mercredi 6 mai 2026
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America

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AMERICA © Zenna

Pour sa première soirée en tant que nouveau directeur de la danse de l’Opéra Grand Avignon, Martin Harriague fait le choix audacieux de coller à l’actualité. Dominant les écrans d’une scène mondiale, un showman sans limites fait de la course à la Maison Blanche le triomphe de l’art du spectacle. Le personnage est à la fois divertissant et glaçant. La rusticité de ses messages fait écho à la complexité du monde, la musicalité du langage enrobe la grossièreté des mots. Mais le rideau se lève sur d’autres récits ; des récits d’espoir, d’optimisme et d’aventure d’une Amérique colorée, métissée et confiante qui fait tomber les murs. Le chorégraphe capture dans America l’énergie électrique et tumultueuse de cette société dans une danse explosive et jubilatoire. Politique et salutaire.

ANNE-MARIE THOMAZEAU

30 novembre et 1er décembre
Opéra grand Avignon 

Kamilya Jubran 

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Kamilya Jubran © X-DR

En partenariat avec l’édition 2024 de Jazz sur la Ville, ce concert s’articule – à l’image des travaux de croisements culturels de la Cité de la Musique – autour de la rencontre de compositrices aux esthétiques et univers très différents. Sous l’impulsion de la musicienne palestinienne Kamilya Jubran, ce cycle de création intitulé Terrae Incognitae fait la part belle à l’improvisation, et convie en quatre volets diverses musiciennes reconnues dans leurs pratiques propres. Ainsi, après une première étape au GMEM, ce sont Valérie Vivancos, spécialisée dans l’improvisation électroacoustique et Soizic Lebrat, violoncelliste de formation classique, qui accompagneront Kamilya, au oud et à la voix, dans de cet acte de création sonore brute en terre inconnue.

LUCIE PONTHIEUX BETHAM

29 novembre
Cité de la Musique, Marseille

L’Avare

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L'Avare © Juliette Parisot

On connait bien Jérôme Deschamps, auteur, metteur en scène, comédien, ancien directeur de l’Opéra-Comique et cocréateur de la troupe des Deschiens. Et lui connaît bien son Molière ! Après avoir mis en scène Les Précieuses ridicules (1997) puis Le Bourgeois Gentilhomme, il s’est remis à l’ouvrage sur un autre grand classique du maître : L’Avare. À la satire d’origine, Jérôme Deschamps ajoute une touche de folie teintée d’absurde, dans une mise en scène sobre, laissant toute la place au jeu des acteurs et à la richesse du texte : décor volontairement minimaliste, fard blanc sur les visages, et costumes d’époque (pensés par Macha Makeïeff). Tout comme Molière, dans le rôle du vieil avare accroché à sa cassette, le metteur en scène s’en donne à cœur joie : bedonnant et traînant de l’arrière-train, tout en délires, loufoqueries et férocités.

MARC VOIRY

29 novembre
Les Salins, scène nationale de Martigues 

Ambra Senatore

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Solo (sans titre), Ambra Senatore © Bastien Capel

Le Zef poursuit son cycle dédié au solo chorégraphique. Après Pierre Rigal, le plateau du Merlan accueille Ambra Senatore, directrice du CCN de Nantes. Avec cette création provisoirement intitulée Solo D’altro Canto, la chorégraphe choisit de renouer avec les solos qui ont marqué le début de sa carrière. Ce retour aux sources exprime son désir de danser avec intensité, de questionner son écriture chorégraphique et de se redécouvrir dans la solitude du plateau. Son solo, traversé par des récits de femmes questionnant leurs racines, leurs liens aux lieux et aux autres, le départ, l’attente et l’engagement, tisse un dialogue entre expériences personnelles et collectives tout en préservant cette relation directe et spontanée avec le public qui caractérise son travail.

ISABELLE RAINALDI

30 novembre
Zef, scène nationale de Marseille

Animal

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Cirque Alfonse, Animal © Andy Phillipson

Le Cirque Alfonse s’installe sur la scène du Grand Théâtre de Provence les 29 et 30 novembre prochain avec Animal, histoire de ferme. Un spectacle explosif où traditions rurales et créativité contemporaine se mêlent avec humour et énergie. Sur scène, dix artistes multidisciplinaires – le père, la sœur, le frère, le beau-frère, les cousins et autres amis d’enfance de la famille Carabinier Lépine –plongent le spectateur dans leur univers déjanté, né au cœur de la ferme familiale canadienne. Pots à lait, cloches géantes, brouettes, roues de tracteur et même un taureau mécanique servent de décor à des acrobaties spectaculaires, le tout porté par la musique live et les paroles entrainante de la troupe. Drôle, émouvant et vraiment unique, ce show intergénérationnel revisite l’imaginaire rural avec un humour irrésistible et un souffle de modernité.

