Saisir la mémoire pour la remettre en mouvement. Avec Bate Fado, les chorégraphes portugais Jonas Lopes et Lander Patrick s’emparent du fado, à la fois tradition populaire et outil de résistance. Né au XIXe siècle dans les quartiers de Lisbonne, inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco en 2011, le fado ne se chantait pas seulement, il se dansait. À la lisière du concert et de la chorégraphie, la pièce fait renaître cette pratique mêlant chants, guitare, claquettes et percussions. Sur la scène du Grand Théâtre de Provence, les voix et les instruments promettent un joli dialogue avec les corps. Entre mémoire et réinvention, les interprètes redonnent au fado «ses pas perdus », à travers une forme à la fois physique, sensible et moderne.
C.L.
6 mai
Grand Théâtre de Provence, Aix-en-Provence
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