En 2024, le breaking s’inscrit à Paris dans la liste des petits nouveaux des Jeux olympiques, de quoi ravir les amateur·ices de cette danse issue des cultures urbaines. Si les prochains Jeux de Los Angeles écartent la discipline, le journal La Marseillaise l’accueille à bras ouverts et fait, cette année encore de la cité phocéenne la capitale du breaking le temps d’une semaine.
Du 7 au 13 septembre, la cinquième Marseillaise Breaking Cup investit les quartiers de la ville et ses alentours. Une semaine rythmée par des ateliers de danse, d’écriture, de graffiti, mais aussi par une exposition photo signée Lamine Jammeh. Avant de culminer, le 13 septembre, avec le grand battle international (gratuit) à l’Opéra de Marseille. Un événement résolument social et hip-hop, qui fait écho aux valeurs du journal.
Place au hip-hop
L’ouverture des festivités, prévue le 7 septembre, place du Refuge, dans le quartier du Panier, prévoit des ateliers découverte, suivis d’une soirée de lancement aux Rotatives de La Marseillaise, qui marquera le coup d’envoi de cette nouvelle édition. « Au-delà du breaking lui-même, l’expression artistique, la photographie, le graffiti et la question sociale seront au cœur de cette cinquième saison », expliquent les organisateurs. Construite avec les acteurs locaux – associations et centres sociaux… – La Marseillaise Breaking Cup promet de faire vivre le breaking au plus près des habitant·es.
Mais le point culminant de la Marseillaise Breaking Cup est sans aucun doute la grande Battle à l’Opéra de Marseille. Après avoir été accueillie au Palais du Pharo, à la Bourse ou encore à l’espace Bargemon, cette cinquième saison voit les choses en grand. Le 13 septembre, le parvis de l’Opéra de Marseille s’apprête à accueillir les présélections des danseur·euses dès 10 heures, avant l’ouverture du grand show à 14h30. Une après-midi qui promet de voir s’affronter les meilleurs breakers face à un jury de neuf experts internationaux. « C’est vraiment un moment historique pour la culture hip-hop de Marseille et française », se réjouit Mofak, danseur et directeur artistique de l’événement. D’une danse née dans la rue à un lieu institutionnel, le symbole est fort.
CARLA LORANG
La Marseillaise Breaking Cup
7 au 13 septembre
Marseille
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