CÉLIANE PERES PAGÈS

29 et 30 novembre
Grand Théâtre de Provence, Aix-en-Provence

Le Mystère du gant

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Le Mystère du gant © Noémie della Faille

Quand on pense vaudeville, on pense amant dans le placard, quiproquos rocambolesques et portes qui claquent. Mais l’auteur et metteur en scène Léonard Bérthet-Rivière, lui, pense surtout au rire et à la façon dont le théâtre de boulevard, parfois relégué au passé, le fait émerger. Le Mystère du gant est un vaudeville absurde et surtout statique, une mise en abîme d’une répétition théâtrale dans laquelle le metteur en scène et la comédienne Muriel Legrand interprètent, assis derrière une table, une galerie de 13 personnages plus déjantés les uns que les autres. Comment piquer l’intérêt du public et le faire rire en jouant avant tout sur le pouvoir du texte et de l’imagination ? Voilà la question à laquelle il entend répondre.

CHLOÉ MACAIRE

Les 29 et 30 novembre 
Théâtre d’Arles 

Du 3 au 14 décembre 
Théâtre des Bernardines, Marseille 

Jean la Chance 

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Groupe Phare, Jean la Chance © Olivier Quero

Que peut-on faire avec un sac de pièces d’or ? Dans Jean la Chance, le protagoniste s’en défait bien vite, et dilapide cette toute nouvelle fortune en acceptant à répétition des échanges de biens dans lesquels il est floué. Mais peut-être s’en moque-t-il. À contre-courant de la logique d’accumulation des biens, les aventures de Jean interrogent certains des rapports humains et marchands qui régissent notre société. Ce conte, popularisé par les frères Grimm, a été réécrit par de nombreux auteurs. C’est la version de Bertold Brecht qu’a choisi d’adapter le groupe Phare, du théâtre-école Échappé Belle de la Cie Vol Plané. Après avoir proposé une étape de première étape création en juin, le groupe présentera cette semaine la version finale de ce travail à La Criée.

CHLOÉ MACAIRE

3 décembre 
La Criée, théâtre national de Marseille 

Opera Mundi

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Dersou Ouzala, d'Akira Kurosawa

10 ans cette année que le cycle de conférences Opera Mundi, porté par Cécile Arnold et Éric Giraud, régale le public marseillais de sessions de réflexion conviviales. Si cet anniversaire va se décliner tout au long de la saison, un premier temps fort abordera, au Frac Sud, les relations d’interdépendances entre l’humanité et le reste du vivant. C’est par le biais du cinéma que seront lancés les débats, toujours très riches, sous forme « d’Apero Mundi ». Qui n’a pas vu Dersou Ouzala, chef d’œuvre d’Akira Kurosawa, aura l’occasion de le faire le 29 novembre. Le lendemain, une autre fiction, Jacky Caillou (Lucas Delangle), un documentaire sur la montée des eaux, Island Road (Francescu Artily) et un film d’animation pour les enfants à partir de 5 ans, Bonjour le monde (Anne-Lise Koehler/Éric Serre) seront à l’affiche.

GAËLLE CLOAREC

29 et 30 novembre
Frac Sud, Marseille

Pays de la Loire : la culture mise en coupe réglée 

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Zébuline. Comment avez-vous réagi en apprenant cette décision ? 

Aymeric Seassau. Ces annonces sont extrêmement brutales, puisque des compagnies, des lieux, des événements, des festivals, sont confrontés à des ruptures nettes de financement régional dès 2025. Ils vont être contraints de prendre des mesures importantes, si nous n’arrivons pas à conjurer la catastrophe qui s’annonce. 

Et les acteurs culturels ? 

Le monde culturel à Nantes et dans le Pays de la Loire est passé de la stupéfaction à l’action. Avec la mobilisation la plus massive qu’on ait vue ces dernières années, rassemblant syndicats d’employeurs, de salarié·e·s, directeurs·ices, et d’artistes qui prennent la parole. Des élu·e·s se mobilisent aussi évidemment, pour essayer d’empêcher l’irréparable. 

Pensez-vous que la présidente et sa majorité iront jusqu’au bout ? 

Pour l’instant, on se mobilise pour faire savoir ce à quoi conduiront ces choix. Je pense que la présidente de région est mal conseillée, voire mal informée, peut-être les deux. Elle dit que sa priorité est l’emploi et la jeunesse, mais elle est en train d’organiser un plan social dans l’emploi culturel, et au-delà, à tous les métiers prestataires (les techniciens, la sécurité…), on pense aussi aux commerçants, aux hôteliers etc.

