Du 28 avril au 3 mai, Numéro zéro revient à Forcalquier et Pierrerue. Pour la neuvième fois depuis 2018. En toute logique, ce devrait donc être, un Numéro 9. Mais le premier nom provisoire du festival avec sa rime en O, est resté. Comme pour signifier un élan originel toujours renouvelé. Dans la salle du Bourguet, dans l’Espace Bonne Fontaine, à la Citadelle, au restaurant Cocotte, à la ferme Les Charentais, dehors et dedans, l’édition proposera des expériences partagées d’écoutes radiophoniques, d’ateliers artistiques, et de cinéma.
Un programme conçu comme un itinéraire qui invite le chaland sur les chemins de transhumance avec Etienne Rouzis (La Montée, lecture électroacoustique). En pays forcalquiéren avec Mélanie Métier pour écouter le vent dans une création radiophonique : Les Trembles. Ou encore, après avoir participé à son atelier de fabrication d’un orgue éolien, toujours à sa suite, sur la montagne de Lure.
Pas de compétition, pas de thématique, pas de course à l’exclusivité mais une sélection de longs et moyens métrages récents, accompagnés par leurs réalisateurs-trices.
Ainsi La Vie après Siham de Namir Abdel Messeeh, récit d’amour et de transmission à ne pas rater https://journalzebuline.fr/acidla-vie-apres-siham-une-histoire-damour/.
Mater Insula de Fatima Bianchi qui donne voix, dans une prison à ciel ouvert, à cinq mères pour lesquelles la maternité n’a pas été synonyme d’épanouissement. Queer me d’Irene Bailo Carraminana qui nous entraîne dans un squat toulousain occupé par des queers radicaux. On pourra rencontrer la cheffe opératrice son Christine Dancausse qui a travaillé sur ces deux derniers films.
Pour un peu de chaleur humaine, on pourra vivre les matins montréalais dans des restaurants aux allures de refuge grâce à La journée qui s’en vient est flambant neuve de Jean-Baptiste Mees https://journalzebuline.fr/jean-baptiste-mees-oeufs-bacon-et-tout-le-reste/
A noter, deux œuvres de répertoire : Harlan County USA, le documentaire Barbara Kopple sorti en 1976 sur la longue grève des Mineurs de charbon du comté d’Harlan (Kentucky), projeté le 1er mai. Et Les Paumés de la mendicité (1994) d’Artur Aristakisian, ode aux exclus, « allégorie mystique et visionnaire… à l’usage du monde »
ELISE PADOVANI
Programme complet sur le site du Festival : https://festivalnumerozero.com/a-propos/le-festival/





