 cochons
Du 19 au 22
Zef, Scène nationale de Marseille