Elle parle aussi beaucoup de la jeunesse, mais en réalité, quand le conseil régional finance des événements ou des structures culturelles, il leur demande – et c’est bien normal – d’intervenir dans les lycées puisque c’est une compétence régalienne de la région. Les lycéens et la jeunesse seront les premières victimes d’un assèchement de la vie culturelle. Enfin, elle dit vouloir se resserrer sur ses compétences obligatoires, il faut lui rappeler que dans les derniers textes de loi, la culture reste une compétence partagée, la région a donc une responsabilité pour soutenir cette chaine économique si utile, puisque c’est une des conditions nécessaires à toute société démocratique. 

Attendez-vous une réaction de la part du ministère de la Culture ?

Nous attendons que chacun s’exprime. La région Pays de la Loire nous explique qu’elle est confrontée à des difficultés budgétaires, mais c’est le cas de toutes les collectivités locales, et c’est la seule en France qui s’en prend violemment à tous les acteurs culturels, qui sont insulté·e·s voire méprisé·e·s. 


Un tweet d’une violence rare
C’est par un message délivré sur le réseau social X que Christelle Morançais, présidente de la région Pays de la Loire, s’est justifiée de ses décisions budgétaires. Elle parle de la culture comme d’« un monopole intouchable », constitué d’« associations très politisées, qui vivent d’argent public ». Arguant que le modèle culturel devait « se réinventer », puisque dépendant des subventions publiques. N.S.

Connaît-on déjà les acteurs qui seront les plus touchés par ces coupes ? 

Cela dépend de la part de financement de la région. On parle de la fermeture de la Maison Julien-Gracq, qui a tant parlé de cette région, qui l’a tant mise en récit. De l’arrêt de la revue littéraire 303, de l’événementiel dans le cinéma, et de tous les financements complémentaires qui étaient apportés sur l’ensemble des institutions ou lieux culturels. Au moment ou je vous parle [le 22 novembre, ndlr], je ne sais pas si l’Orchestre national des Pays de la Loire sera en mesure de produire des spectacles l’année prochaine. 

Dans son tweet de justification [lire encadré], la présidente parle d’associations « très politisées »… faut-il y voir une vengeance politique de sa part ?  

Je pense qu’elle devrait regarder le public qui va dans les salles, où il y a évidemment toutes les obédiences politiques confondues. Quitter La Folle journée – dont la billetterie ouvre dans quelques jours – c’est se couper du plus grand événement européen de musique classique, et je crois savoir que son public est très divers, on y retrouve des gens de gauche comme de droite… 

Croise-t-on Christelle Morançais dans ces événements culturels ? 

Non, la région déserte toutes les manifestations culturelles. Ils ne viennent plus aux inaugurations. 

On apprend dans le journal en ligne Médiacités qu’elle a récemment engagé un photographe personnel pour la suivre dans tous ses déplacements, au moment même où elle supprime 100 postes de fonctionnaires. 

Oui, on a une région obsédée par la communication. Mais là où elle se trompe, c’est que la vie culturelle à l’échelle d’une région permet de mettre en récit tout un territoire… sûrement mieux qu’un photographe personnel.   

ENTRETIEN RÉALISÉ PAR NICOLAS SANTUCCI


Même tarif pour le sport et la vie associative
Outre la culture, c’est toute la « commission 7 », qui s’occupe également de la vie associative, du sport et de l’égalité femmes-hommes, qui va être touchée par ces coupes budgétaires. Dans un communiqué du 22 novembre, le Planning Familial 44 s’alarme après avoir appris que le conseil régional envisageait « la suppression pure et simple des subventions versées […] dès 2025 ». Quant au Fonds pour l’égalité hommes-femmes, le journal Ouest France révèle que la région va cesser, ou presque, de l’alimenter. N.S.


La culture se mobilise

Tribune, manifestations, pétition… la pression monte sur le conseil régional de Loire Atlantique avant le vote du budget ce 19 décembre

