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AccueilCritiquesOn y étaitSaison Méditerranée : trois voix du maghreb résonnent au Pharo

Saison Méditerranée : trois voix du maghreb résonnent au Pharo

Chaâbi, rap et trip-hop se sont succédés le 16 mai au jardin du Pharo, porté par trois artistes nord-africaines invitées dans le cadre de la Saison Méditerranée

Un violon commence à jouer, suivi par une batterie, une darbouka et un clavier. Devant le Palais du Pharo, une petite foule se regroupe au pied de la scène malgré le vent frais. Après quelques minutes, la voilà qui arrive, en tenue verte qui rappelle les vêtements traditionnels marocains. Sous les youyous du public, Najat Aâtabou entame une première chanson, accompagnée de ses musiciens qui s’avèrent aussi être ses choristes.

Grand sourire aux lèvres, la reine du chaâbi enjoint ses fans à taper des mains. Sur scène, l’artiste interprète ses plus grands morceaux, complice avec son public, extatique devant cette icône de la chanson populaire marocaine. L’ambiance atteint son apogée lorsqu’elle entame son titre Goul el hak el mout kaina, qui parle d’infidélité et de mensonge. Drapeau marocain sur le dos, Najat Aâtabou danse fièrement. La foule, elle, semble s’identifier aux paroles. Quand la chanteuse s’y adresse pour la dernière fois, son « Je vous aime beaucoup » est rapidement noyé par les youyous et les cris de joie.

Scène en mouvement

« C’est fou de passer après Najat, c’est une grande dame ». Quand Nayra monte sur scène, ses premiers mots sont pour son aînée. La jeune chanteuse franco-marocaine dit son émotion de partager la scène avec deux autres chanteuses du Maghreb. Après quelques morceaux mélancoliques, dont un « dédié aux personnes anxieuses », Nayra se met à rapper. Ses textes sont modernes, son flow incisif et rapide. De son concert, on retient sa bonne humeur et ses messages engagés. Après un « Les garçons à la poubelle », Nayra achève sa performance sur un « Tahya Falastin », suivi d’un appel à « voter LFI en 2027 ».

C’est finalement Emel, chanteuse tunisienne, qui clôture cette soirée éclectique. Devant un public réduit par un mistral tenace, elle entame un chant envoûtant et contemporain, accompagnée de cymbales et d’un synthétiseur. Sans un mot, Emel danse, mystérieuse, vêtue d’une robe rouge et d’une imposante couronne. Sous les lumières rouges de la scène, le Palais du Pharo résonne, porté par les héritières du futur.

IVANIE LEGRAIN

Concert donné le 16 mai dans le cadre de l’ouverture de la Saison Méditérannée au Palais du Pharo, Marseille.

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