« On va mourir et même pas sur scène », « la culture n’est pas un luxe, c’est un devoir », voilà quelques-uns des messages que l’on pouvait lire ce lundi 25 novembre devant l’hôtel de région des Pays de la Loire à Nantes. Malgré la pluie, ils étaient entre 3 et 4 000 à s’être réunis à l’appel de nombreuses organisations syndicales et collectifs, pour protester contre les coupes budgétaires annoncées. Cette première manifestation signe le premier acte d’une mobilisation qui s’annonce puissante, couplée aux nombreuses prises de paroles d’artistes qui lèvent la voix. 
Lancée par Catherine Blondeau (directrice du théâtre Grand T à Nantes), une pétition cumule déjà près de 50 000 signatures, dont plus d’un millier de personnalités de la culture. Des artistes (Zaho de Sagazan, Alice Zeniter, Phia Ménard…) et des professionnels de la culture (Jérôme Clément, président du festival Premiers plans ; Nolwen Bihan, directrice de TU-Nantes). Ensemble, ils dénoncent un « coup porté à la société civile tout entière », défendant un modèle culturel français « violemment attaqué par la région des Pays de la Loire, […] sous couvert de la cure d’austérité imposée aux collectivités. » 
Avant elle, c’est l’écrivain sarthois Éric Pessan qui publiait une lettre ouverte dans les colonnes de Ouest France, pointant de la plume les inepties du tweet de Christelle Morançais [lire p.II] : « Vous n’êtes pas sans savoir que l’art n’est pas rentable, que la culture n’est pas compétitive, que les enjeux sont ailleurs et que sans aides publiques, les acteurs culturels qui survivront seront justement les moins aventureux, les plus consensuels, les plus lus, vus et écoutés, les plus populaires et parfois les plus populistes. »

Les manifestants se sont réunis devant le Conseil régional du Pays de la Loire, à Nantes ce lundi 25 novembre © X-DR

Une présidente qui se cache 
Face à la pluie d’indignations, Christelle Morançais se fait discrète. Elle a annulé tous ses rendez-vous publics prévus ces jours-ci, notamment sa « tournée des maires », invoquant des risques de sécurité : « Dans ce contexte particulièrement violent, qui se nourrit de fake news et d’attaques personnelles, je ne veux pas faire courir le moindre risque aux maires ». Pour la suite, le prochain rendez-vous devrait avoir lieu le 5 décembre, à l’occasion de la journée de mobilisation pour la défense de la fonction publique. 
N.S.

Sortir de l’impuissance

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Les mobilisations contre la mise à mort de la culture publique par la région Pays de la Loire [Lire ici] sont historiques, et donnent l’espoir que les collectivités ne vont pas appliquer ailleurs la même entreprise de destruction massive. Mais cela suffira-t-il à changer la donne ? Faut-il rappeler l’échec des mobilisations massives contre la réforme des retraites ? Les collectivités les plus attachées à la culture auront-elles le choix, acculées à des impératifs budgétaires, des charges énergétiques et sociales en hausse, et des recettes en berne ? 

Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France ou Christelle Morançais, présidente de la région Pays de la Loire, veulent aller au-delà des baisses de budget annoncées, et s’apprêtent à ruiner des milliers de projets, des centaines d’entreprises, et à jeter violemment dans la pauvreté des milliers de précaires. Mais les mieux intentionnées des collectivités ne s’en sortiront pas non plus sans casse : la baisse de leurs dotations est annoncée à 5 milliards mais frôlerait plutôt les 11 si on additionne les lignes budgétaires. Or, contrairement à l’État, les collectivités doivent présenter des budgets à l’équilibre : les baisses de recettes induisant automatiquement des baisses de dépenses elles sont aujourd’hui contraintes à des choix impossibles.

Faut-il baisser le chauffage des crèches ou plutôt celui des écoles primaires ? Mettre des freins aux bénéficiaires du RSA ou de l’allocation aux adultes handicapés ? Bloquer les embauches et les évolutions de carrière des personnels des écoles, de la voirie, des parcs et jardins, des cimetières, ou bien des bibliothèques et musées ? S’occuper de l’hébergement d’urgence des femmes victimes de violence, des réfugiés ukrainiens ou des expulsés de logements en péril ?  

Les collectivités territoriales jouent un rôle essentiel dans la vie quotidienne de leurs administrés. Elles ont été privées progressivement de recettes : la disparition de la taxe professionnelle et de la taxe d’habitation devaient être compensées à l’euro près. Promesses aujourd’hui trahies, tandis que leurs missions se sont multipliées et que tous les coûts ont augmenté.

Aujourd’hui, on craint que les budgets culturels soient les premières victimes de ces coupes budgétaires imposées aux collectivités. Pourtant, l’appropriation progressive par l’extrême droite des réseaux d’information, et de la presse jusqu’à ses écoles, ne trouvera contrepoison que dans les témoignages et les débats publics. Dans les Rencontres d’Averroès, les films du PriMed et de FFM, la programmation libanaise de la Biennale d’Aix. Dans le bonheur, aussi, de partager les Noëls du monde, le festival Tous en sons, les rencontres Arts et Sciences avec nos enfants. Tant qu’il y aura du chauffage dans les écoles publiques, et les salles de spectacles. 

AgnÈs Freschel

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